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LE TEMPS D'UN RP

(Noara) Comme un fantôme dans le blizzard

Cépafo
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Cépafo
Lun 28 Mai - 21:55
Le contexte du RP
Mise en situation

Tokyo, mai 2018
Lara Kovalenka est une jeune ingénieure financier dans une grosse boite de chasseur de tête. Lorsqu'on lui a proposé un poste sur NYC en mai 2017, elle a foncé, après quatre ans d'études à l'université d'Harvard. Aujourd'hui, cela fait 6 mois qu'elle habite au Japon où elle a été mutée pour une excellente place. Elle fait toujours de la danse, et s'est même réinscrite au conservatoire de Tokyo pour quelques cours du soir. Ses parents adoptifs désespèrent de la voir un jour en couple, et ne cessent depuis des mois de lui proposer des rencontres arrangées avec des hommes à la situation aisée, célibataire eux aussi. Elle a commencé à accepter les rendez-vous il y a quelques semaines de ça, sans réel but, à part peut-être celui de s'envoyer en l'air.
Ema, une collègue de boulot et amie, se marie cette année. Timide et réservée, la jeune femme lui a demandé d'être sa témoin pour le grand jour, et attendrie par la jeune femme, Lara a accepté.

Noah Arjen d'Aremberg vient d'une des plus anciennes maison artistocratiques d'Europe. Après quelques années à l'université d'Harvard, Noah a quitté Boston sans se retourner pour suivre son père et son frère. Il a poursuivi ses études en Angleterre, et son père, le Duc d'Aremberg son altesse sérénissime qui jouit encore d'une assise politique confortable, lui a organisé un mariage arrangé avec Ema, une héritière autrichienne. Ils sont actuellement en plein préparatifs des fiançailles, qui se dérouleront à Tokyo, à l'ambassade des Pays-Bas.

Lara et Noah se sont connus à Harvard, entre haine et amour passionné. Bien qu'ils n'aient jamais été ensemble, ils ont sans aucun doutes été marqués l'un part l'autre. Noah a quitté Boston au pire moment sans donner d'explications, alors qu'ils semblaient tous deux enfin baisser leur garde. Il n'a jamais rappelé Lara, et ne lui a donné aucun signe de vie.

Aujourd'hui, Lara accompagne son amie Ema pour visiter la salle où se déroulera potentiellement la soirée de fiançailles. Noah lui, d'humeur exécrable, a pris le premier avion afin de rejoindre sa fiancée pour cette visite qui s'apparente à une corvée. Ils ignorent tous deux la présente de l'un et l'autre.

Personnages inventés sur le forum ILH, repris sur LTDR.


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Cépafo
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Cépafo
Lun 28 Mai - 23:03

Lara
Kovalenka

J'ai 24 ans et je vis à Tokyo, au Japon. Dans la vie, je suis Ingénieur financier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma froideur légendaire, je suis célibataire et je m'en fous.

who she is:




Anna Speckart ©️ NOM CRÉATEUR
Six mois déjà que j'étais ici, à Tokyo. Certains jours je ne m'en rendais même plus compte, et d'autres, comme aujourd'hui, me laissaient un étrange sentiment entre la mélancolie et la froideur. Ces rues, ces bâtiments, je les connaissais par coeur pour les avoir arpentés des années durant mon enfance. Et maintenant qu'ils faisaient partie de mon quotidien, presque dix ans après, j'avais encore du mal à les trouver familier. Perdue entre l'envie de me sentir chez moi, et les souvenirs d'une enfance déprimante qui me planaient autour. Pourtant, pas un instant je ne regrettais d'avoir quitté Boston, ou encore New York. Sans ce tournant dans ma vie, jamais je n'aurais pu espérer obtenir la place que j'occupais actuellement au sein de l'entreprise et.. je savais que ce n'était pas rien. En sortant du métro à Ginza, je prenais une grande bouffée d'air frais, ou d'air saturé par les pot d'échappement des voitures, ça dépendait du point de vue. En voyant mon reflet dans la vitrine d'un magasin, je décidais de défaire ma queue de cheval, laissant mes cheveux retomber sur mes épaules nonchalamment, et rangeais l'élastique dans mon sac. J'arpentais les rues pour gagner l'adresse qu'Ema m'avait indiquée, quand je sentis mon téléphone vibrer dans mon sac. Je jetais rapidement un coup d'oeil, bidouillant une réponse à l'homme avec qui j'avais rendez-vous le soir même, dans un restaurant de luxe, accordant autant d'intérêt à cette conversation qu'à la météo des prochains jours. Quand enfin j'arrivais devant l'élégant bâtiment, je laissais un petit sourire étirer mes lèvres en voyant mon amie qui m'attendait. « Lara ! Merci d'être venue » dit-elle alors que ses joues viraient déjà au rose en me faisant une légère étreinte que je recevais maladroitement. Je n'avais jamais été très tactile, pas vraiment à l'aise avec ce genre de démonstration d'affection. Ema était le genre de collègue insupportable à mes yeux. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il était impossible de la détester tant elle était adorable. Heureusement il se trouvait qu'en plus, je l'appréciai bien. Et la réciproque semblait être vraie, puisqu'ici, dans cette ville où elle ne connaissait pas grand monde, c'était moi qu'elle avait choisie comme témoin pour son futur mariage. Je n'étais pas vraiment convaincue d'être la mieux placée pour jouer ce rôle. Elle aurait dû choisir quelqu'un de solaire, de jovial pour être à ses côtés. Mais j'avais tout de même accepté, certainement parce que je n'avais tout simplement pas eu le coeur de dire non. « C'est impressionnant.. » dis-je en découvrant le hall d'entrée, tant les lieux en imposaient par leur beauté et le luxe qui s'en dégageaient. Il faut dire que de ce que j'avais compris, elle allait épouser un bon parti. « Viens, je vais te faire visiter. J'ai besoin de ton avis » dit-elle en toute simplicité, m'emmenant vers la salle principale.


@Haon


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HAON
Mar 29 Mai - 13:04

Noah Arjen
D'Aremberg

J'ai 24 ans et je vis à Londres, Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis étudiant en diplomatie et je m'en sors allègrement. Sinon, grâce à mon père et son obsession du sang pur aristocrate, je suis fiancé et je m'en fous .


