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 Quand tu regardes plus Juliette que Roméo ~Pierrehope~

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Ophélie Newman

J'ai 31ans ans et je vis à New-york, USA. Dans la vie, je suis assistante, petite main, corvéable à merci dans une maison d'édition et je m'en sors à mon avis, plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis quelquées années et je le vis bien.

Arrivée d'Utah il y a cinq ans, elle y retourne régulièrement pour retrouver sa famille, qui n'en a pas bougé. Elle adore New-york, mais en deteste le métro : vous avez vu la taille des rats?!

Anne Hathaway:copyright:️ gallery listal


Elle se sent bien avec Lisey, et non, ce n’est pas seulement le plaisir d’une margarita et de quésadillas parfaitement assaisonnées. Il y a chez la jeune femme quelque chose qui aimante le naturel un peu timide, un peu timoré d’Ophélie. Une liberté absolue par une absence de jugement. La certitude presque absolue que l’intense rousse se moque des convenances habituelles et sait lire au-delà des apparences premières. Aussi les sourires de la brune, ses manières sont loin de l’assistante un peu crispée, toujours un peu en retenue, un peu en retrait qu’elle est sur son lieu de travail. Ce que ses collègues prennent souvent pour de l’arrogance ou une pointe de « Je suis au dessus vous » et qui est surtout une impression de ne pas savoir comment se conduire en société sans faire de faux- pas, ou ignorer comment gérer le small talk de toutes les machines à cafés, disparaît avec Lisey. Ophélie est incapable de déterminer comment, mais son ange-gardien a créé autour d’elles un cocon protecteur qui l’isole et la protège de son sentiment d’être toujours un peu en décalé par rapport à ceux qui l’entoure.

Son sourire s’agrandit de plus belle à sa remarque et son regard pétille alors qu’une nouvelle gorgée du cocktail disparaît. Plaisir particulier. Il faut absolument qu’elle aille à San Diego ! Cela fait plusieurs mois qu’elle en caresse le projet, mais ce n’est jamais le moment avec Thomas. Autour d’elles, le ballet des serveurs suit son cours, mais le beau brun paraît n’être jamais très loin de leur table, un regard accroché à la rousse. Et elle le comprend. Ce que dégage Lisey est magnétique, une vie exubérante qui ne demande aucune permission. -Ha mais c’est un travail de tous les jours ca ! Cela me prend deux heures tous les matins, devant mon miroir, à marcher avec une pile de livres en équilibre sur le crâne ! Enfin quelqu’un qui reconnaît le temps que ca me prend ! -Sa déclaration outrageuse est assortie d’un mouvement digne de Cléopâtre. Avant qu’elle ne reprenne. -En vrai, j’ai fait deux ans de danse classique autour de mes douze ans. Et j’ai été absolument traumatisée ! Plus jamais je fais une pointe ! Mais la prof m’a tellement hurlé dessus de me tenir droite que chaque fois que j’oublie, j’entends sa voix qui claque. Traumatisée, je te dis !

Une pointe de rougeur envahie les joues au manège éhonté que se livre Lisey et le serveur, qui trouve son paroxysme avec son interpellation. Elle place son visage dans ses mains en étoiles, regardant la Sylvaine à travers ses doigts écartés, luttant contre le fou rire. Elle a sérieusement osé le tavernier ?! Oui. Oui. Et le beau brun ne s’y trompe pas non plus ! Mais une information capitale dans cette guerre des sexes éternelle est révélée. Juste avant qu’il ne s’éloigne, elle lance – Vous finissez à quelle heure ? -La manière dont il bafouille est juste adorable et Ophélie ne peut regretter cette sortie. Mais pas au point de refuser de croquer la moitié du quésadillas restant, ses lèvres effleurant un instant les doigts de sa compagne avant de se refermer sur le triangle fromagé. Décidément, la journée de Lisey est largement plus intéressante que celle qu’elle a passé. Pourtant, elle adore son métier, et encore plus quand Marlène n’est pas là pour faire peser une pression inutile sur ses épaules. Le cœur tendre de la provinciale fond à la dernière anecdote que lui raconte la rousse. Si loin du comportement égoïste de la plus part des New-Yorkais. L’humanité profonde rayonne d’elle malgré une apparence extérieure de cactus volontairement affichée. La profondeur de son regard vert, l’expression concernée qui danse sur son visage lorsqu’elle évoque sa cliente atypique touchent Ophélie. Est-ce qu’elle a conscience de sa beauté sauvage, naturelle, son envoûtante conteuse ?

