Le deal à ne pas rater :
HETP [Noire et Rouge HX-Y8] Batterie Externe 25800mah
20.35 €
Voir le deal

Partagez
 
 
 

 Just please, take my heart again. [Sanie]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
Aleksie
Aleksie
MESSAGES : 27
INSCRIPTION : 03/08/2019
ÂGE : 26
RÉGION : Belgique
CRÉDITS : Moi-même

UNIVERS FÉTICHE : Fantastique, Réel, Moyen-Âge
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Noob

Just please, take my heart again. [Sanie] Empty

Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Hadès et Paul se sont aimés d'une façon aussi forte que malsaine. Du mal, ils s'en sont fait. Paul, autiste asperger a découvert l'amour dans les bras d'Hadès. Hadès coureur de jupons invétéré est lui aussi tombé amoureux de la différence de Paul. Différents, ils l'étaient, à tel point qu'ils ont finit par se séparer avec pertes et fracas, dans une dispute de plus.


Cette situation est la suite d'une histoire que nous avons joué sur un forum : 30YO Still Young.

Contexte provenant de cette [url=LIEN]recherche[/url]
Revenir en haut Aller en bas
 
Aleksie
Aleksie
MESSAGES : 27
INSCRIPTION : 03/08/2019
ÂGE : 26
RÉGION : Belgique
CRÉDITS : Moi-même

UNIVERS FÉTICHE : Fantastique, Réel, Moyen-Âge
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Noob

Just please, take my heart again. [Sanie] Empty


Paul Ackerly
J'ai 32 ans ans et je vis à Brisbane, Australie. Dans la vie, je suis neurochirurgien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt extrêmement mal.

Je suis autiste Asperger.


avatar :copyright:️ NOM CRÉATEUR


Je ne deviens pas fou, je ne deviens pas fou, je ne deviens pas fou.
Telle était la phrase, ou plutôt le TOC que je me répétais à longueur de journée. Mes journées... Aurait-on pu réellement les appeler ainsi? Faut dire que la seule chose qui m'aidait à tenir, c'est la chirurgie, mon boulot. Sauver des vies, ça représentait mon identité, depuis toujours. Evidemment je multipliais les gardes aux urgences, pour ne pas rentrer chez moi, pour ne pas penser. Pour oublier mon trouble anxieux déjà, ce trouble qui me rongeait jusqu'à la moelle. Ce trouble qui était arrivé à ma séparation avec la deuxième chose à laquelle je ne voulais pas penser... Hadès. Cette rupture m'avait détruit en profondeur. Cette rupture avait fendu mon âme. Evidemment nous nous détruisions, mais il était l'amour de ma vie. Il était celui qui m'avait apprit que la vie était autre chose que la médecine et les sciences.
Un regard sur ma montre, m'indiquait que ma garde aux urgences de ce soir allait commencer. J'étais devant l'ascenseur, les doigts tremblant discrètement au fond des poches de ma blouse blanche, mon stéthoscope posé sur mes épaules comme à mon habitude. Lorsque les portes s'ouvrirent je me glissais dans la cage de métal et appuyais sur le bouton RDC, l'étage des urgences.
Je ne deviens pas fou, je ne deviens pas fou...
