-40%
Le deal à ne pas rater :
40% de remise sur les Nike Air Max 90 FlyEase
83.97 € 139.99 €
Voir le deal

Partagez
 
 
 

 La Vallée de Nym | &Seo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
 
Anonymous
Invité


La Vallée de Nym | &Seo - Page 3 Empty


Eglantine
Castellane

Agée de dix sept ans, elle est la troisième de quatre enfants et la seule fille. Si elle est couvée par ses parents comme le lait sur le feu, c'est aussi sur elle que repose en grande partie l'ascension sociale de sa famille. Ses parents font partie de la petite bourgeoisie marchande de la ville de Suzail. Ils espèrent bien que leur fille de par son éducation et sa future dot -conséquente, il en va s'en dire. - unira la  famille avec une lignée de petite noblesse dont les placements hasardeux sur des bâtiments ayant fait faillite lors des tempêtes d'hiver les laisse fort désargenté.
Eglantine ne partage pas ces rêves d'élévations et les ambitions de sa famille la laisse de marbre. Elle laisse ses parents parler et préfère volontiers s'échapper dans la campagne pour de longues randonnées à cheval. Toujours accompagnée d'un serviteur/garde du corps, la menace des drows n'étant pas à prendre à la légère. La jeune fille a bien compris que depuis six mois la situation s'est envenimée, mais refuse de rester confiner pour autant.
De nature courtoise, invariablement polie, souriante et reveuse, Eglantine parle très peu de ses propres envies. Plutôt que de déclencher des conflits sans fin avec ses parents, elle préfère de loin se faire aussi fuyante que l'onde. Dissimulant une volonté qui arrive bien souvent à ses fins sans qu'elle paraisse avoir agit le moins du monde. .

Informations supplémentaires ici.


avatar ©️ Martha Dahlig

Eglantine est  maintenue dans un état d'incertitude permanent. Sur la continuité de sa vie. Sur les projets que peut avoir Tebryn pour elle. Sur  sa manière de se comporter avec lui. Le drow fait en sorte qu'elle soit coupée et isolée des autres humains qui peuplent la  Citadelle.  Il est le seul à pouvoir lui parler, à avoir des rapports avec elle, aussi toxiques soient ils. Il est sa respiration et sa bouffée d'air. Il rompt l'ennui insupportable de ses heures de solitudes.  Et là... dans ce bain, la petite rousse n'arrive plus à séparer le tumulte de ce qu'elle ressent.  Il l'écoute. Si attentivement. Si intensement. Le Guerrier est si loin de sa violence habituelle qu'elle a du mal à conserver son ressentiment envers lui.  Son corps est un poids brûlant qu'elle ne songe plus à repousser. Qu'elle ne veux plus repousser. Il lui faut presque arracher ses mains de lui pour se retenir de les laisser voguer sur vetements gorgés d'eau. Elle a envie de plus. Coupablement plus. L'attirance diffuse qu'elle ressent pour, contre laquelle elle se débat depuis les premieres heures ne lui apparait plus si monstrueuse. A cet instant, Tebryn est loin d'être une créature de cauchemar. Il lui reste assez de lucidité pour réaliser que c'est totalement de la volonté de celui ci.

Une question, cruciale. Qui s'envole presque de ses pensées lorsqu'elle est posée. Son bassin se creuse sous lui, accompagnant la pression plus intime qu'il vient d'exercer sur elle. Avant qu'elle ne se redresse, pour venir d'avantage encore à sa rencontre. Dans un soupire que l'epervier a bien du mal à camoufler. Ses instincts lui hurlent de lutter contre ce désir primal qui bouillonne langoureusement dans son ventre, mais la raison est faible. Si faible. Sauf que...  Elle finit par balbutier. Ayant perdu le fil de son discours si parfaitement construit.

-Ca n'arrivera pas...  Parce que... -Une grande inspiration de  cet air si humide, si oppressant, si... Lui. -Parce que je... chaque fois que je suis sortie, je me suis rendue aux cuisines. Et là... il y a toujours des humains qui vont et viennent. Qui apportent victuailles et boissons. Qui enlèvent les détritus. Qui... Au final, personne ne les vois plus et certainement pas vous. Je disparais dans les murs, Tebryn. Je ne suis plus qu'une souris. -Mais  ce n'est pas tout à fait... pas tout à fait ce qu'il désire savoir, n'est ce pas. Eglantine cherche son regard écarlate qui perce au travers des méches nacre. -Cela ne se produirait pas... si j'avais un signe concret que tu es le seul à avoir le droit de me toucher. -Son sang est l'un des plus nobles, il doit avoir ce genre de privilège? Cela elliminerait toutes menaces d'Elfes noirs de sa maison, en tout cas. Pour les ennemis de Tebryn, est ce qu'ils frapperaient de cette manière? Non. Elle n'a aucune valeur sur l'échiquier. Et surtout, Eglantine n'a toujours pas compris pourquoi elle était un tel secret. Il y a des centaines d'humains qui sont possedés exclusivement par l'un ou par l'autre. Pourquoi est ce différent en son cas? -Pas un marquage! -Se hate t'elle d'ajouter.- Un... je sais pas....

Sa voix meurt sur ces mots. Parce qu'il oblitère tout ce qui n'est pas lui. Il émane de lui une séduction animale qui la fascine. Sa nuque se courbe, fleur trop lourde pour sa tige et c'est presque malgré elle que ses lèvres se posent sur l'apex de son épaule et pressent un baiser contre le tissu trempé qui le découvre. Puis un second, tout aussi incertain, tout aussi  douloureux. Mais irrepressible alors que les corps se joignent et se rencontre dans un ballet qui peut vite devenir sanguinaire. Sa tête est si lègère. Lui raconter... quoi... ce qu'elle a...   Eglantine la redresse et tente d'éclaircir ses pensées. En vain.  Surtout qu'il provoque un remous dans l'eau tiedie. Il se redresse. Et son coeur cogne à ses tempes.   Son prenom, talisman qui l'enchaine à lui. Il le prononce si peu. C'est la seconde de fois de la soirée et peut être autant depuis qu'elle a été déposé à ses pieds. Son prenom glisse le long de sa colone vertébrale, or liquide qui la dépouille de toute prudence. Il achève de la faire tenir au creux de sa paume. Il lui suffirait de refermer le poing pour la briser. Si la jeune femme ne parvient pas à se ressaisir avant.

Une vague carmine vient embraser ses joues. Un flamboiement qui ne lui permet aucun paravent quand il entreprend de se dénuder. Entièrement. Presque entierement. Si la jeune fille ne doutait aucunement de son désir physique, son erection s'affiche à elle sans la moindre pudeur, ou presque. Elle se redresse précipitament contre la baignoire. Cogne presque brutalement contre son dos sur le rebord. L'Hirondelle ne le sent qu'à peine. Cette fois, ses prunelles absinthe le regardent pleinement. Les muscles découpés par quelques rivelets d'eau, les  cicatrices qui attendrissent l'onyx de sa peau, sa posture carnassière.  Et son membre bandé. Il lui est impossible d'en faire attraction. N'est pas certaine de le souhaiter. Son corps lui parait tellement contraint dans sa robe de laine. Elle n'est pas sure qu'elle respire encore. Quand elle parvient à détacher son regard de lui, il s'est rassis. Avec la dague entre ses doigts. Un petit rire pâle lui échappe. Ses genoux remontent jusqu'à son menton, sagement couverts par le tissu.

Il s'est éloigné d'elle et cela lui permet de réaliser quelle araignée a tissé sa toile autour d'elle. Elle entoure ses jambes de ses bras et pose le menton dessus. Eglantine n'espère plus qu'une chose, c'est qu'il la congédie de la salle de bain pour qu'il puisse finir ses ablutions, et elle..  quitter la salle d'eau, se changer et se refugier sur la petite paillasse qui lui sert de couche. Des ordres aimables. Non. Visiblement non. Ce ne sera pas aussi facile pour elle. Il irradie le danger et le contrarier maintenant pourrait avoir des conséquences dangereuses. Le ton de sa voix est d'une douceur acide. Quand elle a désobéi. Eglantine etait presque certaine que cette trangression avait été oublié. Qu'il la lui excusait, gagné par ses arguments. Ho la charmante naiveté. Un regard. Un seul à son visage qui affiche une affabalité de façade. Et la dague qui danse. Qui tournoie. Des ordres.

