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 Everybody lies [PierreHope]

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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
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Penaud, je commençais à remonter mon slip mais suspendis mon geste et fronçais les sourcils: avec Julian je ne savais jamais si c'était du poisson, de la viande ou de la volaille. J'optais pour une revanche de vanne au vu de son sourire malicieux et terminais mon geste avec une moue boudeuse. Il mériterait que je lui colle mon slip dans la tronche tiens... Mais je l'avais bien cherché avec ma provoc' d'hier et ça aurait été manquer de gratitude au vu de l'odeur qui l'accompagnait et avait chatouillé mes narines.

J'observais ses gestes précis tandis qu'il continuait sa fanfaronnade qui m'agaçait de plus en plus mais je ne pouvais rien contre lui et attendis sagement en silence et en songeant que j'aurais déjà renversé la tasse de café et foutu de la confiture par terre à sa place. Je salivais d'avance en voyant les petits pains au raisin au milieu des viennoiseries: j'a-d-o-r-a-i-s les petits pains au raisin. Je me damnerais pour un pain au raisin.

Mais le délicieux petit pain fût oublié quand il parla de mes binocles. Je le regardais, yeux écarquillés, touchais discrètement l'espace entre ces derniers et me raidis en sentant le métal froid sous mon doigt.

"... Et merde.".
Et voilà. Mon mensonge était éventé, révélé au grand jour en place public. Je me sentais péteux et honteux et frottais mon bras gauche sans oser le regarder.
Mais visiblement, il s'en foutait et vint m'embrasser en me demandant de passer à table.

Trop affamé et heureux de m'en tirer à si bon compte, je m'exécutais et m'empressais de mettre la main sur mon précieux, avant de me raviser et d'ouvrir en deux un croissant que je fourrais de confiture et que je plongeais dans mon café (ouais je sais ça en dégoûte beaucoup et je les emmerde). J'aimais faire durer le plaisir: le pain au raisin viendrait après. Mâchonnant avec appétit, je soupirais de contentement:
"C'est trop bon. Merci Julian. J'avais trop faim.".
Je n'avais pas mangé depuis... eh bien depuis le bout de sandwich que j'avais engloutis la veille à la pause déjeuner le nez dans mes recherches. Normal que j'ai l'estomac dans les talons. Mon chéri me gâtait. Oui il me gâtait et moi... Moi...

Je ralentis ma mastication et déglutis péniblement ma dernière bouchée que je fis passer avec un peu de café, le regard perdu dans le vague. Moi je lui avais menti par pure vanité. Pourquoi ne m'avait-il rien dit, me laissant m'enfoncer dans ma ridicule tromperie? Je le regardais profiter de son breuvage, regard sur l'horizon à travers la baie vitré. Il était divin quand il était nu. Mais vêtu, il était vraiment... classe. Un rien l'habillait. Jamais je n'avais vu un homme mettre autant en valeur un pauvre t-shirt assorti à un jean. Il surprit mon regard et me sourit. Je tentais de faire de même mais mon geste manquais de spontanéité. Je m'essuyais les mains et la bouche et posais l'une d'elle sur la sienne qui était libre.
"Je... Je te demande pardon pour t'avoir menti. Au sujet de mes lunettes.".
Lui s'en tamponnait le coquillard mais moi pas. Tant que je ne me serais pas excusé, je culpabiliserais.

"J'ai toujours détesté ces culs de bouteille, je... je me trouve immonde avec. Je les porte depuis petit et on me faisais chier en me traitant de tête d'ampoule, de binoclard... En plus comme j'étais premier de la classe, ça aidait pas. Alors dès que j'ai pu, j'ai commencé à le cacher en mettant des lentilles. J'ai dû batailler ferme avec mes parents mais ma mère a cédé. Je l'ai dis à personne jusqu'à... mon ex.". Je n'avais pas pu continuer à lui cacher vu qu'on s'était installé ensemble. "Il... Il s'en foutait aussi. Enfin il m'a dit qu'avec, j'avais vraiment l'air d'un mec coincé comme ceux des teenage movie.". J'avais ris avec lui. Mais un peu jaune. "Alors... J'ai pris l'habitude de les mettre le moins possible. Et j'ai rien dis parce que j'avais trop peur que... Que tu me trouves pas attirant avec.". Ou pire: que lui aussi se marre et me traite de jeune premier ou d'intello coincé. Ou que sais-je qui me blesserais sans que je le montre et que j'enferme ça avec le reste de mes blessures au fond, tout au fond de moi. Je savais très bien que c'était puéril, à presque 30 ans, d'être encore marqué par tout ça. Mais je n'y pouvais rien. Ces foutues lunettes... C'était la cristallisation de mes brimades scolaires et de mon échec sentimental. Et de mon manque de confiance en moi.

Je me forçais à afficher un visage plus joyeux et dégagé et tapotais la grande main sur la surface plane:
"Enfin bref bref bref, voilà tu es avec La Binocle. Heureusement que je ne suis pas roux en plus hein! Hahaha.".

J'étais pas fier de ma blague oppressive sur les rouquins (qu'en plus je trouvais trop sexy pour ma part) mais c'est ce qui m'étais venu pour tenter de masquer ma gêne (et ma blessure). Je tentais un autre changement de sujet en terminant mon café (sans m'en renverser dessus, un exploit):
"Et heu, t'as pas pris le journal?".
Je me frappais mentalement le front. Je ne lisais pas le journal (j'en avais assez de lire avec mes recherches). Si j'en ouvrais un, c'était pour me gausser des aventures en 3 ou 4 cases à la fin des quotidiens (et en top position ce con de Garfield). Pourquoi j'avais dis ça? Pourquoi je continuais à parler? Aller tais-toi Frobisher. Tu t'enfonces. Comme toujours.