Le monde autour de moi était comme du coton. Je me sentais comme ivre sans pourtant avoir bu une seule goutte d'alcool. Respire par le ventre, Paul. Je fermais les yeux et me concentrais sur mon ventre qui se soulevait lentement, puis redescendait avec la même lenteur. Un clic significatif me sortis de cet état passager de détente et de bien-être, les portes venaient de s'ouvrir.
« Docteur !» Je levai les yeux vers l'infirmier qui m'appelait alors que je franchissais les portes métalliques. «Hum?» fis-je en soulevant légèrement le menton. Elle s'avançait vers moi, tenant un dossier bien rempli dans les bras. « On a un patient violent dans le box 3. Il est ivre et il demande le docteur Ackerly.» J'arquais un sourcil. J'suis pas psychiatre me dis-je, et qui pouvait bien me demander, moi? Je ne voyais plus personne. Je m'étais coupé du monde, complètement. J'étais redevenu cette machine de sciences, en pire encore qu'avant.
Je lui pris le dossier des mains. Et sans l'ouvrir, je me dirigeais comme un robot vers le box 3. Une nouvelle respiration ventrale et je tirais sur la porte coulissante pour l'ouvrir.
Mon sang se glaça quand je reconnus l'homme allongé sur le lit, comme au premier jour. Ma respiration se coupa et une énorme bouffée d'angoisse me prit le ventre, la poitrine et tout le corps en fait... Ma gorge se noua. Devais-je m'enfuir en courant? Devais-je rentrer et le soigner comme si de rien était? Devais-je lui hurler dessus? Devais-je me pétrifier sur place? Certainement pas.
Aussi, robotiquement je rentrais dans la pièce et refermais derrière-moi, m'adossant à la porte. Mon teint était pâle, et ma respiration rapide et bruyante. Je n'arrivais pas à le regarder, j'en étais incapable. Ca faisait trop mal. Il était mon âme soeur. Il était ma vie. Il était mon monde. Et il était là, ivre et blessé, exactement comme le jour de notre rencontre.
Je ne deviens pas fou, je ne deviens pas fou, je ne deviens pas fou.
Je me décidai finalement à m'approcher de lui, dans un silence de mort mais les pensées tournant à plein régime. Ma main droite se posa sur ma poche, pour vérifier discrètement que mes benzodiazépines s'y trouvaient bien.  Parfois un petit cachet pouvait faire des miracles, bien que j'évitais le plus souvent possible d'y avoir recours.
Je relevai finalement mon regard remplis de larmes sur son visage. Que dire ? Que faire?
Je me raclai la gorge, et observais son visage tuméfié. « Tu t'es encore battu?» Dis-je finalement, d'une voix tremblante.
Voilà plus de six mois que je n'avais eut aucun signe de vie de lui, et il réapparaissait comme ça, un beau soir, dans mon hôpital à me demander comme si c'était la chose la plus légitime du monde. Je n'osais pas le toucher, pas l'examiner. Je n'osais pas lui demander où est-ce qu'il avait mal pour l'instant. En fait, je voulais juste comprendre.

Revenir en haut Aller en bas
 
Saniie
Saniie
Féminin MESSAGES : 12
INSCRIPTION : 02/08/2019
ÂGE : 25
RÉGION : Suisse
CRÉDITS : Personne encore !

UNIVERS FÉTICHE : Je suis ouverte à toutes expériences !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Noob

Just please, take my heart again. [Sanie] Empty


Hadès Daniels
J'ai 35 ans ans et je vis à Brisbane, Australie. Dans la vie, je suis dealer et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma bouteille, je suis célibataire et je le vis plutôt vraiment mal.

Je suis un enculé de première.


avatar :copyright:️ MAL DE NUIT


Tu sais, je ne vais pas te mentir. Je pense encore à toi, des fois c’est plus intense, des fois, t’es juste dans un coin de ma tête et tu restes silencieux. J’ai pas arrêté de me dire que je vivais un truc incroyable, et que j’ai tout bonnement stoppé le truc, parce que j’arrivais plus rien à gérer. Et c’est encore le cas, mes crises de colères, mon addiction pour l’alcool, mes angoisses constantes durant les nuits. Ouais, j’ai l’air d’un gamin, un gamin déguisé en adulte, et je n’y peux rien. Je n’y peux rien si je suis complètement paumé. Tu crois que je me serais fait casser la gueule gratuitement ? Tu crois que je l’aurais pas gagné ce combat ? J’ai juste fait ça pour qu’on me ramène à cet hôpital que je connais que trop bien, grâce à toi. Aux fois où nous nous sommes retrouvés ici, notre première rencontre. Et c’est épique, parce que je reviens dans le même état. Saoul, amoché. Je regarde l’infirmière qui veut s’occuper de moi, et dans un mouvement de rage, je repousse chaque objet qui s’approche de mon être. « Je veux voir Paul. Je veux pas vous voir, putain. Dégagez. » Je suis pas vulgaire, normalement. J’ai pas besoin de l’être pour blesser les gens. Mais, c’est pas moi qui parle, c’est juste mon envie insoutenable de te voir. Elle me dit que tu ne prends pas en charge des cas aussi inutiles. Elle dit quoi là ? Regarde-moi bien salope, je suis pas inutile. Je suis juste un gars qui veut revoir son ex, s’assurer qu’il va bien, que tout va bien dans sa petite vie merveilleuse. Quelle connerie. Quelle foutaise. Je me redresse du lit, je manque de tomber alors je m’y tiens en me recouchant comme une merde. « Je veux Paul, je vous juste que si vous sortez pas d’ici deux minutes, je m’en branle de vos vigiles, je vous arrache la langue. » Mes pupilles sont dilatées, ma bouche est terriblement sèche qu’à chaque parole prononcé ça me tire. Et elle décide de s’en aller. Peut-être pour appeler un vigil et me foutre dehors, parce qu’il y a bien plus grave qu’un gars qui est saoul et qui quémande un docteur bien précis. Le visage redressé, les yeux rivés au plafond. Je laissant mon corps se détendre, avant d’entendre la porte s’ouvrir une nouvelle fois, et avant de riposter, mon visage se lève, et c’est sur toi que je tombe. Tu n’as pas changé. Absolument pas. Tu es toujours autant magnifique putain, tu es toujours le même garçon que j’ai connu. Je te vois, tu peines à me reconnaître, ou bien tu peines à réaliser ma présence ici, et c’est bien normal. Je te laisse t’approcher après quelques secondes de silence, me demandant si je m’étais encore battu. « On ne change pas, pas vrai ? » Je me délecte de ce moment, puisque peut-être, tu allais me foutre dehors, et que je n’allais plus te voir. Je me redresse, une grimace s’affiche sur les traits de mon faciès, sous la douleur intense de mes multiples blessures. La lèvre éclatée, le sourcil ouvert, un bleu à l’œil, sans parler des coups que j’ai pu recevoir sur la totalité du corps. Tu es bien trop proche, à tel point, que je peux sentir ton parfum se faufiler sous mes narines. Me rappelant des instants incroyables que nous avions vécus ensemble. « Je voulais te voir. C’est pour ça, que je suis là. » J’ai de la peine à parler, je mâche mes mots, l’alcool me monte au cerveau. Ironique, parce que dans ma tête, j’ai l’impression d’assurer, j’ai l’impression d’aligner bien mes mots. Je pince ma lèvre inférieure, avant de gémir de douleurs. « Ton infirmière ne veut plus me voir ? Encore une que j’ai blessé ? » Parce que tu te souviens ? De la première fois ? J’avais engueulé l’infirmier qui voulait nous séparer, qui s’inquiétait pour toi, comme si j’allais te frapper. Quelle enflure. Je ricane, levant les yeux au ciel, avant de reposer ma vision sur ton visage. « T’es toujours autant beau. » T’es toujours le Paul que j’ai connu, et juste pour ça, je peux sentir une certaine paix s’emparer de moi.


Revenir en haut Aller en bas
 
Aleksie
Aleksie
MESSAGES : 27
INSCRIPTION : 03/08/2019
ÂGE : 26
RÉGION : Belgique
CRÉDITS : Moi-même

UNIVERS FÉTICHE : Fantastique, Réel, Moyen-Âge
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Noob

Just please, take my heart again. [Sanie] Empty


Paul Ackerly
J'ai 32 ans ans et je vis à Brisbane, Australie. Dans la vie, je suis neurochirurgien et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt extrêmement mal.

Je suis autiste Asperger.


avatar :copyright:️ NOM CRÉATEUR


« On ne change pas, pas vrai ? » Dit-il. Ce n'est pas mon avis, en tout cas moi j'ai changé, et pas en bien. Je suis en permanence rongé par mes angoisses, par mes pensées qui me forcent à être ce que j'ai toujours profondément refusé d'être. Alors comme d'habitude je ne répondis pas, mais il me connaissait, il savait bien que j'étais loin d'être l'homme le plus bavard du monde. En fait, il me connaissait mieux que quiconque sur cette planète. Mon regard vint s'ancrer un moment dans le sien et je me perdis dans la contemplation de ce visage pourtant bien amoché. Ce visage que j'aurais pu reconnaître entre mille, même en me contentant de le toucher du bout des doigts. Un millier d'émotion s'emparaient alors de moi, et comme toujours ces émotions étaient traduites par l'angoisse. « Je voulais te voir. C’est pour ça, que je suis là. » Ajouta-t'il, ce qui me provoqua une montée irrépressible de colère, qui ne fit qu'amplifier mon angoisse. Mes doigts vinrent se poser sur la barrière de son lit, se reserrant fermement autour tandis que je luttais pour qu'il soit incapable de percevoir ma respiration qui luttait pour devenir plus bruyante et plus saccadée. Je déglutis péniblement, et me ressaisis en une fraction de seconde, à l'aide d'une profonde inspiration.
Tu ne deviens pas fou, Paul. C'est complètement dingue mais tout ça là, c'est réel. Oui, Hadès est bien là, devant toi.
« Tu sais pourtant où j'habite.» Dis-je, amère, presque comme un robot, les dents serrées. Je l'avais appelé des millions de fois, parce qu'il me manquait, parce que j'avais peur, parce que j'avais besoin de lui. Parce que je l'aimais. Parce que je voulais le supplier de venir là, maintenant et de me serrer dans ses bras. De m'embrasser comme il était le seul à l'avoir jamais fais. Alors pourquoi au juste s'infligeait-il autant de mal pour être transporté ici et pour me voir? Alors qu'il lui suffisait de se présenter devant la porte de chez moi, et de sonner.
Ah. Oui. Parce qu'Hadès avait toujours été dans l'auto-destruction. Et que ça n'avait pas changé. En effet, comme il avait dit "On ne change pas."
« Ton infirmière ne veut plus me voir ? Encore une que j’ai blessé ? » J'arquai un sourcil, l'une de mes rares expressions faciales. « Tu as demandé le docteur Ackerly, alors me voilà.» Je n'avais pas envie de rire, ni de prendre les choses à la légère comme il semblait disposé à le faire. Je voulais juste que la blague céleste, la torture s'arrête là.
Je me penchais donc vers lui, après avoir abaissé la barrière, prêt à faire mon travail, à savoir l'ausculter. Je levais donc mon index et le plaçait devant ses yeux. « Suis mon doigt, avec ton regard.» Je bougeais mon doigt d'abord de gauche à droite, puis d'avant en arrière, en observant les mouvements de ses yeux. Il ne semblait pas avoir de traumatisme crânien mais on était jamais trop prudent. Et même si j'étais cruellement en colère, je ne pourrais jamais supporter qu'il meurt. Pas lui, Pas Hadès, Mon Hadès, finalement.
« T’es toujours autant beau. » Cette fois-ci c'est un vague de tristesse qui s'empara de moi. Je sentis une nouvelle fois mes yeux se remplir de ces larmes que je contenais depuis -trop- longtemps. L'une d'elle d'ailleurs se fraya un chemin insidieux le long de ma joue droite, tandis que je continuais de l'ausculter comme si de rien était, mes deux mains posées sur son visage, afin de bouger sa tête, à la recherche d'une éventuelle lésion crânienne ou à la colonne. Mon regard embrouillé à la fois par les larmes et la déréalisation se perdit quelques secondes sur sa bouche dont je me souvenais encore parfaitement le goût.
« J'me souviens pas. La dernière fois que tu m'as embrassé.» Pourquoi j'avais dis ça? Parce que je pensais à ses lèvres justement... Parce que je me souvenais de notre premier baiser, mais pas du dernier. Pourquoi? Parce qu'à l'époque c'était devenu une banale habitude. Parce qu'on s'imagine jamais que ce baiser là sera le dernier.
Mais je me souvenais parfaitement du goût de ses lèvres, de la texture de sa peau, de son odeur, du son de sa voix, de l'éclat de son rire...
Les explosions de colère ça n'avait jamais été trop mon genre, j'étais plutôt le genre à en prendre plein la gueule en silence, mais là j'hésitais. Entre exploser et m'allonger près de lui, comme un enfant fragile, comme un enfant meurtris. Y'avait trois mots, trois mots que j'avais eut tant de mal à lui dire, mais trois mots qui me brûlaient les lèvres là tout de suite. Je t'aime, Hadès.
Je t'aime comme on aime l'oxygène, je t'aime comme les plantes aiment le soleil, je t'aime comme on peut aimer la vie.

Pourquoi me rendait-il si fragile? Pourquoi je n'arrivais pas à me remettre de lui?
« Soulève ton t'shirt.» Dis-je, d'un ton aussi professionnel que possible, parce qu'il fallait maintenant que je souffre en regardant l'étendue des dégats sur le reste de ce corps que j'avais tant aimé, de toutes les façons possibles.





Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


Just please, take my heart again. [Sanie] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
Just please, take my heart again. [Sanie]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers réel :: Océanie-
Sauter vers: