Le Deal du moment : -9%
Nintendo Switch (OLED) avec station d’accueil et ...
Voir le deal
319.99 €

Partagez
 
 
 

 still waiting for you to come back. {JeanMarco}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 
Abyss
Abyss
Féminin MESSAGES : 476
INSCRIPTION : 11/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : HDF
CRÉDITS : @Pando (vava) + VOCIVUS (gif) + ASTRA (signa)

UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t1689-kiss-me-hard-before-you-go#289 https://www.letempsdunrp.com/t1690-m-l-attaque-des-titans https://www.letempsdunrp.com/t1717-mad-world#30030 https://www.letempsdunrp.com/t1713-don-t-let-go-keep-a-hold
cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty

Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Marco et Jean font partie de la 104ème Brigade d'entraînement. Amis depuis le début de leur formation, nul besoin de nier qu'ils sont très proches. Seulement, au cours d'un entraînement, le brun se retrouve gravement blessé et est envoyé à l'infirmerie au plus vite. Jugé inapte à poursuivre l'entraînement jusqu'à nouvel ordre, il ne peut plus qu'attendre les visites de celui qui se retrouve finalement très affecté par son absence.

{attack on titan}

Contexte provenant de cette recherche
Revenir en haut Aller en bas
 
Abyss
Abyss
Féminin MESSAGES : 476
INSCRIPTION : 11/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : HDF
CRÉDITS : @Pando (vava) + VOCIVUS (gif) + ASTRA (signa)

UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t1689-kiss-me-hard-before-you-go#289 https://www.letempsdunrp.com/t1690-m-l-attaque-des-titans https://www.letempsdunrp.com/t1717-mad-world#30030 https://www.letempsdunrp.com/t1713-don-t-let-go-keep-a-hold
cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_mqncs5FFoN1r012yho1_500

Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Jean-and-Marco-Feels-c-jean-kirschtein-attack-on-titan-35598919-1000-772


jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


C’est arrivé il y a quelques jours à peine, mais c’est comme si cela fait des mois qu’il est dans cet état. Cloué au lit, recouvert de bandages et sacrément mal en point.

Marco n’est pas le premier à se retrouver blessé durant l’entraînement. Certains en garderont des séquelles pour toujours, d’autres des cicatrices à peine visibles. Tu ne sais pas ce qu’il adviendra de ton ami, si son accident le gênera toute sa vie. Pour le moment, il est incapable de s’entraîner à nouveau, peut-être même qu’il sera obligé de quitter la Brigade pour cause d’invalidité.

D’autres de tes compagnons sont morts durant la formation ; d’épuisement, de froid, de dépression, de blessures graves. Ils sont morts, et pourtant, leur perte n’est rien à côté de ce que tu ressens actuellement. Comparée à cette angoisse perpétuelle qui te serre le cœur et lacère tes poumons, depuis que c’est arrivé. Marco est mon meilleur ami. Certes, mais est-ce réellement ce qui te fait paniquer à ce point ? Es-tu bien sûr de mettre le bon nom sur votre relation ?

Les journées sont longues et la solitude te pèse. Certes, tes camarades sont là et t’occupent ; les mouvements de la chevelure de Mikasa t’envoûtent toujours, les stupidités de Conny te font marrer et les piques d’Eren te maintiennent alerte. Mais ton acolyte, il n’est plus là, et son absence te plombe un peu plus le moral chaque jour. Ses sourires encourageants et son regard attendrissant te manquent, même si tu te l’avoues à peine à toi-même. C’est certainement la pression et la peur d’échouer qui, ajoutées à l’accident de Marco, mettent tes nerfs à rude épreuve. En tout cas, c’est ce dont tu t’efforces de te persuader. Encore plus quand tu parcoures ce couloir devenu familier, alors que tes pas te guident vers la pièce que tu occupes à présent chaque soir, avant d’aller dormir. La chambre où repose le brun, en attendant la guérison.

Ce jour-là, tu croises Jäger en sens inverse, une expression mauvaise sur le visage quand il t’aperçoit.

« Qu’est-ce que tu fous ici ? tu demandes en serrant les mâchoires.
- Je venais prendre des nouvelles de mon ami, c’est interdit ? »

Comme souvent –pour ne pas dire toujours– t’as envie de lui faire ravaler son petit air suffisant. Tu l’aurais fait, d’ailleurs, si la perspective d’arriver plus tard auprès de Marco  ne t’en avait pas empêché. Tu laisses couler, le dépassant sans même écouter les conneries que l’autre continue de débiter dans ton dos.

« … l’épouser… certain… tapette… »

Tu arrives enfin à destination, fermant brusquement la porte derrière toi pour effacer toute trace de la voix d’Eren dans ton esprit. Puis tu le rejoins bien vite, soupirant en passant une main sur ton front, te laissant tomber sur la chaise à côté du lit.

« Salut Marco… » tu dis un peu trop bas, le regard d’abord fuyant et presque honteux. C’est de plus en plus le cas, quand tu te retrouves avec lui. Une gêne certaine, mais néanmoins un besoin criant de lui rendre visite, inlassablement. « J’te demande pas si ça va, je suppose que tu n’auras pas changé de disque... »
Revenir en haut Aller en bas
 
Dracoola
Dracoola
Féminin MESSAGES : 363
INSCRIPTION : 20/04/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Québec
CRÉDITS : Frimelda et Google

UNIVERS FÉTICHE : LOTR/ Fantasy / City / Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_nczu9hTa3g1skvxggo4_250


Loyal Naïf Idéaliste Manque de confiance en soi Empathique Tendance à se négliger Jovial Farceur.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  ScaryLeadingGnu-max-1mb

Marco Bodt © Naomi13



La chute. C’était une sensation indescriptible. Que de sentir son corps tomber sans que l’on puisse rien n’y faire. À travers le vent, perçant l’azur comme une flèche. L’espace de quelques secondes, j’avais eu l’impression de voler. De flotter au-dessus du sol comme un oiseau. Il y avait bien entendu l’appréhension du choc. Qu’à la fin de ces quelques secondes m’attendais l’inconnu. Or je n’avais même pas eu le temps de songer à cette réalité qu’il était déjà trop tard.

Un craquement. Puis un autre. Des sons horrifiants, semblables à une bûche que l’on aurait fendue à plusieurs reprises. Sans parler de la douleur. De cette peine aiguë qui traversait, l’entièreté de mon hémisphère gauche. Ma jambe, mon bras, mais surtout mon œil. Ma tête. J’avais si mal. J’entendais les cris de mes camarades, où était-ce les miens ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Je ne connaissais plus que la souffrance et cet atroce goût de métal sur le bout de ma langue. De sang. Mon propre sang. Puis les ténèbres m’avaient cueilli comme l’on ramassait une tulipe les premiers jours du printemps. Et je m’étais abandonné préférant la douceur de l’inconscience à l’agonie du présent.

Quand j’avais ouvert les yeux pour la première fois, c’était uniquement pour me rendre compte que je ne voyais qu’avec un seul. J’avais levé une main tremblante vers mon visage et du bout des doigts j’avais touché les épais bandages qui recouvraient la moitié de celui-ci. Je ne pouvais pas sentir ma jambe ni mon bras gauche. Alors envahi d’un terrible chagrin, je m’étais abandonné. J’avais pleuré les miettes de ce rêve que j’avais caressé depuis ma tendre enfance.

Le deuxième jour, je m’étais éveillé à cause des affres de mes muscles atrophiés. Par la fenêtre, je pouvais apercevoir la lune dans toute sa splendeur. Sa lumière perçait à travers les minces rideaux de la petite chambre. Cette nuit-là, j’avais regardé les particules de poussières danser dans l’air en une valse silencieuse. Des questions sur moi, sur mon avenir, sur le futur de l’humanité sur le bout de mes lèvres, auxquelles je ne pouvais répondre.

