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 La Mort qui rampe [Requiem]

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Mioon
Mioon
Féminin MESSAGES : 452
INSCRIPTION : 27/12/2018
ÂGE : 33
CRÉDITS : Elairin Art

UNIVERS FÉTICHE : SF - Star Wars - Dark Angel - Lovecraft - Dick - Matheson - Ténébreuse - Fantastique - Manga - SnK - TerraFormars - Etc ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
   
2145, la fin d'un monde …

Sans qu'on ne sache ni comment ni pourquoi, les créatures ont jailli des entrailles de la terre pour dévorer les êtres la peuplant – hommes et animaux liés dans un même destin tragique – et la peur s'est rapidement propagée comme une traînée de poudre. Dans le but de survivre, les hommes ont brandi tout leur attirail de guerre contre ces bêtes terrifiantes, mais rien n'y a fait. Ni les pilonnages ni les bombes, ni les armes chimiques n'ont pu avoir raison de ces monstres, et aujourd'hui, près de quinze plus tard, le genre humain n'est plus qu'une proie devenue trop rare pour remplir les estomacs des créatures.

Dissimulées sous la terre – dans les tunnels du métro notamment – les monstres dominent sous le sol et à sa surface, captant les moindres vibrations, et les survivants doivent donc se cantonner dans les derniers étages des immeubles afin de se faire discrets. Agissant par petit groupe afin qu'un trop grand nombre de personnes n'attire pas l'attention de leurs prédateurs.

Mais si ces petits groupes discrets et mobiles sont une force, ils sont aussi une faiblesses, et le fait que les survivants se concentrent sur leur survie n'aide pas à la procréation, ce qui tend à la disparition de l'être humain. Pour combatte cette natalité quasiment absente, les chefs de clan ont donc pris une décision : chaque année, un membre de chaque clan sera tiré au sort afin de se reproduire avec un membre d'un autre clan. Les tourtereaux auront alors un an pour déclencher une grossesse et aider leur clan à s'organiser. Pour le meilleur et pour le pire …

Spoiler:
 

   
Contexte provenant de cette [url=LIEN]recherche[/url]


"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

R. Matheson
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Mioon
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Arès
J'ai 29 ans et je vis à New York, USa. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Âgée de 14 ans lorsque les Rampants sont apparus, Anya n'a jamais connu une vie normale, et elle s'est donc rapidement adaptée à la survie au quotidien. Dotée d'un fort caractère, elle dirige son groupe d'une main de fer depuis la mort du précédent chef, et si elle peut paraître autoritaire et froide, elle tient surtout aux siens et met tout en œuvre pour les protéger. Brute voire abrupte, c'est aussi quelqu'un d'agréable même si maladroit, et elle ne compte pas changer pour faire plaisir.

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Love, Death + Robots - Sonnie © Mioon
Malgré l'importance capitale des créatures dans ce nouveau monde, ces dernières n'avaient pas de noms. Pour certains, elles n'étaient que des ''créatures'' ou des ''monstres'', pour d'autres elles étaient des ''rampants''. Les uns les qualifiaient de ''saloperies'', et les autres leur avaient collé le sobriquet de ''taupes''. Mais au final, il n'existait toujours aucun nom officiel plus de quinze ans après leur émergence comme race la plus puissante de la terre – ni en grec ni en latin – et chacun les nommait donc à son bon vouloir. En fonction de la rage, de la colère, du chagrin ou du nombre de deuils traversés. Et finalement, leur coller une mention officielle n'aurait strictement rien changé à la situation des derniers humains : ils étaient dans la merde. Salement dans la merde.
Condamnés à se planquer dans les plus hauts étages des immeubles afin de survivre loin de la surface, condamnés à vivre comme des rats, condamnés à survivre sans espoir.

Mais si chaque groupe vivait comme il l'entendait, certains étaient également réputés pour être beaucoup moins passifs que d'autres, et c'était le cas de celui de Arès : un groupe de timbrés – d'après les rumeurs en tout cas – qui allaient traquer du Rampant et qui affichait donc un taux de mortalité affolant ! Des suicidaires totalement siphonnés du bocal qui partaient en expédition desquelles personne ne revenait jamais, des tarés qui attaquaient ces créatures à mains nues comme pour défier la mort. Folles rumeurs ou fond de vérité, Arès alimentait en tout cas les ''on-dit'' avec ses méthodes, et ce même si les langues bien pendues propageant ces ragots auraient été bien en peine de les décrire, ces fameuses méthodes. De même qu'elles auraient été bien en peine de décrire Arès lui-même, parce que ce leader au nom mythologie demeurait extrêmement mystérieux. Après tout, les groupes se côtoyaient rarement entre eux, et ce chef-là n'était clairement pas le plus sociable de ses membres …

À croire que que la fin du monde n'avait pas stoppé la mode des rumeurs, et que le gêne du ragot était implanté dans l'ADN de l'espèce humaine !

Mais ce jour-là, un nouvel individu allait rejoindre le clan à cause de cette stupide règle du tirage au sort pour former des couples chargés d'enfanter, et c'était Maxwell qui avait été envoyé pour l'accueillir. La quarantaine bien tapée, les épaules larges et la peau sombre, l'homme se retrouvait à servir de coursier à cause d'une sale blessure qui peinait à se remettre – épaule démise il y avait environ deux semaines et qui demeurait toujours très fragile – et ce fut en bougonnant un peu qu'il rejoignit la zone de rendez-vous : un ancien immeuble situé sur Columbus Avenue, pas très loin de leur quartier général. Au dixième étage d'un ancien hôtel qui servait aujourd'hui de zone d'échange de denrées entre tous les groupes du secteur. Quelque fois envoyé pour troquer de la viande ou des os, Maxwell connaissait ainsi certains membres d'autres clans, mais pas celui de l'heureux élu qui allait devoir se coltiner Arès pour le meilleur et pour le pire. Surtout pour le pire d'ailleurs !

« Salut les mecs ! Alors, qui est mon paquet ? »

Malgré son physique impressionnant et sa mauvaise habitude de râler dans sa barbe, l'homme restait quelqu'un d'extrêmement jovial et sympathique, et ce fut d'un large mouvement qu'il salua le petit groupe. Voyant bientôt apparaître une petite blonde qui lui fit froncer les sourcils l'espace d'un instant, et ce même s'il préféra se la boucler et ne faire aucun commentaire. Son chef se débrouillerait bien avec cette histoire hein, lui c'était pas son soucis …

« Bon allez, les bestioles sont un peu affolées aujourd'hui, donc on va pas traîner. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous hésitez pas, alors à la revoyure ! »

Aujourd'hui, c'était jour de chasse, alors les Rampants étaient effectivement un peu excités ! Il fallait bien avouer que se faire traquer, ce n'était pas forcément tous les jours que ça leur arrivait, aussi étaient-ils assez agités tandis que des hurlements féroces étaient quelque fois perceptibles. Hurlements qui n'avaient d'ailleurs pas l'air de rassurer la blondinette, et Maxwell lui colla une bonne tape sur l'épaule pour la rassurer, tandis qu'ils s'engageaient dans les escaliers de l’hôtel pour rejoindre les étages supérieurs.

« T'inquiète pas gamine, tout va bien se passer ! Arès est en train de chasser donc les Rampants beuglent comme pas permis, mais le chemin jusqu'à chez nous est sécurisé. Pis t'as de la chance, t'auras de la viande fraîche ce soir ! »

Ne chassant pas tous les jours, le groupe vivait plutôt de viande fumée qu'il stockait en prévision, mais ce soir, ce serait un festin de viande grillée ! Festin d'autant plus appréciable que leur groupe était le seul qui abattait régulièrement ces monstres, et s'ils troquaient sans aucun soucis de la viande, certains autres clans refusaient catégoriquement. Par conviction ou par dégoût. Là où Arès avait toujours fait preuve de pragmatisme : de la viande, c'était de la viande, et ça valait toujours mieux que d'entamer les réserves de conserves et autres denrées alimentaires que le groupe s'était constitué à force de visiter tous les immeubles du quartier.

Autre groupe, autre mœurs, et la blondinette allait donc devoir s'y habituer !

Mais en attendant, ils avaient rejoint le dernier étage afin d'emprunter une des passerelles qui avait été érigée entre les immeubles, et ce fut en voyageant ainsi – à des dizaines de mètres du sol – qu'ils atteignirent le Plaza Hotel sans encombre. Maxwell faisant office de guide touristique tandis qu'il expliquait les rues et les bâtiments à la demoiselle qui l'accompagnait. Et après une petite vingtaine de minutes, ils s'engouffrèrent dans le Plaza où ils croisèrent quelques têtes, avant de monter directement sur le toit, immense terrasse où se trouvaient une bonne quinzaine de personnes qui s’affairaient autour de cadavres de trois Rampants. Dépeçant, découpant, débitant de beaux morceaux de viande que d'autres allaient récupérer pour les fumer, ou alors récupérant les griffes et les os. À n'en pas douter, la chasse avait été plus que bonne aujourd'hui, et une bonne humeur régnait tandis que l'homme guidait la nouvelle jusqu'à un petit groupe qui observait les alentours.

« Bon, j'imagine que t'as jamais rencontré Arès, alors te fie pas à son air dur, parce que c'est quelqu'un de bien, ok ? » préféra encore prévenir Maxwell, avant de finalement héler l'une des personnes présentes. « Eh chef, ta moitié est arrivée, et ça va te faire tout drôle ! »

Au son de cette voix, les quatre venaient d'ailleurs de se retourner pour découvrir la nouvelle recrue, et ce fut aussitôt des airs surpris qui s'affichèrent sur les visages, l'un des hommes partant aussitôt dans un rire franc tandis qu'une femme – la seule de ce petit groupe – s'avança de quelques pas. Dévisageant la blonde avant de claquer la langue d'un air contrarié.

« Eh ben, ça s'annonce encore plus compliqué que prévu. Désolée mais j'crois qu'il y a eu une petite erreur avec le tirage au sort : je suis Arès. »

Pas besoin d'en dire davantage, tout le monde venait déjà de se retourner – surtout attirés par le fou rire de l'homme qui n'arrivait pas à se calmer – et tout le monde venait de constater le soucis : un leader avec le nom d'un dieu grec, il fallait croire qu'il était inconcevable que ce fût une femme, et le tirage au sort avait donc effectué une belle boulette.



"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

R. Matheson
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Requiem
Requiem
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Tortue

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Phoebe
J'ai 22 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis désignée comme reproductrice et je le vis plutôt mal.

On ne peut pas dire qu'elle a connu autre chose que la situation actuelle, avec les Rampants. Le "avant" se limite à Alvin, un voisin de onze ans de plus qu'elle qui la protège depuis toujours, encore plus depuis la disparition précoce de ses parents. Son présent aussi, d'ailleurs, c'est lui. Il prend toutes les décisions la concernant. Le choix de s'installer dans la communauté agricole convient parfaitement à Phoebe, à sa gentillesse, à sa douceur, à ses moments de rêverie. Elle y est appréciée de tous. En plus, elle a la "main verte". Elle y a donc trouvé pleinement sa place. Tout était presque parfait. Les seuls problèmes dans son monde ce sont les bêtes et le tirage au sort.


Yorha A2 :copyright:️ DeathToTotoro
Phoebe regarde le ciel. Ses pupilles sont deux étoiles de plus fixées sur l’infini. La nuit est claire. Il lui demande souvent ce qu’elle voit au travers des choses, elle hausse les épaules en réponse. Mais à cet instant, il se contente de l’observer à distance, derrière les arbres plantés sur le toit de l’ancien immeuble de résidences grand luxe. C’est là que leur groupe a élu domicile, à cause de ces fameuses terrasses se surplombant les unes les autres, cette piscine à ciel ouvert qui fait une parfaite réserve d’eau, ces arbres qui étaient déjà là. Ils ont fait le reste, transporter la terre, semer, planter, arroser, entretenir et récolter. Ils cultivent sans relâche légumes, fruits et plantes médicinales depuis presque quinze ans.

Lui, cela fait bien d’avantage de temps qu’il l’observe. Depuis maintenant plus de vingt ans. Lui c’est Alvin. Il se souvient de la toute première fois qu’il a posé les yeux sur elle, quand ses parents sont revenus de la maternité. Lui, c’était le fils des voisins. Il ne s’était jamais préoccupé de ses frères et soeurs, mais cette petite chose fragile avait capté toute son attention.

Le soleil se lève. Elle attendait cette nouvelle aube. Elle la savoure le plus longtemps possible. Après un long soupir, elle quitte son immobilité pour prendre la direction de la porte qui mène vers l’intérieur. Quand elle passe près de lui, il prend sa main pour l’arrêter.

— Je n’ai pas pu faire autrement. Dis-moi que tu comprends, s’il te plait. Il n’y avait pas d’autres solutions.

Il cherche son visage qu’elle refuse de lui montrer. Elle reprend sa marche, silencieuse, tire sur sa main qu’il serre, jusqu’à se faire mal, jusqu’à l’obliger à la lâcher. Il ne parvient pas à savoir si elle le croit responsable pour ce tirage au sort, si elle lui en veut de ne pas l’empêcher de partir. Il gère les échanges avec les autres groupes, c’est la raison pour laquelle on lui a confié la responsabilité de cette histoire de procréation croisée entre communautés. Ou bien personne ne voulait de cette tâche, tout simplement.

Ils sont tous dans le grand salon pour un au revoir. Elle les laisse approcher. Ils la serrent contre eux, l’embrassent, lui murmurent amour et courage. Est-ce bien pour elle ces paroles ? La moyenne d’âge du groupe est élevée, la plus haute de toutes les communautés, pour cette raison qu’ils ont choisi un mode de vie paisible agricole et que le départ de quelqu’un de jeune est un coup dur. Phoebe ne répond à aucun. Alvin a suivi. Il reste à proximité, près à prendre le moindre regard de sa part comme un pardon pour cette promesse qu’il ne tient plus, la protéger contre tout. Il voudrait pouvoir lui sourire pour lui faire comprendre que rien n'est perdu. Elle ne lui donne rien. Elle prend son sac à dos. Elle rejoint Ian et Rodriguez. C’est eux qui doivent la mener jusqu’aux autres. Elle ne se retourne que pour regarder l’hibiscus, une fois avant longtemps, peut-être la dernière fois.

