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 Everybody lies [PierreHope]

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PierreHope
PierreHope
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INSCRIPTION : 27/04/2019
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Nick Frobisher
J'ai 28 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par miracle , je suis de nouveau en couple et je le vis comme si ça devait refoirer.
ColinWoodell :copyright: IMDb


Et voilà... C'est tombé.
Outch.
Ça a claqué plus fort que je le pensais.
Au moins ça a eu le mérite de me faire lever la tête et je le regarde avec une muette incompréhension. Je n'ai même pas le temps de former le "M" de mon "Mais" avec mes lèvres qu'il m'a coupé et continue son furieux discours.

Non, non il n'a rien dit mais...
Mais c'est une raison pour s'égosiller comme ça?
Ok OK JE ME SUIS MONTÉ LE BOURRICHON TOUT SEUL OK! C'EST BON!!!
Et puis non d'abord, j'ai pas souvenir de toutes ces précisions sur le déroulé du voyage hein...!
Je voudrais lui hurler mais il est hors de question que je monte dans les tours moi aussi. J'encaisse, je l'ai mérité de toute façon. Et puis c'est bon, s'il veut pas du boulet que je suis il a qu'à le dire au lieu de me crier...
Au lieu de me crier...
Comme sur ce plateau.

Le souvenir est presque plus mordant que ses paroles.
"- Alors merde Nick!!

Pourquoi j'y ai crû et j'ai voulu essayer déjà? Ah oui c'est vrai: parce que je suis crétinement amoureux et que j'ai manqué de crever sans lui, sans ses mots, sans son corps, son odeur et sa voix.
Pourquoi je ne choisis pas la voie de la simplicité au fait? Mais parce que je suis sado-masochiste voyons!
... Ah non ce n'est pas ça: c'est parce que je veux que l'autre là qui me gueule dessus s'accomplisse et soit aussi heureux dans sa vie perso que pro.

Oui ben... C'est réussi Nicky. Autant sur un plan que sur l'autre (Good Game boy!).
Je me suis recroquevillé dans mon coin mais je ne baisse plus les yeux. Merde à la fin, il faut que j'assume! Pas parce que je suis un mec ou je ne sais quelle connerie, mais juste parce qu'il faut assumer quand on merde. Même si ça rouvre des plaies pas du tout refermées ce qu'il dit et qu'une part de moi m'invite à me lever et à claquer la porte pour le laisser tonner tout seul, tandis que l'autre me susurre qu'il a raison, que je ne suis de toute façon pas fait pour être heureux, que j'ai fait capoter chacune de mes relations et que je suis trop chiant. Trop compliqué. Que je ne suis pas fait pour être aimé. Surtout pas par la catégorie d'hommes à laquelle Julian appartient.

Cependant, je ne les écoute pas. Et puis je vois ses yeux qui brillent (... Ouais non pas qui brillent comme je l'aime non, je parle de cette fichue flotte salée qu'on trouve plus facilement dans mes yeux que dans les siens). Et...
Et je me rend compte que ma méprise l'a blessé. Et bien plus profondément que moi j'ai pu l'être de son emportement et de ses paroles.

C'est si rare qu'il s'énerve. Qu'il soit à bout comme ça avec son pincement de nez que je trouve so théâtral (mais chut il ne faut pas qu'il le sache). Je suis vraiment qu'un abruti... Mais je le serais encore davantage si j'ignorais sa promesse renouvelée, affirmée et cette hésitation qui chez lui ne se manifeste pour ainsi dire presque jamais.

Il me paraît toujours tellement droit, tellement sûr de lui... Que j'en oublie qu'il a le cœur plus tendre que le mien et que s'il ne dit rien, ce n'est pas que cela ne l'atteint. C'est juste qu'il sait gérer. Sauf... Sauf avec moi.
Parce que c'est moi justement.

Je me lève et s'il n'est pas content, il n'aura qu'à le dire ou m'écarter. Je fais ce qu'il y a à faire: je l'enveloppe dans mes bras avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit et je lui dis juste un mot:
"Pardon.".
Je lui embrasse la tempe et j'attend de voir s'il se tend, me repousse, mais je n'ai qu'un reniflement bas comme toute réponse. Bon.

Alors sans doute que j'ai l'air ridicule à essayer de faire le tour de mon géant de mon bras (un peu) maigrelet tandis que mon autre main appuie délicatement sur sa tête pour la poser sur mon épaule que je mets le plus haut possible en me hissant sur la pointe de mes pieds. Mais c'est pas grave. Les gestes comptent plus que les paroles parfois. Je continue de l'embrasser tendrement en le berçant sans trop m'en rendre compte avant de continuer doucement:
"Pardon d'être aussi con et de m'être monté tout seul le bourrichon... J'ai... C'est stupide, mais comme je sais qu'il y'a un gros projet... Que Steve vise gros marché Européen compris... Qu'il mise beaucoup sur toi en tête d'affiche... Et ça fait un sacré coût ce genre de voyage. Je sais que mes parents sont aisés mais moi... Moi j'ai pas l'habitude de... cadeaux de ce genre.".

Source: Eliott (et mes oreilles qui traînaient). Pour le reste...
J'ai pas vraiment eu l'accoutumance au fait que l'on me gâte au-delà de mes 14-15 ans. J'ai fait pleurer ma mère à ce sujet en refusant tout cadeau que je trouvais trop onéreux (je suis un fils indigne, je sais). Et puis mes partenaires, c'était pareil... Oh pas que je m'en plaigne hein: j'ai même caché mon anniversaire au premier. Justement pour éviter ce genre de tracasseries... Des cadeaux c'est des espoirs, et je ne suis pas très doué pour porter les espoirs des autres. J'ai assez à faire des miens.

"Bref, mon gros cerveau a encore fait de la merde et plutôt que d'en parler... Je voulais éviter tout ce qui se passe là en fait.".
Je me recule un peu, juste un tout petit peu pour le laisser respirer. Parce que sans vraiment l'avoir réalisé, je l'ai sans doute serré trop fort, effrayé par le fait qu'il risque de partir.

Je suis un sale égoïste et je ne lui laisse pas d'autre choix que de me regarder en prenant son visage entre mes mains:
"Je comprend que tu m'en veuilles. Je m'en veux aussi... Énormément. J'ai pété la tête du dernier con qui t'as manqué de respect avec une chaise mais je devrais me renverser un vaisselier entier sur la tronche vu le mal que je te fais.".
Damned. Mes parallèles sont désastreux... Que c'est chiant ces putains de mots quand ils s’emmêlent dans les idées et ne sortent pas comme il faudrait.
"Mais je le ferais pas parce que je te ferais du mal aussi. J'ai bien entendu ta promesse. Je te crois. Alors... Pardonne-moi...".

Je pose mon front contre le sien. J'ai du mal à ordonner mes idées et à en tirer le concret sans le perdre en explications inutiles et stériles. Je ferme les yeux et j’attrape ses mains. Ses grandes mains que j'aime tant.
"J'ai été stupide, c'est comme si je t'avais pas fait confiance mais c'est pas ça, je... Pardon. Je vais faire des efforts... Je vais faire de mon mieux. Je vais faire mieux alors...".
J'ai pas le droit de demander ça vu qu'en plus j’extrapole encore une fois sur la comète mais c'est encore trop récent ces 6 jours (3heures et 26 minutes) et je suis terrifié qu'il finisse par se dire que je suis vraiment trop torturé mentalement parlant, trop obscur, et qu'il change d'avis et abandonne.

Qu'il m'abandonne.

"Alors S'il te plait... Ne me laisse pas.".
J'ai dis ça un peu comme une supplique. Comme une prière. Même si je suis pas croyant pour un sou. Parce que c'est lui qui compte le plus pour moi.

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Beloved
Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à une chance extraordinaire, je suis de nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien, je n'arrive pas à croire à mon bonheur et en même temps j'ai peur de tout gâcher à nouveau.

Everybody lies [PierreHope] - Page 13 Source


Chris Hemsworth :copyright:️ electric soul

Ma colère s'était enfin calmée. Il ne restait plus que ma douleur. Parce qu'il m'avait cru capable de faire passer mon travail avant lui, une fois de plus. Il ne me faisait pas confiance. Mais est ce que c'était vraiment surprenant après tout? J'avais déjà trahi sa confiance par le passé. Je lui avais menti pendant des mois. C'était trop demander de ma part que de vouloir qu'il oublie tout ces mois de mensonges aussi facilement. Je n'avais que c que je méritais, mais ça faisait mal quand même. Je ne voulais plus lui mentir, je ne voulais plus lui faire de mal et surtout je ne voulais plus que mon travail vienne lui gacher la vie.

Alors j'attendais ma sanction. Je m'attendais à le voir me crier dessus lui aussi, à partir et me planter là comme je le méritais. Mais au lieu de ça, je le sentis venir me prendre dans ses bras et murmurer un tendre pardon à mon oreille. Je me laissais aller contre lui, me courbant un peu pour poser ma tête sur son épaule. Je profitais de son étreinte, de ses bras autour de moi. Je me sentais si bien là, contre lui, avec lui.

"Pardon d'être aussi con et de m'être monté tout seul le bourrichon... J'ai... C'est stupide, mais comme je sais qu'il y'a un gros projet... Que Steve vise gros marché Européen compris... Qu'il mise beaucoup sur toi en tête d'affiche... Et ça fait un sacré coût ce genre de voyage. Je sais que mes parents sont aisés mais moi... Moi j'ai pas l'habitude de... cadeaux de ce genre."

Sauf que le film dont il parlait avec moi en tête d'affiche, c'était Avengers Fucking War et qu'on l'avait déjà tourné. C'était à Steve maintenant de jouer, moi je n'avais plus grand chose à faire pour ce film. Il faudrait encore quelques mois avant qu'il sorte et que Steve me révèle enfin ce qu'il attendait de moi pour la promo de sa super-production. Des gros projets je n'en avais plus de prévu, juste quelques bruits de couloir mais rien de vraiment confirmé pour le moment, rien que je ne puisse refuser pour lui.

Oui il s'était monté tout seul le bourichon, mais après tous mes mensonges, est ce que je pouvais vraiment lui en vouloir d'avoir agi ainsi?

"Bref, mon gros cerveau a encore fait de la merde et plutôt que d'en parler... Je voulais éviter tout ce qui se passe là en fait."

Je gardais pour moi ma remarque, que si il m'en avait parlé dés que je lui avais offert les billets, j'aurais certainement ri et je l'aurais détrompé. Et on aurait évité tout ce qui était entrain de se passer là. Mais je ne voulais pas enfoncer le clou. J'étais tellement heureux de l'avoir encore avec moi, qu'il ne me laisse pas.

Il se recula, me privant de la chaleur de ses bras pour ensuite prendre mon visage entre ses mains, des gestes tellement tendres qui me faisaient tellement de bien là.

"Je comprend que tu m'en veuilles. Je m'en veux aussi... Énormément. J'ai pété la tête du dernier con qui t'as manqué de respect avec une chaise mais je devrais me renverser un vaisselier entier sur la tronche vu le mal que je te fais.".

Ouais non, je préférerais qu'il évite quand même. Je l'aimais trop pour le voir se faire du mal.

"Mais je le ferais pas parce que je te ferais du mal aussi. J'ai bien entendu ta promesse. Je te crois. Alors... Pardonne-moi..."

C'était trop tard pour me demander ça. Je lui avais déjà pardonné. Dés l'instant où j'avais entendu ce petit pardon quand il m'avait pris dans ses bras.

Je serrais doucement ses mains quand il prit les miennes. Je posais mon front contre le sien avec un léger sourire, profitant de cet instant avec lui.

"J'ai été stupide, c'est comme si je t'avais pas fait confiance mais c'est pas ça, je... Pardon. Je vais faire des efforts... Je vais faire de mon mieux. Je vais faire mieux alors..."

C'était ça oui. C'était la sensation que j'avais eu. Mais je m'étais emballé aussi, je m'étais monté le bourichon trop vite moi aussi. J'avais été blessé et j'étais monté directement, ma colère l'emportant sans que j'arrive à me contrôler.

