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 Une heure et une date. [Cap&Peggy]

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Captain Rogers.
Captain Rogers.
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UNIVERS FÉTICHE : Vends-moi tes idées. 8)
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Steve Rogers
J'ai 26 ans et je vis à Brooklyn, New-York. Dans la vie, je suis le symbole de la victoire américaine et je m'en sors... vivant. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en retard pour mon rencard et je le vis plutôt mal.

Une heure et une date. [Cap&Peggy] Original

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I think this is the longest conversation I've had with one. Women aren't exactly lining up to dance with a guy they might step on.

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Captain America [Chris Evans] ©️ Moi.
Le froid s’est blotti dans tes muscles tel un virus prenant possession d’un corps vulnérable. Tu n’as ni senti le choc de l’accident ni ta tête s’écraser violemment contre le guidon de l’engin volant. Tu as perdu connaissance avant même de sentir la glace te frôler la peau. Et cette voix. Elle te répétait les mêmes mots en boucle. La voix de Peggy, telle une mélodie, te chantait le jour et l’heure de votre rendez-vous. Tu ne sais pas que ton âme et ton corps ont survécu. C’est un sommeil noir qui t’aspire, un sommeil qui semble éternel.

Bip. Bip. Bip.

- On a un pouls, docteur.

Des silhouettes s’agitent autour de toi, ton ouïe revient progressivement. Tu as l’impression d’étouffer, pourtant, tu ne paniques pas, comme si tu savais que tu n’avais rien à craindre. Bientôt, tu sens la pression de plusieurs mains sur ton corps et tu rouvres doucement les paupières. La lumière de la salle pâle t’aveugle, une grimace déforme ton visage et une voix s’élève dans la chambre.

- Capitaine Rogers. Vous êtes en sécurité, ne vous inquiétez pas.

C’est le visage d’un homme un peu plus âgé que toi que tu découvres en premier. Les traits fins de plusieurs femmes t’apparaissent par la suite. Tu ne bouges pas, complètement déboussolé. Un souffle s’échappe de ta bouche entrouverte :

- Où suis-je ?

Légère pause, quelques murmures, puis une réponse qui ne te surprend pas.

- À l’hôpital. Vous avez été victime d’un accident. Il est normal que votre mémoire soit un peu… altérée.


Tes sourcils se froncent et tu secoues la tête de droite à gauche.

- Non, je me souviens de tout. Tu tends le cou vers l’arrière pour observer au travers la fenêtre que tu sens ouverte derrière toi. Il fait nuit. Quel jour sommes-nous ?

Des papiers s’agitent, ainsi que des crayons. Tu as l’impression d’être un rat de laboratoire en pleine expérience scientifique.

- Le 8 septembre.

Tu avales de travers et tu redresses ton corps en entier, constatant seulement maintenant que tu portes encore le costume que Stark t’a fabriqué sur mesure. Rouge et bleu : les couleurs de ta patrie. Le symbole de Captain America.

- 1945 ?

Toutes les têtes basculent de bas en haut en même temps. Tu poses tes iris claires sur les aiguilles de l’horloge accrochée sur le mur blanc. 20h13. Tes yeux s’écarquillent, ton cœur éclate hors de ta poitrine et, tel le lapin d’Alice au pays des merveilles, tu bondis sur tes pieds en lançant :

- Je suis en retard.

Certains essayent de t’arrêter mais tu les contournes, bien décidé à ne laisser personne t’interdire la liberté que tu mérites. Tu trouves la sortie de l’hôpital très rapidement et il te suffit d’un coup d’œil sur le nom de la rue la plus proche pour déterminer où tu te trouves. À trente minutes à pied du club Stark. Tes jambes s’activent, tu ne sens plus la douleur, comme si tu étais de nouveau plongé dans la glace. Plusieurs têtes se retournent à ton passage, les gens te reconnaissent très facilement. Tu ne le sais pas encore mais tu es le héros de la guerre, celui qui a mis fin aux hostilités. En tournant un dernier coin de rue, à peine un quart d’heure plus tard, tu t’arrêtes en découvrant la façade du bar. Ta gorge se noue et les doutes s’attaquent à tes tripes. Il te faut plusieurs secondes de réflexion avant de franchir la porte d’entrée, là où tu tombes nez-à-nez avec la femme qui t’avait attendu probablement par espoir avant de finalement décider de partir, le coeur en peine. La respiration saccadée, tu restes planté comme un piquet et tous les regards sont tournés vers toi. Mais, le tien, il n’est tourné que vers Peggy.

- Je vous le promets : je suis habituellement un homme ponctuel.


Ton costume est déchiré, sali par le combat qui ne fait plus rage depuis plusieurs jours. Tes cheveux sont ébouriffés, coiffé comme un bouquet de brins de foin. Même si le temps s’est arrêté pour toi, tu n’as jamais pu cesser de penser à elle et à cette promesse que tu lui avais faite. Huit septembre à vingt heures.        




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PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Peggy Carter
J'ai 24 ans et je vis à New York, Amérique. Dans la vie, je suis spécialiste des communications
agent gouvernemental, et combattante pour la Liberté
et je m'en sors raisonnablement. Sinon, grâce à ma carrière professionnelle dans l'armée , je suis célibataire et potentiellement "veuve" avant même d'avoir eu la chance de me marier et je le vis plutôt très mal.

Informations supplémentaires ici.

Hayley Atwell ©️ CHESS
C’est la fin de la guerre. Le peuple américain est en émoi. Tout le monde chante autour de moi. Tout le monde danse autour de moi, également. Et pourtant, mon cœur n’est pas à la fête se soir. Au contraire, je demeure prostrée dans un recoin du club Stark, dans l’attente de mon cavalier : le capitaine Steve Rogers. Je sais qu’il y a peu de chance qu’il n’arrive, puisqu’il a disparu dans le crash d’un engin volant une semaine auparavant. Cependant, je garde l’espoir de le voir surgir d’un moment à l’autre. Je guette d’ailleurs l’entrée du club Stark avec la volonté de ne pas le manquer. Les aiguilles tournent, lentement. Les minutes avancent, péniblement. Et le beau capitaine demeure toujours absent. Je sens mon cœur s’étreindre au fur et à mesure que mes espoirs s’évaporent. Quant à mes yeux, ils s’embuent d’admettre cette réalité que j’ai repoussée depuis ce fameux jour : Steve est mort. Steve a donné sa vie pour sa patrie, comme il l’a toujours voulu depuis qu’il portait les couleurs de notre pays sur son costume. Il est temps que je l’accepte pour mieux faire mon deuil. Bouleversée de me retrouver confrontée à cette vérité, cruelle, je me décide à quitter la soirée où je l’attendais, pour mieux trouver du refuge dans ma solitude. Je me fraye un chemin entre les danseurs, m’excusant de les interrompre. J’ai besoin d’air, tout d’un coup. J’ai besoin d’inspirer le vent frais de la soirée, pour calmer l’angoisse qui s’invite au même titre que ma peine envahissante. C’est insupportable. J’attire les regards curieux des autres invités de la soirée, et je refuse de les laisser être témoin de ce moment de faiblesse. Alors que j’ouvre enfin la porte libératrice, je tombe nez-à-nez avec un homme d’une carrure imposante. Je m’apprête à m’excuser auprès de lui, de sorte de le contourner, mais son costume m’en dissuade. Interdite, je peine à relever mon regard en direction de son visage, craignant que le mirage ne s’efface, avant de m’y résoudre. Mes yeux s’ancrent à ceux de l’homme, tandis qu’une larme s’en échappe.

_ Steve ? Je m’étrangle en le reconnaissant entre mille, malgré sa tenue en guenille et ces cheveux en batailles. _ Vous… Vous êtes là ?

Oui il est là. Bien vivant. Et mon cœur s’affole de le constater, toujours d’avantage. Il me promet qu’il est habituellement un homme ponctuel. J’éclate de rire brièvement, les larmes aux yeux. Je m’en fiche totalement qu’il soit en retard. Il est là et, euphorique de le découvrir toujours bien vivant, je me jette dans ces bras en oubliant toute ma retenue habituelle.

_ Je vous croyais mort, Steve. Je pensais que je n’aurais plus jamais l’occasion de vous revoir un jour. Je l’espérais bien entendu mais…

Qu’importe. Je me tais. Captain America n’a pas besoin de savoir la semaine d’enfer que j’ai passée sans lui. Il a survécu à son acte héroïque, c’est tout ce qui compte. Le libérant de mon emprise, légèrement confuse, les joues roses, je lui souffle.

_ Vous portez toujours votre tenue de ce jour-là. Je constate alors, toujours bouleversée de le retrouver. _ Où étiez-vous durant tout ce temps ?

A-t-il vu un médecin ? Reviens-t-il de l’endroit où il avait échoué suite au crash ? Le moment est certes inapproprié à ces interrogations, mais je ne veux pas le contraindre à danser en ma compagnie s’il a besoin de soin. Son bien être passe avant tout le reste.


@Captain Rogers.


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Steve Rogers
J'ai 26 ans et je vis à Brooklyn, New-York. Dans la vie, je suis le symbole de la victoire américaine et je m'en sors... vivant. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en retard pour mon rencard et je le vis plutôt mal.

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Captain America [Chris Evans] ©️ Moi.
Tu aurais aimé fêter la victoire de ta patrie mais tu n’étais pas là pour prendre une part du gâteau ou pour boire un verre du meilleur alcool à New-York. Les rues sont décorées, les enseignes font l’éloge des héros de la guerre : tu as remarqué chaque détail en courant d’avenue en avenue. La guerre n’est plus dans l’air et son odeur fétide ne noue plus les gorges des américains. Tu as réussi à réaliser ce à quoi tu aspirais toute ta vie : défendre les droits et libertés de tout ceux qui ont une âme pure. Pourtant, ta tête n’est pas à la fierté. Tu ne ressens pas cette joie qui t’avait envahi le jour où tu as sauvé quatre-cent soldats ainsi que ton meilleur ami Bucky que tu avais retrouvé sur une table d’expérimentations. Tes deux yeux sont rivés vers les siens tandis qu’un silence de surprise flotte entre Peggy et toi. Elle n’arrive pas à croire ce qu’elle voit et tu n’es pas là pour lui faire croire au miracle. Tu ne sais pas toi non plus comment tu as pu survivre au crash de cet avion immense ni pourquoi tu t’es réveillé une semaine plus tard. Tu n’as toujours pas pris le temps de t’assurer que ta chair n’est pas percée, d’ailleurs. Sa voix déchirante transperce ton cœur d’une flèche et tu sens tes jambes trembler, elles qui étaient si solides en temps normal. Machinalement, tu hoches la tête, incapable toi non plus de croire que tu es vraiment là. Ton visage exprime cette sensation d’ébranlement qui te bouleverse. Lorsque les bras de Peggy s’ouvrent et enlacent tes épaules, c’est d’abord la surprise qui gonfle tes poumons. Tu ne t’attendais pas à cette marque d’affection pure et tu relâches enfin tes muscles après t’avoir secoué les puces. Tu enroules la jeune femme de tes bras, à ton tour, et tu la serres doucement contre toi, les paupières closes, les yeux brûlants.

- Je me croyais mort aussi, Peggy. Je crois que le destin ne voulait absolument pas que je loupe ce rendez-vous.


Vos corps se séparent, tu remarques instantanément les joues écarlates de la belle et aussitôt la gêne s’empare de nouveau de toi, comme si tu te sentais à nouveau dans ce corps gringalet qui te logeait plusieurs mois plus tôt. Malgré ta corpulence imposante et ton apparence qui ne laisse aucune femme indifférente, tu n’as toujours pas acquis cette confiance en présence de la gente féminine. Tu es intimidé et ce n’est pas à cause de tous ces regards curieux rivés vers vous. Les yeux de Peggy se baladent sur toi, constatent ton habit de guerre noirci, déchiré. Un gloussement soulève ta poitrine et tu secoues la tête.

- Et vous, vous ne portez plus votre uniforme. J’ai manqué la fin de la guerre, c’est ça ?

La prochaine question te laisse perplexe. Où étais-tu ? Tu ne connais pas vraiment la réponse. D’un geste traduisant ta maladresse, tu invites la jeune femme à te suivre jusqu’au comptoir du bar. Vous n’allez tout de même pas rester plantés comme des arbres au beau milieu du club, non ?

- Je ne sais pas. Je me suis réveillé il y a à peine une heure dans une chambre d’hôpital. Pourtant, je n’ai pas mal. Je me sens… Étrangement bien.

Le sérum a plus d’un tour dans son sac. À moins que cette sensation de paix intérieure provienne de la présence de Peggy à tes côtés. Tu fais signe au barman que tu désires commander quelque chose et tu demandes à ta compagnie, tandis qu’il s’approche de vous :

- Vous n’avez pas bu sans moi, j’espère ?  
     




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Mon étreinte est autant spontanée que sincère. Et elle surprend le capitaine, qui se raidit de stupeur en premier lieu. Je le comprends. C’est la première fois que nous avons un tel contact tout les deux. Et si nous excluons ce baiser que je lui ai offert spontanément avant qu’il ne parte combattre seul, nous pouvons affirmer que nous n’avons jamais réellement fait mention mutuellement de nos sentiments pour l’autre. Cependant, j’ai ce besoin de me blottir dans ses bras, plus vivace que toutes les questions qui s’additionnent dans ma tête. Je suis donc heureuse qu’il se laisse aller à cet élan de tendresse de ma part. Il m’avoue à la suite de ma confidence qu’il se croyait mort, lui également. C’est étrange. Il précise ensuite que selon lui, c’est le destin qui voulait absolument qu’il ne loupe pas ce rendez-vous. J’en suis extrêmement flattée. Je savais qu’il avait convenu de ce rendez-vous en ma compagnie, comme une promesse de survie, mais j’ignorais qu’il y tenait tout autant que moi.

_ Je suis tellement contente de vous revoir, Steve.

Je lui souffle doucement, le cœur battant à vive allure dans ma poitrine. Ensuite, non sans un regret, je concède à le libérer de mon étreinte, pour constater sa tenue, les joues teintées de rouge. C’est étrange, on dirait qu’il arrive du lieu du crash. Cela se peut-il ? Steve rit quelque peu avant de me signifier que moi–également je ne porte plus mon uniforme. Effectivement. J’arbore une robe de soirée, assez chic. Il m’interroge sur l’éventualité qu’il ait manqué la fin de la guerre.

_ Effectivement. Je lui confie un sourire charmant, compatissant. _ Mais c’est grâce à vous que l’Amérique est en paix, à présent. Et je suis ravie que vous soyez là ce soir pour fêter votre victoire.

Il le mérite. Il a beaucoup fait pour notre pays. Et nulle doute qu’il sera acclamé lorsque l’Amérique entière saura que Captain America a survécu au crash. Cependant, en priorité, je m’assure qu’il aille bien en m’informant de sa localisation au cours des sept derniers jours. Steve me fait signe à la suite de l’accompagner jusqu’au bar, où j’estime qu’il cherche un peu de tranquillité pour parler loin des oreilles curieuses des gens qui nous observent. J’accepte de le faire sans une once d’hésitation, enchantée. Lorsque nous y sommes, le capitaine consent à soulager ma curiosité. Il me déclare qu’il ne sait pas, mais qu’il s’est réveillé il y a une heure de cela dans une chambre d’hôpital. Vraiment ? Mais il n’aurait pas dû venir, dans ce cas. Il sortait peut-être d’un profond coma nécessitant un suivi médical ? Il m’affirme qu’il n’a cependant mal nulle part, qu’il se sent bien. Peut-être un effet du sérum, je présume.

_ Promettez moi qu’après la soirée vous retournerez à l’hôpital, Steve. Je lui demande tout de même, inquiète quant à son bien être malgré tout. _ Ne serait-ce que pour vous assurez que vous allez réellement bien.