"Je suis l'esprit qui toujours nie et c'est avec justice, car rien n'existe en ce monde qui ne mérite d'être détruit."
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Josh Beech ©️ NOM CRÉATEUR



Qu'importe la saison, le temps, et les vents qui chassent mes orages. Mon crâne incliné ne connait que des hivers. Tous les murs, tous les lacs, tous les ruisseaux qui le parcourent, même en rêve, sont devenus des glaces. Des glaces et du gel, une absence totale à moi-même. Voilà plus d'un an que je me traîne comme un fantôme lugubre. Ici et là, au grès des volontés et désirs de mon père. Comme un pion d'échiquier, placé dans la société en fonction de sa rentabilité. J'ai finis par me taire, par ne plus me rebeller. A la mort de ma mère, je suis mort moi aussi. Noah est mort pour ne laisser place qu'au taciturne et arrogant Monsieur d'Aremberg. Je suis de l'antimatière. Du vide chaotique, un reflet qui ressemble à un trou noir. J'ai quitté Harvard, Boston, et les États-Unis d'Amériques il y a quelques temps. Plus d'un an, peut-être deux. Je n'ai plus la proximité des souvenirs, c'est comme s'il s'agissait d'une autre vie. Tout y était volcanique. Tout y était merveilleux. Une explosion d'émotions, des feux d'artifices. Du feu sur la glace et des lacs à perte de vue. En ce temps là, je ressentais des choses. C'était la première fois de ma vie que je ressentais des choses. La rage, la haine, la colère, portée à leur paroxysme, sont déjà des indices d'humanités. Sombre, mais humain. Trop humain. Enclin à la révolte despotique, dépassé par sa nouvelle dépendance aux autres et à leur affect. A la merci de mes yeux qui ne savaient plus se détourner de certains visages. D'un visage. Parfait visage que j'ai raturé et déchiré, rendu monstrueux pour pouvoir l'effacer. Je l'ai effacé. Et puis qu'allait-il se passer ? S'embrasser, s'enlacer, s'aimer et puis se quitter ? S'attacher encore à des amitiés, à des frères fictifs pour apprendre à survivre à leur absence ? A l'aune du deuil de ma mère, j'ai détesté ce que j'ai vu de moi. Face à l'épitaphe, mon reflet dans la pierre, je ne me suis en rien reconnu. J'étais devenu mon propre bourreau. En ayant ouvert les portes, laissé tous ces autres me toucher, me voir autrement que comme je m'étais toujours montré : hautain, sarcastique et détestable. Face à la terre, tout à coup, je n'ai plus rien ressentis. Ni même la rage, ni même la colère, ni même la haine. Le visage placide, le regard terne. Je devenais le vide, je devenais le chaos, je devenais le monstre. Je reconnu en moi-même qu'il était temps de tuer cette partie de moi qui s'était humanisé. Je l'ai enterré avec ma mère. Ma mère était la plus belle partie de moi. Si elle n'était plus là, alors il ne restait que moi. Et moi je n'ai jamais été rien d'autre que de la glace. Que de l'hiver. Je suis partie sans rien dire. Sans regretter. En oubliant. En faisant comme si rien n'avait jamais existé. Moi-même, je n'avais jamais existé. Moi-même, je me suis oublié.

La main de mon frère qui tape frénétiquement mon épaule en me livrant des conseils conjugaux douteux commence à franchement m'agacer. Lui, et les râles de mon oncle, déjà ivre en début d'après-midi après avoir finit à lui seul la bouteille de bourbon du bar. Le jet affrété par mon père est confortable. C'est la présence des autres qui le rende détestable. De mon frère et mon oncle, au pilote, en passant par les hôtesses. Je me surprends à fantasmer l'idée d'un crash brutal et de rires diaboliques autour de leurs crânes éclatés. Je suis épuisé de tous ces bavardages. J'ai rencontré Ema une dizaine de fois à peine. L'un et l'autre somme échangé comme du bétail, une transaction à haut rendement, un contrat juteux, un investissement confortable. Alors je vis ces fiançailles comme une formalité sans y mettre les formes. Quand ce sera terminé, je visiterai les maisons closes de Tokyo et m'envolerait pour les fumeries d'opium d'Afghanistan. Nous avons atterris sur le toit de l'ambassade, je m'engage d'un pas pressé dans les escaliers pour éviter mon frère et mon oncle. Une main dans la poche de mon pantalon de costume, l'autre essuyant d'impatience mon menton à répétition, je me stoppe net, voulant tenter le demi-tour, sans y parvenir, quand les parents d'Ema m'interpellent à haute voix. Je les rejoins, sourire aux lèvres, en bon gendre hypocrite que je suis : "Vous avez fait bon voyage très cher ?". Ma tête hurle à ta figure de la fermer et je prie le ciel secrètement pour que toi, ton mari, ta fille et toute cette assemblée finissent tremper par de l'acide ou coulés sous un magma de lave : "Excellent. Le nouveau jet est bien plus confortable, vous devriez l'essayer". Je cherche une échappatoire, une excuse, quelque chose qui me permettrait d'aller fumer une clope loin du bruit et de la foule. Ma fiancée pourrait servir cette excuse : "Je vais chercher Ema", amorçant le pas d'un départ hâtif. Quand son père m'arrête tout à coup : "Elle est là", et raté. Merde. Je baisse les yeux sur mes chaussures, les deux mains dans mes poches, à la merci d'un calvaire assumé. "Ema ! Viens par ici !". Mes yeux fouillent le carrelage, Ema parle, sa voix est comme invisible à mon esprit : "Permettez-moi de vous présenter ma demoiselle d'honneur". Avant de se redresser vers le visage de ma fiancée, quand ... je me fige brutalement.

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Cépafo
Mar 29 Mai - 16:11

Lara
Kovalenka

J'ai 24 ans et je vis à Tokyo, au Japon. Dans la vie, je suis Ingénieur financier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma froideur légendaire, je suis célibataire et je m'en fous.

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L'endroit était immense. Les murs ornementés, si hauts que j'avais finalement arrêté de me tordre le cou pour regarder au plafond, frôlant le torticolis. Je n'avais jamais mis les pieds à l'ambassade des Pays-Bas, et j'avais bien conscience que nous étions en train d'arpenter des pièces et couloirs habituellement cachés au public. Je ne savais même pas pourquoi ils avaient choisi cet endroit d'ailleurs, supposant qu'il s'agissait d'un choix de la belle famille d'Ema, en rapport avec leurs origines. Au fond, je ne savais pas grand chose sur ce futur mariage, ou sur son futur époux. Mais de ce que j'avais compris, je n'étais pas la seule.. Un mariage arrangé, un accord entre deux familles, qui se signait par l'union de leur enfants. C'était presque choquant de ce dire que ce genre de choses existait encore à notre époque et en même temps, pas tellement. Je n'étais pas dans la tête d'Ema, et elle qui était si douce, si simple et réservée, je me demandais un peu comment elle vivait tout ça par moment, tout en ayant la pudeur de ne pas le lui demander. J'avais l'impression qu'elle s'accrochait à tout ça - la salle, la décoration, l'organisation - pour voir les choses positivement. Au court d'une discussion, elle m'avait tout de même avoué espérer se rapprocher de son fiancé qui semblait froid et parfois indifférent. Et je ne pouvais m'empêcher de me dire que si c'était moi, je réagirai exactement de la même manière. Ce qui ne changeait pas vraiment de d'habitude en somme, j'en avais bien conscience. Quelques minutes de visite plus tard, elle me proposait d'aller rejoindre ses parents, qui attendaient l'arrivée du fiancé, son frère et son oncle. Ce qui faisait pas mal de monde. Je n'étais pas très friande de ce genre de rencontre mais en acceptant d'être sa témoin et demoiselle d'honneur, je supposais que j'avais plus ou moins signé pour tout ça, même si je n'étais pas convaincue d'être d'un grand soutien. « Ah, ils sont là ! » dit-elle alors qu'on apercevais le petit groupe. Mon téléphone vibra une fois de plus, et tout en suivant mon amie, je déverrouillais l'écran pour finalement éteindre l'appareil, histoire d'être tranquille. Je ne relevais le regard qu'à cet instant, voyant d'abord ses parents que je saluais et puis.. ce fut comme si je me prenais une gifle. Tout mon être était pétrifié sur place. Mon visage, figé comme la pierre, convaincu d'être face à un revenant. C'était impossible de ne pas attendre ce crac, cette déchirure là, qui opérait à l'intérieur de ma poitrine alors que mes yeux se posaient sur Noah. Noah. Ces yeux. Ce visage. Nos regards qui se percutaient violemment, agissant comme un tsunami sur tout mon être. En l'espace d'une seconde, ce fut comme si tout s'écroulait autour de moi. Je n'entendais même plus Ema, je ne voyais pas les hommes qui l'entouraient... Ça faisait mal. Bien trop mal. « Lara Kovalenka, une amie. » J’entrouvrais les lèvres, ne sachant pas quoi dire, les connexions avaient du mal à se faire dans mon cerveau. C'était impossible.


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Mer 30 Mai - 16:01

Noah Arjen
D'Aremberg

J'ai 24 ans et je vis à Londres, Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis étudiant en diplomatie et je m'en sors allègrement. Sinon, grâce à mon père et son obsession du sang pur aristocrate, je suis fiancé et je m'en fous .


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Josh Beech ©️ NOM CRÉATEUR



Le marasme et l'ennui m'habitent et m'abritent continuellement. Si tout se ressemble, si tout à la même texture, le même parfum, fade et sans âme, alors pas une émotion ne peut éclore. Pas une blessure me flageller. Tout passe et me lasse dans une indifférence ravageuse. Je suis anxieux. Pas parce que je suis stressé ou qu'un élément externe pourrait venir me perturber - mes yeux semblent voir mais ils ne regardent rien; hors ma tête, tout est du vide, incommensurable vide que je m'échine à effacer à mesure que j'avance. Mes souvenirs s'entassent dans des cimetières fantasmés que je construit dans mon esprit. Anxieux d'agacement. Toute cette promiscuité me dévore, ces palabres sans fin, ces faux semblants. Devoir sourire à tous ces gens, à mes futurs beaux parents, à ma fiancée, comme si je devais y accorder de l'importance, comme si tout ceci était important. En rien important, ça n'est pas important, pas pour moi. Je l'ai dis, une formalité à bâcler et balancer du bout du pied dans la poubelle avec tous les restes des festins à venir. J'ai envie de fumer une clope. Et cette fiancée, qui n'a même pas l'intérêt d'être une excuse suffisante pour pouvoir m'en servir et m'échapper, apparait devant moi.

Boum. C'est le bruit que fait un cœur quand il tombe. Quand il s'arrête. Boum. Tout s'arrête. Tout se fige. A commencer par mon instrument cardiaque, tant ignoré que j'en avais oublié l'existence. Et voilà qu'il existe. Voilà que je le sens. Qui rompt un battement lourd et long quand mes yeux, paralysé d'effroi, s'arrête dans ceux de mon bourreau. Comme s'il y avait une fissure dans le temps, une faille spatio-temporelle, un volcan en éruption, un choc de plaque tectonique. Rien ne sort. Rien ne me parviens. Pas même le frisson qui s'anime sur ma nuque humide, pas même ma gorge qui se sèche, mes mains qui se crispent. Rien ne me parviens. Je suis un fantôme, monstre de pierre, face à une autre pierre. Une épitaphe. Un vestige du passé, en ruine et ruinée. Tout refouler, tout rejeter. Faire comme si de rien n'était, c'est toujours ce que j'ai fais le mieux. Ignorer le brouhaha dans mon ventre, l'électricité dans mes jambes, et mon cœur qui ne veut pas se relancer. Relance toi, je vais m'évanouir, ce n'est pas le moment. Pas le moment de perdre sa fierté et son arrogance, pas le moment de reconnaitre un manque, une amertume ou une nostalgie. Pas le moment de se rouvrir, de redevenir humain. Souviens-toi, tu es mort. Tu es mort avec ta mère, tu es partie, et puis plus rien. Plus rien, plus jamais rien. Et cette apparition fortuite n'est que l'avatar de tes névroses, un test à ta prudence. Elle n'est rien, tu ne te souviens pas de son prénom. Oublie le, oublie le, ne le prononce pas. Tais-toi. Lara Kovalenka. Et merde.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté bloqué. L'habitude de feindre en société me rend expert en faux semblant. Je me racle la gorge, les traits de mon visage se durcissent. Ma mâchoire, bien plus saillante et amaigrie qu'il y a un an, se crispe. Mes yeux feignent l'indifférence. Ils la feignent le plus possible, ils la feignent au mieux. Ils la feignent tellement que pour échapper à un aveux de faiblesse, mon air paniqué se transforme en relant de dégout. Hautain, prétentieux, sans la moindre considération pour celle que j'ai eu par le passé entre mes mains. Tu n'es rien. Je tourne le visage vers Ema : "Madame D'Aremberg", lançais-je le plus orgueilleux du monde dans un faux élan d'affection. Si peu courrant, qu'Ema eu un mouvement de sursaut. Son père s'esclafant à la lisière de sa pipe en bois, me lance un faux grincheux : "Doucement jeune homme, pas tant que les voeux ne sont pas prononcés". Je feins de rire, je feins tout. L'ignorance, l'indifférence, la compassion et l'amour. Je feins tout, je m'enlise, et mon ventre tourbillonne. Et cette clope qui m'appelle depuis dix minutes devient vitale. Et cet évènement, transaction de nom somme toute banale, devient tout à coup mortel. Vraiment mortel, avec un gout de sang et des pulsions d'assassinat : "Veuillez m'excuser", lançais-je en amorçant un pas sur le côté. M'arrêtant net, je me tourne prétentieux vers Ema : "Ah, et très bon choix ... la demoiselle d'honneur", clin d'oeil à la volée, impertinent, anxiogène. Avant de me tourner vers ... Lara. Toute la noirceur du monde dans ma bouche, comme un cadavre damné et condamné pas prêt à rencontrer la paix : "Et toutes mes félicitations à vous. Vous accompagnez la plus délicieuse des fiancées". Mes yeux lâchent les siens. Comme s'ils étaient entrain de tomber. Je m'éloigne d'un pas pressé vers l'extérieur. Dans un coin, à l'angle du mur, la où personne ne passe à part le chien.

Qu'est ce qu'il vient de se passer ?

Sa voix. Sa voix dans ma tête. Sa voix résonne. Je ne l'avais pas entendu depuis une éternité. Sa voix, elle ne veut pas s'arrêter. Elle n'est rien, elle n'est rien, elle n'est rien.

Mon dos tombe contre le mur. Une clope portée à ma bouche, de la sueur sur le front. Qu'est ce qu'il vient de se passer ?

Mon cœur bat de nouveau. Et il me donne envie de gerber.

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Mer 30 Mai - 22:20

Lara
Kovalenka

J'ai 24 ans et je vis à Tokyo, au Japon. Dans la vie, je suis Ingénieur financier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma froideur légendaire, je suis célibataire et je m'en fous.

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Anna Speckart ©️ NOM CRÉATEUR
C'est impossible. C'est impossible. Je n'arrive pas à y croire, ou plutôt, tout mon être refuse de le croire. Ça ne peut pas être lui. C'est impossible. Ce n'est pas Noah. Et c'est Noah. Je le sais, au plus profond de moi. Même les yeux fermés je l'aurais su. Mon corps entier se glace sur place, alors que j'ai l'impression d'être dans l'un de ces cauchemars que mon esprit s'évertue de me faire vivre depuis des mois dans mon sommeil. Réouvrant cette plaie béante au creux de ma poitrine, que j'avais pourtant enfouie au plus profond de moi. Suffisamment pour être convaincue de ne jamais la revoir. On se dévisage et sur le coup, je ne parviens pas à me contrôler, rendant l'instant certainement palpable tant c'est intense. L'expression de son visage, ses yeux, tout me blesse à une vitesse hallucinante quand in extremis, je dresse cette barrière glaciale qui est ma meilleure alliée. « Madame D'Aremberg. » Ma peau s'hérisse à ses mots qui me ramènent à la réalité lorsque j'entends sa voix. Autour on rit, on plaisante, mais je suis tellement sous le choc que j'ai l'impression d'assister à tout ça derrière une vitre. « Ah, et très bon choix ... la demoiselle d'honneur. » Nouvelle gifle que j'encaisse en mon fort intérieur, n'ayant toujours pas prononcé un mot. « Et toutes mes félicitations à vous. Vous accompagnez la plus délicieuse des fiancées. » Tout s'est passé vite. Trop vite. Noah s'éloigne, et au fils des secondes, je sens que j'étouffe. Tout m'étouffe. Ema qui sourit en rougissant, ses parents qui me regardent avec intérêt, tout en plaisantant avec ces deux hommes que je ne connais pas. Mes poumons se vident. Mes mains se serrent sur la hanse de mon sac pour les empêcher de trembler. « Tout va bien Lara ? » demande soudain Ema, l'air inquiet. « Je.. je reviens. Je vais.. me rafraîchir » dis-je en bredouillant, m'éloignant déjà vers les toilettes.

J'ai la nausée. Penchée sur l'évier, je tousse à m'en écorcher la gorge, sans que rien ne sorte. Haletante, je mets quelques secondes à reprendre le contrôle de moi-même, observant mon reflet dans le miroir. J'ai la tête de celle qui a vu un fantôme. Ma respiration s'est calmée lorsque, machinalement, je me lave les mains. C'est lui, le futur fiancé. Lui qu'Ema connait à peine et qui, si tout se passe bien, sera son époux un jour. Les mots qu'il vient de prononcer laissent un goût amer dans ma gorge, écœurée de sa prétention et de sa suffisance. De voir que je suis.. une parfaite inconnue à ses yeux. Les souvenirs de notre dernière conversation ce soir de Noël viennent à moi, avant que je ne les repoussent tout aussi vite. J'ai appris avec le temps. Reprends le contrôle Lara.
Je sèche mes mains, et me regarde à nouveau. Là, c'est mieux. Beaucoup mieux. A nouveau dans la maîtrise, je sors des toilettes, et vais rejoindre mon amie qui déjà, s'avance vers moi. « Une bouffée de chaleur, rien de grave » dis-je immédiatement pour la rassurer, avant même qu'elle ne me pose des questions. « Réaction typique face à tant de beauté » dit alors le jeune homme face à moi en désignant les lieux, sourire aux lèvres. « Lachlan d'Aremberg, enchanté mademoiselle » ajoute-t'il en me faisant un baise main le plus naturellement du monde. « Je suis le grand frère de Noah. Et voici également mon oncle. » Allais-je devoir rencontrer toute sa famille ? « Enchantée » dis-je, impassible. « Et si nous allions tous dîner ensemble ? » s'exclame alors la mère d'Ema, enthousiaste, au moment où Noah refait son apparition. Je m'apprête à refuser, mais Ema est déjà en train d'insister. « Oh ce serait tellement bien ! S'il te plait Lara » Dois-je préciser qu'elle a l'habitude de mes refus ? Sauf qu'à cet instant, je croise à nouveau le regard de Noah, avec toute cette animosité qui semble s'en dégager. « Bien sûr, avec plaisir ».


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Noah Arjen
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J'ai 24 ans et je vis à Londres, Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis étudiant en diplomatie et je m'en sors allègrement. Sinon, grâce à mon père et son obsession du sang pur aristocrate, je suis fiancé et je m'en fous .


"Je suis l'esprit qui toujours nie et c'est avec justice, car rien n'existe en ce monde qui ne mérite d'être détruit."
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Josh Beech ©️ NOM CRÉATEUR



Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes, et de noirs bataillons de fantômes épars, qui veulent me conduire en des routes mouvantes qu'un horizon sanglant ferme de toute part.

Le temps, suffocant, s'arrête et reprend, sans rythme, sans souffle. Figé sur cette espace de choc, ce visage, cette voix, la mémoire de mon corps, tout ce que ça lui évoque. Pressé, hâtif, dans sa paresse. Comme si tout devait s'effacer à tout prix. Et tout doit s'effacer à tout prix. Je suis rattrapé par des fantômes que je ne commande plus. Je les avais abandonné dans les géôles de mon esprit, laissait là à l'agonie, fuyant leur existence, oubliant jusqu'à leur essence. Ces fantômes des caves de mon esprit que rien ne devait jamais plus raviver, que rien ne devait remonter. Les voilà derrière moi, et qui courrent, et qui courrent vite et d'un pas lourd. Une course poursuite infernale, je suis une arêne close où coeur et esprit se battent aveuglément. Et au sein de son propre corps, il est impossible de s'échapper. Il est impossible de courir vite et loin devant. Impossible de ne pas se tétaniser à la considération de son impuissance.
Ma clope allumée comme pour rendre l'air ambiant moins asceptisé. Mes poumons qui crament, et que je sens en fond. Mon ventre qui boue, mes jambes qui se mettent à trembler. Tous ces rappels épidermiques qui viennent me dire à quel point je suis encore vivant, à quel point il reste là, tout au fond, tout en bas, un brin d'humanité. Je suis paniqué. Je mords à l'hameçon de mon désespoir furtif, laisse le drapeau noir de l'angoisse despotique se dresser sur mon crâne incliné. Mes yeux vifs, aiguisés, à l'affut de la moindre trainée d'essence pour y mettre feu, balayent les alentours. Balayent et effacent. Ne veulent plus rien voir. Se rendre robotique. Démarche mécanique. Feindre et laisser geindre. Chaotique. Incohérent. Froid, robuste, violent, en armure. Lutter pour que ça n'existe pas. Lutter pour que je n'existe plus. Monsieur D'Aremberg. Juste, Monsieur D'Aremberg.

Je retourne à l'intérieur. D'une démarche suffisante et assurée, les mains dans les poches de mon costume, le visage aiguisé, le regard froid, strident. Je remarque l'assemblée qui s'agite et retiens mes yeux. Les retiens de toutes mes forces. Ils me trainent. Me trainent sur son visage, me traînent sur ses traits, sur ses cheveux et ses lèvres qui s'agitent. Me traînent sur ses yeux dont je me rappelle, que je connais par coeur, que ... tais-toi. Et s'arrêtent. Net. Sur le visage flamboyant de mon grand frère, sa suffisance et sa prestance. Il est à côté de celle que je ne veux pas nommer, que je ne voulais pas voir. Mon coeur ratte un nouveau batement. Imperceptible. Il m'échappe aussitôt. Une main tape sur mon torse, je rejoins des yeux son auteur, dans un bref sursaut. Mon oncle, déjà ivre, me lance un caustique "Elle est mignonne la p'tite demoiselle d'honneur", avant de s'éloigner. Noah !, crie Lachlan. Je me tourne vers lui, tombant de fait sur les yeux de Lara, furtivement, à peine une fraction de seconde avant de les rejoindre et leur faire face - à elle et à mon frère. Bien sûre, avec plaisir dit-elle. Sa voix résonne encore, je fronce des sourcils anxieux. Captant le jeu dangereux dans lequel elle vient de me lancer, sa provocation à peine déguisée. Mon ventre se crispe d'une excitation mort-née, que je n'avais pas ressentis depuis des années. Le jeu. La torture. Avant de voir ma fiancée, toute enjouée, candide, à l'opposer du brasier qui nait en moi, sauter à mon bras : On va dîner tous ensemble, me répete-t-elle, comme si elle avait saisit mon absence psychique. Je repose des yeux plein d'animosité sur Lara. Avant d'esquisser un sourire hypocrite, sarcastique, et faussement mielleux : "Et bien, je vois qu'il vous est déjà impossible de vous passer de nous". Faisant mine de lancer une plaisanterie, qui se traduisait en réalité comme une pique acerbe à son égard. Et Lachlan reprenant, : Doucement petit frère. L'impossibilité de s'en passer vient peut-être de notre côté ... . Et Lachlan, dans tout son charme supérieur, tend le bras à Lara. Je sens quelque chose de désagréable dans ma poitrine. Volte face. Je marche loin devant, avec Ema, en tête de fil, jusqu'à la salle de réception. Essayant au mieux d'ignorer ce qu'il se passe. Et mon envie brutale et intense de la flinguer et et celle de me flinguer par la suite.

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Cépafo
Mer 6 Juin - 21:59

Lara
Kovalenka

J'ai 24 ans et je vis à Tokyo, au Japon. Dans la vie, je suis Ingénieur financier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma froideur légendaire, je suis célibataire et je m'en fous.

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Les mots sortent de ma bouche sans que je n'y réfléchisse vraiment, cédant à cette tare intérieure de toujours le défier. C'est plus fort que moi. Et alors que tout mon être semble être sur le point de craquer et de s'effondrer sur place, je choisis l'arrogance. On dit que l'attaque est la meilleure défense. A cet instant, c'est surtout ma seule bouée. Un besoin vital de m'accrocher à quelque chose pour m'empêcher de tomber une fois de plus face à Noah. Son regard, son air suffisant, et cette manière qu'il a de m'ignorer, faisant même comme si nous ne nous sommes jamais connu.. tout semble me briser. Avant que je ne transforme ma détresse en haine.
Ema semble ravie, n'ayant certainement pas espéré que les choses se passent "aussi bien". Et lorsqu'elle se jette au bras de Noah, j'ai la sensation d'être dans une réalité parallèle, comme si tout ça ne pouvait décemment pas se passer. Mon léger sourire fait mine d'apprécier la remarque de Noah mais au fond, chaque mot sorti de sa bouche semble être une torture de plus. Tellement même que je ne m'attends pas une seconde aux sous entendus de Lachlan, son frère. Ah, voilà autre chose.. J'accepte poliment le bras de Lachlan, tout en me demandant déjà comment me sortir de ce plan merdique. Je n'ai pas besoin de connaître le second d'Aremberg, merci, le premier m'a déjà largement suffit. Je réalise d'ailleurs à cet instant que Noah ne m'a jamais parlé de son frère et.. je ne sais même pas quoi en penser. Dans la salle de réception, un serveur nous guide jusqu'à une table déjà dressée, à laquelle on vient ajouter un couvert. Lachlan m'invite à m'asseoir en me tirant une chaise, et je n'ai pas d'autre choix que de me retrouver à côté de lui, Ema et Noah juste en face de nous. Mes doigts pianotent nerveusement sur la table alors que les parents d'Ema échangent des banalités, notamment avec l'oncle d'Aremberg qui semble déjà bien éméché. Et le serveur arrive justement en nous servant le champagne qui, comme le reste, doit être validé par les futurs époux pour leur soirée de fiançailles. J'essaie de garder mon image impassible, et surtout d'ignorer ces ratés que mon coeur enchaine chaque fois que mes yeux ont le malheur de se poser sur Noah.. quand soudain, je suis tirée de ma rêverie. « Dites-moi Lara, que faites vous dans la vie ? » demanda Lachlan, ses yeux me balayant du regard. « Je suis ingénieur en finance chez Bain & Company, depuis bientôt un an » je réponds, faisant mine d'être intéressée. « Intéressant. Et impressionnant aussi, vous êtes diplômée de quelle université ? » « Harvard » dis-je presque immédiatement, évitant soigneusement de regarder Noah. « Mais vous avez dû y croiser mon cher frère alors, il y a passé quelques temps » dis Lachlan en se tournant vers son frère. Alors je me tourne à mon tour, feignant la surprise, l'hypocrisie à son apogée. « Ah ? C'est possible. Mais si c'est le cas, cela ne m'a pas marqué ». C'est cadeau.



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HAON
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HAON
Lun 11 Juin - 19:28

Noah Arjen
D'Aremberg

J'ai 24 ans et je vis à Londres, Grande-Bretagne. Dans la vie, je suis étudiant en diplomatie et je m'en sors allègrement. Sinon, grâce à mon père et son obsession du sang pur aristocrate, je suis fiancé et je m'en fous .


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Josh Beech ©️ NOM CRÉATEUR



Nous sommes de ceux qui ne meurent jamais. De ceux qu'on voit sur les tableaux de musés. Qu'on reconnait à leur lumière, à leur prestance, à leurs carrures droites et suffisantes. De ceux qui sont enviés pour leurs couronnes de chaire, de ceux qui naissent dans les volcans, grandissent sur les Olympes. Nous sommes de ceux que la misère ne touche pas. N'a jamais touché. Baigné dans l'idée d'un mérite absolu. De ceux construits pour penser qu'ils valent mieux que tous les autres. Que nous sommes bénis et que les dieux ont fait de nous leur double sur terre. Noyés dans nos arrogances despotiques, nous avons construit entre nous et les autres une barrière de plomb, comme si notre monde fait de dorrure et de diamant, ne pouvait qu'être imaginé pour eux. Comme si nous étions trop parfaits pour être vrais. Les renvoyants sans cesse à leur pauvre condition : toute une vie de lutte et jamais, au grand jamais, ils n'égaleront nos rangs. Nous sommes de ceux qui vivent à travers les siècles, qui portent un nom chargé d'histoire, qui connaissent par cœur leur arbre généalogique. De sang pur, de larmes d'or, voilà de quoi nous sommes composés. Là où les autres sont faits d'urine et de miasmes. Et cette fortune nous est rappelée, chaque jour de nos vies. La servitude, voilà le prix à payer pour échapper à la misère du commun des mortels. Voilà le prix à payer pour être un immortel. Face à mon frère et Lara, je me reconnais. Je suis la pièce déchiré d'un puzzle de glace que rien ne viendra sauver.

Lachlan. L’aîné de la famille. Plus âgé que moi de trois ans. Grand. Majestueux. Appolon. Il est tout ce que je ne suis pas. Tout ce que mon père aurait voulu que je sois. Beau. Merveilleusement beau. Outrageusement beau. Et je ne parle pas que d'esthétique. Il est un genre d'anti-héros en puissance, un diable déguisé, savamment masqué par une gueule d'ange qui laisse tout à désirer aux autres. Et c'est pour cela qu'il a toujours été le favoris. Pour cela que je l'ai toujours admiré. Lachlan ne porte pas seulement le nom de notre père, il en est la continuité de caractère. La subtilité en plus. Chaleureux, souriant, drôle, distingué ... on pourrait lui dresser une liste infinie de qualité, puisqu'il aura, en toutes circonstances, toutes les qualités que vous aimeriez qu'il ait. Lachlan sait être exactement ce que vous attendez. Pas seulement de manière superficielle. Il sait deviner ce qu'il se cache au fond de vous et devenir ce que, même sans le savoir, vous avez toujours cherché. Un fin stratège, intouchable. Intouché. Je ne l'ai jamais battu aux échecs, il a toujours une douzaine de coups d'avance. Quand vous le regardez, il sait où vous voulez en venir. En silence et sans bruit, sans même vous faire remarquer sa présence, il vous devine, vous attrape, et puis voilà que vous ne pouvez plus vous en passer. Il entre dans votre tête et n'en sort que lorsqu'il l'a décidé. Il voit tout, rien ne lui échappe. Et pour tuer le mortel ennui que lui procure ce regard subliminal sur le monde et sur sa vie, Lachlan joue. Comme un marionnetiste. Il avait disparu il y a quelques années. Du jour au lendemain. Et puis il est revenu il y a un an, au lendemain du décés de notre mère. Deux ans de silence, où parait-il s'est-il amusé en Amérique Latine et dans tous les endroits du monde où il pouvait rencontrer musique, drogue, et liberté. Usant de l'amour de notre mère pour renflouer ses comptes chaque jour. Une vie de prince libéré. Là où je lui en ai voulu, c'était dans son hypocrisie. Une liberté n'est pas payante, elle ne s'achète pas avec du chantage affectif. Les seules fois où nous avions de ses nouvelles, c'est quand il demandait de l'argent. Toujours dans le dos de mon père. Mon père lui était triste. Je crois que c'est la seule fois où je l'ai vu ressentir quelque chose. Pour ma mère, il n'avait rien ressenti. Alors mon père était devenu dur avec moi. Je devais être mon frère, je devais être lui. Plus aucun espace de réflexion personnelle ne devait m'être laissé. Je devais devenir d'Aremberg, juste d'Aremberg. Et j'ai senti, toutes ces années, l'aversion de mon père. Il avait beau me frapper, je n'étais toujours pas Lachlan. Et je le dégoutais toujours autant. Dans son regard, il me vomissait chaque fois qu'il voyait Noah. Comme tous ceux qui m'ont connu et m'ont regardé jusque là. Je suis Hadès. Je me contente des restes. Lachlan est revenu et j'ai été relégué à mon statut de second. Imparfait. Agent de substitution. Indigne de la lumière des portraits de famille. Lachlan m'avait manqué. Je n'ai jamais su expliquer notre relation. Je crois que c'est la même que j'ai avec mon père, l'amour en plus. Elle s'apparente à une domination perverse, une soumission complète. Ce que Lachlan veut, Lachlan l'a. Et quand il est là, plus rien n'est à moi. Je le sais, ça a toujours été comme ça.

Voilà pourquoi j'ai peur. Voilà pourquoi je tremble. Voilà pourquoi je me tais. Voilà contre quoi je me bats. Ne pas laisser la moindre transparence, tout masquer, tout cacher. Être un robot pour ne plus être apte à me dégoûter moi-même. Je le regarde tendre le bras à Lara et décide de me détourner. De faire comme si de rien n'était. De ne pas remarquer les pincements au cœur, les frissons. De ne pas me souvenir du visage de Lara, de ses mains sur mon corps, de ma bouche sur ses lèvres. De ne pas retenir ce qui a existé. De l'oublier. Ne rien ressentir. Faire ce qu'on me dit de faire et mourir en inconnu. Avec comme seule trace de mon existence, comme seule qualité, un nom de famille que je n'ai jamais choisi. Assis à la table, je me contiens. Faignant des sourires complaisants, écoutant d'une oreille étourdie les vacheries de mon oncle ivre. Baissant les yeux quand le regard de mon père vient me pointer. Il a dû remarquer. Cette faiblesse sur mon menton, mes poings qui se serrent comme s'ils étaient entrain de se battre. Et il sait. Que si je me crispe, si je lutte, c'est qu'il y a quelque chose qu'est venu déranger l’accalmie parfaite de sa transaction. Mon père jette un regard à Lachlan et Lara, il esquisse un sourire satisfait, à peine visible. Je suis le seul à le voir, à le comprendre. Tout est sous contrôle. Ma main posée sur la table se fait recouvrir timidement par celle d'Ema, Champagne ?. Je crois qu'elle a dû poser la question trois fois, et ce n'est que ce contact physique, qui me révulse intérieurement, qui me fait lever les yeux, acquiesçant fermement avant d'élargir un sourire de circonstance. Je goutte le breuvage avant d'inviter le serveur à servir les autres. Tout est bruyant. Tout me semble si silencieux. Je suis en décalage, hors de mon corps, je regarde la scène de loin. Je m'éloigne à mesure que mes souvenirs reviennent. Ils m'envahissent, m'étranglent. Mes yeux observent du coin Lachlan et Lara. Je sens naître de la colère. Cette émotion si familière et que j'avais pourtant tût toute cette année. Je ne peux m'empêcher d'écouter Lara parler. Alors elle aussi n'est plus à Harvard depuis une année. Je ne sais pas pourquoi, mais l'idée me soulage. Avant d'être rattrapé par une panique subtile lorsqu'elle prononce le nom de notre université. Elle ne remarque pas. Le regard de biais que me lance Lachlan, avec cette lumière dans les yeux qui me fait deviner qu'il a tout compris. Un mot, et il a tout compris. Il sourit, beau sourire, diabolique, comme s'il avait trouvé là un Graal. Je râcle ma gorge et me détache de ses yeux avant d'être rattrapé à vif par les mots cinglants de Lara : "Si c'était le cas, tu t'en souviendrais". Lançais-je arrogant à Lara en inclinant légèrement la tête en signe de défiance caustique. Pic pour pic. Avant de reprendre : "Je n'ai pas beaucoup aimé cette Université, et puis, comme rien ne m'y retenais, j'en suis partie quand l'occasion s'est présentée". Et Lachlan de reprendre, comme s'il était entrain de placer chacun de ces pions, me renvoyant à toute ma faiblesse  : "Ne sois pas si arrogant Noah", avant de se tourner vers Lara : "Vous auriez dû voir l'état dans lequel j'ai récupéré mon petit frère. Il avait complètement perdu la maîtrise de lui-même, il était méconnaissable. Mon père et moi avions pensé qu'il serait mieux pour lui de poursuivre ses études ailleurs. Et je crois que l'Angleterre et le psy lui ont fait beaucoup de bien". Humiliation. C'est ainsi qu'il frappe, me renvoyant l'image la plus pathétique de moi-même. Et Lachlan de poursuivre, son verre à la main : "Mon petit frère n'a jamais été apte à prendre de bonnes décisions. A part celle d'épouser Ema bien sûre", levant son verre en direction de ma fiancée. Avant de se lever et de faire claquer sa cuillère contre sa coupe. Tout le monde se tait et se tourne vers lui. Avec sa carrure de prince, faisant patienter son public comme s'ils étaient tous affamés des mots qui allaient sortir de sa bouche. Et Lachlan clâme : "J'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas plus grand honneur dans une vie que celui de porter un nom qui à lui seul renvoit à tous les principes que chaque homme devrait porter en lui. A fortiori, qu'il n'y avait pas de plus grand honneur que de transmettre ce nom à une personne digne de sa prestance. Et je crois pouvoir dire sans hésiter, qu'il n'y a pas de personne plus disposée à le faire que la fiancée de mon frère. Ema, tu es un modèle de vertu et je suis fier de savoir aujourd'hui que tu seras la mère de mes neveux. Quant à toi, Noah. Mon frère. Petit frère. Je sais comme tu aime la poésie et je ne trouve pas de vers plus approprié pour toi que celui d'Eluard, qui nous dit : il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous". Mes yeux immanquablement, glisse sur le visage de Lara avant de m'en échapper à toute hâte pour me montrer concentré au discours de mon frère : "Nos familles étaient destinées à cette rencontre. Il n'y a pas femme plus parfaite pour Noah, qu'Ema. Votre union, comme votre vie toute entière, a toute ma bénédiction. Il est temps, je crois, pour toi mon cher petit frère de devenir l'homme que père et moi nous efforçons de faire naître en toi depuis ta plus tendre enfance. De tirer un trait sur ton adolescence, de mettre sous terre ton passé. Et de te sentir honnoré, à ton tour, d'être un d'Aremberg. Car je t'assure, ton nom est la meilleure de tes qualités". Mon coeur s'ecorche, mon souffle se coupe. J'entends ce qu'il dit comme une lame de rasoir. Voilà son vrai message : Tu n'as pas le choix petit frère. J'ai compris Noah, a la façon que t'avais de te réveiller dès l'instant où elle est apparue face à toi. J'ai compris que tu essayais de ne rien montrer. Mais j'ai tout vu. J'ai tout vu, je l'ai vu, et je la veux. Alors toi, mon cher frère, apprends encore de tes erreurs. Tu n'aurais pas dû avoir de coeur. Il fallait le tuer ton coeur. Et si je te blesse présentement, ça sera ta leçon. Tu n'avais qu'à pas être humain. Et si tu t'obstine à trembler, je vais te le faire payer. Parce que tu es un d'Aremberg et je ne te laisserai plus salir notre nom d'une nouvelle de tes frasques émotionnelles. Parce que tu es Noah et que tu n'as jamais sû être rien d'autre que ce que père et moi avions décidé pour toi. Tu es un lâche. Elle le voit, elle le sait déjà.

(Noara) Comme un fantôme dans le blizzard  Source

J'ai envie de mourir. Mon ventre est lourd, mon coeur se gonfle. Voilà que je ressens tout sans plus aucune résistance. Haletant à l'intérieur. Etourdit. Avec l'envie de pleurer. Comme un enfant qui revient à la vie. Il a suffit de son regard, de son visage, de sa voix. De sa présence pour me rappeler à moi. Parce que, si elle est Lara, c'est que je suis Noah. Et que je n'ai jamais pu oublier Noah quand elle était là.


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Cépafo
Mar 12 Juin - 22:27

Lara
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J'ai 24 ans et je vis à Tokyo, au Japon. Dans la vie, je suis Ingénieur financier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma froideur légendaire, je suis célibataire et je m'en fous.

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Je ne me rappelle pas avoir vu Noah aussi doué pour être agréable. Bien que paraître est certainement plus adéquat. Je ne parviens pas à y croire. A ce repas de "famille parfaite", à cet air intéressé sur son visage vide. Bien trop marquée par le Noah que j'ai connu, et qui m'avait dévisagée longuement dans ce bar lors de notre première rencontre. Sans aucune pudeur. Sans aucun artifice. Juste avec ce regard cru et cette tristesse infinie. Noah ne faisait pas semblant, jusqu'à en être vexant. Et puis, je me souviens aussi de son rire. De ces fossettes qui se créent au coin de ses yeux lorsqu'il retourne soudain à son âme d'enfant, de sa voix fluette lorsqu'il avait imité simba mais ça.. ça je ne veux pas y penser. Ni au reste d'ailleurs. Je rejette tout en bloc en mon fort intérieur, me forçant à effacer ces souvenirs de mon esprit tant je me sens déjà si fragile à cet instant. Il accepte une coupe de champagne, et je n'arrive pas à retenir cet air cynique qui se peint sur mon visage l'espace de quelques secondes. Il déteste le champagne, et la légère crispation que j'aperçois sur sa mâchoire lorsqu'il en prend une gorgée ne fait que le confirmer. Alors à quel jeu joue t'il au juste ?
J'ai l'impression d'être dans un mauvais film, tant les gens qui m'entourent ont l'air à leurs aises alors que moi, c'est la peste qui opère au fond de mon être. Me détruisant de minute en minute, et me faisant regretter d'avoir voulu jouer à la plus maligne. Le père de Noah est sans aucun doute le plus calme. Est-ce qu'il se souvient m'avoir croisée à l'hôpital de Boston, lorsque j'avais veillé Noah des jours durant après son accident ? J'en ai aucune idée et au fond, j'espère que non.
L'attention se trouve d'un seul coup tournée vers moi lorsque le fameux Lachlan commence à me questionner. Alors je profite de l'instant pour envoyer une pique à peine dissimulée à Noah, aussi puéril que cela puisse être. Non tu ne m'as pas marqué Noah. Non je n'ai pas espéré des jours et des semaines de recevoir de tes nouvelles, même un simple appel pour me rassurer, et me montrer que je n'avais pas rêvé tout ce qu'il s'était passé entre nous. Mais ce "tout" ne voulait rien dire. En réalité, ce "tout" n'était simplement qu'un "rien", point barre. J'hausse les sourcils en voyant sa réaction, ayant du mal à cacher tout le mépris que m'inspire son arrogance. Je n'ai pas beaucoup aimé cette Université, et puis, comme rien ne m'y retenais, j'en suis partie quand l'occasion s'est présentée. Je maintenais son regard un instant, essayant de ne pas laisser voir à quel point j'avais envie de l'insulter là maintenant. Je le déteste. Du plus profond de mon âme, je déteste Noah. Et alors que je commence à le maudire intérieurement dans toutes les langues que je connais, je suis une nouvelle fois ramenée à la réalité par Lachlan, et ses paroles qui semblent frapper comme la pierre. Mes sourcils se froncent, et chaque mots tombent lourds de sens qui pourtant, m'échappe. Ignorant que je ne fais qu'entrevoir l'immense manipulation qui se déroule sous mes yeux. Une part de moi veut l'approuver, par pure vengeance. L'autre se méfie de lui comme de la peste. Voilà qu'il attire l'attention de tous en faisant tinter son verre, et je reprends mon masque de glace, non sans jeter un coup d'oeil à Noah. Le silence se fait, et j'écoute chacun de ses mots, sans en manquer une miette. J'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas plus grand honneur dans une vie que celui de porter un nom qui à lui seul renvoit à tous les principes que chaque homme devrait porter en lui. A fortiori, qu'il n'y avait pas de plus grand honneur que de transmettre ce nom à une personne digne de sa prestance. Et je crois pouvoir dire sans hésiter, qu'il n'y a pas de personne plus disposée à le faire que la fiancée de mon frère. Ema, tu es un modèle de vertu et je suis fier de savoir aujourd'hui que tu seras la mère de mes neveux. Je vois les joues d'Ema se colorer de rose alors que ses doigts viennent trouver ceux de Noah sur la table, déclenchant de nouveaux tourments à mon estomac. Quant à toi, Noah. Mon frère. Petit frère. Je sais comme tu aime la poésie et je ne trouve pas de vers plus approprié pour toi que celui d'Eluard, qui nous dit : il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il me regarde à ce moment là ? Mon coeur s'emballe à la même vitesse que Noah détourne les yeux, attentif à son frère. Nos familles étaient destinées à cette rencontre. Il n'y a pas femme plus parfaite pour Noah, qu'Ema. Votre union, comme votre vie toute entière, a toute ma bénédiction. Il est temps, je crois, pour toi mon cher petit frère de devenir l'homme que père et moi nous efforçons de faire naître en toi depuis ta plus tendre enfance. De tirer un trait sur ton adolescence, de mettre sous terre ton passé. Et de te sentir honnoré, à ton tour, d'être un d'Aremberg. Car je t'assure, ton nom est la meilleure de tes qualités. Son discours me laisse un goût amer, oubliant l'espace d'un instant toute l'animosité que j'ai à l'égard de l'homme en face de moi, pour analyser celui qui se tient toujours debout à mes côtés. Tous applaudissent le discours, et je suis avec politesse, bien qu'en pleine réflexion. Peut-être était-ce le regard de Lachlan, les mots qu'il avait choisi ou le visage de Noah, mais quelque chose dans l'atmopshère me laissait cette impression que quelque chose de malsain se déroulait sous mes yeux. En quelques secondes, je venais de comprendre le plus important. Que Noah soit pour ce mariage ou non, dans tous les cas, ce n'était pas lui qui l'avait orchestré. Et surtout, il n'avait pas le choix. Ema elle semblait à la fois gênée et émotionnée, échangeant un regard timide avec moi. Je lui souriais doucement, essayant de ne pas lui montrer à quel point j'étais perturbée. Les discussions reprenaient doucement autour de nous, notamment entre les parents des.. futurs mariés. Beau discours dis-je à Lachlan avec amabilité, lorsque celui-ci se rasseyait, ce qui semblait lui plaire. Vous êtes doués avec les mots, ça ne fait aucun doute. Et puis, je ne peux que vous rejoindre concernant Ema. C'est une jeune femme généreuse, et une amie sans faille dis-je avec sincérité, la faisant rougir une nouvelle fois. Cependant, j'avoue ne pas avoir le même point de vue que vous ajoutai-je, voyant la surprise sur le visage de mon amie. Pour moi, le plus grand honneur n'est pas de porter un nom et sa réputation, que l'on vient à emprunter de surcroit. Le plus important est plutôt ce que l'on en fait, le sens et l'identité que l'on souhaite y apporter. Ce n'est pas notre nom qui nous détermine, ce sont nos actes, et surtout nos choix.



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