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 Quand l'amour surpasse la guerre Ft. Dracoola

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Orphéa
Orphéa
MESSAGES : 21
INSCRIPTION : 04/09/2018
RÉGION : Suisse
CRÉDITS : Chidori1334

UNIVERS FÉTICHE : Réel et Fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Allemagne 1943
La jeunesse hitlérienne est en pleine expansion. Les juifs, eux, sont dénoncés, se cachent ou se font envoyés on ne sait où. Les handicapés sont maltraités ou tués et l'amour entre deux hommes est aboli sous peine de mort. Cependant, certains survivent en cachant leur amour qui se développe doucement.

Gabriel et Hans font partie de ces couples. Gabriel, jeune juif, travaille dans une ferme sous fausse identité, tandis qu'Hans est image de la jeunesse hitlérienne et protégé du Führer. Après plusieurs semaines de séparation, les deux amants se retrouvent à la ferme où travaille Gabriel pour des retrouvailles assez spéciales....

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Orphéa
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Gabriel
Herz

J'ai 20 ans et je vis à Munich, Allemagne. Dans la vie, je suis aide de ferme, mais c'est une couverture et je m'en sors bien.. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple avec Hans et je le vis plutôt moyennement.

Jeune juif caché par un couple de fermier / il se fait passer pour leur fils et a donc pris le nom de Berlitz./ Ses parents et sa soeur ont été envoyés dans des camps.


Troy Sivan ©️ Wiki


Comme tout les matins, je me suis levé à 4 heures pour aller m'occuper des champs. C'est une habitude depuis deux ans. Autrefois, je dormais dans mon lit sous des draps de soie à cette heure-ci. Dire que cela est du à des politiques et surtout à un en particulier; le chancelier d'Allemagne. Cet imbécile a estimé que tout les juifs devaient être exterminés, tout comme les homosexuels et les handicapés. Il m'a prit ma famille déjà. Heureusement que des amis de la famille connaissaient tout un réseau pour nous protéger, nous les jeunes. Leila a été prise pourtant. Elle n'avait que 14 ans quand les policiers l'ont embarquée. J'étais déjà parti avec monsieur et madame Berlitz.

Ici, dans la campagne bavaroise, je ne suis pas le seul à se faire passer pour le fils de la famille Berlitz. Il y a aussi Elora et Samuel. Nous sommes trois à travailler ici en échange de notre hébergement et notre sécurité. Nous nous occupons des champs, des bêtes, de la vente de fromage et autres merveilles. Fils de la ville, il m'a fallu plusieurs semaines pour apprendre le métier. Et il fallait faire bonne figure devant les patrouilleurs SS qui passaient une fois par semaine.

Je n'ai pas le temps de m'ennuyer que le soleil se lève doucement. Je pose doucement ma fourche pour faire face à l'horizon. Un petit sourire s'arrache de mes lèvres, tandis que je me mets à penser à quelqu'un: Hans. Mon amoureux.

Oui, vous devez vous dire que je suis un peu fou et que je suis déjà bien assez dans la bouse comme cela. Être juif et Homosexuel, c'est le pompom. Si je vous dis que mon copain est le symbole de la jeunesse hitlérienne et est le protégé du fuhrer? C'est à s'en tapper les doigts non? Eh bien, c'est le cas.

Cela fait pourtant plusieurs semaines que je ne l'ai plus vu. J'espère chaque jour de voir son visage d'ange et ses cheveux blonds. Un vrai arien comme dirait madame Berlitz. Notre amour est voué à l'échec selon Samuel, mais j'y crois dur comme fer. Quand la guerre sera terminée, nous pourrons nous exiler aux USA et vivre comme on le veut. Maman me disait que les Etats-Unis étaient très en avance sur l'Allemagne tout comme les Russes. Cependant, ils semblaient plus tolérants, selon mes parents toujours.

Après avoir fini mon travail de la matinée, je reviens dans la cuisine pour participer au petit-déjeuner. Je m'assois, tandis que Elora me sert un bol de café chaud et un de lait. Je me sers un peu de pain qui vient de la boulangerie du village et y met un peu de miel de nos ruches. Samuel a encore les mains boursouflés de sa dernière expérience, ce qui me fait rire.

" Tiens au lieu de rire, tu as une lettre"

Intrigué, je la prends alors et l'ouvre avec mon couteau à beurre. La parcourant des yeux, un sourire vient se dessiner sur mon visage. Hans va venir me voir et selon mes calculs, il devrait débarquer aujourd'hui à midi. C'est vrai que le voyage depuis Berlin est long, mais cela me fait encore plus plaisir de savoir qu'il fait tout ce chemin pour moi.

- Elora? Tu pourras me remplacer à l'étable? Il faut que je me prépare pour accueillir Hans.

La brune me sourit en hochant la tête, tandis que Samuel se met à rire. Je me dépêche d'aller m'occuper des chèvres dans le pré, avant de me rendre à l'étage. Je me dois d'être parfait pour mon homme.

Il ne faudrait pas qu'on soit découvert.
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Dracoola
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Hans Eisenman
J'ai 21 ans et je vis à Berlin, Allemagne. Dans la vie, je suis dans la jeunesse hitlérienne et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis amoureux et je le vis plutôt mal.


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Benjamin Eidem ©️ Arabella



Il faisait froid. L’été touchait à sa fin. Un autre matin sans chaleur dans cette vie qui ne t’avait jamais appartenu. Tes pieds nus avaient touché le parquet glacé. Les planches usées de cette chambre qui ne t’appartenait pas avaient craqué sous ton poids, tandis que tu te dirigeais vers la glace. « Hans ». Tu avais regardé ton reflet longuement, sans réellement t’y reconnaitre. « Hans, à quel jeu joues-tu ? » Il était mince ce jeune homme, plutôt beau garçon, avec sa mâchoire sculptée et son menton creusé. « Hans, tu veux me décevoir ? » Lentement, tu avais enfilé ta chemise. Beige. Fade. Un peu comme toi. Chaussures cirées. Cravate serrée. C’était comme si le tissu essayait de t’étrangler un peu plus chaque jour.

Parfois, il t’arrivait de souhaiter secrètement qu’il le fasse réellement. Parce que tu étais un lâche. Et que tu n’arrivais pas à porter toi-même le fusil à ta tempe.

Tu avais de nouveau jeté un regard à ton reflet. Comme il était beau ce jeune Aryen. Pupille exemplaire du Führer. L’étendard vermeil accroché à ton bras soulignait si bien ton regard triste et délavé. « Hans, espèce de pédale ! Reviens ici ! » Mais ce n’était pas toi. Non. C’était un autre. C’était le fils modèle que tu t’étais toujours efforcé d’être. C’était ce que le peuple allemand attendait de toi. Un futur officier. Un fier membre de la jeunesse hitlérienne. Sauf que c’était toujours la fierté des autres et jamais la tienne pas vrai ? Mais plus particulièrement, celle de ton père. Même mort, son ombre semblait te suivre. « HANS !! Espèce de lavette ! Je t’interdis de pleurer ! Il y a que les pédales qui pleurniche ! Tu veux que je sois la risée du parti !? » Sa voix haletante te tourmentait quotidiennement. La menace qu’il représentait pour toi de son vivant était encore présente, et ce même s’il était mort depuis plusieurs mois. Malgré tout, tu l’avais aimé ton père. Ou tout du moins, tu l’avais respecté. Autrefois, il avait été un des plus proches alliés du Führer. Puis, ta mère était morte. Il avait noyé sa douleur dans l’alcool comme bien des hommes. Jusqu’à en devenir trop gros pour ses pantalons taillés sur mesure et trop absent pour assumer correctement son rôle de parent. Mais cela ne te dérangeait pas. Tu préférais quand il était absent. Lorsque tu n’avais pas à cacher sa ceinture de cuir parce que le bâton faisait moins mal.

Lorsque son corps avait été mis en terre, tu n’avais pas pleuré. Tu lui devais bien cela. Il t’avait endurci. Il avait fait de toi une statue de marbre, imperturbable et insensible. Le fils, dont il avait toujours rêvé. Alors tu avais songé que la vie avait un étrange sens de l’humour. Un trou pour un homme qui toute sa vie s’était comporté comme un véritable trou. Au moins était-il dans son élément, l’humidité du sol lui rappellerait la moiteur de sa peau après une soirée bien arrosée. L’absence de chaleur lui évoquerait le trou béant qu’il avait toujours eu à la place du cœur.

Tu étais sorti en trombe, ta valise en main. Saluant froidement, ta logeuse avec ton bras droit. Sieg Heil. La bise était venue pincer tes joues pâles et tu avais inspiré profondément. Tu appréciais le vent. Il te donnait des frissons. Il te rappelait à la réalité. Tu t’étais mis à marcher de cette démarche que l’on t’avait apprise. Tu étais l’espoir. L’élite. Le futur de cette Allemagne qui sans le Führer aurait été perdue. Il fallait le rappeler constamment aux autres habitants. Ton statut était important. Tu n’étais pas des leurs et tu ne le serais jamais. Du moins, ça, c’est ce qu’ils t’avaient répété sans cesse depuis ta plus tendre enfance. « Où étais-tu ? Hans, bordel ! Réponds-moi !! »

Tu suivais les ordres. Tu n’étais qu’un pantin dans un spectacle de marionnettes et c’était les autres qui tenaient les cordes.
Pourtant, tu désobéissais.

Depuis un bon moment déjà. Tu ne savais pas trop comment c’était arrivé. Tu l’avais vu et il avait réveillé quelque chose en toi. Sa nature aurait dû te repousser. Combien de fois t’avait-on décrit ces horribles créatures, avides et sans pitié qu’étaient les juifs ? On t’avait appris à les craindre, à les détester. Tu avais même participé à des persécutions envers eux. Or, voilà que ton cœur s’emballait à chaque fois que son image s’invitait dans tes pensées. Ton palpitant entrait dans une combustion instantanée. Des flammes aux doigts effilés parcouraient tes veines et une douce chaleur te prenait d’assaut. Un feu incontrôlable qui t’hypnotisait presque autant qu’il t’effrayait. Pour la première fois en 21 ans, tu te sentais vivant. Imprévisible. Ça te grisait de jouer comme ça avec le feu. Avec l’interdit. Néanmoins, le danger restait réel. Tu jouais un jeu dangereux qui pouvait très bien finir par vous emporter tous les deux.

Tes pas t’avaient mené jusqu’à la gare. Tu pouvais sentir les regards des gens se poser sur toi. Voyaient-ils l’homme ou l’uniforme en premier ? Qu’importe ! Tu n’étais rien pour eux, ils n’étaient rien pour toi. Tu ne rêvais qu’à des boucles brunes et de grands yeux qui te regardaient comme jamais l’on t’avait regardé. Tu étais entré dans le train sans vraiment le voir, tes yeux avaient aussitôt épousé la fenêtre comme si tu pouvais voir se dessiner sa silhouette à travers la masse vivante et compacte qu’était la gare de Berlin. Tu avais pris place dans une cabine inoccupée et tu t’étais mis à scruter tes mains avec une intensité inquiétante. Tu ne savais pas trop ce que tu faisais. Depuis ton plus jeune âge, tu obéissais aux ordres. Jamais l’idée que tu puisses avoir une volonté propre à toi-même ne t’avait effleuré l’esprit. Cela te grisait presque autant que cela te faisait paniquer. Les libertés que tu avais prises avaient déposé sur le bout de ta langue les arômes sulfureux de la rébellion et le goût t’était resté en travers de la gorge. Et tu en voulais encore. Ton absinthe personnelle.

Tout d’un coup, tu avais senti du mouvement en dessous de toi. Le train s’était mis en marche.

Tu avais observé les paysages défiler en trombe par la fenêtre. Des nuages noirs avaient couvert l’horizon et une fine pluie s’était mise à tomber. Hypnotisé, tu avais regardé les gouttes de pluie tracer leur chemin contre la vitre. Comme si le ciel pleurait ton avenir que tu foutais par la fenêtre. Comme si ta mère pleurait l’homme que tu étais devenu. Une étrange mélancolie s’était emparée de ton être et tu te languissais de lui. D’oublier tout, l’espace d’un instant. Ton identité. Ta mère. Ton père. Et même… non, tu… n’osais pas formuler cette pensée. Qu’importe ! Tu voulais oublier tes souvenirs et les laisser se diluer dans l’eau d’une rivière quelconque. Il te semblait que la route entre Berlin et Munich n’avait jamais été aussi longue. Tes paupières s’étaient alourdies et sans que tu en prennes conscience tu avais sombré dans un sommeil tourmenté.

Quand tu avais de nouveau ouvert les yeux, tu étais arrivé à destination. Munich. « Connard ! Toutes ces années pour rien ? J’aurais dû te laisser crever avec ta putain de mère ! ». Tu avais grimacé, la voix de ton père devenait de plus en plus difficile à supporter. Ta valise entre les mains tu avais quitté le train avec précipitation. Tu voulais le voir. Sentir son odeur, sa présence.

L’heure du déjeuner était sonnée quand tu étais finalement parvenu devant une petite ferme. La gorge nouée tu t’étais engagé dans l’allée menant au paillasson, avant de laisser retomber lourdement ton poing contre la porte. Ton cœur s’emballait dans ta poitrine et tes mains étaient devenues moites. Tu cachais un secret. Un secret beau et fragile certes. Mais qui néanmoins pendait au-dessus de vos têtes comme l’épée de Damoclès.





LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

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