C’est que je suis passée à deux doigts de le perdre, définitivement. Je ne veux donc pas qu’il lui arrive quelque chose bêtement. Le barman s’approche de nous à la demande de mon cavalier, qui s’enquiert que je n’ai rien consommée sans lui.

_ Non. Je lui assure avec un sourire charmant. _ Je vous attendais sagement, comme il était convenu. Je regarde ensuite le barman qui attend notre commande. _ Du Champagne, s’il vous plaît, nous avons des choses à fêter mon cavalier et moi-même.

Sa victoire, ainsi que son retour parmi nous. Deux sujets qui méritent la plus prestigieuse des boissons de ce bar, à mes yeux encore humide des émotions qu’il m’a faite ressentir en même temps : peine et bonheur.


@Captain Rogers.


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Captain America [Chris Evans] ©️ Moi.
C’est un sentiment de malaise qui occupe encore les pensées de Steve Rogers. Certes, une joie intense fleurie en lui à chaque seconde de plus qu’il passe en compagnie de Peggy mais une sorte de doute inexplicable plane, comme un nuage, au-dessus de sa tête. Peut-être a-t-il l’impression de se sentir coincé dans un rêve qui ne reflète que ses désirs les plus profonds. Il ne peut s’empêcher de nourrir cette idée qui amplifie ses craintes : son corps git peut-être dans les décombres glacés. Cette jeune femme qui l’a tant intimidé avant que sa masse musculaire ne triple n’est peut-être qu’une image que projette son cerveau avant de s’éteindre à tout jamais. Le jeune homme avale sa salive et retourne à la réalité lorsque la douce voix de celle qu’il aime caresse ses tympans. Qu’elle soit véritablement présente ou pas, il en profitera.

- Les sentiments sont partagés, Peggy. Mais, si je dois être honnête, je n’arrive pas à croire entièrement en votre présence. J’ai l’impression d’avoir perdu une partie de mon esprit dans ce crash. Je pense que j’ai besoin de repos.

Ses yeux curieux se mettent à le scruter, lui, dans son habit écarlate et marine. Elle semble elle aussi grugée par l’incertitude. Certainement, ces deux rescapés de la guerre sont perdus. Leur quotidien a grandement changé depuis que le feu a cessé, que les bombes sont retournées dans le placard. Pourtant, le capitaine n’est pas bercé par le doux sentiment que prodigue la victoire. Sa patrie a gagné et, ce soir, elle fête, comme tous les autres soirs. Un sourire fantomatique soulève les lèvres du garçon tandis que Peggy confirme sa théorie. L’Amérique est en paix, selon elle. Alors, pourquoi lui est-il incapable de détendre ses muscles et de relâcher son dos ?

- Ma victoire ? Ce n’est pas la mienne. Je ne suis qu’un soldat qui a répondu à des ordres. Tous ces gens qui boivent, ce soir : ils boivent pour vous.

Le ton de sa voix se fait rassurant comme s’il essayait lui-même de se réconforter. S’il avait le courage de le faire, il avouerait à Peggy qu’il n’a envie que festoyer avec elle, ce soir. Et ce, dans le confort d’une maison chaleureuse. Seul à seul. Pour s’échanger les mots qu’ils n’ont pas eu le temps de s’offrir d’un bout à l’autre de l’appareil de communication. Steve relève l’inquiétude dans le ton de la voix de sa compagnie lorsqu’elle lui demande de retourner à l’hôpital après la soirée. Il hésite, pensif. Il ne ressent aucune douleur physique. Il a l’impression de nécessiter du repos et plusieurs jours de congé. Il l’a bien mérité.

- Je n’aime pas faire des promesses que je n’ai pas envie de tenir. Je ne veux pas clore la soirée dans la chambre d’un hôpital.


Il détourne ses phrases, encore bien trop timide pour avouer à Peggy qu’il ne désir que sa présence, ce soir. La simple idée de retourner à l’hôpital lui tord les entrailles. Il ne s’y sentait pas chez lui et ces médecins n’avaient pas le don de le rassurer, armés de leur crayon et de leur carnet de prise de notes.

- J’irai bien lorsque je pourrai me réveiller un matin sans craindre d’avoir perdu la moitié de mes amis.

Une référence à Bucky qui a donné sa vie au conflit. Son cœur se serre et il secoue la tête pour chasser ces images sordides qui défilent dans le creux de ses paupières. La guerre a fait bien plus que des ravages matériels. Peggy le rassure en confirmant qu’elle n’a pas bu une goutte d’alcool pendant son absence. Ses joues rougissent, et il observe les lèvres colorées de la jeune femme tandis qu’elle commande du champagne. Il se perd plusieurs secondes dans sa contemplation et redresse finalement la tête lorsqu’il remarque la présence d’un silence.

- Du champagne, ce sera parfait.

Même si l’alcool ne lui fait aucun effet, le goût pourra tout de même le rassurer. Dirigé par la gravité, ses yeux clairs se perdent de nouveau dans la courbe de ses lèvres et il murmure :

- Ce baiser, Peggy. Était-il réel ou bien me l’avez-vous offert en guise d’adieux ?

Deux coupes de champagne pleines se posent sur le comptoir devant les deux silhouettes mais le capitaine ne s’empare pas tout de suite de son dû, attendant sa réponse, inquiet.
 




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Hayley Atwell ©️ CHESS
Il est content de me revoir, lui également. C’est un aveu qui me comble de bonheur. Particulièrement en cet instant où je sors à peine de cet océan de tristesse dans lequel il me semblait me noyer. Cependant, Steve me fait part d’un sentiment étrange à notre sujet : celui de ne pas parvenir à admettre réellement ma présence à ces côtés. Il est comme convaincu qu’une partie de son esprit est resté prisonnier dans le crash. C’est insensé. Il marche. Il respire. Il vit. Tout ce qui se produit autour de nous est bien réelle ou alors… ou alors je serais moi-même morte mais… C’est étrange. Sa conviction est telle qu’il parvient à me faire douter moi-même du monde qui nous entoure, du réalisme de cette rencontre. Est-ce que je dors dans mon lit ? Est-ce que mon subconscient me réconforte en le créant dans mon esprit, telle que j’aimerais le rencontrer ? C’est très étrange de se poser à soi-même ce genre d’interrogation, alors que tout est pourtant bien réel. Il pense avoir besoin de repos et, je dois l’admettre, je dois en avoir tout autant besoin. Et pour cause : je ne dors pratiquement plus depuis ce fameux crash, justement. Jusqu’à présent, je passais mes nuits à entendre la radio grésillant en réponse à mes appels acharnés. Cette nuit ne peut pas m’offrir de repos pour un si beau rêve, n’est-ce pas ? Non. Le rêve existe, et le capitaine est bien face à moi.

_ Je comprends votre sentiment, Steve. Je lui confis doucement, m’hasardant à déposer une main réconfortante sur sa joue. _ Et j’ai failli moi-même me perdre dans cette spirale à votre arrivée si soudaine mais… Je marque une pause, lui souriant. _ Nous sommes bien réels.

Comment lui prouver, toutefois ? Je sais. Je délaisse sa joue pour me saisir de sa main gauche. Ensuite, avec douceur, je la dépose sur mon thorax, en son centre, bien au dessus de la poitrine.

_ Sentez les battements de mon cœur, affolés. Est-ce qu’une Peggy imaginaire aurait l’instinct de vous prouver l’immense joie de vous retrouver, si tout ceci n’était qu’une illusion ? Je l’interroge, pleine d’espoir que mon raisonnement face sens à son esprit confus. _ Pourquoi seriez-vous en retard dans vos rêves, Steve ? Personne n’est en retard dans un rêve. Personne n’est en guenille dans un rêve. Je lui souris, rêveuse de l’imaginer parfait, comme je l’imagine toujours. _ Dans un rêve nous serions à l’intérieur, sur la piste de danse. Vous porteriez un bel uniforme, vos cheveux seraient parfaitement coiffés, et mes propos seraient totalement incohérents.

Je ne parlerais pas de paix, ni de victoire. Je me contenterais de lui dire ces mots que je ne lui ai jamais dis auparavant. Ces mots déplacés, mais pourtant si vrais, qui ne sont que le pâle reflet de mes sentiments profonds à son égard. J’aime cet homme. Je pense même que je l’aime depuis le début, bien avant qu’il ne devienne le héro de notre nation. Si petit. Si frêle. Si plein d’ambition, cependant. Il poussait à l’admiration et je demeure toujours admirative devant sa personne, bien plus imposante. C’est tellement beau, la modestie dont il fait preuve. Lui, notre sauveur. S’il n’avait pas risqué sa vie pour notre peuple, nos hommes seraient encore sur le terrain, armes à la main. Il n’a pas le droit de refuser les honneurs qu’il mérite. Il n’a pas le droit de me les attribuer non plus. Je n’étais pas sur le terrain, contrairement à lui.

_ Non, Capitaine. Je lui rétorque avec douceur, coinçant toujours tendrement sa main sur le haut de mon thorax de mes deux mains. _ Ils boivent pour vous, parce que vous avez été le soldat par qui la paix est arrivée. Ne voyez-vous pas les regards admiratifs que ces gens ? Je l’interroge, les regardant brièvement, souriante. _ Ce n’est pas l’agent Carter qu’ils admirent, mais bien le Captain America. Vous êtes notre héro à tous. Je marque une pause. _ Vous êtes mon héro.

Mais avant que nous ne fêtions dignement son retour, sa victoire, je m’inquiète de son état de santé. Il ne semble pas aller aussi bien qu’il ne le prétend. Je m’interroge sur le bien fondé d’aller au bar tout les deux. Peut-être nécessite-t-il une surveillance médicale, ou d’un peu de repos ? Je ne m’y connais pas réellement en coma, ou encore aux conséquences qu’ils peuvent avoir sur un organisme, même rendu différent par un sérum. Je lui demande donc de me promettre de rejoindre l’hôpital plus tard dans la soirée. Ce que Steve refuse, parce qu’il ne tient pas à m’assurer une chose qu’il ne fera pas, alors qu’il sait qu’il ne veut pas finir sa soirée dans une chambre d’hôpital.

_ Je comprends. J’accepte avec douceur. _ Mais je n’ai pas le cœur de vous laissez seul cette nuit, pas dans votre état, alors… Je me mords la lèvre brièvement, hésitante. _ J’aimerais que vous passiez la nuit chez moi. Mes joues s’empourprent. Ce souhait est tellement déplacé, bon sang. Que va-t-il s’imaginer ? _ Pour que je puisse intervenir si quelque chose n’allait pas, du reste.

Je précise promptement, ne désirant pas qu’il me prenne pour une fille facile. Dieu soit loué : la conversation dévie sur sa conception de se sentir mieux, à l’avenir. Je comprends parfaitement ce qu’il ressent. J’ai ressentie cette même inquiétude, déchirante, à son égard.

_ Vous allez le pouvoir, Steve. Je lui affirme, charmante. _ La guerre est terminée. Plus aucun de vos amis ne tomberont pour elle. Je marque une pause. _ Quant à ceux qui vous ont quittés, je sais que là où ils sont, ils sont très fiers de vous.

C’est un discours banal, que l’on peut dire à chaque soldat. Toutefois, si impuissante, je ne vois pas bien comment le réconforter mieux qu’ainsi. Je lis bien son désarroi dans ses prunelles expressives, d’ailleurs. Seulement, je n’ai pas le pouvoir de ramener à la vie les morts, même si pour lui je le souhaiterais. J’espère donc que ma présence à ces côtés, et le temps qui passe, suffiront à lui apporter la quiétude intérieure à ce sujet. En attendant, je commande du champagne au barman qu’il a appelé auparavant, pour que nous fêtions ensemble son retour tout comme sa victoire. Je perçois ensuite son regard, fixé sur mes lèvres maquillées. Je n’ose l’interrompre, le cœur battant la chamade. Je me rappelle ce baiser que je lui ai échangé avant qu’il ne parte dans son ultime combat. Je ressens l’envie de renouveler l’expérience dès à présent, pour goûter à nouveau la saveur de ses lèvres que je me surprends à observer. Il me confirme que le champagne est un excellent choix. Je me demande bien comment s’y prennent les autres femmes lorsqu’elles sont en présence de l’homme qu’elles aiment. J’imagine qu’elles sont plus entreprenantes, moins hésitantes. Alors que je m’interroge sur le comportement à adopter, Steve me questionne sur ce fameux baiser, dans un murmure. Il me demande s’il était réel, je présume donc l’expression véritable de mes sentiments, où s’il n’existait qu’en guise d’adieu.

_ Il n’a jamais été question d’adieu, Steve. Je lui souffle, ne prêtant pas attention à ces coupes que l’on nous dépose sur le bar. _ J’admets cependant avoir eu peur de ne jamais pouvoir vous faire connaître mon émoi à votre égard, et ainsi donc vous l’avoir offert sous l’impulsion de l’instant. J’avale péniblement ma salive, se faisant rare dans ma bouche par le trouble qui m’étreint. _ J’ai tellement souffert de ne plus vous entendre ce jour là. Je reprends, bouleversée par les souvenirs, les sentiments. _ Steve je...

Je vous aime. Les mots demeurent coincés dans ma gorge serrée. Je vous en prie, Steve. Dites-moi que vous avez compris mes sentiments à votre encontre. Dites-moi qu’ils sont partagés.


@Captain Rogers.


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La route ? Là où on va il n'y a pas... de route.


MES PERSONNAGES
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Captain Rogers.
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Steve Rogers
J'ai 26 ans et je vis à Brooklyn, New-York. Dans la vie, je suis le symbole de la victoire américaine et je m'en sors... vivant. Sinon, grâce à ma malchance, je suis en retard pour mon rencard et je le vis plutôt mal.

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You have no idea how to talk to a woman, do you?

I think this is the longest conversation I've had with one. Women aren't exactly lining up to dance with a guy they might step on.

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Captain America [Chris Evans] ©️ Moi.
Ses mots sont aussi doux que la première neige qui tapisse doucement l’herbe, tel un coussin frais. Lorsque Peggy pose sa main sur la joue du capitaine, un frisson traverse l’entièreté de son corps et il peine à garder les yeux ouverts, désirant profiter de ce contact, sachant qu’il ne sera pas éternel. Il vient timidement poser sa propre main sur l’endos de la sienne et il rouvre les paupières, les yeux brillants de joie. Ils sont réels. Il sent sa peau douce, sa paume chaude. La jeune femme se saisit doucement de la main de Steve pour la porter au milieu de sa poitrine, là où un cœur vivant chante ses mélodies. D’une oreille attentive, il observe les lèvres de Peggy doucement danser tandis qu’elle lui explique qu’ils ne peuvent pas être dans un rêve. Et il la croit. Elle n’a pas changé depuis l’accident. Ses cheveux foncés, ses yeux invitants, sa peau claire comme la rivière. Le capitaine hoche doucement la tête, abandonnant sa lute contre la réalité.

- Vos mots font bien plus de sens que mes théories loufoques. Je pense que je n’arrivais pas, jusqu’à présent, à croire à la paix. Merci d’être ici, Peggy. Merci de ne pas avoir perdu espoir.


Puis, Steve est couronné de gloire mais il refuse d’accepter les honneurs. Il ne croit pas une seconde qu’il est le héros de l’histoire. Il s’est simplement sacrifié pour le bien commun. Pourtant, Peggy n’abandonne pas tout de suite : elle veut lui faire comprendre qu’il est bien plus qu’un simple soldat qui a répondu à l’appelle de son colonel. Ses doigts perçoivent les battements effrénés du cœur de la demoiselle et il sent son propre cœur taper dans le fond de sa poitrine, cherchant à en sortir, à se libérer de cette prison qui l’empêche de crier son amour. Car, oui, il l’aime. Il ne peut plus se mentir à lui-même. Il a vu son visage en fermant les yeux pour la dernière fois. Ce sont ses mots qui l’ont bercé dans son sommeil glacial. Le regard de Steve dévie légèrement vers les autres personnes présentes dans le club mais il n’y porte pas longue attention. Il ne cherche pas à recevoir les fleurs, ce soir. Dans un soubresaut, le capitaine replonge ses yeux dans ceux de la jeune femme lorsqu’elle affirme qu’il est son héros, à elle. Il ne peut contenir un sourire timide mais plein de joie qui vient éclairer son visage d’une couleur chaude. Il préfère garder le silence mais lui offrir une réponse avec ses yeux brillants de gratitude. Il ne connait pas l’étendue de ses droits, il ne s’est jamais retrouvé si près d’une femme. Pourtant, Bucky lui a bien appris à tirer du plaisir en présence de jolies demoiselles. Mais, quelque chose empêche Steve de simplement succomber à la tentation de l’embrasser à nouveau. Peut-être est-il trop tôt. Le sujet dévie vers son étrange hospitalisation et il rejette rapidement l’idée de retourner sous les yeux d’un médecin, ce soir. Peggy comprend mais affirme qu’elle préférerait rester en sa présence. Les joues du garçon se teintent à nouveau des couleurs de l’amour et, devant sa proposition de passer la nuit chez elle, il se fige quelques secondes, le regard à la fois timide et ébahit. Il perçoit la gêne dans son ton et il s’empresse de la rassurer.

- Ne vous en faites pas, Peggy. Je comprends. Et j’accepte votre proposition. Vous avez ce don de me rassurer bien mieux que les médecins.  
 
Car, oui, son baiser avant le sacrifice avait détendu ses muscles, avait reposé sa chair à vif. Il se souvient encore de la saveur de ses lèvres rosées et de leur douceur qui pourrait réconforter n’importe quel corps malade. Le cœur de Steve, qui commençait lentement à se gorger de joie, refont un instant dans un brusque souvenir. Celui de la perte de son meilleur ami. Les mots de Peggy se font à nouveau réconfortants. Il sourit doucement, le regard nostalgique, effrayé d’imaginer Bucky ailleurs, là où il ne pourra pas le retrouver de sitôt. C’est une larme de joie ou de tristesse qui perle à sa paupière, il l’essuie avec son pouce.

- Je m’excuse. Le moment est mal choisi. Nous devons nous changer les idées.

Et leurs pas les guident vers le bar, là où la jeune femme commande la boisson parfaite pour fêter : le champagne. Tous les deux s’observent, silencieux, et leurs pensées se rencontrent. Le capitaine pose une question qu’il craint de regretter. Ce baiser. Était-il véritable ? La réponse de Peggy est telle une étreinte réconfortante. Il comprend. Les sentiments sont partagés. Il n’est pas le seul à s’imaginer dans ses bras : ses mots tremblants le présument. Devant ses yeux bouleversés, Steve ne peut plus se taire. Il pose sa main sur celle de la jeune femme avant qu’elle ne termine sa phrase et il la serre doucement.

- Je vous aime.

Et ses yeux se baladent entre ses lèvres et ses prunelles humides. Il hésite, une seconde, deux. Puis, juste avant de perdre sa chance, il se rapproche d’elle, ignorant complètement la foule autour de leurs silhouettes si petites. De sa main, il s’approprie son menton qu’il maintient surélevé puis il pose ses lèvres sur les siennes en collant son torse à sa poitrine. Il la garde près d’elle en approfondissant le baiser puis, lorsqu’il juge qu’il en a dit bien assez sans utiliser de mots, il se sépare légèrement de Peggy et il souffle contre son front :

- M’accorderiez-vous cette danse ?  




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The Whole 9
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Peggy Carter
J'ai 24 ans et je vis à New York, Amérique. Dans la vie, je suis spécialiste des communications
agent gouvernemental, et combattante pour la Liberté
et je m'en sors raisonnablement. Sinon, grâce à ma carrière professionnelle dans l'armée , je suis célibataire et potentiellement "veuve" avant même d'avoir eu la chance de me marier et je le vis plutôt très mal.

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Hayley Atwell ©️ CHESS
Mes mots portent leurs fruits. Steve ne doute plus que nous soyons bien dans la réalité tout les deux, et j’en suis enchantée. J’en suis d’autant plus enchantée qu’il est désormais également persuadé que nous sommes en paix. Car c’est le cas : nous le sommes. Nous le sommes grâce à lui, grâce à son courage, et grâce à sa dévotion pour notre nation. Il me remercie d’ailleurs de ne pas avoir perdu la foi en lui.

_ C’est tout naturel, Steve. Je lui réponds charmante, le regard ancré dans le sien. _ Je connais votre ambition à tout épreuve, ainsi que votre courage sans faille. Je refusais de croire que vous ayez pu disparaître aussi… facilement.

Cela aurait été injuste, du reste. Un simple crash, venant à bout de notre sauveur à tous ? C’était impossible. Je suis heureuse que le temps soit venu me donner raison, malgré les conseils de mes supérieurs de ne pas m’emprisonner dans cet espoir insensé. Il est vrai que s’il n’était pas là présentement, bien vivant, je pense que j’en serai devenue folle, où encore plus déterminée à atteindre son objectif : la paix. Et quelle plus belle ambition puisse avoir un homme pour des milliers d’autres ? Aucune. Ce soir le peuple est en fête, comme il peut le constater autour de nous, et tous ses honneurs sont mérités. Personnellement, mon cœur n’est en fête que depuis son retour. Il bat de bonheur parce que je sais désormais que nous aurons du temps pour faire éclore cet amour naissant, en nos cœurs. Et j’en ai d’autant plus la certitude lorsque je constate que Steve ne cherche pas à défaire sa main de cet endroit où je l’ai déposé, au dessus ma poitrine. Il apprécie les battements de mon palpitant, à son encontre, et il me tarde de pouvoir entendre le sien battre à l’unisson avec celui-ci. Pour l’heure, nous décidons de rejoindre le bar, où nous pourrons discuter à l’abri des regards curieux. Le premier qui me préoccupe est son état de santé. Steve affirme qu’il se porte comme un charme, or je n’arrive pas à me contenter de cette réponse. Je lui demande de rejoindre l’hôpital, plus tard dans la soirée. Ce qu’il refuse, ne souhaitant pas terminer cette nuit sous la surveillance d’un personnel soignant. Je comprends. Néanmoins, je lui propose de venir dormir chez moi, pour rester sous ma vigilance. Une proposition qui ne manque pas de me faire rougir, tandis que je prends conscience du potentiel sous-entendu de mon invitation. Je ne veux pas que Steve m’imagine « facile », ou libertine. Il me rassure naturellement en me soulignant qu’il comprend ma démarche. Je l’en remercie d’un sourire sincère, tandis qu’il accepte mon invitation. Il me confie à la suite que j’ai le don de le rassurer bien mieux que les médecins. Je sourie, flattée de ce compliment, baissant brièvement les yeux de timidité. Je ne pensais pas avoir cette faculté sur lui, j’en suis enchantée.

_ C’est le plus beau compliment que vous puissiez me faire, Steve. Je lui souffle les joues brûlantes. _ J’espère pouvoir conserver ce don durant très longtemps.

Le plus bel effet que puisse faire une femme à un homme, un soldat de surcroît, c’est de l’apaiser en toutes circonstances. Et pour cause : dans nos métiers, en temps de guerre, nous sommes amenés à voir des choses particulièrement choquantes. C’est important de pouvoir trouver de la quiétude auprès d’une tierce personne. Et de la quiétude, j’en ai tout autant dorénavant qu’il est auprès de moi.

_ Vous possédez également ce don envers moi, d’ailleurs. Je tenais à ce que vous le sachiez.

Oui. Le monde pourrait bien s’arrêter de tourner autour de nous, mon âme resterait en paix tant qu’il me comble de sa présence. La conversation dévie naturellement sur les décès qu’a provoqués cette guerre, ensuite. Je constate que son regard se teinte de noir à l’évocation de la perte de son meilleur ami, Bucky, il me semble. Je me dévoue donc naturellement à le réconforter, du mieux qu’il m’est possible. Mes propos sont particulièrement communs, du reste, mais ils demeurent sincères : d’où il est, j’ai la conviction que son meilleur ami est très fier de lui. Steve émet le souhait que nous parlions d’autres choses, cependant, pour nous changer les idées. J’accepte cette proposition d’un sourire, commandant du Champagne pour festoyer comme nos semblables. Mon regard perçoit alors celui de Steve, sur mes lèvres. Je me remets à songer à celui que je lui ai échangé avant son ultime combat, et le capitaine me demande à la suite s’il était sincère, comme s’il lisait dans mes pensées. Je lui assure que oui, que bien que ma motivation de lui laisser entendre mon émoi pour lui été encouragée par ma crainte de n’en avoir plus jamais l’opportunité, je désirais sincèrement ce baiser. J’ajoute même que la vie sans lui m’est pénible depuis son silence, ce jour là, que je l’aime mais, étrangement, ces derniers mots restent coincés dans le fond de ma gorge. J’ai comme la crainte soudaine de dépasser des limites m’étant interdites, avec lui. Ce dont Steve contredit en prononçant ces mêmes mots, spontanément. Il m’aime lui également ? Je sourie brièvement, heureuse de l’entendre, avant qu’il ne se lance à s’emparer de mes lèvres dans un baiser qui amplifie la course folle de mon cœur, vibrant d’amour pour lui.
Je l’aime.
Je l’aime.
Je l’aime.
Je l’entends battre alors que notre étreinte se précise, notre baiser s’approfondit. Je m’enivre d’ailleurs de la chaleur de son corps qui m’enveloppe délicieusement, me coupant volontairement de l’euphorie qui nous entoure. A bout de souffle, quelques instants plus tard, j’observe Steve totalement comblée, alors qu’il me demande de lui accorder cette danse que nous avions convenue une semaine auparavant.

_ Avec plaisir. Je lui confirme, me saisissant de sa main. _ Je vous accorde celle-ci ainsi que toutes celles que vous désirerez, Steve.

Mon unique partenaire ce soir, c’est lui. Et alors que nous regagnions la piste ensemble, pour nos premiers pas de danse en commun, je lui murmure à son oreille.

_ Je vous aime également, Steve. Je tenais à vous le précisez, même si désormais cela ne vous fait plus aucun doute.

Je n’aurais pu l’embrasser sans sentiments, d’ailleurs. Oui, Captain. Je vous aime.


@Captain Rogers.


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