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Beloved
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Luigi

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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Je souriais en lui disant tout ça. Je le savais depuis un moment mais je l'avais laissé garder son petit secret s'il en avait envie. S'il me le cachait c'était qu'il n'était pas à l'aise avec ça et je ne voulais pas le forcer à en parler. Il le ferait avec le temps.

Je m'installais pour entamer mon café, prenant un croissant que je mangeais comme ça. Je le regardais faire alors qu'il ouvrait le sien pour le tartiner de confiture. J'étais surpris de voir qu'il ne touchait pas aux pains au raisin. Je savais qu'il adorait ça. Moi j'étais plus traditionnel, préférant les croissants mais je savais que c'était son pêché mignon et je lui en avais pris plusieurs.

"C'est trop bon. Merci Julian. J'avais trop faim."

En même temps il s'était endormi sans qu'on ne mange rien la veille, normal qu'il ait faim. J'avais grignoté un fruit avant d'aller me coucher et j'étais mort de faim alors je n'osais pas imaginer pour lui.

"Je... Je te demande pardon pour t'avoir menti. Au sujet de mes lunettes."

Je restais à le fixer alors que je mâchais tranquillement mon glaçon. Je sentais le poids de mon mensonge s'alourdir un peu plus. Il s'en voulait pour un mensonge ridicule. Il portait des lunettes et alors? Ce n'était qu'un détail qui ne changeait rien à ce que je ressentais pour lui. Mais moi... je lui cachais toute une partie de ma vie. Je lui avais menti sur ce que je faisais dans la vie parce que je savais qu'il n'accepterait pas son travail. S'il découvrait mon mensonge... en plus du sentiment de trahison qu'il ressentirait, je n'étais pas certain qu'il accepte aisément mon choix de carrière. Peut être qu'il l'aurait bien pris si je lui avais dit dés le début? Peut être que je l'avais sous estimé et que cette idée, en plus de tout le reste, allait le blesser.

En attendant je l'écoutais alors qu'il m'expliquait à quel point il avait honte de ses lunettes. Je grimaçais en l'entendant parler de son ex. Ce mec était vraiment un connard. Il prétendait que ça lui était égal mais il le rabaissait quand même. Quel fumier...

"Enfin bref bref bref, voilà tu es avec La Binocle. Heureusement que je ne suis pas roux en plus hein! Hahaha.".

Je le reconnaissais bien. Il se sentait mal, vulnérable. Il flippait vraiment à l'idée que je le repousse alors il sortait une connerie. Dans pas longtemps il allait sortir un changement de sujet nul à chier, comme lors du diner avec ses parents quand il s'était mis à parler de la vie sexuelle des poissons.

"Et heu, t'as pas pris le journal?"

Qu'est ce que je disais? Il ne lisait jamais le journal, sauf pour aller lire les bandes dessinées à la fin.

Je me penchais pour aller prendre sa main et la serrer doucement. Je le fixais, essayant d'accrocher son regard pour qu'il voit à quel point j'étais sincère.

- C'est un abruti. Tu ne ressembles pas au coincé de service. Je ne sais pas qui est la Binocle mais je suis certain que tu ne lui ressembles pas. Et pas seulement à cause des cheveux.

Je penchais la tête sur le côté faisant semblant de réfléchir.

- Je dirais plutôt que tu fais intello sexy. Genre... le jeune prof beau à se damner avec ses petites lunettes qui le rendent encore plus sexy et qui font craquer toutes ses élèves. Ca me donne envie de te faire sauvagement l'amour, ton corps nu contre le mien et toi vêtu uniquement de tes lunettes.

Je lui souris, embrassant doucement sa main avant de la lâcher. Je retournais à mon petit déjeuner, me lançant ensuite dans des tartines pour goûter cette confiture qu'il semblait adorer.

- Et interdit de journal. On a dit qu'on était là pour se détendre et profiter l'un de l'autre. Laissons de côté les nouvelles du monde.

La troisième guerre mondiale pouvait bien éclater que je m'en foutais royalement. Je voulais profiter de mon chéri pour le week end.

Et on avait passé une très bonne journée. On avait fini par aller faire les courses. Après avoir passé la matinée à bronzer sur le transat, bronzer et pas seulement en fait. On allait pas se mentir, mais se mettre de la crème solaire pour bronzer alors qu'on le faisait complètement à poil... bah ça avait dégénéré. On avait fini par faire grincer le transat. Heureusement on ne l'avait pas cassé, Steve m'aurait tué sinon.

On avait mangé notre pizza de la veille le midi puis on s'était décidé à faire des courses. C'était parti d'une vanne. J'avais plaisanté sur le fait que j'aimerais bien me taper une saucisse bien juteuse le soir et... voilà. On avait fini par faire les courses avant de finir en barbecue au bord de la piscine.

Je gardais encore des projets pour le soir. J'avais envie d'une petite balade romantique au bord de l'eau avant qu'on aille se coucher. Mais là pour le moment je sentais bien que Nick avait besoin de se poser un peu. On avait passé l'après midi à nager. On avait trainé dans le jacuzzi. On avait dérapé encore dans le jacuzzi mais c'était pas ma faute. Je l'avais pris sur mes genoux pour un calin. Sauf que lui à poil sur mes genoux alors que j'étais à poil aussi... Mon membre avait légèrement glissé pour aller se coincer entre ses fesses. J'étais sensé faire quoi moi après?

Le soleil commençait à se coucher et je voulais profiter d'un moment de détente.

- Chéri? Ca te dit une soirée film? J'ai vu rapidement hier soir qu'il avait une collection sous la télé dans la chambre. Tu vas en choisir un pendant que je fais les pop corn?

Je n'avais pas trop fait attention aux films qu'il avait. J'avais juste vu des dvd sans plus m'attacher aux titres. Je ne savais pas trop ce qu'il avait comme genre de films mais il devrait bien nous en trouver un dans le lot qui nous irait. Le film m'importait peu, je voulais juste un moment de calin avec lui devant le film, avant d'aller profiter d'une petite balade à deux sur la plage et qui sait peut être d'un vrai bain de minuit.

Je terminais de préparer mon pop corn et montais pour le rejoindre mon plat à la main.

- Alors t'as choisi mon amour?


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PierreHope
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Je me sentis légèrement rosir en entendant tout ces beaux compliments. Une boule chaude et apaisante grandissait quelque part entre mon cœur et mon ventre (bon j'avais aussi une autre sorte de chaleur qui montait de mon entrejambe mais ce n'était pas la plus importante). Elle atteignit son apogée quand Julian embrassa tendrement ma main. Je me sentais totalement choyé et accepté pour tout ce que j'étais. Si c'était possible, je l'aurais encore plus aimé que ce n'était déjà le cas. Même si cet ignare ne connaissait visiblement pas les Razmokets. J'étais bien d'accord avec lui, rien à péter de ce qu'il se passait si ça ne le concernait pas lui. Ou lui et moi. Enfin nous quoi. Prout le monde d'abord.

Je mangeais avec délectation mon pain au raisin. C'était la même logique quand je travaillais: je commençais avec ce qui m'attirais le moins et je terminais avec ce que j'aimais le plus. Il n'y avait qu'avec le blond à mes côtés que je n'avais pas cette logique (surtout pour nos ébats): tout me plaisais. Je décidais de le taquiner un peu.

"La Binocle c'est un personnage d'un dessin animé de quand j'étais petit. C'est l'intello de la bande. Et il est rouquin... J'oublie toujours que tu es le vieux machin du couple.".

Julian ne répondit pas et sourit simplement, signe que j'allais sans doute le payer tôt ou tard.

***

Plutôt tôt... et tard en fait. Il aurait dû me prévenir que ça serait aussi sportif, j'aurais bossé mon cardio... J'étais incapable de dire non. Je me plongeais à corps perdu dans la luxure et... j'adorais ça. Pire: j'en redemandais. Il était loin le 'La Binocle' réservé et mal-aimé. Je listais dans ma tête les endroits que nous n'avions pas encore... heu... j'allais dire "souiller" mais ce qu'on faisait ne m'apparaissais pas comme quelque chose de sale ou condamnable. Alors disons... les endroits que nous avions baptisés. La piscine, un peu le gazon, le transat (j'avais eu les marques de l'assise sur le dos et les fesses pendant un bon moment et Julian avait bien rigolé en m’appelant "Mon zébrichou), le jacuzzi (ne jamais accepter qu'un nounours vous prenne sur ses genoux ça finit forcément par dévier. Bon j'avais éclaté de rire à son "Oups j'ai glissé j'avoue)... Restait le labyrinthe, la plage, le salon, mon fantasme de la cuisine et... heu... On pouvait faire ça dans un escalier? Non pas les toilettes quand même... Ah oui j'oubliais le lit (pfuah trop "basique" pour nous!) et le balcon qui me faisait de plus en plus de l'oeil: je commençais à beaucoup trop aimer faire l'amour en plein air (enfin tant qu'on était à l'abri des regards quoi je n'avais non plus chuté dans l'exhibitionniste.). Mais avoir le vent qui passait sur son corps pour le rafraîchir en plein ébat c'était... Ouais bah c'était encore plus excitant en fait. J'étais fichu. J'avais de nouveau envie. Alors qu'on l'avait déjà fait deux fois dans la même journée. Et comme on disait jamais deux sans trois, hein?
...
Quand je disais que j'avais sombré dans la débauche, je n’inventais rien. Et rien à foutre. Enfin si, justement, j'adorais son f... mais non! Enfin si. Mais... Bref.

Pour le moment, j'étais chargé de choisir un film. Personnellement, je n'avais pas remarqué grand chose de la chambre. J'allais retirer mes lentilles pour chausser mes fameuses lunettes: Bah oui je ménageais mon effet beau gosse à lunette, hein! Bon ok c'était plus parce que j'allais devoir oublier une habitude bien ancrée depuis des années et puis que les lentilles c'était plus waterproof (et plus... heu... Ebatproof).

Je me mettais en tailleur (en me retenant de glousser aux chatouillis du tapis tout doux sur mes bijoux de famille) et penchais la tête pour lire les titres sur la tranche des boîtiers: celui là j'avais vu, celui là... Mouais en lisant le résumé ça m'avait l'air d'être une comédie romantique à la noix... Celui là, tiens je connaissais pas: Le pasteur tire toujours 2 fois. Sans doute un de ces films de série Z qui s'assume en faisant des clins d’œils et des hommages en veux tu en voilà à des classiques de l'histoire cinématographique. J'imaginais un pasteur en rédemption, qui veux venger la mort d'une femme qu'il a aimé mais n'a jamais pu concrétiser cet amour parce qu'il était déjà marié un truc du genre... Mais le dos de la jaquette m'informa que le pasteur était en proie aux désirs de la chair et  s'y laissait sombrer peu à peu de plus en plus profondément, entraînant ses ouailles à sa suite. Pauvre gars, je le comprenais... Pour attirer le chaland, on y vantait les débuts d'un certain Stan Rivers. Inconnu au bataillon... Si la 4e de couverture du boîtier me paraissait tendancieuse, je n'avais plus aucun doute sur le type de film qu'il contenait en regardant l'avant: une bonne sœur les seins à l'air et l'air de ne plus en pouvoir dans sa soutane était à genou devant un pasteur qui était accro à la muscu' et avec qui Dieu avait été on ne peut plus généreux sur la taille de son paquet.
J'allais regarder la fin du rayonnage, persuadé que le reste de la rangée n'était constituée que de films du même genre quand Julian arriva sur ces entrefaites. Je lui proposais en agitant le boîtier avec un sourire narquois:

"Eh, les débuts d'un certain Stan Rivière, ça te dit?".
Je vérifiais la phrase d'accroche et me corrigeais:
"Ah non autant pour moi pardon: Stan Rivers. Pfff quel nom à la mord moi le nœud!", terminais-je en me bidonnant.