Eglantine se dresse dans l'eau. Sort de la baignoire.  Il lui faut quelques secondes pour se stabiliser tant le changement de position l'étourdit. Ses doigts lui paraissent gourds, maladroits. Une protestation monte à ses lèvres et meurt aussi rapidement. Il ne cille pas et elle baisse les yeux au sol. Elle caresse l'idée de sortir de la pièce. Sur n'importe quel pretexte. Aller chercher une nouvelle cruche d'eau chaude. Mais la jeune  mortelle pressent que si elle lui tourne le dos maintenant, elle finira sur le sol, la lame de l'arme plantée entre les deux épaules. Mais, parce qu'il n'y a pas d'autres issues, ses ongles lutttent avec les cordons resserrées de sa robe. Dénouent la ceinture qui la retenait à sa taille. La jeune femme finit par y parvenir et le  vetement s'écroule au sol avec un bruit sourd. Elle entreprend ensuite de défaire le corset de cuir et le jupon qui étaient en dessous. Pendant quelques secondes, elle se bat avec les crochets qui finissent par s'ouvrir. Un de ses bras vient entraver sa poitrine à l'horizontale pendant que l'autre retient inutilement la pièce diaphane qui achevait de la couvrir. Elle se force à relever la tête. A écarter son bras. Son corps est de ceux qui n'ont pas connu les privations. Un délicat sablier, qui n'est pas encore à l'apex de sa maturité. Ses seins sont menus, délicat. De ceux qui n'ont connut ni morsure ni les affres de l'allaitement. Son  ventre est d'une blancheur de nacre, tachetée des rousseurs qui impriment son visage, la virgule de son sexe souligné par un pubis à la rousseur à peine plus claire que celle de ses cheveux. Il peut voir sa poitrine qui se soulève sous la violence de son souffle. De la difficulté qu'elle a de se tenir ainsi, au plus vulnérable, devant lui.

Quand elle n'y tient plus. Elle enjambe à nouveau la baignoire, refusant de penser à sa posture à cet instant et s'immerge dans l'eau, au maximum. Pas assez puisque l'onde affleure juste sous ses seins, les soulevant légèrement à la surface. Tout pour ne pas croiser le regard de Tebryn. Il veux qu'elle parle. Mais elle n'a plus de mot. Qu'elle se lave et s'offre encore plus à ses regards? Elle est tetanisée. Elle attrape une éponge sur le coté et se la passe vaguement, très vaguement sur le bras. Impossible d'oublier la sensualité sombre qui se dégage de lui.

-Tebryn... Ce n'est pas... c'était juste pour.... -Elle se force au calme, quand ses prunelles ne cessent de le boire, si proche. Si loin. -Juste une fois ou deux. Peut être quatre. Pas plus. J'y ai  vu des hommes et des femmes asservis. Des drows de basses factures tout accepter. Des nobles passer sans un regard devant les scènes les plus cruelles. Et les Pretresses. Elles... je n'ai pas osé seulement les regarder, de peur d'attirer leurs attentions. Parce que je ne  veux JAMAIS un tel danger.

Elle commence à se calmer. A se sentir plus sure d'elle aussi. Lentement, Eglantine se rapelle de la manière dont le Drow qui fut sa première victime etait semblable à un papillon calciné par le soleil. Et la sensation exquise qu'elle avait ressenti en comprenant le pouvoir de son  corps sur un homme. Fut'il drow. Alors elle se redresse. Se place à genoux dans l'eau, presque à portée de Tebryn. Le dos droit et les prunelles veloutées. Sa posture met en valeur sa gorge frissonnante et les petites perles d'eau qui s'écoulent de ses cheveux. Elle se cambre, juste à peine. Et laisse l'éponge dévaler son cou, embrasser ses épaules dans un jeu de cache cache dont elle ne mesure par la portée.

