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 Everybody lies [PierreHope]

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PierreHope
PierreHope
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INSCRIPTION : 27/04/2019
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Pigeon

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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par miracle , je suis de nouveau en couple et je le vis flipette.
ColinWoodell :copyright: IMDb


Je n'ai pas envie que notre étreinte cesse. Je m'en fiche des gens. Je m'en fiche du monde entier. Il peut bien s'écrouler, peu m'importe. Mais vu ses larmes, vu son sourire et vu ses mots... Je lui pardonne bien volontiers sa soudaine pudeur. Un comble pour un acteur porno, non? Je le taquinerais bien là-dessus mais j'ai trop peur de faire une gaffe. Ce mec est chiant: même en pleurs il reste le plus canon de la soirée. Non: de la ville. Non: du pays. Non! Du monde entier! Oui je déborde d'amour pour lui. Il m'aurait demandé si je voulais visiter le Pôle Sud avec lui, j'aurais dit oui sans hésiter (... bon faut dire qu'il y a des manchots empereurs là bas et c'est une espèce fascinante à étudier et observer. Vous saviez que les manchots avaient des genoux? Et que c'est le mâle qui couve l’œuf quand il vient d'être pondu? ... Bon ok là on s'en fou mais c'est passionnant!).

"Ok! On... On va chez toi.".
Je ne lui ai pas laissé le choix mais visiblement il s'en moque tant qu'il est avec moi à l'abri des regards indiscrets. Tant mieux, parce que j'ai mes raisons pour ne pas vouloir qu'on se fourre chez moi comme par le passé. Je ne suis pas aussi gentil, aussi bienveillant que mon apparence pourrait le croire.

J'ai quelque chose à faire avant de partir. Enfin, quelqu'un à voir plutôt (heu... Non ce n'est pas Léo. Désolé de décevoir votre fantasme bear bien poilu et minot tristounet).

Je fonce direct sur Elliot avec un grand sourire et je vois le sien disparaître un peu: il se doute. Il est loin, très loin d'être stupide (encore un cliché d'acteur porno qui vole en éclat: leurs neurones ne sont pas toutes dans leur teub eh non!). Il sait que je n'ai pas oublié sa petite question trop mignonne et dont il ne veut soit-disant pas avoir la réponse.

"Oui, elle ne fait que m'abreuver de ton prénom et ce depuis le premier soir.".
Je ne précise même pas qui "elle": pour lui, il n'y a "qu'elle". Même s'il gueule partout le contraire et que cette coucourge se défend de n'aimer chez lui que sa "grosse queue d'étalon" et sa "technique d'enfer" (non c'est pas moi qui le dit je cite et j'aurais préféré ne pas savoir pour être tout à fait franc mais bon: c'est Taby...). Je m'amuse une seconde du combat intérieur qui torture mon interlocuteur et que je vois passer dans ses yeux avant d'enchaîner sans lui laisser le temps d'en placer une:
"Alors rien d'étonnant Taby me saoule toujours avec ses conquêtes. Mais tu revenais régulièrement. Puis de plus en plus. Et puis... Il y a eu les gaufres.".

Là non plus je n'avais pas besoin de préciser mes dires. Il ne pouvait avoir oublié cette nuit il y a 3 mois où il avait débarqué un peu bourré et affamé vers 3h du matin chez ma semi-rouquine qui de 1) ne l'avait pas envoyé chier et de 2) lui avait préparé le seul truc qu'elle savait faire: des gaufres. Taby n'avait jamais cuisiné même pour moi excepté pour mon anniversaire. Non vu son sourire, il n'avait pas oublié mais moi, j'aurais bien aimé effacer de ma mémoire comment leur soirée avait ensuite déviée. Bref. Je n'avais pas tilté sur le coup mais c'était tellement évident à la réflexion vu son attitude cette nuit là...
"Tu sais ce que ce connard de Mattéo lui a fait. Tu sais que tu es le premier à qui elle a refait assez confiance pour lui donner sa clef et l’appeler quand elle est dans la merde.".

Il le sait le gars, mais il faut que quelqu'un lui dise. Lui agite des évidences sous le nez. On est vraiment tous les mêmes cons quand des sentiments sincères sont en jeu.
"Tabata n'a jamais eu de relation sérieuse. Elle a différentes raisons, mais elle est comme toi. Je lui dirais rien, t'as toutes les cartes en main. Mais à ta place, je laisserais pas passer une chance comme Tab... Elle, elle supporterait. T'en trouveras pas d'autre comme elle. Jamais.".
Et je serre brièvement contre moi cette patate alpha au cœur énorme en lui chuchotant un sincère et tout simple:
"Merci.".
Parfois, pas besoin d'en faire des tonnes.

Je ne tiens pas à ce que sa réputation de Dominator/Défonçator du porno ne soit égratignée alors je lui colle une claque virile sur l'épaule avant de m'éloigner, me retenant de secouer ma main qui me brûle tellement j'ai voulu la jouer mec à teub.

Julian m'attend à la porte et je ne peux m'empêcher de sourire comme un demeuré en le rejoignant. Son contact m'électrifie littéralement. Je suis une pile électrique. J'ai envie de lui sauter dessus et de l'étouffer de mes baisers. Mais je me contiens et me contente de lui rendre son chaste baiser sensuel (comment ça c'est antinomique? J'vois pas en quoi, z'avez juste aucune subtilité c'est tout).

Être juste à ses côtés dans sa voiture, à écouter sa voix grave s’élever dans l'habitacle suffit à me rendre heureux.
- Tu sais... je m'étais fait une raison. .
Ouh. La claque... Je suis descendu de mon petit nuage fissa là. Il aurait abandonné? Comme ça? C'est... Je n'ai pas vraiment le mot. Quelque chose entre le triste et le pathétique. Et quelque chose de... vexant-troublant-pas rassurant en fait.

Je l'ai prévenu: la confiance ne va pas revenir direct à 100%. Moi, cette histoire me refait douter. De moi, de nous. Et là j'apprend qu'il m'aurait laissé partir? Comme ça sans se battre? Je ne sais plus trop quoi penser... Et la suite n'est pas mieux. Je m'enfonce dans le siège en gémissant et en me cachant les yeux: Justin avait raison. Notre mère a fait une magnifique "Frobisher". Le truc à mi-chemin entre l'attaque suicide et le culot qui nous caractérise. Je ne sais plus ou me mettre. Le pire, c'est qu'elle, elle s'en serait foutu genre complètement de le trouver la bite à l'air. Je l'aime ma mère mais franchement là...

- Elle m'a demandé de m'accrocher, de me battre pour te récupérer.
Ok donc en gros je dois tout ça à ma mamounette. C'est le bordel dans ma tête, je ne sais pas si j'en suis honoré ou mortifié. Mon coeur oscille entre amour et honte à son encontre. Et toujours cette sorte de déception un peu aussi qui me grignote en silence.

- Elle accepte ce que je fais. Ta mère est extraordinaire tu le sais ça?
Je ne sais pas pourquoi j'ai envie de lui balancer le secret de Miss Extraordinaire. Alors que je devrais remercier cette femme et que mon cœur n'est rempli que d'amour pour elle. Bien sûr qu'elle est extraordinaire: c'est ma maman. C'est la meilleure de toute la Terre. Et je mourrais avec son secret plutôt que d'en dévoiler un seul mot mais... Je dois être mauvais, au fond. Je suis un peu jaloux en quelque sorte. C'est stupide, je sais.

Et puis je suis en colère aussi.

En colère contre la seule et unique femme de ma vie (avec Taby) qui a pris la décision pour moi de risquer de ne plus jamais me revoir. Julian continue et heureusement pour lui, il me confirme ce que je pensais: jamais sa volonté n'a été de nous éloigner. De toute façon, j'ai beau l'aimer, un homme qui exigerait cela de moi pouvait toujours crever. Abandonner mon boulot, ma passion: oui. Ma famille, aussi barge décalée et dysfonctionnelle soit-elle... Il peut aller se faire foutre. Ils ont toujours été là pour moi. A leur manière. Oh ok y'en a deux qui m'ont un peu enfoncés à certains moments mais je leur ai pardonné. Surtout Justin qui a dû faire le choix cornélien de la vérité quitte à me perdre et me faire mal. Choix que Julian lui, n'a pas su faire.

Oui je lui ai pardonné aussi, mais... Ça mettra du temps à guérir. Un point pour lui ceci-dit, je suis agréablement surpris de son attitude envers mon frère: je pensais qu'il ne lui pardonnerait jamais. Ou pas avant de nombreuses années. Mais il semble déjà disposé à y réfléchir. Ça c'est mon gros nounours à moi. Ça équilibre le reste, à défaut de le masquer complètement.

- et... je veux faire partie de ta vie, ta famille y compris.
Je ne vois pas ma vie sans eux. Et... Je ne vois pas ma vie sans lui. J'ai essayé mais ça m'est impossible. Peut-être que je suis trop faible... Peut-être que je m'entête pour rien, égoïstement alors que...
- Et je le redis encore, mais si mon boulot est trop dur à supporter pour toi, j'arrête tout. Ce n'est qu'un boulot. Tu es beaucoup plus important que tout ça.
... alors que je ne suis pas sûr de tenir. L'amour c'est bien joli mais contrairement aux films, ça ne triomphe pas de tout... J'en ai déjà fait l'amère expérience. Je ne veux pas que ça recommence. Pas avec Julian.

Je serre sa main dans la mienne avant de la laisser partir à regret pour que mon homme puisse conduire, regardant silencieusement la route sans la voir: est-ce que ça ne serait pas la bonne solution? Après tout, j'avais bien quitté le mien moi, de travail... Oui mais pas parce qu'il le dérangeait et c'était MON choix. À moi et à moi seul. Peut-être que j'ai fait la plus grosse connerie de ma vie pour une histoire qui va aller droit dans le mur.

Parce que là, je suis euphorique, je l'ai récupéré mais... Est ce que je vais supporter les fans hystériques qui viennent nous casser les pieds? Il doivent avoir leur paparazzi... S'il devient la star que Steve voit en lui, est-ce que je vais supporter le mépris, le jugement? Ça oui, je m'en tamponne la coquillette. Mais de savoir qu'il passe ses journées nu, à toucher d'autres hommes (oui les femmes je m'en fou cherchez pas pourquoi j'en sais rien moi-même), même si c'est professionnel, même si c'est "comme nager" et pas comme faire l'amour... Est ce que j'ai les épaules pour ça? Est-ce que je l'aime assez pour ça? Est ce que je vais supporter de faire l'amour avec lui, de le laisser me pénétrer avec son membre qui en aura "visité" tant d'autres avant moi et qui en visitera encore et encore? Je doute et je capte son regard qui croise le mien, qui doit avoir un air perdu.

Il a peur.
Moi aussi j'ai peur.

Mais quand je le regarde, je me dis que j'ai fais le seul choix possible: lui. Julian.
Alors peut-être qu'un jour je le regretterais, mais pour le moment... C'est la seule option que j'ai. C'est la seule bonne décision pour moi.

Je n'ai pas réussi à ouvrir la bouche alors que j'aurais dû, pour le rassurer. Mais j'ai toujours cette crainte de mal m'exprimer, de tout refaire foirer, qu'il prenne mes doutes pour des affirmations, qu'il croit encore que je ne veux plus de lui. Que je serais mieux sans lui. Que le soucis, c'est son boulot. Oui mais... Non. Ce n'est pas ça qui m'a le plus blessé et qui a failli nous emmener l'un et l'autre sur des chemins différents.

Alors je lui souris tendrement tandis qu'il se gare et coupe le moteur et je l'embrasse. Parce que je ne sais pas comment lui dire autrement. Je sors de la voiture et je lui prend la main, ouvrant la marche pour lui montrer que je n'ai pas changé d'avis, que c'est là, avec lui que je veux être.

Je ne suis venu qu'une fois ici et déjà, je l'avais trouvé froid et impersonnel, son chez lui. Un showroom de magasin de déco sur papier glacé. Je comprend qu'il n'aime pas y rester et qu'il ait toujours préféré se réfugier chez moi. Mais là... Il fallait que ça se passe ici.

La vue par la baie vitrée est splendide, offrant la ville nocturne et ses lumières tremblotantes sur un plateau. C'est là qu'il me rejoint, posant à nouveau sa main sur ma hanche, dans un geste un peu hésitant mais ferme. Bien. J'ai besoin de sentir qu'il ne va pas me laisser partir. Qu'il tient à moi. Parce que les paroles c'est bien joli, mais...

"Tu te souviens de ce que tu m'as promis, avant notre première fois? ".

Ma voix est douce et ne contient aucun reproche. Évidemment qu'il s'en souvient, mais je lui rappelle tout de même en soutenant son regard:
"Tu m'as dis que tu ne me ferais pas de mal. Jamais.".

Ses yeux se baissent honteusement alors j’attrape son menton pour le forcer à me regarder: pas question que je le laisse filer, que ça soit physiquement ou mentalement. Il se remémorera aussi de ce que je lui avait alors répondu.
"Au final, j'avais raison.".

Je l'embrasse à nouveau tendrement, légèrement. Pas longtemps.
"Mes sentiments n'ont pas changé depuis lors, Julian. Je t'aime toujours autant, sinon plus. Mais...".
Ma voix se brise un peu:
"Mais je fais comment moi, maintenant, pour te croire? Tu as crû que ton boulot était le problème mais non... Enfin si mais ça, je maintiens: je ne veux pas que tu le quittes. Et si tu le quittes, tu m'en voudras toujours un peu, au fond. Et moi je m'en voudrais. Toute ma vie. Je veux qu'il y en ait au moins un qui réalise... son "rêve", que l'un de nous au moins fasse un boulot où il est heureux et épanouit. Même si ça sera compliqué pour l'autre, même si ça demandera des ajustements et beaucoup de dialogue et de compréhension des deux partis. Non Julian le vrai problème... C'est la confiance.".

Je suis terrifié. J'ai mal au ventre. Ma voix est hésitante et je la déteste mais je continue, parce qu'il faut que ça sorte. Sinon ça restera entre nous et ça explosera au pire moment. Et pas sûr que cette fois, on puisse recoller les morceaux.
"Je sais que tu t'en veux, que tu regrettes. Mais comment je fais... Comment on fait maintenant? Qu'est ce qui me dit que tu ne m'a pas caché autre chose? Que tu ne choisiras pas à nouveau de me mentir pour me protéger? Pour éviter que je souffre?".
Je secoue la tête, je comprend sa décision dans un sens, peut-être que si je savais mentir, j'aurais pris la même.

Je désigne de mon bras libre son appartement vide et impeccable, où seule une photo de nous au mur réchauffe un peu l'atmosphère:
"Je n'ai pas choisi ton appart par hasard: c'est le symbole de tout tes non-dits. Je le déteste: il est glacial, il n'est pas toi. Toi... Toi tu es chaleureux, solaire. Bienveillant envers ton prochain. Mais...".
Je déglutis et je m'accroche à lui. Parce que je suis terrifié. Que je ne veux pas sombrer:
"Mais... et s'il y avait un autre Julian? Un Julian qui serait comme ce lieu? Et que je connaîtrais pas? Et si je me trompais sur toi? Sur nous? Et si j'étais aveuglé par tout cet amour que je ressens pour toi?".

Je l'embrasse à nouveau, d'un baiser plus soutenu, plus passionné, plus suppliant aussi:
"Je ne veux pas d'une vie sans toi, je ne l'ai jamais voulu. Je t'aime à en crever Julian. Mais j'ai peur. Peur de faire le mauvais choix. Peur de faire le choix dont on ne se relèvera pas. Peur de ne voir que ce que moi je veux et de te faire du mal... De nous faire du mal en m'entêtant à tes côtés.".

Je me suis collé à lui, mes doigts passés dans les siens à gauche, la main droite accrochée à sa chemise en bas du creux de son dos. Je veux une réponse même si ce n'est pas celle que je veux entendre, même si c'est celle qui nous fera du mal. Je ne le lâcherais pas avant.

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Beloved
Beloved
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INSCRIPTION : 10/07/2018
CRÉDITS : .

UNIVERS FÉTICHE : City, dérivé de films/séries/livres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Luigi

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Chris Hemsworth :copyright:️ Angie

Il ne répondait pas. J'avais fini par redémarrer sans qu'un mot quitte ses lèvres. J'avais brièvement capté son regard à un moment et ça avait été loin de me rassurer. Et si rien n'était gagné? Si je ne l'avais pas vraiment récupéré? Il m'avait prévenu, ça sera dur pour lui de me faire à nouveau confiance. Ca je le conçois parfaitement. Je lui avais menti, pendant des mois. Il se sentait trahi. Il devait se demander s'il serait capable de me faire confiance à nouveau. Et s'il n'y arrivait jamais? Alors je l'aurais définitivement perdu. Malgré tous mes efforts, je ne le retrouverais pas. Non pas à cause de mon secret, mais du fait que je lui avais menti. J'aurais tout gâché tout seul.

La peur me nouait les entrailles et elle n'était pas prête de se calmer.

Je me garais devant chez moi, regardant d'un oeil morne mon appartement. J'aurais préféré retrouvé la chaleur du sien qui m'avait tellement manqué pendant ces trop nombreuses journées sans lui. Je me demandais aussi si on allait pas droit vers une nouvelle dispute. Je t'aime, je ne peux pas vivre sans toi mais.... mais je ne peux plus avoir confiance en toi. Je redoutais plus que tout que ce mais n'arrive trop vite. Et rien ne parvint à calmer cette angoisse, pas même son baiser. Je le savourais, comme si c'était le dernier que nous échangions.

Je le laissais prendre ma main dans la sienne. Je la serrais, peut être un peu trop fort, alors que je le suivais vers mon appartement. C'était toujours le même. Toujours un peu trop bien rangé. J'avais cette fâcheuse manie de tout rangé et ça se reflétait sur mon intérieur. Mais ça laissait une impression de vide, d'univers stérile.

Je me rapprochais de lui, venant poser ma main sur sa hanche. J'avais besoin d'être rassuré, de voir qu'il ne me repoussait pas. Pas tout de suite... s'il devait en finir qu'il me laisse encore ces quelques minutes de plus à profiter.


"Tu te souviens de ce que tu m'as promis, avant notre première fois? "


Enfin il me parlait et comme je m'y attendais, ça commençait plutôt mal pour moi.

"Tu m'as dis que tu ne me ferais pas de mal. Jamais."

Je m'en souvenais. Je me rappelais aussi de mon mensonge, de ma promesse de ne jamais lui faire du mal. Je me voilais la face. Je me disais que je lui avouerais tout avant de le faire souffrir, que tout ce passerait bien. J'étais idiot. Dans le fond je savais très bien qu'il souffrirait de mon mensonge. C'était pour ça que j'avais senti mes entrailles se nouer à ce moment là. C'était pour ça qu'aujourd'hui je baissais le regard, honteux.

Mais il était impitoyable. Il semblait bien décider à me faire payer mes erreurs et à ne me laisser aucune porte de sortie. Je relevais le regard, alors qu'il prenait doucement mon menton dans sa main.

"Au final, j'avais raison."

Oui... j'avais voulu me prouver qu'il avait tord, que jamais je ne l'aurais fait souffrir mais.... il avait raison.

Je fermais les yeux alors qu'il venait m'embrasser tendrement. Je savourais chacun de ses baisers. Je savais maintenant qu'ils pouvaient s'arrêter du jour au lendemain et que je devrais apprendre à vivre sans ensuite.

"Mes sentiments n'ont pas changé depuis lors, Julian. Je t'aime toujours autant, sinon plus. Mais..."

Et voilà le mais que j'avais tant redouté. Je l'écoutais me dire ce que je m'attendais déjà à entendre. Il ne savait plus si il devait me croire, me faire confiance. Je lui avais déjà menti nue fois, pourquoi ne recommencerais je pas dans le futur? Pouvait il se fier à nouveau à un menteur? Et quel genre de relation pourrions nous avoir s'il ne me faisait pas confiance? Aucune... on se ferait souffrir l'un l'autre. On finirait par se détruire. Parce que s'aimait ça ne suffisait pas si on avait pas confiance en l'autre.

"Je n'ai pas choisis ton appart par hasard: c'est le symbole de tout tes non-dits. Je le déteste: il est glacial, il n'est pas toi. Toi... Toi tu es chaleureux, solaire. Bienveillant envers ton prochain. Mais..."

Et un autre mais... Je redoutais à nouveau ce qui allait se cacher derrière celui là. Il avait raison, ce n'était pas moi. Ca ne l'était pas parce que bon, j'étais nul en déco. Alors j'avais pris les décos toutes prêtes des magasins et je ne m'étais pas fait chier. Mais aussi parce que tout ce qui aurait peut être pu le rendre un peu plus chaleureux était planqué dans des cartons dans mon armoire. J'avais tout caché au début de notre relation et j'avais soigneusement évité qu'il ne vienne ici et qu'il ne découvre un jour mon secret honteux.

"Mais... et s'il y avait un autre Julian? Un Julian qui serait comme ce lieu? Et que je connaîtrais pas? Et si je me trompais sur toi? Sur nous? Et si j'étais aveuglé par tout cet amour que je ressens pour toi?

Je le laissais m'embrasser, plus torturé désormais par ces baisers que rassuré. Est ce que c'était sa façon de me dire adieu? Est ce que c'était pour ça qu'il avait accepté de partir aussi facilement de la soirée? Parce que c'était plus simple de tirer un trait définitif sur notre histoire sans la présence de dizaines d'inconnus?

"Je ne veux pas d'une vie sans toi, je ne l'ai jamais voulu. Je t'aime à en crever Julian. Mais j'ai peur. Peur de faire le mauvais choix. Peur de faire le choix dont  on ne se relèvera pas. Peur de ne voir que ce que moi je veux et de te faire du mal... De nous faire du mal en m'entêtant à tes côtés."

Je sentais une larme couler sur ma joue alors que je l'entendais parler ainsi. C'était sans espoir... Je me sentais découragé, moi qui avait été tellement heureux tout à l'heure, je venais de dégringoler à nouveau. A croire que j'étais doué pour me voiler la face et ne voir que ce que je voulais bien voir. Il me ramenait à la réalité. Il ne pourrait peut être plus jamais me faire confiance. On allait se détruire à petit feu en restant ensemble. On allait avoir trop d'obstacles à surmonter et je n'étais pas certain que notre couple arrive à s'en remettre.

Je secouais la tête alors que je serrais doucement sa main dans la mienne.

- Je... je sais que ça sera dur de supporter tout ça, tout ce que... je fais. C'est pour ça que je t'ai dit que j'étais prêt à arrêter. Mais... tu veux que je continue et... faudra que tu me le dises si ça va pas ok? Si y'a des choses que tu ne veux pas que je fasse. Y'en a déjà certaines que j'ai arrêté de faire en sortant avec toi et...

Putain il fallait que j'arrête là! Il me parlait de confiance, du fait qu'il n'arrivait plus à avoir confiance en moi, que ça détruirait probablement notre couple et moi je faisais quoi? Je lui parlais de cul! Comme si il n'y avait que ça qui importait vraiment et que le fait que je l'ai trahi ce n'était pas si grave que ça. Je m'enfonçais tout seul là et j'allais le perdre à nouveau si je continuais ainsi.

- Je comprends que tu n'ai plus confiance en moi. Je t'ai menti pendant des mois sur ce que je faisais. Je t'ai caché toute une facette de ma vie. Je m'étais trouvé tout un tas de belles excuses pour ne rien te dire. Je m'étais persuadé que je le ferais un jour et que tout se passerait bien. Que tu accepterais le mensonge mais aussi le fait que je t'ai menti. J'ai été très doué pour me voiler la face. Mais dans le fond je savais très bien que le jour où tu saurais la vérité je te perdrais. Alors je reculais sans cesse le moment pour que ça n'arrive jamais et ne pas te perdre.

Et la palme du plus gros lâche me revenait!! Youpiii victoire pour moi. Et je continuais à m'enfoncer là aussi.

Je soupirais et secouais la tête. Je m'étais promis de le reconquérir. Et pour ça il valait mieux que j'évite de lui donner des raisons de me détester un peu plus.

- C'est peu... mais je peux te promettre de ne plus te mentir. Je serais franc avec toi. Je ne te cacherais plus rien. C'est peu et je sais que tu auras encore des doutes, que tu te demanderas si je ne te mens pas encore mais... je te jure que je le ferais parce que je ne veux pas te perdre à nouveau.

J'avais dit quoi déjà? Ah oui j'étais sensé lui donner envie d'être avec moi...

- Tu as raison pour l'appartement. Il est horrible. Ce n'est pas moi. J'ai toujours été nul en déco alors quand j'ai eu mon appartement, j'ai juste acheté tout ce qu'il y avait dans une de ces pièces toute prête qu'ils font dans les magasins. J'ai pris tous les meubles, les accessoires et je les ai mis chez moi. Avant de te connaitre c'était un tout petit peu plus décoré mais... j'ai tout caché...

Je soupirais et le lachais, me reculant un peu. J'avais promis d'être honnête non? Il était peut être temps que je commence.

- Attends moi là, je te rejoins.

Je le laissais s'installer dans le canapé avant de partir dans ma chambre fouiller mon placard. Je revenais quelques instants plus tard avec trois boites dans les mains. Je m'installais à côté de lui et les posais à côté de moi.

- Tu as toujours eu le vrai Julian avec toi. Y'en a pas d'autres. Je t'ai caché certains éléments de mon passé mais je ne le ferais plus. Alors si tu as des questions, c'est le moment. Je répondrais à tout, même les questions les plus gênantes. Je ne veux plus te mentir.

Je pris la première boite sur mes genoux et l'ouvrit. Il y avait tout un tas de photos dedans. Je les sortis, les lui expliquant alors que je les lui tendais. La première, j'étais dans un bar avec une perruque rose, une robe à paillettes de la même couleur. Je souriais, entouré d'autres mecs avec des tenues dans le même genre que la mienne.

- Soirée drag queen dans le bar où je bossais. Profite celle là elle retournera dans le carton.

Je la lui laissais avant de lui en tendre d'autres. Moi et Steve souriant, la même qu'il avait dans la maison où on avait passé un week end. Eliott et moi en string sur un plateau de tournage prenant des poses à la James Bond même si on était carrément ridicule avec nos petits strings. Des photos de ce fameux tournage à la plage avec Eliott, quand il s'était retrouvé avec la bite coup de soleil rouge sur la fesse. On était avec plusieurs autres acteurs, faisant les cons en maillot sur la plage. Il y avait même une photo de la fesse rouge d'Eliott. Je lui racontais l'histoire, un léger sourire se dessinant sur mes lèvres. Même si j'étais déprimé je ne pouvais m'empêcher de rire en pensant à cette histoire.

- Ne lui dis pas que je t'ai parlé de ça ou même que t'as vu la photo, il me tuerait sinon.

Je sortis ensuite un mini trophée en forme de pénis. Ce n'était pas celui que je visais. C'était un des petits prix sans grande importance. Mais déjà, je me rappelais ma joie quand je l'avais reçu.

- Ma première récompense... meilleur espoir masculin. C'était pour mon premier film.

Je lui tendis un dvd, celui qu'il m'avait proposé de regarder chez Steve. J'en avais un exemplaire aussi. Je l'avais gardé, en souvenir. J'en avais gardé un autre aussi en souvenir, le premier film que j'avais fait avec Eliott, celui qui nous avait permis de devenir amis. Je lui tendis quelques autres photos, des conventions pour la plupart où je souriais en petite tenue. Des photos de moi sur scène alors que je faisais un strip tease en convention, j'étais habillé en militaire et sur les photos j'avais juste une casquette et un pantalon couleur camouflage.

Je finis par lui tendre la boite vide avant d'en attraper une seconde, plus petite. J'hésitais un instant avant de l'ouvrir. Il n'y avait pas grand chose dedans, juste un vieil album photo. Je soupirais avant de l'ouvrir entre nous. L'album s'ouvrait sur une première photo. Je devais avoir quatre ou cinq ans dessus. J'avais un vieux jean déchiré par endroits et un tee shirt qui avait connu des jours meilleurs. J'étais dans les bras de ma mère, une petite dame avec une robe à fleurs plus que démodée. On posait devant un minuscule mobil home qui comme mes vêtements avait connu des jours meilleurs.

- C'est... ma mère et moi... devant notre mobil home...

Je ne lui avais jamais parlé de mon enfance. J'avais trop honte pour ça. Je m'étais toujours senti tellement en décalage avec lui sur ce sujet. Il avait une famille merveilleuse et aimante. Il avait grandi dans les beaux quartiers. Il était intelligent, avait fait de grandes études. Et moi... moi j'étais le fils d'un vulgaire ferrailleur. J'avais grandi dans un tas de boue. Je n'avais jamais dépassé le lycée. Je ne méritais pas un gars comme lui. Je l'avais eu dans ma vie uniquement grâce à mes mensonges.

Je continuais de tourner les pages. Il n'y avait que peu de photos. Elles étaient toutes dans le même style quand j'étais gamin. Puis on arrivait à mon adolescence. Il y avait une photo de moi et mon père entrain de bricoler une voiture.

- Mon père il... il possède une casse auto. Il m'avait appris tout ce qu'il savait. Je sais te démonter entièrement une voiture en quelques minutes.

Je laissais échapper un petit rire triste.

- Il voulait que je reprenne la casse avec lui. Après le lycée j'ai... j'ai arrêté les études et j'ai commencé à bosser avec lui.

Je tournais les pages pour arriver sur la dernière photo de l'album, celle où je portais un vieux costume particulièrement ringard, où je me tenais aux côtés d'une jeune fille blonde qui souriait. Notre bal de promo...

- J'ai bossé deux ans avec lui puis je suis parti pour L.A.

Je refermais l'album avant de le poser dans sa boite et de la remettre au sol. Je finis par prendre la dernière. J'hésitais un instant dessus. Je la fixais, sans pouvoir me résoudre à l'ouvrir.

- Celle là je... je l'ai fait après qu'on... qu'on se soit disputés...

Je l'ouvris et la lui tendis sans rien dire. Il n'avait pas besoin d'explications pour celle là. Il connaissait chacun de ces moments. Il n'y avait qu'une photo de nous que je n'avais pas eu le courage de ranger, comme si je voulais m'accrocher encore un peu à lui. Mais tout le reste, je l'avais mis là.

Il y avait la note de notre premier diner au restaurant, celui qu'on avait fait sur la plage. Puis des photos encore.... nous deux sur la plage avec nos planches de surf... nous deux dans sa cuisine posant fièrement à côté de notre gâteau raté... tout ces souvenirs de lui, de notre vie à deux que j'avais gardé. C'était de loin la boite la plus remplie des trois. Dans le coin se trouvait l'enveloppe, celle où s'étalait dessus un "Joyeux anniversaire mon amour!!!". Dedans se trouvaient les billets d'avion, avec la date de départ pour le matin même, puis les photos de l'hôtel où on aurait du passer la semaine pour fêter son anniversaire à Rome.

Je lui tendis le carton, les yeux toujours baissés.

- Voilà c'est... c'est tout ce que je te cachais...

Mon enfance et mon adolescence misérable avec mes parents, mes années de jeune adulte à faire le con dans une boite gay, mes premiers pas dans le porno... j'attendais qu'il dise quelque chose, m'attendant à ce qu'il me déteste encore plus d'avoir caché tout ça.

Mais j'avais promis d'être honnête alors...

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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par miracle , je suis de nouveau en couple et je le vis flipette.
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- Je... je sais que ça sera dur de supporter tout ça, tout ce que... je fais. C'est pour ça que je t'ai dit que j'étais prêt à arrêter. Mais... tu veux que je continue et... faudra que tu me le dises si ça va pas ok? Si y'a des choses que tu ne veux pas que je fasse. Y'en a déjà certaines que j'ai arrêté de faire en sortant avec toi et...

On tourne en rond. Je n'arrive pas à me faire comprendre, ou il refuse de comprendre. J'aurais juste dû profiter de nos retrouvailles comme dans un nanard plein de guimauve. M'aveugler comme j'ai si bien su le faire durant un peu plus de 7 mois et profiter du temps que ça tiendrait. Mais... Je suis comme ça. J'aime les choses claires. Et je trouve qu'on mérite mieux que de suivre à nouveau bêtement le même schéma qui nous conduira droit à la catastrophe. Je veux bien comprendre que son boulot c'est un grand pan de sa vie, que ça va poser des soucis mais je m'en fou là... C'est pas de ça que je parle.

Je le sais déjà tout ça, il me l'a déjà dit.
Ça me touche. Qu'il ne veuille pas me perdre à nouveau.
Ça me fait même sourire de l'entendre dire qu'il est nul en déco (au moins on sait que s'il se reconverti, ça sera pas dans cette branche).
Oui il a tout caché...
Et tout gâché.
J'ai besoin de plus que des promesses.

- Attends moi là, je te rejoins.

Je suis découragé et à court d'idées. Je suis fatigué et je me laisse tomber sur son canapé, en gentil Nick obéissant que je suis. Je ne peux pas faire plus de pas dans sa direction que je n'en ai déjà fait. Au moins... On aura essayé.

Je l'entend fourrager dans une autre pièce (je ne sais même pas comment est foutu ce lieu j'ai juste été aux wcs quand j'étais venu et on était très vite partis), et mon cerveau fait ce qu'il fait de mieux: se barrer en supputations douteuses et variées.

"... s'il se pointe en mode "show privé" pour tenter le tout pour le tout, je fais quoi?".
Est ce qu'on se la joue "dernière danse" comme avec mon ex, une dernière fois pour se dire "Adieu"? Je pense pas que j'en aurais la force.

Mais Darwin merci, il ne revient pas en slip lamellé moulant avec un nœud pap' ou je ne sais quoi. (Peut-être que j'aurais craqué avec un costard de pompier... Qui sais). Julian s'installe à mes côtés tandis que je regarde les boîtes qu'il transporte avec curiosité: j'ai moi aussi ce genre de boîtes. Chez moi, chez mes parents. Ces boîtes de biscuits piquetées par le temps remplies de petits riens sans intérêts pour d'autres.

- Tu as toujours eu le vrai Julian avec toi. Y'en a pas d'autres. Je t'ai caché certains éléments de mon passé mais je ne le ferais plus. Alors si tu as des questions, c'est le moment. Je répondrais à tout, même les questions les plus gênantes. Je ne veux plus te mentir.

Ça me stresse pire qu'un jour de colle son "c'est le moment". Genre après c'est foutu? J'ai rien préparé moi putain! Ma jambe s'agite nerveusement toute seule et je hoche la tête sans répondre. J'attend de voir. Si ça se trouve je me plante encore et dans les boîtes, y'a une collection de timbres. En fait c'est un philatéliste passionné et chiant comme les blés (pardon aux fanas de timbres mais ça et les dingos de pièces... J'ai un peu de mal).

Mon compagnon me tend une photo dont je me saisis le cœur battant. Mes sourcils s'arquent en voyant la nana sur la photo: il veut me parler de ses ex? Je ne sais pas si...
Et puis je tilte la barbe, la mâchoire carrée, le maquillage façon "bagnole volée"... C'est lui sur la photo. Je le regarde un peu paumé: pourquoi il commence avec celle-là? C'est pour voir si je me barre en courant?

- Soirée drag queen dans le bar où je bossais. Profite celle là elle retournera dans le carton.
Je retiens un pouffement et je hoche la tête en posant le cliché sur la table basse devant moi, passant au suivant.

J'éclate carrément de rire à l'anecdote de la journée plage avec l'équipe de tournage. Je jure, mais je me demande si Taby est au courant... Je me promet de glisser une allusion quand je la reverrais (ça serait bien la première fois que Nick Frobisher a un doss' que Miss Marshall n'a pas!). Je l'écoute me raconter sa vie avec attention, ponctuant ses commentaires de rires ou de sourires, enregistrant ses confidences et son parcours qu'il m'avait jusqu'ici caché. Je suis impressionné mais un peu rebuté par l'allure de son trophée et des questions sans intérêt me viennent en tête: quels peuvent bien être leurs critères? Est-ce que ces gens se branlent encore sur du porno tellement ils en ont vu? Trop d'autres questions me viennent et je vais en oublier la moitié... Je vais foirer mon "interro Julienesque" en beauté.

J'ai un sourire un peu triste tandis que je range avec précaution ses trésors dans la boîte, honoré de sa confiance et que je la referme: il a eu une vie mille fois plus riche que la mienne, et tellement différente... Je l'envie un peu. Je n'ai jamais eu de bande de potes. J'ai toujours été assez solitaire. J'ai un vécu aussi ennuyeux que la part de loisirs d'un fabophile. C'est un véritable miracle que l'on se soit croisé et que je lui ai plus.

La seconde boîte est bien plus vieille, plus cabossée. Quelque chose dans son attitude me dit que ça ne va pas être la même mayonnaise... Mais je ne bouge pas. Je ne suis que spectateur, que confident dans cet événement. Mon cœur s'est un peu accéléré: je sais ce qu'il y a dans sa Pandore: Son mensonge le plus douloureux, la vraie raison de sa honte et de ses duperies en quelque sorte.

J'ai du mal à ne pas sourire comme un benêt en voyant la bouille de mini Julian. Enfin je le vois enfant. Enfin je vois ses parents. Sa vie. D'où il vient et ce qui fait de lui ce qu'il est même s'il préférerait parfois l'oublier. Personne n'a envie de garder ses souvenirs douloureux... Sa mère ne sourit pas sur le cliché. Elle a dû être une belle jeune femme avant que le temps, sa vie difficile et ses obligations dût à son genre comme c'est encore trop le cas dans certains coins la rattrapent. Une autre photo de mini-lui taquinant avec un bâton et un sourire ravi un serpent d'eau que je crois reconnaître comme étant une espèce venimeuse. Et moi la bestiole la plus dangereuse que j'ai croisé gamin, ça doit être une guêpe ou le Yorkshire de la voisine (il m'avait bien bouffé la main cette boule de poil hystérique et j'en avais gardé une cicatrice mais bon: c'était franchement du bobo de bourge...).

Il y a peu de photos. Je me demande si ses parents en ont gardé... Les miens en ont placardé dans toute la maison et les albums de mon frère et moi-même occupent toute une étagère de la bibliothèque du salon.

Je comprend tellement plus de choses... Tellement. Sur lui, sur ses doutes, sur son manque de confiance. Sur sa blessure toujours ouverte et son malaise apparent face à ma famille et sa glorification de ma (géniale mais) sans-gêne de mère.

Et je "rencontre" son père.

Le cliché a été prit sur le vif, sans doute sans prévenir les sujets. Cet homme ne pose pas avec son fils, sur aucune photo. Je ne le dirais pas à Julian mais... Je ne l'aime pas. Quelque chose chez lui me rebute, malgré sa ressemblance indéniable avec l'homme qui est à mes côtés et dont j'admirerais les traits des heures. Il n'a de ressemblance qu'au niveau physique, j'en mettrais ma main à couper. Je suis sincèrement admiratif de ses talents de mécano: je ne sais même pas changer un pneu et je dois tout juste être capable d'ouvrir le capot du moteur. Je suis déjà pas capable de remonter ma machine à café après l'avoir nettoyée alors une bagnole... Je te la remonte, c'est un monocycle.

Son rire triste me brise le coeur. La brisure est un peu temporisée en voyant son air de jeune premier aux côtés d'une jolie blondinette toute apprêtée à son bras (la pauvre cavalière qui s'était retrouvée en petite culotte à cause des grand panards maladroits de Julian au bal de promo). Je le trouve trop craquant, même si je ne l'aurais pas approché à 100m au même âge (même problème qu'à 27 ans quand je l'ai rencontré: il y a des choses qui ne changent pas).

Heureusement qu'il est monté à L.A. Heureusement pour moi. Je culpabilise un peu en le pensant: s'il est parti, ça n'était sans doute pas de gaieté de cœur... Je ne sais pas si je lui poserais la question. Je ne sais pas si c'est nécessaire. Je pense avoir malheureusement deviné. Il n'aurait pas autant esquivé la question lors du premier dîner sinon.

Il y avait peu de contenu, mais c'était le plus intense. Normal ceci dit, on ne garde pas volontairement des rappels de périodes douloureuses de sa vie. Il n'avait pas dû l'ouvrir depuis bien longtemps...

Reste la dernière boîte, toute belle toute neuve. Je reconnais une de mes marques de biscuits favorite. Ces assortiments de délicieux sablés et chocolats à tremper dans son thé (et à en sucer le liquide imprégné en faisant un bruit qui rend ma mère complètement chèvre).

- Celle là je... je l'ai fait après qu'on... qu'on se soit disputés...
Je la prend en essayant de faire taire les violents sentiments que cela fait monter en moi. Mes ex étaient plutôt du genre je m'en foutiste, le dernier détestant même les photos et ne s'y pliant que pour mon plaisir. Pas le genre à garder un coquillage d'une de nos balades. J'ouvre le couvercle avec fébrilité et me mord les lèvres pour ne pas pleurer bêtement en plongeant ma main dans le coffre aux trésors.

Des factures dont l'encre qui n'était pas faite pour durer commence à s'effacer. Des tickets d'entrées de salles de concerts, de fêtes foraines. Des moments de bonheur suspendus, imprimés sur papier glacé. Je regarde un moment la photo de nous de dos, tenant nos planches de surf d'une main et enlaçant nos doigts de l'autre. Une magnifique journée plage avec Taby. Elle touche sa bille en photo... Celle-ci, mériterait de figurer dans un magazine.

Et puis j'ouvre l'enveloppe annotée de sa main.
- Voilà c'est... c'est tout ce que je te cachais...
Mon barrage se brise et je laisse mes larmes couler, les chassant en reniflant misérablement, trop submergé par ce trop plein d'émotions et d'informations, riant et pleurant tout à la fois: si on avait pas été l'un et l'autre si cons, on serait en train de se la couler douce en mode Dolce Vita.

J'attend que la tempête se calme un peu avant de ranger nos souvenirs dans leur écrin mais je suspens mon geste alors que je vais poser le capot protecteur sur ces derniers. J’attrape la boîte de ses autres souvenirs heureux, depuis qu'il a choisit sa vie et fuit ce qu'elle lui destinait et l'ouvre prestement avant d'y verser le fatras contenu dans la boîte des meilleurs biscuits à thé du monde, ignorant son exclamation de surprise. Une fois fait, je le regarde un court moment avant de me jeter dans ses bras, joue contre son torse, enserrant son large dos de mes bras avec force.

"Enfin tu me fais confiance...".
Je le sers plus fort.
"Merci.".
Je me redresse et l'embrasse délicatement avant de caresser les cheveux encadrant son visage et de lui déclarer en souriant:
"Et... Bonjour Julian Stanford, moi c'est Nick Frobisher.".
J'ai l'impression de le rencontrer pour la première fois.

J'embrasse son front, j'embrasse son nez. Ses paupières qui ont un goût de sel et je le serre dans mes bras alors que je lui suis à moitié monté dessus: je m'en fou il est à moi. Je ne veux plus le lâcher mais je me recule quand même un peu à califourchon sur ses genoux pour lui parler:
"Je t'aime Julian. Et... moi aussi je te fais confiance.".

J'ai oublié toutes mes questions sur son passé ou son boulot. Je veux juste qu'il se rassure:
"Je suis heureux que tu te sois enfin confié à moi. J'ai... J'ai l'impression d'enfin te connaître vraiment. De te comprendre vraiment.".
Je mêle ma main à la sienne tandis que l'autre caresse ses cheveux:
"Mon père tu sais, il... Il a pas fait d'études supérieures.".
Il lève un sourcil, se demandant sans doute ou je veux en venir mais me laisse continuer.
"Il s'est arrêté au collège car il est devenu chef de famille. Il a dût s'occuper de ses frères et sœurs.".
Je n'ai jamais rencontré ce pan de famille et j’ignorais même son existence jusqu'à ce que ma mère me fasse cette confidence alors que mon père avait été particulièrement odieux avec moi et que j'avais hurlé ne jamais vouloir recroiser ce vieux connard de réac'.
"Quand il a rencontré ma mère, il ne faisait pas d'études de droit comme il aime le raconter, il était le concierge... Et il suivait les cours du soir.".
Je vois dans ses yeux qu'il a raccroché les wagons. Je continue:
"Il s'est fait lui-même en partant de rien, il a sauvé ma mère, monté sa boîte... Un véritable self made men comme l'Amérique et les fictions en raffole.".

La position n'est pas super confortable je gigote un peu pour mieux m'installer.
"Je le prenais pour un petit bourgeois parvenu parce que c'est ce qu'il m'avait dit de lui. C'est l'homme que j'admire le plus au monde... Juste après toi.".
Mon surfeur a un petit air gêné qui me fait fondre et m'oblige à l'embrasser à nouveau.
"Tu n'as aucune honte à avoir et surtout pas avec moi. J'accepte ce que tu es, d'où tu viens, ce que tu fais. Parce que c'est ce qui fait que tu es toi. Et je n'aimerais aucun autre Julian Stanford que celui que je tiens entre mes bras.".
Sur ces mots j'ai passé mes bras autour de son cou et je fais un mouvement de tête vers la boîte que j'ai remplis à ras bord:
"Tu n'as plus à séparer quoi que ce soit. Tu as le droit... Non, le devoir d'être enfin toi. Pleinement et entièrement.".

Je grimace en repensant à la première photo qu'il m'a montré:
"Mais par pitié... Jure moi que tu ne remettras jamais de robe pailletée. Ça ne te va pas D-U T-O-U-T ma chérie.".
Je fais semblant de réfléchir avant d'ajouter:
"Pour la perruque hm... Je sais pas il faudrait voir.".
En fait, même si soudain sa passion est de mettre des robes à paillettes, je ne l'en empêcherais pas s'il est heureux comme ça.

Un question me revient en tête.
"Qu'est ce que... Qu'est ce que tu as arrêté de faire au boulot heu... "à cause" de moi? Parce que si ça te manque ou te handicapes dans ta vie professionnelle, on... On peut peut-être en discuter...?".

Insatiable curiosité de l'être humain qui lui a permis d'évoluer et de se doter de pouces préhensiles. Insatiable besoin de ma part de ne pas être un frein pour lui. Je ne l'empêcherais jamais de quoi que ce soit qui puisse le rendre épanouit et qui amène sur son visage son sourire que j'adore tellement et que je peux de nouveau contempler à loisir.

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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Je n'osais pas le regarder. J'essayais de ne pas trop prêter attention à ses réactions. Je voulais juste me concentrer sur ce que j'avais à faire. Je voulais vider mon sac cette fois, raconter tout mon passé, toutes ces anecdotes de ma vie, tout ce qu'en sept mois de relation j'aurais déjà du lui dire mais dont je n'avais pas dit un mot. Je me confiais enfin à lui. Je mettais fin à tout ces mensonges que j'avais eu pour lui. Je lui avais promis que je ne mentirais plus, et je comptais m'y tenir.

J'amorçais un geste pour l'arrêter alors qu'il prenait l'enveloppe mais il fut plus rapide que moi. Je le regardais impuissant l'ouvrir, découvrir la surprise que je lui avais réservé et dont on ne profiterait pas. Je le laissais voir... se dire qu'à cause de toutes mes conneries on avait raté ça. Se dire que là on aurait pu être à la terrasse d'un restaurant à Rome, entrain de savourer un énorme plat de pâtes avec un verre de vin italien. On serait occupé à programmer notre journée de visite du lendemain plutôt que de se faire du mal ainsi. Mais on était là...

Je le laissais pleurer sur ces vacances gâchées, moi je l'avais assez fait après les avoir annulées. Je le laissais refermer la boite et me figeais alors qu'il prenait l'autre, celle contenant les souvenirs de la vie que je lui avais caché. Je le regardais stupéfait les mélanger ensemble dans la même boite.


"Enfin tu me fais confiance... Merci.".


Je restais un instant comme un con alors qu'il était venu se blottir dans mes bras. Oui je lui faisais confiance. J'avais toujours eu confiance en lui, c'était en moi que je n'avais pas confiance. Et je n'étais toujours pas certain de mériter la sienne.

"Et... Bonjour Julian Stanford, moi c'est Nick Frobisher."

Je souris pour la première fois depuis un moment alors qu'il venait m'embrasser et qu'il se présentait comme ça. Oui, c'était un peu un renouveau pour nous. Je me présentais vraiment à lui pour la première, sans mensonge ni faux semblant, le vrai Julian avec ses nombreux défauts, ses tords, son passé merdique et pas très glorieux par moment.

Je me laissais embrasser, essayant de ne pas m'emballer cette fois encore. C'était si bon. Je savais que tout n'était pas gagné pour nous mais je prenais chaque instant, chaque minute d'attention qu'il me donnait...

"Je t'aime Julian. Et... moi aussi je te fais confiance."

Je ne parvins plus à me retenir. J'éclatais en sanglots dans ses bras. Je ne savais plus à quel moment il m'avait grimpé dessus. Je m'accrochais à lui, pleurant, relâchant toute cette tension, cette douleur qui s'était accumulé au fil du temps. Il faudrait du temps pour qu'on réussisse à surmonter complètement tout ça, si on y arrivait un jour, mais là j'avais vraiment le sentiment qu'on avait fait un pas en avant, qu'on avait une chance d'y arriver. On était reparti sur des bonnes bases.

"Je suis heureux que tu te sois enfin confié à moi. J'ai... J'ai l'impression d'enfin te connaître vraiment. De te comprendre vraiment."

Je hochais la tête, la gorge trop nouée pour réussir à parler. Je serrais doucement sa main dans la mienne, l'écoutant. Je n'aurais jamais cru ça pour son père. Oui je l'avais jugé, je l'avais pris pour le petit bourgeois habitué à sa vie de petit riche dans une banlieue chic depuis sa plus tendre enfance. Je respectais encore plus l'homme. Il s'était fait lui même. Il avait réussi à faire quelque chose de bien de sa vie. Il s'était construit une belle famille. Puis il était merveilleux avec Nick, l'acceptant pour ce qu'il était. Nick avait vraiment de la chance d'avoir une famille ainsi... Et moi j'étais con d'avoir cru qu'il n'accepterait pas mon passé et d'où je venais.

"Tu n'as aucune honte à avoir et surtout pas avec moi. J'accepte ce que tu es, d'où tu viens, ce que tu fais. Parce que c'est ce qui fait que tu es toi. Et je n'aimerais aucun autre Julian Stanford que celui que je tiens entre mes bras."

Nouvelle hochement de tête, ma gorge n'était de toute façon pas en état de sortir des mots intelligibles pour le moment. Je passais juste mes bras autour de sa taille alors qu'il nouait les siens autour de mon cou.

"Tu n'as plus à séparer quoi que ce soit. Tu as le droit... Non, le devoir d'être enfin toi. Pleinement et entièrement."

Et je le ferais. Je le lui avais promis. Plus de mensonges ni rien. Je serais juste moi. Et putain je n'arrivais toujours pas à croire qu'il m'aime encore en sachant tout ça.

"Mais par pitié... Jure moi que tu ne remettras jamais de robe pailletée. Ça ne te va pas D-U T-O-U-T ma chérie. Pour la perruque hm... Je sais pas il faudrait voir."

J'éclatais de rire, un vrai rire, pour la première fois depuis ce qu'il me semblait être une éternité. Putain cette photo... ils avaient réussi à me faire faire ça une fois et je les avais maudits même si bon... j'avais avoué que je m'étais bien marré ce soir là. Mais je n'avais plus jamais recommencé le délire drag queen. Ce n'était pas mon genre. Puis les collants résilles c'était pas très pratique. Ca écrasait un peu trop les couilles.

"Qu'est ce que... Qu'est ce que tu as arrêté de faire au boulot heu... "à cause" de moi? Parce que si ça te manque ou te handicapes dans ta vie professionnelle, on... On peut peut-être en discuter...?".

Je poussais un grognement en l'entendant me demander ça. Non mais quand je lui avais dit qu'il pouvait me poser toutes les questions possibles je parlais pas forcément de maintenant. Et je pensais davantage à des questions concernant mon enfance, mon adolescence, tout ça quoi, plutôt que de rentrer directement dans le sujet porno. Ces questions là même si il pouvait ne jamais me les poser ça m'arrangerait.

Je détournais le regard, m'agitant un peu mal à l'aise. Je le gardais quand même dans mes bras. Il m'avait trop manqué et puis merde ça faisait du bien de l'avoir contre moi comme ça.

- Tu pouvais pas choisir moins dur comme question pour commencer?

Je le foudroyais doucement du regard avant de continuer.

- Comprends moi... ok tu sais la vérité maintenant et c'est sur que ça fait un poids en moins. Je n'aimais pas devoir te mentir et te cacher des choses, même si oui c'était de ma faute. Mais ça ne veut pas dire que je suis complètement à l'aise à l'idée de te parler de... ce que je fais. Je ne suis pas Steve ou Leo ou d'autres.

Non parce que Steve ça ne l'avait jamais gêné de parler ouvertement de ce qu'il faisait avec sa femme à côté. Oui oui la même femme qui a finit par se barrer avec un courtier, surprenant hein?

Je baissais les yeux, les joues carrément rougies par la gêne.

- Disons que... qu'avant dans les... les pornos gays j'avais... j'avais les deux rôles. J'étais plus souvent dans celui du dominant mais ça m'arrivait de... d'être en dessous. Genre avec des types comme Leo même si j'ai jamais fait de scène avec lui. Je ne suis pas suicidaire non plus!

Et je m'égarais à nouveau. Je m'éclaircis la gorge, avant de me reprendre, toujours aussi gêné.

- Bref je... disons que... j'ai arrêté d'être en dessous. Je voulais que... que mon cul ne soit qu'à toi. Voilà je sais c'est ridicule j'ai eu des scrupules que sur ça. Et sur le fait de sucer d'autres mecs j'ai arrêté ça aussi. Voilà tu sais tout alors par pitié faisons une pause sur mon boulot pour le moment.

Je cachais mon visage contre son torse. Putain que j'étais mal à l'aise. Et je sentais que c'était que le début de mon malaise en la matière. Je relevais les yeux au bout d'un moment, me rappelant de plusieurs détails qui m'avaient interpellés.

- Mais dis moi... t'as dit des choses... tu parlais du fait qu'au moins un de nous deux devait vivre sa passion. Ca veut dire quoi ça? Tu sais que je ne t'empêcherais jamais de faire ce que tu aimes. Je n'ai aucun problème avec ton boulot. Je suis impressionné même par tout ce que tu sais. J'y comprends rien mais je suis quand même impressionné.

Et je m'en vantais souvent au boulot. J'avais la chance que cet homme beau et terriblement intelligent ait voulu de moi dans sa vie.

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- Tu pouvais pas choisir moins dur comme question pour commencer?

Je marmottais un "désolé" un peu confus dans ma barbe. Bon bah ça allait être coton hein... J'étais censé accepter mais sans poser de question intime sur son intimité professionnelle.
Ah.
Moui moui moui...
C'est lui qui avait commencé d'abord, il avait qu'à pas me tendre la perche avec son histoire de "gnagnagna arrêté ça pour toi" ou j'sais pas quoi là.

Oui je boudais une fraction de seconde tout en essayant de calmer ma personnalité flippée qui hurla à la cata'. Ça allait être compliqué on le savait.
Note à moi-même: pas de question portant sur le cul même si le cul c'est le gagne-pain de ta moitié à peine réconcilié. Fin du mémo.

N'empêche que j'adorais observer cet air de gêne que je ne lui avais jamais vu (Suis-je mauvais? Suis-je pervers? Ouh♥).
N'empêche que la réponse m'intéresse même si je tiens la bride (collée) serrée à mon imagination pour l'empêcher de se lancer dans un théâtre mental salace qui me ferait du mal. Tshh. Couchée sale bête.
... Et n'empêche que son explication me fait rougir autant que lui pas parce qu'elle me gêne mais parce qu'elle me touche.

Pourquoi ce(t) (adorable) crétin en a honte? Ok c'est une déclaration chelou mais une déclaration quand même. Est ce que je dois lui dire à quel point ça me fait plaisir? À quel point j'en suis honoré et à quel point aussi ça me rassure en un sens? Je ne sais plus trop si je dois ouvrir la bouche ou non. Alors je le câline en silence, jusqu'à ce qu'il me sorte lui même de l'embarras... pour me coller le nez dans un autre:
- Mais dis moi... t'as dit des choses... tu parlais du fait qu'au moins un de nous deux devait vivre sa passion. Ca veut dire quoi ça? Tu sais que je ne t'empêcherais jamais de faire ce que tu aimes. Je n'ai aucun problème avec ton boulot.
Saupoudré de compliments élogieux sur mon GROS cerveau (eh chacun son domaine!).

Une fraction de seconde, DarkNick me souffle de sortir un gros mytho, qu'il voit un peu ce que ça fait. Je le regarde avec étonnement:
"Alors déjà bonjour toi, je pensais que tu étais mort... Et t'as oublié un truc je ne sais pas mentir, tu te souviens? ".
DarkNick pousse un cri d'effroi et retourne au fin fond de mon subconscient. Bon débarras.

C'est mon tour de soupirer et d'avoir l'air gêné. J'aurais les cheveux longs, je serais en train d'entortiller une mèche au bout de mon doigt (note à moi même bis: ne jamais me laisser pousser les cheveux, j'aurais l'air d'une allumeuse avec mes mimiques de jeune première... manquerait plus que la moue boudeuse).

J'opte pour la franchise ça m'a pas toujours réussi et je doute que ma réponse lui plaise, mais bon...
"Haha, tu vas rire...".
... Quelle entrée en matière de meeeerde. Jamais il va rire mais JAMAIS...
"Le doyen, mon "big boss" m'a convoqué... Il a eu vent de mes... "exploits" de samedi soir et ben... C'est un étudiant de chez moi le petit blaireau en chef que j'ai fracassé...".
Oh oh c'est follement rigolo non? ... Non apparemment non. Je sens venir le tas de cendres...
"Et donc, ll m'a, comment dire... Vivement encouragé au vu de mes excellentes recherches, à rompre tout lien avec toi et ta clique de joyeux lurons qui m'entraînait vers le côté obscuuur de la force... Sous peine d'avoir des petits ennuis d'ordre heu... d'ordre: "tu trouveras plus de poste parce que j'ai le bras long".".

Je prend un air ravi en haussant les épaules:
"Et en gros on a fait une bataille de teub verbale à coups de réflexions scientifiques pour ma part ou je lui ai dis - pour résumer - de se mettre l'arbre de l'évolution là où je pense, et que je m'en fichais de ses menaces à deux francs six sous vu que je voulais plus avoir de contact avec un blaireau malodorant et puant à plein tubes les conventions sociales du XIXe siècle comme lui.".
Je lâche un petit rire pas crédible du tout en me recoiffant connement d'une main:
"Bref je... Je suis en congés forcé jusqu'à ce que je trouve une autre raison professionnelle de me lever le matin... Et si possible pas dans ce pays si je tiens à l’ethologie.".

Je n'ose pas le regarder et j'observe sa magnifique déco en ajoutant avant que sans doute il n'explose:
"... Et c'est ptet pas plus mal en fait.".
Je ferme les yeux d'un air craintif en attendant le dégoupillage du Julian: 5, 4, 3, 2, 1...

Je vais me faire défoncer (et pas dans le sens littéral du terme qui m'intéresse).

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J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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A son tour il était gêné. Ah ben tiens c'était bien ça. Au moins ce n'était pas toujours les même qui se sentaient mal à l'aise. Je me demandais juste pourquoi ma question, qui me semblait toute simple, le mettait dans l'embarras. Je ne comprenais pas bien sa remarque mais je ne pensais absolument pas à un truc grave.

"Haha, tu vas rire..."

Jusqu'à ce qu'il me dise ça et que je me dise que non je n'allais certainement pas rire là tout de suite. Je la sentais assez mal cette histoire. Je fronçais légèrement les sourcils en l'écoutant parler.

Ok... donc il avait tabassé un de ses élèves à cause de moi. Ca avait été touchant de savoir qu'il s'était battu pour défendre mon "honneur". Touchant mais aussi gênant et carrément inutile. Je m'étais habitué aux clichés et remarques en tout genre dont on était victime en générale. On avait pas bonne réputation chez le commun des mortels. Les personnes fans de porno étaient souvent partagés entre la fascination et la vision qu'avaient le commun des mortels. C'était compliqué d'assumer qu'on était fan de ce genre de film. C'était mal vu. On passait pour un mec aussi pervers que celui qui jouait dans le film. Alors ils n'étaient pas nombreux les vrais fans qui nous adoraient clairement. Il faudrait qu'il s'habitue à endurer tout ça et qu'il arrête de frapper les gens dés qu'ils disaient un mot de travers sur moi.

Je fronçais un peu plus les sourcils au fil de son récit. Si je comprenais bien.. son cher doyen, le mec qui, si je me rappelais bien de ce qu'il m'avait dit, était un mec hyper important dans son milieu, m'avait insulté. Là dedans il n'y avait absolument rien de surprenant. Le mec était une tête, un des mecs les plus compétents dans son domaine hautement intellectuel. Il n'y avait rien de surprenant à ce qu'il prenne de haut et critique un mec qui se faisait du fric en exhibant son cul. Ca ce n'était rien et je pouvais très bien vivre avec le fait que son patron me détestait. Mais il m'avait défendu... il avait refusé de couper les ponts avec moi préférant foutre en l'air sa carrière pour moi. Je ne savais pas vraiment si je devais l'étriper ou l'embrasser là.

"Bref je... Je suis en congés forcé jusqu'à ce que je trouve une autre raison professionnelle de me lever le matin... Et si possible pas dans ce pays si je tiens à l’ethologie... Et c'est ptet pas plus mal en fait."

Ok... il fallait que je respire... ne pas m'énerver... ne pas m'emporter....

- Non mais t'es complètement malade?!!

Raté...

Je le regardais furieux. Non mais comment est ce qu'il avait pu faire une chose pareille?

- Pourquoi t'as fait ça merde? Je me fous de ce que pense cet abruti. Il peut m'insulter, me traiter de tous les noms qu'il veut je m'en tape. Pourquoi t'as fait ça? Pourquoi t'as été foutre en l'air ta carrière comme ça?

Je savais ce qu'il allait me dire, parce qu'il m'aimait et qu'il préférerait renoncer à son boulot plutôt que de me laisser tomber. Comme j'aurais été prêt à le faire moi aussi s'il me l'avait demandé.

- C'est.... c'est le rêve de ta vie Nick. Tu rêves de faire ça depuis que gamin tu matais en boucle le roi lion. Il fallait pas foutre ça en l'air, pas pour...

Pas pour moi, certainement pas pour moi, surtout après tout ce qui s'était passé.

Je soupirais, ma colère descendant un peu. De toute façon je savais très bien que je ne pourrais jamais faire entendre raison à cette tête de mule. Je levais la main pour caresser doucement sa joue.

- Tu es adorable et je suis touché que tu ai fait ça pour moi mais... tu n'aurais pas du.

Il avait tout laissé tomber pour moi. Et si ça ne marchait pas entre nous? Si un jour on finissait par se séparer. Qu'est ce qui se passerait? Il aurait dit adieu à sa carrière, à son rêve de gosse pour un mec qu'il avait perdu de toute façon.

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- Non mais t'es complètement malade?!!

Et voilà... En deux jours il m'a plus crié dessus qu'en 7 mois. Record battu. Mais là, je peux comprendre.

Je me mord la langue pour ne rien rétorquer. Ne pas envenimer la situation. Penser que j'aurais explosé tout pareil (ou presque) si les rôles avaient été inversés.

Pourquoi pourquoi pourquoi...
A ton avis...?
Oh bah je savais pas quoi faire je m'ennuyais alors je me suis dis: "Hey si je foutais ma carrière en l'air? Ça serait fun!" hahahaha!
...Nope. C'est PAS fun. Pas du tout... Genre j'ai eu le choix déjà.

- Il fallait pas foutre ça en l'air, pas pour...

Ah ouais c'est vrai je suis stupide: il en vaut pas du tout du tout la peine. Nous deux c'est peanut, une broutille, un grain de sable sur le fil du temps, une peccadille! Rah... J'ai VRAIMENT envie de lui balancer un truc du genre mais je ne dis toujours rien, n'affichant qu'un air "Vazy cause toujours" en attendant que la cocotte minute finisse sa cuisson.

*Soupir de mon interlocuteur*
Voilà la soupe est prête!

Je me laisse caresser la joue et je vais quitter mon air boudeur, mais Mossieur Standford m'assène un petit "-... tu n'aurais pas du." qui me fait oublier qu'il a dit que j'étais adorable.
Et pis je suis pas adorable, d'abord. Je peux être très taquin si je veux. Tiens, il va voir...

Je me laisse couler tout contre lui avec un sourire un peu moqueur et je lui sort droit dans les yeux:
"Un seul trophée bite et t'as déjà le melon? Eh ben, ça promet!".
Hinhinhin il est pas content et c'est lui qui a l'air gêné de nouveau, na. Il regarde à droite alors je décale mon visage à droite. Il ne m'échappera pas.

"Je l'ai pas fait pour toi, je l'ai fais pour moi. Pour nous si tu veux. Et puis surtout...".
Et je sais qu'il risque de trouver ça stupide mais pour moi, c'est important. Vital même.
"C'est une question d'honneur. Personne ne me fera JAMAIS faire quelque chose que je ne veux pas. Personne ne me fera cracher sur mon code d'honneur. Et abandonner quelqu'un que j'aime, surtout pour obéir à une vieille grenouille rétrograde... Pas question. Plutôt crever!".

Je glisse de sur lui pour m'allonger sur le canapé, tête sur ses genoux. Je n'ai pas quitté son visage pendant toute l'opération mais je me permet de laisser mon regard se perdre au plafond une seconde avant de revenir à ma belle vue, mains posées sur mon ventre:
"Comprend-moi, je l'aurais fais pour n'importe qui qui compterait pour moi. Et même sans ça, même sans chantage... Je ne supporte pas d'avaler des couleuvres sans au moins me débattre. Et si tu acceptes d'en avaler ne serait-ce qu'une petite... Ce genre de mec t'en fera gober une plus grosse. Puis une encore plus grosse. Et... Et tu te retrouves à même pas 30 piges à être un vieux con aigri et sans amour-propre, sans plus aucun rêve, ni combat, ni espoir. Un pur mouton de Panurge qui réagirait à peine si on lui mettait la tête sur le billot.".
Oui je suis un peu parti loin dans l'illustration de mon propos, je l'admet volontiers. Mais je refuse de devenir un de ces tristes sires blasés comme j'en vois tant.
"Je veux pouvoir continuer de me regarder dans la glace, pouvoir être fier de ce que je suis, de mes choix et de ma vie. Même si elle est plus difficile, même si le chemin que je choisis sera semé d'embûches... Je me laisserais pas enculer avec le sourire juste pour être dans les petits papiers de quelqu'un. Si ce que je suis ne lui convient pas... Qu'il aille voir chez les Papous si j'y suis.".

Je hoche la tête avec véhémence pour appuyer mon propos.
"C'est ce que mes parents m'ont inculqué comme valeurs. Alors ok je l'ai fais pour toi... Mais avant tout pour moi. Alors tu n'as pas à t'en vouloir. J'abandonne pas l'éthologie pour autant, je dois juste... Réfléchir aux autres moyens d'assouvir ma passion.".
Bon je m'avance un peu là je n'ai même pas le début d'un bout de la queue d'une solution mais bref.

Peut-être que Julian ne pensait pas que j'étais aussi arrogant, aussi imbu de ma personne en quelque sorte. C'est sûr qu'on imagine pas qu'un petit gars d'une banlieue chic puisse tenir un discours de "rébellion", mais ouais: j'ai mon code moral et je m'y tiens.

Je ne peux pas m'empêcher d'en rajouter une couche d'un air de pauvre frêle puceau effrayé:
"Mais... Mais tu as peut-être raison. Peut-être qu'il n'est pas trop tard pour le supplier de me reprendre, quitte à passer sous son gros bureau en acajou...".
Beurk... Je grimace avant d'éclater de rire et j’attrape une de ses mains pour en caresser la paume du bout de mes doigts:
"... Et... Et toi? Est-ce que... Est-ce que tu es venu dans cette ville parce que... Parce que tu ne pouvais pas vivre avec tes convictions là... Là où tu étais?".

Oui c'est hyper mal formulé et on ne croirait pas que c'est un (ex) doctorant qui a pondu une phrase à la syntaxe aussi merdique mais bah... Vu que ma précédente question a pas vraiment été accueillie à bras ouverts, je n'ose pas trop y aller franco.

J'ai juste envie d'en savoir plus sur lui, sur cette part de lui que je n'ai fais qu'effleurer jusqu'ici.

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"Un seul trophée bite et t'as déjà le melon? Eh ben, ça promet!"

Je soupirais en roulant des yeux. Non je ne prenais pas la grosse tête. Ce trophée c'était un vieux truc de toute façon. Je n'avais rien gagné depuis, même si on parlait de plus en plus de moi comme favori pour cette année. Je ne prenais pas la grosse tête, je m'énervais juste parce qu'il avait dit merde à la passion de sa vie à cause de moi. Et ça me mettais hors de moi parce que je ne voulais pas le voir gâcher sa vie.


"Je l'ai pas fait pour toi, je l'ai fais pour moi. Pour nous si tu veux. Et puis surtout.."C'est une question d'honneur. Personne ne me fera JAMAIS faire quelque chose que je ne veux pas. Personne ne me fera cracher sur mon code d'honneur. Et abandonner quelqu'un que j'aime, surtout pour obéir à une vieille grenouille rétrograde... Pas question. Plutôt crever!".


Je souris légèrement en l'entendant. Il était vraiment trop mignon comme ça. Je craquais. Je ne méritais vraiment pas un homme tel quel lui. Mais je savais aussi que je ne pourrais pas le faire changer d'avis. C'était une vraie tête de mule quand il s'y mettait. Il n'irait pas renier ce qu'il croyait juste même si c'était pour faire ce qu'il aimait. Et surtout il ne supporterait pas de travailler pour un connard ayant de tels idées. C'était ce qui faisait que je l'aimais tellement aussi.

Je le laissais s'allonger, le regardant s'allonger sur moi, sa tête reposant sur mes jambes. Ma main retrouva le chemin de ses cheveux, les caressant doucement comme j'avais toujours adoré le faire.

"Mais... Mais tu as peut-être raison. Peut-être qu'il n'est pas trop tard pour le supplier de me reprendre, quitte à passer sous son gros bureau en acajou..."

Je grognais et lui donnais une petite tape sur la tête. Non mais même pas en rêve, hors de question qu'il aille sucer un vieux dégueulasse pour récupérer son poste. Puis de toute façon, vu sa réaction vis à vis de mon boulot, ça devait certainement être un vieux connard d'homophobe coincé à la con. Il ne supporterait jamais d'avoir un mec entrain de le sucer. Et je savais que Nick plaisantait. Ce n'était pas drôle mais je me rendais bien compte qu'il disait ça juste pour me faire chier.

Je le laissais prendre mon autre main et la caresser doucement alors que mon autre main continuait de jouer dans ses cheveux. J'étais vraiment bien là, en cet instant.

"... Et... Et toi? Est-ce que... Est-ce que tu es venu dans cette ville parce que... Parce que tu ne pouvais pas vivre avec tes convictions là... Là où tu étais?"

Je réfléchis un instant aux raisons qui m'avaient poussé à partir. Est ce que c'était vraiment une histoire de conviction comme lui? Non je ne dirais pas ça. C'était... c'était différent.

- Ce n'est pas vraiment ça c'est que... Je me sentais prisonnier, pris au piège d'une vie dont je ne voulais pas. Mon père avait déjà tout décidé. Je devais travailler la casse avec lui. Il me trouverait un mobil home à moi qu'on installerait sur le terrain pas loin du sien et où j'irais vivre avec ma femme. Et j'étouffais. J'avais besoin de plus, de quitter ce trou perdu où j'avais grandi. Je voulais découvrir plus. Vivre par moi même aussi. J'avais vingt ans et j'avais toujours vécu chez mes parents, ne sortant jamais de notre petit village. Alors je suis parti vers la ville qui nous faisait tous rêver.

Los Angeles... la ville où tout était possible. Où n'importe qui pouvait réussir même en partant de rien. Ca nous faisait tous rêver mais j'avais été le seul à franchir le pas.

- Alors je suis parti, je suis venu ici et j'ai trouvé un poste dans un bar gay. Je ne savais pas que j'étais attiré aussi par les hommes, pour moi c'était juste une façon de me faire du fric. Mais à force de me faire draguer, j'ai cédé un soir à un gars et j'ai adoré ça.

Je ne l'avais jamais revu. Ce n'était que l'histoire d'un soir pour lui, mais pour moi ça avait été le début de beaucoup de choses.

- J'étais heureux pour la première fois à cette époque. Je vivais dans un minuscule deux pièces. J'avais des horaires de dingue. Mais j'adorais mon boulot. Je m'amusais. Je faisais la fête. Je vivais pleinement ma vie sans devoir rendre de compte à personne. C'est là que mes parents ont commencé à se détourner de moi. Ce n'était pas bien. Dieu n'appréciait pas ce genre d'endroit où régnait l'alcool et la fornication. Et j'allais virer pédé à force de les fréquenter. Je n'ai jamais osé leur dire que... ouais j'avais découvert que j'étais bi. Ils me détestaient déjà tellement.

Je soupirais. Je ne le regardais plus vraiment. J'étais perdu dans mes pensées, dans ces souvenirs douloureux.

- J'avais.... vingt cinq, vingt six ans. Je ne sais plus trop. Je m'étais mis au surf. C'était des amis qui m'avaient appris et j'étais vraiment devenu accro. J'étais parti surfer seul ce jour là. Je m'en souviens encore. Je sortais de l'eau quand je suis tombé sur ce type bizarre, Steve. Il me matait ouvertement, n'essayant même pas d'avoir l'air discret. Je pensais qu'il allait me draguer, mais non. Il m'a expliqué qu'il était producteur de films x, qu'il cherchait des nouveaux talents et qu'il trouvait que j'avais du potentiel. Sous entendu le paquet qu'il devinait dans mon maillot lui plaisait. Il cherchait des acteurs pour des pornos hétéro ou gay. Voir les deux si j'étais chaud. Je ne sais pas pourquoi mais... j'ai accepté. J'étais célibataire à l'époque. Je n'avais de compte à rendre à personne. Quel mal ça ferait? J'avais besoin d'argent et ce mec payait plutôt bien. Puis il m'avait rassuré. Si je ne me sentais pas à l'aise je pouvais laisser tomber à tout moment. On tournerait juste un essai, pour voir, sans pression. J'y suis allé et... j'ai adoré.

Je m'éclaircis un peu la gorge, remuant un peu mal à l'aise. C'était horrible de devoir parler de ça avec lui. Terriblement gênant. Mais j'avais promis d'être honnête avec lui.

- Enfin, passé le premier moment de gêne où j'étais vraiment tétanisé. Mais mon partenaire était vraiment génial. Il m'a rassuré. Il m'a guidé, m'a donné tout un tas de conseil. Tu as du le voir avec Eliott mais... on est comme une famille, on se soutient énormément, sans se juger. J'ai rencontré des gens extrêmement bienveillant. Et Steve... il avait vraiment été génial avec moi, me donnant des conseils lui aussi. A la fin de la journée je me sentais fier de moi, comme je ne l'avais jamais été auparavant. J'avais fait quelque chose, réalisé une vraie performance. Puis le chèque qu'il m'a donné... Steve m'a proposé d'autres films. Puis d'autres réalisateurs s'y sont mis aussi. Il y a eu les conventions, les shows, les séances photos... Je me suis pris au jeu. J'ai arrêté de bosser comme serveur, j'ai changé d'appart. Enfin je me sentais libre... libre et fier de ce que j'accomplissais. J'avais réussi. Je me faisais un nom. Je n'étais pas le petit plouc coincé dans sa casse miteuse.

Je secouais la tête en m'entendant parler, laissant échapper un petit rire triste.

- Ouais... dis comme ça, ça fait terriblement égocentrique. Mais quand je tourne une scène, quand je vois tout le monde me félicitait ensuite. Je... j'ai l'impression de valoir quelque chose...



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Vu le silence, je me demande si j'ai pas merdé encore un coup. Est-ce que je finirais par ne pas flipper comme lors de notre premier rencard au bout d'un moment? Heureusement c'est un court silence. Rompu par une phrase forte qui ne me fait que l'aimer davantage.
- Ce n'est pas vraiment ça c'est que... Je me sentais prisonnier, pris au piège d'une vie dont je ne voulais pas.
Je grogne sur la suite: bordel, tu fais pas des gosses pour projeter TES rêves! Pourquoi autant de parents tombent dans ce travers? Ton enfant c'est pas toi. C'est un individu avec ses pensées, ses idées et ses rêves. Et peu de chances que ça soit les mêmes que les tiens. Si t'es pas prêt à ça ben... N'en fait pas. J'ai horreur des gens qui s'approprient leur progéniture comme si c'était un bien matériel. Et pourtant, c'est une triste norme à laquelle Julian n'a pas échappé. Enfin si, mais à quel prix...?

En gros manquait plus que le clébard, la barrière blanche, et mon homme finissait sa vie en débardeur cradingue une bière à la main, gueulant sur sa moumoune qui aurait fait du ragoût de tatou "-Brandiiii il est à nous ce pouilleux là???". Charmant tableau...
J'ai envie de lui faire une imitation de Cletus Spuckler, mais je ne veux pas l'interrompre et puis... Il pourrait mal le prendre. Il est des blessures qui ne guérissent jamais vraiment et celle-ci a l'air d'en faire parti.

Il faudra que je pense à remercier le service valorisation de la ville: non parce que sans leur excellent travail de com' pas sûr que notre belle cité aurait toujours cette image d'American dream (on a quand même l'un des taux de criminalité les plus élevés du territoire). Mais apparemment, on fait encore rêver les jeunes hommes dans les campagnes. Quel morceau de chance! La suite je la connais. Il me l'avait déjà confiée lors de notre second rencard. Rencard où j'ai crû qu'il ne viendrait jamais et où j'aurais fini en cliché de série B à l'attendre assis sur le trottoir des heures après l'horaire de retrouvailles fixé. Et je ressens toujours pareil envers "ce gars": je suis jaloux et en même temps, je l'adore. Sans lui Julian ne m'aurait peut-être jamais jeté un œil, tout ça parce que mon genre est masculin.

Tous ces hasards et choix de chemins de vies au fond me terrifient: il y a tellement de réalités alternatives où l'on ne s'est pas rencontrés, pas aimés... Et une autre où le récupérer n'a pas marché. Et une supplémentaire où un Nick est sans doute en train de se faire défoncer par Léo (soutien vieux frère!).

Moi je suis peinard en train de me faire poupougner la tête et mon sourire un peu boudeur fait place à un air plus triste tandis que mon cœur se serre pour lui. À cet instant précis, je hais ses parents de toute mon âme. Je voudrais leur hurler dessus, leur montrer à quel point leurs normes et leurs valeurs sont éculées, que leur fils continue de souffrir par leur faute.

Peut-être, oui peut-être... Peut-être qu'il n'aurait pas terminé acteur porno s'ils l'avaient accepté tel qu'il était. S'ils n'avaient pas voulu l'enfermer dans un destin tout tracé. Ça fait mal de l'entendre raconter ça. Plus que je ne le pensais... L'entendre dire qu'il a "adoré ça"... Avant que je comprenne qu'il a adoré être reconnu et respecté pour quelque chose qu'il avait fait. Que Steve lui avait offert la famille, la confiance, la compréhension et le soutien que ses parents n'avaient su - non, avaient refusé- de lui apporter. Mon pauvre ours blessé. Mon pauvre nounours au fond toujours aussi seul. Mon Stan Rivers qui continuait de rêver au prince charmant.

J'essaye de ne pas penser à ces routes inexplorés, où c'est un simple agent de mannequinat qui l'a repéré. Où il est devenu un surfeur professionnel accompli. J'étais sincère quand je disais que je ne voulais pas d'un autre Julian Stanford, que c'était celui au-dessus de moi avec ses blessures, ses doutes et son travail si particulier que j'aimais. Parce que sans tout ça, ça ne serait pas lui. Il penserait et agirait différemment. Son schéma mental serait différent. Oh sans doute similaire, mais avec quelques variations. Et ça ne serait plus/pas MON Julian à moi.

- Je n'étais pas le petit plouc coincé dans sa casse miteuse.
Je serre les lèvres pour ne rien rétorquer parce qu'il n'a pas terminé mais c'est tout juste. Je déteste qu'il parle ainsi de lui. Et je déteste son rire triste.
-... quand je vois tout le monde me félicitait ensuite. Je... j'ai l'impression de valoir quelque chose...

Je prend le temps de digérer pour tenter de structurer ma réponse, même si j'ai envie de me redresser et de l'embrasser jusqu'à plus soif en le traitant d'abruti et en glorifiant sa petite personne comme un adorateur zélé. J'essaye de choisir les bons mots et de lui faire sentir à quel point je suis touché mais aussi soulagé par ses confidences:

"Tu n'as jamais été un petit plouc coincé. Jamais.".
Je me relève pour le chevaucher à nouveau et planter mon regard dans le sien, prenant quelques secondes pour parcourir ses cheveux et suivre le relief de son visage du bout des doigts, lui faisant ressentir tout mon amour et mon respect pour le jeune homme qui me fait face.

"J’abhorre quand tu parles de toi ainsi. On ne naît pas avec les mêmes chances... Tu serais né dans ma famille, tu n'aurais pas eu à prouver quoi que ce soit ni à toi-même ni aux autres.".
Parce que c'est de ça qu'il s'agit. De ça et de liberté.
"J'ai pour conviction que rien n'est écrit et c'est toi qui a provoqué ta chance en ayant les couilles de partir et de risquer de perdre le peu de lien qu'il te restait avec tes parents. Parce qu'ils ont beau être ce qu'ils sont... Ça reste tes parents.".
Et je ne parle pas de liens du sang. Je parle de parents en termes de personnes l'ayant élevé et apporté, à leur manière, un semblant de sécurité affective. Ils l'ont nourrit, l'ont veillé quand il était malade, et ne l'ont pas battus de ce que j'en sais. Il me l'aurait confié là je pense. Alors oui ce sont des homophobes, sans doute des racistes (ça va souvent de paire bizarrement), pétris de misogynie et d'idées préconçues devant lesquelles je me boucherais le nez mais... C'est en partie grâce à eux que je peux profiter de la chaleur de son corps contre le mien. De plonger mes yeux dans les siens et de me dire que tout ça n'a en fait, pas grande importance tant que je peux être dans ses bras, à ses côtés et l'aimer comme je l'aime.

"Tu l'as dis toi-même: tu es le seul à être parti accomplir ton rêve. Tu n'avais que peu d'instruction, aucunes ressources que ce soit financière ou relationnelle, mais t'es parti avec ta bite et ton couteau.".
Je ris brièvement en me rendant compte que l'expression que j'ai choisie, vu son choix de profession, colle à merveille.
"Peu de gens sont vraiment prêts à tout plaquer pour accomplir leurs aspirations et se contentent d'une vie tiède, se convaincant petit à petit que ce qu'ils ont leur suffit et que ça pourrait être pire... Toi, non. Alors je t'interdis de te traiter de plouc. Surtout de plouc coincé, c'est...".
Je ne finis même pas ma phrase me contentant de secouer la tête d'un air consterné tellement c'est aberrant au vu de son métier et de la présence d'un homme sur ses genoux.
"Oui peut-être que tu as fais ces choix en réaction aux valeurs morales étriquées de tes parents. Et alors? Si ces choix te conviennent, personne n'a rien à en dire. Même pas moi.".
Ouais, même pas moi. Même si ça aurait été moins compliqué de tomber amoureux d'un banquier. Non comptable pardon.

Je pense un court instant à mes propres parents: autant ma mère est acquise à la cause "Stanford" vu tout son petit manège, autant mon père... Mon père est capable de ghoster superbement Julian (comme il me l'a fait durant plusieurs mois suite à mon coming-out), ou de lui balancer des phrases si assassines et si blessantes qu'il ne se traitera plus seulement de petit plouc, mais de sous-merde de l'humanité (testé et approuvé, mon père est très fort en assasinage verbal et sait taper là où ça fait mal)

"Et tu as toujours valu quelque chose, on ne te l'avait jamais dit ou montré c'est tout.".
J'hésite un peu sur la suite mais je me lance quand même. Pour qu'il comprenne à quel point il ne devrait pas se déprécier autant.
"Tu sais j'ai... J'ai essayé de te détester. Vraiment. Parce que ça aurait fait moins mal et que j'aurais pu te laisser partir, passer à autre chose mais... J'ai pas réussi.".
Et c'est tant mieux mais bon c'est pas la question. Je me gratte le nez un peu gêné d'avoir eu ce genre de pensées.
"J'ai pas réussi parce que malgré tout, j'avais du respect pour toi. Pour ce que tu es. Pour ta gentillesse, tes attentions... Pour ce mec dont j'étais tombé amoureux et que je n'arrivais pas à cesser d'aimer. Parce qu'il était exceptionnel. Tu ES exceptionnel, Julian. À tout point de vue. Et... Je t'admire encore plus en sachant tout cela sur toi.".

Je lui souris et l'embrasse longuement, mais je suis interrompu par un gargouillis monstrueux provenant de mon ventre. Je me rappelle soudain que je n'ai rien mangé de la journée à part quelques petits fours à la soirée. J'ai complètement pété l'ambiance et je lui offre un sourire un brin ennuyé:

"Dé-désolé j'ai rien mangé depuis hier, ça me stressais trop mon rendez-vous avec Eliott cet aprem et tout le reste...".
Je jette un œil vers la cuisine et à la télé derrière nous avant de proposer:
"Est-ce que tu as quelque chose à grignoter ou... On commande des pizzas, toi la télé et moi?".

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Beloved
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INSCRIPTION : 10/07/2018
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Luigi

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Chris Hemsworth :copyright:️ Angie

Je me confiais vraiment ce soir. Je vidais mon sac. Je lui parlais de toutes mes blessures, de toutes mes hontes, de ces bagages que je transportais et qui me pesaient tellement. Mais ce soir je me confiais et je me sentais un peu mieux de lui avouer tout ça.

"Tu n'as jamais été un petit plouc coincé. Jamais."

Je l'avais peut être été à un moment de ma vie, un petit mec coincé dans son petit trou minable. Mais je n'avais pas voulu de cette vie, de tout ça. Et je m'étais enfui. Maintenant, c'était clair que je ne l'étais vraiment pas.

Je souris alors qu'il venait se remettre sur moi. Je savourais les petits caresses sur mon visage. C'était si bon de l'avoir à nouveau contre moi, de le voir me regarder ainsi. Il m'aimait. Je pouvais le voir rien qu'à la façon qu'il avait de me regarder, de me toucher. J'avais cru que plus jamais il ne pourrait m'aimer, pas en sachant tout de moi. Pourtant il m'aimait toujours... j'avais l'impression de vivre un rêve, un rêve un peu trop cruel parce qu'à mon réveil il ne serait plus là, qu'il ne me regarderait plus ainsi. Mais ce n'était pas un rêve. Il était bien là... l'amour de ma vie.

Je retenais une grimace en l'entendant employer un mot comme "abhorrer". C'était dans ces moments là que je me sentais un peu comme le petit plouc que j'étais. On était clairement pas parti avec les même chances. Dans ma famille on utilisait pas des mots de ce genre, mes parents ne l'auraient même pas compris. Dans ma famille on ne partait pas faire des études, on en était pas capable. Et Nick lui, il avait passer sa vie à étudier, à s'instruire, à étudier des choses que je ne comprenais pas.

C'était mes parents et j'aurais voulu qu'ils me soutiennent, qu'ils soient fier de moi en me voyant aller tenter ma chance. Je me retenais de rire à l'expression qu'il avait choisi, avec juste ma bite... on ne pouvait pas mieux dire. Oui j'aurais voulu qu'ils soient fier de voir que je voulais réussir, faire mieux que ce que la vie m'offrait. Mais ils avaient pris mon départ comme une trahison, enfin surtout mon père. Ils s'étaient détournés de moi avec les années. Maintenant de parents ils en avaient juste le nom. Cela faisait trop longtemps que je n'avais pas eu de leurs nouvelles et je n'en voulais. Ils ne pourraient pas être heureux pour moi. Jamais ils ne seraient ravi de rencontrer Nick. Ils le détesteraient, me détesteraient encore plus. Alors je ne voulais plus les voir.

Je l'écoutais continuer de parler. Ses paroles me faisaient rougir. Il m'aimait vraiment à ce point? Au point d'être fier de moi malgré mon parcours... atypique et carrément répréhensible pour certains.

Je sentais mon coeur craquer un peu plus quand il m'avoua avoir voulu essayer de me détester. J'avais cru qu'il y était parvenu. Ca me semblait si simple à réaliser, il avait tellement de raisons de me détester. Mais non.. il m'aimait toujours, plus que je ne le méritais.

Je répondais avec envie à son baiser. Je ne voulais plus jamais quitter ses lèvres, plus maintenant que je savais quelle souffrance c'était que de ne pas les avoir.


"Dé-désolé j'ai rien mangé depuis hier, ça me stressais trop mon rendez-vous avec Eliott cet aprem et tout le reste..."


Je souris, caressant sa joue à mon tour. Ca c'était mon Nick que j'aimais tant. Un peu maladroit et gaffeur, mais qui me faisait tellement craquer. Je le trouvais tellement adorable quand il était comme ça. Et aussi quand il me faisait des sublimes déclarations comme juste avant. Puis quand il se mettait à danser sur des chansons à la con tout en cuisinant. Quand il me regardait, le regard rempli d'amour comme maintenant...

"Est-ce que tu as quelque chose à grignoter ou... On commande des pizzas, toi la télé et moi?"

Alors ouais c'était pas le comble du romantisme pour certains comme soirée mais moi c'était tout ce qu'il m'avait manqué. J'adorais ces moments qu'on passait tous les deux, blottis devant la télé, regardant des émissions à la con ou des séries. C'était comme si tout redevenait comme avant. Non en mieux même, parce que maintenant il n'ignorait plus rien de moi et qu'il m'aimait toujours.

Je suivis son regard pour le poser sur ma cuisine.

- Euh... j'ai plus grand chose là. Il faut que j'aille faire des courses.

A part du café, un stock impressionnant de glace aux cookies et surement un vieux paquet de pâtes qui tranait, non je n'avais pas grand chose. Mais il était temps que je me reprenne maintenant.

Je passais mes mains sous ses fesses pour le soulever et me lever avec lui dans mes bras. Je me retournais pour le poser sur le canapé avant d'aller chercher le prospectus d'une pizzeria. Je fis mon choix avant de le lui tendre. Je le laissais faire son choix avant d'appeler pour commander.

- Les pizzas seront là dans une vingtaine de minutes. On peut reprendre notre série si tu veux. On avait encore quelques épisodes avant de finir la saison il me semble.

Je n'avais pas regardé un seul épisode sans lui. C'était trop dur de regarder notre série comme ça tout seul. J'hésitais un instant avant de revenir m'installer avec lui sur le canapé. Je me rapprochais, prenant ses mains doucement dans les siennes. C'était peut être trop tôt, trop fou aussi mais je voulais lui en parler depuis longtemps. Alors pourquoi ne pas se lancer maintenant? Je ne voulais plus perdre de temps.

- Ecoute je... Je voulais t'en parler depuis longtemps. Je ne le faisais pas avant parce que... parce que tu ne savais pas et que ça... ça aurait foutu en l'air mon secret.

Mais ce n'était plus le cas maintenant. Il savait. Alors je pouvais tenter.

- Je t'aime Nick et... je suis bien avec toi. Le week end qu'on avait passé ensemble dans la maison, celle au bord de la plage, ça... J'avais adoré tu sais. Je me disais que c'était ça que je voulais. Te retrouver tous les soirs à la maison, préparer le diner avec toi, finir sur le canapé à regarder la télé. Puis me coucher à tes côtés, t'avoir dans mes bras le matin au réveil... et faire ça tous les jours. Pas juste de temps en temps dans la semaine, pas juste pour un week end. Non... je veux t'avoir tout le temps, parce que je t'aime beaucoup trop.

Je baissais le regard sur nos mains entrelacées, jouant doucement avec.

- La semaine avant qu'on... avant notre dispute. C'était affreux. Tu me manquais tellement. J'aurais voulu te voir tous les jours, même si ce n'était que pour dormir avec toi, prendre un café. Puis après... quand on... C'est trop horrible d'être sans toi.

Je relevais les yeux pour caresser sa joue avec amour.

- Tu peux prendre le temps d'y réfléchir. C'est peut être trop précipité alors qu'on vient juste de se réconcilier mais... je veux vivre avec toi Nick. Ton appartement, le mien, ou alors on peut en prendre un rien qu'à nous, ça m'est égal. Je veux juste pouvoir passer chaque journée de ma vie avec toi.

Je pensais aussi au fait qu'il n'avait plus de boulot, que ça serait compliqué pour lui désormais et que de vivre ensemble pourrait l'aider. Mais je préférais me taire. Je ne voulais pas qu'il croit que je lui proposais ça uniquement par pitié. Je le faisais surtout pour toutes les raisons que je lui avais donné. Parce que j'étais fou de lui et que je ne voulais plus vivre sans lui.



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