Ils sont arrivés les premiers. Pour combler l’attente, Ian redouble d’humour. Enfin elle rit et les baigne tous les trois dans sa généreuse lumière. Cela cesse dès qu’ils repèrent l’approche des autres. Leur intro, elle n’apprécie pas. Elle n’aimera rien d’eux, elle en est certaine parce que tout ce qu’on en dit est mauvais. Il n’y aura pas de fleurs chez eux, pas d’étoiles, pas d’aurore qui promet une belle récolte. Sa tristesse revient et lui colle au teint comme cette cicatrice sur la joue. Elle noue au poignet de Rodriguez, le sexagénaire, un bracelet brésilien qu’elle a fabriqué, comme un dernier lien entre eux.

Elle est avec les autres. Elle avance avec eux vers la destination programmée par le sort. Elle avance silencieuse et résignée. Les hurlements qui résonnent dans la cage d’escaliers la font sursauter. Le grand gaillard pense la rassurer avec une tape dans le dos et la promesse d’un barbecue. Phoebe est végétarienne. Ses explications sur le quartier, l’intéresse d’avantage, même si elle ne montre aucune euphorie particulière. Savoir où on est, savoir où on va, c’est apprendre comment faire le chemin à l’envers.

La fin du parcours, elle le prend comme une gifle, l’odeur du sang, les cadavres éviscérés. Elle marque l’arrêt, dégoûtée, mais impressionnée aussi qu’ils puissent affronter victorieusement les bêtes. Elle rejoint l’homme qui achève sa “livraison” par une remarque pour rassurer “l’invitée” et une pour prévenir son chef. Le fou rire de l’un d’entre eux sonne comme une moquerie pénible. En fait non, ce n’est pas elle le sujet de son hilarité, c’est la situation complètement décalée. Arès, une femme, chef du clan des chasseurs de monstres ? Une plaisanterie effectivement, cet accouplement ! Elle regarde les autres autour d’elle. Elle regarde Arès. Elle retient sa respiration. Si elle ne sert pas pour elle, à quoi va-t-elle servir ici ? À qui ? À eux tous ? Sa gorge s’est asséchée tout à coup. Elle avale le peu de salive qui lui reste en essayant de ne pas s’étouffer au passage.

— Alors, je repars.

Pas vraiment questionnement, plutôt conclusion timide qui s’impose logiquement.
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Mioon
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Arès
J'ai 29 ans et je vis à New York, USa. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Âgée de 14 ans lorsque les Rampants sont apparus, Anya n'a jamais connu une vie normale, et elle s'est donc rapidement adaptée à la survie au quotidien. Dotée d'un fort caractère, elle dirige son groupe d'une main de fer depuis la mort du précédent chef, et si elle peut paraître autoritaire et froide, elle tient surtout aux siens et met tout en œuvre pour les protéger. Brute voire abrupte, c'est aussi quelqu'un d'agréable même si maladroit, et elle ne compte pas changer pour faire plaisir.

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Love, Death + Robots - Sonnie :copyright: Mioon
Si Austin était partit d'un énorme fou rire en découvrant la petite nouvelle, Arès quant à elle n'avait affiché aucune réaction, aucune émotion. Neutralité sévère qui ne fut ébréchée que par ce claquement de langue, habitude qui marquait souvent chez elle l'irritation ou la désapprobation. Mais même si se trouver en face d'une femme la soustrayait d'office à cette charge d'enfanter, elle ne doutait pas non plus que les leaders des autres clans n'allaient pas lui lâcher la grappe aussi facilement. Leur lâcher la grappe, d'ailleurs.

« Austin, tu prends le premier tour de garde avec Maxwell, sur les flancs nord et est. Soyez prudents, des adultes commencent à se rassembler. »

En face d'elle, la gamine ne semblait vraiment pas à l'aise – bien au contraire même – et Arès la dévisagea alors de bas en haut, de haut en bas. Déplorant de ne pas se retrouver au moins avec quelqu'un d'un peu plus … d'un peu moins … fragile. D'un peu moins fragile et impressionnable même.

« Non, tu ne repars pas. Nous avons chassé toute la journée et les adultes attendent la nuit pour attaquer en représailles, alors aucune sortie de l'immeuble ne sera autorisée. Sans compter que je préfère que le Conseil des Clans soit mis au courant avant de faire quoi que ce soit, j'ai aucune envie que ça nous retombe sur la gueule. »

Le ton était sec, la voix n'était pas plus engageante non plus, et ce fut comme un signal pour chacun : celui de retourner vaquer à ses occupations afin que les deux femmes pussent régler ça entre elles. Austin et Maxwell venaient d'ailleurs de lever le camps sans plus attendre, histoire d'aller se poster en vigie pour la nuit, et Arès s'avança franchement vers la petite blonde afin de la dépasser pour rejoindre les escaliers.

« Suis moi, je vais te montrer ta chambre. Comment t'appelles-tu ? »

Ordre aussi bien oral que gestuel tandis que sa main l'avait enjointe à lui emboîter le pas, et ce fut d'ailleurs rapidement qu'elle descendit les marches pour s'arrêter trois étages plus bas. Débouchant dans un couloir extrêmement propre, en très bon état, où quelques tableaux avaient été accrochés au mur comme pour donner à l'endroit des allures de normalité. Tout le long du corridor, bon nombre de portes étaient closes ou ouvertes, et la plupart affichait des couleurs ou des décorations, comme pour permettre de mieux les différencier et d’identifier tout de suite le ou les occupants de l'endroit.

Située en bout de couloir, la porte que la jeune femme ouvrit était par contre vierge de tout tag, et elle dévoila aussitôt une petite chambre qui devait mesurer une bonne quinzaine de mètres carrés. Un grand lit, un bureau, deux chaises et un coin salle d'eau. Ainsi qu'un mur devant lequel était empilé des dizaines de cartons.

« Malgré les cartons, tu devrais avoir de la place pour toi, sinon on trouvera une autre solution de stockage. Il n'y a pas l'eau courante par contre, donc tu devras monter à l'étage du dessus pour te laver, on a un gros coin sanitaire. »

L'eau courante était effectivement devenu un luxe, et si le groupe avait réussi à bricoler un système pour récupérer l'eau de pluie et la recycler, celle-ci ne transitait toutefois que dans un seul étage, mais c'était largement suffisant en terme de confort.

« J'enverrai Maxwell demain pour qu'il demande au Conseil de se réunir, histoire qu'on soit vite fixées, mais en attendant tu vas devoir rester ici. Cet étage et celui d'en-dessous sont ceux des chambres, et au-dessus tu as donc le coin sanitaire et des salles où tout le monde se réunit, notamment pour les repas. Pas d'heure fixe pour manger, tu passes quand tu veux et il y aura toujours quelqu'un pour servir. Des questions ? »

Pour Arès qui avait mis en place tous ces systèmes avec son prédécesseur, tout était on ne peut plus clair, mais ce n'était sûrement pas le cas pour la blondinette qui se trouvait en face d'elle. Après tout, chaque clan avait son mode de fonctionnement, et les règles dépendaient très souvent des caractères respectifs des leaders.


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R. Matheson
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Phoebe
J'ai 22 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis désignée comme reproductrice et je le vis plutôt mal.

On ne peut pas dire qu'elle a connu autre chose que la situation actuelle, avec les Rampants. Le "avant" se limite à Alvin, un voisin de onze ans de plus qu'elle qui la protège depuis toujours, encore plus depuis la disparition précoce de ses parents. Son présent aussi, d'ailleurs, c'est lui. Il prend toutes les décisions la concernant. Le choix de s'installer dans la communauté agricole convient parfaitement à Phoebe, à sa gentillesse, à sa douceur, à ses moments de rêverie. Elle y est appréciée de tous. En plus, elle a la "main verte". Elle y a donc trouvé pleinement sa place. Tout était presque parfait. Les seuls problèmes dans son monde ce sont les bêtes et le tirage au sort.


Yorha A2 :copyright: DeathToTotoro
Le non qu’elle vient d’entendre sonne comme le glas d’un retour prochain chez elle. Rester là un certain temps était initialement prévu, mais la découverte de l’identité d’Arès a fait monter un espoir dont la tête est tranchée aussitôt. Le danger des rampants, elle le comprend. Se risquer de nuit dans des déplacements est un acte inconscient ou désespéré. Attendre le lendemain matin, elle l’envisage sereinement, mais ce que la chef du clan des chasseurs sous-entend, c’est que Phoebe va attendre ici bien plus longtemps. Elle pourrait tout aussi bien attendre la décision du Conseil avec les siens. Le ton mis par la femme en face d’elle ne lui laisse pas envisager cela.

Il n’y a pas de chef à proprement parler dans son groupe de cultivateurs. Quand il y a une décision importante il y a débat. Parfois la discussion est houleuse et les avis diverges, mais ils trouvent toujours un compromis. Ici, c’est différent. Chaque parole d’Arès est un ordre et personne ne semble vouloir tergiverser. Il n’y a pas de formule de politesse, pas de sourire. La blonde n’ose pas donner un avis contraire. Tant qu’à son nom, est-ce qu’elle s’en préoccupe vraiment ? Phoebe Lorenza Vasari. Chez elle certains disent toujours Mademoiselle Vasari, malgré le temps qu’ils ont passé ensemble, malgré le fait qu’ils l’ont vu grandir.

— Phoebe.

Elle est persuadée qu’on l’appellera la blondinette, la petite, l’étrangère, l’incompétente, le poids-mort, l’autre, comme elle les considère eux, “les autres”, en opposition au “nous”, ceux de son groupe de survivants.

Elle suit. Docilement. Quelques étages plus bas, elles s’engouffrent dans un couloir. Phoebe jette un coup oeil dès qu’une porte est ouverte. Elle veut comprendre où elle est, pas espionner. Des chambres. Certaines en total désordres, d’autres qu’on peut qualifier de rangées. Les personnalités se révèlent souvent dans cette zone d’intimité où personne n’entre sans y être invité. Chez elle, en tout cas, c’est ainsi que cela fonctionne, on frappe avant d’entrer. Ici, elle ne sait pas comment les gens se comportent. Des couleurs, des marques, une déco particulière, elle ignore si c’est l’oeuvre du résident ou les restes d’un passé paisible. Chez elle, les gens ont conservé beaucoup de choses du passé pour décorer leur logement.

Leur destination est la dernière pièce au bout du couloir. Ce sera sa chambre. Elle la regarde, le tour est vite fait, le mobilier est restreint et fonctionnel. Au moins, elle aura sa chambre. Elle aurait presque embrasser Arès pour la remercier de ce cadeau, mais elle a bien compris qu’il valait mieux garder ses distances.

— Je n’ai pas beaucoup de bagages. Ça ira. Merci.

A peine dit, qu’elle se mord la lèvre. Et s’ils viennent dix fois par jour chercher quelque chose dans un carton ? Les sanitaires sont à l’étage. Oui mais... des sanitaires communs ? Tous ensemble à se laver ? Combien y a-t-il de femmes ici ? Chez elle, c’est presque la moitié, beaucoup de couples sont mariés depuis plus de vingt ans, près de soixante ans pour le plus long. Tout doit être différent ici, elle va devoir s’adapter pour survivre. Voilà qui provoque d’avantage de peur que les rampants tout à coup.

Arès lui offre la possibilité de poser des questions. Elle n’a pas envie de se retrouver au milieu d’hommes nus et inversement dans les sanitaires alors c’est première chose qu’elle veut savoir.

— Est-ce que pour se laver, il y a des tours de rôles, à des horaires particuliers ? Est-ce qu’il y a de l’eau chaude ?

Voilà pour le pratique. Elle tend le doigt vers les cartons.

— Est-ce que c’est fragile ?

Histoire de ne pas se faire démonter la tête si elle en fait tomber un.

— Est-ce que vous avez un jardin ? Je me débrouille très bien avec les plantes si vous avez besoin. Je veux dire, si je peux aider à quelque chose.

Parce qu’elle n’est pas la princesse qui va uniquement manger, dormir et s’installer sur la terrasse pour bronzer.
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J'ai 29 ans et je vis à New York, USa. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Âgée de 14 ans lorsque les Rampants sont apparus, Anya n'a jamais connu une vie normale, et elle s'est donc rapidement adaptée à la survie au quotidien. Dotée d'un fort caractère, elle dirige son groupe d'une main de fer depuis la mort du précédent chef, et si elle peut paraître autoritaire et froide, elle tient surtout aux siens et met tout en œuvre pour les protéger. Brute voire abrupte, c'est aussi quelqu'un d'agréable même si maladroit, et elle ne compte pas changer pour faire plaisir.

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Même si Arès semblait totalement froide et distante, ça ne l'empêchait toutefois pas de noter le malaise qui semblait résider au sein de la petite nouvelle, mais elle choisit de ne pas s'en préoccuper outre mesure. Après tout, devoir changer de clan sans pouvoir donner son avis ne devait pas être très agréable, mais elle finirait bien par s'habituer à son nouveau chez elle si jamais le Conseil décidait finalement qu'elle devait rester ici. Et dans cet ancien hôtel de luxe qui avait longtemps été destiné à une clientèle fortunée prête à payer cher pour une jolie vue sur Central Park, elle avait désormais sa chambre. Sa chambre à elle. Bon sa chambre à elle et aux cartons en fait, mais dans la mesure où Arès s'était attendue à recevoir un homme dont elle ne voulait pas, elle devait bien admettre qu'elle n'avait pas fait beaucoup d'effort ! Et si jamais tous ces cartons finissaient par poser soucis, ils seraient simplement déménagés dans une autre pièce.

Mais pour l'heure, c'était surtout à des considérations plus pratiques que semblait se tenir Phoebe, et la question d'un horaire ou d'un tour de rôle tira un froncement de sourcils à la leader du clan.

« Des horaires ? Non tu y vas quand tu veux … ah tu veux dire entre hommes et femmes peut-être ? Alors non, il n'y a pas de tour de rôle parce qu'il y a deux ''zones'' : quand tu arrives à l'étage, tu suis le couloir principal et tu tournes à droite pour y trouver une embranchement, à droite c'est pour les femmes, et à gauche c'est pour les hommes. De toutes façons, les gamins se sont amusés à dessiner sur les murs pour qu'il n'y ait pas d'erreur, donc tu reconnaîtras facilement. Et oui on a de l'eau chaude, pas en grande quantité mais assez pour tout le monde quand même. »

En se rendant à l'étage supérieur, Phoebe pourrait ainsi se rendre compte que les murs du côté fille avait été couverts de dessins de fleurs, de papillons, d'animaux en tous genres ou encore de princesses. Quant aux murs de l'espace garçon, ils affichaient fièrement un château fort, un camion et des petits vaisseaux spatiaux. À n'en pas douter, les gamins s'étaient vraiment fait plaisir avec la décoration, et il y en avait toujours un pour proposer de dessiner sur les autres murs ou même dans les chambres.

Et concernant les cartons, il y avait tellement de tout que Arès préféré en désigner quelques uns où des mots marqués au feutre donnaient quelques précisions.

« Certains oui, il y a un peu de tout dans ces cartons à vrai dire. Des objets d'avant dont on ne voulait pas se séparer comme des bouquins ou des pièces d'horlogerie … oui c'est inutile, mais vu qu'on a pas mal de place ici, certains ont voulu les garder. Sinon, il y a aussi les affaires de ceux qui sont décédés sans avoir de famille. »

Un peu de tout oui, et surtout un gros bordel. Mais si certains clans étaient limités en place, ce n'était clairement pas le cas ici, avec des dizaines et des dizaines de chambres qui étaient loin de toutes êtres occupées, et ce même si les dix premiers étages avaient été condamnés pour des raisons de sécurité.

Mais à peine arrivée, la petite nouvelle semblait déjà vouloir se rendre utile, ce qui était franchement bon signe.

« Suis-moi, je vais t'y conduire. Cathy et son mari ont aménagés plusieurs jardins et même une serre, elle s'en occupe avec les gamins depuis que son mari est décédé. Je pense que ça lui fera du bien d'avoir un coup de main, surtout qu'on a des graines de je sais pas quoi qui traînent … on n'a pas vraiment la main verte ici. »

Information lancée avec désinvolture, comme si Phoebe ne s'en doutait pas d'ailleurs. Et tout en distillant ses explications, Arès avait repris le couloir menant à l'escalier principal, et les deux femmes durent bientôt se coller contre le mur pour laisser passer un troupeau de gosses qui couraient gaiement. À n'en pas douter, l'heure du repas était proche, et avoir de la viande fraîche au menu ne pouvait que ravir tout le monde !

« Si jamais tu restes et que tu veux décorer ta chambre, y'a pas mal de gamins qui sont toujours motivés pour dessiner sur les portes et les murs, alors t'auras qu'à leur demander. »

Et quelques minutes plus tard, elles furent de retour à l'extérieur, et le dépeçage des créatures était quasiment achevé tandis que des jumelles avaient été distribuées aux gardes afin de pouvoir surveiller les environs au mieux. Et derrière la foule qui se dissipait doucement, tout au bout du toit, une petite cabane avait été aménagée de bric et de broc, ainsi qu'une serre et quatre jardins de tailles différentes. Nulle trace de la jardinière en chef par contre, mais dans la mesure où elles avaient croisé le troupeau de gamins, elle ne devait sans doute pas être bien loin des gosses !

« Tu rencontreras Cathy pendant le repas, elle a dû descendre s'occuper des gosses. Si t'es motivée par … »

Mais soudainement, Arès se tut.
En périphérie de son champ de vision, elle venait de détecter du mouvement au niveau du sol, et elle se rapprocha précautionneusement du bord pour observer deux rampants adultes qui s'étaient approchés du bâtiment avant de retourner sous le couvert des arbres de Central Park. Sans doute à l’affût de ces humains qui avaient osé les chasser un peu plus tôt dans la journée …

« Ils sont agités, ils risquent de gueuler toute la nuit. J'espère que t'as pas le sommeil léger. »

Parce que ces saletés, elles braillaient fort, et c'était quelque fois rude pour les nerfs.


"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

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Phoebe
J'ai 22 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis désignée comme reproductrice et je le vis plutôt mal.

On ne peut pas dire qu'elle a connu autre chose que la situation actuelle, avec les Rampants. Le "avant" se limite à Alvin, un voisin de onze ans de plus qu'elle qui la protège depuis toujours, encore plus depuis la disparition précoce de ses parents. Son présent aussi, d'ailleurs, c'est lui. Il prend toutes les décisions la concernant. Le choix de s'installer dans la communauté agricole convient parfaitement à Phoebe, à sa gentillesse, à sa douceur, à ses moments de rêverie. Elle y est appréciée de tous. En plus, elle a la "main verte". Elle y a donc trouvé pleinement sa place. Tout était presque parfait. Les seuls problèmes dans son monde ce sont les bêtes et le tirage au sort.


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Phoebe est attentive aux explications concernant les sanitaires. Un côté homme et un côté femme. De l’eau chaude. Des gamins. Elle regarde Arès avec une pointe d’étonnement qui semble un instant avoir poussé la peur sur le côté. Des enfants ici. Des chambres dans un hôtel qui a gardé un minimum de commodité. Elle se rend compte que l’image qu’elle avait, qu’on lui a donné, de ce clan n’est pas tout à fait ce qui au second abord laisse apparaitre. Sur le toit, à son arrivée, oui, des chasseurs buveurs de sang et mangeurs de chair des rampants. De quoi affoler une jeune femme qui a grandi parmi de paisibles cultivateurs végétariens.

La suite s’avère tout aussi surprenante. Ils ont des livres. Ils conservent des objets de l’ancien temps. Inutiles ? Parce que sans doute ils n’ont pas les personnes aillant le savoir pour les recycler. En particulier, ils n’ont pas Ian. Son savoir immense. Sa façon de réinventer une technologie qui l’émerveille à chaque fois. Ian et les autres, parce qu’ils sont plusieurs à se compléter et ont réussi à transformer leur haut d’immeuble en Eden. Des livres, elle sait déjà qu’elle va fouiller.

La réponse à sa troisième question lui donne un léger sourire.  Elle pourra mettre les mains dans la terre, ils ont des jardins ! Arès l’invite à la suivre pour découvrir ce petit coin de paradis. Des graines ? Son esprit est déjà en action pour savoir quoi semer maintenant, le nombre de jours et semaines pour espérer une récolte. Une serre, c’est la bonne idée. Il y a un couple avec qui elle pourra échanger sereinement, enfin plutôt une femme, veuve. Elle laisse son sac et emboite le pas de la chef de clan après avoir pris soin de fermer la porte.

Les enfants évoqués tout à l’heure ont envahi le couloir, leur laissant leurs rires et leurs désinvoltures au passage. Phoebe les observe. Des enfants de tous âges ! Des enfants, peu importe l’âge. Il manque cette génération dans son clan. Les “enfants”, ils ont la vingtaine ou en sont proche, ce sont les enfants des “adultes” du groupe, ou ils ont moins de cinq ans, les nouveaux nés de ces adulescents. Il y a un trou d’une bonne dizaine d’années. Elle est curieuse de connaitre leurs jeux, si elle s’attarde ici, elle aura le temps de le découvrir. Dessiner, en tout cas, semble être une de leur activité. S’il est possible de décorer les murs de sa chambre, elle le fera elle-même, elle sait déjà ce qu’elle y reproduira.

Retour sur le toit, mais cette fois pas pour observer les cadavres des bêtes mais les parcelles et la serre. On est loin des plateformes, des terrasses, des balcons reconvertis pour nourrir une population de survivants. Evidemment, ce sont des chasseurs. Cathy n’est pas là. La phrase d’Arès lui donne l’impression qu’elle est non seulement jardinière mais aussi garde d’enfants. Ce n’est pas le cas de Phoebe. Elle ne sait pas comment on doit se comporter. Ce petit monde est une découverte.

Arès n’a pas fini sa phrase, son attention vient de se fixer sur autre chose. La blonde tourne la tête pour vérifier de quoi il s’agit et avance comme elle sur le bord du toit. Elle cherche du regard tout en bas. A peine le temps d’apercevoir une forme, qu’elle disparait dans la végétation de ce qui a une époque était un parc pour le plaisir des humains. C’est maintenant une zone qui leur est interdite sous peine de mort. Pour la plupart des survivants en tout cas. Phoebe est curieuse des techniques et des zones de chasses de son groupe d’accueil. De leurs armes. De leur réel effectif. De leur efficacité. C’est un univers tellement différent du sien qui la rend tout à coup curieuse.

Elle hausse légèrement les épaules.

— Ça va pour le sommeil.

Ce ne sera pas plus les cris que l’environnement étranger qui dérangera son sommeil. S’adapter ou tout rejeter en espérant repartir chez elle. Phoebe soupire à ce dilemme. Patienter pour avoir une amorce de réponse. C’est tordu toute cette histoire de procréation obligatoire. Dans son groupe, il n’y a pas de problème de consanguinité pour l’instant. Quinze ans, ça laisse encore de la marge. C’est l’une des rares choses pour lesquels Alvin et Ian sont d’accord.

Elle abandonne la verdure enchevêtrée pour retrouver les verticales des murs des immeubles.  

— Est-ce qu’il est possible qu’ils pénètrent dans le bâtiment ?

Elle suppose qu’il est sécurisé, mais la présence des gardes qui assurent la surveillance et l’énervement des créatures amènent un doute. Son regard remonte jusqu’au visage d’Arès. Elles les avaient remarquées tout à l’heure, maintenant elle a besoin d’être sûre.

— Les cicatrices, c’est un rampant ?

Elle se reprend. Elle a peut-être été trop loin.

— Tu n’es pas obligée de me répondre. Je veux dire...

Si c’est autre chose. Serguei, qui veille à la sécurité de son groupe, est couvert de cicatrices et cela n’a rien à voir avec les bêtes.

— Si la question est trop personnelle, je ne veux pas abuser. En tout cas, vous avez du courage de les combattre.

Courage ou folie, va savoir. Parce qu’on lui a toujours dit qu’ils étaient fous, elle a envie de choisir courage face à Arès, chef surprenant de son groupe.  
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Mioon
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Arès
J'ai 29 ans et je vis à New York, USa. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Âgée de 14 ans lorsque les Rampants sont apparus, Anya n'a jamais connu une vie normale, et elle s'est donc rapidement adaptée à la survie au quotidien. Dotée d'un fort caractère, elle dirige son groupe d'une main de fer depuis la mort du précédent chef, et si elle peut paraître autoritaire et froide, elle tient surtout aux siens et met tout en œuvre pour les protéger. Brute voire abrupte, c'est aussi quelqu'un d'agréable même si maladroit, et elle ne compte pas changer pour faire plaisir.

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Tandis que les deux femmes continuaient leur visite, Arès put constater que la nouvelle venue paraissait aussi curieuse qu'intriguée, mais elle ne releva pourtant pas. Ni ses coups d’œil intéressés en direction des cartons, ni son étonnement au passage de la marmaille. Mais après tout, son clan était très souvent décrit comme un groupement de sauvages à peine civilisés, aussi ne fallait-il pas s'étonner de ce genre de réactions. Phoebe n'était pas la première personne à les rejoindre, et elle ne serait certainement pas la dernière non plus. Les groupes de chasseurs étaient effectivement bien rares, aussi attiraient-ils toutes les personnes qui souhaitaient s'armer pour enfin passer à l'attaque contre les rampants. Parce que ne rien faire, c'était ne risquer aucune victoire non plus …

Et sur ce toit où l'activité s'était calmée depuis tout à l'heure, c'était désormais dans la partie jardins qu'elles se tenaient, et l'apparition de plusieurs de ces bestioles ne manqua pas de diriger la conversation sur le danger qu'elles pouvaient représenter.

« Normalement, non. Il y a quelques années, plusieurs jeunes ont réussi à se faufiler par le hall principal puis se sont glissés dans les couloirs, mais depuis on a condamnés les dix premiers étages pour empêcher ça. Les portes et les fenêtres ont été barricadées, on a bétonné ce qu'on pouvait, et le reste a été rempli de gravas. Ça nous a pris des mois et des mois, mais depuis on n'a plus eu de soucis. Surtout avec les débris de verre et les pointes qu'on a dressé tout le long du bâtiment. Je ne sais pas si ces machins sont vraiment hémophiles, mais en tout cas elles n'osent plus s'approcher. Et puis on a des gardes à tous les angles, donc en cas de soucis, on le saurait tout de suite. »

Indéniablement, sécuriser cet ancien hôtel avait été un véritable travail de titan qui leur avait presque pris deux ans en tout, mais le jeu en valait la chandelle. À cette époque, Arès était encore une ado, et elle avait donc aidé comme tout le monde. Transportant des gravas et des sacs afin de combler ces dix étages, ce qui avait contribué à lui forger un corps apte à se défendre, et ce qui avait également sonné le début de son entraînement avec l'ancien leader du clan. Souvenirs qui lui semblaient lointains, tellement lointains, alors qu'ils ne remontaient qu'à quelques années … Mais quoi qu'il en fût, la jeune femme n'aurait franchement pas imaginé que son interlocutrice lui posât une question aussi personnelle, et ce fut sans beaucoup de surprise qu'elle la vit se rétracter aussitôt. Regrettant sans doute sa question qui, si elle était certes délicate, n'était pourtant pas un tabou.

« Oui, c'est un rampant. »

Réponse laconique, qui aurait d'ailleurs pu se résumer à cette poignée de mots, mais l'allusion à leur ''courage'' l'enjoignit à continuer.

« J'ai fait partie des premiers survivants à s'installer dans cet hôtel, et vu la configuration du bâtiment, les autres clans ne donnaient franchement pas cher de notre peau. La proximité avec Central Park était un aspect dont absolument personne ne voulait tant ça nous expose, et les couloirs très larges permettaient aux jeunes de grimper les étages sans qu'on s'en aperçoive. Notre premier leader avait d'ailleurs ouvert des négociations avec un clan installé deux rues plus loin pour qu'on les rejoigne, mais ça n'a jamais abouti. J'imagine que tu as entendu parlé de l'attaque d'il y a dix ans … »

Phoebe avait l'air plus jeune qu'elle, mais cette attaque-là, elle était restée dans les mémoires collectives, presque autant que l'apparition de ces saletés d'ailleurs. En pleine nuit, une trentaine d'adultes s'étaient déversée dans les rues et les ruelles pour mieux profiter de l'obscurité, et ils avaient tous attaqué en même temps. Agiles et souples, ils avaient profité des façades extrêmement proches des bâtiments afin de pouvoir y prendre facilement appui, et en une nuit, ils avaient effectué un vrai carnage. Carnage qui, depuis, poussait les clans à choisir des bâtiments un peu plus espacés, histoire de pouvoir mieux les sécuriser.

« Cette nuit-là, plusieurs jeunes se sont introduits dans les couloirs, et c'est Mickaël qui les a repoussé. Ça n'a pas été facile, mais ces saletés aussi ont leurs points faibles, et c'est ensuite qu'il a eu l'idée d'aller les traquer. Pour les bouffer, mais aussi pour limiter leur prolifération. Tu sais, les jeunes sont plus faciles a buter, et nous avons compté qu'il fallait environ six mois à un couple pour se reproduire jusqu'à l'éclosion des œufs. Alors certes, y'en a une bonne dizaine par portée, mais si nous arrivons à les buter plus vite qu'ils ne se reproduisent, pt'être qu'on pourra reprendre le dessus d'ici quelques années. »

L'ambition pouvait paraître démesurée, mais Arès avait toujours partagé cette analyse de Mickaël, raison pour laquelle elle l'avait fidèlement suivi et qu'elle continuait aujourd'hui. Et ce même si les autres clans les prenaient pour des tarés !

« C'est pas vraiment du courage, c'est plutôt une nécessité à vrai dire. Je ne conteste pas les choix des autres clans mais si personne ne fait rien, alors autant se suicider maintenant plutôt que de condamner nos gosses à vivre comme ça eux aussi. »

Si la jeune femme avait été froide et détachée jusqu'à maintenant, parler de cette manière de vivre et de pensée qui avait fait son clan paraissait toutefois l'animer, donnant à sa voix des accents beaucoup plus emportés. Parce qu'elle y croyait, parce qu'elle voulait y croire.

Et quelques secondes plus tard, elle se rapprocha tout près de Phoebe, et tendit sa main en direction de l'Ouest tandis que son doigt désignait un énorme rocher qu'on pouvait distinguer au loin.

« Regarde là-bas, au niveau du gros rocher blanc … c'est la limite de l'ancien zoo et il y a encore quelques années, avant que Mickaël ne devienne notre leader, les rampants avaient un nid qui se trouvait juste là. Alors certes, les virer de là n'a pas été simple, mais depuis ils ne sont pas revenus, ils se sont installés beaucoup plus loin et nous les repoussons généralement un peu plus à chaque chasse. Encore quelques efforts et nous pourrons les acculer près du Lac, ce qui devrait faire pas mal de dégâts dans leurs rangs. »

Mètre après mètre, les humains avançaient. Mètre après mètre, les rampants reculaient. Et même si beaucoup les craignaient autant qu'ils les détestaient, peu avait finalement le courage de se relever les manches, et Arès en avait bien conscience justement.

« A force de les chasser, on en a appris pas mal sur eux. Alors je me doute bien que tu veux à tout prix retourner chez toi, mais tu devrais profiter d'être ici pour en apprendre autant que possible, ça pourra peut-être te servir un jour. »

Connaître son ennemi, ce n'était jamais inutile, après tout !

Et après ces explications, Arès se recula finalement afin de ne pas empiéter plus que nécessaire sur l'espace vital de Phoebe.

« T'as faim ? Avec de la viande fraîche, tu peux être sûre que tout le monde va débarquer pour manger en même temps, alors tu vas avoir l'occasion de rencontrer les gens d'ici. »

Elle ne savait pas si Phoebe avait faim mais elle, elle crevait la dalle ! Cette journée de chasse avait été intense, et la jeune femme ne rêvait donc plus que de pouvoir se poser devant son assiette, histoire de se remplir l'estomac tout en prenant enfin un peu de repos.


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Phoebe
J'ai 22 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis désignée comme reproductrice et je le vis plutôt mal.

On ne peut pas dire qu'elle a connu autre chose que la situation actuelle, avec les Rampants. Le "avant" se limite à Alvin, un voisin de onze ans de plus qu'elle qui la protège depuis toujours, encore plus depuis la disparition précoce de ses parents. Son présent aussi, d'ailleurs, c'est lui. Il prend toutes les décisions la concernant. Le choix de s'installer dans la communauté agricole convient parfaitement à Phoebe, à sa gentillesse, à sa douceur, à ses moments de rêverie. Elle y est appréciée de tous. En plus, elle a la "main verte". Elle y a donc trouvé pleinement sa place. Tout était presque parfait. Les seuls problèmes dans son monde ce sont les bêtes et le tirage au sort.


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Phoebe ne perd pas une miette des explications données sur l’agencement et la mise en sécurité du bâtiment. Un énorme travail. Elle essaie d’imaginer ce chantier pharaonique. Quand elle est arrivée avec Alvin dans ce qui est devenu son clan, tout était installé au niveau du blocage des accès inférieurs. Fallait-il parler de Serguei, homme de main de la mafia russe à la retraite ? Il pourrait faire tâche au sein de ce groupe de “vieillards aux aspirations non-violentes”, si des années de survie intense n’étaient pas passés par là. Il avait pris cela en charge, transformant ce coin de “paradis” en bastion. Elle ne lui a jamais demandé comment il avait atterri là, pourquoi il avait donné son énergie à protéger des gens dont il n’aurait pas hésité à prendre la vie quelques années plus tôt. Les temps changent.

C’est donc bien un rampant qui a défiguré Arès. Phoebe pensait que si elle avait eu un oui, elle n’aurait rien obtenu de plus. C’est le contraire. La chef se lance dans des explications. Elle mentionne une attaque vieille d’il y a dix ans. Phoebe sert les dents. Comment oublié ! Elle refoule les souvenirs, les cris, la peur, l’horreur, la souffrance. Dix ans, déjà. Certaines nuits, cela lui semble se passer à cet instant précis. Heureusement, elle n’a pas le temps de se perdre dans ce passé. Elle a hoché la tête pour dire oui elle se souvient. Le récit d’Arès se poursuit jusqu’à révéler une théorie concernant l’extermination des bêtes. Elle ouvre de grands yeux en l’entendant. Cela parait tellement fou. Dix naissances par couple tous les six mois. Combien de couples se reproduisent dans le parc, dans le métro, dans les sous-sols, dans les égouts ? Est-ce qu’il reste assez de survivants pour qu’il y ait du monde motivé pour surveiller tous ces couples ? Fou, c’est bien le mot ! Totalement irréaliste ! Phoebe n’en revient pas qu’une personne puisse avoir une telle idée. Elle se garde cependant de venir mettre en défaut ce plan par un étalage de chiffres multipliés et remultipliés avec les années.

Arès est une guerrière, nul ne pouvait remettre ce fait en cause. Motivée. Motivante. Elle s'approche tout prêt pour lui montrer quelque chose. Phoebe observe le rocher qu’elle lui indique.

— Je me souviens du zoo. Mes parents m’y emmenaient de temps en temps.

Le lac. Le parc. Les pique-niques. La vie d’avant. La ferveur d’Arès pouvait laisser croire qu’il y avait une chance pour que cela redevienne possible. Un beau rêve. Phoebe n’est pas sûre de vouloir y croire. Elle se tourne pour regarder la jeune femme qui lui propose d’apprendre et de mettre à profits ce qu'eux ont engrangé comme connaissances sur les rampants. Elle n’a pas tort, l’offre est intéressante et put s’avérer utile.