-Des gardes de drows... dont le blason était différent de celui de ta maison
. -La prudence? Quelle prudence?- Il s'agissait d'une flamme noire surplombant un poing fermé, sur fond bleu nuit. Ils parlaient. Il parlait de ton frère. Il s'est rapproché d'eux. Il veux les soudoyer... pour un empoisonnement, une embuscade. Tu as les faveurs de ta mère, Tebryn. Il trouve que tu lui fais de l'ombre. Il ne veux pas ta mort. Mais... te mettre hors service pour de long mois.  Je crois. Je n'ai pas tout compris. Ils parlaient bas. Ils étaient ivres.

Elle espère que ces bribes d'informations lui seront suffisante. Qu'il ne lui fera pas payer d'avantage ses escapades. Eglantine n'a pas osé revenir sur la possibilité de lui être utile en dehors de l'appartement. Mais elle y songe. Si fort que c'est limpide. Elle s'avance vers lui. Pose une main sur un de ses genoux, trop légèrement. Trop timidement.

-Tu es encore en colère?

Revenir en haut Aller en bas
 
Sha
Sha
MESSAGES : 316
INSCRIPTION : 24/03/2017
ÂGE : 29
RÉGION : Sarthe, Le Mans.
CRÉDITS : Moi-même.

UNIVERS FÉTICHE : Sadique polyvalente.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

patrick

La Vallée de Nym | &Seo - Page 3 Empty

HdATknE.png
Tebryn Naerth
Assassin d'une cinquantaine d'années elfiques, Tebryn est un homme taciturne et distant. Cadet de la famille Naerth, la récente mort de son frère aîné Istovir le propulse au rang de premier fils, ce qui est une chance pour lui, même si cela lui a demandé quelques efforts d'ingéniosité.

Colérique et sanguinaire, en proie à des excès de violence assez réguliers, Tebryn est très simplement un homme sadique et froid. Il prend un certain plaisir à torturer ses victimes, et sa réputation n'est plus à faire au sein de Nym.

Il est plutôt grand pour un drow, à savoir 1m82, mais reste assez élancé, tout en muscles fins. Sa peau est sombre, d'un bleu ardoise qu'il a hérité de sa mère, et ses yeux sont rouge sang. Il peut paraître assez avenant physiquement, mais il ne s'adonne pas à ce genre de chose. Très jeune, Akordia lui a compté l'histoire de sa naissance, et de comment elle avait poignardé son père Jaerth au moment de l'extase finale.
Cela a sans doute joué quelques tours au jeune homme.

Il est le fils d'Akordia Naerth et d'un champion de l'époque, à savoir Jaerth.




Mémo

Couleur Tebryn : #69130d
Couleur Akordia : #942720


(theme)

Le seul à pouvoir la toucher.
Il a un sourire moqueur, penche légèrement la tête alors qu’il la détaille. Il aimerait en effet qu’elle ne soit qu’à lui, parce que pour une rare fois, il a enfin quelque chose à lui et seulement à lui. Qu’elle soit sa poupée, son petit pantin qui lui ferait plaisir. L’animal qu’il aurait dressé, qu’il aurait modelé pour aller avec lui, pour être son ombre discrète et silencieuse. Mais il sait aussi que c’est impossible.
Il a cette rage à l’intérieur, cette jalousie malsaine qui s’insinue. Cette avidité propre aux Drows de toujours vouloir ce que les autres ont. Cette envie que les hommes n’ont pas le droit de faire entendre. Que dirait la Matrone si elle l’apprenait ? Est-ce qu’elle lui arracherait le cœur et le sacrifierait à Lloth aussi pour avoir voulu avoir ?
Mais tu m’as donné. Tu me l’as donné, à moi, et à moi seul.

Son regard la caresse alors qu’elle se déshabille. Ses iris pourpres se nourrissent de sa peau claire, exotique en ces lieux. Sa poitrine juvénile, quoi que généreuse. Ses hanches plus fines que celles des Mères Drows. Elle est belle, Eglantine, mais Tebryn est un Drow, et il la regarde comme on regarderait un morceau de viande. Il pourrait l’empoigner, se déverser en elle, lui et sa frustration, et cette colère qui le secoue. Il songe un instant à enfoncer sa dague dans son ventre blanc pour en faire jaillir des fleurs sanguinolentes. A se débarrasser de cette épine. Si elle n’existe plus, il n’a plus de problème. Il n’y a plus de danger.
Un frisson agréable le traverse quand elle entre dans le bain à son tour. Docile créature.
Est-ce la lame qui te fait si peur ?
Je ne t’ai pas fait si mal pourtant.