Puis j’avais cessé de compter. Les jours se ressemblaient tous à mes yeux. Entre mes moments de conscience et ceux où je sombrais dans un sommeil profond, j’avais eu le droit à plusieurs visiteurs. Armin. Mikasa. Eren. Sasha. Conny. Des visages que j’avais connus. Néanmoins, si leurs visites ne partaient pas d’une mauvaise intention elles étaient pour moi une véritable torture. Même s’ils n’auraient jamais osé me le dire en face je pouvais le lire dans leurs yeux. Handicapé. Estropié. Un malheureux incident avec l’équipement tridimensionnel et tout était fini. Marco Bott autrefois classé 7e dans les dix meilleures recrues. Condamné à passer le restant de sa vie comme simple agriculteur comme la plupart des membres de sa famille dans le district de Jinae. Et encore, ça, c’était si j’arrivais à me déplacer sur mes deux jambes.

Je voulais être seul. Le poids et la honte de mon échec me donnaient envie de gerber.

La seule personne qui ne me dérangeait pas, c’était lui. Il me parlait comme il l’avait toujours fait. Je ne lui répondais pas et la plupart du temps je faisais semblant de dormir lors de ses visites. Mais les mots n’étaient pas nécessaires. Il respectait mon silence. Dans ses yeux, je voyais les mêmes rêves qui brillaient autrefois dans les miens. Mon meilleur ami. Celui avec qui j’avais partagé autant d’éclat de rire que de larmes. Je n’étais plus tout à fait le même depuis l’incident. J’avais laissé une partie de moi-même sur le sable du terrain d’entrainement. Mes sourires, mon insouciance et ma joie s’étaient évaporés en même temps que mes côtes se cassaient.

Ce jour-là, j’étais en plein milieu de la relecture du livre de ma mère (unique héritage que je possédais d’elle) quand j’avais reçu la visite d’Eren. Surpris, j’avais déposé mon bouquin et avais souri faiblement. J’avais écouté patiemment le flot de paroles que déversait inlassablement le jeune homme, intervenant seulement ici et là pour montrer que je suivais. Quand enfin il s’était levé pour prendre congé, je m’étais retenu pour ne pas soupirer de soulagement. Finalement. J’allais reprendre ma lecture lorsque des cris dans les couloirs avaient attiré mon attention. Puis, Jean était apparu sur le seuil de ma porte et j’avais tout de suite associé son expression contrite avec Eren. Il n’avait pas la langue dans sa poche ce garçon. Curieusement, en apercevant mon ami venir s’écraser sur une chaise à côté du lit, une fois de plus au rendez-vous, j’avais senti une bouffée d’affection envers le brun. Le genre de sensation que j’avais souvent ressenti lors de nos promenades ou durant les heures de repas. Cette envie irrépressible de glisser ma main dans la sienne et de ne plus jamais la lâcher. Évidemment, je savais ce que c’était. Combien de fois mon père l’avait-il décrit ? Les papillons, les pensées qui s’envolent et les sourires échangés à la dérobade. Tout y était. Mais, je n’osais pas me confier à lui, et ce encore moins depuis l’incident. La peur du rejet mais surtout l’idée de perdre la confiance de la seule personne que j’appréciais réellement parmi les recrues me poussait au silence. Les salutations à voix basses et le regard fuyant de mon ami m’avaient inquiété et pour la première fois en plusieurs jours j’avais osé lui adresser la parole :

— « Salut, Jean. »

Cette fois, j’avais souri doucement, d’un vrai sourire. J’avais versé assez de larmes. L’avenir n’était pas encore écrit. Ce qui comptait réellement c’était que mon meilleur ami était là à mes côtés et que cela ne changerait pas.

- « Ça va comme ça peut aller. Je… je suis désolé de ne pas t’avoir parlé avant aujourd’hui. C’est dur pour moi, d’être devant toi dans cet état-là… »


Je me sens inutile, comme un raté, aurais-je aimé lui dire. Je me disais que si je n’étais pas en mesure de réaliser mes rêves au moins, Jean pourrait les réaliser pour nous deux.

- « Tu viendras me rendre visite de temps en temps, hein ? Quand tu feras partie de la brigade spéciale ? Parce que sinon je risque de me sentir seul. »

La dernière remarque avait pour but de faire rire, toutefois, elle m’avait rappelé que peu importe ce qui allait m’arriver, Jean et moi prendrions maintenant des chemins différents. Étrangement, cette réalité me choqua davantage que l’annonce de la perte de mon œil gauche. Je pouvais sentir ma panique monter en crescendo.




LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
 
Abyss
Abyss
Féminin MESSAGES : 476
INSCRIPTION : 11/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : HDF
CRÉDITS : @Pando (vava) + VOCIVUS (gif) + ASTRA (signa)

UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t1689-kiss-me-hard-before-you-go#289 https://www.letempsdunrp.com/t1690-m-l-attaque-des-titans https://www.letempsdunrp.com/t1717-mad-world#30030 https://www.letempsdunrp.com/t1713-don-t-let-go-keep-a-hold
cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_mqncs5FFoN1r012yho1_500

Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Jean-and-Marco-Feels-c-jean-kirschtein-attack-on-titan-35598919-1000-772


jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


T’as presque envie de rire de ta propre plaisanterie, tant elle transpire l’ironie. Marco ne parle plus, depuis l’accident, il se contente de t’observer ou de dormir, lors de tes visites. Voilà de nombreux jours qu’il n’a plus prononcé un mot. Tu es privé de sa douce voix depuis trop longtemps, et pourtant, tu ne te décourages pas. Tu poursuis ce petit rituel nocturne, où tu le retrouves, allongé sur ce lit qui le retient prisonnier, membres gauches inutilisables. L’air triste et vaincu, il attend.

Les autres ont essayé de te prévenir, avec plus ou moins de tact, qu’il ne reviendra pas. Que ses blessures sont trop importantes pour qu’il ait une chance lors des entraînements. Personne ne sait d’ailleurs s’il pourra à nouveau marcher, alors devenir soldat… un doux rêve à oublier au plus vite pour éviter de prolonger cette souffrance. Et pourtant, tu ne cesses de secouer la tête, en les écoutant. Il est hors de question qu’il parte, qu’il retourne dans son district, loin de toi. C’est trop cruel, injuste. Alors tu te persuades qu’il finira par faire son grand retour au sein de la Brigade. Tu as besoin de lui à tes côtés, comment faire autrement ?

Tous les jours, tu continues. Tu parles. Tu lui racontes les dernières nouvelles, lui répètes les blagues que tu as entendues lors du repas, les remarques des instructeurs… Tu te plains de Mikasa et Armin qui courent derrière ce tocard de Jäger, de ce dernier en général. Tu évites au possible d’évoquer les nouveaux blessés ou disparus, et tu le regardes. Surtout quand il ferme les yeux, et que tu peux l’observer à loisir. Lui et ses cicatrices. Lui et son visage autrefois si enjoué, enthousiaste. Et puis tu détournes le regard, quand le voir si triste devient insoutenable. Quand tu sens que tu ne résisteras bientôt plus à l’envie de le serrer dans tes bras. Manquerait plus que ça, qu’il comprenne que tu ressens pour lui quelque-chose de bien trop fort. Alors, quand tu sais qu’il a les yeux ouverts et t’écoute, tu fuis ses iris. Tu te dérobes sous des airs sûrs et orgueilleux, malgré le désespoir bien ancré en toi.

La nuit, tu revis la scène. La chute, longue et douloureuse, à laquelle tu n’as pu qu’assister, impuissant. Au milieu des cris et des exclamations d’horreur, tu l’as vu tomber. Tu as distinctement entendu les craquements de ses os au contact du sol, alors que tu courais vers lui. Tu n’as pu que retenir tes larmes quand, horrifié, tu as vu tout ce sang. Les autres t’ont bousculé pour lui venir en aide, alors que tu étais tétanisé. Tu n’as pu que le regarder s’éloigner pour toujours de ce terrain. De cette vie que vous auriez pu partager, vouée à sauver l’humanité. Tes espoirs se sont effondrés ce jour-là, tu le sais, mais tu refuses d’y croire. Même alors que tu le contemples chaque jour, l’estropié. Tu fais taire tous ceux qui osent parler du fait qu’il rentrera chez lui, avec ses rêves de grand soldat.

Quand tu es installé sur cette chaise devenue si familière, il parle. Et c’est tellement soudain, inattendu, que tu ne peux qu’ouvrir de grands yeux surpris. Il parle et il sourit même. Il s’excuse, il se justifie. Et toi, tu restes parfaitement immobile, le cœur au bord des lèvres et le pouls qui s’emballe. Même si tu n’as jamais cessé de tenter de communiquer avec lui, tu t’étais presque résigné ; il ne parlera plus. Finalement, après de longs jours d’absence, sa voix grave emplit à nouveau ta tête d’un tas de sentiments incontrôlables. T’as envie de pleurer de soulagement, de joie. Mais, plus que tout, de chagrin. Il souffre, bien plus que toi. Et tu te demandes clairement comment il parvient à t’adresser la parole, alors que le moindre espoir semble avoir déserté son être.

« Tu n’as pas à… »

Il continue de parler, sans que tu puisses tenter de le consoler. Tu t’autorises, cette fois-ci, à plonger ton regard dans le sien, tout en essayant de ne pas lui transmettre ta propre douleur par ce biais. Il enchaîne avec les brigades spéciales, et c’est tout ton monde qui s’effondre. Il ne rejoindra pas les brigades spéciales avec toi ; il rentrera chez lui, laissant le destin vous séparer. Et si tes camarades te l’ont répété maintes et maintes fois, là, tu te sens réellement concerné. Parce que c’est lui qui le dit, qui affirme qu’il ne poursuivra pas l’entraînement. C’était certainement évident, mais tu y croyais encore. Tu veux y croire.

« Marco… » Comme saisie d’une volonté propre, ta main approche la sienne, tout naturellement. Tu allais presque t’en saisir quand ton cerveau a repris le contrôle et que, gêné, tu t’es contenté de la poser sur le matelas, non loin de ses doigts à lui. « Je viendrai te voir, bien sûr… » Tu as envie de préciser que ce ne sera néanmoins pas nécessaire, puisqu’il ne partira pas, mais le peu de retenue que permet ta sincérité t'en dissuade. A la place, tu reprends, plus bas et la pupille à nouveau fugace ; « Tu sais… je ne suis plus sûr d’intégrer les brigades spéciales… »

C’est la première fois que tu formules cette hésitation, alors que tu clames pourtant haut et fort que c’est à cette place que tu veux vivre ; en sécurité, tout en étant adulé. A présent, ta vision des choses a changé, peut-être que l’invalidité de Marco en est la cause…

« Je songe à entrer dans le bataillon d’exploration. »

Revenir en haut Aller en bas
 
Dracoola
Dracoola
Féminin MESSAGES : 363
INSCRIPTION : 20/04/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Québec
CRÉDITS : Frimelda et Google

UNIVERS FÉTICHE : LOTR/ Fantasy / City / Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_nczu9hTa3g1skvxggo4_250


Loyal Naïf Idéaliste Manque de confiance en soi Empathique Tendance à se négliger Jovial Farceur.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  ScaryLeadingGnu-max-1mb

Marco Bodt © Naomi13


Ses doigts avaient dansé près des miens. Tout près. Sans qu’ils se touchent bien évidemment, mais juste assez pour que je puisse apprécier l’agréable chaleur qu’ils émettaient.

Soudainement, j’eus l’impression d’avoir terriblement froid.

Il me semblait que mon univers en entier devenait glacial quand il n’était pas présent.

Ses yeux. C’était la chose que j’affectionnais le plus chez lui. Jean. Il portait un masque. Une sorte de loup en satin noir, brodé d’un fil de nonchalance et d’apathie. Pour survivre au bal costumé d’épouvante et de haine qu’était devenu notre monde. Il m’était souvent arrivé d’être incapable de le décrypter. Dans ces moments, il me suffisait de plonger mon regard dans le sien. De me noyer dans ses prunelles charbonneuses. Alors, je savais.

C’était dans ce même regard que j’avais vu un changement ce jour-là. Une évolution, qui m’avait intrigué presque autant qu’elle m’inquiétait. J’y avais lu une distance. Il me semblait épuisé. L’incident avait eu des impacts sur Jean. Je le devinais par ses iris qui me fuyaient mais également dans son expression gardée. La commissure de ses lèvres qui tiraient vers le bas. J’avais alors pris conscience de toute la loyauté et l’amitié que mon camarade m’avait témoignée durant les dernières semaines.

Un frisson avait parcouru mon échine et je m’étais surpris à vouloir enfouir mon visage dans le creux de son cou. De me laisser choir contre lui et d’oublier tout le reste. Dans l’étreinte de ses bras, me perdre, jusqu’à oublier mon nom.
Je voulais croire en sa promesse. Je m’y accrochais plus que tout. L’idée que le brun puisse m’oublier, qu’il pouvait s’éloigner pour ne plus jamais se retourner m’était infiniment douloureuse. Mais je ne désirais pas me bander les yeux. Me réfugier dans le déni je n’étais pas aussi lâche.

J’étais un handicapé.

Jean était un atout.

Dans un monde comme le nôtre les atouts se sacrifiaient pour protéger les plus faibles. Les estropiés eux restaient en retrait. Impuissants, ils regardaient planer la menace au-dessus de leurs têtes, dans l’attente d’une fin prochaine. Tandis que dehors les cœurs vaillants se débattaient corps et âme pour un rêve qui semblait de plus en plus inatteignable.

Je m’étais mis à fixer attentivement les draps plus ou moins immaculés qui recouvraient mon lit. Des gouttes étaient venues s’écraser sur ceux-ci. Des flaques d’eau sur une banquise. Tiens ? Y avait-il une fuite dans le plafond ? Étrange.

Des larmes.

Un soubresaut.

Puis un autre.

Je m’étais mis à sangloter. Comme un gosse. Pour mon rêve brisé. Pour Jean. Pour tous les rires qui n’allaient jamais avoir lieu. Ces moments que nous ne partagerions plus jamais. Pour toutes ces choses que je n’avais pas eu la force de dire.

Pour ces trois petits mots si beaux, mais ô combien terrifiants.

Ne me quitte pas.

Ne m’oublie pas.

La voix enrouée, le visage caché par mes cheveux j’avais murmuré son nom.

– « Jean… »

Sans prendre la peine de réfléchir, j’avais saisi sa main et mélangé mes doigts aux siens. Puis, j’avais serré doucement. Tendrement. Comme si par la pression et le simple contact de nos paumes je pouvais effacer les évènements qui nous avaient amenés jusque-là, dans cette petite chambre.

– « Je -... Je ne sais pas quoi te dire… Tu pourrais mourir Jean… Tu y as pensé ? »

J’avais eu envie d’être égoïste de le supplier de ne pas s’en aller. Or, je savais trop bien que rien ni personne ne pourrait faire bouger Jean de ses convictions. C’était d’ailleurs ce qui m’avait poussé à devenir son ami.

Je me souvenais encore du jour de notre rencontre. J’étais débarqué dans cet univers comme un paysan, les mains déjà creusées par les heures de travail aux champs et la peau marquée par le soleil. La tête débordant de rêves d’honneur et de bravoure, je m’étais heurté au caractère plus terre à terre du brun. Toutefois, dans ses yeux j’avais vu des idéaux semblables aux miens. Et tout de suite, je m’étais pris d’admiration pour celui-ci. Puis avec le temps, l’admiration s’est métamorphosée en quelque chose de plus doux. J’aimais tracer du regard la courbe de son nez. J’appréciais l’assurance avec laquelle il se déplaçait. Comme un prince. J’observai les petites fossettes qui naissaient sur son visage quand il souriait. À l’époque, je rêvai de protéger le roi. De servir courageusement dans sa cour et avec Jean à mes côtés l’avenir me semblait favorable. Nos personnalités, bien qu’opposées, se complétaient comme les pièces d’un puzzle. Si Jean n’avait jamais été le plus sociable du groupe de mon côté, j’adorais et je cultivais régulièrement la compagnie des autres. Tandis que là où je manquai de répartie et de combativité, Jean était le premier à prendre ma défense. Où que j’aille, Jean ne serait jamais bien loin derrière. Moi-même, j’aurai volontiers donné ma vie en échange de la sienne. Malheureusement, le destin en avait voulu autrement. Qui étais-je pour refuser à mon meilleur ami la chance de sauver la race humaine ? J’avais passé ma main droite dans mes cheveux en soupirant. Ils avaient poussé quelque peu et j’avais besoin d’une bonne coupe.

- « Je ne sais pas comment je me sentirais… S’il devait t’arriver quelque chose. Néanmoins, je sais qu’il doit y avoir une raison à ce changement et je… Je t’encourage à poursuivre tes rêves. »

« Même si pour cela tu dois me laisser derrière »
avais-je songé tristement. Je ne voulais pas le retenir. Je voulais qu’il accomplisse ses objectifs, qu’il s’épanouisse. Les champs manquaient toujours de laboureurs avec la menace constante que posaient les titans. Estropié ou pas mon aide serait la bienvenue là-bas. Je m’étais mis à dessiner distraitement de petits cercles dans la paume de mon compagnon.

— « On s’échangera des lettres. Je te tiendrais au courant pour la plantation de navet de ma famille et tu me raconteras tes exploits et tes aventures ! »

Toujours, le mot pour plaisanter. Pour oublier la douleur. Parce que je préférais mille fois rire au lieu de pleurer sur mon sort. Parce qu’ici bas, sur cette terre brulée le désespoir pouvait être fatal. Alors je ravalai mes larmes, je me plaquais un sourire sur les lèvres et je faisais de mon mieux. Pour aller de l’avant...




LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
 
Abyss
Abyss
Féminin MESSAGES : 476
INSCRIPTION : 11/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : HDF
CRÉDITS : @Pando (vava) + VOCIVUS (gif) + ASTRA (signa)

UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t1689-kiss-me-hard-before-you-go#289 https://www.letempsdunrp.com/t1690-m-l-attaque-des-titans https://www.letempsdunrp.com/t1717-mad-world#30030 https://www.letempsdunrp.com/t1713-don-t-let-go-keep-a-hold
cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_mqncs5FFoN1r012yho1_500

Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Jean-and-Marco-Feels-c-jean-kirschtein-attack-on-titan-35598919-1000-772


jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


Souvent, bien plus que tu ne t’autorises à y croire, tu songes à ce qu’aurait été ta formation sans Marco. Sans son sourire angélique et ses remarques encourageantes. Sans son rire clair et ô combien agréable. Sans sa compagnie, sans sa présence. Sans lui à tes côtés. Tu restes clairement orgueilleux et fier, mais, avec lui, c’est différent. Tu t’adoucies, tu es plus attentif, à l’écoute. Plus calme. Tout est plus beau quand il s’agit de lui. Il est la lumière qui est venue à toi dès les premiers instants. Quand tu as posé les yeux sur lui et découvert cette personne si attachante, tu l’as compris. Que tu aurais besoin de lui, qu’il est tout ce qui t’importe, désormais. Ça te tue de l’avouer, mais t’es pas grand-chose sans lui. Un type agaçant et trop sûr de lui, incapable de maîtriser ses accès de colère. Pourtant, il semble avoir compris que, derrière ces grands airs, se cachent une sensibilité et une peur omniprésentes. Cet entraînement t’effraie. Ce monde aussi. Mais, plus que tout, c’est sa perte qui te terrorise.

Alors que ton attention est de nouveau lointaine, distante, tu es surpris par ce qui ressemble fortement à un sanglot. Fronçant les sourcils, tu te tournes à nouveau vers ton ami, pour caresser de ton regard ses doux traits. Mais il pleure, et ton monde s’écroule pour la énième fois. Tu as brusquement envie de te laisser aller contre lui pour l’accompagner dans cette douleur qui vous étouffe. Tu voudrais sécher ses larmes d’un revers de main, effacer l’horreur de son esprit d’un baiser. Et… bordel, qu’est-ce qui te prend ? Merde, elle sort où, cette idée de l’embrasser ? Réprimant un long frisson, tu te contentes de fermer les yeux, tête basse. Ton cœur palpite à peine, au fond du gouffre. Son murmure le réanime quelque peu, tandis que tu sursautes presque à son contact. La douceur de ses doigts contraste avec leur aspect marqué par le travail. Tu te redresses, inconscient de la teinte rosée qui colore à présent tes joues. Ce n’est pas la première fois que sa peau effleure la tienne. Les tapes amicales sur l’épaule, les paumes qui s’égarent un peu trop longtemps sur le dos, après un contact de soutien. Plusieurs fois, tu t’es amusé à passer les doigts dans ses mèches, faisant mine de le décoiffer. Mais jamais ce genre de contact. Doux, lourd de sens. Alors que ta fierté mal-placée te hurle de t’enfuir, d’esquiver ce toucher, tu ne peux t’y résoudre. Au contraire, tu y puises ton énergie, cherchant le réconfort et l’apaisement. Les phalanges s’entrelacent et tu admires le spectacle, fasciné. Tu as peur, soudain, de ne plus jamais vouloir le lâcher. Pourtant, les événements ne cessent de vous rappeler à l’ordre ; il va partir. Sans toi. Marco et Jean, main dans la main, n’est qu’un doux rêve à peine effleuré.

Alors que tu sens le monstre grandir en toi, le désespoir prendre de l’ampleur au sein de tes entrailles, tu ris. Sans joie ni amusement, simplement une expiration d’ironie. Si tu y as pensé ? « Bien sûr, je le sais, ça. J’suis pas suicidaire comme Jäger, hein. »

Vraiment, ça n’a strictement rien de drôle. Ce n’est même pas une blague, à vrai dire, plutôt un appel de détresse. Un signal. Peut-être que tu as besoin qu’il te demande de changer d’avis, finalement. Qu’il insiste pour que tu rejoignes les brigades spéciales. Ce serait plus simple. Un emploi sûr, où l’on ne risque pas sa vie. Un poste qui te permettrait de revenir le voir, la promesse d’un retour aux lèvres. Au sein du bataillon d’exploration, qui sait si tu ne mourras pas à la première expédition ?

Ton sourire sarcastique masque à merveille la douleur qui te mitraille la poitrine. Face à lui, blessé et délaissé de tout rêve, tu ne sais même plus pourquoi tu as changé d’avis sur ton avenir. Pourquoi vouloir rejoindre l’équipe des porcelets envoyés à l’abattoir, alors qu’il suffirait de tout plaquer ? De stopper définitivement cette formation et d’aller vivre avec lui dans un endroit tranquille. Effrayés par la menace constante, mais ensemble. Au fond, tu en as tellement envie ; passer le restant de tes jours à ses côtés, à prendre soin de lui. C’est tout ce qui t’importe à présent, mais c’est si misérable, et à mille lieues de tes rêves de soldat. Sauver l’humanité, c’est tellement plus glorieux.

Fidèle à lui-même, il t’encourage. Compréhensif et compatissant, il veut que tes projets se concrétisent. S’il se rendait compte qu’à présent, il est tout ce qui te maintient en vie… comment réagirait-il, en apprenant que le noble Jean Kirschtein songe à tout plaquer pour aller vivre une idylle qui fait uniquement sens dans sa tête... ?

Abattu, tu tentes de te convaincre que c’est la tristesse qui te pousse à réagir ainsi. La fatigue, la déception, l’attente… tant de facteurs certainement responsables de ton humeur à fleur de peau. Seulement, comme toujours, il t’apaise ; les petits cercles dessinés au creux de ta paume te rassurent, te prouvent que, pour le moment, il est toujours là, avec toi. Du moins… jusqu’à ces mots. Lancés sur le ton de la plaisanterie, sûrement sans intention aucune de nuire. Et pourtant, filant dans les airs, ils viennent douloureusement s’écraser contre l’armure du guerrier, exposant ses blessures. Libérant ses fêlures. Touché-coulé.

Brusquement, tu t’écartes. Ta main quitte la chaleur réconfortante qu’il t’offrait, tes pas te guident près de la fenêtre. Loin du lit, dos à lui, cachant les larmes qui dévalent à présent tes joues. Tes épaules tressautent et tu écrases tes poings contre ces yeux traîtres. « On s’échangera des lettres… » Tu rejettes cette idée d’un geste rageur, lancé dans le vide. Quand tu parles, ta voix est plus grave, les mots se frayant un passage hors de ta gorge malgré les pleurs qui gênent leur ascension. « Ça ne peut pas être vrai… » Tu suffoques, le visage résolument enfoui dans tes mains. « Marco, tu ne peux pas partir… tu peux pas… » Tu voudrais bien resté à jamais terré dans ce coin de la pièce, lui refusant la vue sur ton visage, mais tes émotions prennent le contrôle et le pouvoir de décision ne t’appartient plus. Alors, en trois grandes enjambées, tu es à nouveau à ses côtés, cette fois-ci à genoux à côté de la chaise vide, le fixant de ton expression douloureuse. Tu ne voulais pas agir ainsi, le laisser voir la douleur qui fait écho à la sienne. Mais tu ne peux te résoudre à rester loin de lui. « Bordel… » tu souffles. « Ça ne devait pas se passer comme ça… Toi et moi, on devait servir le roi, bon sang ! »

Ton poing s’écrase sur le matelas, tes muscles pris d’une violente contraction. Puis, tu abandonnes et ton visage retombe, face contre lit.

Le soldat se laisse sombrer ; il perd la bataille.
Revenir en haut Aller en bas
 
Dracoola
Dracoola
Féminin MESSAGES : 363
INSCRIPTION : 20/04/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Québec
CRÉDITS : Frimelda et Google

UNIVERS FÉTICHE : LOTR/ Fantasy / City / Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_nczu9hTa3g1skvxggo4_250


Loyal Naïf Idéaliste Manque de confiance en soi Empathique Tendance à se négliger Jovial Farceur.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  ScaryLeadingGnu-max-1mb

Marco Bodt © Naomi13



Il avait ri. Et c’était triste. Amer même. Aussitôt, mon cœur s’était resserré. Il disait qu’il connaissait les risques. Qu’il savait ! Et j’avais envie de le secouer, de lui hurler par la tête qu’il ne comprenait rien. Il ne saisissait pas ! Comment le pourrait-il ? La plupart des gens qui partaient vers le bataillon d’exploration n’en revenaient jamais ! C’était de la folie. Néanmoins, j’étais le premier à encourager le brun dans la poursuite de ses idéaux et j’étais loin d’ignorer qu’il était un formidable soldat. Or, si l’idée de le voir partir me semblait infiniment difficile à imaginer, sa mort me paraissait quant à elle absolument inconcevable. Inacceptable. Et pourtant je me trouvais là. Les poings serrés. Parce que je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas le supplier. Car Jean méritait de réaliser ses rêves. Alors, fidèle à mon habitude, j’avais acquiescé et souri faiblement tout en ignorant cette petite voix dans ma tête qui me disait que j’allais le regretter. Que chaque journée passée sans sa présence s’annonçait pénible et sans joie. Toutefois, il m’avait suffi de plonger mes yeux une seule fois dans les siens, pour décider que peu importe le prix si Jean me semblait heureux alors, le reste m’était bien égal.

Distraitement, j’avais dessiné des cercles dans le creux de sa paume. En sa présence, je puisais le réconfort obstinément refusé depuis l’incident. Orgueil ou apitoiement ? À quoi bon se poser la question ? Puisqu’il se trouvait là, près de moi et que c’était déjà plus que tout ce dont j’avais pu rêver. Puis il s’était levé et la réalité de notre situation m’avait frappé de plein fouet. Debout, il m’avait tourné le dos. L’ambiance semblait s’alourdir de minute en minute. Si mon corps me l’avait permis, je me serais empressé de le rejoindre. J’aurais ignoré les larmes qui ruisselaient sur ses joues afin d’épargner sa fierté et j’aurais enroulé mes bras autour de lui. J’avais envie de le toucher. De le rassurer. L’apercevoir ainsi affecté par mon état, par le poids de ce que nous réservait l’avenir, me tuait. Et c’était peut-être le tremblement dans sa voix ou son refus de voir les choses comme elles étaient, mais j’avais senti ce besoin irrépressible de lui faire comprendre que rien ne changerait. Qu’il était toujours Jean et que je m’appelais encore Marco. Qu’il avait en avant de lui un avenir prometteur ! Qu’il aura sans doute l’occasion de connaitre des gens qui vivront la même situation que moi ! Mais devant son expression anéantie, face à cette peine immense qui me rappelait à la mienne, mes paroles s’envolaient. Il n’existait pas de mots. Ni de proverbe. Qui décrivait adéquatement ce que je ressentais à ce moment-là. Dans un élan de désespoir, j’avais de nouveau murmuré son nom. Jean, Jean, Jean. C’était la seule chose que j’arrivais à prononcer tant l’émotion m’enserrait la gorge. Il s’était effondré près de moi, à genou, de la même manière qu’un fidèle rendait hommage à son sauveur. L’idée que je puisse le quitter lui semblait presque aussi douloureuse que pour moi. Dans sa frustration, il avait frappé le matelas avec son poing. Le cœur en peine j’avais observé mon camarade abandonner complètement. Alors, saisi d’une inébranlable détermination, j’avais pris une décision. Jean allait vivre pour nous deux. Au diable les conséquences ! D’un geste, j’avais épongé mes larmes avec la manche de ma chemise et dans cette éternelle empathie qui me caractérisait si bien, j’avais essayé doucement :

– « Hey Jean... Je ne veux pas partir non plus. Tu vas me manquer, tous les jours.»

Les joues légèrement rosées par cette confession j’avais tenté de dissimuler ma gêne en glissant ma main dans les cheveux de mon ami. Avec tendresse, je cherchais à exprimer par mes actions, tous les poèmes et sonates que j’avais composé dans ma tête, mais que je n’avais jamais trouvé le courage de dire.
- « Tu sais que même si je suis loin je serais toujours avec toi ? Juste là. »
J’avais relevé le menton du brun et pointé vers ma poitrine. Directement au-dessus du cœur. Mon œil, le seul à découvert s’était une fois de plus embué de larmes et j’avais souri tristement. J’étais résolu.


– « Alors, tu fais bien gaffe à tes fesses, d’accord ? »


Avec le pouce, j’avais caressé délicatement sa joue. Je t’aime Jean. C’est pourquoi je te laisse aller. Pour ton propre bonheur.

Tout petit déjà, je savais que quelque chose clochait. C’est le genre de chose qu’on comprenait assez vite. Je ne m’étais jamais vraiment intéressé à l’amour et son concept m’était plus au moins connu. Du moins tout ça c’était avant lui. Au début, je ne savais pas trop ce que c’était, de l’admiration, de l’envie ? Avec les jours, Jean s’incrustait de plus en plus dans mes pensées. Ce n’est que quelque temps après que j’avais admis à moi-même ce que je ressentais pour mon meilleur ami. Mais je ne voulais pas forcer mon affection sur lui. Je savais qu’il avait eu pendant un petit moment des vues sur la belle Mikasa. Je préférerais me taire. Parce que je jugeais que c’était mieux pour tout le monde comme ça.

– « Ce n’est pas aussi mal que ça en a l’air. Je- je vais finir par m’habituer et toi aussi. Et puis tu ne seras pas seul. Il y aura toujours Conny et Sacha. »

Des mots vides. Dénué de sens. Pas du tout ce dont il avait besoin, moi non plus d’ailleurs. Je voulais le ramener contre moi. L’embrasser. Me noyer dans sa présence, son odeur. Mais la peur m’en empêchait. Alors, je disais des trucs débiles, pour combler le silence. Pour me faire oublier que j’étais trop trouillard pour faire ce que je voulais vraiment. C’était Jean le plus courageux de nous deux, après tout. Je n’étais que son acolyte. Et maintenant, je n’étais plus qu’un handicapé.





LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
 
Abyss
Abyss
Féminin MESSAGES : 476
INSCRIPTION : 11/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : HDF
CRÉDITS : @Pando (vava) + VOCIVUS (gif) + ASTRA (signa)

UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t1689-kiss-me-hard-before-you-go#289 https://www.letempsdunrp.com/t1690-m-l-attaque-des-titans https://www.letempsdunrp.com/t1717-mad-world#30030 https://www.letempsdunrp.com/t1713-don-t-let-go-keep-a-hold
cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_mqncs5FFoN1r012yho1_500

Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Jean-and-Marco-Feels-c-jean-kirschtein-attack-on-titan-35598919-1000-772


jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


Tu n’es pas stupide. En t’engageant dans l’armée, tu savais quel risque tu courrais. La peur, l’épuisement, la douleur… à tout ça, tu t’y attendais. Tu avais conscience que rien ne serait facile, que ta place n’était pas acquise et qu’il te faudrait trimer pour espérer accéder au poste tant convoité. Mais tu n’étais pas si inquiet ; tu avais confiance en ta détermination. Tu voulais devenir soldat, alors tu ferais tout pour y parvenir.

Mais, bien évidemment, il reste une variable que tu n’avais pas pris en compte. Elle se nomme Marco, et, malgré elle, a bien foutu le bordel dans ta petite tête. Il est arrivé avec son sourire et son optimisme débordant. Son caractère opposé au tien, et pourtant si complémentaire. Il s’est bien vite rapproché et tu l’as laissé faire, plaçant bientôt tous tes espoirs d’un monde meilleur sur ses solides épaules. Il est devenu ton compagnon, ton bras droit. Ton réconfort, ton allié… Celui de qui tu ne t’es plus jamais séparé, celui qui parvenait à te calmer quand les remarques de Jäger te faisaient sortir de tes gonds… Ton pilier.

Tu ne pensais pas, en suivant cette voie qui semblait la seule échappatoire à ta vie rythmée par la crainte et l’appréhension, t’attacher ainsi. Tu n’avais pas prévu que ce garçon apparaisse et bouscule toutes tes certitudes. Tu te souviens de ta rencontre avec Mikasa. Tout son être dégageait cette prestance qui t’avait hypnotisé, envoûté même. Pendant de longues semaines, tu perdais tes moyens en la voyant arriver, assimilant cette admiration à un certain béguin pour la jeune fille. A ce moment-là, tu avais réellement cru être amoureux, quand ce n’était finalement qu’une passade bien vite oubliée. Ce qui avait ensuite retenu ton attention, c’était ce rapide rapprochement avec le brun. Il était passé du statut de simple connaissance à celui de meilleur ami en un rien de temps. Ça aurait pu t’effrayer, d’ailleurs, de t’attacher si vite à Marco. Au contraire, tu t’es perdu corps et âme dans cette amitié si réconfortante. Plusieurs fois, tu t’es surpris à l’observer durant les entraînements. Durant vos interactions, il t’est souvent arrivé d’engager un certain contact, dissimulé sous une tape amicale. D’autres fois, au beau milieu de la nuit, tu t’es réveillé haletant et désorienté après un cauchemar. Alors, apeuré, c’était auprès de lui que tu venais chercher du réconfort ; tu l’observais dormir, plus ou moins paisiblement, ne te lassant pas de détailler ses traits. Parfois, il s’éveillait alors et t’invitait à te rapprocher pour te sentir en sécurité. Ça fonctionnait bien, même si, au petit matin, tu te dépêchais de regagner le lit voisin du sien avant que qui que ce soit ne s’en aperçoive. Hors de question de subir de quelconques remarques.

Alors non, à ça, tu ne t’y étais pas préparé. A aucun moment tu n’avais pu songer à une telle douleur. La souffrance physique, la fatigue harassante, tu l’avais prédit, mais pas celle que pouvait causer la perte. L’idée de voir Marco s’en aller te brise en mille morceaux, et c’en est d’autant plus douloureux que tu n’avais pu imaginer une telle chose avant le début de l’entraînement. Tu savais que tu allais sûrement t’y faire des amis, mais… pas comme ça…

Abattu par le désespoir, tu t’es laissé choir près de lui. L’âme en peine, le cœur en piteux état, tu sanglotes, le visage appuyé contre les draps. Ils ont son odeur, et cette simple constatation fait redoubler tes pleurs d’intensité. Et ton meilleur ami, il est toujours là, avec ses paroles attentionnées et sa présence rassurante. A ce moment-là, tu te félicites d’avoir caché ton visage, ne lui laissant ainsi pas le loisir de contempler tes joues rouges d’avoir entendu sa confession. Tu as brusquement envie de le prendre dans tes bras, de lui avouer qu’il va terriblement te manquer, lui aussi. Mais tu es trop faible, ou peut-être trop fier, et tout ce que tu te sens capable de lui répondre, c’est un énième sanglot. Tes muscles se détendent instantanément lorsqu’il se met à caresser tes mèches. Tu es sans cesse fasciné par cette capacité qu’il a à te calmer, la douceur dans chacun de ses gestes, même alors qu’il est le plus mal en point. Tu le laisses faire sans broncher lorsqu’il relève ton menton pour que tu le regardes. Tu fixes sa poitrine, là où t’indique son doigt. Et puis tu acquiesces, simplement, ravalant les nouvelles larmes qui menacent de perler à nouveau. Tu le suivras, qu’importe où il va, parce que tu occupes une place dans son cœur, comme lui dans le tien. Tu voudrais tellement y croire et t’en contenter, mais tu sais déjà que c’est peine perdue. Parce que tu as besoin de lui à tes côtés, c’est indéniable.

C’est en le voyant à nouveau pleurer que tu t’en es rendu compte ; de ton égoïsme cuisant. Tu es là, avachi sur le lit du blessé, t’apitoyant sur le fait qu’il va partir. Mais lui, il souffre sans doute mille fois plus. Et ça te parait tellement impossible, de supporter une telle douleur, que tu voudrais qu’il s’en délaisse quelque peu pour la partager avec toi. Tu voudrais effacer ces pleurs de cet unique œil, gommer toute trace de désespoir de son visage d’ange. Et que ces caresses sur ta joue ne s’arrêtent jamais. Tu n’as plus envie de retourner à l’entraînement le lendemain, ni les autres jours. Tu ne veux pas que Marco quitte la formation et retourne aux champs. Tu voudrais prolonger cet instant et qu’il dure l’éternité, même si ça ne sera sans doute pas assez. Et tu laisserais presque un rictus moqueur apparaître à la commissure de tes lèvres, maintenant que tu comprends que tout ce que tu ressens n’a certainement rien de platonique. Tu n’as jamais eu de meilleur ami, avant ça, mais tu es presque sûr que tout ça ne résulte plus vraiment de l’amitié…

« T’en fais pas, j’vais bien faire attention à mes fesses, ça serait du gâchis quand-même. » tu réponds en arborant cette fois-ci une expression rieuse. Contrastant étrangement avec tes yeux humides et tes joues encore inondées de larmes. D’ailleurs, ta voix n’est pas aussi assurée qu’à l’accoutumée, même si tu tentes de fuir cette tristesse intenable qui te lacère le palpitant. Parce qu’il ne mérite pas ça, Marco, devoir soutenir un être si orgueilleux à présent au bord du gouffre. Il est celui qui a vu chacun de ses rêves s’envoler à une vitesse fulgurante, celui qui a besoin du soutien sans faille de son acolyte. Alors, même si ses paroles n’ont qu’un semblant de vérité –bien sûr que tu seras seul sans lui– tu décides d’hocher la tête, lentement. Pour le moment, il est toujours là, il n’est pas encore parti.

Le regard plongé dans le sien, tu penses. A ses iris qui t’envoûtent d’une manière différente des cheveux de Mikasa fût un temps. Tout est différent, avec lui. Et tu ne sais plus vraiment si ça t’effraie ou non. Ni si ça te questionne, ou si tu as déjà tout compris. Plus que jamais, tu veux te laisser aller contre lui, apaisé. Alors, après avoir désigné la place à ses côtés sur le lit, un sourcil haussé en signe de question silencieuse, tu te redresses. Tu t’installes ensuite contre lui, laissant la chaise habituelle seule dans son coin. A quoi bon rester loin de lui, alors que tout ton être réclame sa présence ? « Dis… tu vas faire quoi, une fois retourné dans ton district ? » Ça te fait mal, mais il semble désormais nécessaire de se rendre à l’évidence ; Marco va partir, c’est un fait. Tu choisis alors de te préparer à cette fin au mieux, en abordant sereinement le sujet. Et puis, à ses côtés, tout paraît plus beau, même alors que ton âme vogue déjà dans les profondeurs abyssales de l’accablement.

Comme il l’a fait un peu plus tôt, bien que d’abord hésitant, tu finis par glisser tes doigts au creux de sa paume, les entrelaçant ensuite aux siens. Gêné, tu détournes le regard, fixant ton attention sur un point invisible un peu plus loin. Tout en priant pour qu’il ne remarque pas la teinte rosée qu’ont adoptée tes pommettes. T’es vraiment foutu Jean, ça au moins c’est clair.

Revenir en haut Aller en bas
 
Dracoola
Dracoola
Féminin MESSAGES : 363
INSCRIPTION : 20/04/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Québec
CRÉDITS : Frimelda et Google

UNIVERS FÉTICHE : LOTR/ Fantasy / City / Historique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Marco Bott
J'ai 16 ans et je vis près du mur Rose, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je survis. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_nczu9hTa3g1skvxggo4_250


Loyal Naïf Idéaliste Manque de confiance en soi Empathique Tendance à se négliger Jovial Farceur.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  ScaryLeadingGnu-max-1mb

Marco Bodt © Naomi13



Je me voyais encore petit. Je devais avoir six ou sept ans. Debout dans les champs dorés. Sur ma tête, un chapeau de paille deux fois trop grand pour moi. Le vent sifflait dans mes oreilles, la chaleur du soleil caressait ma peau. Au loin, j’apercevais les jupes de ma mère. Il me fallait la rejoindre. Elle avait souri, de ce genre de sourire que seule une mère pouvait avoir. Elle ne sortait presque plus. Sa maladie l’en empêchait. Ce jour-là, nous avions regardé tranquillement le soleil décliner ensemble. Elle était morte quelques mois plus tard. J’étais cadet d’une famille relativement nombreuse et la plupart de mes frères et sœurs s’étaient mariés. Alors, moi et mon père vivions seuls. Tous les matins, je me levais avant l’aube pour aller aider mes frères au champ. Mon père était un homme au caractère doux et j’aimais penser que mon caractère découlait de lui. En général, nous nous entendions bien. Puis le jour où Shiganshina est tombée, j’ai pris une décision qui l’avait bouleversé. Je lui avais dit que j’avais l’intention d’intégrer la brigade spéciale. Je ne me souviens pas exactement de ce qui s’est passé après.

Des cris. Des claquements de portes.

Le lendemain, je m’étais de nouveau réveillé avant l’aube. Mais cette fois, je n’allais pas aux champs. Mon sac sur le dos j’avais traversé le plus silencieusement possible la maison. J’avais laissé une note à l’intention de mon père et puis j’étais sorti. Sur la route, j’avais demandé à un marchand de m’emmener jusqu’au district de Trost. C’était la dernière fois que j’avais vu le soleil se lever sur la ville de Jinae. Je ne recevais jamais de lettres de mon père. Il ne m’avait jamais pardonné d’être partie comme ça. Mais parfois, il m’arrivait de recevoir des missives de la part d’un de mes frères dans lesquelles il décrivait ce qui se passait en ville ainsi que l’état de mon père. Et puis vint le jour où j’avais croisé le chemin de Jean. Alors toute pensée concernant ma famille s’était évaporée. J’avais un peu honte. Je m’étais dit que maintenant qu’une personne que j’aimais allait s’en aller, je comprenais un peu plus l’inquiétude de mon père. Chaque soir, en allant me coucher, j’allais songer à lui. Où est-il ? Comment va-t-il ? Est-ce qu’il est heureux ? Est-ce qu’il lui arrive de penser à moi ? Arriverais-je seulement à dormir ? Sans le savoir près de moi, sans sa présence rassurante à mes côtés. J’avais envie de venir avec lui. De le suivre jusqu’au bout de la terre et encore plus. Et je l’aurai fait. Parce que maintenant que je savais qu’il allait s’en aller, je ne voulais plus le quitter. Un jour, mon frère m’avait écrit qu’il avait demandé à mon père pourquoi il m’avait laissé partir. Il m’avait alors raconté que mon père avait jeté un regard vers l’horizon et avait dit : « Parfois, c’est ça aussi, l’amour : laisser partir ceux qu’on aime. » .  Au début, cela ne serait pas agréable et j’aurais du mal à m’y habituer, mais au fil du temps je vivrais en harmonie avec l’idée que Jean était heureux là où il était. Qu’il faisait quelque chose de grand ! D’héroïque.

L’atmosphère était pesante. Des paroles non échangées flottaient dans l’air. Un échange de regards. Une larme ou deux. Puis un sourire tremblant. L’ensemble de mon être tremblait, comme secoué par des séismes internes.

- « Oui, cela serait une perte terrible pour l’humanité ! »

Je plaisantais. J’essayais d’oublier ce poids écrasant sur ma poitrine. J’avais étudié Jean comme si c’était la première fois que je l’apercevais. J’avais plongé mes yeux dans ses iris marron. Apprécier la ligne de sa mâchoire. Ses lèvres, son nez, sa bouche. Tout. Je voulais graver son image dans mes souvenirs. La mettre dans une petite boîte. La chérir à jamais. Puis d’un geste, il s’était levé et était venu s’étendre à mes côtés. J’avais collé ma tête contre la sienne. Cela me semblait si naturel. Lui lové contre moi. Moi près de lui. Comme si l’espace d’un instant mon univers avait encore du sens. Alors, j’avais fermé les yeux et savouré ce moment. Mon cœur cognait violemment contre ma poitrine, mon sang battait énormément fort près de mes oreilles et une douce chaleur s’était créée au creux de mon ventre. Tranquillement, elle se propageait dans ma poitrine, mes bras, mes jambes. Une sensation d’allégresse, de bien-être total. Ce n’est que quelques jours plus tard que j’avais songé que ça devait être ça, le bonheur. Cette impression de flotter. J’avais ouvert les yeux et d’une voix hésitante, j’avais répondu à la question du brun.

- « Je ne sais pas… Si mon père veut bien encore de moi, je vais probablement travailler sur sa terre. »


J’avais hésité de nouveau avant de poursuivre plus bas :

– « Je n’en ai pas envie. Mais un jour, je devrai probablement me marier et mon père risque de me forcer la main. Pour les champs, tu comprends ? Peu de gens ont envie de cultiver la terre à cause des titans. Quelqu’un doit prendre la relève. »

J’avais grimacé à cela. À cette pensée d’être forcé de vivre avec quelqu’un d’autre que la personne que j’aimais. J’avais envie de rester avec Jean. D’oublier le reste. J’avais senti les doigts de mon ami venir chercher les miens. Et plus que jamais je m’étais accroché à ce contact, à sa présence, à son odeur. Me noyer dans sa lumière avant qu’elle ne s’éloigne.





LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

Revenir en haut Aller en bas
 
Abyss
Abyss
Féminin MESSAGES : 476
INSCRIPTION : 11/05/2018
ÂGE : 22
RÉGION : HDF
CRÉDITS : @Pando (vava) + VOCIVUS (gif) + ASTRA (signa)

UNIVERS FÉTICHE : Inspirés d’œuvres existantes (L'attaque des titans ; Detroit : Become Human ; The Maze Runner...) + mythologies
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

https://www.letempsdunrp.com/t1689-kiss-me-hard-before-you-go#289 https://www.letempsdunrp.com/t1690-m-l-attaque-des-titans https://www.letempsdunrp.com/t1717-mad-world#30030 https://www.letempsdunrp.com/t1713-don-t-let-go-keep-a-hold
cat

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty


Jean Kirschtein
J'ai 16 ans et je vis actuellement au niveau du mur Rose, au Sud, là où sont formées les recrues. Dans la vie, je suis soldat en formation et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à je ne sais quelle entité, je suis célibataire et je le vis plutôt sans trop me poser de questions.


Franc • Maladroit • Pragmatique • Vantard • Impulsif • Cynique • Impatient • Empathique • Orgueilleux • Fidèle.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Tumblr_mqncs5FFoN1r012yho1_500

Marco, il a ce truc qui fait que tu as confiance. Ce regard doux et rassurant, ces sourires admiratifs et cette présence qui t'apaise. Un ange venu du ciel.

still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Jean-and-Marco-Feels-c-jean-kirschtein-attack-on-titan-35598919-1000-772


jean kirschtein ©️ MyAnimeList.net


C’est agréable. Cette chaleur que dégage le corps de Marco, pressé contre le tien. Sa tête calée contre la tienne, tu te laisses même aller à fermer les yeux. Pour profiter de l’instant, de la douceur qui émane de l’être à tes côtés. Ses cheveux qui chatouillent ta joue, son épaule qui caresse la tienne. T’as envie de t’endormir là, avec lui.

Depuis plusieurs jours, quand tu te réveilles au beau milieu de la nuit, il n’est pas là. Ses mots réconfortants et sa douce étreinte te manquent. A présent, tu peines à te rendormir quand les mauvais songes t’en empêchent. Parce qu’il n’est plus là pour accompagner tes nuits, pour gommer tes peurs d’un seul regard. Et tu te sens minuscule quand tu songes à lui et à ce besoin constant que tu as d’être avec lui. C’en est presque vexant d’ailleurs, cette emprise qu’il a sur toi sans sûrement s’en rendre compte. Alors tu restes simplement allongé à écouter les ronflements alentours, tout en pensant à ton entraînement à venir sans le jeune homme.

Tu hoches la tête quand il t’explique qu’il retournera travailler aux champs. Après tout, que faire d’autre une fois retourné dans son district ? Avec ses rêves envolés et son invalidité nouvelle, il va devoir se rendre utile pour ne pas sombrer dans la déprime. S’occuper un maximum pour éviter de trop penser. Enfin, c’est ce que tu imagines. Et certainement ce que tu aurais fait si tu t’étais retrouvé à sa place.

Seulement, la suite de ses paroles résonne longtemps dans tes tympans et tes muscles se crispent. Bien trop brusquement pour qu’il ne l’ait pas remarqué. Il va devoir se marier… A ce moment-là, tu es bien incapable de comprendre le rapport. Est-ce une tradition, d’épouser quelqu’un pour pouvoir travailler, dans son district natal ? Cette idée te semble ridicule, et pourtant, tu ne peux t’empêcher d’y songer. Sinon, pourquoi aurait-il abordé le sujet ? « Attends, il risque de te forcer la main pour quoi ? Te marier ? » tu demandes, ta voix trahissant sûrement le sentiment désagréable qui a à nouveau élu domicile dans ta poitrine. Imaginer Marco avec quelqu’un, comme un couple, te dérange. Mais ce qui te perturbe encore plus, c’est justement ta réaction à ce propos. Après tout, peut-être que toi aussi, tu y passeras. Plus tard, tu rencontreras cette personne, tomberas amoureux, et le mariage ne sera que la finalité de l’histoire. Mais alors pourquoi cette idée te semble insupportable ? C’est pourtant normal… alors, tu tentes au possible de refouler cette émotion presque nouvelle qui ressemble fortement à de la jalousie. « Mais avec qui ? » tu ne peux tout de même pas t’empêcher d’ajouter, le regard bien accroché à un pli de la couverture. Tu as peur de plonger dans ses yeux sans savoir pourquoi. Peut-être à cause de votre soudaine proximité, malgré le fait que ce soit toi qui l’aies instaurée. Alors, tu serres un peu plus ses doigts au creux de ta paume ; comme pour le retenir, dans une supplication silencieuse. Reste avec moi. Si seulement c’était aussi facile, tu n’hésiterais probablement même pas. Tu lui demanderais, inlassablement, de ne pas t’abandonner, quitte à mettre ta fierté de côté pour une fois.

Et puis, soudain, t’as cette nouvelle question qui te brûle la gorge. T’as peur d’avoir déjà la réponse, et pourtant, tu te rends compte que sommeille en toi toujours un peu d’espoir. « Tu penses que les membres du bataillon d’exploration sont autorisés à quitter l’escouade un petit moment, parfois, pour rendre visite à leurs proches ? » T’as tellement envie qu’il sache, qu’il confirme. Savoir que tu pourras tout de même aller le voir, même peu, te maintient alerte, un brin optimiste. Sans t’en rendre réellement compte, tu te penches un peu plus vers lui, posant cette fois-ci tes pupilles sur son visage. Certainement peu discret – et pourtant, tu aurais aimé l’être – tu détailles ses traits. Tu contemples longuement ces yeux qui gardent leur lueur joyeuse même dans les pires moments, les admirant. Puis, ton observation se porte sur ces petites taches de rousseur qui parsèment ses joues. Depuis le premier jour, tu as remarqué quel air innocent elles lui donnent, et ça t’attendrit.

Finalement, ton regard dérive, bien malgré toi, sur ses lèvres. Profitant qu’il soit contre toi, tu lèves ta main libre à hauteur de son visage pour pouvoir caresser sa joue, comme il l’a déjà fait avec toi. Le contact te fait du bien mais, quelque peu gêné, tu détournes quand-même la tête, le rouge te montant déjà au visage. Tu dois sûrement être ridicule, là, les doigts sur sa peau mais le regard fuyant. Certainement. Alors tu te fais violence pour reporter ton attention sur ces traits qui te fascinent. Et tu soutiens son regard ; difficilement, mais tu le fais.

Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


still waiting for you to come back. {JeanMarco}  Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
still waiting for you to come back. {JeanMarco}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Pour s'amuser :: Univers autres :: Univers anime :: Mangas-
Sauter vers: