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 One who cannot cast away a treasure at need is in fetters. ♘ Dracoola

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Rockette Queen
Rockette Queen
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
3018, Rivendell.

La veille du Conseil d'Elrond pour décider le sort de l'Anneau Unique, Aragorn rencontre enfin Boromir : fils de Denethor II, régent du Gondor dont il n'a entendu les récits que de la bouche sage de Gandalf.

Contexte provenant de cette recherche
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Aragon II, fils d'Arathorn
J'ai 87 ans ans et je vis sur les routes de la Terre du Milieu. Dans la vie, je suis héritier du trône déchu en exil. Grâce à ma chance, je suis fiancée à la plus belle femme et je le vis plutôt pas bien.

Chef des Dúnedain du Nord. Il ignore ses origines jusqu'à ses 20 ans, quand Elrond de Fendeval lui révèle sa véritable ascendance : descendant direct de Valandil, fils d'Isildur et petit fils d'Elendil. Aragorn est ainsi le dernier héritier des trônes d'Arnor et de Gondor.

Membre de la Fraternité de l'Anneau, Aragorn est un ami de longue date de Gandalf ainsi que des Elfes de la Terre du Milieu. Protecteur et ami des Hobbits, il joue un rôle de premier plan dans la destruction de l'Anneau unique.


avatar ©️ kusumitagraph
Venant de quitter le Seigneur Elrond et sa douce Arwen, Aragorn déambulait dans les couloirs des longs bâtiments paisible et silencieux des bâtiments que composait la cité de Rivendell. Il connaissait ses lieux par cœur pour y avoir été élevé pourtant : même après plusieurs décennies il était toujours subjugué par la lumière de la lune qui se reflétait dans l’eau ; la blancheur de ses murs animés par des ombres qui dansaient pour leur donne une vie. Peut-être que cela était dû à son mode de vie, à son désir constant de passer inaperçu : mais Aragorn avait une relation toute particulière avec la nuit. Surplombant la place principale : il observait les hommes venus pour le Conseil d’Elrond. Il gardait à l’œil la race humaine. S’il était le dernier homme du Nord, le prétendant au trône : il n’assumait pas ces titres et préférait être ce qu’il n’était pas. Dans un coin, près de la porte de sortie : les Nains avaient installé leur bivouac sous le regard perçant des valeureux archers sous le service d’Elrond. Il serait malencontreux de penser qu’ils sont inoffensifs avec leurs grandes capes tissés de fils d’argent. Leurs flèches sont aussi puissantes et justes que le cœur des combattants. Car leur réputation n’est plus à refaire. S’ils semblent égoïstes aux yeux de beaucoup, pour ne pas dire lâcher avec le commencement de la migration vers les Havres Gris, Aragorn les connaissait bien trop pour les juger si hardiment. Elrond et son peuple étaient plus touchés qu’ils ne le laissaient pas paraître par la situation sur la Terre qui les a accueillit pendant des millénaires. Différemment des Hobbits, comme il l’avait appris au cours du repas, ils aimaient et prenaient soin de la nature là où tant d’autres races ne fait que l’exploiter.

Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas la marche légère de Glorfindel. « Mellon, tu n’es pas autant aux aguets qu’à l’extérieur. » Aragorn sourit à travers sa barbe et ses traits fatigués : « Je regardais les nouveaux arrivants en contre-bas. » Le Seigneur Elfique s’approcha à son tour de la balustrade, serrant contre lui le livre qu’il tenait. « Je sais la nature de tes pensées, la race des hommes n’est pas aussi faible que tu le penses, Aragorn. S’il y a une personne capable de rallier les peuples sous une seule et même cause : c’est Elrond. Ils écouteront sa sagesse, même le plus têtu des nains. » Un long soupire traversa les lèvres du descendant d’Isildur.  « Nous verrons ce que l’avenir réserve n’est-ce pas. » Glorfindel posa délicatement sa main sur l’épaule du rôdeur : « Je fais partie de ceux qui s’accroche à l’espoir, même le plus infime et sot. » Il tendit l’ouvrage qu’il avait apporté pour Aragorn : « J’ai fini mes mémoires sur la bataille de Fornost. Tu devrais les lire. Il est... - Toujours bon de connaître ses ennemis. » Un sourire chaleureux puis respectueusement, l’homme s’inclina avec sa main sur son cœur : « Merci infiniment. » Un simple sourire termina la conversation. « Bonne nuit Strider. » Puis il s’enfonça dans la nuit, aussi silencieusement qu’à son arrivée.

Aragorn regarda le livre dans ses mains et caressa les riches reliures de la couverture. Il avait entendu parler des histoires contre les forces du mal, il avait lu des récits : mais ce que lui avait donné Glorfindel était précieux. Il remettrait l’ouvrage dans la bibliothèque de Rivendell avant son départ qu’il savait imminent. Terminant sa marche au cœur même de la cité, c’est près des fragments de Narsil qu’il s’installa – après s’être incliné respectueusement devant les vestiges de la gloire des Hommes - pour ouvrir les mémoires de cet illustre Seigneur Elfique qui depuis sa plus tendre enfance l’avait bercé avec des récits tous plus exaltants les uns que les autres.

Après quelques heures, la tranquillité du moment fut brisée par des pas lourds. Aucun doute possible : ce n’était pas un elfe qui arrivait. Relevant à peine les yeux pour regarder le nouvel arrivant : il détailla cet Homme dont la stature ne pouvait pas passer inaperçu. Des cheveux courts aux reflets auburn, une barbe de plusieurs jours entourait un visage fatigué et souligner une certaine lassitude dans ses yeux. Pourtant, et pourtant, il y avait ce petit éclat si commun entre toutes personnes qui souhaitent se battre contre tous les maux mis sur leur route. Son habit était sans équivoque : il venait de Minas Tirith, la cité des rois. L’arbre blanc, dont personne ne se souvenait l’avoir vu en fleur, ornait sa poitrine. Il reconnaissait cet homme du Gondor. Gandalf lui avait parlé de lui. Boromir, fils de Denethor II : régent du Gondor. Gardant le silence : ne le saluant pas ; il feignit de reprendre sa lecture, non sans garder un œil sur ce nouvel arrivant.
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Dracoola
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08b592decd827e1a76aec3848d7af1ae.jpg
Boromir
fils de Denethor

J'ai 41 ans ans et je vis dans Le Gondor, . Dans la vie, je suis Capitaine de la garde et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Sean Bean :copyright:️ Google
La bise mordante d’un soir d’automne avait traversé le mince coton de ma tunique. La lune, éternel disque d’argent, brillait dans toute sa splendeur. Je m’étais surpris à la contempler d’un air songeur. Je me languissais du Gondor. Après presque un an sur la route, la familiarité de la cité blanche me manquait. Je me demandais, si Faramir regardait la même lune que moi. Je l’imaginais bien, devant son bureau, l’échine courbée, les mains tachées d’encre. Observait-il à travers le carreau de sa chambre, l’astre lunaire haut et fier dans le ciel ? Une fois de plus comme il l’avait si souvent fait, le sommeil me fuyait. Pourtant, j’avais reçu un traitement digne des plus grands seigneurs. Un lit moelleux, des draps qu’on aurait dit fabriqués avec des perles de rosée et repas onctueux dont seuls les elfes connaissaient le secret. J’avais même eu droit à une bassine d’eau chaude pour nettoyer la crasse et l’éreintement de mon périple. Or, le sommeil ne venait pas. Je m’étais donc résolu à hanter les corridors de Fondcomble comme je le faisais autrefois à Minas Tirith. Nuits d’insomnies passées à guetter fiévreusement l’horizon, la main sur le fourreau, dans la crainte de voir débarquer une légion d’orc des tréfonds du Mordor. Le son de mes bottes usées et boueuses contre le carrelage avait brisé le silence cristallin de la nuit. C’est à ce moment précis que j’eus compris réellement que tout ce qui n’était pas un elfe n’avait pas sa place ici. Nains et hommes étaient supportés pour la durée du conseil, mais n’avaient guère notre place outre ces dates. Je ne savais point si cela était la paranoïa que j’avais reçue de mon père à l’action, mais il me semblait que les elfes se méfiaient davantage de notre petit groupe de voyageurs. Les récits chantaient que les elfes étaient des créatures de sagesse dépourvus de préjugés. Baliverne. Il ne voyait qu’en nous l’héritage d’Isildur de même qu’il ne voyait guère les seigneurs nains. Au fond, les nains et les hommes se ressemblaient dans la conscience que leur existence était éphémère. Ils vivaient chaque jour comme si c’était le dernier. Se querellant, aimant et s’esclaffant aux rythmes des battements de leur cœur. Les elfes quant à eux, étaient prisonniers de leur beauté éternelle. S’isolant de plus en plus tandis que les siècles s’écoulaient autour d’eux comme des saisons. Ignorant que pour nous, mortels, chaque ride, chaque creux signifiait quelque chose. De la vieillesse nous nous affublions comme une parure. Témoignage de notre vécue. De notre passage sur Arda. Et quand la mort venait, nous acceptions notre destin comme il se doit. Car tel était le cadeau qu’avait octroyé Ilúvatar à ses enfants. Le cœur des hommes ? Il n’était pas faible. Loin de là. Tant que l’amour régnait au sein de celui-ci. Le cœur des hommes ne faillirait pas. Tel était l’une de mes plus profondes convictions. Il me suffisait de fermer les yeux pour me remémorer. C’était un soir d’été. J’étais encore un jeune soldat à l’époque. Une odeur de soufre s’était levée combinée avec l’odeur poisseuse de la chair qui brûle. Puis les cris avaient commencé. Affolé, j’avais enfilé mon armure à toute vitesse, avant d’accourir jusqu’à la chambre de Faramir. Puis, j’étais parti l’épée en main. Des orcs ! Des orcs ! Pouvions-nous entendre clamer dans les ténèbres de la nuit. Le son des cloches faisait écho dans les ruelles de la cité se mélangeant avec les cris de terreurs des femmes et des enfants. Ce fut ma première bataille. S’ensuivirent des dizaines d’autres. Avec seulement une poignée de soldats, j’avais défendu envers et contre tous les murs de la Cité blanche. J’avais vu de nombreux hommes mourir le sourire aux lèvres, le cœur en paix parce qu’ils savaient qu’ils n’étaient pas morts en vain. Mais ça, les elfes l’ignoraient, c’était le genre de détails que l’on n’écrivait point dans les livres d’histoire. Les hommes étaient condamnés à avoir le cœur corrompu. De même que la lune ne croiserait jamais le chemin du soleil. J’avais continué d’un pas tranquille mon ascension dans les couloirs sombres de la demeure du seigneur Elrond. Quand soudain, j’arrivai à la hauteur d’une magnifique fresque peinte à la main. On l’y apercevait Isildur brandissant Narsil devant Sauron. Faramir aurait été exalté de se retrouver devant de pareilles reliques. Moi-même qui n’avait jamais été un fervent étudiant j’étais sans mot devant un tel témoignage. En effet ce jour-là, le cœur d’Isildur avait failli. Mais Isildur n’était pas tous les hommes. Puis, un léger soupir avait détourné mon attention. Je n’étais pas un elfe certes, mais j’étais un guerrier et mon ouïe s’était aiguisée avec les années. Un homme. Assis sur un banc en pierre. Me dévisageait un livre ouvert dans ses mains. L’éclat argenté de la lune éclairait à moitié son visage fermé. Perplexe, face à une hostilité aussi flagrante je ne pus m’empêcher de remarquer :