-Tu es sure qu'elle ne fait pas cela parce que vous prenez soin d'elle? Pour le plaisir partagé d'avoir un peu temps avec vous?

Les mains de Lisey s’occupent machinalement et le moment passe. Car Ophélie reconnaît une de ses propres manies enfantine qu’elle avait depuis longtemps perdu dans les limbes du temps. Les bandelettes de papiers journaux aux idéogrammes exotiques à l’intérieur des parasols colorés, une poésie à eux seuls. Elle met de coté sa propre décoration, écoutant avec un amusement non boudé l’échange entre Nick et la rousse. -Je reste à la Margarita, je prendrais un autre verre. -Déjà ses prunelles accrochent celle de Shéhérazade car son attitude lui confirme que l’heure du conte est arrivée. Et la brune est réellement impatiente de connaître l’histoire du cadran solaire qui orne son cou. Et c’est une histoire de prince et princesse. Ou plutôt, de Princesse et Princesse qui se profilent en ombre chinoise au creux de son timbre. Un léger sourire. Une chevelure ambrée, le personnage principal est ancré. Ho gosh, elle adorerait connaître le genre de bêtise que pouvait faire cette Princesse dans ses jeunes années. Il doit y en avoir des anthologiques ! Mais la règle d’or est de ne jamais interrompre le fil du récit ! Un léger froncement de sourcils alors qu’Ophélie n’a pas la moindre idée des imperfections que la conteuse rapporte. La promesse d’une amitié sans limite. Un talent pour l’Art ? Peinture, dessin, sculpture ? un peu de tout ? Sur la nappe, les doigts de la brune se crispent un peu. Non pas à la mention des sentiments plus profonds qui se tissent entre les deux amies, ou plutôt de la manière dont ils ne sont pas réciproques. L’Amour n’est jamais plus douloureux que lorsqu’il n’est pas partagé, expérience amère inévitable. Pendant que Nick revient pour servir le vin, elle finit d’un trait sa première margarita qui est immédiatement suivit de la seconde. Qui pour l’instant reste sauve sur la table. Le serveur s’éloigne et Lisey poursuit. Pour la première fois depuis qu’elles se sont rencontrées, une flambée de colère colore le regard noisette d’Ophélie au traitement que lui ont réservés ses parents par leur étroitesse d’esprit. Elle avait quel âge quand elle a du se débrouiller par elle-même ? Mais il y a bien un prince dans sa légende. Le nœud entre ses épaules se fait un peu plus abrupte quand le Talisman fait son entrée. Ophélie ne voit aucun dénouement heureux qui aurait pu conduire le bijou, témoignage de leurs sentiments, dans une vitrine de prêteur sur gage. Non. Et la suite lui donne affreusement raison. Ho Lisey. Sa main se tend et se pose sur le dos de celle qui est la plus proche d’elle. Il y a dans la simplicité de son ton, dans ses mots les accents d’une tragédie dont les cicatrices sont encore douloureuses. Malgré cela, la rousse retrouve son entrain et ses manières excentriques. Suivant le fil de ses pérégrinations. Pour en arriver à la conclusion de ses voyages. Et la manière dont son boss a troqué une géniale employé contre un souvenir doux amer.

Mais Ophélie n’est pas certaine de vouloir porter un souvenir aussi intiment liée à l’histoire personnelle de Lisey. Ne souhaitant pas, si elles se revoient, que celui soit un rappel sans cesse sous ses yeux, de ses amours déchirés. Ce n’est pas quelque chose qu’elle veux imposer à la jeune femme. Et elle a envie d’autres soirées ensemble. Envie de voir jusqu’où cette esquisse d’amitié peut ouvrir ses ailes. Sa paume libère les doigts de la rousse et se porte à son cou. Ses mains caressent le cadran solaire délicatement ouvragé. Effleurent la petite pierre en son centre. Hésitante. Livre ouvert dont les émotions sont visibles à Lisey qui comprends parfaitement ce qui anime la brune en face elle. Et ses paroles, son attitude sont sans équivoques. Tout comment la pression de sa main sur la sienne. Un sourire encore mal assuré alors que sa volonté s’affermit. -Je le garde. Il… je sais que ca a l’air stupide après ce que tu viens de me dire… mais… je sais pas. Je me sens bien avec lui autour du cou. Mais promet moi de me dire si jamais cela devient Trop de le voir, d’accord ? Prince avait bon goût -il est évident qu’elle ne parle pas QUE du bijou-

Elle sait que ca a l’air débile dit comme ca. Surtout qu’elle n’est pas vraiment superstitieuse, normalement. Mais elle a vraiment eu un énorme coup de foudre pour le collier et si Lisey est certaine que cela ne pas lui être acide de le voir porté par une autre, elle le garde. Elle se lève et vient enlacer étroitement la jeune femme, déposant un rapide bisou sur sa joue avant de rompre hug au bout de quelques secondes, histoire de ne pas passer pour une grosse dingue sentimentale. Les plats sont effectivement arrivés, elle ne l’avait même pas remarqué cette fois. Un éclat de rire fuse de ses lèvres devant l’appréciation virulente et sincère pour le poulet aux saveurs si riches. Elle adore pour sa part les notes acidulées et pleines de coriandre (coriandre for ever) de son poisson légèrement cuit par la marinade mexicaine. Elle tend une fourchetée à Lisey -Tu veux goûter ? -Habitude ancrée en elle depuis toujours. Sans pour autant piocher dans son assiette pour autant : c’est un coup à se prendre un coup de fourchette bien ajusté.

Les deux, ou bien est-ce trois maintenant, margaritas chantonnent doucement dans un coin de son esprit et leur conversation s’échange sur des notes plus légères, parfois ponctuée par les apparitions de Nick qui est définitivement accroché par Lisey. Si il ne met pas son numéro sur leur note, c’est que son compas est définitivement brouillé. Entre les quésadillas et le ceviche, Ophélie n’est plus tout à fait certaine d’avoir faim pour un dessert. Mais…
-Tu partages avec moi un Lava cake ? Il est à l’image du reste. Je te jure, c’est décadent.

Elle allait continuer sur la même veine quand son téléphone vibre dans son sac. Non. C’est mort, il est presque 21h30, elle n’a aucune d’être dérangée. Et c’est le genre d’impolitesse qu’elle déteste quand elle passe du temps avec quelqu’un. Que celui-ci se précipite sur son portable à la moindre occasion, c’est insupportable. Tant pis. Elle lira le message plus tard. Surtout que c’est probablement Thomas qui complète son message précédent, et elle s’en passe. -Sauf si ca fait un peu tard pour toi et que tu doives rentrer ? Je ne veux pas non plus te kidnapper toute la soirée. Je suis en mode célibataire et cela fait longtemps que je ne m’étais pas amusé comme ca ! -Elle ajoute avec un sourire en coin -Surtout si tu veux terminer ladite soirée avec Nick !


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PierreHope
PierreHope
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Lisey
Williams

J'ai 29 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis attachiantegérante d'un Pawn-Shop et je m'en sors bien. Sinon parce que je le veux bien, je suis célibataire et je le vis au poil.
Alexandra Breckenridge :copyright: blogspot


J'ai un secret. Un secret un peu honteux qu'une seule personne sur Terre peut se targuer de connaître (et pour cause: c'est elle qui m'a "contaminé" et JAMAIS je le lui pardonnerais). Ce sont... Les comédies romantiques. Le diable s'habille en Proda en tête. Bon je vous rassure j'en suis pas au téléfilm de noël dégoulinant de l'aprem qui déborde d'une bienveillance telle qu'une licorne sous Xanax s'auto-empalerait sur sa corne devant tant de navrante mièvrerie saupoudrée de clichés hétéro-normés... Pour une féministe comme moi, c'est la honte internationale. Non mais c'est vrai à chaque fois c'est le MÊME topo: une petite nana bien mignonne soit un chouillat déluré (oui Becky Bloomwood c'est de toi que je parle) soit un chouillat trop discrète se retrouve par un incroyable concours de circonstances (parfois à force de travail aussi) au poste de ses rêves ou va pouvoir l'atteindre. Et ice on the cake, sa maladresse qui la rend touchante lui permet à coup sur de tomber sur le prince charmant qu'elle décevra mais qui lui pardonnera...

Bon ok on a parfois un ami follement gay qui traîne... Le genre grande folle. Wohou. Niveau cliché ces films tiennent la bride haute dans toutes les catégories... Mais voilà comme les personnes âgées, c'est mon talon d'Achille. Et là face à cette belle pépé heurtée à coups de gobelet de café ("je suis tellement confuuuuse venez chez moi pour vous nettoyezzz" héhéhé♥... oups j'ai dévié, hum), qui s'éclate et baffre sans me faire chier avec son régime dissocié en carotte/brocolis (à 4h du mat' les brocolis hein sinon ça marche paaaaas), j'ai l'impression d'y être dans une de ces comédies à la con... Je dois être la minorité visible dans le scenar': je suis rousse et je fais partie de la grande famille du Rainbow flag. Ah et je suis childfree. Je suis un beau contre-cliché ambulant... Dommage que je sois pas une femme de couleur, c'était le jackpot. Je croulerais sous les contrats et... Et je suis encore partie très loin à dos de cerveau survitaminé.

Et puis après tout, c'est moi qui vais finir la soirée avec un joli (petit cul de) serveur. C'est ptet moi l'héroïne de l'histoire! ... Ah non sinon je vais finir par me caser avec et pondre une tripotée de chiards "par amuuuur" et jongler entre ma vie de wonder-woman et mon mari qui rentre trop tard et est trop fatigué pour me remplir avec son devoir conjugal... Ierk. Non on va garder Ophélie en guest-star. Et moi je vais rester la copine déjantée qui couche à tout va et a une vie tout à fait f-a-s-c-i-n-a-n-t-e pour une jeune fille bien rangée comme l’héroïne principale. Mais peut-être que je me goure. Après tout, on est loin de la buveuse de Rosé Pamplemousse que j'avais craint au premier abord.

Je le sens bien en l'écoutant parler qu'elle me plait. Que je ferais abstraction de ses petits nénés (quoi? J'ai le DROIT d'aimer avoir les mains pleines merde!) et que j'adorerais entendre sa voix sur une fréquence plus intime et bien plus douce à mes oreilles... Et  la voilà qui m'allume avec ses deux ans de danse classique. Si elle avait dit "yoga" j'aurais peut-être pas résisté (Les femmes souples, c'est le pied). Je ne souris pas ou très légèrement à l'évocation de ses années "de torture": la Miss Tavendatch je la retrouve, je l'oblige à faire un grand écart facial sans échauffement et à lécher le sol. Non mais. On martyrise pas les gens surtout pour un prétexte aussi fallacieux que de la danse... De la rééducation je dis pas mais de la danse... C’est quoi l'intérêt quand le loisir se transforme en contrainte? On a bien assez de contraintes au quotidien (ne pas buter ce sale connard qui m'a mal parlé, ne pas envoyer chier cette truie dans son SUV compensatoire qui a failli écraser un piéton et qui en plus l'engueule...) pour ne pas s'en ajouter sur le temps plaisir...

Je glisse avec un peu de nostalgie:

"Je crois qu'on a toutes- et je dis bien toutes car messieurs sont bizarrement plus épargnés par les diktats comportementaux- la voix de quelqu'un qui nous hante et nous oblige à garder ce qui est considéré comme "de bonnes habitudes", de "bonnes choses"...".
Ma mère.
"Soit polie Lisey.", "Tiens-toi droite Lisey", "Va te confesser Lisey", "Quel modèle pour ta sœur Lisey", "Adieu Lisey". Moi aussi je l'entend à chaque fois que mon dos s'affaisse. Quand je suis seule chez moi la nuit. Quand je sors un juron particulièrement fleuri. Quand les cloches de l'église du coin sonnent à la volée le dimanche matin (je hais ce son). Elle est là. Toujours, dans un coin de ma tête. À me juger avec sa petite voix acerbe.

Je hausse les épaules: bien sûr que j'y ai pensé  que ma petite taupe le faisait un peu exprès parfois... Mais ça n'a pas d'importance pour moi. Elle a ses raisons de faire ainsi (pudeur? Peur du rejet?) et tant qu'elle reste ma gentille vieille, nous resterons dans cet échange de bons procédés. Et puis, ça fait partie de la gestion de la boutique que j'assume seule depuis maintenant 3 mois. Ou 4... 6? Non... Déjà...? J'ai perdu le fil. Heureusement que Michael est là et m'aide comme il peut à sa manière bien à lui. Le patron me manque mais... J'ai pas envie d'y penser là.

J'ai juste envie de profiter en compagnie de ma pétillante brune. Surtout qu'elle a accepté mon "fardeau/cadeau" si je puis dire. Non le voir ne me fait plus rien. Pas plus que quand je la revois Elle... Et parfois en Sa compagnie. Sans doute qu'un psy de comptoir vous sortirait que mon besoin de changer de partenaire comme de chemise et d'avoir mon lit le moins vide possible est le résultat de ce "trauma"'... Mais qu'il aille se faire foutre. J'ai juste besoin de personne. Le long terme, c'est le début des emmerdes. Les négociations autour de tout ("Mais ta mère est DÉJÀ venue manger le week-end dernier!!!") de rien ("Oh non je veux pas regarder "Joe la fine ange-gardien" pitié... Comment ça je propose jamais rien??")... Je ne veux pas de cette vie là. Le quotidien c'est l'ennemi du bien.

Je lui promet solennellement pour le collier en tendant mon petit doigt pour qu'elle y accroche le sien "croix d'bois croix d'fer" (et je pense à mon autre point faible, ce fameux dessiné animé où deux gamins se promettent d'aller habiter aux "Chutes du Paradis" de la même manière... Fontaine lacrymale à chaque coup quand madame lâche la rampe avant et que le vieux ronchon finit seul. Toujours). Je trouve ses mains douces, je trouve qu'elle a le petit doigt le plus sexy de la galaxie. Mais non, je ne dois pas me laisser glisser par là. Surtout pas. J'ai envie que ça marche. J'ai envie d'avoir une amie. J'ai envie d'Ophélie... Heu... Comme amie hein!. Je veux tout apprendre d'elle. Je veux continuer à voir ce sourire à la fois ravi et innocent sur son visage. Enfin innocent... Est ce que c'était pas un compliment un peu déguisé ça? Hm... Non. Ne pas me monter la tête. Sage Lisey. Ce soir, c'est saucisse Nickoise.

Oui même après ce câlin qui me fait plus de bien que je n'oserais le dire. C'est con, je tombe dans le cliché mais... Putain elle sent tellement bon. J'adore le mélange de son lait de corps discret qui se mêle à sa senteur bien à elle. Délicate. Un peu poivrée. Sans doute qu'elle utilise une pierre d'Alain (ouais moi je dis pas alun mais Alain c'est plus marrant huhu). Ouais ça irait bien avec son côté "sauvons les dauphins". C'est le genre à acheter du vrac. Putain je devrais m'y mettre mais j'ai tellement la flemme... Déjà je découpe les bagues des bouteilles plastiques pour que les bestioles s'étouffent pas avec et (j'essaye) de trier. C'est déjà bien, hein? (donnez-moi un bon point ou j'vous poutre bordel!).

J'adore goûter à tout alors je n'hésite pas et enfourne sans attendre la bouchée de poisson qui me met des étoiles dans les yeux:
"Prochaine fois je prend ça!!!".
Car oui il y aura une prochaine fois. Je le sais je le sens. Ça passe trop bien entre nous, cette alchimie, ce je ne sais quoi.

L'ado pétrie de préceptes religieux qui est perdue au fond, très au fond de moi-même s’écrie que c'est un baiser indirect (n'importe quoi c'est pas un shojo c'est une comédie romantique on a dit!!!) mais j'aime m'emmerder (pas dans le sens me faire chier hein, m'auto-taquiner... Bien sûr que c'est possible! Moi, moi et moi on vous l'affirme!) alors je propose de mon plat à Ophélie. Et je repasse la fourchette vide dans ma bouche juste pour emmerder l'ado catho qui fort heureusement n'est jamais sortie de sa grotte. Mon acte l'achève. J'irais pas au "Bon endroit"... Dommage, je me serais bien tapé Jason (mais avec du scotch sur la bouche si il parle ce mec c'est m-o-r-t. Imbaisable quoi). Tant pis, j'ai bien assez de "Good place" ici-bas. Et j'en ai trouvé un nouveau pas plus tard qu'aujourd'hui (non je parle pas du resto mais d'Ophélie eh, vous me prenez vraiment pour un ventre sur pattes sans âme ou quoi?).

J'ai freiné sur la boisson. Je ne veux pas foirer ma 2e partie de soirée qui se profile et s'annonce de bonne compagnie également (ok dans un autre registre mais vous m'avez comprise). Et puis j'ai l'impression que ma Alice se lâche un peu alors je préfère assurer (noooon pas pour en abuser mais pour la ramener si besoin est... Non mais vraiment vous avez une image de moi assez navrante quand même!).

-Tu partages avec moi un Lava cake ? Il est à l’image du reste. Je te jure, c’est décadent.
Elle a vraiment dit "décadent"...? J'adore vraiment comme cette fille s'exprime. Sérieux. Je n'ai pas le temps de répondre que j'entend un portable vibrer. C'est pas le mien que j'ai mis en mode "avion" (et le petit malin qui vient de sortir "Ah bon tu l'as jeté par la fenêtre et il vole bien?" tu viendras me voir dans mon bureau à 15h demain à la récré. Non mais.). J'attend mais elle ne fais pas mine de se pencher pour prendre son sac. Je l'ai vu légèrement hésiter mais elle m'a choisie moi et notre moment. J'en suis ravie honorée et j'en danserais bien un pas de claquette mais je suis meilleure en twerk (et ça ferait désordre un peu quand même). Ohhhh elle s'inquiète pour ma vie sentimentale sexuelle ça c'est de la copine attentionnée, elle est trop chou!

"Aucune idée de ce qu'est un "lave-moi l'cake" mais si ça se mange, j'en suis!". "Il faut vivre pour manger" comme dit le grand philosophe aux tresses rousses.
Je ne regarde même pas ma montre tellement je m'en fou de l'heure qu'il peut être: je suis bien, ça me suffit. Je finis mon verre en souriant en coin et en jetant un regard au fameux prétendant de la soirée:
"Quelques chose me dit que Nick attendra.".
D'ailleurs il a bien compris à qui il a affaire et se ramène avec sa bouteille en voyant mon verre vide mais je décline et lui sort avec mon air de chatte (... Non j'ai pas baissé ma culotte pour lui montrer le contenu voyons vous le faites exprès ou quoi???):
"Je ne voudrais pas que cette belle soirée disparaisse dans les méandres brumeux d'un alcool, aussi excellent soit-il.".

J'ai un regard pour ma comparse, autant parce que cette phrase s'adresse aussi à elle que parce que je sais pertinamment qu'elle se retient de s'esclaffer face à mon culot et l'air - de moins en moins en moins quand même - perdu de ma "proie" du jour.

Quand on nous amène le dessert, je m’exclame:
"Aaaah c'est çaaaa!".
Ok moi j'appelle ça un mi-cuit mais c'est moins ragoutant j'avoue... ("Non mais il est cuit ou non votre machin? Décidez-vous quoi!"). Enfin je m'en fou: le chocolat, c'est la vie (on dit aussi le gras mais plus le chocolat pour moi). J'arme ma cuillère, au garde à vous, et déclare:
"Peeeercez!".
Je plonge ma cuillère et éventre le pauvre dessert qui a eu le malheur de croiser mon chemin.
"Ploooongez!".
Je remonte la cuillère avec un air gourmand.
"Maaaangez!".
Et enfin, l'amertume mêlée au sucré si délectable du gâteau au chocolat se fraie un chemin sur mes papilles. Je me régale et j'exprime mon contentement à coups de "Hmmmm!" extatiques qui pourraient porter à confusion (mais j'en ai rien à foutre: quand j'aime je le manifeste. Et bruyamment - tant pis pour les voisins!).

Je regarde ma nouvelle amie se régaler et sourit face à ce spectacle ravissant avant de laisser mes yeux traîner ailleurs: c'est assez rare que les gens aiment qu'on les dévisage en train de s'envoyer leur assiette. Moi je suis pudique de rien donc bon, mate-moi autant que tu veux ça va me toucher le nichon droit sans faire bouger le gauche (mais si c'est de la glace ou une banane, crois-moi c'est toi qui va détourner le regarder le.a premièr.e!).

"Ça fait longtemps que tu vis dans cette grosse Pomme? Je te trouve...".
Je cherche des mots plus raffinés une seconde puis ça m'emmerde alors je sors comme ça me venais:
"Moins conne que la moyenne dans le sens humain mais aussi culturel du terme, tu vois?".
J'ai un peu fais l'histoire de ma vie alors je me permet de rajouter une autre questio en posant mon menton dans ma main, l'air franchement intéressée (parce que je le suis bien entendu):
"Et comment une jolie-gentille fille comme vous a fait pour se retrouver dans un milieu de requins comme l'édition? Tu t'es levée un matin et ton rêve d'étudier les dauphins a prit fin en lisant une traduction pourrie de ton roman à suite favori?".

Bon en fait j'ai casé pas mal de sous-questions là je laisse des pistes, j'ouvre des portes... Elle peut me raconter ce qu'elle veut d'elle, ma boîte mentale est ouverte et ce qu'il faut pas embrouillée pour enregistrer précieusement ce que je pourrais glaner.

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Ophélie Newman

J'ai 31ans ans et je vis à New-york, USA. Dans la vie, je suis assistante, petite main, corvéable à merci dans une maison d'édition et je m'en sors à mon avis, plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis quelquées années et je le vis bien.

Arrivée d'Utah il y a cinq ans, elle y retourne régulièrement pour retrouver sa famille, qui n'en a pas bougé. Elle adore New-york, mais en deteste le métro : vous avez vu la taille des rats?!

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Elles ont beau être totalement différentes, entre elles, ca clique. Cette soirée aussi détendue, aussi délirantes est exactement ce dont Ophélie avait besoin. Ses doigts effleurent le médaillon qui repose dans le creux de son cou. Pas seulement amusante…. La jolie rousse s’est vraiment livrée en toute confiance. Elle se rend compte, en enchaînant les Margarita et piochant dans l’assiette de Lisey que si elle a pas mal de connaissances, c’est surtout soit par le boulot soit des amis de Thomas. Cette rencontre un peu heurtée du matin est peut être le premier prémisse d’une vraie amitié depuis des années. Malgré leurs différences de tempéraments et bien qu’elles se connaissent si peu, la brune sent que sa timidité presque maladive relâche ses crocs.

Son petit doigt s’enroule autour du sien, promesse enfantine éternelle. Cela scelle leur pacte. En espérant qu’elle ne vient pas de vendre son âme à la Diablesse. Quoique, après ce début de soirée, la perspective n’en serait pas déplaisante. Un énorme câlin. Parce que si elle n’est pas hyper douée avec les mots la plupart du temps, elle compense par une tendance au tactile un peu trop prononcée. Son remède universel est une tasse de thé et un câlin. Après quelques secondes d’étreint, elle rejoint sa place et son plat. Pour éloigner un peu ces souvenirs douloureux librement partagés, Ophélie glisse une cuillère de poissons dans le bec de sa vis-à-vis . Et la réaction de Lisey lorsque qu’elle y goûte la fait éclater de rire, pleinement. S’attirant encore des regards réprobateurs du même couple sur leur droite. Œillade angélique en réponses. Connards. – Ho non, la prochaine fois, c’est un de tes restau préféré, mademoiselle ! -Une évidence qui n’a pas besoin d’être énoncée, elles vont se revoir. C’est écrit dans leurs regards qui pétillent d’une complicité naturelle.

Finalement, Nick vient débarrasser leurs assiettes, non sans un nouveau manège séducteur. Pourquoi s’en priver ! Une envie de douceur, de sucre. Peut être pour casser un peu l’alcool qui ronronne dans le creux de son ventre. Si la tentation est grande de prendre un troisième cocktail, elle est repoussée. Ce serait le verre de trop. Celui qui fait basculer et qui laisse un poids désagréable sur l’estomac. Ophélie propose un dessert à deux, impossible vu la taille imposante des gâteaux d’en venir à bout toute seule ! Son attention est distraite cinq secondes par son téléphone, mais elle n’a pas envie de lire que Thomas va encore bosser toute la nuit. Et franchement, elle déteste les personnes qui se mettent sur leurs écrans à la première occasion, laissant la personne en face d’eux dans une position hyper malaisante. Oui, elle l’a déjà vécu. Plein de fois. Saveur amère. -Ca se mange et c’est au chocolat ! -Autant dire que c’est une proposition qui ne se refuse pas ! Sans le savoir, elles ont le même point de vue sur l’abus de tequila. Ophélie choque la fin de son verre contre le sien, le finissant d’une gorgée avant de le reposer, définitivement vide. Son attention dévie sur le serveur, qui n’est jamais très loin de leur table et elle pouffe de nouveau. Celui là, il a l’air déjà bien accroché. Ho, elle se doute qu’il se consolerait avec une autre fille demain ou après demain si Lisey ne l’appelle pas rapidement mais pour ce soir, il est enroulé autour de son index. C’est assez impressionnant à constater d’ailleurs !

Bien sur que l’enthousiasme débordant de Lisey est une forme d’armure, un moyen de laisser glisser sur elle tout ce qui pourrait la heurter. Elle en a déjà dévoilé une partie en racontant l’histoire de son bijou. Cela n’empêche pas que cela soit communicatif et c’est sans plus attendre que la brune plonge dans la pâtisserie surmontée d’une boule de glace vanille. Couronnement parfait de ce dîner. Exactement ce dont elle avait envie. Elle croise les prunelles de Lisey et lui adresse un sourire -après avoir avalée sa bouchée-. Plaisir commun. Un petit haussement d’épaule alors qu’elle réfléchit rapidement à sa question. -Je dirais cinq ou six ans maintenant. A la base je suis de Saint-George, dans l’Utah, c’est pas vraiment le centre culturel du monde, sauf si tu aimes l’apprentissage par la nature et là…. -Sa voix s’est légèrement assourdie. Contre vents et marées, Ophélie adore son Etat d’origine. Si elle est loin d’avoir vu l’ensemble des Us, l’Utah détient une partie d’elle, toujours. Elle lève une main – Non, il n’y a pas que des mormons là bas ! Si si je te jure ! A découvrir en moto et à cheval c’est juste un petit bout d’arc en ciel rien que pour soit. Par contre, Thom’, mon copain, est un pur produit New-yorkais. -La question suivante lui fait hausser les épaules. C’est d’un ton hyper sérieux qu’elle lui réponds -J’ai toujours rêvé de me faire un remake vivant du « Diable s’habille en Prada », mais comme je ne suis pas douée pour la mode et le stylisme, je me suis dit que le monde de l’Edition était ce qui s’en rapprochait de plus ! Sans compter que les dauphins, en Utah, ca court pas les montagnes, tu vois…-Elle laisse passer quelques secondes, pince sans rire avant de rire en repoussant l’assiette vers Lisey si elle veux finir, elle, elle peut plus avaler une bouchée de plus – Je plaisante. Si j’ai toujours aimé lire, c’est la fabrication derrière que je trouvais « magique ». Comment d’un texte écrit sur son ordinateur, un auteur pouvait en faire tout un univers, ou plutôt comment tout une équipe derrière pouvait créer cet univers. Tout comme dénicher dans la montagne de manuscrits que l’on reçoit celui qui est une vraie promesse de quelque chose. C’est ca que je trouve génial. Plus tard, j’aimerais bien diriger mon propre département, mais je n’en suis pas encore là. Quand à avoir ma propre maison d’édition, oublie ! J’aime bien avoir encore un minimum de temps libre et de vie personnelle. -Si elle adore vraiment ce qu’elle fait, si elle a encore des ambitions pour progresser dans sa carrière, Ophélie n’est pas pour autant prête à y sacrifier chaque seconde de sa vie. Sans doute une des raisons pour lesquelles elle n’atteindra jamais les plus hauts échelons. Mais elle est sereine avec cet état de fait.

Lorsque l’addition arrive, c’est sans avoir besoin de passer une demi heure en calculs divers que la somme est partagée entre les deux femmes. Nick les regarde partir avec une attention appuyée envers Lisey , sans pour autant oser une approche plus franche que celles déjà entamées à l’intérieur du restaurant. Si il est chanceux, la volcanique rousse ne l’oubliera pas. Bien que la nuit soit déjà tombée, il n’y a pas de réelle sensation d’obscurité, pas à New-York. Toutes les rues sont encore illuminées et le trafic dans la rue voisine ne faiblit pas. Un rapide coup d’œil sur son téléphone lui indique à la fois que le message non lu est bien de Thomas (mais l’absence de 15 appels lui indique qu’il n’est en train de paniquer parce qu’elle n’est pas à l’appart, se rendant compte par la même occasion qu’elle ne l’avait pas trop informé de ses changements de plans) et qu’il est quasiment 23h. L’air plus frais fait naître un léger frisson le long des épaules d’Ophélie, qui referme les pans de son manteau à sa taille. Adaptant son pas à celui de Lisey, c’est tranquillement qu’elles se dirigent vers la monture de cette dernière, Ophélie ayant l’intention de reprendre un métro une fois la rousse en chemin. Elle ne ressent pas de précipitation à mettre fin à cette soirée, langueur résiduelle d’un moment agréable. Et peut être aussi des Margaritas.

-Soit prudente en rentrant, hein ! Ton casque n’est pas non plus en titane ! -de ce qu’elle a pu constater, Lisey maîtrise parfaitement sa moto. Mais elle a vu de trop proche ce que pouvait donner une seconde d’inattention pour retenir une pointe d’inquiétude. -Ca te dirait qu’on se refasse une autre soirée prochainement ? quand tu sera libre bien sur !


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