"Alors S'il te plait... Ne me laisse pas."

Je lâchais une de ses mains pour la passer doucement sur sa joue et la caresser.

- Je t'aime trop pour te laisser.

Je me penchais pour l'embrasser. Je passais un bras autour de sa taille pour venir le coller contre moi, l'embrassant avec fougue. Je voulais lui faire ressentir tout l'amour que je ressentais pour lui dans ce baiser. J'étais même à deux doigts de me laisser aller à lui montrer dans son lit à quel point je pouvais l'aimer lui, son corps tout entier, ses jolies petites fesses.. Mais ce con de livreur choisis ce moment là pour sonner à la porte. Je le lachais en soupirant avant d'aller ouvrir.

Je récupérais les sacs avant de tendre de l'argent. Je rejoignis Nick sur le canapé déballant les sacs sur la table basse. Je voulais mettre les choses au clair avec lui. C'était une résolution que j'avais prise depuis notre rupture et que je tentais de tenir. Je ne voulais plus lui mentir, plus rien lui cacher. J'étais persuadé qu'il n'y avait que comme ça que notre couple pourrait tenir, en étant honnête l'un envers l'autre.

- Le gros projet de Steve, on l'a déjà tourné. C'est le film sur lequel je bossais pendant notre... la semaine dernière. C'est ce film là que tu es venu voir sur le plateau. Mais voilà moi j'ai terminé de le tourner. Maintenant il est en montage. Y'a des effets spéciaux aussi à rajouter dessus. Je ne sais pas encore ce qu'il compte faire pour la promo du film, il a des idées je sais mais il n'a rien voulu me dire. Dans tous les cas ça ne sera pas avant quelques mois.

J'attrapais un des sushis et commençais à manger. Oui j'étais un peu trop collé à lui et c'était pas hyper pratique pour manger. Mais j'avais besoin de le sentir proche de moi. Après tout ce qu'on avait traversé, j'avais besoin de ça, de lui à mes côtés.

- Là je n'ai plus aucun tournage de prévu, ni séance photo, ni salon... rien du tout. Après Steve m'a parlé d'un truc qui est entrain de se monter. Le producteur doit me contacter d'après lui.

Nouvelle bouchée de sushis et petite pause avant que je reprenne.

- Y'a un nouveau site de streaming porno qui doit se monter. Et il faut l'alimenter en vidéos forcément. Il y aura certains films de Steve et d'autres producteurs dessus. Mais il peut pas tourner qu'avec des anciennes vidéos. Il parait qu'il y a un réalisateur d'engagé déjà pour faire toute une série de mini vidéos, juste des scènes de quelques minutes sans qu'il y ait de scénario derrière pas comme un film. D'après Steve, le producteur du site et ce réalisateur auraient envie de faire appel à moi pour plusieurs mini vidéos et peut être un ou deux films, histoire d'avoir une personne connue pour faire plus vendeur.

J'avais un peu roulé des yeux en parlant de personne connue. J'étais toujours un peu perdu, un peu surpris de voir tout le tapage qu'il y avait autour de moi et de mes films, le fait que je sois une des stars montante du porno. Quelque part au fond de moi, j'étais toujours le bouseux qui venait du fin fond de son marais et pas la star connue.

- Et c'est tout ce que je sais pour le moment. On ne m'a rien réellement proposé. Et je te l'ai dit. Je te parlerais des propositions qu'on me fait et on verra ensemble si j'accepte ou pas.

Je terminais mon sushi avant de prendre sa main pour la serrer doucement.

- Je refuse que mon boulot te fasse du mal ou nous gâche la vie. Ca n'est qu'un boulot. Tu es beaucoup plus important que tout ça, ne l'oublie pas.

Je lui souris tendrement avant de lui voler un baiser. Je me levais pour aller chercher les papiers que j'avais mis de côté. Je revenais m'installer sur le canapé avec.

- Pour les vacances... on a pas trop eu le temps d'en parler encore. Je voulais le faire demain mais je pense que ce soir ça s'impose.

Vu la grosse méprise qu'il y avait eu niveau vacances, il valait mieux que je lui parle de tous mes petits plans ce soir.

- Oui j'avoue j'ai fait des folies... sur la chambre d'hôtel en fait... mais...

Je me mordais la lèvre un peu gêné. Ouais j'avais craqué mais j'avais mes raisons aussi.

- Je voulais vraiment te faire plaisir, faire en sorte que ton anniversaire soit spécial. Et aussi parce que c'est nos premières vacances ensemble. C'est même mes premières vacances tout court. Mes parents avaient pas les moyens de nous faire partir en vacances et... Enfin quand j'ai quitté mon bled paumé, j'ai jamais pris de vacances. Je ne me suis même jamais vraiment fait plaisir à craquer pour acheter quelque chose de complètement fou pour moi. Alors ce voyage c'est un peu l'occasion de faire tout ça. De te gâter comme tu le mérites, de profiter d'une semaine de vacances avec toi, de nous faire plaisir...

Et j'avais hâte de vivre tout ça avec lui, même si... je flippais un peu pour l'avion.

J'ouvris mon guide, le bon guide du bon gros touriste qui venait visiter.

- Donc j'ai fait mon enquête. On peut prévoir des tennis parce qu'on va beaucoup marcher. Il y a tellement de places à visister, des petites églises et tout... J'ai réservé les billets pour visiter le musée du Vatican. La fille à l'agence me disait qu'il y avait une queue de plusieurs heures pour acheter les billets. Alors je les ai pris pour mercredi matin, comme ça on rentre directement et on peut prendre notre temps là bas. Il n'y a pas que la Chapelle Sixtine à voir, y'a pleins d'autres salles qui ont l'air sympa.

Ce n'était pas vraiment mon délire tout ça mais Nick aimait tout ce qui était musée. Et même si je n'aimais pas, je devais reconnaitre que j'étais curieux de visiter tout ça.

- Le Colisée on loge à côté donc on pourra y être de bonne heure et éviter les foules. Et sinon elle m'a conseillé de visiter ce truc...

Je sortis un dernier prospectus avant de le lui tendre.

- C'est la galerie Borghese. Le bâtiment où se trouve l'expo a l'air sublime. Il est situé dans un parc. Je pense là aussi qu'on pourra prendre notre temps pour visister tout le parc. On a un créneau de deux heures le jeudi après midi pour la visiter. Ca marche comme ça, deux cent personnes à la fois pour 2h de visite donc pareil si je réservais pas avant ça aurait été trop compliqué de visiter sur place.

Je lui fis un petit sourire timide.

- Voilà ce que j'ai fait... on peut continuer à regarder tout ce qu'on veut voir ce soir, ou demain si tu veux...

Je voulais surtout lui faire plaisir avec ses vacances. Moi tant que j'étais avec lui....

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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 28 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par miracle , je suis de nouveau en couple et je le vis comme si ça devait refoirer.
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Ça manque de gens bienveillants sur cette planète. Sacrément même. Peut-être parce que certains comme Julian captent la plus grande partie et nous autres on fait avec ce qui reste...
... Non, je nous cherche des excuses.
On est des gros nullos.
Alors que lui en un geste, un mot...
"- Je t'aime trop pour te laisser."
... (ouais bon ok plusieurs mots), il a le don de m'apaiser et de me rassurer.

Enfin m'apaiser... Ça s'apaise pas vraiment, ça s'agite plutôt, ça frétille ça s'excite dans mon pantalon là si il continue comme ça...
*DRIIIIING*
... Quel est le sombre CONNARD qui a décidé que ça serait méga-fun de mettre TOUTES les sonneries d'interphones sur un standard ultra strident? Et puis bon Darwin de merde, qu'est ce que j'ai fais aux livreurs de denrées alimentaires (et aux serveurs) pour qu'ils choisissent TOUJOURS de me couper dans mes élans verbaux ou charnels avec mon mec, hein??? (j'suis sûr ma photo est placardé dans leur QG avec pour consigne "Emmerdement maximal et permanent sur cette cible").

Je ne me souvenais même plus de ce qu'on avait choisis de commander tellement j'étais en stress et désespéré tout à la fois il y a de cela quelques minutes à peine... (sans doute que Julian a tout commandé et sélectionné pour moi en fait). Je crois que ma vie se résume à ça: des grandes montagnes russes émotionnelles qui me mettent dans des états proches de l'extase pour me plonger dans des abysses de désespoir la seconde suivante.

En attendant j'ai faim et je constate que mon viking me connaît bien: j’attrape mes baguettes que je romps pour engloutir quelques bouchées de riz collant avant de porter mon attention sur mes makis que j'imbibe consciencieusement tout en l'écoutant (les émotions ça creuse!).

"- Le gros projet de Steve, on l'a déjà tourné. C'est le film sur lequel je bossais pendant notre... la semaine dernière. C'est ce film là que tu es venu voir sur le plateau. "
Bon au moins je sais que ça lui fait aussi mal à moi que d'y penser ça a quelque chose de rassurant, à moins qu'il me ménage comme il sait si bien le faire.
... Quoi que franchement Julian non, j'ai pas envie de me souvenir de ma venue sur le plateau. Si on pouvait l'oublier...

Je retiens un fou rire en imaginant des effets spéciaux farfelus de bite sabre laser ou je ne sais quoi tellement je n'y connais rien à tous ces films de super-héros intergalactiques. Mais connaissant le côté très graphique de Mister Steve (c'est pas de moi j'ai juste bien écouté mon "prof" Justin), ça m'étonnerait qu'on tombe dans du too much de mauvais goût comme ça. Cela me rassure un peu de savoir qu'il ne va pas repartir dans la frénésie de ce gros projet avant plusieurs mois.

Je vois qu'il galère un peu à boustifailler mais je m'en cogne (eh ouais jsuis comme ça moi!) je me décollerais pas d'1mm de plus. Na.

"- Après Steve m'a parlé d'un truc qui est entrain de se monter. Le producteur doit me contacter d'après lui."
... Je songe un instant à piquer son portable si il sonne pour dire que Julian est trop occupé pour répondre ou mettre sa bite ailleurs que dans mon trou pour le moment mais ça ne serait pas très sympa de ma part (quand je vous dit que je suis un enfoiré, va falloir que vous me croyiez un jour!).

Je mets un moment à comprendre de quoi il parle et j'avale limite de travers. Du streaming porno? Heu... Okay pourquoi pas...
... Ça va vraiment ressembler à ça nos repas désormais? Un suchi, une histoire de teub, un suchi, au fait j'ai croisé ta mère au supermarché, on est dispo le 12?
Je passe sur le "sans scénario", je me suis pris la tête avec mon frère sur le sujet: Apparemment je suis un "ignare sans aucune sensibilité artistique" ce à quoi j'ai répondu "c'est celui qui dit qu'y est" - ouais on a déjà parlé de ma répartie très perfectible. Mais sérieux... Les gens qui vont voir du porno suivent le scénario - mince comme une feuille de papier? Même Taby m'a dit "je saute aux scènes de cul" donc bon (et la meuf elle a fait option "Analyse audiovisuelle" à la fac et tout et tout hein).

"-... histoire d'avoir une personne connue pour faire plus vendeur."
J'arrête de mâchonner tellement ce qu'il dit m'enlève une œillère que je me mettais:
Oui, il faut que j'intègre que mon mec est connu et reconnu dans son milieu... Et plus il le sera, plus ce sera aussi le cas en dehors du cercle de "connaisseurs"... Ça me fait tout drôle et j'ai encore du mal à le reconnaître. Ça réveille aussi le Nick pas sûr de lui qui se demande ce qu'un mec comme lui fait avec un mec lambda comme moi... Celui que j'avais si bien réussi à museler depuis maintenant bientôt 1 an.

"- Et je te l'ai dit. Je te parlerais des propositions qu'on me fait et on verra ensemble si j'accepte ou pas."
Julian Julian Julian... Si tu savais tout ce que les gens disent et ne font pas... Je dois te faire plus confiance, je sais bien. Mais ça n'empêche que j'ai peur: est ce que je ne vais pas dire "non" à tout? Est ce que vraiment tu me parleras de tout?