– « Vous n’êtes pas un elfe. »

Son regard perçant, sa posture droite et fière. Son menton creusé la courbe de son nez de ses lèvres. Il me disait quelque chose. Il me rappelait quelqu’un. Sombres mystères que cachait le visage de cet étranger à demi voilé par la pénombre de cette nuit d’encre.

– « Qui êtes-vous ? »

J’espérais calmer la terreur qui semblait vouloir s’emparer de moi en mettant un nom sur ce visage familier. Il ne pouvait pas… Impossible.


LA MORT DES AMANTS


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J'ai 87 ans ans et je vis sur les routes de la Terre du Milieu. Dans la vie, je suis héritier du trône déchu en exil. Grâce à ma chance, je suis fiancée à la plus belle femme et je le vis plutôt pas bien.

Chef des Dúnedain du Nord. Il ignore ses origines jusqu'à ses 20 ans, quand Elrond de Fendeval lui révèle sa véritable ascendance : descendant direct de Valandil, fils d'Isildur et petit fils d'Elendil. Aragorn est ainsi le dernier héritier des trônes d'Arnor et de Gondor.

Membre de la Fraternité de l'Anneau, Aragorn est un ami de longue date de Gandalf ainsi que des Elfes de la Terre du Milieu. Protecteur et ami des Hobbits, il joue un rôle de premier plan dans la destruction de l'Anneau unique.


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L’air frais qui traversait les couloirs de Rivendell apaisait toujours Aragorn qui aimait la mélodie du vent dans les arbres. Il y avait toujours eut dans la demeure du Seigneur Elrond une douceur de vivre qu’il avait eut la chance de connaître depuis plusieurs décennies maintenant. Chez les Elfes, il se sentait à sa place. Il était chez lui ici même s’il n’avait pas le sang des Eldars : il partageait avec eux le fardeau de vivre plus vieux que les autres races de la Terre du Milieu. Tenant dans ses mains le récit de Glorfindel, il lui tardait de lire ce témoignage de premier ordre sur une guerre que la plupart des êtres humains ne se souvenaient pas. Et puis, il avait réussi à détruire la puissante citadelle du Roi Sorciers, chef des Nazgûls. Ces seigneurs qui sont tombés sous le pouvoir de leurs anneaux contrairement aux elfes par exemple qui n’avaient pas cédé au pouvoir. Dans la discrétion, sous le nez de Sauron tout en les utilisant à bon escient. C’est bien parce que beaucoup de fois les hommes sont tombés dans les ténèbres ou bien on permit à ces derniers de survivre qu’Aragorn était si réticent à se clamer l'héritier du trône. Et s’il n’était pas à la hauteur ? Et s’il était aussi faible que ses ancêtres ? Arriverait-il seulement à accomplir ce que ses pères n’ont pas réussi ? Qui était-il pour juger son arbre généalogique ? Rien. Pourtant, ses valeurs et son courage seraient de puissantes barrières contre la faiblesse qui semblait élire si facilement domicile dans le cœur des Hommes. Il le savait. Encore fallait-il qu’il ait le courage de prendre son destin en main. Cela était une autre histoire.
En attendant, demain le destin de l’anneau serait scellé et que cela soit de près ou de loin : il savait déjà qu’il donnerait sa vie pour mener à bien cette mission. Ses pas l’amenèrent dans une partie de Rivendell qui n’était pas côtoyé à cette heure-ci par les habitants. Ils étaient tous à écouter les histoires des temps passés et à changer, jouer de la musique comme si le mal qui sévissait en dehors de leurs murs ne pouvait pas les atteindre.

Plonger dans l’ouvrage, il entendit les pas lourds d’un homme à n’en pas douter. Relevant à peine les yeux, juste assez pour le regarder de haut en bas, Aragorn retourna rapidement à sa lecture bien qu’il gardait un œil sur l’homme du Gondor. Il devait faire partie de la délégation qui était venu de la cité Blanche. Ils avaient donc tous répondu à l’appel. Le rôdeur savait que le mal était aux portes de Minas Tirith : Osgiliath était constamment prise par les orcs puis reprises par les hommes et ainsi de suite. Ne pas assumer son rôle de roi ne voulait pas dire ne pas être intéressé par ce qu’il se passait dans ce royaume qui pouvait être sien. Les serviteurs de Sauron se réveillaient, répondaient à l’appel de leur maître. La voix de l'homme le sortie de ses pensées. Son regard continuait de lire les lignes du journal. Aragorn n’était pas pressé de répondre à cette question. Finalement, il releva sa tête pour regarder dans les yeux le fils du Gondor. Après tout, il ne pouvait pas garder le silence plus longtemps. La bienséance lui interdisait.

« Je suis un ami de Gandalf le Gris et des peuples libres de la Terre du Milieu. » Pas besoin d’en dire plus. Pendant quelques instants, son regard se perdit sur la fresque. « Vous venez du Gondor n’est-ce pas ? » Aragorn reporta son attention sur lui : « Comment trouvez-vous l’hospitalité des elfes ? Quelles sont les nouvelles de la Cité Blanche ? » Finalement, il ferma le livre et le posa calmement sur ses genoux.
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L’homme qui se tenait devant moi faisait partie de ceux qui appartenaient aux poèmes et chansons. Ses yeux gris et sagaces semblaient me traverser. Que scrutaient-ils ? Qu’était l’objet de son regard lourd et insistant qui faisait naître en moi des émotions contradictoires ? Quel spectacle risible devais-je présenter, vêtu de mon armure crasseuse en un si somptueux palais. À des lieux de l’aura de noblesse et de sophistication de mon interlocuteur. Cet homme… non cela ne peut point s’agir d’un être humain ordinaire, avais-je décidé. Son visage n’était pas aussi marqué par le temps que le mien et sa beauté trahissaient son ascendance. Il possédait les manières raffinées ainsi que la prestance d’un prince. Il semble très éduqué, avais-je ajouté, en regardant le livre dans ses mains. Un demi-elfe peut-être, comme le seigneur de cette maison ? Non. Les traits de sa figure n’étaient pas assez délicats. Un fils de Númenor alors. L’île mythique qui avait mis au défi le Valinor afin de dérober le secret de la vie éternelle. L’archipel avait été englouti et les survivants s’étaient réfugiés en Terre du milieu. On disait que les descendants directs de la lignée des rois jouissaient d’une existence plus longue que celle du commun des mortels.

J’avais rencontré de nombreux hommes à travers les saisons, mais jamais un dont l’apparence semblait vierge. Tous avaient la figure creusée de ridules et de sillons sculptés par l’éreintement et la dureté du climat comme des cicatrices laissées par une bataille avec le temps. Le timbre doux et solennel de sa voix vibrait contre les parois de marbres du palais. Qui était-il ? Il ne pouvait s’agir que d’un noble. Paré d’une tunique tressée avec soin par les elfes, il possédait l’allure d’un Eldar et les mêmes réserves vis-à-vis des miens. Ainsi, il se décrivait comme un ami du magicien. C’est tout ? pensais-je suspicieusement, tandis que ses prunelles épousaient l’arbre blanc sur ma tunique. Peu importe son identité, il ne semblait guère porter dans son cœur la cité d’ivoire, mais qui toutefois se sentait dans l’obligation de s’en informer.

– « Alors vous et moi sommes ici dans un but commun, cher… ami. »

Bien que mon approche se voulait sympathique, j’eus l’impression que ma réponse eut l’effet contraire chez mon interlocuteur dont le visage semblait se refermer davantage. Une fois de plus comme plusieurs fois depuis mon arrivée je me sentais seul. Voilà que je rencontrais finalement un homme, un individu qui par toute logique ne devait pas être complètement hostile à mon égard. Or, de nouveau, je me heurtais à l’indifférence et au mépris. Ah ! Comme mon cœur se languissait des rires et des accolades de mes hommes. J’aurais tout donné pour partager une chope d’hydromel avec mes frères d’armes loin de Fondcomble et ses halles sombres. Las, je m’étais rappelé gentiment que c’était pour eux que j’avais accompli ce long périple. Pour que les enfants de Minas Tirith ne marchent plus jamais dans les ruines et les cendres d’une cité constamment assiégée. Mes hommes avaient réussi de peine et de misère à reprendre Osgiliath aux légions d’Uruk-Hais. Or, en pénétrant dans la ville, nous constatâmes avec horreur qu’elle n’était plus qu’un immense vestige. La mort dans l’âme, nous nous étions empressés de nettoyer les rues des dépouilles et des débris incapables de réconcilier l’image de la Citadelle des étoiles d’autrefois avec ces tristes décombres.

- « Nous avons réussi à reprendre de manière temporaire les ruines d’Osgiliath, mais ce n’est qu’une question de temps avant que l’armée noire ne pénètre de nouveau nos défenses. Nous n’avons que très peu d’hommes et le peuple commence à perdre espoir. »


Je n’avais pas cherché à cacher l’épuisement dans ma voix. En temps normal, une telle franchise aurait été perçue comme une faiblesse par la cour. En tant que Capitaine et fils du régent je me devais de rassurer la populace et représenter l’espoir que les murs de la Capitale tiendraient aux assauts des orcs. Cependant, l’incertitude et l’ombre grandissante du Mordor au-delà des remparts me travaillaient. Il aurait été sot de croire que le royaume avec ses ressources limitées tiendrait de nouveau un siège d’un an. Le peuple mourrait de faim bien avant si la folie ne poussait pas le régent à commettre l’irréparable lui-même. En effet, il n’était plus secret pour l’entourage de Denethor que ce dernier devenait de plus en plus inapte à gouverner. Enfermé, la plupart du temps dans ses appartements, lorsqu’il daignait sortir c’était pour envoyer des hommes inutilement à leurs morts. Faramir devait passer des heures à calmer les seigneurs que notre père insultait sans cesse. L’heure était bien sombre pour le Gondor. Avec un peu de chance, nous aurons du soutien, avais-je pensé en songeant au conseil qui devait avoir lieu le lendemain. N’ayant point l’envie de déranger davantage l’étranger, je m’apprêtais à me retirer quand mes yeux se posèrent sur une lame. Curieux, je m’étais approché avec révérence. Le clair de lune ourlait d’argent les bords rouillés de l’arme. Cette lame était de fabrication elfe. J’en étais certain, aucune lame naine ou mortelle ne possédait ce genre de qualité. Il ne pouvait s’agir que de l’épée d’Isildur. Narsil, l’épée brisée. Mes doigts avaient dansé près du pommeau sans pour autant le toucher.

Cette épée n’était pas mienne. Elle attendait patiemment que son propriétaire vienne la récupérer. Tout comme le Gondor qui chaque jour, priait pour le retour de son monarque. Faramir et moi nous nous efforcions de tenir les ficelles du royaume. Mais pour combien de temps ? Quand est-ce que le roi déciderait que son peuple aurait assez souffert ? Un profond sentiment d’injustice s’était emparé de moi. Combien de vies devrions-nous encore sacrifier en attente de ce souverain imaginaire ?




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