Il s’en veut déjà, de ne jamais avoir marqué sa peau, de ne jamais avoir souillé son épiderme d’une cicatrice ou deux. Elle est encore si propre, si intact, jusqu’au plus profond de son être. Juste un peu de sang sur les mains – trois fois rien pour un Drow assassin. Il se mord l’intérieur de la joue. Les vapeurs d’huile et la chaleur du bain le font se détendre. Il la guette toujours, de cet air animal et fiévreux, accentué par ses cheveux lourds et humides qui strient son visage sombre.

Il frissonne quand elle prononce son nom, et seulement son prénom. Pas de Maître, pas de Seigneur. Il a soudain envie de fracasser ce visage qui sans le défier excite ses instincts prédateurs. Alors comme une araignée, il lève lentement la main, effleure le carré de son visage, pour mieux la rassurer, pour mieux l’appâter. La dague toujours dans l’autre main. Prête à l’emploi.

- Raconte-moi encore, sans t’arrêter, murmure ses lèvres, dans un souffle chaud.

Le regard du Drow se fait plus incisif quand elle lui parle des Prêtresses. Son cœur se serait serré s’il n’avait pas subi tant et tant de torture que cela lui était désormais égal de mourir ou non de la main d’une Mère.
Pourtant, il poursuit, et retire sa main. Il aimerait effleurer ce sein qu’elle lave, qu’elle effleure de son éponge gorgée d’eau. Il ne cache pas la course de son regard appréciateur.

- Il n’existe rien de plus dangereux qu’une Prêtresse, commence-t-il, le regard plus sombre un court instant, tu fais bien de ne jamais t’en approcher.

La Vallée de Nym comptait un grand nombre d’entre elles. Il avait beau être un Prince Drow, fils de Matrone puissante, il n’aurait jamais eu son mot à dire face à une Prêtresse, fusse-t-elle jeune et dans le tort. De sa vie assez courte, il avait déjà vu des maîtres d’arme importants mourir, sacrifiés par une Prêtresse de Lloth, pour un regard considéré comme « de travers ». Elles étaient pestes et choléras, des semeuses de trouble, des mères fertiles et cruelles. N’y avait-il pas certaines de ses cicatrices qu’il devait aux griffes de l’une ou l’autre ? A l’époque où il n’était qu’un adolescent, où il devait saillir pour l’éducation certaines d’entre elles.
Eglantine n’est pas de la même trempe. Elle lui est totalement offerte. Elle ne pourrait égratigner son derme de ses griffes, et n’aurait jamais la force d’enfoncer son poing dans son corps. Sa délicatesse était presque sujette à tabou. Toutes les filles de Lloth étaient dures en affaire, mais aussi impérieuses que des divinités. Elles avaient la faveur de l’Araignée divine.

- Une flamme noire surplombant un poing. Intéressant.

Il devrait être agacé, mais la nouvelle d’une trahison ne l’émeut pas. Chez les Drows, les complots sont monnaies courantes. Ce qui le surprend, c’est d’apprendre l’ivresse de son frère à un moment aussi singulier. A-t-il perdu la tête ? Et si elle dit vrai, alors il est possible que Malagaar ou Malagath se retournent rapidement contre lui.
Tebryn se perd un instant dans ses pensées. Dans sa cervelle, tout va très vite. Il pense à Halisstra, à la Vallée, mais aussi aux grandes lois du peuple Drow… Malagath est dangereux. C’est forcément de lui que vient l’idée plus que des rejetons de Halisstra. La Drow est la plus récente des Matrones, mais aussi une des plus terribles, des plus dangereuses. La Maison Xarann est un danger, mais si Malagath obtient une Vestalë – ersatz de mariage – alors la Maison Naerth n’aurait plus qu’à disparaître pour son plus grand plaisir.
Tebryn a un regard sombre à cette pensée, parce que s’il est un Drow et qu’il ne devrait ressentir aucune loyauté envers sa mère, il ne peut s’empêcher de penser que son frère est un rat parmi les rats.

La main qu’Eglantine pose sur ses cuisses l’arrache à ses pensées. Le seigneur noir regarde l’humaine, avec une forme d’arrogance, avec un agacement palpable. Bien sûr qu’il est en colère.
Alors sans douceur, il laisse tomber la dague sur le côté de la baignoire, et ses deux mains attrapent les épaules d’Eglantine, l’attirent sans ménagement contre lui. Torse contre torse, il la dévisage dans un petit grognement, et persifle :

- Ne serais-tu pas furieuse si tu apprenais que le souhait de ton frère ou de ta sœur est de te voir mort ? Ses mains glissent sur le corps, sans plus de tendresse. Agrippent les cuisses. Il a besoin de contrôler, de toucher ce qui est à lui, parce qu’il sait qu’il viendra un temps où il n’aura plus aucun de ses droits. Il devra mourir, pour Lloth, pour la Matrone, pour sa Maison. Mon frère ne veut pas seulement me voir malade, il veut me voir mort.

Il plonge son nez dans sa gorge, en hume le parfum léger, l’huile qui a collé à sa peau. Il aimerait mordre pour y laisser des marques, pour qu’on sache un jour qu’elle fut dans cette baignoire, qu’elle fut embrassé et dévoré par la bouche de Tebryn Naerth. Qu’il la modela. Qu’il l’éduqua. Qu’il la fit s’élever par-delà la médiocrité.

- Il n’existe aucune fleur dans l’Outreterre, que des racines empoisonnées et des forêts de champignon. On y trouve aussi des bêtes à sang froid dont la morsure fait souffrir d’une fièvre délirante pendant plusieurs jours avant le trépas. Des serpents qui font jaillir le sang de tous les orifices dès que le croc effleure la peau. Il n’y a rien, ici, qui ne rende malade sans tuer. Même les esclaves, tu le sais, sont dangereux. Un regard d’une Prêtresse courroucée met en danger toute une lignée, même pour un Prince de mon rang et de mon sang.

Il est un peu brutal, un peu excité. Il attrape ses poignets, la fixe un instant, avant de finalement les faire plonger jusqu’à son caleçon de toile, imprime les paumes sur le sexe dressé. Ses yeux rouges soutiennent les siens, comme lui ordonnant silencieusement de faire quelque chose pour le détendre, d’alléger cette colère qui grouille dans son ventre, sinon quoi il le fera lui-même. Il s’épuisera à même son corps, à même son cadavre si elle résiste de trop.
Il grogne en sentant leurs épidermes, et dans le creux de sa gorge, il siffle, furieux :

- Mon frère ne veut pas me rendre malade, non… Il veut profiter des grâces d’Halisstra Xarann. En devenant le mâle le plus fort de la cité, il veut devenir intéressant. Pour mieux sauter cette putain, en espérant qu’elle prenne goût à son membre et qu’elle ne le veut plus que pour elle.
Ses mains entourent les siennes, forcent pour qu’elle adopte la même pression, qu’elle comprenne qu’il aime quand c’est serré, alors qu’il glisse entre ses phalanges son érection sensible.
- Les Matrones aiment les champions. Aiment les mâles forts et puissants… ça ne les empêche pas, parfois, de les dévorer pendant qu’elles les chevauchent…
Il siffle, le corps électrique. Il a un sourire en coin, goguenard :
- Toi aussi, tu les aimes comme ça, n’est-ce pas ? Forts et dangereux…
Il le devine à son regard gourmand, à ses rougissements répétés, à ses minauderies d’adolescentes. Ce ne serait pas la première gamine qu’il éduquerait aux jeux de l’amour et de la perversion. Il grogne plus fort, et relâche ses mains afin qu’elle lui procure ses médecines d’elle-même. Il la regarde toujours, prudent et curieux à la fois, comme un chat guettant une souris.
Au moindre faux pas…




Oh Darling,
Darling, What I have done ?
Revenir en haut Aller en bas
 
 
La Vallée de Nym | &Seo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers fantasy :: Surnaturel-
Sauter vers: