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 BAGGINSHIELD - you're the king and i'm your lionheart (pv dracoola)

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Dracoola
Dracoola
Féminin MESSAGES : 343
INSCRIPTION : 20/04/2018
ÂGE : 20
RÉGION : Québec
CRÉDITS : Frimelda et Google

UNIVERS FÉTICHE : LOTR/fantasy/ city
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Thorin II Écu-de-chêne
J'ai 194 ans et je vis dans les Montagnes Bleues, entre l'Eriador et le Lindon. Dans la vie, je suis Roi et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Richard Armitage ©️ RIDDERMARK



Les flammes léchaient de leurs doigts brulants et effilés les pierres de l’âtre. Sombrement, j’observai le bois noirci fendre sous la chaleur. Des crépitements. Le dernier murmure de la matière en combustion. Un spectacle des plus relaxants, mais qui aggravait davantage la pression inquiétante cachée au plus profond de ma poitrine. Le poids ô combien lourd d’une couronne invisible me faisait courber l’échine. Puis l’image des paumes de mes neveux m’était revenue en tête. Sali. Creusées. Balafrées. Des mains de princes qui auraient dû être marqués de cors et de callosités provenant uniquement de glorieuses batailles. Et peut-être me blâmais-je autant que j’en voulais à mon père, ou encore aux elfes ? Au fond ce jour-là je n’avais pas bougé. Comme les autres, devant ce monstre j’étais terrifié. J’étais resté impuissant tandis que mon peuple se faisait massacrer. Quel genre de nain cela faisait-il de moi ? De roi ? La culpabilité m’avait rongé pendant si longtemps que j’en étais devenu colérique, amer. Alors, quand Tharkûn m’avait cueilli dans cette taverne, les pensées embrumées par l’alcool. Qu’il avait arrosé de paroles salvatrices cette graine d’espoir que je m’efforçais de faire mourir depuis des années. J’y avais cru. Du plus profond de mon cœur, j’y avais cru. Or, j’étais là. Dans ce trou de hobbit. Une pipe à la main. L’avenir ne m’avait jamais semblé aussi impondérable. Et voilà que le brun s’agitait. J’avais observé avec un certain degré d’amusement d’abord la confusion, puis l’insidieuse panique se frayer un chemin sur les traits du semi-homme. Il avait l’air médusé de ma présence. Sans doute espérait-il apercevoir Gandalf. Je ne me sentais pas offensé, il n’y avait rien de bien étonnant à ce que le voleur ait des réticences à me tenir compagnie. Étant donné la royale suffisance dont j’avais fait preuve plus tôt dans la soirée. J’avais dû me faire violence pour ne pas sourire en voyant la moue exaspérée du hobbit. J’avais acquiescé doucement à sa question. Il s’était redressé l’air renfrogné se décrivant comme un hôte terrible. J’avais arqué un sourcil à ses mots, au contraire le brun avait agi en parfait gentillhobbit. C’était notre compagnie et moi-même qui nous étions comportés en véritable barbare en dévalisant ses placards et allant jusqu’à lui manquer de respect dans sa propre maison. J’avais inspiré longuement avant de lancer :


— « Ravi de vous revoir parmi nous, Monsieur Sacquet. »

Une expiration. Un oubli nécessaire, mais pas moins douloureux de l’orgueil. Pour poursuivre :


— « Ridicule. Si quelqu’un doit vous demander pardon, c’est bien moi. Pour le manque de manière de mes pairs et... pour les paroles que je vous ai dites tout à l’heure. »

Je ne savais pas trop ce qui m’avait pris. Peut-être était-ce la fatigue ? Peut-être que j’avais réellement envie d’entrer dans les bonnes grâces du brun. Je n’avais jamais été un nain qui admettait facilement l’erreur. Je pouvais compter sur les doigts de main en 194 ans d’existence, le nombre de fois où je m’étais excusé de manière verbale. J’avais acquiescé doucement. Belle, oui, mais par-dessus tout tragique. L’odeur du souffre qui brûlait les poumons, mais surtout le ciel qui avait pris la couleur du sang. Je pouvais encore sentir son haleine putride, mes nuits étaient hantées par les cris de mes semblables. La simplicité et l’honnêteté du semi-homme me faisaient le plus grand bien.


- « Votre mère devait être infiniment courageuse pour avoir autant voyagé. Surtout jusqu’à des endroits très éloignés comme la cité d’Erebor. »

J’étais sincèrement, impressionné, l’existence des hobbits n’était pas très connue. Moi-même, je n’étais que très peu familier avec leur coutume. Mais je savais que l’idée de quitter la Comtée leur était très difficile à concevoir. À une époque, j’aurais peut-être pu m’identifier à ce sentiment. À cette crainte de délaisser son lieu de naissance pour s’aventurer dans un monde dangereux et inconnu. Toutefois, j’avais appris à la dure que le mal arrivait toujours à se glisser dans les endroits que l’on pensait inatteignables.


- « Dites-moi Monsieur Sacquet, seriez-vous vous prêt à tout abandonner pour nous suivre ? »

La race des nains n’était pas parmi les plus aimés de la Terre du Milieu. On nous décrivait comme de petits êtres, à mille lieues de la beauté des elfes. Les légendes disaient que le Valar Aulë trop impatient nous avait créé dans le plus grand des secrets. Quand Eru l’apprit, il était furieux, il ordonna à Aulë de détruire sa création avec son marteau. Or, au dernier moment Eru dans sa magnanimité eu pitié et autorisa à ce que les enfants d’Aulë puissent vivre, à la condition, qu’ils ne s’éveillent que seulement après la venue des elfes. Ceux-ci aimaient bien nous rappeler que nous étions des erreurs et que contrairement à eux et aux hommes nous n’étions pas les enfants d’Eru. On disait des nains qu’ils étaient têtus, avides, violents et stupides. Les elfes nous trouvaient vulgaires. Les hommes ne nous faisaient pas confiance. Mais moi, je savais. Pas seulement parce que j’étais un nain, mais aussi par les épreuves que mon peuple avait traversées, qu’il y avait plus dans le cœur des nains que l’on pouvait le croire. Je savais qu’ils étaient loyaux, qu’ils ne se laissaient jamais abattre, et qu’ils étaient de bons vivants. Que pouvait bien penser le petit hobbit devant moi ? Nous n’avions pas fait particulièrement bonne impression. J’avais replongé mon regard dans les flammes, songeur. Selon Tharkûn, notre quête dépendait de ce petit hobbit. Mais, viendrait-il ? Dans cette quête périlleuse qui le changerait à jamais, s’il en revenait vif évidemment.



LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

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