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 still waiting for you to come back. {JeanMarco}

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Dracoola
Dracoola
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UNIVERS FÉTICHE : LOTR/ Fantasy / City / Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

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Loyal Naïf Idéaliste Manque de confiance en soi Empathique Tendance à se négliger Jovial Farceur.

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Marco Bodt © Naomi13



La chaleur. Un message codé transmis par la communion de deux corps en effervescence. Un poème déguisé en caresse. Une déclaration travestie en sourire. Et puis les yeux qui picotent et l’impression que le temps nous échappe. On voudrait se promettre pour toujours, mais l’éternité possède une date d’expiration. Alors, on considérait chaque instant comme un cadeau. J’avais regardé ses paupières se fermer tranquillement. La lumière déclinante qui perçait à travers les rideaux peignait son visage d’une délicate lueur rosée. Une vision légèrement douce-amère pour les yeux du garçon éperdument amoureux que j’étais. Je n’osai même pas reprendre mon souffle, de peur que ce moment ne se termine.
Il était difficile de dire adieu, quand je n’avais aucune envie de partir.
De faire semblant de rire tandis que je sombrais dans le désespoir. Mais, rien n’était plus ardu que d’être forcé d’oublier alors que la seule chose dont mon cœur se languissait était d’aimer. Il s’était raidi. Comme si la possibilité que je puisse me marier un jour provoquait un malaise chez lui. Un fol espoir s’était emparé de moi.

Et si ?

Et si Jean m’aimait aussi ?

J’avais cru percevoir de la jalousie dans sa voix. Ou peut-être était-ce seulement mon imagination ? Je ne savais plus. Je préférais ne pas me fier à mes constatations de peur qu’il ne s’agisse que de simples divagations. D’un sot cherchant trop désespérément à être aimé en retour. Peur. Alors, je ravalai pour la énième fois les mots qui me brûlaient les lèvres et j’en avais fabriqué d’autres.

– « Oui. Pour les enfants. Pour ne pas manquer de main-d’œuvre dans les champs.»

Puis, il posa LA question. Celle qui faisait mal. Et je savais que Jean ne le faisait pas par méchanceté, mais mon cœur s’était tout de même resserré. Parce que la vérité bien que douloureuse n’en restait pas moins palpable.

Qui ?

Mutilé, brisé, défigurée… handicapé.

Qui ?

Comme un bain d’eau glacée, la réalité m’avait brusquement rattrapée. De sa poigne de fer, elle me trainait dans des endroits sombres que je n’osais pas visiter. Dans mon échec, j’avais aussi détruit toutes mes chances de fonder ma propre famille. Pour qui aimerait d’un amour sincère, la coquille d’homme à l’intérieur de laquelle j’allais passer le reste de mes jours ? Personne. Et ça faisait mal de penser. De songer. De réfléchir à toutes ces choses qui avant n’occupaient que très peu mes pensées et qui désormais m’étaient inaccessibles.

– « Je ne sais pas. » J’aurais aimé que cela soit toi.

J’avais secoué la tête, comme si d’un simple geste je pouvais chasser tous mes soucis. J’avais senti la pression augmentée doucement où mes doigts et mon regard avaient glissé jusqu’à l’endroit où s’entrelaçaient nos mains. Puis, Jean s’exprima de nouveau. Jamais je n’avais entendu parler de visites des membres du bataillon d’exploration. Quand ils revenaient, c’était parce qu’ils avaient été blessés ou tués.

– « Je l’ignore, tu devrais demander à un de tes futurs supérieurs. J’espère que oui. Cela me serait trop dur de ne plus jamais te revoir. »

Ce n’était pas ce que j’avais envie de dire, mais cela suffisait pour le moment. Tout d’un coup, nos têtes s’étaient rapprochées. Du regard, j’avais parcouru les traits de son visage de la même manière qu’on lisait son livre préféré. Savourant chacune des lignes, chaque expression, comme si c’était la première fois. Et puis nos prunelles s’étaient de nouveau croisées.

Dès lors, toute pensée rationnelle avait quitté mon esprit, il ne restait plus que lui.

Sa présence.

Ses yeux.

Son odeur.

Il avait levé la main vers moi, et ses doigts étaient venus caresser ma joue. Sur son visage, une drôle d’expression que je n’avais jamais aperçue auparavant. Enfin… plutôt que je ne l’avais jamais vu diriger spécialement vers moi.
Tout d’un coup, j’eus l’impression que la température avait montée d’un cran. J’avais la sensation que mon épiderme bouillonnait sous son contact. Mais ce n’était pas assez. Nos nez se touchaient presque, et je pouvais sentir son souffle caresser ma peau. J’avais envie de l’embrasser. De poser mes lèvres sur les siennes et exprimer par ce geste tous les mots que je n’arrivais pas à dire. Cela aurait été si simple, de seulement saisir son menton et d’oublier le reste. De me laisser bercer par cette allégresse. Ce rêve si doux. Or, cela n’aurait pas été juste. De lui promettre l’éternité, alors que nos chemins se séparaient pour de bon. Toutefois, cette petite voix dans ma tête n’avait de cesse de me susurrer qu’il n’y avait pas de meilleur moment que là. Au crépuscule de nos vies communes et à l’aube d’un grand changement. Puis d’une voix basse presque inaudible, j’avais murmuré :

– « Jean… j’ai envie de faire quelque chose que je pourrais regretter. »

Mes yeux n’avaient pas quitté les siens. J’avais envie de me perdre dans ses iris sombres qui même encore rougis par les larmes, restait l’une des choses que je chérissais le plus chez lui. Je voulais qu’il comprenne la place immense qu’il occupait dans ma vie. Ainsi porté par cette idée que le temps me manquait, j’avais pris une décision. Au diable les conséquences ! S’il y avait bien un jour où je pouvais me permettre d’être égoïste, c’était bien là.

D’un geste timide, j’avais posé mes lèvres sur les siennes. Nos cœurs en symbiose. Le frôlement d’une aile de papillon. Puis je m’étais reculé.

D’un geste, j’avais scellé nos destins.

D’un geste, j’avais exprimé tous ces mots que je n’avais jamais pu dire.





LA MORT DES AMANTS


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Abyss
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Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

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Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

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jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


Marco évoque des idées auxquelles tu n’as jamais songé avant. Le mariage, les enfants… ça te parait inconcevable de penser à de telles choses. Du moins, là maintenant. Bien sûr, selon ton entourage plus ou moins proche, fonder une famille est la finalité. Le but de chaque être-vivant, sa raison de vivre. Et pourtant, tu ne l’as jamais ressenti comme tel. Peut-être que tu es encore trop jeune, qui sait ? Quoi qu’il en soit, tu te sens soudainement à mille lieues de ce dont parle ton ami. Et tu deviens distant. Tes yeux se perdent sur la couverture et ton esprit vogue ailleurs. Vers un monde qui pourrait très bien représenter le futur.

Marco est assis à la table de la cuisine. Une très belle femme se trouve juste derrière lui, posant une main réconfortante sur son épaule. Et, autour d’eux, trois enfants. Deux filles, un garçon. Ils se lancent dans une drôle de course-poursuite, braillant gentiment. Et ils ont l’air heureux ; une famille en pleine symbiose. Et toi, tu as l’impression de n’être qu’un voyeur ; un homme seul et désespéré observant son meilleur ami bien entouré. Au lieu d’être heureux pour cette famille comblée, tu les jalouses. Et, plus que tout, tu sens l’affreux regret qui te lacère le cœur.

Cette vision n’existe que dans ta tête – du moins, pour le moment – mais elle suffit à faire ressurgir la tristesse. Tu ne veux pas que vos chemins se séparent. Pas alors qu’ils se croisent à peine. Pas alors que tu as trouvé en ce garçon un ami précieux et une relation privilégiée que tu n’as jamais eue avec qui que ce soit d’autre. C’est trop dur de l’imaginer s’en aller et construire son avenir ailleurs qu’à tes côtés.

Sa réponse est brève, sans appel. Il ne s’étale pas sur le sujet et tu en fais de même, par respect. Mais, à l’intérieur de ton crâne, ça pulse. L’image refait surface dans tes pensées, inlassablement. Ça te tue de l’admettre, mais elle te dérange un peu plus à mesure que les secondes passent. Tu ne supportes pas l’idée qu’il puisse t’oublier et fonder sa propre famille loin de toi. Et tu te détestes de penser ainsi. Marco mérite d’être heureux, et il ne te doit rien. Et puis, pourquoi est-ce que ça te fait cet effet ? Il est ton meilleur ami, pas ton petit-ami. Cette simple pensée te fait rougir une fois de plus, et tu te fais violence pour ne pas te gifler. Histoire de reprendre tes esprits, de chasser ces drôles d’idées. Qu’est-ce qui te prend, soudainement, à être si affecté par le fait que quelqu’un d’autre puisse l’aimer ? Pourquoi quelqu’un d’autre d’ailleurs ? Cette dernière réflexion finit de te convaincre au moment où tu te rends compte que tu es définitivement perdu. Tu aimes Marco. C’est indéniable. Il est ton pilier, peut-être même ton âme sœur. Cependant, ce qui t’effraie, c’est cette incapacité à expliquer ces différentes émotions qui t’assaillent ; tristesse, colère, désespoir, tendresse… et maintenant, jalousie ? Qu’est-ce qui cloche chez toi depuis que tu as croisé le chemin de ce garçon ? Qu’a-t-il fait pour provoquer un court-circuit monstre entre tes neurones ?

T’y comprends rien, et t’as peur. Encore plus quand tu remarques à quel point il est proche de toi. Quand tu n’es plus capable de fixer ses yeux et que ton regard vacille régulièrement vers ses lèvres. Tu sens ton palpitant qui s’affole et ton souffle qui se fait plus saccadé. Ainsi, si près de toi, tu as peur qu’il ne puisse lire en toi comme dans un livre ouvert. Tu as peur qu’il ne remarque ce qui te tourmente, qu’il comprenne le duel à mort que tu mènes contre tes propres sentiments. Une voix te hurle d’avancer, ton cœur te crie de passer à l’action, enfin. Mais ta raison, elle, t’ordonne de fuir. De laisser cet homme qui fera bientôt partie de ton passé loin derrière toi. Même si ça fait mal. Même si ça te détruit. Il faut aller de l’avant, ce n’est pas en s’accrochant à un être déjà parti que l’on survit, à l’armée.

Brusquement, tu l’envoies balader. Cette voix insistante qui te vrille le crâne et cherche à faire couler tes larmes. Tu la repousses de toutes tes forces et prête une oreille attentive aux pulsations de ton myocarde. Lui seul importe à présent.

Tu murmures, sans trop savoir si tu l’as vraiment dit ou juste pensé ; « Alors fais-le… »

Son geste, tu l’attends autant que tu le redoutes. Et quand il pose finalement ses lèvres sur les tiennes, tu oublies. La mort qui plane au-dessus de vos têtes. La douleur et le désespoir qui guettent, dans l’ombre. La perte qui creuse déjà son trou. Tu oublies tout et tu te perds définitivement.

Ça ne dure pas bien longtemps. Un effleurement, plus doux qu’une plume. Un baiser timide mais tendre. Qui réveille en toi toute l’affection que tu lui portes, sans même en mesurer la portée.

Tu ne t’es pas rendu compte que tu as fermé les yeux. Et quand tu les rouvres, il t’observe, et tu ne sais plus bien comment réagir. Prendre un air dégoûté et partir en claquant la porte ? Hors de question. L’embrasser en retour ? T’as pas le cran, sûrement. Alors tu optes pour le silence, significatif.

Tu es parfaitement conscient que cet acte a scellé vos destins. Par ce simple geste, il a remis en question toutes tes certitudes. Toutes tes décisions, elles volent en éclats.

Pendant une poignée de secondes, tu t’imagines le suivre. Partir avec lui en direction de son district. Pour vivre paisiblement sans le quitter d’une semelle. Jamais.

Tu songes à dire au revoir à cette vie de soldat que tu n’as qu’à peine effleurée. Ça te semble être une bonne idée. Pendant un instant. Et puis, tu entends le rire de Marco, au creux de tes pensées. C’est ridicule. Abandonner tes rêves pour un type qui t’a à peine embrassé ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond ?

Mais, même si tu tentes de te persuader du ridicule de cette idée, tu sais qu’elle ne l’est pas. Parce que c’est Marco, celui qui te chamboule depuis son arrivée. Celui qui te fascine et te perturbe par les émotions qu’il provoque. Tu ne peux décidément pas te résoudre à l’abandonner. Ou à ce qu’il le fasse.

T’es trop hésitant, incertain, pour oser lui rendre son baiser. A la place, tu laisses tomber ta main qui heurtes mollement le matelas, entre vous deux. Tu restes un moment comme ça, silencieux, à l’observer. T’as un millier de trucs à dire. « Elles sont douces, tes lèvres... » Et tu te flagelles mentalement, conscient du ridicule de tes paroles et de la gêne de la situation.

A la place de tous ces mots qui se bousculent dans ta tête, tu te réfugies contre lui. Le visage appuyé sur son épaule, tu fais ton possible pour ne pas laisser de nouvelles larmes dévaler tes joues. Ainsi, tu te caches, cherches son affection dans cette étreinte. Et puis, finalement, tu le fais ; tu l’exprimes tout haut, cette idée totalement folle. « Peut-être que je pourrais venir avec toi… »

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Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

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Marco Bodt © Naomi13



Je pouvais faire la somme, chaque seconde, chaque battement de cœur, comme si chaque instant équivalait à une équation. Une équation dont je pourrais retenir la formule et éventuellement répéter pour arriver au même résultat. C’était doux. Comme des mots silencieux échangés par la symbiose de deux corps. L’espace d’un moment, j’avais oublié l’avenir et le passé, la seule chose qui existait à mes yeux, c’était lui. Lui. Ses lèvres. Sa peau. Ses doigts. Notre proximité avait quelque chose d’enivrant. J’aurai voulu que ce moment dure pour toujours. Comme un doux songe par une fraiche nuit d’été. Comme un rêve dont on ne voudrait jamais s’éveiller. Or, à peine s’étaient-elles touchées que nos lèvres se séparaient déjà. Trop tôt. Bien trop tôt à mon goût. J’aurai voulu savoir quoi dire. Que les mots me viennent aussi facilement que dans mon imagination. Il est difficile de voir toutes ses certitudes voler en éclat. Insupportable était la pensée d’être loin de lui. De devoir m’allonger et vivre avec une personne qui n’était pas Jean. Et c’était difficile de se dire que ce baiser n’était pas un commencement, mais une fin. De penser que de tous les univers possibles c’est sûr celui dans lequel nos chemins se séparaient que nous étions tombés. Sa main était retombée lourdement contre le matelas comme si lui aussi venait de réaliser la lourdeur de notre situation. Dans la plupart de mes fantaisies l’amour c’était simple, il suffisait d’un je t’aime pour que le monde fasse du sens. Sauf que l’amour c’est plus. Cela a toujours été plus. Parfois, ça blesse. Parfois, ça brûle. Mais on en veut plus, toujours plus.

J’avais pouffé en entendant la remarque de Jean. J’aimais chacun de ses torts et de ses travers. J’appréciais la teinte que prenaient ses joues quand il était embarrassé. Mortifié, il était venu se réfugier contre ma poitrine. J’avais glissé ma main dans ses mèches châtaigne. Je savourais chaque moment comme un cadeau qu’une divinité m’accordait par pitié ou par miséricorde ça m’était égal. Il était là. Dans mes bras. Pour la première et la dernière fois. Puis dans un souffle, un murmure il avait résumer tous mes espoirs les plus faux. En évoquant la possibilité de me suivre. De tout plaquer pour venir aux champs. Or, il y avait quelque chose de mal à l’entendre à voix haute. Cette possibilité qui avait germé depuis quelque temps dans un coin de mon esprit, entretenu par un espoir égoïste.

Non.

Hors de question.

Dans un monde comme le nôtre, la deuxième chance n’existait pas. Chaque jour, l’humanité menaçait de s’éteindre. Comme une gigantesque épée de Damoclès au-dessus des villes encore debout. La mort guettait le moindre moment de faiblesse. Jean n’aura pas de seconde chance. Moi non plus d’ailleurs. J’avais expiré doucement… À quel moment avais-je commencé à retenir mon souffle. J’avais caressé sa joue du revers de la main. Nous étions si proches que j’aurai pu compter le nombre de cils au bout de chacune de ses paupières. Doucement, j’avais commencé cherchant les mots adéquats pour exprimer ce que je voulais dire :

— « Jean, je… je t’aime. Depuis un petit moment déjà. Mais… argh. »

Frustration. Avec un soupir, j’avais plongé mes yeux dans les siens. Inquiétude. Je voulais qu’il saisisse que ce n’était pas des adieux plus comme un à bientôt. Car même le titan colossal en personne ne m’empêcherait pas d’être à ses côtés.

-« Tu dois continuer pour moi, tu comprends ? Parce que tes rêves sont plus importants que moi. Parce que toi au moins tu peux encore faire quelque chose de ton avenir. »

J’aurais tout donné pour que cela se passe différemment. Pour que l’on puisse s’entrainer de nouveau ensemble, comme avant l’incident. Comme avant. Pouvoir marcher, grimper, sauter, vivre dans l’inconscience que rien n’est acquis. Que du jour au lendemain on peut tout perdre, sans même connaitre les règles du jeu. Sauf qu’il me restait une carte dans ma manche. Un atout qui me permettrait de vivre de manière interposée. Le symbole de la brigade d’exploration était deux grandes ailes. Les ailes de la liberté. En y réfléchissant bien il y avait quelque chose de poétique dans tout ça. Ça me rappelait une vieille histoire que j’avais lue dans un bouquin. Il y avait un homme qui s’était fabriqué des ailes. Dans son élan, il montait de plus en plus haut. Jusqu’à ce que le soleil brûle ses ailes et qu’il tombe. Comme cet homme, j’avais tenu la vie pour acquise. Une erreur de manœuvre et je m’étais retrouvée à chuter moi aussi. J’avais les ailes brisées. Jean était sur le point de prendre son envol. Il partait pour un long voyage qui au bout du compte je l’espérais sauverai l’humanité d’une extinction certaine. J’avais tracé son visage du bout des doigts comme pour mémoriser chaque parcelle de lui. Pour faire en sorte qu’il y a un peu de lui en ma mémoire. Un peu de nous. Même si ce « nous » n’avait duré que l’espace d’une journée. Même si une fois que le jour se lèverait, de nouveau nous allions devoir nous séparer.

- « Je ne veux pas te voir partir Jean. Mais je t’en voudrais si tu restais seulement pour moi. »

C’était ténu. Une confession qui valait plus que tous les mots que j’avais prononcés jusqu’à maintenant. Parce qu’au fond s’il ne s’agissait que d’aimer l’amour serait simple. Or, l’amour c’est tout et rien à la fois. C’est se serrer dans nos bras durant les moments difficiles. C’est se sacrifier quand l’autre a besoin de nous. C’est apprendre et connaitre les limites à ne pas dépasser chez l’un comme chez l’autre. Mais par-dessus tout aimer c’est savoir laisser partir.
Au fond, ce n’était qu’un à bientôt. Une promesse d’un retour prochain. Il reviendrait et moi je l’attendrai dans les champs. Comme avant.






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Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

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Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

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jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


La vie est injuste. Tu es assez intelligent pour t’en être rendu compte, au fil des années. Tu as toujours voulu vivre dans le luxe, la tranquillité. Les brigades spéciales représentaient le but, l’espoir, le confort et la sécurité. Et tu es peu à peu en train d’y renoncer à cause d’un idiot que tu détestes par-dessus tout. Eren est en train de te mener à ta perte en inculquant à ton esprit des évidences que tu ne t’étais jamais figurées. Dans ton monde, les gens meurent sans aucune raison. C’est injuste.

Pourtant, cette injustice-là, elle est différente. Elle te concerne directement, elle met en péril le seul lien puissant que tu as réussi à tisser en seize années d’existence. Tes rêves de grandeur, ils n’ont à présent plus aucune valeur si Marco n’est plus là pour les partager.

Sa main vagabonde dans tes cheveux et tu te sens bien, là, réfugié dans ses bras. Et pourtant, tu n’arrives pas à te détendre, à profiter de l’instant présent, car tes pensées te ramènent sans cesse au caractère éphémère de la scène. Cette étreinte, aussi belle soit-elle, ne durera pas. Pas plus que cette proximité naturelle et si réconfortante que vous avez. C’est douloureux, mais tu sais que tu ne peux y échapper. Alors tu sers le jeune homme contre toi, de toutes tes forces, certainement dans l’espoir vain qu’il ne te quitte jamais.

Tu n’as pas longuement hésité à lui faire part de tes hésitations ; l’accompagner pour rester avec lui, ça te parait être la meilleure solution à présent. Et pour une fois, tu ne t’es pas posé milles questions, car cette éventualité s’est imposée telle une évidence. Et, stupidement, tu ne penses pas une seule seconde qu’il pourrait refuser. Pourquoi le ferait-il ?

C’est alors que tu relèves le menton, faiblement, pour pouvoir observer ses traits se tirer tandis qu’il semble chercher ses mots. Mots qui te bouleversent d’ailleurs assez pour que tu ne puisses plus détacher tes yeux des siens, alors qu’il t’avoue purement et simplement ses sentiments. D’une manière douce et tellement naturelle, en adéquation parfaite avec lui. Marco est un jeune homme tendre, altruiste et empathique. Mais cette douceur toute particulière qu’il a en s’adressant à toi ou en caressant ta joue, tu ne l’as jamais vue dirigée vers personne d’autre. Et au lieu de te réjouir, cette constatation menace de faire couler de nouvelles larmes. Parce que c’est inévitablement de l’amour qu’il y a entre vous, que tu ne comprends pas comment tu as pu te voiler la face si longtemps. Mais, pour une raison obscure, tu ne peux pas te déclarer à ton tour ; c’est trop tôt, tu as peur, tu demeures d’un naturel incertain et surtout… tu ne parviens pas à trouver de paroles assez fortes qui puissent lui montrer l’étendue de tes sentiments. Parce que toi-même, tu ne comprends pas bien, tu ne te rends certainement pas compte… alors tu te contentes de ravaler tes larmes et de prendre sur toi pour ne pas totalement craquer ; pour demeurer un minimum digne.

Le Bott ne veut pas que tu quittes l’armée. Que tu abandonnes tes ambitions de faire le bien, il ne peut pas le concevoir… tout comme toi tu ne peux pas accepter ce qu’il te demande ; poursuivre la formation sans ton plus fidèle allié, aller de l’avant, vivre sans lui… Brusquement, tu as envie d’hurler, qu’il comprenne que tu n’y arriveras pas, que c’est impossible. Mais à quoi bon ? Personne ne peut revenir en arrière, remonter le temps. Marco ne pourra pas rester, c’est ainsi, la seule façon de rester auprès de lui est de quitter la brigade d’entraînement. Chose que tu es prêt à faire, sans comprendre que c’est une décision impulsive prise sous l’émotion.

Tu es prêt à lui dire ; je viens avec toi. Tu l’as sur le bout de la langue, les caresses sur ton visage t’encourageant à te lancer. A sceller, à ton tour et comme il l’a fait en t’embrassant, votre destin. Mais ses derniers mots t’en empêchent. Ses derniers mots te font l’effet d’une claque monumentale, bousculent toutes tes récentes décisions. Tu ravales tes mots, ton sourire, tes rêves. Tu caches tout ça au fond de toi pour ne présenter qu’un visage triste, blessé, mais résigné. Tu sais qu’il a raison, qu’il n’a jamais été et ne sera jamais égoïste. Il tente de te persuader de ne pas quitter la formation parce qu’il veut ton bien. Il veut que tu t’épanouisses, même si ça signifie le laisser partir. Tu es conscient de tout ça, tu le comprends même. Et pourtant, tu ne peux décemment pas te faire à cette finalité. Ton myocarde réclame la paix, ton cerveau ne tient plus la route. Quand tout ce que tu voudrais c’est te laisser choir contre lui et oublier tout le reste, tu dois pourtant lui dire au revoir ; adieu, sûrement.

Tu ne te souviens plus t’être levé. Tes muscles se sont activés sans ton accord, portant ta carcasse loin de celui qui te cause involontairement tant de peine. Tu es retourné près de cette fameuse fenêtre. Tu guettes, au loin, quelque-chose, sans savoir quoi. T’as mal, le mal de l’amour peut-être.

Tu le sais, que tu ne pourras jamais le convaincre. Et que, si jamais tu le suis quand-même, rien ne sera comme avant ; parce qu’il t’en voudra, qu’il n’acceptera pas cette vie que tu as choisie pour pouvoir être auprès de lui. Peut-être qu’il ne comprendra pas que c’est ça le plus important, finalement. Peut-être qu’il ne comprendra pas qu’il n’est pas responsable de tout ça, mais que toi si. Et que ça t’importe peu, tant que tu peux être à ses côtés. Tu sais bien que tu vas devoir te résigner à le regarder partir. Et c’est trop douloureux pour que tu puisses rester dans cette chambre une minute de plus. Tu sais que tu ne tiendras pas, qu’il vaut mieux que tu t’éclipses ; pour tout le monde.

Alors tu retournes près du lit, de lui. Tu te penches pour poser tes lèvres sur son front, comme dans une bénédiction. Puis tu l’attires vers toi, dans une ultime étreinte malheureusement relativement courte. Le temps presse, ton palpitant à l’agonie a besoin de repos. « Je reviendrai bientôt… »

Ce sont tes seules paroles, dénuées de sens quand tu sais parfaitement que tu ne reviendras plus dans cette chambre. Les jours sont comptés avant son départ, tu le sais. Et pourtant, tu ne viendras plus. Tel le lâche qu’on t’a toujours reproché d’être, tu te cacheras, loin de son regard, et pourtant toujours si près de son cœur.

Une fois dans le couloir, tu laisses finalement libre cours à ton chagrin.

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Dracoola
Dracoola
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ÂGE : 20
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

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Loyal Naïf Idéaliste Manque de confiance en soi Empathique Tendance à se négliger Jovial Farceur.

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Marco Bodt © Naomi13



Je l’avais regardé partir. Comme ça, sans rien dire. J’étais choqué. Je voulais me lancer à sa poursuite. Hélas ! Mes blessures m’en empêchaient ! Il avait promis qu’il reviendrait. Puis il s’en est allé. Confus, je restai là fixer l’embrasure de la porte, espérant son retour. Mais il n’en fut rien. Meurtri. J’avais laissé les larmes couler sur mes joues. Bientôt. Bientôt quand ? Bientôt, c’était bien trop loin. J’avais envie d’être près de lui. Je voulais coller mes lèvres contre les siennes et l’aimer jusqu’à en oublier pourquoi j’étais dans ce lit, isolé du monde. Mais c’était impossible. Je le savais. Pourtant cela ne changeait pas la douleur que je ressentais, à l’idée de quitter tout ce que je connaissais, seulement pour retourner à la case départ. Soudain, j’eus l’impression que la planète avait perdu un peu de sa couleur, de sa joie de vivre. Parce que mon univers à moi se résumait à Jean. Et qu’en s’éloignant, il avait emmené une partie de moi-même dans son sillage.

☼☼☼☼☼☼

Debout devant la glace, j’avais fixé mon reflet avec appréhension. J’avais maigri. La pâleur de ma peau accentuait le creux de mes joues. Mes doigts avaient nerveusement tracé le contour du tissu qui recouvrait mon œil gauche. Mon heure était venue. Le temps de dire adieu à cette vie qui faisait maintenant partie de mon passé. Avec un dernier regard presque mélancolique sur la chambre que j’occupais depuis deux semaines, j’avais claudiqué en direction des escaliers en prenant bien soin de concentrer mon poids sur ma jambe droite. À maintes reprises, je dus m’arrêter pour reprendre mon souffle. Chaque pas déclenchait un éclair de douleur qui se propageait comme de l’électricité le long de mon hémisphère droit. Hange m’avait offert un bâton sur lequel m’appuyer, mais je l’avais donné à Eren pour qu’il puisse le ranger avec mes affaires. Mes affaires. Un vieux livre et des vêtements rapiécés. Moi qui laissais derrière un gros pan de ma vie. Voilà que je repartais avec un menu butin. Un pied devant l’autre, j’avais descendu les escaliers de manière laborieuse. S’ensuivit une lente procession durant laquelle je vis des visages que j’avais connus : Armin, Mikasa, Eren, Bertholdt, Annie, Reiner, Connie, Sasha, Ymir, Christa. Mais pas celui que j’attendais. Mes yeux s’étaient mis à piquer et j’avais baissé la tête, le cœur en miette. Lentement, j’avais poussé la porte qui menait à l’extérieur. Aussitôt, l’éclat du soleil m’avait aveuglé et j’avais porté une main en guise de visière à mon front. Tout était prêt pour mon départ. J’avais baissé le regard sur le sol. Je voulais chialer. Me rouler en boule et extérioriser le tumulte que je ressentais à l’intérieur. Subitement, une main s’était posée sur mon épaule. Effrayé, j’avais fait brusquement volte-face oubliant dans mon empressement mes blessures. La respiration folle et le cœur au bord des lèvres je m’étais agrippé à cette main pour éviter de tomber. Une fois de plus, un flash de douleur avait traversé ma jambe gauche et des points noirs s’étaient mis à danser devant mon champ de vision. Ma première impulsion fut de hurler mon mal or, ma gorge encore serrée par l’émotion refusait de laisser sortir le moindre son. Les larmes au coin de mes paupières j’avais levé le regard vers le visage que je guettais depuis plusieurs semaines déjà. Empli d’émotions contradictoires, je l’avais fixé sans pouvoir piper un mot. D’une part, je désirais lui vociférer tout le ressentiment, les doutes et la peur que son absence m’avait causée. D’une autre, je voulais le serrer contre moi et me noyer dans son odeur.

–« Jean. »

Ce n’était pas grand-chose. Un simple mot. Bien moins que tout ce que j’aurai pu dire. Que tout ce que je voulais dire. Or, d’une certaine manière, c’était suffisant. Les pleurs. Les cœurs brisés. De l’eau avait coulée sous les ponts, depuis. Le moment des adieux était finalement venu. Le cœur lourd et le regard solennel j’avais plongé mon regard dans le sien. Ses yeux ambrés comme un ciel d’automne. Son sourire alangui. Le spectre hypnotisant de ses lèvres encore trop vif dans ma mémoire. Un baiser trop bref, une réminiscence d’un moment, d’un instant, dérobé au nez et à la barbe du destin. Un ad vitam æternam pour les journées trop longues et pour les nuits trop seules. J’avais laissé échapper un soupir. Le poids de la réalité me semblait si lourd, si écrasant, la pensée de devoir me lever chaque matin sans Jean à mes côtés était pour le moins déstabilisante.

–« C’est le moment. »

Triste ironie du sort. Que celle qui fait que les mots nous manquent lors des adieux. Que dire ? Que faire ? Voici qu’était venu le moment décisif et je ne savais pas comment agir. L’émotion me sautait à la gorge. Rien de plus difficile que de dire au revoir à quelqu’un que l’on a aimé. De songer, qu’hier encore nos vies étaient entremêlées et que maintenant c’était terminé. Doucement, j’avais délaissé la main de Jean pour venir caresser son visage. Courageux Jean. Intrépide Jean. Qu’allais-je devenir sans lui ? Une ombre sans doute. La moitié de ce que j’avais été. Puisque mon autre moitié s’évertuai à sauver la race humaine. Mais que pouvait bien faire la mélancolie d’un seul homme face à une crise de cette ampleur ? Non. Jean avait fait le bon choix. C’était ainsi. Le spleen de Marco Bodt.


@Captain Rogers.


LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

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