Mais Julian ne rit pas avec moi et je levais la tête en remettant mes lunettes en place sur l'arrête de mon nez:
"Julian?".
Il était comme figé. Son visage s'était décomposé.
"Oh merde on a trop tiré sur la corde et il me fait une crise cardiaque si ça se trouve!!!".

J'abandonnais le divertissement au sol pour me lever et me précipitait sur lui, le prenant par les épaules, me passant en revue à toutes vitesse les actions et gestes à accomplir en cas d' infarctus aigu du myocarde:
"Julian! Tu as mal quelque part? Tu as mal dans la poitrine? Donne moi ta ville de naissance et ton nom de famille! Julian? JULIAN!".

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Je remontais tout sourire avec mon plat de pop corn. Je l'avoue, je n'avais pas fait attention au genre de films qu'avait Steve. J'aurais du me méfier. On était dans la maison d'un réalisateur de film X. Il y avait des statues équivoques un peu partout, sans parler des affiches en tout genre. J'aurais du me méfier. Ca m'aurait évité le choc que je me pris en pleine gueule en le rejoignant dans la chambre.

"Eh, les débuts d'un certain Stan Rivière, ça te dit? Ah non autant pour moi pardon: Stan Rivers. Pfff quel nom à la mord moi le nœud!

Je le regardais se marrer sans pouvoir rien faire, trop choqué pour réagir autrement qu'en statue de glace. Stan Rivers c'était moi. Alors oui on avait tous des pseudos à la con, c'était plus un jeu entre nous mais aussi pour moi une façon de me protéger. Stan par rapport à mon nom de famille Stanford. Le Rivers j'avais eu du mal à le trouver. Je n'avais pas voulu tomber dans la surenchère de sexe genre Lance Durebois. J'avais évité les jeux de mots à la con dérivé de stars de cinéma conventionnel, comme Steve et son Steve McKing en référence à Steve McQueen. J'avais pris Rivers parce que ça sonnait bien. Mais bref on s'en foutait qu'il se marre et se foute de mon pseudo d'acteur porno. Ce qui était vraiment flippant c'était qu'il tenait le premier film que j'avais tourné avec Steve, celui pour lequel il m'avait repéré sur cette plage et m'avait demandé de me lancer dans le porno. Je n'avais qu'une petite scène dans ce film. Ce n'était pas moi le pasteur qui tirait deux fois. J'avais juste joué le rôle d'un moine se tapant une des soeurs. Mais ça avait été le premier d'une longue série. A voir la phrase d'accroche sur le dos de la boite ce devait être une réédition. Ma carrière s'était vraiment lancé après ça et le film de mes débuts avait gagné en popularité. Et le voilà... dans les mains de mon amour, l'agitant en se marrant et voulant le voir.

J'étais mort, foutu, c'était la catastrophe. Putain mais comment j'allais lui dire que non je ne voulais pas voir ce putain de film. Il allait se poser des questions si je refusais de façon trop véhémente. Je n'étais pas prude, alors refuser de voir un porno avec force ça paraitrait... bizarre. Mais putain comment j'allais m'en sortir? C'était mort. J'étais foutu. Il allait mater ce film à la con. Il allait me voir entrain de sauter la bonne soeur. Il allait savoir ce que je faisais. Puis il me quitterait... Non non il fallait que je trouve une solution.

"Julian! Tu as mal quelque part? Tu as mal dans la poitrine? Donne moi ta ville de naissance et ton nom de famille! Julian? JULIAN!"

Je sursautais en le sentant me secouer par les épaules. Je me dégageais de ces bras en roulant des yeux.

- Arrête Nick je vais bien. C'est juste que...

Vite, il fallait que je trouve une excuse pour mon comportement puis une autre pour ne pas mater ce film. Allez merde il fallait que j'arrange ça et pas avec une connerie comme le fait que j'étais comptable. Meilleure idée du monde...

- Je suis surpris de te voir me proposer un porno. Je croyais que tu avais horreur de ça.

Je pris le boitier du dvd entre mes mains et le retournais dans tous les sens, faisant semblant de lire le résumé et de regarder les images.

- Puis ça c'est un truc pour hétéro, avec des femmes et j'ai même l'impression qu'il y a une scène de lesbienne, regarde.

Je lui montrais une des miniatures sur le côté. Je savais qu'il y avait cette scène. J'y avais assisté à l'époque.

- Mais si tu veux du porno... je vais voir si on peut trouver autre chose.

Je lui souris et lui volais un baiser avant d'aller m'asseoir devant la collection qu'avait Steve. Il en avait vraiment plein. Les trois quart de sa collection étaient constitués de films porno. Je fouillais un moment dedans, mettant de côté les films dans lesquels j'avais joué, les pornos "hétéro", les gays où j'avais joué... Je finis par en sortir un et le lui tendre.

- Celui là si tu veux. Militaires en folie. C'est un porno gay ça devrait plus nous plaire. Ou sinon on peut regarder ça.

Je lui sortis avec un film d'aventure classique, sans porno dedans, espérant qu'il choisirait la seconde option et qu'il oublierait ses envies de porno.

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PierreHope
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- Arrête Nick je vais bien. C'est juste que... Je suis surpris de te voir me proposer un porno. Je croyais que tu avais horreur de ça.

Mais bien sûr... Et moi j'étais... Ben tiens, le Pape! "Juste" ça... Il me prenait vraiment pour un jambon si il pensait que j'allais gober qu'il n'y avait pas de soucis: On ne faisait pas une telle tronche "juste" parce que son mec propose soudain un truc qu'il n'aime pas d'habitude. Je fronçais le nez à l'évocation d'un porno militaire. Au moins si j'avais encore des velléités de cochonneries, elles avaient été définitivement balayées. Je répondis à son baiser d'un geste machinal.
"Je n'ai pas horreur de ça je ne comprend juste pas l'intérêt du porno. J'ai pas besoin de ça pour me branler ou avoir envie de mon partenaire. C'est tout.". J'avais été un peu sec parce que je ne comprenais pas sa réaction et que j'avais un peu l’impression qu'il me prenait pour un con.
"Va pour l'aventure!", dis-je d'un ton plus léger.

Je me calais sur le lit dos aux oreillers empilés et je laissais Julian me prendre dans ses bras en chipotant un peu de pop-corn. Je ne suivis pas grand chose du film (dont le scénario tenait de toute façon sur un post-it): il y avait une nana à sauver, un trésor, des vilains pas beaux, du panpan, du poing dans ta tronche, une course poursuite en équidé, un baiser baveux... Bref le film d'aventure basique pour blanc hétéro normé. J'avais mieux à réfléchir, cherchant à comprendre le pourquoi d'une réaction si démesurée face à ce film porno (qui avait l'air on ne peut plus basique et de mauvais goût), décortiquant les éléments à ma disposition.

J'étais toujours dans mes pensées quand mon compagnon proposa une balade romantique sur la plage et acceptais un peu distraitement: l'air frais du large m'aiderais peut-être à décoincer mes neurones.

***

Sur la plage, les yeux levés vers la voûte étoilée (et la bite à l'air), je faisais toujours chou blanc et lâchais l'affaire: Je ne connaissais peut-être pas assez Julian, après tout.

Je reprenais possession de mes sensations et appréciais à sa juste valeur ma main dans celle de mon Apollon. Je sentais qu'il était inquiet. Je culpabilisais un peu en pensant que c'était ma faute et que je gâchais notre soirée avec mes interrogations (qui m'apparaissaient pourtant légitimes). Je respirais calmement les embruns marins et me décalais lentement vers le bris des vagues qui venaient mourir sur le sable, appréciant la fraîcheur du sol humide d'eau salée sous mes pieds. Enfin, je regardais Julian. Son visage me fît penser à celui d'un petit garçon soucieux.

Et une idée me vint. En effet, je ne savais rien de son enfance. Et si... Et si sa "crise" avait été en réaction non pas au contenu du film, mais à la religion? Il s'était crispé quand mon père avait fait croire qu'il allait dire les Grâces (tiens je commençais à comprendre d'où me venait mon humour de merde!). Je savais qu'il ne la portait pas dans son cœur et était même parfois assez véhément envers les conneries que certaines inculquaient, mais... Et s'il y avait plus? Que ses parents étaient des grenouilles de bénitiers? Si on lui avait trop mit la bride gamin? Genre punition corporelle pour rester 'chaste'? Ou pire... Et s'il avait subit les mains baladeuses d'un homme d'église? Je me raidis à ces idées et arrêtais de marcher, me tournant vers l'homme à mes côtés. Il balisait maintenant carrément. Ça suintait de tout ses pores.

J'avais été con. Buté. Égoïste. S'il ne me disait pas pourquoi tout ça l'avait foutu si mal, il avait ses raisons. Tout comme moi avec mes binocles (que je maudissais rapidement au vu des gouttelettes qui s'y amoncelaient, jetées par le vent qui s'amusait à les arracher à la mer qui venait me lécher les pieds).

Je pris les grandes mains de mon Adonis et me plaçais devant lui: "Je suis pas idiot. Je sais que tout à l'heure, c'est pas parce que je suis pas fan de porno que tu t'es transformé en statue de sel.".
Il allait me broyer les mains s'il serrait plus fort mais je continuais en faisant semblant de rien:
"Mais je ne te demanderais pas pourquoi. Tu as le droit d'avoir tes secrets. Et après tout, ça ne fais que 7 mois qu'on est ensemble...".
Je lui souris et tendis une de mes mains qui ne subissaient plus la poigne engourdie de stress de mon grand nounours pour caresser son visage, en terminant sur sa barbe que j'aimais tant.
"On a le temps. Je t'avais bien caché la vérité pour mes lunettes. Et puis...".

Je souris malicieusement et me haussais légèrement sur mes orteils pour poser un baiser sur ses lèvres et je lâchais sa main pour m'éloigner en arrière, mains derrière le dos, regard aguicheur par dessus mon épaule:"J'ai peut-être d'autres secrets honteux et scandaleux encore cachés dans ma musette!".

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J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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"Je n'ai pas horreur de ça je ne comprend juste pas l'intérêt du porno. J'ai pas besoin de ça pour me branler ou avoir envie de mon partenaire. C'est tout."

Ca je le savais déjà. C'était une des choses qui me rassurait et me faisait flipper en même temps. C'était rassurant parce qu'il n'aimait pas le porno, qu'il n'adhérait pas au principe et donc qu'il ne risquait pas de tomber sur une vidéo de moi par hasard. Mais d'un autre côté il détestait ce que je faisais. Ca ne portait à croire qu'il l'accepterait encore moins facilement quand il apprendrait la vérité. Comment croire qu'il pourrait bien prendre le fait que je fasse quelque chose qu'il détestait? Même sans ça c'était compliqué pour que les gens l'acceptent mais alors là...

Mais pour le moment j'avais plus urgent à penser. Comme le fait que j'allais certainement me faire griller d'une seconde à l'autre. Donc en fait oui, je pouvais m'inquiéter du fait qu'il détestait le porno parce que ça n'allait pas tarder à être au centre de notre discussion.

"Va pour l'aventure!"

J'allais mettre le dvd, un peu ahuri par son ton léger et la façon dont il laissait tomber la dispute. Je lançais le film avant d'aller m'installer contre les coussins avec lui. Je le pris dans mes bras alors que le film débutait, une espèce de connerie dont le scénario tenait sur un timbre. Et après on critiquait les scénarios dans le porno....