— L'idée est bonne. Je veux bien apprendre si vous voulez m'enseigner.

Finis les rêves, les théories, les souvenirs, elles reviennent au concret du présent. Faim ?

— Oui, ça commence. La journée a été longue.

Elles retournent dans le bâtiment et sillonnent les couloirs et les escaliers pour atteindre le bon étage. Phoebe se maintient à un demi-pas en arrière. Pas plus loin. Un simple décalage pour laisser sa guide montrer le chemin. Arrivées dans la salle qui est sans conteste la zone réservée au repas, Phoebe regarde le monde installé. Elle repère le visage de l'homme qui la conduite du point de rendez-vous jusqu'ici. Pour l'instant, elle ne connait que lui et Arès qu'elle n'a pas lâché d'une semelle depuis leur rencontre. Les autres. Les autres, quel temps a-t-elle pour faire connaissance ? Si elle repart dans quelques jours, c'est court. Tous ces gens inconnus, c'est impressionnant. Elle n a un frisson de crainte.
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Arès
J'ai 29 ans et je vis à New York, USa. Dans la vie, je suis une survivante et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Âgée de 14 ans lorsque les Rampants sont apparus, Anya n'a jamais connu une vie normale, et elle s'est donc rapidement adaptée à la survie au quotidien. Dotée d'un fort caractère, elle dirige son groupe d'une main de fer depuis la mort du précédent chef, et si elle peut paraître autoritaire et froide, elle tient surtout aux siens et met tout en œuvre pour les protéger. Brute voire abrupte, c'est aussi quelqu'un d'agréable même si maladroit, et elle ne compte pas changer pour faire plaisir.

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Tandis que Arès s'était lancée dans quelques explications concernant la fortification du bâtiment et les raisons de ces chasses que son clan menait régulièrement, elle ne manqua pas de remarquer les grands yeux ronds que venait d'afficher son interlocutrice. Signe s'il en était besoin que – comme énormément de personnes extérieures à leur petite groupe – elle devait trouver cette théorie stupide. Irréalisable. Totalement utopiste … Certains membres du clan émettaient eux aussi des réserves quelques fois, mais la jeune femme n'avait jamais laissé tomber pour autant, de même qu'elle n'avait jamais prétendu que ce serait facile, ou alors qu'ils pourraient en goûter les résultats de leurs vivants. Simplement, elle refusait de vivre en se terrant dans un trou comme un animal terrifié. Si c'était pour crever de cette manière, autant se jeter tout de suite du haut de l'immeuble, ce serait infiniment plus rapide ou moins douloureux que ces années de galère qu'ils avaient déjà vécu et qu'ils vivraient encore.

Mais pour autant, Arès ne tenta pas de faire changer d'avis Phoebe, parce que son rôle n'était clairement pas là. Lorsque la petite blonde retournerait chez elle, les quelques jours passés au sein des chasseurs ne deviendraient alors plus qu'un lointain cauchemar à ses yeux, et lui apprendre quelques informations sur les rampants serait plus utile que de batailler à lui faire modifier son opinion …

Aussi lorsque la demoiselle confirma qu'elle avait faim, les deux femmes décidèrent de concert de se rendre dans le réfectoire afin de pouvoir manger, et elles purent se rendre compte qu'il y avait effectivement foule à cette heure-ci ! Des hommes, des femmes, des vieux, des enfants … autant de monde qui prenait son repas dans une certaine joie qu'on saisissait de suite aux visages souriants même si fatigués, et au brouhaha de voix qui s'élevait dans la pièce. Un brouhaha qui baissa à peine lorsqu'elles passèrent la porte, bien au contraire puisque plusieurs éclats de voix se firent entendre à droite ou à gauche pour inviter Arès et la nouvelle à venir s'asseoir à côté de telle ou telle personne. Autant dire qu'après une telle chasse, l'attention de la leader du groupe semblait disputée dans cette vaste salle où les tables avaient été placées de façon à former un ''U'' géant comme s'il s'agissait d'un énorme banquet. Et au final, ce fut vers le centre du ''U'' qu'elle se dirigea, invitant la petite blonde à s'asseoir à côté d'elle tandis qu'elle resta debout. Balançant bientôt un bref sifflement afin d'appeler le silence pendant quelques instants.

« Bon vous connaissez ma passion pour les discours, donc il n'y en aura pas ! » commença-t-elle dans une habitude qui tira les mêmes rires amusés qu'elle tirait toujours. « Mais aujourd'hui, nous avons surtout une invitée qui s'appelle Phoebe. Comme chacun le sait, j'étais censée avoir un compagnon mais le tirage au sort s'est un peu planté, donc pour le moment nous ne savons pas si elle va rester parmi nous ou pas. Mais en attendant, je compte sur vous tous pour être sympas avec elle ! »

Une recommandation qui était bien entendu superflue, mais Arès tenait à présenter officiellement la petite nouvelle au clan, et presque tout le monde leva joyeusement son verre pour la saluer et lui souhaiter une bonne arrivée. Devant les deux femmes, les verres se remplissaient déjà, et une rousse d'un certain âge ne tarda pas à se planter à côté d'elles.

« Alors les filles, qu'est-ce que j'vous sers ? Anya, j'suppose que t'es toujours un peu allergique aux légumes, heiin ? Et toi p'tite Phoebe, qu'est-ce qui t'ferait plaisir ? On a des topinambours, des courgettes, des pois cassés … ah pis on doit encore avoir du potiron et des lentilles aussi ! »

Martha avait un fort accent et mangeait ses mots, mais sa bonhomie la rendait sympathique à tout le monde, et elle adorait cuisiner pour tout le clan ! Mais à près de soixante-dix ans, elle était de toutes façons trop âgées pour aller traquer le rampants, et cette fonction lui permettait de voir du monde et de papoter tout à son aise.

À droite de Phoebe, c'était une femme plus jeune que la rousse qui faisait patiemment manger un enfant en bas âge, et Arès indiqua qu'elle ne voulait que de la viande et des courgettes, avant de s'adresser à l'autre femme.

« Cathy, Phoebe fait partie d'un clan de cultivateurs et s'est proposée pour te filer un coup de main. Elle pourra sûrement t'aider avec tes graines et tout ça. »

Une bonne nouvelle qui sembla aussitôt ravir la-dite Cathy, et celle-ci essuya la bouche du gosse avant de tendre une main à la petite blonde.

« Oh bonne nouvelle ça ! Même si j'ai trouvé quelques livres de botanique dans nos vieilleries, on n'a pas vraiment la main verte ici, alors ton aide est vraiment la bienvenue.

- Si la nouvelle arrive à faire pousser autre chose que ces topinambours à la con, je l'épouse ! »

L'affirmation balancée d'une voix tonitruante venait d'un homme d'une bonne cinquantaine d'années, barbu et costaud … qui se prit aussitôt une claque derrière la tête de la part de la femme – sa femme – assise à côté de lui, tandis que la bonne humeur était manifestement au rendez-vous.


"Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité.
Je suis une légende."

R. Matheson
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