"- Je refuse que mon boulot te fasse du mal ou nous gâche la vie. Ca n'est qu'un boulot. Tu es beaucoup plus important que tout ça, ne l'oublie pas."
J'oublie rien, c'est peut-être ça le soucis d'ailleurs... Et qu'il faut me rabâcher encore et encore et encore ce genre de choses. Pour éviter que je rebascule dans mes doutes, mes démons. Mais ça me fait tellement de bien quand il me dit ça... Il réchauffe jusqu'à mon âme. Encore davantage quand il pose ses lèvres sur moi.
Je me sens choyé, aimé...

Mais mais EH OÙ TU VAS...? Ah ouf juste à 3 pas bon, bon ça va. Mais reviens là. C'était déjà presque trop long. Je me recolle à lui. Oui il a fait des folies visiblement... Et ne te mords pas la lèvre comme ça sinon c'est moi qui vais t'en faire... (pfff, allumeur va).
Je hoche la tête doucement en l'écoutant: c'est vrai qu'il ne fait jamais tapage de ce qu'il gagne: je n'en ai même aucune idée... Rien de clinquant, d'ostentatoire... J'ai toujours aimé sa simplicité. Il est au-dessus de ce genre de considération ça se sent. Et maintenant que j'en sais plus sur lui, son passé, son parcours de vie... Je comprend pourquoi.

"- Alors ce voyage c'est un peu l'occasion de faire tout ça. De te gâter comme tu le mérites...."
Je rosis autant de gêne que de plaisir quand il dit ça. Je n'en mérite pas autant... Loin de là. Mais je suis honoré qu'il le pense.

Je retiens un fou rire en voyant le guide/bottin/dico cliché ultime du touriste en goguette (manque plus que la banane!) mais je m'abstiens de tout commentaire: il est beaucoup trop mignon avec ses pages marquées, ses feuilles volantes annotées... Il a bossé comme un petit fou.
Et dire que j'ai faillis gâcher tout ça...

Je prend le prospectus que je déplie sans me départir de mon petit sourire que je ne peux refréner: oui j'en ai entendu parler, mais je ne pensais pas que ça pouvais l'intéresser...
"- On a un créneau de deux heures le jeudi après midi pour la visiter. Ca marche comme ça, deux cent personnes à la fois pour 2h de visite donc pareil si je réservais pas avant ça aurait été trop compliqué de visiter sur place."
Et patati et patata, on ne l'arrête plus notre Julian! J'ai l'impression de ne jamais l'avoir autant entendu parler, lui qui peut être si laconique parfois (pas que ça me dérange hein, mais j'ai plus été habitué au Stanford un brin taiseux qu'au moulin à parole).

"- Voilà ce que j'ai fait... on peut continuer à regarder tout ce qu'on veut voir ce soir, ou demain si tu veux..."
Oui mais non, ça + son petit sourire timide... Moi je craque. Je lui prend son... ourf! Pavé! c'est un pavé! (il en a le poids en tout cas) des mains et je le pose avec le document que j'ai parcouru sur la table basse avant de glisser mes bras autour de son cou et de le faire basculer en position allongée sur le canapé en l'embrassant longuement. Ce n'est qu'au bout d'un interminable moment que j'accepte de le laisser respirer pour pouvoir lui dire tout le bien que je pense de lui:
"Je suis sincèrement impressionné. Vraiment...".
Je joue un peu avec mon doigt dans son cou avant de glisser, taquin:
"Sûr tu n'es pas comptable? Non parce qu'un tel sens de l'organisation...".
Il ronchonne, j'éclate de rire. J'adore le faire marcher (surtout quand il court en plein dedans!). Un autre bisou pour la peine.
"Je t'adore Julian...".
Oui bon je suis faible... Bisous bonus. Pour rien. Parce que.
"C'est parfait. TU es parfait...".
Je lui souris, je déborde d'amour pour ce gars sur lequel je suis à moitié allongé et que je vais finir par écraser (malgré mon poids plume de crevette nageuse apprentie surfeuse - oui je me trouve toujours trop mauvais pour dire que je suis un de ces boys qui fendent la vague avec classe et sang-froid - j'en suis même très très trèèèès loin).

Je me redresse après un dernier baiser dans son cou et je regarde rapidement les papiers épars:
"Je jette un œil mais tu sais... Je vais faire ce que je n'ai pas assez fait jusque là...".
Mon sourire est rayonnant et apparemment un peu contagieux (ou je suis contagié par son excitation... Et je m'en fiche que 'contagié' ça n'existe pas: un mec de rêve comme le mien c'est même pas censé exister d'abord).
"Je vais te faire confiance.".

Il a l'air de douter un peu, moi pas. Je jette même les papiers en l'air comme un diplômé de fin d'année en riant comme un crétin tellement je suis heureux.

***

"Vous êtes bien sûr de n'avoir aucun objet métallique dans le corps...? Une broche par exemple?"
Je lève les yeux au ciel tandis que Julian se retient de rire à quelques mètres de là. Il y a de quoi: c'est qui qui se retrouve en calecif le samedi au portique de l'aéroport parce que sa ceinture, ses boutons de pantalon et même ses chaussures sonnent au portique? C'est bibi bien sûr! Je me mords les lèvres pour ne pas répliquer que j'ai juste caché le trésor de Rackham le Rouge dans mon cul et que ça doit être pour ça que je sonne à leur détecteur à la con. Mon jupon improvisé avec mon manteau à l'air de faire grand effet à la jeune femme derrière moi qui ne cesse de pouffer avec son amie en lui chuchotant des trucs, sans doute au sujet de mes magnifiques chaussettes Garfield. Elle est morte de jalousie, j'en suis persuadé.

Mon chéri arrête de se bidonner quand le gars évoque la possibilité d'une fouille rectale si je ne dis pas la vérité et j'ouvre la bouche pour répliquer un truc cinglant quand sa collègue annonce qu'elle ne sait pas comment mais "Crois-le ou pas le portique est déréglé la sensibilité a été mise au max!" un truc du genre...
Je suis blasé. Je regarde le gars à qui je demande très poliment:
"C'est bon, je peux remettre mon pantalon maintenant? Non parce que j'ai peur que la demoiselle derrière avale sa langue à force...".
Au moins ça a calmé la greluche et le gars m'ordonne dédaigneusement de "circuler".

Ensuite j'ai pu faire mon touriste moyen qui essaye tout le présentoir tournant des lunettes de soleil du pauvre vendeur de souvenirs, essayer 30 parfums (duty-free!) sans en acheter un seul, puis terminer en mangeant un burger tout en admirant le ballet incessant des gosses braillards et des avions avalant et déversant des gens pressés stressés ou jet-lagitisés. Je n'ai jamais trop compris pourquoi on doit venir 4h avant l'embarquement pour aller d'un point A à un point B en suivant un circuit parfois tiré par les cheveux au sein de cette logistique un peu folle, mais qu'importe: je suis avec Julian. On essaye de deviner où vont les gens, je m'émeus devant des embrassades tandis qu'il me charrie... On regarde le programme pour la énième fois. On classe ce qu'on a le plus hâte de voir, de faire. Je calme mon père une centième fois par SMS. Puis je m'endors comme une merde sur la large épaule de mon surfer quand enfin 2 sièges côtes-côtes se libèrent dans la salle d'embarquement.

Je suis réveillé par un gentil baiser mais je sens mon homme un brin tendu (moi je suis de nouveau surexcité, pire que le gosse qui vient de faire une crise en se roulant par terre et que je viens adroitement d'esquiver). Je vois le fameux "pli soucieux" et je suis tout de suite réveillé tandis qu'on fait la queue pour (enfin!) monter dans ce maudit coucou de métal:
"Eh, qu'est ce qui ne va pas? ".
Je lui prend la main tout en frottant ce satané plis d'un air concentré et je claque la langue quand il me baragouine un "maisriendutout" trop pas plausible. À d'autres...
Je fais maintenant les gros yeux et je menace (d'une façon on ne peux plus - pas - crédible):
"Si tu me dis pas je monte pas. Ou pire: je refais sonner le portique, je te préviens... Et toutes les femmes -et les gays - de l'aéroport vont se liguer pour me soutenir comme Viktor Navorski!".
Ok ok j'ai souris en le disant mais je m'inquiète quand même: qu'est ce qu'il ne m'a pas dit cette fois-ci...? Eliott va débarquer en 3e laron surprise en mode "Eh je vous accompagne les loulous!" en ayant eu vent du projet de son poto pour se la jouer "Very bad tripes" tandis que Taby me traînera dans ses frasques avec la mafia locale...? (QUOI? Ce scenar est pas plus mauvais que certains de pornos, je reste dans le niveau au moins!).

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à une chance extraordinaire, je suis de nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien, je n'arrive pas à croire à mon bonheur et en même temps j'ai peur de tout gâcher à nouveau.

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Je m'attendais à ce qu'il me réponde sur mes idées, qu'il me dise si il aimait ou pas, ce qu'il avait de faire. Mais il me surpris, une fois encore, m'enlevant tous mes papiers des mains pour les poser sur la table basse et se jeter sur moi. Hmm... j'adorais quand il faisait ça. J'étais faible. J'aurais pu passer mon temps à le garder dans mes bras, à l'embrasser encore et encore, à lui faire l'amour dans toutes les positions possibles... Oui j'étais un gros pervers je le savais, mais mon Nick n'avait pas l'air de s'en plaindre.

"Je suis sincèrement impressionné. Vraiment... Sûr tu n'es pas comptable? Non parce qu'un tel sens de l'organisation..."

Je lachais un grognement en entendant sa remarque. Cette "blague" je sentais que j'allais y avoir droit assez souvent. C'était de bonne guerre. Je lui avais menti et parmis tous les mensonges que j'aurais pu lui sortir j'avais choisi le moins crédible du lot. Moi... comptable.... alors que je n'avais jamais dépassé le lycée...

Je le laissais continuer de me cajouler comme il le faisait si bien. Je l'écoutais, me dire à quel point il m'aimait. J'en avais besoin et ça faisait un bien fou après tout ce qui s'était passé entre nous. J'adorais l'adore parler ainsi. Et plus que tout, je fus touché quand il me dit qu'il me faisait confiance.

***

Il était là, au bord de mes lèvres, menaçant de sortir à tout instant, mon fou rire. Je contemplais de l'autre côté du portique mon amour se faire torturer par l'un des contrôleurs. Le pauvre commençait à se retrouver de plus en plus en petite tenue. Je le sentais commencer à s'énerver alors que l'agent insistait de plus en plus pour savoir s'il n'avait pas de matériel en lui. C'était mal mais j'avais juste envie de rire en le voyant comme ça. Enfin... si jamais il l'emportait plus loin pour faire une fouille plus approfondit j'allais voir rouge. Mon Nick n'avait rien sur lui et c'était probablement leur machine à la con qui merdait.

Heureusement ces abrutis finissent par comprendre que le problème vient de leur machine et on nous laissa partir vers encore plus de couloirs.

Au moins ce petit incident avait eu le don de me détendre un peu. Sauf que là ma peur revenait au triple galop. Non mais sérieusement ça aidait vachement, ça te mettait hyper en confiance pour monter dans leur merde qu'ils te fassent venir des heures avant, que tu passes je ne sais combien de contrôles différents. Je flippais pas du tout en voyant tout ça.

Et le voilà lui qui repartait, l'air de rien, faire le con un peu partout. Il fonçait dans les rayons des magasins essayer tout un tas de trucs qu'on achétera pas. Il avait l'air de s'amuser mais moi j'avais la boule au ventre. Je tentais de garder l'air fier mais c'était difficile. J'étais en panique à l'idée de monter dans ce truc. Et dire qu'on en avait pour des heures enfermer là dedans... plus de douze heures à subir cette torture, à être suspendu dans les airs à bord d'une boite de conserve, dépendant des capacités d'un mec pour ne pas s'écraser au sol. On arriverait le dimanche dans l'après midi en Italie après avoir passé quasiment toute une nuit enfermé dans ce truc. Comme si j'allais être capable de dormir là dedans!!

Mais je restais zen, plus ou moins, en apparence. Je ne voulais pas embêter Nick avec mes conneries. J'étais sensé être le mec rassurant, sur qui il pouvait se reposer, pas le petit bouseux qui flippait parce qu'il n'avait jamais pris l'avion de sa vie.

Alors j'essayais de me concentrer sur ce qu'il me disait, de suivre la conversation de le charier un peu quand il s'attendrissait sur des couples. Il parvint à me changer un peu les idées quand on reparla de ce qu'on allait vouloir visiter dés notre arrivée. J'avais hâte de visiter le Colisée je devais le reconnaitre. J'avais réservé l'hôtel juste à côté de ce dernier pour ça. Je le trouvais magnifique. Pour moi c'était LE symbole de Rome. On était plutôt d'accord sur ce point. On s'y précipiterait dés lundi matin et on se baladerait ensuite dans les rues de Rome le reste de la journée.

Il finit par s'assoupir dans mes bras. Moi je ne pouvais pas, j'étais trop stressé. J'allais certainement passer une nuit blanche dans l'avion tellement je me sentais mal. Je ne me détendrais qu'une fois tout ça terminé, quand je serais enfin arrivé à Rome.

Mon stress augmenta encore un peu plus quand je les entendis nous appeler pour le décollage. Ca y était... c'était maintenant que j'allais me chier dessus.

Je secouais doucement Nick pour le réveiller, finissant par l'embrasser pour le tirer de ses rêves. Je le suivis vers mes douze prochaines heures de torture. Je regardais l'air résigné le long couloir qui nous attendait pour grimper dans l'avion, dans le genre couloir de la mort ça y ressemblait bien.

"Eh, qu'est ce qui ne va pas? "

Il frotta doucement le pli soucieux de mon front. Je marmonnais bien que tout allait bien, je sentais qu'il ne croyait pas. Il commençait à me connaitre trop bien lui aussi putain. Je n'allais pas pouvoir m'en sortir sur ce coup là.

"Si tu me dis pas je monte pas. Ou pire: je refais sonner le portique, je te préviens... Et toutes les femmes -et les gays - de l'aéroport vont se liguer pour me soutenir comme Viktor Navorski!"

C'était qui Viktor machin truc? Bref c'était pas la question là tout de suite. J'allais devoir lui avouer la vérité. Son beau, grand et fort Julian flippait comme une merde à l'idée de prendre l'avion... merveilleux.

J'avançais avec lui dans la file, serrant doucement sa main dans la mienne. Je baissais un peu les yeux à l'idée d'avouer mon terrible secret.

- J'ai peur...

Je soupirais, détournant un peu plus le regard alors que je continuais.

- C'est la première fois que je prends l'avion et... ça me fait flipper.

Je continuais avant qu'il ne parle, qu'il me sorte toutes les belles paroles que sortaient toujours ceux qui n'avaient pas peur aux autres.

- Je sais. Je connais les statistiques. Je sais que j'ai plus de chance de mourir dans un accident de voiture ou même en traversant la rue qu'en montant dans cet engin. Mais c'est comme ça... j'ai jamais fait ça et ça m'effraie.

Je serrais un peu plus fort sa main dans la mienne.

- Alors promets moi que tu ne me laisseras pas et que j'aurais droit à un calin au moment du décollage.

Juste avoir mon amour près de moi, c'était ce qui faisait que je montais dans cet appareil. Lui... si ça n'avait pas été pour lui jamais je ne l'aurais fait.



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Nick Frobisher
J'ai 28 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par miracle , je suis de nouveau en couple et je le vis comme si ça j'avais gagné à la loterie nationale.
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Grrr. Je suis pas content. Je suis même TRÈS pas content (ouais ouais je sais je suis-presque- PhD level. Hem. Je la refais: "Bigre! Je suis bien rembruni par tout cela!" VOILÀ, HEUREUX? L'honneur de la grammaire est sauf??).

Non mais il me fait quoi là?? Il pensait que j'allais rien voir?
... Bon ok c'était super short, mais je dois faire quoi moi? Être en mode "Alerte rouge" (ou "severe risk"!) en permanence...? Non, non, j'ai dis que je lui faisais confiance.

Mais... Mais là Julian tu ne m'aides pas.
- J'ai peur...
Oui bah moi aussi j'ai peur d'un tas de truc! De la voisine de palier (sa manière de me mater  l'arrière train me fait redouter de la croiser tard le soir), des chihuahuas, de...
- C'est la première fois que je prends l'avion et... ça me fait flipper..
Pchiiiiiiitchouuu... Ptou.
Mon ballon de colère s'est tout dégonflé et je dois me retenir pour ne pas partir mentalement dans un "Aww so cuuuute" ("Roger! Tu archives cette bouille hein? Doss' Ju' mimi!" "Mais chef chef! Le tiroir déborde!" "Damned! On va devoir dégager de l'espace, adieu les gammes de piano! De toute façon il a horreur de ça le proprio!") qui va me laisser tout guimauve et totalement inutile à calmer sa préoccupation tout a fait légitime.

- ... j'ai jamais fait ça et ça m'effraie.
Je tais de justesse un sourire qui pourrait être mal interprété: ah, parce que moi je suis sans peurs et sans reproches et j'ai déjà fais de la relation avec une pornstar (montante de surcroît?). Il est vraiment trop choupinou... Je sens mon cœur qui fond.
- Alors promets moi que tu ne me laisseras pas et que j'aurais droit à un calin au moment du décollage.
("Chef chef!" "OUAIS JE SAIS ROGER ÇA DEBORDE!!!")
Sa main qui me paraît d'habitude si protectrice et enveloppante m'apparaît soudain presque frêle (même si je vais la perdre s'il continue de la broyer comme ça). Je capte le regard d'une des hôtesses effectuant l'embarquement et elle comprend tandis que je la remercie d'un discret hochement de tête: elle en voit passer tous les jours des gens stressés ou apeurés... De tout sexe et de tout âge. Elle a capté le truc en deux coups de cuillère à pot. Bon après pas super dur: mon géant a rapetissé de 5 cm au moins et lui qui se tient toujours naturellement bien droit et a la démarche assuré me suit hors de la file en s'accrochant à mon extrémité comme à une bouée, le chef baissé... J'ai mal de le voir comme ça.

Je trouve un coin assez éloigné pour être tranquille et je redresse les valises en veillant à ce que la mienne ne se tire pas -encore!- une fois... Quoi que ça l'avait bien fait rigoler aussi que je cours après cette salope à roulettes Julian, mais je doute que le spectacle comique de répétition soit vraiment bien indiqué là.

Je prends son autre main dans la mienne et je balance:
"Dernière fois que j'ai pris l'avion, je me suis pissé dessus. Et je ne parle pas au sens littéral... C'était il y a environ deux ans.".

Donc pas un "accident de pipi culotte" malencontreux de gamin. Non: son Nick si grand si beau si fort (c'pas moi qui le dis c'est l'autre là en face de moi) a la vessie qui l'a trahi alors qu'il n'est même pas incontinent.
"Et je parle pas de trois gouttes hein... C'était un vieux coucou d'un particulier, atterrisage sur une piste de terre battue... Temps nuageux. Le mec a redressé in extermis. J'ai cru que j'allais crever. En fait... On aurait pu vraiment y rester.".

La peur de ma vie. La seule fois où j'ai vu Enko perdre son calme. J'avais rien compris aux insultes qu'il avait balancé (et le mec non plus) mais il était tellement flippant que j'ai failli lâcher les 3 dernières gouttes qu'il me restait. Je lui fais un sourire rassurant:
"Donc déjà aucune honte à avoir. C'est les gens qui n'ont pas peur qui sont bizarres si tu veux mon avis. La peur, c'est bien: ça prépare ton corps à réagir en cas de danger. Il faut juste pas que ça tombe pas dans la panique. Et puis, tu as déjà expérimenté un tas de choses qui t'effrayaient... Et seul. Là où d'autres auraient renoncé en fuyant ou se trouvant de fausses excuses.".

Je pense à son départ de sa campagne. De sa famille. À son premier job. A sa découverte de sa bisexualité. À son boulot "pas banal"... Comment fait-il pour ne pas voir qu'il a déjà accompli tellement qui, pourtant, effraierait même le plus hardi...?

Bon il a un peu redressé la tête mais c'est pas encore ça (mais s'il était moins craquant je pourrais mieux me concentrer sur mon argumentaire aussi!).
"Et aucune raison de paniquer: c'est pas un vieux tas de ferraille comme j'ai eu avec un mec qui carbure à la vodka. Il y'a tout un tas de vérifications, de protocoles... Les pilotes passent régulièrement des examens voire s'ils sont aptes, et puis le plus important:".
Je me hisse pour lui flanquer un bisou sur la joue (ce qui est un excellent indicateur sur le fait qu'il a retrouvé sa hauteur "normale" et donc qu'il n'est plus recroquevillé sur lui-même comme il l'était:
"Il y a Nick Frobisher à bord. Il te donnera tous les câlins dont tu as besoin et il n'ira nulle part sans toi de toute la fin de week-end et la semaine prochaine.".

Et puis je m'emballe. Parce que c'est moi. Alors je l'embrasse et sur la bouche cette fois et je prend mon temps avant de le lâcher et de lui glisser:
"Et puis la semaine suivante... Et la suivante...".
Puis d'un air très sérieux:
"Et faudra penser à bouffer parce qu'au bout de deux semaines il y a un impact sur la santé très sévère. Et je parle même pas de boire. Mais en fait nous...".

Je fais mon petit sourire qu'il connaît bien et je lui chuchote:
"On aura besoin de refaire le plein avant ça. Sinon on va crever... Surtout avec ce que j'ai glissé dans ma valise.".

Le grand classique de la carotte. Je sais, c'est petit (ehhh pas tant que ça d'abord!).
Je récupère ma "salope à roulettes" size bagage cabine et comme promis, je n'ai pas lâché l'une de ses mains et hop, sourire "shine like diamond" comme dit la donzelle de la Barbade (heu... non c'est "Shine bright like a diamond"... Je crois? Oh pis fichtre on s'en foutre!), avec supplément de voix emplie d'assurance:
"Tu viens?".

***

Bon il est venu, il a vu... Et il a vaincu. Même si j'ai crû le perdre quand ils ont expliqué les démarches en cas d'évacuation et qu'il scrutait les démonstrations de l'hôtesse de l'air comme si sa vie en dépendait... Je crois qu'il a appris par coeur le guide de bord à force d'en parcourir la fiche et si je l'écoutais, j'aurais déjà enfilé le gilet de sauvetage. C'est vrai que c'est toujours impressionnant quand ils lancent "vraiment" les moteurs, toute cette puissance qui vibre à quelques pas de ta tête... (broiement de main Julianesque numéro 2). Et l'estomac dans les talons quand on décolle, comme si la gravité refusait de nous laisser partir. Évidemment... C'est sûr moi qu'est tombé le compartiment à masque défaillant (broyage de main du titan number 3) et le bardas a pendouillé un moment avant qu'ils arrivent à le remettre.

... Je vais lui proposer de s'accrocher à ma bite si ça continue au moins il serrera utile. D'ailleurs en en parlant... Ben... Ça me travaille. Je me demande si... Je jette un oeil à mon flippé qui a l'air d'apprécier d'être stabilisé dans les nuages et qui observe enfin le ciel à travers le hublot (je le soupçonne d'avoir voulu prendre la place non pas pour mater la vue mais parce qu'il n'a aucune confiance dans le verre de la vitre... Mais bref). Je lui chuchote à voix basse tout près de son oreille:
"Dis heu... Tu... T'as déjà fais des cochonneries dans un avion?".
Ma question semble conne, je me doute qu'il a jamais fait "en vrai", vu qu'il a jamais pris de zinc, non moi je parle de:
"Fin je veux dire... Je me doute tu as fait pour le... Le travail vu que c'est un ftsm assez répandu mais, enfin...".
Oui j'ai dis "ftsm" parce que j'ai peur que le gosse que j'ai déjà fait arrêter de taper dans le siège derrière vu que ses parents n'osaient rien dire et qui s'est soudain étrangement tut permette à ses parents d'entendre ce que je dis (non sinon je sortirais un bon gros mot qu'il répéterait tout le voyage en demandant "ça veut dire quoaaa" à ses parents... Hinhinhin, faut pas m'faire chier).
"Tu en as déjà eu envie ouuu...? ".
Non parce que je suis allé aux wcs je vois pas comment on tient à deux là dedans... Je me rembrunis un peu.

"Enfin ça reste de l'hypothèse hein... 'fin ma question est con. Excuse-moi. Oublie.".

Je veux bien qu'on ait une dizaine d'heures de vol mais faut que j'arrête mes conneries. On peut s'occuper plus intelligemment en faisant... Je sais pas moi un morpion, un cadavre aux exquis, un petit Bac... Pfululu je fourmilles d'idées moi!
Attention la surchauffe (hahaha)!

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à une chance extraordinaire, je suis de nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien, je n'arrive pas à croire à mon bonheur et en même temps j'ai peur de tout gâcher à nouveau.

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Voilà... j'avais laché ma bombe... bousillée, brisée en mille morceaux l'image du beau et fort Julian, du mec sûr de lui sur lequel il pouvait se reposer. J'étais juste un petit bouseux qui flippait comme une merde à l'idée de prendre l'avion. Pitoyable...

Je serrais sa main alors qu'il m'entrainait à l'écart de la fil d'attente. Ouais je me sentais nul en cet instant. J'aurais voulu pouvoir faire taire ma peur et lui faire croire que je n'avais pas peur. Mais c'était impossible. J'étais beaucoup trop pétrifié de trouille pour ça.

Je savais qu'il n'allait pas m'engueuler ou se foutre de moi, il n'était pas comme ça. Mais je gardais quand même la tête baissée, un peu honteux de mon attitude.

"Dernière fois que j'ai pris l'avion, je me suis pissé dessus. Et je ne parle pas au sens littéral... C'était il y a environ deux ans.".

Je fronçais un peu les sourcils, attendant la suite de son discours pour voir où il voulait en venir. C'était une façon de me dire qu'à lui aussi ça arrivait d'avoir peur?

"Et je parle pas de trois gouttes hein... C'était un vieux coucou d'un particulier, atterrisage sur une piste de terre battue... Temps nuageux. Le mec a redressé in extermis. J'ai cru que j'allais crever. En fait... On aurait pu vraiment y rester."

...

ET C'EST CA QUI ETAIT SENSE ME RASSURER SUR LA FIABILITE DE CES ENGINS DE MERDE?!!!

Ok... non... calme... il ne fallait pas que je me mette dans un état pareil. Un peu de rationnalité. Il l'avait dit c'était un vieux coucou, avec une piste qui ne ressemblait pas à une piste... il avait pas dit ça pour me faire flipper... bon il me faisait flipper quand même mais ce n'était certainement pas le but. Il devait avoir une logique derrière au fait qu'il me raconte cette histoire absolument horrible.

Je grognais légèrement en entendant le couplet sur les soit disantes choses effrayantes que j'avais fait dans ma vie. Mouais... je pouvais bien admettre ça. J'avais flippé quand j'étais parti de chez mes parents. J'avais flippé avant mon premier tournage, avant ma première prestation sur scène. Mais ça n'avait putain de rien du tout à voir avec la peur de crever dans cette petite carcasse de merde.

Ah et puis voilà les paroles que tout le monde sortait toujours. C'était ultra sécurisé, ils vérifiaient et re vérifiaient cent fois les choses. Oui oui je le savais. La partie rationnelle de moi même avait conscience de tout ça. Mais bizarrement, quand on flippait la partie rationnelle de nous même se retrouvait étouffée par celle qui était en panique. Sûrement qu'on ne l'entendait pas à cause de la partie trouillarde qui courait partout en hurlant de terreur.

"Il y a Nick Frobisher à bord. Il te donnera tous les câlins dont tu as besoin et il n'ira nulle part sans toi de toute la fin de week-end et la semaine prochaine."

Oui... et c'était bien la seule chose qui me faisait monter à bord, sans lui je ne le ferais pas. Je me détendais un peu sous ses baisers. Il savait comment m'embrasser comme il le fallait. Ou m'embraser peut être dans le cas présent parce que là il me chauffait en parlant de son programme pour les jours à venir. Il ne fallait pas qu'il parle comme ça. J'étais bien capable de le faire. Il m'avait trop chauffé, surtout en parlant de ce qu'il avait planqué dans sa valise. Je voulais savoir tiens moi maintenant...

Je le suivis docilement, ne lâchant pas sa main alors qu'il m'entrainait vers ce maudit engin. Et les hôtesses qui nous mataient avec des faux sourires commerciaux. Elles se croyaient rassurantes là vraiment? On aurait dit des poupées de cire, des barbies figées dans cette pause grotesque.

Je m'installais à côté du hublot, si cette merde devait lâcher, je préférais être à côté pour protéger Julian. J'étais plus grand que lui, je ne devrais pas être aspiré là dedans.

Je ne lâchais pas sa main avant... euh un long moment. Je la gardais alors qu'elle nous montrait les consignes de sécurité. Non mais vraiment c'était hyper rassurant tout ça. Et on était sensé s'évacuer vers où au juste? Ok ils nous montraient la porte et on faisait quoi une fois qu'on l'avait pris la porte? On sautait dans le vide sans parachute?!! Donc ouais, j'étais pas calmé... et j'écrasais encore un peu sa main.

Je l'écrasais peut être encore un petit peu quand je sentis les moteurs s'allumer, qu'on se retrouva collé à nos sièges, mais genre littéralement, alors que ce truc se lançait à pleine vitesse. Je commençais à me dire qu'on allait pas mourir, que je pouvais lâcher sa main quand une petite secousse déclencha le masque en face de Nick. Putain j'ai cru que cette fois là que notre dernière heure était arrivée, qu'on allait y passer. Mais non.

L'avion finit par se stabiliser au dessus des nuages. On ne sentait plus les moteurs. On avait l'impression... de planer, je n'avais pas de meilleur mot, d'être porté. Je me décidais à fixer le décor par mon hublot et je devais reconnaitre que c'était beau. On ne voyait plus la terre, juste un épais tapis blanc duveteux au dessus duquel on flottait. C'était superbe et je me perdais un moment dans ma contemplation.

"Dis heu... Tu... T'as déjà fais des cochonneries dans un avion?"

Je me retournais pour le regarder surpris alors qu'il était venu chuchotter à mon oreille. Ah oui, il ne voulait pas choquer le gamin derrière nous qui l'avait un peu emmerdé avant le décollage. Moi j'étais trop occupé à stresser pour y penser.

"Fin je veux dire... Je me doute tu as fait pour le... Le travail vu que c'est un ftsm assez répandu mais, enfin...".

Je le regardais, un léger sourire se dessinant sur mes lèvres. Je me détendais. Je commençais à vraiment me sentir dans l'euphorie des vacances, de cette semaine en tête à tête avec lui.

"Tu en as déjà eu envie ouuu...? "

Alors... euh... jusqu'à présent j'avais surtout peur de mourir alors de là à avoir envie de baiser, c'était un peu la dernière de mes préoccupations. Et ça l'était encore un peu.

"Enfin ça reste de l'hypothèse hein... 'fin ma question est con. Excuse-moi. Oublie."

Je posais doucement ma main sur sa cuisse pour la caresser tendrement, mon sourire toujours présent sur mes lèvres.

- Alors pour commencer, non je n'ai jamais tourné de scène de ce genre. J'ai fait un certain nombre de choses mais non pas ça. Et de ce que j'ai pu voir ils ne le faisaient jamais dans les toilettes, pas assez de place pour tenir à deux plus une caméra...

Même pour tenir à deux je ne savais pas vraiment si c'était possible en fait.

- Laisse moi... survivre à ce vol et je te promets qu'au sol on fera tout ce dont tu m'as parlé avant le décollage et même plus encore.

Je me penchais pour venir l'embrasser avec un sourire. Bon ça au moins j'avais le droit de le faire sans choquer le gamin derrière.

***

On trouva finalement de quoi s'occuper pendant tout le vol. J'avais amené un jeu de cartes donc on fit une bataille, en pimentant le jeu avec un pari. Nick avait beau protester, moi je maintenais que j'avais gagné dans les règles et que je n'avais pas triché. Et il me tardait déjà de pouvoir profiter de ma récompense... Puis il n'avait pas de raison de se plaindre, il allait en profiter lui aussi.

On joua à notre version du pictionnary, version un peu perverse du jeu bien sur sinon ce n'était pas drôle.

On regarda plusieurs films aussi, mon amour blotti dans mes bras. Il avait même fini par s'endormir comme ça et puis moi aussi. Moi qui pensait ne pas pouvoir réussir à fermer l'oeil de tout le vol j'avais fini par succomber.

On avait finalement atteri après de longues heures de vol interminable. C'était perturbant. Chez nous il devait être six heures du matin, ici il était déjà dix sept heures. Je ne savais pas si j'allais réussir à fermer l'oeil ce soir. Tant pis, il y avait un certain gage dont je devais profiter...

Donc le vol s'était passé tranquillement, c'était après que ça avait un peu merdé. Quand je le disais qu'on ne pouvait pas avoir confiance en ces engins. On était arrivé vivants mais Nick était arrivé sans sa valise. Le genre de choses qui pouvait gâcher un début de vacances. Après nous être gentiment énervé sur les employés, on finit par prendre une navette pour le centre ville, avec leur promesse de nous livrer la valise dans les jours qui venaient, au plus tard mardi. Bon, on était dimanche soir, ça pouvait passer.

On pouvait enfin commencer à profiter des vacances. Après un court trajet en bus on était enfin dans le coeur de Rome. Je brandissais mon plan, le retournant un peu dans tous les sens pour tenter de trouver la direction de notre hôtel. Ca faisait du bien de se dégourdir les jambes mais j'avais quand même hâte de retrouver notre chambre d'hôtel.

Il nous fallut quasiment une heure pour le rejoindre. Je me retrouvais là, devant le Colisée, souriant comme un gosse alors que l'immense bâtiment se dressait devant nous. J'attrapais mon Nick dans les bras, beaucoup trop heureux là tout de suite, et l'embrassais.

- Et si on faisait une photo? Oublions cette histoire de valise et profitons des vacances. Regarde! On est à Rome, devant le Colisée. Et je t'aime tellement.

Je l'embrassais avec amour avant de le faire cette photo et d'autres photos aussi... et d'autres baisers...




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PierreHope
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J'ai 28 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par chance , je suis en vacances et je le vis avec un grand sourire débile sur le visage.
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J'ai l'air bête. Mais bête...
Et puis lui parler boulot alors qu'on est en vacances... Non mais allô quoi.
Et il va penser que je ne pense qu'à son cul (... et sa bite. Non ne pense pas à sa b... Trop taaaard).
... En même temps c'est pas moi qui m'asticote la cuisse c'est lui là qui me chauffe d'abord (non je ne me cherche pas d'excuse PAS DU TOUT!!!).
Et puis c'est sa faute il a qu'à être moins craquant quand il sourit... Comme là quoi.

"- Alors pour commencer, non je n'ai jamais tourné de scène de ce genre. J'ai fait un certain nombre de choses mais non pas ça. Et de ce que j'ai pu voir ils ne le faisaient jamais dans les toilettes, pas assez de place pour tenir à deux plus une caméra...".
Je suis un peu surpris de sa réponse mais je ne dis rien. J'imaginais... Je sais pas, que ça faisait partie des "bases", genre comme d'avoir fait la plonge quand tu es serveur ce genre de trucs (et si vous suivez pas ma logique vous en faites pas: laissez tomber, j'ai l'habitude). Je me retiens de lui faire remarquer qu'ils peuvent très bien faire "genre" ils sont dans un wc d'avion avec des plans serrés et juste un décor à deux murs, un truc du genre... Mais ça montrerait que j'ai bien trop réfléchis à la question.

Et je ne suis toujours pas sûr qu'il apprécierait de savoir que je commence à avoir ma petite connaissance (théorique) dans le domaine (... Même si j'aimerais VRAIMENT oublier et ne jamais avoir demandé ce qu'était le sodurètre... entre autre chose). Et justement "j'ai fais un certain nombre de chose", ça me rassure moyen... Je m'interroge sur ce qu'il fait ou non et parfois, ça me travaille parfois au-delà du raisonnable. Mais comment je case un "Au fait Julian tu as déjà fait des flip-flop?" entre une saucisse cocktail et une tomate cerise à l'apéro?

"- Laisse moi... survivre à ce vol et je te promets qu'au sol on fera tout ce dont tu m'as parlé avant le décollage et même plus encore."
... Hein? De quoi de quoi? J'ai dis quoi moi déjà?? Haaaa la surprise!
Le salopiot... Il avait TRÈS bien entendu ça malgré le stress hein! (Bizarrement!).
M'en fou ça m'arrange bien en fait (enfin non... Mais oui en un sens. Mais bref).

***

"Tu triches, c'est obligé!!!".
Je souffle bruyamment et je jette un regard tellement mauvais au gosse qui s'est penché pour voir ce qu'on faisait qu'il décarre direct.

C'est pourtant simple une bataille! Du hasard, juste du hasard!!! De toute façon je sais jouer qu'à ça. Taby a beau dire que j'ai triomphé au strip-poker de mes 27 ans, je n'en ai aucun souvenir (juste quelques photos dans le fameux "Album de la honte").

Pour la peine je boude.
... Bon juste un peu pour la forme. J'ai fais le malin j'étais sûr de gagner moi (quoi? T'as vu le morceau qui m'accompagne dans la vie? Si je suis pas verni moi je sais pas ce que je suis!). Mais non. Et ça me fout un peu la trouille... Mais c'est Julian. Je ne risque rien (hein?).

J'essaye de me concentrer sur le jeu suivant dont l'avantage est de pouvoir se jouer équipé d'un simple stylo et d'une feuille à peu près vide. J'étais en train de finaliser un magnifique scrotum avec mon air concentré de gamin quand l'hôtesse est venue s'enquérir de notre choix de repas. J'ai rien eu le temps de planquer, juste mon coude dessus... Encore plus flagrant. Et hop du stylo frais sur le bras! (Évidemment l'autre ça l'a fait marrer tout ça). Et j'ai ENCORE perdu parce que je suis incapable de faire un brouillon inexact... (les cours de dessins d'observation m'ont traumatisé).

Voir les films en Finnois vu qu'on pouvait choisir sa langue ça m'a bien fait marrer deux minutes mais l'excitation et la chaleur de Julian ont eu raison de moi et j'ai repiqué du nez.

Réveillé par ce (connard) de pilote qui nous signalait qu'on entrait en zone Européenne, ébouriffé et complètement déphasé, j'ai demandé à Ju':"On a rajeunit ou on a vieillit?", avant de me réveiller tout à fait en entendant qu'on allait atterrir: mon cher et tendre avait repassé ma main en mode "déstresseur" (il allait m'en devoir une à force). Je le rassurais comme je pouvais jusqu'à ce qu'on atterrisse enfin et me dépêchais une fois au sol d'envoyer un SMS groupé pour dire qu'on était bien arrivés.

Ma mère fût la première à répondre avec une photo de mon père en robe de chambre et charentaises, endormi devant une chaîne d'informations en continu: il avait dû veiller toute la nuit craignant de voir apparaître "BREAKING NEWS!!! Crash de l'avion n°trucmachinchouette à Destination de Rome.". Je notais la tête de Justin émergeant d'un plaid sur le canapé attenant à l'indétrônable fauteuil défraîchis du patriarche. S'ensuivit les conneries habituelles de Tab concernant son gars cappuccino à lui ramener et je ne pûs refréner un sourire et un coup de coude à Julian en lisant que "Grand Étalon" passait le bonjour (ou bonsoir, il savait plus, et moi non plus).

Blasé, habitué, pas surpris, résigné (mais un peu ras-le-cultisé quand même), j'apprenais que ma valise faisait route vers... Paris. Ouais romantique aussi Paris hein, c'était dans ma "trip bucket list" mais bon... Ben j'étais à Rome là. Heureusement que je prévoyais toujours mon bagage cabine avec le strict nécessaire. Pas ,grave, je laverais mon slip dans le lavabo de l'hôtel (paye ton jesaispascombien d'étoiles!).

Pas marrant, le chauffeur du bus n'a pas voulu que je fasse la route debout (bah quoi, j'en ai marre d'être assis purée...). Du coup j'ai fais le mec qui se tiens pas assez bien dans les virages pour glisser, tomber et peloter allègrement Julian sur le siège voisin (hahaha je suis diabolique).

Je me suis esclaffé quand il a sorti son plan avec son air tout fier avant d’arborer sans y penser un sourire plein de tendresse: il était vraiment trop trop mignon... Mignon à croquer. Je lui pris la main joyeusement en me laissant traîner comme un gamin: il pouvait bien nous paumer, j'en avais rien à carrer. Tant que j'étais avec lui, rien ne pouvait m'arriver.

***

J'ai une sainte horreur du mot 'pittoresque', employé à tort et à travers. Mais force est d'avouer que notre balade paumante dans le dédale de rues et d'odeurs inédites, où tout le monde a un délicieux accent chantant, les pavés, les vieilles pierres et l'ensemble hétéroclite tout autour, et au détour d'une rue là une statue, ou là encore un... Ohhh là LÀ!!! Un magnifique apodemus agrarius!!! Mais c'est pas du tout ta zone de vie toi, qu'est ce que tu fabriques ic... Ehhh! Bon pas le temps pour les bestioles visiblement. Ce qu'il est pressé Julian!

Et puis là, sans que j'y sois vraiment préparé... Le choc.
J'en ai rêvé depuis tout gamin. J'ai même fais la gueule à Venise tellement j'étais contrarié que mes parents aient préféré la ville aux innombrables canaux à Rome.
Le Colisée.
Je pense à la phrase soit disant du général Franchouillard concernant les pyramides: j'ai le même effet là. J'ai le poids des âges face à moi. Je me sens petit. Tout petit face à sa magnificence. Je serais resté là, scotché, oubliant ce fameux temps auquel lui a résisté sans broncher quand mon surfeur me ramène à la réalité, ou plutôt à un rêve encore plus concret: lui.

"- Et si on faisait une photo? Oublions cette histoire de valise et profitons des vacances. Regarde! On est à Rome, devant le Colisée. Et je t'aime tellement.".
Je ne réponds que par un grand sourire ravi qui fait pétiller mes yeux. Quand il m'embrasse, je ne touche plus terre. Si je me laissais aller... Je crois bien que je chialerais tellement je suis heureux. Je lui rend son baiser en y mettant tout mon amour. Tout ce que je ressens pour lui et ce ravissement inégalé qu'il fait monter chez moi quand je suis à ses côtés. Pour un peu, le Colisée me paraîtrait presque fade comparé à lui...

Je le laisse nous mitrailler, je dois avoir un sourire bien stupide comme il faut. Parfait. Moi je le fais à l'ancienne: je confie mon vieux numérique offert pour mon entrée à l'université par mon père à un passant pour qu'il nous prenne en photo. Je suis nul pour les selfies et j'aime avoir une photo en pied de nous. Et puis... J'aime cette prise de contact et cette confiance temporaire en autrui, parier qu'on ne va pas tomber sur le crevard qui va détaler avec notre bien le plus précieux (même s'il ferait sans doute une bien mauvaise affaire vu le vieux coucou que je me trimbale).

J'ai failli en oublier ma mini valise en repartant tellement tout ça m'a remué et je ne lâche le bras de mon chéri qu'en arrivant devant l'hôtel qu'il m'indique comme étant le notre. Woh. Je recompte pour être sûr: 1, 2 ,3, 4... 5 étoiles. Je marmonne:
"Ju' t'es fou...".
Ok j'avais vu la photo de la chambre mais il n'avait pas donné le standing du lieu même si vu la localisation je me doutais que... Mais merde, 5 étoiles??? Je me sens grave pouilleux. Je tire sur sa manche:
"Heu... Attend attend je...".
Si je sors que j'ai faim est-ce qu'il va me dire "j'ai réservé une table"? Non, non vu comment il a réagit lors du week-end... Purée je suis paumé. J'ai pas mis les pieds dans des hôtels aussi huppés depuis des décennies et encore... Pas aussi "hype". Je lui prend la main alors que je vois son front "Mister Inquiet" qui reprend du service avec un sourire rassurant:
"Viens.".

Je crois avoir vaguement repéré ce que je cherche au loin en arrivant dans le coin, mais j'étais tellement absorbé par le monument puis par le beau guerrier que je trimballe... Je ne réponds pas à sa question, me contentant toujours de sourire et de lui demander de patienter devant la boutique où je m'engouffre.
"Ciao tutti!".
Je ne sais pas si c'est mon accent perfectible, mais une vieille dame me regarde passer fièrement avec ma valise les yeux ronds. Je fais au plus vite en piochant entre les rayons selon mon vieux process et j'ouvre ma valise en caisse pour y enfourner mes quelques achats (louée soit la carte de débit Visa premier!).
Je ressors tout guilleret:
"On peut y aller!".

Cette fois je le suis sans broncher et le laisse remplir les formalités à l'accueil en regardant autour de moi les yeux grands ouverts. Je gère le décorum. Je gère les manières attachées aux lieux mais... Ça me rappelle pas vraiment des souvenirs tip-top. Les leçons de piano, de bonnes manières... Et toute cette merde. Mais je les chasse d'un clin d’œil à l'homme de ma vie. Je sais bien que ça le trottine, que mon attitude le préoccupe, qu'il se demande peut-être même si j'ai fondu un boulon avec le jet-lag... Ceci dit... Non. Je suis bien.

Enfin la chambre.

Je demeure un instant stoppé sur le palier, appréciant la beauté des lieux. Leur calme. La volupté qui s'en dégage. Je note la présence du jacuzzi avec un hochement de tête et un sourire taquin envers mon accompagnant qui a refermé la porte derrière nous. J'ai de très bons souvenirs dans la dernière machine à bulles qui a croisé notre route...

Je me déchausse et pieds nus, je pousse un long soupir de contentement en lâchant enfin mon contenant que je n'ai pas cédé au groom (non mais c'est vrai je veux déjà pas que Julian porte mes bagages alors ma mini valise ça va je me débrouille merci).

Je pose délicatement mon appareil photo sur le meuble le plus proche et je n'ose rien toucher de plus: tout me semble bien trop fragile pour mes grandes mains malhabiles (et on aura jamais les moyens pour rembourser: tout à l'air tellement 'design' et luxueux...). Je suis attiré par la vue tandis que je pénètre à petits pas dans la chambre après avoir froncé les sourcils en voyant l'estrade abritant les engins de tortures derrière le lit. Je me risque à ouvrir la fenêtre, persuadé que la poignée va me rester en main mais elle s'ouvre sans résistance et sans un grincement tandis que je grimpe à genoux sur l'assise devant cette dernière: Vue imprenable sur le Colisée. J'essaye d'empêcher mon cerveau de convertir le coût d'une nuit en ces lieux en forfait Auberge de jeunesse dont j'ai plus l'habitude. La boue, les bivouacs, les douches communes ou les cours d'eau... Ça ne paraît pas mais j'ai bien roulé ma bosse durant mes recherches sur le terrain en solo ou en duo.

J'entends mon homme fourrager je ne sais quoi et je m'arrache à ma panoramique de rêve pour aller le retrouver et passer mes bras autour de son cou en me blottissant contre lui.
"Merci Julian c'est juste... Parfait.".
Je l'embrasse doucement avant de me reculer avec un air tout joyeux, puis je trottine précautionneusement pour me laver les mains (... Non attend c'est un BIDET que j'ai vu au fond de la salle de bain??), revenir dans la pièce avec les gobelets à dents en céramique, puis j'étale le dessus de lit pour protéger les draps d'une blancheur impeccable, avant d'ouvrir ma valise et de sauter sur le lit avec mes trouvailles que j'étale devant moi:
"Tada!".
Bon les grissini ont un peu morflés et le prosciutto doit pas être tip top qualité mais bon... J'espère que le chianti rattrapera. Je suis content de moi et je ne m'en cache pas en déballant le tire bouchon que j'ai acheté en même temps que le reste (je me suis fais avoir une fois avec Enko... Pas deux. Ça sert à ça l'expérience, haha!). Et comme mon magnifique couteau Suisse multi-fonction n'avait pas le droit de voyager avec moi...

Je nous sert deux verres et je tends le sien à Julian:
"On trinque? À nos vacances, à nous... Enfin, surtout à toi et ta merveilleuse idée...".

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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à une chance extraordinaire, je suis de nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien, je n'arrive pas à croire à mon bonheur et en même temps j'ai peur de tout gâcher à nouveau.

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Je passais les minutes suivantes à nous mitrailler de photos avec mon portable. Je voulais pouvoir me souvenir de ces moments merveilleux qu'on passait ensemble, garder une trace de ce voyage, mon premier, notre premier, le premier d'une nouvelle vie à deux pour nous.

Je le laissais donner son appareil à un passant pour qu'il nous prenne tous les deux. Je posais avec lui, le serrant dans mes bras alors que je souriais largement. J'avais oublié le calvaire que j'avais enduré un peu plus tôt avec l'avion. Nous étions bien là tous les deux. Les vacances commençaient à peine et déjà je n'avais pas envie qu'elles s'arrêtent.

On finit par reprendre nos valises pour partir. Il ne voulait pas que je prenne la sienne mais en attendant si je n'étais pas là pour le surveiller il l'aurait oublié. Il aurait eu l'air bien sans aucune valise à l'hôtel. En parlant de l'hôtel....

J'avais fait chier la femme à l'agence pour avoir une vue sur le Colisée. C'était pour moi LE symbole de Rome. Je voulais me lever tous les matins en le voyant. Je voulais qu'on prenne des petits déjeuners en le contemplant. J'avais envie qu'on s'endorme dans les bras l'un de l'autre tout en l'admirant par delà les fenêtres. J'aurais du me méfier quand elle m'avait expliqué qu'il faudrait exploser mon budget pour avoir une vue comme celle là. Je m'en moquais. C'était mes premières vacances. J'avais de l'argent de côté alors je pouvais bien en claquer une partie pour qu'on se fasse plaisir. Elle avait insisté, m'avait regardé bizarrement avant de finalement me proposer cet hôtel. J'avais un peu grimacé en voyant le prix mais j'avais accepté. Je n'avais vu que les photos de la vue superbe, la terrasse du restaurant où on prendrait notre petit déjeuner en le regardant. C'était tout ce dont j'avais rêvé. Je ne m'étais que briévement arrêté sur la déco de la chambre. Il y avait un jacuzzi ça c'était le petit bonus mais je me disais que vu le prix de le chambre c'était normal. Je n'avais pas fait attention au nombre d'étoiles. Mais maintenant qu'on était devant l'hôtel, je les voyais qui s'étalaient sur la façade... pas trois ou quatre étoiles comme je le pensais mais cinq.... J'avais réservé un palace...

"Ju' t'es fou..."

Là je devais bien admettre qu'il avait raison... moi et mon délire de vouloir une vue sur le Colisée... ah ben là c'était sur qu'on allait l'avoir la vue.

"Heu... Attend attend je..."

Je fronçais les sourcils en l'entendant. C'était trop? Il m'avait déjà amené dans un restaurant de ce genre alors bon hein... Ouais je n'étais pas crédible du tout. Ca n'avait rien à voir son restaurant avec.. bah ça.

Je le suivis un peu inquiet alors qu'il me trainait plus loin dans la rue. J'avais beau lui poser des questions il m'ignora, me demandant simplement de l'attendre devant la boutique devant laquelle il entrait. Génial... me voilà maintenant à faire le piquet devant une supérette, à l'attendre, dans une ville inconnue alors que la nuit tombait et que le monde commençait à sortir faire la fête. Ce n'était pas possible, il devait y avoir un bar gay dans le coin. J'avais vu passer plusieurs mecs dans des tenues... faites clairement pour draguer et certains l'avaient même fait. Ca je me garderais bien de le dire à Nick. Et on irait pas dans ce bar.

Je sursaurais finalement et me retournais vers lui, lui faisant un sourire alors que je le voyais revenir tout joyeux, un sac à la main. Bon... l'hôtel maintenant...

Comment dire... je ne m'étais jamais senti aussi mal à l'aise de toute ma vie. On détonnait clairement, surtout moi, au milieu de ce décor luxueux. J'avais donné notre nom, récupéré les clés de notre chambre, avant qu'on ne soit obligé de suivre un mec qui nous escortait jusqu'à notre chambre et qui voulut nous porter nos affaires. On refusa et je me sentis à nouveau comme le petit bouseux venu de sa campagne.

Je disais chambre mais... à ce niveau là ce n'était plus une chambre mais une suite carrément. La "chambre" était immense, plus grande que le petit mobil home minable de mes parents. La déco était sublime oui, très très luxueuse mais vraiment sublime. Il y avait bien le jacuzzi, donnant sur le Colisée, une chambre sublime, donnant encore sur le Colisée, une mini salle de sport en hauteur et tout ça donnait sur le Colisée. Ah ben aucun doute là dessus je l'avais ma vue. Et le mec qui était toujours là à me fixer... putain ouais le pourboire, dans ce genre d'endroit ils en réclamaient à la moindre occasion. Je lui glissais un petit billet avant de lui refermer la porte au nez. Je soupirais, plus gêné que jamais alors que je regardais mon Nick.

Il avançait dans la chambre, détaillant les lieux, se mettant à l'aise. Moi je restais là adossé à la porte à le regarder le sourire aux lèvres. Je pouvais bien faire taire ma gêne un peu. J'avais voulu lui offrir des vacances inoubliables et c'était certainement ce que j'avais réussi à faire. Il ouvrit en grand les fenêtres, appréciant la vue. Moi j'appréciais surtout la vue de son corps, se découpant sur les lumières de la nuit qui illuminaient le Colisée. Il était si beau...

Je retirais mes chaussures à mon tour, décidé à venir le rejoindre, mais il se retourna à ce moment et s'arracha à la vue pour venir se blottir contre moi.

"Merci Julian c'est juste... Parfait."

Je souris contre ses lèvres alors que je répondais doucement à son baiser. Si il était heureux... c'était tout ce qui comptait pour moi.

Je le laissais repartir en gambadant joyeusement, me demandant ce qu'il était entrain de préparer. Je le regardais s'installer sur le lit, il savait qu'on avait une table un peu plus loin, et sortir de quoi faire un pique nique improvisé. Je souris avant de le rejoindre. C'était vraiment parfait, exactement ce qu'il me fallait, un petit diner en tête à tête sans prise de tête. Le room service devait certainement pouvoir nous livrer de quoi diner mais vu la tête de l'hôtel j'avais un peu peur des prix...

Je le rejoignis avant de trinquer avec lui.

"On trinque? À nos vacances, à nous... Enfin, surtout à toi et ta merveilleuse idée..."

Je lui souris avant de boire une gorgée de mon verre.

- A toi... a nous deux... à cette seconde chance que tu m'as donné...

Et que je n'aurais jamais cru possible d'avoir un jour. Je n'aurais cru qu'il puisse continuer de m'aimer malgré ce que j'étais, ce que j'avais fait...

Je commençais à manger, me détendant face à ce petit repas sans chichis.

- Pour l'hôtel... je suis désolé je n'avais pas fait attention qu'il avait autant d'étoiles. J'avais juste demander une vue sur le Colisée à l'agence et... j'ai eu ça. Elle avait tenté de m'avertir avec le prix mais... j'ai cru que c'était normal, que tout était cher ici, que je payais la vue et pas... le reste.

Je me mordis la lèvre en regardant tout ce qui nous entourait.

- Mais la vue est vraiment superbe et si tu es heureux... c'est le principal.

Je lui souris tout en continuant de manger. Je me détendais petit à petit. Je discutais avec lui avec enthousiasme de ce qu'on pourrait faire demain. On allait commencer par le Colisée, c'était obligé. Il était là à nous narguer juste sous notre fenêtre. On voulait trop le faire tous les deux. Je reprenais mon guide tout en mangeant, regardant ce qu'il nous conseillait.

- Le billet d'entrée nous donne aussi accès au forum. Je pense que ça va être magnifique à visiter tout ça. Et ça devrait bien nous occuper toute la matinée, si on arrive à sortir du lit demain matin. Ou sinon on peut juste trainer au lit demain matin pour compenser un peu le décalage horaire, on prend un petit déjeuner tardif, je crois qu'ils le servent jusqu'à 11h30 et on part ensuite faire le Colisée et le forum sur toute l'après midi.

Je terminais de manger et débarassais un peu le lit avant de revenir vers lui avec un sourire sur les lèvres.

- Parce que moi là je ne pourrais pas dormir... c'est le matin chez nous et je n'ai absolument pas sommeil...

Je venais le serrer dans mes bras et le faire basculer sur le lit alors que je venais l'embrasser avec envie. Les chambres d'hôtel c'était fait pour en profiter après tout... et j'avais très très envie de profiter de celle là.

- On pourrait tester ce lit...

Je ponctuais ma phrase d'un baiser. J'étais au dessus de lui, glissé entre ses cuisses, mon corps commençant à onduler doucement d'envie contre lui.

- Il y a le jacuzzi aussi qui me nargue depuis qu'on est entré dans la chambre...

Nouveau baiser, un peu plus appuyé, un peu plus pressé...

- Je me souviens que j'ai aussi droit à un gage que j'ai honnêtement gagné dans l'avion...

Un petit sourire coquin alors que mes mains allaient caresser son corps...

- Et il y a aussi cette surprise dont tu m'as parlé.. Tu veux commencer par quoi alors?

Moi je m'occupais déjà de lui, allant mordiller son cou alors que de mon corps je plaquais toujours le sien au lit.

Non... je n'avais vraiment pas sommeil là.

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Je marmottais des "Meuh non mais heu..." sans queue ni tête en trinquant à ses belles paroles et appréciais le chianti en silence.
"Mh! Pas mal pas mal.".
J'étais content de moi: c'était bon. Et surtout... Julian avait l'air d'apprécier.
Et ça... C'était le plus important à mes yeux.

J'écoutais ses excuses en me retenant de rire, balayant tout cela d'une main, un peu soulagé quand même: non mais je faisais quoi s'il se mettait à choper des goûts de luxe et quelque peu... originaux comme dans cette immense baraque où on avait passé le week-end?

Une part de moi avait peur de découvrir un Julian que je ne connaissais pas encore, un affreux jojo comme celui qui m'avait hurlé dessus. Ou qu'il se rende soudain compte à quel point il était génial et chope un melon dantesque...
Les gens, ça changeait.
Et pas forcément en bien.
Mais c'était toujours mon grand nounours qui me disait des choses qui continuaient de me faire rougir (et l'alcool n'y était pour rien).

On était là à boustifailler dans une chambre hors de prix des denrées achetées à l'arrache, comme un pied de nez à tout ce faste, le Colisée presque à portée de main, excités comme des gosses par la perspective de découvrir cette ville fascinante ensemble.

"Ensemble...".
J'avais tellement eu peur de le perdre...

"Ouiii le Coliséééée!".
Je trépignais tout ravi, sautillant à moitié sur le lit en position assise. J'avais presque envie de ressortir et d'aller découvrir Rome de nuit.

Mon homme continuait de prendre ses aises et ne cessait de me bluffer par la minutie de sa préparation. Au final, oui je découvrais un autre Julian, mais... Celui là ne me déplaisait pas du tout. C'était bon de me laisser guider et glisser, sans avoir dû tout prévoir et tout préparer.

Je roulais sur le lit à peine celui-ci débarrassé et en appréciait le moelleux en m'y tortillant avant de me redresser tout sourire:
"Hmmm... Vu la qualité de la literie je pense que je vais opter pour l'option marmotte.".
Rien de mieux et de plus reposant que de traîner au lit avec son chéri. Et puis c'était les vacances, merde!

- Parce que moi là je ne pourrais pas dormir... c'est le matin chez nous et je n'ai absolument pas sommeil...
"Moi non plus, alors on...".
Oups. J'étais encore une fois à côté de la plaque, j'avais pas saisis le sous entendu de sa fin de phrase suspendue... On avait visiblement pas les mêmes projets. Je répondais néanmoins avec plaisir à son idée en lui rendant son baiser et en appréciant le poids de son corps sur le mien: je disais rarement non à ce genre d'activité en duo.

Je me laissais envahir par son désir et y cédait peu à peu, m'abandonnant entre ses bras, lâchant une petite plainte quand il commença à remuer doucement entre mes jambes, écoutant la liste de ses propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres.

- Et il y a aussi cette surprise dont tu m'as parlé.. Tu veux commencer par quoi alors?
Ah oui... La surprise.
Zut.
Je l'avais presque oubliée celle-là... Mais lui visiblement non, ça aurait été trop facile.

Je songeais un peu honteusement à mythoner et dire que "oh ben zut de flûte de mince, la surprise était dans l'autre valise en déroute!" mais je savais que mon viking ne me croirais pas et je n'avais pas envie de voir sa mine déçue. Et puis... Autant que ce soit fait.
Enfin si je bougeais pas vite de là j'allais prendre l'option 1 et ne pas plus m'emmerder que ça si il continuait. Julian était terriblement convainquant quand il s'y mettait.

"A-attend attend laisse-moi réfléchir.".
Je le repoussais doucement: je ne pouvais pas me concentrer là. J'avais toujours cette impression avec lui que j'adorais littéralement quand il me regardait comme ça, celle d'être la pauvre proie qui va de toute façon se faire bouffer par le prédateur (sauf que j'étais une proie consentante donc du coup, je n'étais techniquement pas une proie et... RAAH STOP LE CERVEAU! COUCHÉ!).

Je triturais mon t shirt en essayant de ne pas croiser ses yeux, réfléchissant à mon petit plan. Sinon, j'étais sûr qu'il allait me faire craquer.
"Je... Je vais prendre ma douche et...".
Et évidemment il se levait déjà et commençait à se déshabiller.
Bah tiens...
Ne-pas-craquer.

Je mettais la main sur mon visage en regardant à travers mes doigts:
"Pitié Julian tu m'aides pas là.".
Ah il était content de lui le Stanford , incapable que j'étais de me la jouer poker-face avec lui... Quelle misère que d'être aussi amoureux et aussi facilement influençable. Pauvre de moi. Mais je résistais courageusement et me montrais le plus ferme possible:
"Je vais aller prendre une douche. Tu n'as pas le droit de me rejoindre avant d'avoir compté jusqu'à heu... Disons... 100.".

Je me précipitais sur ma mini-valise que je fouillais en lui tournant le dos et en pestant, ne trouvant pas ce que je cherchais et perdant ainsi de précieuses secondes. Puis je me redressais en cachant mon butin contre moi comme un voleur peu habile, masquant jalousement mon butin sous mon t-shirt.
"Tu regardes pas, tricheur!".

Vite là salle de bain...
... où je me payais magistralement en pleine poire cette putain de vitre qui était tellement briquée qu'elle en était invisible.
"Ouille...".
Bon j'aurais peut-être un bleu voire une bosse mais au moins je n'avais pas le nez qui pissait le sang ou quoi. Je rassurais Julian en criant "Non non tout va bien!", poursuivant ma course folle contre les secondes dont j'avais perdu le compte et me récurais en un temps record, me cognant encore une ou deux fois pour faire bonne mesure.

Détrempé, je soupirais face à la surprise qui me narguait, suspendue au bout de sa ficelle mais n'eût pas le temps de plus m'appesantir: mon cher et tendre criait la fin du décompte qui s'approchait depuis l'autre pièce, et je ne doutais pas qu'il allait se précipiter à peine le chiffre "100" prononcé. J'enfilais le honteux présent d'un air résigné, plaçant la maudite cordelette à sa place en geignant intérieurement: comment Julian avait-il pû travailler dans cette tenue et surtout y paraître aussi à l'aise?

J'avais le paquet pressurisé et je me sentais ridicule mais fanfaronnant, je tentais une pose sexy en attendant que mon homme débarque et lançait un "Tadam!", n'ayant aucune idée du résultat vu que je m'étais refusé un coup d’œil dans le miroir.

... Ridicule. J'étais sans aucune doute r-i-d-i-c-u-l-e.
Je quittais ma posture, notant à peine la nudité de mon Surfeur, beaucoup trop gêné par la stupidité de mon attirail:
"Ce... C'est un des cadeaux d'anniv de Taby elle... Elle a dit que je serais pas chiche et puis que... Que je devais me décoincer surtout avec toi et que... Ça pouvait te faire plaisir et comme je déteste qu'elle aie raison et que ben... Toi oui, peut-être que ça pouvait te plaire donc heu...".

J'arrêtais de triturer mes doigts et laissais tomber mes bras ballants:
"Mais oui je sais ça me va pas je suis risible là dedans...".
Je tirais en grimaçant sur cette crétine de ficelle qui essayait de se frayer un chemin Darwin sait où avant de prendre un air un peu penaud:
"Tu... Mais tu lui diras hein? Que je l'ai fais, hein?".
Je souriais bravache:
"Bon je... Je te frotte le dos? Avant que ce maudit machin ne lâche l'affaire ou ne me castre pour le restant de ma vie, autant en profiter un peu...".

Je me tournais pour ouvrir le robinet et régler la température comme Julian l'aimait: oui au moins ça nous ferait un souvenir rigolo... Même si j'avais sans doute niqué l'ambiance muy caliente avec ma surprise foirée. Je rattraperais le coup après...


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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à une chance extraordinaire, je suis de nouveau avec l'homme de ma vie et je le vis plutôt bien, je n'arrive pas à croire à mon bonheur et en même temps j'ai peur de tout gâcher à nouveau.

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J'avais envie de lui, terriblement envie de lui... oui bon je sais j'avais tout le temps envie de lui. Mais j'avais des circonstances atténuantes. Déjà mon boulot, je passais mon temps à le faire donc forcément... ça avait tendance à accentuer un peu mes appétits. Je l'aimais, j'aimais son corps et merde on avait été séparé un moment. Trop longtemps j'avais été séparé de ce corps délicieux. Puis merde il était beaucoup trop bandant, je n'y pouvais rien moi. Ce petit regard là qu'il me lançait... ce petit coin de peau là juste sous son oreille que j'adorais mordiller là comme ça... et ses fesses si jolies que j'avais envie de mordre... Non c'était trop dur de résister il fallait me comprendre.

"A-attend attend laisse-moi réfléchir."

Ah ouais... non celle là je ne m'y attendais pas vraiment. Je le regardais intrigué alors qu'il me repoussait doucement. Il ne voulait pas? Non parce que il était tard et moi je m'étais dit que ça pouvait être le programme parfait pour une soirée à deux. N'était ce pas un peu le but des chambres d'hôtel? S'envoyer en l'air dans tous les coins?

"Je... Je vais prendre ma douche et..."

Ah ben là de suite ça me plaisait davantage. Je le regardais en souriant, retirant mon tee shirt prêt à le suivre sous la douche. Une douche à deux, je n'y avais pas pensé mais ça pouvait être excitant. Son corps nu et mouillé collé contre le mien... ses jolies petites fesses n'attendant que moi... l'eau ruisselant sur nos corps... j'adorais l'idée et...

"Pitié Julian tu m'aides pas là."

Et je m'arrêtais à nouveau dans mes fantasmes, le regardant sans comprendre. Il me faisait quoi là au juste?

"Je vais aller prendre une douche. Tu n'as pas le droit de me rejoindre avant d'avoir compté jusqu'à heu... Disons... 100."

Je grognais, croisant les bras sur mon torse. Bon.. soit... du moment que je pouvais le rejoindre pour m'amuser ensuite je voulais bien attendre. Je le regardais fouiller dans sa valise jusqu'à ce qu'il m'engueule parce que je regardais. Non mais moi je croyais que ça commençait sous la douche ma frustration de rester là seul comme un con à compter jusqu'à cent.

J'obtempérais. Je fermais les yeux et commençais à compter. Non je ne comptais pas trop rapidement. C'était mon rythme normal ça. Puis je m'arrêtais en entendant un grand bruit, lui demandant ce qu'il se passait. Je soupirais en l'entendant me rassurer avant de reprendre mon comptage. Je restais les yeux ouverts cette fois, j'étais seul de toute façon et j'en profitais pour terminer de me déshabiller. Si je devais aller sous la douche il valait mieux que je sois nu non?

A peine mon compte à rebourd terminé, je me précipitais dans la salle de bain pour le voir. Je me figeais, un sourire aux lèvres, alors qu'il me regardait en lâchant un grand Tadam.

Là honnêtement j'avais du mal à ne pas rire. Il portait un string. L'objet en lui même était plutôt excitant, si on oubliait la couleur et le motif ridicule. Et aussi le fait que la taille était un peu petite, comprimant l'avant de son anatomie. Je n'arrivais pas à voir l'arrière de là où j'étais et j'avais hâte de pouvoir le voir. Mais la pose sexy ne dura qu'un instant avant qu'il ne bouge mal à l'aise, tirant sur la ficelle qui devait lui rentrer dans le cul. Ah ben oui, c'était pas vraiment agréable ça comme sensation.

"Ce... C'est un des cadeaux d'anniv de Taby elle... Elle a dit que je serais pas chiche et puis que... Que je devais me décoincer surtout avec toi et que... Ça pouvait te faire plaisir et comme je déteste qu'elle aie raison et que ben... Toi oui, peut-être que ça pouvait te plaire donc heu..."

Je le regardais, les bras croisés sur mon torse, dans une attitude décontractée. Je n'avais jamais été gêné par ma nudité, heureusement vu mon boulot. Je l'écoutais parler, me retenant de rire. Ainsi donc c'était Taby la responsable, j'aurais du m'en douter.

"Mais oui je sais ça me va pas je suis risible là dedans..."

C'était surtout sa gêne qui était risible en fait. Mais il était adorable et plutôt excitant là dedans. Ca me touchait qu'il ait été prêt à faire ça pour me faire plaisir. Il n'avait pas besoin de se décoincer, Taby se trompait, notre vie sexuelle était déjà bien assez excitante pour moi sans avoir besoin de rajouter un morceau de ficelle entre ses fesses.

"Tu... Mais tu lui diras hein? Que je l'ai fais, hein?"

Euh... ouais non quand même pas.

"Bon je... Je te frotte le dos? Avant que ce maudit machin ne lâche l'affaire ou ne me castre pour le restant de ma vie, autant en profiter un peu..."

Je m'approchais doucement de lui pour le rejoindre. Je me collais contre lui, en profitant pour mater au passage ses fesses dans leur string. Je passais doucement une main dessus pour les caresser. Hmm... très jolies vraiment.

- Alors déjà, crois le ou non, mais je n'ai pas l'habitude de raconter les détails de notre vie sexuelle. Donc désolé mais je ne parlais pas à Taby de ton string et de ce qu'on va faire avec.

Non mais et puis quoi encore? Je n'allais pas alimenter les fantasmes de cette perverse en lui racontant nos exploits au lit. Qu'elle se débrouille avec Eliott pour ça.

- Par contre tu peux lui dire qu'elle a vu trop petit niveau taille. Elle t'a sous estimé mon amour. Et la couleur est très moche.

Je continuais de caresser doucement sa fesse, la regardant en souriant.

- Mais tu n'es pas ridicule, l'effet est plutôt excitant même...







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