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 Everybody lies [PierreHope]

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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
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Vous avez déjà essayé le taureau mécanique? Oui? Alors essayez le Julian mécanique vous verrez, c'est une autre paire de manches...



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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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J'admire grave les gens qui font de l'apnée. Non sérieux respect total à ces personnes: j'ai beau être né dans l'eau (littéralement) et avoir grandi dedans (pas littéralement je suis humain pas triton), je n'ai jamais réussi à faire plus d'une minute et trente secondes. Et au calme au fond de la piscine à 25°c (où tu te plains quand même que "Sa maman elle est froide cette vacherie!").



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Beloved
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Une larme coule: je suis ridicule. J'ai bientôt 28 ans je dois grandir un peu. J'ai des responsabilités et Julian aussi. Mais là... Non je ne veux pas que ça finisse. Je me relève et l'embrasse longuement en caressant ses épaules et son dos nu, passant ma main dans ses cheveux. Quand je m'arrête, je le regarde avec tendresse, mon regard se perdant dans ses yeux bleus et pose ma main sur sa joue. Je lui souris avant d'embrasser son front et me détache de lui pour aller me nettoyer un peu dans la salle de bain.

Alors que je vais rouvrir la porte pour le rejoindre, j'éprouve une sensation bien connue contre le bas de mon ventre: j'ai une trique du diable. Je soupire et lève les yeux au ciel: on l'a fait... heu... je ne sais même plus combien de fois hier et ce matin et là encore mais non, j'ai encore envie. C'est n'importe quoi. Je clanche et constate en refermant derrière moi que l'homme de mes rêves est allongé sur notre lit, bras derrière la nuque et jambes croisés, regardant le plafond. Je reste là, bêtement à l'observer et quand il me remarque et me sourit, j'ai une bouffée d'amour incontrôlable pour lui et court le rejoindre pour me coller tout contre lui dans ses grands bras. Je blottis mon visage contre son cou. Plus rien ne peux plus m'arriver ici. Non, plus rien. Je profite de sa présence et du silence seulement troublé par sa respiration, caressant sans y penser son large torse.
Ma trique ne s'est pas apaisée au contraire et je ferme les yeux en essayant de ne pas y penser.
"Et la tendresse bordel, ça compte pas la tendresse?".
Mon entrejambe s'en bat mes couilles de la tendresse visiblement. Elle ce qu'elle veut c'est prendre Julian. Avec lui mon appétit déjà important est devenu insatiable. Je vais crever moi la semaine prochaine. Ouais: vraiment sans amour ni sexe, sans lui... J'ai l'impression que je vais mourir.

Je cache mes larmes que je retiens en passant mes bras autour de lui et en posant mon visage à mi-chemin entre son torse et ses abdos bien dessinés et j'écarte le bas de mon corps du sien. Comme ça il ne peut ni voir ni sentir mon trouble et je peux prolonger notre câlin. Même si je suis en train de perdre la bataille contre ce foutu désir: je n'y peut rien je l'aime, j'aime son corps. Non: j'en suis dingue. Complètement dingue. Je vais attendre qu'il s'endorme. Ou je prétexterais une douche rapide pour me débarrasser de ma crampe mais... plus tard. Plus tard. Là je refuse de me décoller plus que ça de lui. Je repousse les minutes, je chasse les secondes pour continuer à profiter encore un peu de lui. Juste encore un peu.

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Beloved
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Mon corps et mon cœur apaisés à l'unisson, je sentais le sommeil m'envahir mais je voulais encore le regarder et marquer dans mon esprit son beau visage qu'il me serait interdit de contempler durant un trop long moment pour l'amoureux transi que j'étais. Son sourire, ses yeux de saphir clair... Je voulais tout graver de lui en moi. Mais Morphée remportait la bataille et j'abdiquais en me blottissant tout contre lui, visage contre son cou que j'humais doucement pour m'imprégner de son odeur.
"Je t'aime Julian... Plus que tout.".
Je fermais les yeux et m'abandonnais au repos avec une dernière pensée en tête:
"Tout de même, quel gâchis de sperme...".

***
Dire que j'avais le cœur lourd serait en-dessous de la vérité. Tout mon être me semblait peser des tonnes. Je me tournais une dernière fois pour regarder ce que je continuerais d’appeler au fond de moi "la maison du vice" qui m'avait révélé une autre facette de ma personnalité. Plus sauvage, plus bestiale... Plus passionnée et avec des désirs de vie à des kilomètres de tout ce que j'avais jamais pu vouloir, prévoir et prédire.

Nous parlâmes peu dans le véhicule, échangeant en silence des regards et sourires tristes déjà emprunts d'une certaine nostalgie, posant l'un et l'autre une main sur la cuisse ou le genou de l'autre. Je fus plusieurs fois à deux doigts de proposer à brûle-pourpoint à Julian de mettre le cap sur l’aéroport, et de fuguer avec moi sur le premier vol qui partirait. Mais ce n'était qu'un doux rêve d'adolescent décérébré que je ne pouvais, à mon grand regret, plus me permettre d'être. Mon domicile arriva bien trop vite en vue et je rechignais à descendre, faisant preuve d'une force de volonté inhumaine pour faire un pas de plus vers le retour à ma vie "normale", si morne et emplie de tâches quotidiennes rébarbatives et assommantes. Sans Julian, tout me semblait plus gris.

Il m'avala dans ses grands bras et je le serrais aussi fort que je le pouvais en réponse à son étreinte, ne risquant aucunement de lui faire du mal avec mon poids plume de fillette (un peu comme si je voulais tatanner The Rock dans un combat à main nue: aucun risque que je lui fasse le moindre mal).
- Je tenterais de passer dans la semaine... même si c'est juste pour dîner rapidement avant d'aller dormir avec toi... tu vas trop me manquer sinon.
Je hochais vivement la tête, le visage tout contre lui, remplissant mon esprit de sa senteur si unique. Aller, une semaine, ce n'était pas si long... Non? Si.
Oui: terriblement et implacablement long pour moi. Surtout qu'on ne s'était plus séparé plus de 2 ou 3 jours depuis fort longtemps.

Il attrapa doucement mon visage entre ses mains et je fis appel à toute ma volonté pour ne pas laisser mes yeux larmoyer face à ses traits pour moi si parfaits. Je ne voulais pas qu'il garde l'image d'un Nick en larmes pour l'accompagner durant cette période de séparation forcée.
- Et on s'appelle tous les jours ok?
J'opinais de nouveau du chef avec véhémence. Si je prononçais le moindre mot, j'allais craquer et me mettre à sangloter, rendant encore plus difficile son départ. J'appuyais mes lèvres contre les siennes, ignorant le crétin qui nous siffla d'un air amusé je ne sais où. Oui j'embrassais mon homme dans la rue, au vu et au sus de tous. Parce que je l'aimais. Je l'aimais comme un dingue. Et c'était bien pour cela que de l'avoir loin de moi faisais mal. Tellement mal. Nous finîmes par relâcher à regret notre enlacement et je souris en essayant de blaguer en lui proposant de l'accompagner et de me faire passer pour son assistant. Mais les mots moururent contre mes lèvres. Je le regardais monter dans sa voiture et allumer le moteur. Mon intime resta encore un moment à me regarder avant de se décider à partir, m'envoyant un baiser que je lui rendis avec le plus beau sourire dont j'étais capable. J'agitais la main jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon et même encore un peu après.

Avec des gestes d'automate, j’attrapais mon sac et pénétrais dans ma résidence. Je ne croisais fort heureusement personne et claquais derrière moi ma porte d'entrée que je verrouillais. Mon petit nid à moi. Mes pantoufles 'Garfield". Mon petit foinfoin "d'étudiant débordé" comme le disait si bien Julian.
"... Julian.".
Le poids de ma solitude me tomba dessus d'un seul coup et me broya littéralement le cœur. Je me laissais glisser au sol, dos au battant et libérais enfin mes larmes trop longtemps contenues, laissant la tristesse m'envahir et prendre possession de mes traits.

Je restais ainsi prostré un bon moment avant de décider de me bouger:
"Bon aller Nick, on se motive!".
Il fallait que je me remue, que je profite de cette semaine pour me plonger à corps perdu dans ma thèse et m'avancer au maximum, pour enfin tourner cette page de ma vie avant mon anniversaire qui arrivait à grand pas. Je trompetais bruyamment dans un mouchoir quand mon portable vibra et je ne prenais pas le temps de vérifier l'identité de l’appelant, persuadé que c'était mon Prince des vagues qui cherchait à me joindre.
"Julian!".
"Heu... Non, c'est Justin."
"Ah... C'est toi.".
Ouais pas sympa je sais, mais je ne pouvais pas cacher ma déception. Je me cognais de tout sauf de Julian qui me manquais déjà atrocement. Je plaignais quiconque tenterait d'emmerder Nick Frobisher cette semaine...
Mon frère partit d'un petit rire:
"Eh ben cache ta joie...".
Je soupirais en passant la main dans mes cheveux et enlevait mes chaussures. J'avais un peu de temps avant d'aller bosser et c'était rare que mon frangin m'appelle: ça devait être important.
"Pardon, je viens de rentrer d'un week-end idyllique avec Julian et bah... C'est dur de revenir quoi.".

Je me relevais pour commencer à défaire mon sac et préparer mes affaires pour la fac:
"Mais je t'écoute: qu'est ce que tu voulais?".
"...".
Son silence enclencha mon mode "parano" et mon cerveau échafauda diverses théories allant de la plus farfelue à la plus plausible.
"Il part en tour du monde avec un cirque itinérant, ou il va me demander de l'aider pour planquer un cadavre... Ou alors il a mis en cloque une gonzesse.". Je gémis intérieurement: oh non non Justin père de famille??? Pourvu que ça soit le cirque!
"Ah oui, Julian...".
Oh non je le savais: son comportement au dîner... J'avais raison! Et même si mon beau mâle s'en foutait moi, c'était pas le cas: j'allais lui claquer le baigneur et lui recadrer les idées à ce petit con!!!
"Oui, Julian le canon que j'ai présenté aux parents, le comptable, MON mec, tu te souviens?".
"...".
Je déglutis, en proie soudain à une inquiétude sourde:
"Y'a... Y'a un problème avec Julian?".
Est ce qu'il avait craqué les fichiers des flics et découvert que son "beau-frère" était un dangereux baron de la drogue...? Ça expliquerait la baraque du "client" dans laquelle ils avaient passé le week-end et...
"... Non non, RAS."
Je poussais un imperceptible soupir de soulagement. Mais il commençait un peu à me gonfler avec ses mystères.
"Bon accouche Justin tu me rends chèvre là! Qu’est ce qu'il y a à la fin?".
"..."

Bon là j'allais le tuer. J'étais en train d'hésiter entre le pousser dans la piscine et retirer l'échelle (il nageait comme une enclume) ou maintenir un oreiller sur sa tronche quand il se décida enfin à reparler:
"Tu es dispo ce week-end?"
"Oui, totalement libre.".
"Malheureusement.".
Enfin peut être pas au final: ça faisait longtemps que je n'avais pas passé du temps en compagnie de mon petit frère.
"Ça me fait drôlement plaisir Justin. Mais heu... C'est pour faire quoi?".
"Tu verras bien."
"Heu... d'accord.".
Une surprise? Manquait plus que ça... Bon j'allais être un grand-frère sympa et accéder à son caprice.
"On se rejoint où...?".
"Chez papa maman, vient manger vendredi soir. On partira samedi matin avec ma voiture.".
Sous entendu: si c'est toi qui conduis on arrivera le jeudi suivant.
"Bon... Ok. A vendredi alors.".
"A vendredi.".
J'allais raccrocher un peu déboussolé par l’enchaînement des événements quand j'entendis Justin m'interpeller à l'autre bout du fil:
"Nicky?".
"Oui?".
"... Tu l'aimes vraiment ce Julian. Hein.".
Je souris stupidement à mon combiné sans même y penser:
"Ouais, comme un dingue. Ça t'arriveras aussi un jour, tu verras.".
"... Je prie que non.".
Et sur ces quelques mots il raccrocha. Je restais quelques secondes à écouter la tonalité et mon portable coupa la communication.

Bon... Cette semaine ne s'annonçait peut-être pas si merdique au final. Et puis j'allais sans doute voir Julian, même en coup de vent, même pour un baiser volé, ça m'irais.
Je me faisais l'effet d'un drogué.

***

Mais Julian ne réussi pas à se libérer pour me voir et j'en fus fort marri (et s'il devenait un jour mon mari, je lui interdirais de partir aussi longtemps). Non mais merde je devenais dingue moi sans lui: je m étais pris la tête avec Taby et j'avais carrément fais chialer une autre doctorante en lui refusant sèchement mon tour de spectro pour qu'elle puisse vérifier des résultats avant sa soutenance. J'étais passé du gentil gars au salopard notoire. La venue de mon homme sur le campus avait de plus fait visiblement le tour du labo et ma boîte mail professionnelle était inondée de mails contenant des blagues salaces à tendances homophobes ou de publicités pour "enlarge my penis". Évidemment tous de destinataires inconnus (comme c'était commode!). Pfff... quelle bande de pleutres.

J'en voulais un peu à mon chéri pour cette situation de manque de lui douloureuse, même si je savais qu'il souffrait tout autant que moi de cette séparation. Mais j'en avais marre du téléphone. Je le voulais et ce, dans tous les sens du terme. Il allait morfler de m'avoir abandonné comme Ulysse avant laissé en plan sa Pénélope. Ah ça oui! J'allais le faire grimper aux rideaux le Julian Stanford! J'allais le séquestrer et lui faire subir mille délicieux tourments entre deux binge-watching de séries! Enfin... S'il daignait revenir un jour.

***
J'arrivais donc de forte méchante humeur au week-end. Mes parents réussirent à me dérider en me racontant pour la énième fois leurs anecdotes de leurs jeunes amours, à base de papa qui avait grimpé le lierre de la façade de la maison de maman pour la rejoindre dans sa chambre de jeune fille, et avait finit à l’hôpital (et autres anecdotes savoureuses du même genre). Justin alla se coucher tôt et me conseilla de faire de même pour "prendre des forces" pour demain. Aucun de nous trois n'avait réussi à lui tirer ne serait-ce qu'un seul ver de son pif.

Puis il n'avait répondu à aucune question sur le sujet durant tout le trajet (et je devais admettre que c'était un excellent conducteur, hmf). Je m'inquiétais en nous voyant approcher d'un parc d'expo. J'avais horreur de ce genre d'endroit, sans regard sur l'extérieur, immense, bourré de monde, à frôler le corps d'inconnus et partager avec eux des miasmes qui avaient eu tout le loisir de proliférer à l'envie dans cette chaleur moite. Pourquoi Justin m’emmenait-il dans ce genre d'endroit que j'abhorrais? Je ne dis rien et le suivais de mauvaise grâce jusqu'à l'entrée, remarquant à peine les looks fantaisistes de certains visiteurs qui attendaient d'entrer à nos côtés, ni les affiches colorées annonçant la teneur de l’événement. J'étais perdu dans mes pensées et ruminait contre mon frère qui ne me fournissait aucune explication et achetait tranquillement deux tickets adultes siouplet. Je fronçais les sourcils quand ils lui demandèrent sa carte d'identité après m'avoir jeté un regard. Pourquoi la carte d'identité...?

J'avançais à ses côtés et passait l'immense rideau noir entrouvert, intrigué par la musique entraînante qui venait de l'intérieur. Mon air interrogateur et curieux se figea et mon visage se décomposa.
"Justin...".
Mais... mais... Mais... Je regardais les stands qui s'offraient à mon regard et remarquais enfin des personnes à l'allure atypique qui se promenaient dans les allées, tous seins ou paquet moulé dehors. Une frénésie et une excitation palpable électrisait l'air. Je me tournais vers Justin, à la fois furieux et interdit. J'allais... le... tuer.
"Justin...", répétais-je d'une voix lourde de menaces.

Avec tout son flegme légendaire, Justin m’attrapa par le cou et ouvrit son bras libre devant lui:
"Bon anniversaire frérot!"
Je fulminais et freinais des quatre fers alors qu'il tentait de me faire avancer au milieu de ce lieu de joyeuse débauche.
"Bon... Anniversaire? Sérieusement...? BON ANNIVERSAIRE??? TU TE FOUS LITTÉRALEMENT DE MA GUEULE LA OU JE RÊVE???".
Un malabar chargé de la sécurité nous observa et Justin lui fît un signe de la main pour dire que tout allait bien.
"T'es tellement coincé... Je me suis dis qu'il était temps que tu vires ta cuti avant de devenir un vieux croulant, tu crois pas?".
Loin de me calmer, cet abruti me faisais fulminer davantage:
"Ma cuti va très bien merci et si tu veux tout savoir, j'ai BAISÉ TOUUUUT LE WEEK-END alors ça va m...".
Il y avait eu un trou dans la musique alors que je gueulais mon milieu de phrase et les gens me jetaient un regard amusé voir un peu envieux.

Bon ça suffit, j'en avais ma dose. Je me tournais et commençais à me tirer sans un regard en arrière et me heurtais de plein fouet à un torse velu.
-Eh ben mon mignon, fais attention!
Je relevais la tête pour me retrouver nez à nez avec un type baraqué que j'avais l'impression d'avoir vaguement déjà vu et qui portait en tout et pour tout un slip de cuir qui ne cachait pas grand chose et une espèce de croisé de la même matière, fixé autour de son cou par un collier avec un anneau.
Je devais être plus cramoisi que jamais et je réussis je ne sais comment à sortir un
"Pardonjesuisdésolévousmeditesquelquechose.".
Le géant poilu éclata de rire tandis que mon frère me récitait d'une manière laconique l'identité de la personne que j'avais heurté: un acteur porno. Visiblement du famous. Et je resituais soudain où j'avais vu sa teu... heu trombine. Le premier porno que j'avais regardé ado. Je revoyais son visage ravagé de plaisir tandis qu'il défonçait sauvagement un mec bien plus jeune que lui un peu gaulé comme moi sur un îlot de cuisine. Je sentais mon entrejambe réagir comme une conne à cette information.
"Couché stupide machin!!! Reste tranquille!".
La célébrité signa un calepin que mon frère lui tendit et sorti de je ne sais où (... et je ne voulais SURTOUT pas le savoir... ah de la main de l'assistante qui le suivait et que je n'avais pas vu -ouf) une carte que je déchiffrais d'un air un peu ahuri:
-Je suis au hall 1 tu peux pas louper mon stand je suis au centre au bout de l'allée je fais des show privés à ceux que je choisis cet après-midi.
Je restais à le regarder et à regarder la carte à tour de rôle sans rien comprendre. Mon frère se racla la gorge et me fila un bon coup de coude dans les côtes:
"Heu ben... Heu... Merci...?".
Le poilu éclata de nouveau de son rire tonitruant et tapota ma tête avant de s'éloigner en continuant de rire à gorge déployée, suivit par une ribambelle de personnes surexcitées qui se pressaient dans son sillage.

L'abruti qui m'avais traîné ici me tira la carte des mains:
"Ehhhhh c'est MA carte!".
Mon obsédé de frère me rétorqua avec un air moqueur:
"Ah parce que ça t'intéresse maintenant?"
Je marmottais une suite de syllabes et Justin profita de mon état de choc global pour me tirer par les épaules dans l'allée:
"Aller viens, je veux rencontrer quelqu'un."
Il me rendit ma carte avec un sourire goguenard et m'expliqua brièvement que c'était comme un salon comme j'en avais fais parfois, sauf que le thème c'était l'érotisme (pour parler softement). Je voulus m'enfuir quand il m'expliqua ce qu'était un "show privé" mais Justin me retint par le col et me supplia de rester avec lui, arguant avec un air de chien battu qu'on faisait plus jamais rien entre frères.
"Steuplé steuplé steuplé steuplé.".
Et ce gros malin commença à se mettre à genoux pour me supplier. Ça me rappela des souvenirs de gosses quand je lui achetais des glaces et toutes ces conneries dans le dos des parents.
"Arrête ARRÊTE je te suis, t'as gagné.".
Le sourire qui s'épanouit sur son visage supplanta la gêne que je ressentais à être dans ce lieu entouré de tous ces gens... et d'être le point d'attraction avec mon petit frère qui refaisait des siennes. Je me laissais traîner à travers des allées.

Pour lui, pour Justin, je ferais l'effort de tenir. Au moins un peu.

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J'avais voulu tenir ma promesse, vraiment. J'étais sincère quand je lui avais promis de venir le voir dans la semaine, de trouver ne serait ce qu'une soirée pour me libérer et être avec lundi. Mais le temps avait filé trop rapidement, les journées avaient été beaucoup trop chargées pour que je trouve cinq minutes pour lui parler.

Lundi... Je l'avais donc laissé le matin, déprimant de le voir s'en aller. Après m'être rapidement changé j'étais parti aux studios pour retrouver Steve. On venait de finir notre précédent film, une histoire d'avocats et d'accusées assez chaudes prêtes à tout pour gagner leur procès, et on avait pleins de choses à voir. Il avait forcé les équipes à bosser tout le week end pour terminer le montage. Il fallait dire qu'on avait pris du retard pour le faire. Initialement on devait le finir trois semaines avant, qu'il soit prêt pour le salon. Je devais aller là bas pour ça, pour faire une séance de dédicaces pour mon nouveau film. Sans le film c'était le bordel. Alors Steve était sur les nerfs. Il les avait fait bosser à fond pour terminer le montage. Moi je devais aller poser pour la jaquette du dvd l'après midi même. Dés le lendemain il pourrait commencer à les sortir. On devrait pouvoir en avoir de prêts pour le salon samedi mais ça serait limite. Il me rassurait, me disant que ça passerait, qu'il avait un pote qui s'en chargerait et qui nous ferait passer en priorité.

Je me retrouvais donc tout l'après midi à poser avec Cassy. Il était plus de deux heures du matin quand je sortais enfin. J'avais juste trouvé un peu de temps pour appeler Nick le soir mais pas plus. Une journée de passée, une nuit à me coucher sans pouvoir le serrer dans mes bras...

Mardi... J'étais vraiment épuisé par ma séance de la veille. Je comptais dormir un peu, peut être profiter du début d'après midi pour passer à l'agence de voyage et mettre le plan "anniversaire surprise de Nick à Rome" à exécution, mais je fus réveillé à onze heures par un Steve au bord de la crise de nerf. Il y avait des soucis sur le salon. Ces incapables n'étaient pas foutus de faire le boulot correctement. Lui il était bloqué avec son pote pour veiller au lancement du dvd. Il ne pouvait pas y aller. Puis il m'avait sorti les violons. Il n'y avait qu'en moi qu'il avait vraiment confiance. Puis ce gros con de Leo était arrivé et il le saoulait déjà. Il voulait à tout prix faire partie de son projet gros projet de porno gay. Il fallait que j'y aille, que je calme Leo et que je surveille le salon.

Au final encore une grosse journée passée à courir partout. Là pour le coup Steve il avait eu raison. Ils avaient vraiment fait que de la merde sur ce coup là. Et Leo.... il n'avait pas arrêté de me saouler sur le fait qu'il voulait qu'on retravaille ensemble. Problème avec sa carrure de malabar immense et pleins de poils il était au dessus. Et moi je ne voulais plus être en dessous. Il avait passé sa journée à tenter me convaincre et moi à dire non. Deuxième jour sans le voir, j'étais rentré plus tôt, minuit cette fois mais je devais me lever tôt le lendemain.

Mercredi... Je m'étais levé à huit heures pour rejoindre Steve aux studios pour sa réunion de projet sur son "énorme film porno gay, le plus ambitieux de tous les temps, tu vas voir mon Stan ça va être ton plus beau film" comme il l'appelait. En fait il avait décidé de faire une parodie gay d'Avenger. Moi je jouerais Thor, soit disant que grand et blond je collais parfaitement au profil. J'avais invité Leo à la réunion pour avoir la paix. Il s'était retrouvé affublé du rôle de Hulk. J'avais réussi à négocier le fait que Hulk ne baiserait pas Thor, et puis quoi encore? Moi je me taperais Captain America et Iron Man. Hulk se ferait Loki. Et on se retrouverait tous à la fin, sans Loki pour "fêter" notre victoire. Ouais on allait pas tomber dans l'inceste quand même.

J'avais pu m'éclipser après la pause déjeuner pour aller à l'agence. La femme avait été adorable. Elle nous avait trouvé un somptueux hôtel près d'une place trop belle, la Piazza di Spagna il me semblait, un truc du genre. En tout cas c'était beau. On partirait une semaine. Il me tardait déjà.

Puis Steve m'avait rappelé au bord de la panique. Le DJ les avait laché. "On en a tous des grand mères qui meurent c'est pas la fin du monde, puis ça devait pas l'empêcher de passer quelques disques dans un lecteur CD merde!!" Steve et la réincarnation de la compassion... surtout quand il était énervé. J'avais passé ma soirée dans l'ancienne boite où j'avais bossé à tenter de convaincre leur DJ de faire un extra pour nous. Il avait accepté et j'avais pu aller me coucher vers quatre heures du matin.

Jeudi... Midi... J'allais vraiment tuer cet enfoiré de Steve avant la fin de la semaine. J'avais à peine eu le temps de parler à Nick au téléphone depuis le début de la semaine, encore moins de le voir. Je voulais le voir ce soir là. L'organisation du salon avançait bien. J'avais réglé le problème du DJ. Leo avait fini par se calmer vu qu'il avait le rôle de Hulk. Il ralait encore un peu de ne pas pouvoir me baiser mais merde moi je voulais pas me faire défoncer la rondelle par cette brute. La dernière fois je n'avais pas pu marcher pendant plusieurs jours à cause de lui.

Je voulais vraiment faire tout ça mais j'eus droit à une nouvelle crise de Steve. Trente six milles choses avaient l'air de déconner au salon, beaucoup trop pour que je puisse les lister. On y avait passé la journée encore. Il fallait croire que tout ce qui pouvait mal tourner, tournait mal dans cette histoire. Ca serait un miracle si on s'en sortait.

Encore une fois je rentrais tard et je déprimais. Je savais que c'était le dernier soir où j'aurais pu voir Nick. Le lendemain soir je serais pris, pareil pour le week end. Je devrais attendre lundi. Il me manquait. Beaucoup trop. Ces petits je t'aime par sms n'arrivaient plus à me consoler.

Vendredi... Je devais être à peu près dans le même état d'énervement que Steve maintenant. Deux jours qu'on passait quasiment notre vie à courir dans ce maudit salon. On avait plus que quelques heures pour que tout soit prêt. Le soir même c'était la soirée d'ouverture. On organisait une fête immense pour tous les VIP qui avaient pu s'arracher des pass à prix d'or, pour avoir le droit de faire la fête avec leurs stars préférées.

La journée avait été intense. On avait croisé les doigts, croisé tout ce qu'on pouvait d'ailleurs avec Steve pour la soirée. Mais tout s'était bien passé. On s'était bien éclaté au final. Steve avait fini torché et je l'avais vu partir avec une actrice russe invité pour l'occasion. Eliott était là aussi et on avait picolé ensemble, parlé aussi un peu, de Nick un peu et de la fameuse Tabata qu'il hésitait à rappeler pour la revoir parce que "c'était quand même un putain de bon coup".

C'était comme ça qu'on était arrivé au samedi. La journée commençait tôt une nouvelle fois et j'étais complètement lessivé. J'avais plusieurs moment dans la journée où j'allais faire des dédicaces. Entre je ferais des pauses pour me promener un peu dans le salon histoire de me "montrer" comme le disait si bien Steve. Le soir on repartirait en fête, moi je serais dans la partie VIP pour faire un strip pour quelques élus. Pas de scène de sexe et pas du nudité intégrale. J'étais un peu plus soft maintenant que quand j'avais débuté. A l'époque j'avais tout à prouver, une place à me faire dans le milieu, ce n'était plus le cas.

La journée avait débuté depuis un petit moment et j'étais déjà épuisé. Je signais les papiers, souriais, prenais la pose pour les photos mais le coeur n'y était pas vraiment. Je pensais à Nick. Il me manquait, beaucoup trop même. Je m'en foutais, lundi je camperais devant chez lui jusqu'à le voir. J'avais besoin de ma dose de calin Nickesque, c'était vital là.

Je venais de signer une paire de seins, la énième de la journée quand Leo revint m'emmerder. Il avait enfilé un slip ridicule ne cachant pas grand chose de son paquet. Heureusement moi j'avais opté pour un look plus simple, jean moulant et chemise ouverte sur mon torse, comme si je sortais tout droit d'une séance de baise sauvage et que je n'avais pas eu le temps de me rhabiller complètement.

Donc Leo était revenu m'emmerder.

"Hey mon Stan!! J'ai trouvé un petit gosse dans la file là dehors. Il est P-A-R-F-A-I-T. Tout mignon tout fragile comme je les aime. Faut que j'en parle à Steve. Il pourrait très bien faire mon Loki.

Je soupirais en l'entendant. Il commençait vraiment à me gaver celui là.

- Ok c'est cool. T'as Steve là bas, vas lui en parler.

Et il était reparti, souriant en mode excité. Je plaignais le pauvre gars qui allait devoir se faire sauter par lui. Le rôle de Hulk lui allait comme un gant.

Putain qu'il me saoulait...

*****

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Et Steve avait été plus que ravi de l'idée de Leo, pour une fois que cet abruti était bon à autre chose qu'à défoncer des culs. Il était toujours à la recherche de nouveaux talents alors il pouvait bien aller voir le petit gosse qu'avait repéré Leo. Il avait regardé dans la direction que lui montrait Leo, allant voir le dit gamin. Effectivement il avait bon goût. Il était adorable, tout à fait craquant. Il avait le physique pour Loki mais il n'était pas certain de vouloir le donner à Leo. Il serait parfait pour Stan. Peut être en Iron man. Il voyait déjà la scène. Les deux seraient sublimes à l'écran. Il fallait juste réussir à convaincre le gamin.

Il s'approcha de lui en souriant, dégainant une carte de visite de son pantalon en cuir.

"Salut, je suis Steve McKing, producteur et réalisateur de films à succès."

Il lui fit son plus beau sourire ultra wight.

"Je suis entrain de préparer un nouveau projet de film et j'aimerais te proposer un rôle dedans. Si bien sur ça te tente et que tu es gay. T'as tapé dans l'oeil de Leo et il voudrait tourner avec toi. Mais entre nous je te le déconseille, à moins que ton cul ait déjà la taille d'un cratère sinon tu vas morfler. Mais il y aura Stan, Stan Rivers dans ce film. Si tu veux le rencontrer... discuter avec lui...

Il lui fit un petit clin d'oeil.

"Je peux te faire le rencontrer. T'es pas obligé d'accepter le film. Tu peux juste aller le voir et discuter avec. T'en penses quoi?"

Il ne risquait rien à tenter de lui proposer. Au pire là il disait non ce n'était pas grave. Il comptait sur Stan et sur son charme pour le faire accepter.

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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
ColinWoodell :copyright: IMDb


Je commençais à en avoir plein le c... crâne de ce salon. Entre la chair exhibée de partout alors que j'étais grave en manque, la fille qui était persuadée qu'elle m'avait vu dans un porno SM (aucune idée de ce que c'était que ça) et qui me lâchait plus pour que je signe ses miches (est-ce qu'on peut m'expliquer l'intérêt?? Elle va bien se les laver un jour, non?), et s'arrêter tous les 100 mètres pour que Justin puisse demander une signature d'un machin aux nichons à l'hélium ou d'un balèze qui aurait pu sans aucun doute se déguiser en lance à incendie (non mais y'avait-il des gens NORMAUX dans le porno?)... J'en avais vraiment ras le c... ciel de ce salon. Et mon calvaire n'était pas terminé. Maintenant, on poirotait bien docilement dans cette étuve depuis bientôt 1h. Tout ça pour rencontrer jenesavaisqui qui avait fait jenesavaisquoi (enfin si j'avais une vague idée hein). J'avais beau faire des efforts, je n'étais pas dans mon élément, pas à ma place au milieu de ces gens qui assumaient leur sexualité plus ou moins débridée. C'était perso, c'était intime tout ça enfin c'était censé l'être... J'avais vraiment rien à foutre ici. Je détonnais totalement dans le décor. Mon frère lui, était comme un poisson dans l'eau... une eau remplie de foutre.

L'image d'eau mêlée à de la semence (wouhou super cocktail!) me fît penser à mon week-end qui me paraissais limite s'être déroulé dans une autre vie. Tout ça me semblait être arrivé à un autre que moi tant ne pas voir Julian, ne pas pouvoir le toucher me faisait souffrir et douter de la réalité des choses. Une réalité sans lui, c'était nul à chier.

J'étais sur mon portable, à soupirer à fendre l'âme en relisant mes échanges avec mon homme de rêve tandis que mon frangin discutait porno avec un mec aussi excité que lui. Je commençais à me demander lequel des deux avait été adopté tellement on était différent quand même... J'hésitais à envoyer à Julian une photo de moi dans ce bordel géant, ça le ferait sans doute marrer au milieu de sa conv' assommante de comptables. J’espérais qu'il ne se faisait pas draguer, même si les risques étaient minimes vu l'ambiance soporifique où il devait évoluer. Mais je savais très bien qu'il attirait beaucoup trop les deux sexes. Et je prêtais pas mes jouets moi. Grrr. Pas touche.

"Non mais Stan Rivers mec!".
Mon oreille avait été attirée par l'exclamation enjouée au dernier degrès de l'interlocuteur de mon accompagnant (ou plutôt tortionnaire). Stan Rivers... Stan Rivers... Où est-ce que j'avais entendu ce nom ridicule...? Je me haussais sur la pointe des pieds et me tordais le cou pour tenter d’apercevoir le mec pour lequel mon frère était près à se taper une aussi longue queue, mais je me pris un bourre-pif bien viril sur l'épaule:
"AOUTCH! Mais t'es complètement barjot toi qu'est ce qui te prend???".
Je frottais mon épaule endolorie en fixant Justin avec une expression mélangeant incompréhension et colère, tout en suivant le petit pas en avant que la file interminable qui se raccourcissait devant nous effectua.
"Je t'ai vu t'as essayé de tricher: je t'ai dis que c'était une surprise.".
Je levais les yeux au ciel, excédé: qu'est ce que j'en avais à cogner de Stan Rivière sérieux?
"Oh purée j'espère que c'est pas quelqu'un que je connais...".
Genre mon amour de jeunesse qui avait abandonné ses idées d'étudier à Yale pour préférer le monde du sperme et des paillettes.

J'en étais là de mes réflexions quand une voix assurée et dynamique se fît entendre sur ma gauche:
"Salut, je suis Steve McKing, producteur et réalisateur de films à succès.".
Je me tournais vaguement vers le propriétaire de la voix, me demandant à qui il pouvait bien être en train de faire son speech (et puis mais merde, ce nom me disait aussi quelque chose, décidément...)
"Hmm... C'est sans doute le jeu de mot vaseux avec Steve Mc Queen qui me fait penser ça.".
Le pauvre Steve... Heureusement qu'il était mort.
Et puis je percutais que l'individu qui m'exhibait sans pudeur son torse noueux et son bronzage aux UV me regardais moi. Et qu'il me tendait une carte.
"Oh naaaan pas un autre show privé pitié...".
Il avait quoi, l'âge de mon père? Non plus jeune, sans doute la quarantaine... Y'avait pas de retraite dans cette foutue profession? Je pris néanmoins la carte par pure politesse. J'étais pas à une près... Peut-être que j'en rigolerais lundi en les montrant à Julian. Mais pour le moment, je subissais le baratin de Mister 'Signal White Now'.

"Je suis entrain de préparer un nouveau projet de film et j'aimerais te proposer un rôle dedans. Si bien sur ça te tente et que tu es gay.
"... ... ... Hein?".
J'avais du mal à percuter et un air circonspect remplaça mon air poli mais blasé. J'avais du mal entendre avec le bruit, il voulait sans doute dire "y'aura des trucs drôles dedans" et essayait de me vendre sa camelote.
"T'as tapé dans l’œil de Leo et il voudrait tourner avec toi.".
"Leo...?".
Ah oui, l'espèce de gorille en moule-bite tout de cuir vêtu. Je sentis un regard appuyé sur ma personne et en cherchait l'origine quand je croisais le regard du dit Leo un peu plus loin qui me fît un coucou enthousiaste de la main. Je serrais les fesses malgré moi par réflexe. Pur instinct de conservation. Je fis semblant de ne pas l'avoir vu mais j’étais de plus en plus mal à l'aise et je tirais sur le col de mon t-shirt, ne sachant où poser mes yeux tant tout ce qui m'entourais me donnais le tournis.

Nous avançâmes de nouveau très légèrement vers le stand.

Mais entre nous je te le déconseille, à moins que ton cul ait déjà la taille d'un cratère sinon tu vas morfler.
Mon regard se raccrocha au quarantenaire qui n'y allait pas par quatre chemins.
"Un... Un cratère?".
Oui oui, il avait bien dit "cratère". J'allais répondre un brin ironique que sa sollicitude me touchais mais il continua son discours apparemment bien rôdé:
"Mais il y aura Stan, Stan Rivers dans ce film. Si tu veux le rencontrer... discuter avec lui... Je peux te faire le rencontrer."
Mais qu'eeeest-ce qu'ils avaient TOUS avec ce Stan Rêveur??? Qu'est ce qu'il avait de TELLEMENT exceptionnel pour qu'on me traîne à une convention et que je doive attendre des heures pour espérer voir sa maudite trombine? Hein?

Je faillis dire oui pour avoir la paix, pour qu'on me laisse enfin tranquille et aussi pour permettre à Justin de rencontrer plus longuement son idole. Et puis aussi voir POURQUOI je devais A-B-S-O-L-U-M-E-N-T rencontrer ce gars qui n'avait aucun point commun avec moi. Je la voyais de là la discussion...
"Eeet donc, tu as toujours rêvé de te faire éclater sauvagemment la rondelle par un mec monté comme un âne devant une caméra?".
Parce que ouais j'avais pas regardé beaucoup de pornos, mais j'en avais vu assez pour savoir que j'allais pas être l'actif du film. Mais même si j'étais l'actif... C'était n'importe quoi tout ça. Du grand n'importe quoi.

Je suivis sans y penser le mouvement de la foule qui nous rapprocha encore un peu plus du but ultime de cette journée en enfer.

J'en avais rien à carrer de son film, de son Stan Giver, et de sa marque de dentifrice. Je voulais rien connaître de ce monde et j'en avais ma claque de ces conneries. Je commençais à vraiment me sentir mal.
"T'es pas obligé d'accepter le film. Tu peux juste aller le voir et discuter avec. T'en penses quoi?
Nooon? J'avais le luxe de refuser?
"Mais vous êtes royal Mister McCouine! Je vous embrasserais bien tiens pour la peine! HAHAHA! Vous préférez peut-être une petite pipe?".
Qu'est ce qu'il croyait ce type? Que j'étais un adorateur de Stan Roover et que j'allais me jeter sur l'occasion de baiser avec ma star favorite?

Et puis tout à coup, je me rappelais où j'avais vu ces stupides pseudonymes (enfin... j'espérais pour eux que s'en était): la dvdthèque à dominante cochonne de la 'maison du vice' où on avait passé le week-end. "Le pasteur tire toujours deux fois". Alors c'était donc lui le producteur de ce truc de mauvais goût qui avait failli me bousiller une soirée avec Julian? Mériterais une bonne tape sur le museau tiens.
"J'en pense que...".

La file continuait d'avancer.

J'entendis vaguement Justin me chuchoter que c'était une opportunité inespérée et que je devais accepter. J'avais comme un sifflement dans les oreilles et je me sentais nauséeux. Ma tête me semblait lourde. Quelque chose grattait dedans. Quelque chose de dérangeant qui hurlait et remuait comme un beau diable pour percer le voile de mon subconscient.
"Je...".

J'aperçus une agitation non loin et vis du coin de l’œil un large dos habillé d'une chemise noire. Mon sentiment de malaise décupla et ma vision se troubla. Je devais avoir une mine affreuse car Justin me demanda plusieurs fois si j'allais bien. Je hochais péniblement la tête en essayant de lui sourire:
"Oui, oui, ça va j'ai juste eu un vertige, sans doute la...".
J'allais dire "chaleur", ou peut-être "fatigue" mais rien ne sorti.

Non ce n'était pas ça. C'était autre chose. Autre chose que je refusais de toutes mes forces. Sur lequel je refusais ne serais-ce que frôler du bout du doigt.
Le type avait perdu son sourire 'shine like a diamond' et il me fît un peu de peine sans que je sache bien pourquoi:
"Pardon je...".
Une douleur me vrilla la tempe. J'allais vomir.
J'avais besoin de respirer. J'avais besoin d'air. De l'air!
"Excusez-moi je dois...".
Et je portais la main contre ma bouche en le bousculant légèrement sans le vouloir pour m'enfuir.

Mon frère m'interpella mais je l'ignorais, me faufilant le plus rapidement possible entre les visages riants, extatiques, ou pensifs des gens qui me séparaient de ma liberté. Je me jetais de l'autre côté du rideau et me ruais dehors bras en avant, laissant les portes de verres retomber à grand bruit à ma suite. Je poursuivis un peu à l'aveuglette, courant au hasard pour me réfugier dans un renfoncement de la structure à l'abri des regards et invisible depuis l'entrée.

Là, je m’affalais brutalement contre le sol, le dos appuyé contre la tôle froide du revêtement. Le monde autour de moi n'étais plus qu'un manège grimaçant et je respirais à grandes et bruyantes goulées, jambes relevées et écartées contre mon torse, mains en appuis derrière ma nuque et visage en direction du sol. Mes synapses continuaient d'essayer de formuler une pensée indistincte et dérangeante, et je me suppliais d'arrêter de chercher à la comprendre. Je me concentrais uniquement sur ma respiration et j'oubliais peu à peu où j'étais. Le martèlement de mon cœur devint de moins en moins erratique et le sol cessa doucement de se tordre sous mes yeux hagards.

Un peu hébété et complètement épuisé, j'avisais la carte du producteur que j'avais toujours en main et la rangeais sans y penser en compagnie de celle du grand hilare dans une de mes poches de jean. Évoquer le mastodonte fît resurgir les paroles de Steve McQueen qui tournèrent un instant en boucle dans mon esprit.
"T'as tapé dans l’œil de Leo et il voudrait tourner avec toi." "à moins que ton cul ait déjà la taille d'un cratère... -tère... -tère ... -tère." "... aura Stan, Stan Rivers... Rivers... Rivers... Rivers.".

Je gémis sourdement. Ce nom rebondissais dans ma tête comme une balle élastique et ravageait tout sur son passage. Mais... Pourquoi...?

Justin devait s'inquiéter. Il fallait que je retourne le voir... Mais à cette idée, mon estomac vrilla et je me sentis de nouveau mal. Non j'étais incapable d'y retourner.

Je sortis mon portable de ma poche et tapais brièvement quelques mots:
"Désolé mais je vais t'attendre dehorsEverybody lies [PierreHope] - Page 6 1f616. Prend ton temps et rejoins-moi quand tu auras fini.Everybody lies [PierreHope] - Page 6 1f609".

J'envoyais le sms et avisais l'icône où s'affichait le visage de Julian. J'allais la presser pour l’appeler, pour lui parler et qu'il me rassure comme il savait si bien le faire, mais mon doigt s'arrêta à mi-chemin et commença à trembler violemment.
Non.
Je ne devais pas.
J'allais le déranger.
Il allait s'inquiéter et souffrir encore plus de ne pouvoir être là ou tout envoyer chier et se mettre dans la merde.

Je laissais ma main choir le long de mon corps et regardais la photo de nous 2 que j'avais choisi en fond d'écran: c'est Julian qui l'avait prise. Moi, j'étais infoutu de prendre un selfie: je cadrais trop haut, trop bas, ou je les prenais flous. Je caressais bêtement l'écran alors que la tristesse m’envahissais.

J'aurais donné n'importe quoi pour être à ses côtés. Pour entendre sa voix, pour toucher son visage. Vraiment n'importe quoi.

***

Justin était accro au porno et il l'assumait sans complexe. Alors tu m'étonnes que quand son frangin avait débarqué avec Stan Rivers au bras, il avait été un peu perturbé. Et hyper en colère.

En colère que ce mec dont il avait admiré les prouesses profite de son frère et le prenne pour un con. En colère de ne rien pouvoir dire car Nick ne le croirait pas. Ils avaient eu leurs lots de différents et il regrettait nombre d'entre eux, honteux d'avoir si souvent renié son frangin qui avait été longtemps son meilleur ami, son confident et le meilleur compagnon de jeu dont on puisse rêver. Toujours patient, toujours gentil, toujours à le protéger et à le défendre même quand il était devenu un sale petit con prétentieux. Il le savait, Justin, à quel point il avait été odieux. Mais il ne savait pas comment rattraper les choses.

Ce menteur avait débarqué avec son baratin de comptable, et le gentil Nicky avait tout gobé. Le cadet ne voulait pas faire souffrir son aîné, alors il avait tâté le terrain. Il avait vérifié encore et encore, se repassant la soirée du dîner en tête mais non: c'était bien Stan Rivers. Il avait pris son courage à deux mains et comptait tout balancer à son frère au téléphone lundi. Mais il avait l'air si mal... Et il ne le croirait pas. Il ne croirait que ce qu'il verrait. Alors il avait monté tout ce cirque pour confronter Nick à l'amère réalité. Oh il lui en voudrait. Il ne lui adresserait peut-être plus jamais la parole ensuite, mais... Il ne pouvait pas laisser ce connard profiter de la naïveté de Frobisher 2ème du nom. Longtemps il l'avait protégé. C'était son tour à présent.

Mais Steve McKing avait tout fait foirer. Et il avait beau avoir toujours rêvé de le rencontrer et de le remercier pour tout ces moments de bonheur, cet esthétisme poussé à la perfection dans ses créations, sa créativité sans borne qui lui fournissait le tissu de nombre de ses rêves moites, autant Justin résista difficilement à l'envie de lui coller une mandale magistrale. Le personnage haut en couleur lui dit en gros que son frère était un type intéressant et qu'il devait l'aider à le convaincre "pour le bien du 7e art" avant de retourner voir sa poule aux œufs d'or.

Stan Rivers.
Ou plutôt...

"Bonjour, JULIAN.".
Son ton était glacial tandis qu'il jetait sur la table un dvd première édition de 'Le pasteur tire toujours deux fois' dans un état quasi impeccable.

L'icône de fantasme sursauta et Justin s'en délecta, savourant son air surpris qu'il tenta de masquer très professionnellement derrière un sourire à toute épreuve.
Ses yeux le jugeaient avec un mépris implacable, tandis que l'autre semblait comprendre ce qui s'était tramé à son insu pendant qu'il faisait le beau.
"Fini de jouer Stanford. Tu t'es bien assez foutu de la gueule de mon frère comme ça. Ça te plaît de jouer avec les gens, hein?".

Le jeune homme tremblait imperceptiblement d'une rage contenue. Ce mec qui était adulé et respecté par les connaisseurs du milieu était la pire merde que la Terre ait jamais portée. Il rêvait de l'écraser sous sa semelle, de l'humilier autant qu'il avait humilié son pauvre Nicky. Il vit le producteur faire signe à la sécurité mais il n'en avait rien à foutre. Il allait dire ce qu'il avait à dire, et faire ce qu'il avait à faire. Il se pencha par dessus la table pour approcher son visage de celui maintenant honnis, de Stanford et lui cracha entre ses dents:
"Approche-toi encore une fois de Nicky et j'hésiterais pas à te...

Mais son portable l'interrompit en sonnant brièvement l'air d'un dessin animé bien connu mettant en scène des animaux de la savane -en particulier d
un lionceau qui voulait déjà être roi. C'était le dessin animé qui avait provoqué chez Nick sa vocation d’ethnologue et il l'avait assommé durant toute son enfance avec cette fable chantante et haute en couleur. Il lut rapidement le sms de son frère et son visage se contracta. Décidément, tout se combinait pour que leur confrontation n'ait pas lieu.... Ce bâtard avait beaucoup trop de chance.

Justin s'éloigna rapidement en pointant sur Julian avec un air mauvais un index menaçant
"Tu perds rien pour attendre, enfoiré.".
Puis il fila rejoindre son frère à toute vitesse. La bite sur pattes n'aurait pas les couilles de le suivre et de risquer de tomber sur son 'précieux' qui était naïf, mais pas non plus totalement con.
Justin était déterminé: qu'il le veuille ou pas, Nick allait apprendre la vérité.

Il le trouva sans même le chercher, à l'instinct. Abattu, tout seul dans son coin, le cul contre le sol froid. Son cœur se serra douloureusement face à cette vision. Le petit frère l'aida à se relever et pressa fort son grand frère entre ses bras. C'était sans doute la dernière fois qu'il pourrait faire ça. Mais il n'hésiterait plus. Il devait le faire. Pour le bien de Nicky. Justin l'enjoignit à se hâter et démarra en trombe à peine les portières refermées. Il vit dans le rétroviseur quatre vigiles débarquer en trombe sur le parking et l'un d’eux les pointer du doigt. Mais ils étaient déjà trop loin et le plus jeune poussa intérieurement un soupir de soulagement.

Il attendit un long moment puis n'y tenant plus, il prit son courage à deux mains et balança sans fioritures mais le cœur lourd, la cruelle vérité qui allait détruire son frangin adoré.

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Luigi

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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Chris Hemsworth :copyright:️ mirakuru.

J'étais toujours entrain de signer mes autographes. A chaque fois ça me faisait le même effet, j'étais surpris, limite choqué de voir le nombre de personnes qui faisaient la queue pour me voir moi. Steve avait beau me l'assurer à chaque fois, je restais perplexe devant ce succès. J'étais encore ce petit gamin, perdu au milieu de son bayou, destiné à reprendre la vieille casse pourri de son père, à épouser la fille la moins moche du coin et à lui pondre une tripotée de gamins. Le mec qui personne ne remarquait, que beaucoup méprisaient. Mais je n'avais pas voulu ça. J'avais voulu plus. J'avais voulu m'échapper de ce trou, me faire une vie où je pourrais être celui que je voulais. J'avais bossé dans ce bar et j'avais adoré ça. J'avais aimé voir les sourires sur les visages alors que je me déhanchais derrière le bar, jonglant avec les bouteilles. J'avais aimé être au centre de l'attention et je m'en délectais chaque soir. Puis j'avais rencontré Steve, il m'avait donné ma chance, m'avait montré que je pouvais être bon devant une caméra, que je pouvais susciter plus que de l'envie, de l'admiration même. Et c'était ce qui se passait. Quand je croisais le regard de tout ces gens venus pour moi, je pouvais lire l'admiration dans leurs yeux. Et le gamin bouseux dans son jean troué avait du mal à réaliser tout ça.

Je souriais à un énième fan alors que Steve revenait en râlant.

"Je vais tuer Leo... ok son gamin est mignon mais c'est un gamin. Il a paniqué quand je lui ai parlé et il s'est barré en courant. Abruti de Leo."

Je me retenais de rire devant son air de gamin boudeur déçu d'avoir perdu son jouet. Pour qu'il réagisse comme ça le mec devait vraiment être mignon. Je connaissais bien Steve, il adorait dénicher de nouveaux talents, trouver LA personne qui sublimera son film. Il ne formait pas les couples au hasard. Il étudiait chaque plan pour que la scène ressorte au mieux, que nous formions un couple excitant à l'écran mais sans tomber dans la routine. Et pour ce film... c'était son gros projet du moment. Il était tellement excité qu'il avait déjà quasiment fini le script, alors il voulait trouver les meilleurs acteurs possible.

- Tu sais que Salvador est venu tout exprès d'Espagne pour te voir. Ca fait un moment qu'il veut tourner avec toi. Je suis sur qu'il accepterait. Je le vois bien faire Iron man. T'en penses quoi?

Et je le retrouvais, avec son sourire de gamin surexcité. Bon j'avouais j'avais un peu envie de tourner avec Sal' aussi. En plus d'être vraiment canon ce mec était adorable, pas dans le genre boulet comme Leo. Il était aussi perfectionniste que Steve et moi, n'hésitant pas à refaire plusieurs fois une scène jusqu'à ce qu'elle soit parfaite. J'étais certain qu'on pourrait faire un beau truc ensemble. Et j'étais aussi certain qu'il accepterait, c'était sa chance de pouvoir percer aux Etats Unis.

"Bonne idée. Je vais essayer de le voir. Ahh mon Stan, qu'est ce que je ferais sans toi?"

Je ris avant de le voir repartir au milieu de la foule. J'avais les yeux baissés, attrapant machinalement le dvd qu'on me tendait. C'est pour ça que je ne le vis pas sur le moment, et que le choc arriva quand il me parla.

"Bonjour, JULIAN."

Mon coeur s'accéléra d'un coup, envolant ma bonne humeur pour ne laisser la place qu'à la peur. Je relevais les yeux pour croiser le regard furieux de Justin. J'aurais du m'en douter... ce soir là il m'avait reconnu. Peut être pas sur le moment, ou peut être avait il simplement eu un doute. Mais depuis, cela faisait plus d'une semaine, il avait eu le temps de vérifier, de réaliser que le mec de son frère était dans le porno. J'étais mort... Il avait du amener Nick avec lui et je ne tarderais pas à voir son regard blessé, trahi me foudroyer.

"Fini de jouer Stanford. Tu t'es bien assez foutu de la gueule de mon frère comme ça. Ça te plaît de jouer avec les gens, hein?"

J'ouvris la bouche pour parler mais les mots se bloquèrent dans ma gorge. Je voulais lui dire que non, lui faire comprendre que non je n'avais jamais voulu lui faire de mal. Je l'aimais trop pour ça. Mais j'étais certain qu'il ne les entendrait pas, que mes mots sonneraient vides et creux à ses oreilles. Il me haïssait. Je pouvais le voir dans son regard. Et là je me demandais juste pourquoi Nick n'était pas encore venu me hurler dessus? Peut être l'avais je trop blessé? Il me fuyait peut être déjà, beaucoup trop blessé pour avoir envie de me voir. Je l'avais déjà perdu...

"Approche-toi encore une fois de Nicky et j'hésiterais pas à te..."

Il s'arrêta alors que la sonnerie du roi lion retentissait. Le disney préféré de Nick, celui qui lui avait donné envie d'étudier les animaux. C'était lui qui lui envoyait un message, et mon coeur se serra un peu plus. Il était pas loin j'en étais certain. Il m'avait peut être vu entrain de signer des autographes. Son frère avait déjà du lui balancer la vérité.

Steve avait du voir que quelque chose n'allait pas. Je le voyais déjà arriver avec des gars de la sécurité. Mais trop tard, Justin était déjà entrain de se barrer. Je me levais rapidement pour tenter de le rejoindre, réagissant enfin. Il fallait que je lui dise, qu'il comprenne, qu'il parle à Nick pour lui faire comprendre. Je n'étais pas le connard qu'il pensait, je n'avais jamais voulu lui faire de mal. J'avais eu peur, trop peur de le perdre pour lui dire la vérité. Et je le perdais là maintenant.

Je courais pour rejoindre Justin, le suivant dehors. Je l'avais presque rattrapé quand je me figeais en voyant qui il venait de rejoindre. Nick... il était là... assis au sol, l'air plus mal que je ne l'avais jamais vu. Je me planquais rapidement, n'osant pas aller plus loin. C'était ma faute. Il était mal à cause de moi. Je fermais les yeux, retenant mes larmes de couler. Je les entendais partir, monter dans la voiture de Justin avant de quitter le salon, les vigiles et Steve arrivant juste à ce moment là.

"Stan... Julian mon chéri tu vas bien?"

J'hochais faiblement la tête, la gorge trop nouée pour réussir à parler. Le doute me pris d'un coup, les pièces du puzzle se mettant petit à petit en place. Je sortis mon téléphone pour lui montrer une photo de Nick.

- C'est lui le type avec qui Leo voulait tourner? Le gars à qui tu es parti parler?

"Mais oui c'est lui! Avoue qu'il est canon. Je suis sur que ça aurait pu colle entre vous et...

Je le coupais sèchement, ne supportant pas de l'entendre parler davantage.

- C'est mon copain. C'est Nick. Et je... je crois qu'il a découvert la vérité.

Steve me fixa un instant, ne sachant pas quoi dire. Finalement il me prit sans un mot dans ses bras. Je me laissais aller contre lui, pleurant à chaudes larmes. Je l'avais perdu. J'avais perdu l'amour de ma vie...

****

Je passais le reste de la journée dans le brouillard. J'étais passé en pilote automatique. Je souriais, je signais les autographes, je posais pour les photos, mais le coeur n'y était plus. J'attendais le message de Nick, celui qui me ferait comprendre que tout était terminé entre nous, qu'il me détestait trop pour vouloir encore me voir.

Il était vingt deux heures et j'attendais en tenu, caché dans les coulisses de devoir faire mon strip. Je fixais mon téléphone, attendant bêtement qu'il sonne, qu'il termine de détruire ma vie. C'est dans cette position qu'Eliott me trouva, le visage penché sur le téléphone. Il vint doucement me rejoindre et s'asseoir à côté de moi. Il resta un moment silencieux et ça me convenait. Je ne voulais pas parler de ça. J'aurais voulu que cette journée n'ait jamais eu lieu. Je voulais juste oublier et me réveiller dans les bras de Nick, le sentir tout contre moi, voir son sourire de bon matin et l'embrasser... l'embrasser comme si c'était notre dernier baiser.

"Tu sais... il ne lui a peut être rien dit. C'était peut être juste des menaces comme ça..."

Je ne dis rien. Je voulais y croire mais une part de moi, trop pessimiste, gueulait sur cette petite voix pour lui dire d'arrêter de se croire dans un conte de fée. Il m'avait balancé, j'en étais quasiment certain. Eliott finit par me laisser, me rappelant que c'était à moi dans cinq minutes. Je hochais la tête avant de faire certainement une des plus grosses conneries de la journée. Je lui envoyais un message.

SMS : Tu me manques mon amour... j'aimerais pouvoir être avec toi. Je t'appellerais sûrement demain soir quand tout sera fini. Il me tarde de te voir. Promets moi que tu m'attendras lundi matin. Je t'aime...

Je l'envoyais et rangeais mon téléphone avant de retourner bosser. Je terminais tard encore une fois ce soir, on pouvait même dire tôt vu l'heure qu'il était. Je retournais bosser le lendemain, priant pour que cette maudite convention se termine vite. Je continuais d'avancer tel un zombie. Mes amis n'osaient plus me parler, je le voyais aux regards qu'ils s'échangeaient qu'ils étaient inquiets.

Mais devant les autres je faisais comme si tout était normal. Je saluais les fans. Je parlais boulot. J'étais ressorti avec des entretiens avec deux réalisateurs qui voulaient m'avoir dans leur film. On avait pu convaincre, très facilement, Salvador de jouer avec nous. On avait même trouvé les deux autres gars pour jouer Loki et Captain America. Notre casting était quasiment complet, Steve se chargerait du reste. Il me laissait une petite semaine pour souffler avant d'entamer le tournage. Traduction, une semaine pour que j'arrête d'avoir une tête de déterré et que je sois en état de faire un boulot correcte.

Il était pas loin de vingt deux heures quand je rentrais enfin chez moi. Je tournais en rond un moment, le coeur battant la chamade avant de prendre mon téléphone pour l'appeler. J'attendis... me demandant s'il allait décrocher ou non... je sentais mon coeur se tordre à l'idée qu'il ne le fasse... puis finalement j'entendis le petit clic, signe qu'il avait décroché.

- Salut mon amour... tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué toute la semaine. Dis moi que je peux bien passer chez toi demain matin.

Je tentais d'avoir l'air enjoué mais le stress était beaucoup trop présent. Je me demandais s'il n'allait pas me quitter là, dans les secondes à venir.


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