Je tentais de me concentrer sans y parvenir. Je stressais complètement, attendant le moment où sa colère et ses interrogations s'abattraient sur moi. J'avais réussi à tenir sept mois sans qu'il découvre la vérité mais ces derniers temps j'avais l'impression de sentir l'étau se resserrer davantage cette fois. Oh il y avait bien eu des incidents dans le passé. Il y avait eu cette fois où il avait voulu me rendre visite au travail. C'était à ce moment là que je m'étais enfoncé dans le mensonge du comptable lui expliquant que je bossais à mon compte et depuis chez moi. Il était passé chez moi et heureusement ce jour là j'étais en repos en train de glander sur mon canapé. Il y avait eu cette fille une fois dans un supermarché que j'avais pu réussir à virer avant qu'il n'arrive et ne l'entende. Sans parler de la fois où j'avais eu ma mère au téléphone alors qu'il était là. Je m'étais éloigné mais il nous avait entendu parler du fait que j'étais un débauché. Là ça avait été facile j'avais dit qu'elle me considérait ainsi parce que j'étais gay. Heureusement il ne l'avait pas entendu dire que c'était inadmissible que j'exhibe mes parties intimes aux yeux de tous. Tant de catastrophes évitées au fil des mois... et je commençais à avoir de plus en plus peur que la prochaine catastrophe ne me soit fatale.

Le film se termina sans que ma peur ne se soit calmé. Je lui proposais une sortie sur la plage comme je l'avais prévu à la base. Il accepta et on sorti ensemble, allant se balader au bord de l'eau.

La balade aurait pu être des plus romantiques. Il y avait le clair de lune au dessus de nous qui faisait scintiller l'eau, le bruit des vagues qui venaient s'échouer sur la plage, la douce odeur salée qui flottait dans l'air et le vent qui agitait nos cheveux. C'était parfait, mais je n'arrivais pas à me détendre. Le regard perdu dans le vague, je stressais encore et toujours.

Je me figeais alors qu'il s'arrêtait, venant se placer face à moi.

"Je suis pas idiot. Je sais que tout à l'heure, c'est pas parce que je suis pas fan de porno que tu t'es transformé en statue de sel."

Ca y est on y était... j'étais foutu. Il allait me poser des questions, toutes celles qui devaient certainement lui passer par la tête. Et il allait finir par découvrir la vérité. S'il ne le découvrait pas là il allait certainement beaucoup trop s'en rapprocher pour que je m'en sorte la prochaine fois.

"Mais je ne te demanderais pas pourquoi. Tu as le droit d'avoir tes secrets. Et après tout, ça ne fais que 7 mois qu'on est ensemble..."

Et je le fixais à nouveau, surpris une fois de plus. Je pensais qu'il m'interrogerait, qu'il chercherait à comprendre pourquoi j'avais réagi comme ça pour une simple vidéo porno. Mais non... il me surprenait comme toujours en me laissant ce répit supplémentaire.

"On a le temps. Je t'avais bien caché la vérité pour mes lunettes. Et puis..."

Sauf que si il savait... mon mensonge n'avait vraiment rien à voir avec son petit secret sur ses lunettes. C'était mille fois pire. Ca détruirait certainement notre couple là où son secret était juste mignon.

"J'ai peut-être d'autres secrets honteux et scandaleux encore cachés dans ma musette!"

Je souris en le voyant s'éloigner comme ça de moi.

- Ah oui? Laisse moi deviner tu es un escort en fait et je vais bientôt recevoir ta facture. Essaie juste d'être sympa et de me faire un petit rabais parce que je suis un amant incroyable.

Je me jetais sur lui pour le prendre dans mes bras. Je l'embrassais rapidement.

- Ou peut être que tu vas me faire payer ça...

Je m'élançais dans l'eau avec lui avant de sauter dedans le gardant dans mes bras. Je ris en sortant de l'eau. Ses lunettes avaient survécu et avaient réussi à rester sur son nez mais elles étaient légèrement trempées. Je le reposais doucement, le gardant cependant contre moi. Je passais ma main sur sa joue avant de l'embrasser tendrement.

- Désolé j'avais trop envie d'un bain de minuit.

Je lui fis un petit sourire d'excuse alors que je le serrais davantage contre moi, volant à nouveau ses lèvres. Je me reculais pourtant au bout d'un moment pour le fixer avec sérieux.

- Et je suis désolé si... je ne parle pas beaucoup de moi. Je ne peux pas t'en vouloir de te poser des questions ensuite.

Vu le secret que je lui cachais c'était même parfaitement légitime.

- Je n'ai pas eu une enfance... des plus heureuses tu sais. Ca n'excuse pas tout mais.. je n'aime pas en parler, de ça et de ma famille. Ils n'ont jamais été... enfin mon père bossait dans une casse minable. Ma mère s'occupait de notre minuscule maison et de moi. Les seules sorties consistaient à aller à la messe le dimanche. Mon père voulait que je reprenne la casse avec lui mais j'ai refusé. Je ne voulais pas de cette vie sans intérêt dans ce minuscule patelin déprimant perdu dans les marécages. Je voulais plus. Alors je suis parti... vivre ma vie de dépravé comme ils le disent si bien. Dieu n'approuve pas que je fornique avec des mecs. Elle me l'a assez dit. Je suis une honte, un pervers et tout ce qui va avec. Je suis parti. Mais je ne regrette pas. Parce que je t'ai trouvé toi.

C'était plus que ce que je ne lui avais jamais dit sur mon passé. J'espérais que ça l'aiderait, que ça calmerait un peu ses interrogations. Je m'ouvrais un peu sur certains points, pour mieux cacher d'autres mensonges.

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PierreHope
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J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
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Il tombe dans le panneau à chaque fois: j'ai juste à m'éloigner il est comme aimanté par ma personne (bon là plus précisément mon petit cul mais ça fait un bien fou à l’ego quoi qu'il en soit).
"Tututut Monsieur Stanford, pas d'exception j'en suis navré. J'ai un loyer à payer moaAAAAH!".
Je lance mon rire vers les étoiles tandis qu'il nous jette à l'eau et bois la tasse, m'étouffant joyeusement. Je le préfère comme ça: mon gros nounours rigolo. J'écope et je rend à l'étendue salée son dû en le toussant à qui mieux mieux.

J'y vois plus grand chose, et pas que parce que mes lunettes sont décalées sur mon nez (c'est vraiment nul à chier ces machins). Je les secoue pour chasser un maximum de gouttes et en profite pour frotter mes yeux avant de les remettre. Idée de merde vu l'attaque GrosBisous de mon compagnon: c'est nul les lunettes pour des bisous... J'ai du Julian plein mes lunettes. Je finis par les chausser sur ma tête: j'y vois grave flou mais je suis assez près pour profiter de ses traits (et puis au pire je me rapprocherais encore plus, je peux bien c'est mon mec, on partage bien plus que notre sphère privée).

Evidemment, il choisit ce moment pour se reculer et m'observer mais je ne vois pas bien son expression. Je n'en ai cependant plus besoin quand il se met à parler et je l'écoute le cœur de plus en plus gros. Je comprend pourquoi il déteste autant la religion. Il ne m'a pas tout dit mais... C'est un début. Une boule se forme dans ma gorge en me représentant mon petit Julian (je n'ai jamais vu de photos de lui petit mais j'imagine très bien). Puis mon Julian adolescent, en rupture totale avec sa famille. Je le prend dans mes bras et le sert fort. Très fort contre moi. Je sais pertinemment que j'ai eu beaucoup de chance avec mes parents. J'ai eu ma dose d'histoires qui se finissent mal (voir très mal) pour des jeunes gays. J'ai recueilli des potes plusieurs fois sur mon canapé que ce soit chez ma famille puis dans mon petit studio. Souvent après, ils sortent de ma vie quand ils remontent la pente. Je leur rappelle une période trop sombre de la leur. Ça fait mal mais je peux le comprendre. J'en ai quand même un ou deux qui me donnent des nouvelles et que je vois parfois. Mais j'aime mon relatif isolement. Je suis suffisamment entouré à mon goût, surtout depuis Julian. Il me comble sur tous les points.

Je ne commente pas. Je n'en ai pas besoin: il n'y a rien à dire. Je sais sa solitude et sa douleur passé et je veux tout faire pour lui faire oublier. Nous restons un long moment à échanger des baisers et des caresses en silence, nous regardant et nous souriant sous la lumière diaphane de la lune. Mais cette fois-ci, ça ne dérape pas. Il y'a un temps pour tout et là, c'est le moment de la tendresse et juste ça.

En rentrant, nous filons nous coucher sans nous concerter et je ne tarde pas à m'endormir contre son torse, bercé par sa respiration profonde.

***
Le lendemain, c'est moi qui est le premier debout. J'ai bien dormi avec juste un lever pour aller pisser. Je me souviens confusément avoir regardé le balcon et avoir marmonné dans un demi-sommeil: "Toi tu perds rien pour attendre.".

J'ai réussi à sortir sans faire de bruit de la chambre et je descend à pas de loup l'escalier. Arrivé en bas sans me brêler les pattes, je m'auto-congratule en lâchant un "yes" silencieux et en serrant le poing en le ramenant vers moi. Ninja Nick! Tchazam!

Je sors tout aussi précautionneusement une poêle, des œufs et du bacon. Je rattrape in extremis le pichet de la cafetière que j'ai fait tomber par inadvertance avec mon coude (ouais je suis trop fort!) et soupire de soulagement avant de sourire tout seul en passant le seul tablier disponible dans cette étrange baraque. On est pas passé loin des faux nichons sur le haut du vêtement de protection mais ça va: il est juste inscrit Qui a la plus grosse (saucisse) ici??? sur le devant.

J'avais quelques scrupules en réfléchissant à ce que les petits cochons que nous étions avions fait un peu partout mais après avoir cumulé ça, les statues tendancieuses, le poster de Rocco Siffredi dédicacé (oui même moi je sais qui il est et pourquoi il est célèbre) et la collection de dvd pornographiques... Ben j'ai décidé d'arrêter de culpabiliser. J'espérais juste qu'il n'y avait pas de caméra de planqué quelque part (... non j'ai même pas vérifié. Voyons. ... Bon ok juste un peu. Vous auriez fait pareil d'abord).

Et go, Nick Ninja devient Nick Ramsay! (Là, tout de suite, je préférerais manger de la merde de caniche!!! Hahaha j'adore ce chef et son émission, ça me vide bien la tête il a de ces réparties!). Je lance le tout, très fier de ne pas avoir provoqué de catastrophe, et allume (avec le son pas trop fort), la station d’accueil de mon baladeur (oui je sais ça s'appelle pas comme ça mais je suis vieux et je dis ce que je veux merde crotte zut et flûte!) et je fais défiler pour trouver mon pêché mignon: du Britney Spears (ouais jugez jugez je m'en fou vous serez pas les premiers). "I wanna go" pour commencer, "Oops i dit it again", "I'm a slave 4 U". Je connais l'ordre par cœur (les chansons aussi oui j'avoue TOUT!!!) et je remue du popotin en rythme en popotant la popote, attendant que mon Beau à la bite dormante daigne s'amener, par l'odeur alléché.

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J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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J'avais gagné un répit. Je ne savais pas pour combien de temps mais c'était déjà ça. On pourrait profiter de la fin de notre week end en toute tranquillité. Je doutais que quelque chose de pire puisse nous arriver, enfin m'arriver surtout.

On resta un moment dans l'eau, se calinant et s'embrassant tendrement sans faire plus. Je n'étais pas une bête. J'étais capable de rester un moment sans me jeter sur lui. Je pouvais profiter de petits moments de calins comme ça, même si c'était vrai que j'avais du mal à résister à son corps. Puis avec le boulot que j'avais... c'était une des choses qui rendait la vie avec nous difficile, il nous fallait toujours plus de sexe. Plus on pratiquait et plus on en avait besoin.

On remonta ensuite se coucher. Je le gardais dans mes bras toute la nuit, profitant de mon amour. J'avais conscience que notre histoire pouvait s'arrêter brutalement à tout moment. Alors je profitais de lui, comme si chaque instant pouvait être le dernier, parce que c'était le cas.

Je dormis comme une masse toute la nuit. Je me réveillais le lendemain, les fesses à l'air, le drap ayant glissé de mon corps pendant la nuit. Je sentais l'air frais du matin venir me caresser la peau alors que le soleil commençait à me chauffer doucement les fesses. J'aimais les réveils comme ça. Je devrais peut être songer à me prendre une maison moi aussi plutôt que mon appartement. J'en avais les moyens après tout. Je pouvais me prendre une petite maison dans un coin tranquille non loin de la côte. Il y en avait des sympas et abordables en dehors de la ville. Il faudrait juste que je fasse un peu plus de route pour aller bosser mais après tout pourquoi pas. On pourrait profiter Nick et moi de matin comme ça, de moment de détente sur une terrasse. Je pourrais peut être même acheter un jacuzzi. J'avais bien aimé quand on en avait profité la veille.

Je me levais donc avec le sourire aux lèvres, des rêves d'avenir plein la tête. Je préférais ne pas songer à la précarité de notre couple. Cela me faisait du bien de m'imaginer un futur avec lui. C'était ce que j'avais toujours voulu, ce qui m'avait toujours été refusé.

Je descendais, toujours à poil fidèlement à ma promesse, pour tomber sur un des spectacles que j'adorais. Il me faisait rire. Quand on le voyait comme ça, se déhanchant sur du Britney Spears, on avait du mal à croire qu'il avait été capable d'écrire une thèse dont je ne comprenais pas un mot. Il était adorable. Je le regardais, sentant mon coeur se gonfler un peu plus d'amour pour lui. Je ne supporterais pas de le perdre, je le savais. Je l'aimais beaucoup trop.

Je m'approchais de lui, venant l'enlacer doucement par derrière alors que mes mains se glissaient sous son tablier. Je déposais un léger baiser dans son cou tout en souriant.

- Bonjour mon amour... tu sais que tu es terriblement sexy comme ça.

Je mordillais légèrement son cou alors que mon désir venait se réveiller tout contre ses fesses. J'avais passé la soirée sagement mais bon je ne restais qu'un homme et voir le mien se tortiller les fesses à l'air devant moi forcément ça me faisait son effet.

Je restais ainsi, continuant de torturer la peau tendre de son cou, surtout ce petit coin là, celui que je savais qu'il adorait.

- Ca m'a l'air appétissant tout ça.

Je regardais ce qu'il préparait alors que ma main descendait pour aller saisir son membre et commencer à le caresser.


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PierreHope
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Enfin mon Prince daigne me faire l'honneur de sa présence (c'est la marmotte qui se fou de la tablette de chocolat je sais je sais!).  Je souris quand il m'enlace tendrement sans me retourner et répond à sa salutation en frissonnant légèrement sous son bisou dans le cou:
"Bonjour mon bel endormi. C'est l'effet bacon-Britney aucun homme saint d'esprit ne peut y résister!".
Ça m'amuse quand il fait ça alors que je suis occupé. On dirait un petit animal en manque d'attention (look at meeee feed meee) comme le chat de Taby qui s'allonge sur toute personne qui a le malheur de squatter le canapé et qui vous colle sa longue queue touffue dans la tronche jusqu'à ce que vous lui grattouiller la tête. Heureusement le félidé de mon amie n'est jamais venu me coller son extrémité là où Julian pose la sienne (qui est loin d'être endormie).

J'essaye de rester concentré sur ce que je fais mais mon homme renforce son attaque bisou sur ma zone sensible et ses mains se rapprochent dangereusement de ma badine (qui se croyait) bien à l'abri derrière son tablier.

- Ca m'a l'air appétissant tout ça.
Je suis content que ça lui plaise et vais lui demander combien d’œufs il veut mais ma voix s'éteint dans ma gorge quand il m’attrape par mon sentiment. Je suis aussi crétin qu'à notre rencontre j'ai vraiment crû qu'il parlait du petit dej', pas de moi.

Je suis incapable de continuer. J'ai trop peur de tout renverser et de finir le week-end aux urgences ("Mais comment avez-vous pu vous brûler au pénis Monsieur Frobisher??") et j'abdique en coupant rapidement le feu avant de couvrir la poêle avec des gestes maladroits. La chanson sur laquelle je me trémoussais continue. "Everybody lies [PierreHope] - Page 4 1f3b6Oops i dit it again"- en effet Britney je vais repasser à la casserole si je comprends bien! Je m'abandonne à sa main et à ses baisers, me posant dos contre son torse, levant les bras pour les passer derrière sa tête, lui laissant champ libre.
"Everybody lies [PierreHope] - Page 4 1f3b6I'm not that innocent".
En effet j'espérais bien dans un coin de ma petite tête provoquer ça avec mon petit tablier mais... Je n'ai tellement pas eu l'habitude avec ma précédente (longue) relation que mes incitations fonctionnent que je préfère penser que ça ne marchera pas. Mais Julian est quasiment toujours en demande. Je n'ai pas souvenir de l'avoir vu refuser une séance de jambe en l'air (et ça m'arrange bien).



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