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 La folie est ce don de Dieu à tuer les plus fous. - ft. Heovy

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Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
  1941. Joshua Goldschmidt, directeur d'un asile psychiatrique situé dans les Alpes et grand ami de Churchill, a mis au point un plan pour en terminer avec la guerre : recruter deux hommes pour assassiner Hitler et choisir ces deux tueurs parmi ceux qu’on appelle fous ou psychopathes, les seuls capables de raisonnement hors normes et dont les agissements ne seront pas anticipés par l’ennemi. Churchill ayant donné son accord, ils sont parachutés au-dessus de l’Allemagne…

   
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Noa
Corso

J'ai 37 ans et je vis dans un hôpital psychiatrique, en France. Dans la vie, je suis un schizophrène interné et je m'en sors pas vraiment bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Noa Corso a brûlé sa famille qui le reniait pour son homosexualité et ses tares multiples. Son frère et son père reviennent le hanter dans sa tête. Il est devenu sadique sexuel récidiviste pour purger son homosexualité et celles de ses victimes. Ce jusqu'à se faire attraper et enfermer dans un asile psychiatrique de haute sécurité. Aujourd'hui, il doit tuer Hitler.


Tim Roth © Arwenh
Quatre-vingt-quatre, quatre-vingt-cinq, quatre-vingt-six… Un grincement strident retentit, celui des portes des prisons qui gémissent comme pour plaindre leurs occupants puis, des bruits de pas. Les talons claquent le sol d’un pas sec, sévère et déterminé. Il a oublié son nombre. Tu n’as qu’à tout recommencer crétin susurre son père d’une voix autoritaire aux creux de ses élucubrations internes. Un, deux, trois… Ses pupilles furtives se déplacent sur chaque fissure qui dessine les murs ébréchés de sa nouvelle cage. Une odeur de moisissure embaume la pièce étriquée mais, il s’y est habitué. Il ne la sent plus. Des myriades de poussières recouvrent les draps trempés d’urine et de sueur, la semi-pénombre baigne chaque pièce ainsi que les cris, les plaintes qui remplacent le silence. Un garde surgit de l’ombre, la clé s’enfonce dans la serrure et le mécanisme encrassé résiste avant de céder. « Corso, tu te lèves et tu te bouges. Les mains tendues devant toi. Le dirlo’ veut te voir et vite. Tu connais la rengaine. Un geste de trop et je cogne grognait le garde, une main posée sur la matraque et l’autre sur les menottes. » Noa relève la tête, chancelante, ses prunelles vides s’animent d’une lueur carnassière quand il les pose sur le maton. Un bel homme aux épaules carrées, à la barbe naissante mais cisaillée d’une belle balafre. Une balafre que j’aurai pu esquisser de ma lame… Il se lève et tend mécaniquement ses poignets, immobile jusqu’à sentir le métal froid des menottes se refermer sur sa peau, immédiatement animée de la chair volatile, dont le duvet s’hérisse. Sans une once de pitié, le garde l’embarque dans le lacis de couloirs aux pierres effritées, aux lueurs orangées, aux allures dantesques tant ils étaient immenses.

« Messieurs, je vais vous faire une proposition qui ne se refuse guère mais, libre à vous de décliner, sachez seulement qu’il n’y aura aucune négociation commençait le directeur, un homme bedonnant dont le surplus de gras était couvert d’une blouse blanche et dont le gros nez était affublé d’une paire de lunettes rectangles. Il portait une calvitie naissante ainsi qu’une moustache taillée à la perfection. Vous le savez certainement, la France est en guerre contre l’Allemagne et son nazisme… écœurant. Pour abattre un ours, coupez-lui la tête, pour vaincre les soldats allemands, tuez leur chef, le Führer, Adolph Hitler. C’est votre mission. » Il marque une pause laissant aux invités présents dans la pièce le temps d’accuser le coup. Ils sont deux hommes, Noa et un autre, il ne le connaît guère et ne prend peine de le dévisager. Impassible, il fixe la chemise de son interlocuteur ; elle dépasse de son pantalon au niveau de sa hanche gauche et il entend déjà son père hurler ; un homme qui ne sait même pas s’habiller ! C’qui celui-là ?! Ne l’écoute pas fiston ! « - Vous serez parachutés au-dessus de Rottenburg, une petite ville d’Allemagne et vous aurez ensuite quartier libre, dans le pays, pour le tuer. Armes au choix. Libre à vous de l’égorger ou de lui mettre un plomb dans le crâne. Un bracelet électronique vous sera posé à la cheville. Vous quittez l’Allemagne, nous vous retrouverons et nous vous tuerons. N’essayez même pas de les détruire, ce sont des technologies de dernière génération, ils sont incassables… D’autant plus que si vous réussissez vous serez définitivement libérés… » Les mots parviennent jusqu’à son esprit mais, l’allégresse escomptée par le directeur ne se manifeste guère, ni chez l’un, ni chez l’autre. L’accalmie règne. Noa s’imagine pourtant déjà, lame à la main, l’hémoglobine le long de ses doigts, la chair ouverte comme les pans d’une chemise, les organes dénudés, la nudité qui l’exaltait tant, son sexe dur contre la peau froide de ses victimes. « J’accepte, finit-il par prononcer de sa voix rauque et tranchante. »

L’hiver est rude. Des rafales de vent fouettent l’hélicoptère et la neige s’y fracasse. Il vacille dans le blizzard et le chauffeur n’y voit pas grand-chose. La peur le dévore. Elle pèse sur son estomac à la manière d’une sphère imposante. Les deux psychopathes derrières sont mués. Noa ose à peine relever le regard vers son compagnon d’infortune. Il est emmitouflé dans une parka épaisse, porte un treillis aux couleurs verdâtres et des rangers épaisses. Il n’a pas encore d’arme ; la première étape est de les récupérer dans une scierie désaffectée ; la deuxième est de s’infiltrer à Berlin ; la troisième de tueur le Führer. Un sourire étire ses lèvres et dévoile ses canines blanches, aiguisées, d’un rictus dément. Il voit le sang. Un homme hein ? Ça te fait bander p’tit bâtard. T’ferais mieux de te trouver une belle gonzesse à baiser sur la route.  « Ta gueule hurle-t-il d’un coup. » Son cri est emporté par le bruit des pales. Il plonge ses longs appendices dans ses cheveux aux éparses et tire dessus. La douleur anesthésie la voix autoritaire dans sa tête. « Sautez les gars ! C’est maintenant ! » D’un geste, un des gardes de l’asile monté avec eux leur fait signe de sauter, du bout de son fusil. Le schizophrène se lève, chancelant, s’approche de la porte ouverte dont l’air paraît l’aspirer. Une rafale, une secousse et il bascule par-dessus bord, propulsé dans le vide à des kilomètres d’altitude. Il se remémore le bref cours de parachutisme. La mission commence.
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