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Natasha Stark
J'ai 38 ans et je vis à New York, États-Unis d'Amérique. Dans la vie, je suis PDG de Stark Industries, ingénieur & super-héroïne à plein temps et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis well, plus ou moins en couple et je le vis plutôt bien.



I've put my trust in you, pushed as far as I can go, for all this. You kept everything inside and even though I tried, it all fell apart.

I tried so hard
And got so far
But in the end
It doesn't even matter.
I had to fall
To lose it all
But in the end
It doesn't even matter.




caroline dhavernas ©️ lux aeterna
« Je ne comprends pas... Où est Ross ? » On ne te répondit pas tout de suite, tes questions les avaient clairement souciés. « Sur la trace du docteur Banner. » Bien sûr, quel beau mensonge. Cette guerre entre eux deux était révolue depuis bien longtemps. Tu n'étais pas là depuis bien longtemps, mais tu voyais bien que tes nouveaux supérieurs de l'ONU n'étaient pas... comment dire... dignes de confiance ? Quelque chose avait changé, tu ne savais pas quoi, mais cela avait changé et tu sentais une pression sur ta nuque. Comme pour te prévenir d'un danger imminent. Tu avais beau regarder autour de toi, tu ne voyais aucun réconfort dans les paires d'yeux qui te fixaient. « Mais cela n'est pas important, lady Stark. Nous espérons que vous pourrez vous soumettre à cette demande. Transférez sous peu les prisonniers du raft vers le continent, nous vous donnerons l'adresse exacte, vers une prison plus sûre. » Cela n'avait aucun sens, aucun sens... « Très bien. Je m'en charge personnellement. » Tu pris donc congé d'eux mais ton esprit soucieux ne te laissait pas tranquille. Quelque chose allait se passer, quelque chose de grave et tu allais en être l'actrice principale.

Ta vie ne se résumait plus qu'à une brume noire, épaisse, dans laquelle tu t'engouffrais le plus souvent possible. Tu te sentais vide, vide de tout, vide de vie même. Si seulement, ah, cela serait plus facile. Mais tu avais peur de ne pas arriver à accomplir ce geste non plus. Tu l'avais déjà fait il y a des années et des années, mais la mort ne te voulait pas. Peut-être étais-tu même toxique pour elle. Tu ne buvais pas juste pour te défoncer, non, tu essayais de ne pas le faire, pour garder un semblant de crédibilité. Mais reprendre un verre de temps en temps était agréable, il te brûlait la gorge et apaisait temporairement tes maux intérieur. Et puis il fallait dire que tu restais occupée ces derniers temps. Tu avais comme promis transféré les demandes de négociation au conseil. Là il t'avait semblé qu'ils avaient fait semblant d'accepter, bien trop rapidement, sans vraiment en débattre. Tu n'avais pas une seule fois recroisé Steve et c'était tant mieux. Déjà que tu luttais pour ne pas fondre en larmes quand tu pensais à lui, à chaque sous-entendu des autres, chaque souvenir que cela faisait remonter. Oui, tu l'aimais encore clairement, tu le lui avais dit, que tu l'aimerais toujours. Et tout cela même avec tout le mal qu'il t'avait fait...

Et quand bien même tu ne te battais plus pour Steve, les autres restaient ta famille. Tu ne pouvais juste pas les livrer ainsi dans un endroit que tu ne connaissais pas. Surtout quand ton instinct te signalait que tout allait mal, bientôt... Leur bien-être t'était prioritaire, plus que ces accords, accords que tu croyais en leur faveur. Mais il fallait croire que ce n'était désormais plus le cas. Alors tu avais fait tes recherches sur ce fameux établissement que l'on t'avait promis sain, confortable, adapté au besoin des surhumains en activité qui ne s'étaient pas encore recensés. Quelle ne fut donc pas ta surprise en constatant dans tes premières recherches que le bâtiment était bien réel et de toute évidence justifiait les éloges qu'on en faisait. Mais c'était trop beau, trop louche. Des recherches en profondeur ne furent d'aucun véritable succès, mais plus tu voyais ce nom plus il te disait clairement quelque chose. Et même quelqu'un avec ta mémoire ne pouvait s'en souvenir. C'était un très lointain souvenir, caché au milieu d'un dossier. Tu ne trouvas pas tout de suite, car il fallait que tu sois sobre pour parfaitement t'en souvenir. Tu attendis donc plusieurs heures, attendit, força ta mémoire pour te rappeler où est-ce que tu avais entendu le nom de cet établissement. Puis cela te revint et tu fouillas dans les vieux cartons des archives de ton père. C'est là que tu le trouvas. Un ancien labo que ton père avait voulu réquisitionner pour son projet de super-soldat, la fabrication du sérum de Captain America. Mais les propriétaires n'avaient jamais clairement coopéré et Howard les avait même accusés d'avoir voulu voler la tentative de formule. Bref, quelques documents plus loin et tu te retrouvas en face d'un seul et unique mot qui te fit froid dans le dos. Hydra.

T'en parlas d'abord à Rhodey et rapidement aux autres recensés. Et tout le monde partageait le même avis. Le conseil était corrompu et le piège se resserrait autour de vous. Il était clair qu'après les non-recensés, Hydra s'en prendra aux recensés, aussi c'était l'affaire de tous. Mais ce n'était même pas dans l'équation de laisser les emprisonnés dans la gueule du loup. Alors vous montèrent un plan, un plan pour prendre le Raft d’assaut. Tout se passa très vite, parce qu'il ne restait pas beaucoup de temps avant qu'ils ne se rendent compte que tu n'étais pas tombée dans leur subterfuge. Thanks dad... Vous étiez arrivés au Raft et l'infiltration tourna très vite au combat car ils s'étaient attendus à ce que vous veniez. Tu n'eus même pas le temps d'ouvrir les cellules depuis la zone de contrôle que tu avais devant ton nez la liste des transférés. Ils y étaient tous. Sauf un. « Steve... » Pourquoi ne le transféraient-ils pas ?

Cela s'abattit sur toi comme un éclair. Il était l'ennemi juré d'Hydra et ils ne seront jamais en paix tant qu'il vivra. Et il était désormais dans un état de faiblesse. Ton cœur rata un battement et tu eus une seconde d'hésitation. Une seule seulement. Car tu te sentais faible d'être aussi faible à lui. Personne. Ne touchait. A Steve. Sur les soldats que tu mis à terre sur ton chemin vers la cellule de Steve, tu entendis clairement les éclats de voix dans leurs communication, ordonnant d'envoyer leurs troupes buter Rogers. Oh que non. Tu volas donc jusqu'à la cellule en ignorant le chaos que tu entendais clairement dans le reste du raft. Ton cœur se tordit en voyant que des agents se trouvaient déjà devant la porte, certains déjà à l'intérieur. Tu fonças sur eux, les frappas tous, défonçant la porte déjà ouverte en abattant le dernier. « Steve ? » Tu te redressas rapidement. « Steve ?! » Ton armure te laissa être et s'envola pour sortir. Toi, tu restas plantée là, à l'appeler, posant ton regard sur lui, espérant qu'il allait bien. Tu t'en serais voulue s'il lui était arrivé quelque chose. Mais tu étais figée et tu ne bougeas pas pour le rejoindre. Tu préférais rester à distance. Ça faisait encore trop mal. Tu ne savais pas quoi faire, quoi lui dire... « Je... » Tu déglutis, des cris dans les couloirs te ramenant à la réalité. « C'est Hydra. Ils sont derrière les accords, ou du moins ils en ont pris le contrôle. Et ils veulent t'éliminer. Il faut sortir d'ici tout de suite, on a pas le temps de débattre. » Tu te mordis la lèvre inférieure, t'arrachant la peau. Tu voulais t'excuser, t'excuser de t'être trompée. Non, tu ne t'étais pas trompée, simplement tu n'avais pas pu voir venir ce qui était resté dans l'ombre. Cela résonnait tout de même comme un échec pour toi. Tu t'en voulais tellement de l'avoir mis en danger, tellement... Tu t'excuserais, oui, mais plus tard. Il fallait que vous sortiez d'ici. « L'armure est partie chercher ton bouclier. Les autres se font évacuer, Barnes aussi, ne t'en fais pas. On a un plan. » lui assuras-tu en prenant l'arme de l'un des gardes à terre. Tu l'analysas d'un rapide coup d’œil, prit les munitions, la rechargea et te pencha prudemment vers la porte et le couloir. « Quand tu veux, princesse. »



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SUNRISE
SUNRISE
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ichi (bazzart)
STEVE ROGERS

J'ai bien trop d'années au compteur et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis Captain America et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis plus ou moins en couple et je le vis plutôt mal.

Tu tournes en rond comme un lion en cage. Le mobilier est toujours éparpillé sur le sol, comme le reste de ta chambre. Cellule serait un terme bien plus adéquat. Tu fais les cents pas depuis ce qui te semble être des heures. Des fourmis grimpent dans tes jambes, pourtant tu refuses d’interrompre ta marche. Traîner des pieds dans ta prison minuscule t’aide à réfléchir. Si tant que tu le puisses en des temps comme ceux-ci. Tu réfléchis pour une cause déjà perdue depuis bien longtemps. Tu penses à Bucky, enfermé quelque part. Tu penses au sort que l’on te réserve. Tu penses aux accords, et à ta propre faiblesse pour tenter de sauver la plupart de tes amis. Tu t’es tant battu pour n’arriver qu’à ce minable résultat. Tu t’es tant battu, tu as remporté tant de batailles, pour finalement perdre la guerre. Échec lamentable.

De l’autre côté de la porte, tu entends une carte passée dans le lecteur fixé au mur extérieur de ta cellule. L’autorisation est en cours. Puis, un bip retentit. Et une voix robotisée. Accès autorisé. Tu te figes sur place, dos à la porte, l’oreille tendue. Ils ne parlent pas. Tu n’entends que leurs bruits de pas dans leurs rangers. Tu n’entends que le froissement de leurs uniformes. Un sourire amer se dessine alors sur tes lèvres. C’était prévisible. Tellement prévisible que ça frise le ridicule. Tu aurais dû t’en douter. Tu aurais dû le savoir. Et sans échange avec tes futurs assaillants, tu as parfaitement conscience qu’ils attendent le moindre mouvement de ta part pour te rouer de coups. Tu as parfaitement conscience que ta vie ne tient pas à grand chose ici, non armé, sans ton bouclier, sans la moindre force de lever le bras. Tu te retournes pour vérifier tes prédictions. Pour t’assurer que tes fonctions cognitives ne t’ont pas abandonné une bonne fois pour toute, pour t’assurer qu’une forme de paranoïa nocive n’empiète pas sur ton esprit.

Et les poings s’abattent sur toi. Tu les sens pleuvoir. Tu sens ta peau endurer les attaques, tu sens ta peau se parer de diverses couleurs bleutées. Les crosses de leurs armes ne se gênent pas pour se joindre à la cérémonie. Tu subis des années de luttes. Tu subis le poids de leur camp. Tu le subis le poids de tes propres croyances, de tes espoirs pour un monde meilleur. Pourtant, ton esprit est ailleurs. Il s’évade pour tenter de te faire oublier les coups que tu prends. Les paupières closes, tu observes pourtant une jeune femme. Elle est là, présente dans ton esprit. Toujours. Tu observes ses traits devenir de plus en plus nets au fil des secondes. Sa chevelure brune glisse en cascade dans son dos, alors que deux fines mèches encadrent son visage. Le temps semble s’être arrêté un instant. Ton coeur ne s’affole plus dans ta poitrine. Ta respiration se calme. Tout devient plus paisible, subitement. Le sang perle sur ta lèvre. Tu peux le sentir, ce liquide chaud et visqueux, glisser sur ton menton. Les yeux encore fermés, cette femme, celle que tu as perdu, t’ordonnes de te battre, tu lui réponds que tu n’as plus la force, sans elle, que cela n’a plus la moindre importance, que ta cause est perdue, que tu peux abandonner parce que le mal est fait. Pourtant, elle le refuse. Tu dois te battre. Quand bien même c’est ta dernière fois. Malgré les mots que tu as pu lui dire. Malgré la plaie que tu as creusé dans ton propre coeur. Des regrets ? Bordel, oui. Tu voudrais l’appeler, hurler son prénom. Natasha. Tout en sachant qu’elle ne répondra pas. Tu ferais tout pour entendre sa voix une dernière fois. Pour te faire pardonner, avant la fin. Pas pour tes convictions, mais pour les derniers mensonges que tu as pu lui balancer. Froidement.

Alors, tu te redresses, tu balances tes poings, tu t’empares d’une arme que ton ennemi refuse de lâcher. Il tire, canon dirigé vers le plafond. Pourtant, tu n’as pas le temps de les désarmer, de leur donner le dernier coup. Quelqu’un d’autre le fait pour toi. L’arme chaude encore dans les mains, tu regardes cette silhouette venue d’un autre monde, celui de tes pensées. Celui que tu pensais être le dernier que tu visiterais. Tu ouvres la bouche pour lui dire quelque chose, mais rien n’en sort. Tu pensais ne plus la revoir. Et encore moins voler à ta rescousse. Elle est là. Devant toi. Toujours aussi belle. Toujours aussi. Elle. Une Stark. D’un revers de manche, tu essuies le sang de ta bouche, tâchant ton haut par la même occasion et t’approches d’elle. Cependant, tu ne peux t’empêcher de garder une distance. Une distance de sécurité. Instinct de survie, ou qu’importe le nom que porte cette connerie. Tu le vois, elle fait de même. Tu es loin d’être aveugle. Mais elle est là. Pour toi. Ses explications, tu les avais déjà. Tu t’en doutais du moins. Malgré qu’une part de toi refusait de l’admettre. Tu refusais de croire qu’Hydra pouvait avoir autant de pouvoir après tant de décennies. Ton regard se focalise sur la brune. Tu t’en voulais de ne pas l’avoir suivi, de pas avoir pu lui faire changer d’avis avant que tout ne soit brisé. Tu t’en voulais d’avoir perdu le bien le plus précieux que tu pouvais posséder. Tu l’écoutes avec attention, quand bien même ton corps, ton esprit et ton coeur te hurlaient de la prendre contre toi, de sentir son parfum, l’odeur de son shampooing gardé secret par sa crinière. « Tu as toujours un plan. » lui réponds-tu. Tu finis par l’imiter, prenant autant de chargeur que tes poches te le permettent. Princesse. « On y va, homme de fer. » Les couloirs s’enchaînent aussi rapidement que les ennemis. L’armure vous rejoint à une jonction et tu t’empresses de te parer de tes couleurs. Ton bouclier. Ou. Plutôt celui des Stark. Ce n’est qu’un emprunt. Il ne t’appartiendra véritablement jamais même s’il fait parti de toi. Il n’est qu’une extension de ton bras. L’air frais s’échoue bientôt sur ta peau blafarde. Tu sais que la discussion n’est plus très loin. Parce que tu sais que ton évasion - votre évasion - n’est qu’une question de minutes. Plus que quelques pas.



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ft. Caroline Dhavernas
NATASHA STARK

J'ai 38 ans et je vis à New York, États-Unis d'Amérique. Dans la vie, je suis PDG de Stark International, ingénieur & super-héroïne à plein temps. J'ai pris le côté des accords, j'ai perdu Steve, j'ai perdu ma raison ainsi que ma sobriété, peut-être même ma crédibilité. Mais s'il vit... alors ça vaut le coup. You kept everything inside and even though I tried, it all fell apart.


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Tes mains étaient humides sur la crosse du fusil d'assaut. Ta respiration quelque peu hachée par l'effort et ton corps subissait les quelques coups que tu avais pris. Et pourtant rien n'était plus important sinon la personne devant toi. Il n'avait rien. Pas que tu étais surprise, il pouvait se débrouiller, mais tu étais soulagée. En temps normal, peut-être aurais-tu eu les larmes aux yeux, peut-être aurais-tu même laissé tomber ton masque rien que pour lui, mais tu n'y arrivas pas. Tu n'étais pas de ce genre là. Tu avais une image, une prestance à tenir. Même devant Steve, toujours. Encore plus aujourd'hui. Tu avais le peu de mérite qui te restait, le peu de bien qu'il restait encore en toi à protéger. Tu avais la part de ta mère en toi à protéger. Majoritairement la bonne partie, celle qu'elle t'avait enseignée durant dix sept années de vie. Elle avait toujours été une bonne personne, la meilleure à tes yeux. Cette compassion au fond de toi, elle te venait de son sein. C'était une des choses que tu avais héritée d'elle, une des seules choses. C'était aussi pour cela que tu aimais cet homme devant toi. Il avait cette même compassion, parfois le même regard bienveillant et particulièrement intéressé envers toi. Du moins, avant tout cela. Il avait été plus doux que tes anciennes relations. Il embrasait ce feu de bon en toi, le rendait plus fort et te ramenait à la terre ferme, à ton humanité. Son bon côté. Tu l'aimais tellement... encore...

Tu eus un léger mouvement de recul quand il commença à s'approcher de toi. Te protéger. Tu devais te protéger. Il n'était pas l'homme que tu avais pensé qu'il était. Rien n'était pire que d'aimer une personne sans avoir d'amour en retour. Tu avais l'habitude, ça passerait... Alors tu remis ton masque. Tu pris ton masque de titane et d'or et tu le soudas à ton visage pour ne plus qu'il bouge, tu le laissas s'incruster aux traits de ton visage et tu laissas les reflets du titane démontrer ce que les gens voulaient voir, ce qu'ils avaient toujours vu, ce qu'ils verraient toujours. Pas la femme, mais le personnage publique. Tu laissas refléter ta richesse, ta célébrité, ton entreprise, ton sex-appeal, ta marque, ton faux sourire, ta perfection idéalisée, tes idéaux capitalistes, le messie de ce siècle, la blagueuse et dragueuse de service. Steve sembla le remarquer parce qu'il ne força pas et resta à bonne distance.

Tes explications fusèrent avec empressement que tu rechargeais déjà l'arme dans tes bras, attendant que son altesse veuille bien se dépêcher. Ses mots te firent quelque peu sourire malgré tout. Tu le regardas brièvement et hocha la tête, prête à en découdre avec ce merdier. Vous traversâtes les couloirs, tu t'occupas les soldats sur ton passage. SHIELD ou Hydra ? Tu ne savais pas, il ne savaient probablement pas non plus. Tu avais rappelé aux surhumains qui se battaient avec toi aujourd'hui que tous n'étaient pas coupables et que les morts ne seraient pas admises. C'était une évidence pour tous, mais tu avais jugé cela utile. Tu n'avais heureusement pas besoin d'armure pour combattre. L'armoire à glace à tes côtés t'avais bien formée pour te permettre de te défendre seule. Tu reçus quelques coups par-ci par-là qui laisseraient des bleus, mais ils ne pouvaient pas faire plus mal que ceux déjà présent; dégâts de tes états d'ivresse des derniers jours encore présents sur tes bras dénudés.

L'armure vint finalement te rejoindre et compléta ton masque invisible sur le visage. Tu sentis avec soulagement celle-ci se refermer autour de ton corps et tu te sentis parfaitement en sécurité, au meilleur endroit au monde ces jours-ci. Alors tu fonças encore dans la mêlée avec Steve. C'était comme s'il ne s'était presque rien passé. L'inconscient prenait le dessus en combat et tes mouvements coordonnaient avec les siens quand vous combattiez à côté. Oh, vous faisiez un duo tellement agréable à regarder combattre. Vous étiez les forces qui comblaient les faiblesses de l'autre. Tout ce que l'un avait de défaut, l'autre les avait en qualité. Aux antipodes l'un de l'autre, mais complémentaires. Le nord au sud, le positif au négatif, le bon au mal, le jour à la nuit, la lumière aux ténèbres, le chaud au froid, l'impulsivité au calme... le passé au futur. Impossible d'exister sans l'autre.

« Nat' ? On a vidé toutes les cellules, on a tout le monde. J'ai Barnes. » Ton oreille siffla et tu répondis à Rhodey. « Retournez aux quinjets immédiatement, on arrive d'ici peu, ne nous attendez pas. On se retrouve à la tour. » Les couloirs s'enchaînèrent ainsi, les uns après les autres et vous arrivâtes finalement à l'air frais, au sommet du Raft. Le dernier quinjet à ton nom venait de partir, Rhodey sûrement à bord. Le dernier quinjet était là, pour vous deux. Les derniers agents qui tiraient en vain sur le quinjet de Rhodey vous aperçurent et commencèrent à vous tirer dessus. Ton armure était solide, le bouclier l'était également, mais tu poussa Steve à l'abri de quelques caisses de stockage. « On a pas le temps pour ces conneries. » Tu eus à peine le temps de laisser tes pieds quitter le sol que les agents s'en prirent au quinjet qui explosa sur la plateforme. « Fuck... » Tu ne voyais pas mille solutions devant toi. Ton regard se porta vers l'homme au bouclier. « Tu veux prendre un bon bol d'air frais ? J'essaierais de pas dépasser Mach 1. » Lui suggéras-tu, tendant ta main de titane vers lui. Ton sourire était faussement amusé, mais caché par ton masque. Tu aimais tellement le voir te détester le faire voler par-ci par-là. Ce ne serait pas la première fois, mais c'était amusant d'être son pilote de temps en temps.




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STEVE ROGERS

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Tu aurais pu tout aussi bien te faire tirer une balle en pleine tête pour abréger tes souffrances. Tu aurais pu décider que ton combat était terminé et qu’il ne servait plus à rien de se battre pour une cause déjà perdue avant même d’avoir pris les armes. Tu aurais dû t’en apercevoir bien plus tôt. Tu aurais dû faire confiance à ton instinct. Tu aurais dû suivre le même chemin que d’ordinaire. Tu aurais dû faire tant de choses, mais tu as été inactif. Tu as préféré combler les besoins et les attentes de chacun des tiens, et cela a profité à l’ennemi. Un soupir glisse sur toi aussi facilement qu’une goutte d’eau roule sur une surface lisse. Les regrets sont nombreux, bien plus que tu n’aurais aimé l’admettre mais le temps court. Vite.

Ton corps a beau se battre, ton cœur est absent. Oh, il cogne bel et bien dans ta poitrine, pourtant, ce n’est pas pour des raisons si évidentes. Ce ne sont pas tes assaillants qui l’ont épuisé. Ce n’est pas le souffle qui te manque et qui le propulse de part et d’autre de ta cage thoracique. Mais son parfum qui t’enivre. Sa présence qui coordonne tes mouvements. Son regard qui te poursuit et te fuit en l’espace d’une microscopique seconde. Déjà envolée. Lointaine. De ton côté, tu l’observes. Tu cherches une faille alors que tu t’approches d’elle, toujours plus. Plus que quelques centimètres. Centimètres que tu ne franchiras pas. Un simple regard suffit à comprendre que tu ne pourras pas poser ta main dans son dos, que tu ne pourras pas te glisser derrière elle et enlacer ses courbes, reposant ta tête sur son épaule comme tant de fois tu as pu le faire par le passé. Les habitudes, pour lesquelles vous aviez tant bataillé, ont disparu. Pour quelques mots. Quelques mensonges qui étaient supposés la protéger. Tu déglutis difficilement, puis abandonnes rapidement. Tu l’imites. Tes pas suivent les siens, comme une chorégraphie parfaitement orchestrée. Une danse connue sur les bouts des doigts. Vos empruntes ne font qu’une. Au-dessus du brouhaha des combats, tu entends un sifflement particulier, un sifflement que tu connais mieux que le son de ta propre voix. Tu décides de t’éloigner légèrement, et une fraction de seconde plus tard, l’armure de Natasha vient épouser ses formes, emportant avec elle des victimes collatérales. Cela en fera moins à affronter…

Ensemble, vous vous engagez plus profondément dans les couloirs. Tu fonces dans la mêlée, tes gestes complétant les siens. Vous saviez vous battre l’un sans l’autre, pour sûr, mais à deux, vous étiez indestructibles. Les ennemis s’écrasaient sur vous, sachant pertinemment qu’ils n’auraient aucune chance. Vous faites fronts. Vos techniques de combat sont si différentes l’une de l’autre qu’elles se complètement à la perfection. Cette sensation te renforce, te donne le courage de persévérer. De tendre ton bras armé de ton bouclier pour lui éviter de prendre une balle. Tu ne prononces pas un seul mot. Tu n’attends certainement pas un quelconque remerciement. Tu veux juste sortir d’ici. La savoir en sécurité. C’est ton unique priorité. L’air frais vient finalement te gifler. Mais tu ne peux en profiter que quelques secondes avant que deux mains de fer te propulsent sur le toit, derrière d’épaisses caisses. Ce n’est qu’en entendant les rafales que tu comprends. Sourcils froncés, tu te redresses, te maintenant à l’abri des échanges de tirs. Ton regard ne la quitte pas une seule seconde. Prêt à intervenir au péril de ta vie pour lui venir en aide. Tu observes le quinjet s’effondrer un peu plus loin. Tu n’avais pas besoin qu’elle te fasse un dessin ni même qu’elle ne te propose son plan pour en comprendre les ficelles. Tu grognes de façon sonore, resserres ta prise autour de ton bouclier et attrapes sa main. « Tu sais bien que si. » Tu sais qu’elle le fera, quand bien même tu ignores ce que Mach 1 peut avoir comme effet sur ton corps.

Le bouclier te protège des dernières balles. Tu peux entendre leurs sons cliquetaient sur la surface métallique. Tes pieds quittent la terre ferme. Le rêve de n’importe quel homme depuis des décennies entières, mais certainement pas le tien. Clairement pas le tien. Tu attaches ton bouclier dans ton dos et te laisses porter par les airs. Tu ne dis rien. Pour le moment. Tu doutes qu’entamer une conversation avec la jeune femme soit une bonne idée, compte tenu de ta position. Pourtant, tu as beau te mordre la langue. Tu ne peux pas t’en empêcher. « Je suis désolé. »



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