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 BAGGINSHIELD - you're the king and i'm your lionheart (pv dracoola)

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
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Bilbon avait du mal à y croire : il y avait des nains partout dans sa maison ! Et comme si ce n'était pas suffisant, ils avaient pillé tout son garde-manger et ses réserves. Tout ça, c'était la faute de Gandalf. Enfin... même si le dernier nain qui s'était présenté à sa porte n'était pas n'importe qui.

Du moins, n'importe qui ou pas, c'était tout de même un véritable fouillis dans son trou de Hobbit et il était tellement entêté qu'il ne voulait plus rien savoir... (du moins, c'est ce qu'il pensait avant que ce majestueux nain à la chevelure chevaleresque ne se pointe à sa porte).

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Bilbon
Sacquet

J'ai 50 ans et je vis à Cul-de-sac, La Comtée. Dans la vie, je suis un gentillhobbit et je m'en sors assez bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Martin Freeman ©️ Psychadelya
C’était la pagaille, comme Cul-de-sac avait rarement connu. Tu ne pouvais pas y croire : des nains ! Il y en avait partout ! Et tout ça, c’était la faute de Gandalf, magicien de malheur. Tu ne pouvais pas réellement croire qu’ils étaient tous venus par hasard. Il y avait une explication logique et tu avais vraiment hâte d’avoir l’explication logique à toute cette histoire. Tout ton pauvre trou de Hobbit était sans-dessus-dessous et tu tournais la tête partout autour de toi qu’ils étaient dans tous les recoins de la maison. Ces nains, ils étaient en arrière de toi, près de ton garde-manger et il ne te restait plus rien... dans le premier garde-manger, du moins. Pas question de leur révéler que tu en avais un deuxième, pas après la pagaille que tout ça venait de causer. Tu essayais de te faire à la raison, mais c’était sûrement ton côté Bessac. Ton côté Took, en revanche, te disait que c’était enfin le moment d’avoir un peu d’action dans ta vie de gentillhobbit. Oh, tu étais fort heureux d’être seul, mais il se passait enfin quelque chose depuis la mort de tes parents. Ce n’était peut-être pas une mauvaise idée, d’avoir un peu de spontanéité. Cependant, tu ne pouvais t’empêcher de te demander ce qui se passait vraiment, surtout que Gandalf avait semblé être très au courant et que toi, tu ne savais rien de toute cette histoire. Tu voulais savoir pourquoi ils étaient tous chez toi. Heureusement que Cul-de-sac était assez vaste pour accueillir tout ce monde !

Après avoir joué avec la vaisselle de ta mère, il eut un léger tocage à la porte. « C’est lui. » déclara solennellement Gandalf. C’était qui lui, en fait ? Tu fronças les sourcils et tu pris le soin d’aller répondre à la porte de ta propre maison. Enfin ! Tu restais un Hobbit assez respectable, malgré tout. Tu n’étais pas pour faire attendre un autre invité mystère qui n’était pas attendu. C’était décidément un mauvais tour du destin que ton côté Took appréciait particulièrement. Tout arrive pour une raison, mon petit Bilbon, te disait parfois ta mère, quand elle repensait à ses aventures de jeunesse chez les elfes. Un côté de toi voulais peut-être en savoir plus sur ce conseil des nains qui s’était invité chez toi. C’était encore, nain, supposas-tu. Prenant une grande respiration, tu ouvris la porte. Et c’est là que tu le vis. Bon sang, il était... il avait du charisme. C’était tout ce que tu pouvais constater. Tu avalas difficilement ta salive, essayant de reprendre tes esprits. « Je suppose que vous êtes là pour le rassemblement... vous aussi. » Tu ignorais à ce moment-là, qui il était réellement. Ce qu’il représentait. Mais comme tous ces nains s’étaient invités chez toi, tu avais une idée qu’il savait peut-être plus de choses. Ou du moins, le ton de Gandalf t’avait donné une idée à quel point il pouvait être aussi important. C’était suffisant pour toi de savoir qu’il était important, point final.


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Dracoola
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Thorin II Écu-de-chêne
J'ai 194 ans et je vis dans les Montagnes Bleues, entre l'Eriador et le Lindon. Dans la vie, je suis Roi et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Richard Armitage ©️ RIDDERMARK



Rage. Une colère si terrible et si profonde qu'elle m'aveuglait. Honte. Rejet. Par mes pairs, par ma propre race ! Les enfants de Aulë étaient-ils tombés si bas qu'ils ignoraient la détresse de leurs compères ? Ils appelaient cela une folie... Une folie. Celui qui n'avait jamais posé les pieds dans la Montagne Solitaire, ne pouvait pas comprendre. Combien de fois, avais-je laissé mes doigts dansés sur les colonnes de marbre taillées ? Il me semblait qu'étant plus jeune, je bravais les interdictions de mes parents et allais explorer les mines avec Frerin. Frerin. Non, décidément, ils ne pouvaient pas comprendre. Mon coeur se languissait du royaume de mes pères, des richesses et de l'ambiance qui y régnait. Avant la venue du fléau, de cette abomination qui m'a tout pris. Je pouvais soutenir le jugement de l'aristocratie, ignorer les comparaisons avec mon grand-père et endurer les railleries de la cour. Mais de la folie... Oh non ce n'était point de la folie que de vouloir rendre à mon peuple ce qu'il lui revenait de droit. Le peuple d'Erebor ne méritait pas de vivre comme des vagabonds, de vulgaires mendiants vivant de la charité des autres races. Il me fallait reconquérir mon royaume et mon trône et si je devais le faire avec treize nains au lieu de trois-cent, soit.

La nuit était fraîche. Le printemps était déjà bien avancé dans cette région que l'on appelait La Comtée. Le royaume des semi-hommes. Si l'on pouvait appeler ça un ''royaume '', il s'agissait plus d'une ville de fermiers qu'autre chose. Ce n'était pas le fruit du hasard qui m'avait emmené dans cette petite bourgade de l'Eriador, Tharkûn m'avait promis un voleur, le plus qualifié pour notre quête. Je dois avouer que plus je m'enfonçais dans la Comtée plus, j'avais de sérieux doutes sur les propos du vieux magicien. Comment, l'une de ces créatures au ventre replet et au regard méfiant pourrait déjouer cette vipère cracheuse de feu qu'était Smaug ? Tout cela me dépassait. Perdue dans mes réflexions, je n'avais pas remarqué que j'avais dépassé à deux reprises notre point de rencontre et ce n'est qu'une fois que j'eus rebroussé mes pas, que je remarquai la rune gravée sur la porte d'un des trous de hobbit. Comme de fait, j'entendis le rire tonitruant de Gloin confirmant que je ne m'étais pas trompé. D'un oeil critique, je m'étais mis à observer la maisonnette, il était facile de déduire que le propriétaire de ce trou possédait une certaine richesse et d'un titre ou rang, puisque le bois utilisé pour la porte ainsi que les pierres étaient de très grandes qualités et sa maison était située sur la plus haute colline du quartier. Quelque chose clochait... Pourquoi diable ce voleur souhaitait-il nous accompagner si ce n'était pas pour l'or et la notoriété ? Quels étaient ses motifs ? En voulait-il à mon peuple ? Était-ce un espion envoyé par mes ennemis pour mettre frein à notre quête ? Par ma barbe, il était hors de question que mon peuple souffre encore de la vilenie des autres races ! Suspicieux et de plus en plus frustré avec cet oiseau de malheur d'Istari, j'avais levé mon poing et cogné violemment contre la porte.

Brusquement, les rires stoppèrent et j'entendis du mouvement à l'intérieur. Alors, la porte s'était ouverte et je fus décontenancé. Un murmure presque inaudible, puis un seul mot sur le bout de ma langue : Ghivashel. Un hobbit, petit, oreilles pointues comme les elfes (ew), ventre rond, sans barbe. S'il avait été un nain, il aurait été considéré comme très laid. Or, là sur le seuil de son entrée, son petit nez retroussé ses yeux dénués de malice écarquillés et ses boucles cuivrées en pagaille, je le trouvais adorable. Jamais, je n'avais eu de tendresse pour tout être qui n'était pas un nain, mais je n'étais pas assez borné pour ne pas reconnaître que j'avais trouvé mon autre moitié. Celle qui m'avait été accordée par mon créateur. Néanmoins, mes histoires de cœurs ne dépassaient pas l'importance de la quête. Et mon devoir de roi et de chef de la compagnie, passait avant tout. J'acquiesçai distraitement à la question du hobbit sans le regarder mon regard s'étant posé sur Tharkûn qui se tenait là, nonchalant. Aussitôt, ma furie repris de plus belle et je m'étais dirigé vers lui d'un pas décidé bousculant (accidentellement) le semi-homme au passage.

- « Gandalf. Je croyais que vous aviez dit que cet endroit était facile à trouver. Je me suis perdu. Deux fois. Par chance, j'ai aperçu la marque sur la porte. Sans quoi, je serais encore en train de vous chercher. »

Sans plus attendre, j'avais commencé à retirer ma cape et avait fait un sourire attendri en voyant le plus jeune de mes neveux ; Kili s'approcher. Je lui avait tendu ma cape et me retournai vers Gandalf et le Hobbit. Le sorcier n'avait pas jugé utile de me répondre et il adressa plutôt la parole au hobbit.

- « Bilbo Sacquet, laissez-moi vous présenter le leader de cette compagnie : Thorin Écu-de-chêne. »


D'un air froid et supérieur, je m'étais approché du concerné et avait prononcé d'une voix suffisante ces mots :

- « Voici donc, le hobbit… »

D'humeur carnassière, j'avais croisé les bras sur ma poitrine et m'étais mis à encercler la pauvre créature. Comme un rapace ayant trouvé sa proie.

- « Dites-moi, monsieur... Sacquet ? Que préférez-vous la hache ou l'épée ? »

La réponse était évidente, visiblement, il n'avait jamais touché à une arme de sa vie. L'absence de reliefs dans ses paumes attestaient de son inexpérience. Il y avait une partie de moi qui l'enviait, d'avoir une vie dénuée de problèmes et d'inquiétudes. Ce que je n'aurai jamais. Jalousie... C'était plus fort que moi.



LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

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Martin Freeman ©️ Psychadelya
« Euh, quel signe sur la porte ? » t’exclamas-tu, scandalisé. Parce qu’en plus, il y avait un signe sur ta porte ?! Le nouveau nain qui était arrivé sur le pas de ta porte, c’était un curieux. Il avait l’air plus imposant et moins sympathique (enfin... sympathique dans son genre) que les autres qui avaient pris possession de Cul-de-Sac sans crier garde. Il était mystérieux, il fallait bien l’admettre, voire même hostile. Tu ne te laissais pas souvent intimider. Avec des cousins comme Lobelia Sacquet de Bessac ou encore ton cousin Otto, il fallait bien que tu te défendes et que tu tiennes tête à tout ce monde. Ce n’était pas comme si tu n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi têtu et de peu de mots. Tu ignorais comment prendre toute cette situation. En rire ? En pleurer ? Pas question d’en pleurer. Tu étais fait plus fort que ça, malgré tout ce qui pouvait paraître physiquement. T’avais tout vu, psychologiquement parlant. T’étais passé par-dessus la mort de tes parents et t’avais réussi à t’y faire. Bref, il était imposant ce nouveau nain... et il faut dire qu’il était peu bavard et très peu charismatique. Enfin, il avait ce petit quelque chose, mais il était moins invitant de se joindre à lui pour des festivités que les autres, visiblement. Et en plus, il s’était perdu. Comment diable avait-il pu se perdre dans la Comtée (note de l’auteur : c’est encore un mystère pour moi Arrow) ? Et c’est alors que ce magicien de malheur, Gandalf, te présenta finalement celui qu’on appelait Écu-de-Chêne.

Ce nom te disait quelque chose, mais tu étais incapable pour le moment de te rappeler de où il sortait. Bref, tu secouas la tête et ce Thorin te bouscula quelque peu, ce qui te secoua un peu pour le reste de ton corps. Comme un choc électrique pour te réveiller. Tu ignorais d’où cela pouvait venir, mais ce contact t’obligea à l’écouter plus attentivement. Pourquoi te parlait-il d’armes ? Tu ne t’étais jamais battu. À part pour jouer, quand t’étais plus jeune et encore, ce n’était qu’une épée de bois. C’était ton côté Took de ta mère, te disais-tu. Rien de très sérieux. Toute cette histoire était tellement étrange. « Je vous demande pardon... ? » lui demandas-tu, confus. Tous les autres nains s’étaient soudainement tus et Thorin te tournait autour comme un vautour affamé par sa proie. Tu avais du mal à te mettre dans une position dans toute cette histoire tout simplement parce que tu ne comprenais pas. D’abord, il avait tous ces nains et voilà qu’il y avait celui-là qui te demandait si tu t’étais déjà battu. « Quelqu’un veut-il bien me dire ce qui se passe ? Et en quoi est-ce vos affaires de savoir mon passé avec les armes ? » Tu fronças les sourcils et tu essayais de comprendre. D’avoir des réponses, mais décidément, la présence de ce nouveau nain perturbait la réception de quoi que ce soit. Pas étonnant qu’il ait toujours l’air très frustré.


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Je ne savais pas trop ce qui m'avait pris, il était vrai qu'une partie de moi, méprisait voir enviait le style de vie quelque peu oisif des hobbits. Or, Bilbon était notre hôte et il n'était pas digne d'un nain de ma stature de s'attaquer ainsi à la petite gent encore moins à quelqu'un qui nous hébergeait pour la nuit. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de sourire avec dédain en entendant la réponse du cambrioleur.

- « C'est ce que je me disais... Il ressemble plus à un épicier qu'à un voleur. »

J'avais aussitôt regretté ces mots en voyant la mine dépitée du semi-homme. C'était du moi à son meilleur, toujours en train de vociférer des paroles hargneuses aux personnes qui le méritaient le moins. Néanmoins, il était déjà trop tard, pour reculer mon orgueil ne me l'aurait jamais permis. Sur ces mots, je m'étais retourné et avais suivi Dwalin et Oìn dans ce qui me semblait être une coquette salle à manger. Sur la table m'attendait un bol de soupe fumant duquel émanait une agréable odeur d'épices finement choisies et une pinte remplie de bière fraîche. Toute frustration ressentie à l'égard de qui que ce soit fut oubliée au profit d'un délicieux repas. Il était réjouissant de pouvoir de nouveau partager un festin avec la compagnie sous le couvert d'un toit, à l'abri des caprices et des intempéries du temps. Cette occasion avait été rendue possible grâce au « voleur » de Gandalf, peut-être avais-je été trop sévère dans mon jugement sur le hobbit ? Perdu dans mes contemplations, j'avais sursauté lorsque la voix de mon ancien professeur et ami avait brisé le silence :

– « Quelles sont les nouvelles de l’Ered Luin, sont-ils tous venus ? »

En voyant l’éclat d’espoir briller dans les yeux de Balin, je n’avais pas pu m’empêcher de sourire. La foi que le vieux sage portait en notre quête me confortait dans l’idée que tout n’était pas perdu. Que ce n’était pas de la folie !

– « Aye. Des envoyées des sept royaumes »

À ses mots, le reste de la compagnie se mit à jacasser joyeusement, jusqu’à ce que la voix tranchante de mon garde du corps et meilleur ami Dwalin ne les fasse taire subitement.

- « Quand est-il des nains des Collines de Fer ? Est-ce que Dáin est avec nous ? »

J’avais soupiré longuement évitant l’œillade inquisitrice du guerrier. Je me devais de leur dire la vérité, même si mon cœur souffrait à l’idée de gâcher leur espoir. Le regard tourmenté, le ton grave, j’avais annoncé :

- « Ils ne viendront pas. »

Je vis la déception se dessiner sur les traits de Dwalin puis une sorte de résignation déférente. Je me doutais bien qu'il l'eût deviné à mon expression, mais par égard pour le reste de la compagnie avais-je ajouté :

- « Ils ont dit que cette quête était la nôtre. Uniquement, la nôtre. »

J’observai les différentes réactions de mes compères d’un œil distant. Je pouvais ressentir la proximité du hobbit et étrangement, mon esprit n’avait de cesse de vagabonder vers le gentillhobbit. Le magicien lui demanda d’apporter un peu plus d’éclairage et j’avais profité de cette occasion pour observer davantage celui qui était désigné pour dérober au fléau, la chose la plus précieuse qui soit, le cœur de la montagne. La lumière de la chandelle jeta une ombre sur le profil du voleur et du coin de l’œil, je pouvais voir des filaments d’or et d’argent dans sa chevelure dorée, j’avais envie d’y passer mes doigts. Je m’étais également surpris à penser que si j’avais été un autre nain, sans titres, sans responsabilités, je l’aurais peut-être même approché. Gandalf avait sorti une carte de sa poche, celle qui indiquait la prophétie, la promesse d’un royaume. Mes yeux s’étaient fixés sur le sommet sans véritablement le voir, je pensais aux caravanes stationnées dans les montagnes bleues, à ma sœur qui attendait le retour de ses fils et ce n’est que lorsque je sentis une présence au-dessus de mon épaule que je revins à la réalité. Le timbre du magicien se fit révérencieux et plein de mystère.

- « Loin à l'Est, par-delà les monts et les rivières, les terres boisées, les terres désolées, se dressent un pic solitaire. »

Les nains rassemblés autour émirent différents commentaires et exclamations. Or, c'est la voix rocailleuse de Glóin le comptable de la compagnie qui se fit le plus entendre.

- « Óin, a interprété les présages et les présages disent que l'heure est venue ! »

Comme pour appuyer les propos de son petit frère, le vieux guérisseur s'était tourné vers moi avec un regard lourd de sens.

- « Des corbeaux auraient été vus s'en retournant vers la montagne, comme cela avait été prédit. Quand on verra les oiseaux d'antan à Erebor s'en retournant, le règne de la bête prendra fin. »

Je n’avais pas besoin des présages des anciens pour deviner que le moment était venu. Je l’avais toujours su, même quand j’exécutai le dur labeur des hommes, que le jour arriverait où je devrai reprendre ce que l’on avait volé à mon peuple. Rassasiée, j’avais repoussé mon plat et avais songé que si le hobbit nous accompagnait il pourrait donner une leçon ou deux à Bombur notre cuisinier. Je n’étais toujours pas chaud à la pensée d’avoir un non-nain dans notre compagnie. Toutefois, si Tharkûn jugeait bon d’avoir un hobbit dans le coup, je n’étais pas en mesure de contredire sa volonté. Et ce même si l’idée d’imaginer la créature exposée à quelconques dangers provoqua chez moi un profond malaise. Il est important de savoir que les nains s’ils ne rencontrent jamais leur autre moitié consacre leurs vies et leurs efforts à leurs travaux. Si leur Ghivashel venait à mourir, le nain passerait le reste de ses jours à se languir de cette moitié manquante de son âme, de son amour disparu. Telles, fut les terribles circonstances pour Balin qui dans la chute d'Erebor perdu sa femme et que l'on pouvait souvent voir jeter des regards affligés vers l'Est. Ce fut aussi le cas pour ma soeur, Dís, qui avait vécu la mort son cher et tendre dans une bataille. L'amour ou toute autre forme de romance avaient donc pour moi à cette époque un aspect effrayant. Qu'avais-je à offrir ? Je ne possédais ni richesse ni royaume, tout ce que j'avais, c'était un titre que bien des gens désiraient m'enlever et une quête dont personne ne savait si nous reviendrions vifs. Je ne voulais pas rendre la vie du hobbit, encore plus misérable qu'elle ne l'était déjà, lui qui semblait avoir vécu dans le confort et le luxe toute son existence. Pourquoi suivre une bande de nains, dans une quête périlleuse, pour de l'or dont il ne verrait peut-être jamais la couleur ? Le risque n'en valait pas la chandelle. Ou tout du moins, pas pour Bilbon...



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Mon pauvre Bilbon, dans quoi ce magicien avait-il pu t’embarquer pour que tous ces nains soient chez toi ? Et ce nouveau nain qui était arrivé ne te laissait pas indifférent. Il aimait bien te lancer des défis, mais tu n’étais pas assez idiot pour entrer dans son jeu débile. Pourtant, il y avait quelque chose chez lui. Les autres avaient tous une personnalité bien à eux. Lui, c’était plus difficile de le détecter. Tu ignorais ses intentions, ni même celui qu’il était. D’après son accoutrement, tu pouvais facilement dire qu’il était important. C’était peut-être aussi le silence soudain des autres qui s’étaient abruptement arrêté qui pouvait te faire dire une telle chose. Tu te rappelais des grandes réunions de famille où ton grand-père était souvent celui qui faisait taire tout le monde. Ce nain te faisait un peu penser à lui. Il avait la même présence et la même stature. Sûrement était-il important au sein des siens. Il dégageait quelque chose dans sa posture et dans sa façon de se comporter. Ça te déstabilisait, mais tu essayais de ne pas le laisser paraître. Surtout qu’il n’avait pas l’air impressionné de rien. Tu essayais de ne pas te laisser impressionner, peu importe ce qui allait suivre pour le reste. Peut-être allais-tu finalement apprendre ce que cette réunion chez toi avait comme but, après tout ? Tu n’arrivais toujours pas à croire ce qui se passait, mais dès qu’il fit une allusion à ton accoutrement d’épicier, tu ouvris légèrement la bouche, sans paraître trop scandalisé, en arrivant à articuler. « Veuillez pardonner mon accoutrement, mais je n’attendais personne ce soir... et encore moins des nains. » Tu ne lui reprochais rien, après tout. Ce n’était probablement pas de sa faute. Et puis décidément ses talents avec les relations ne semblaient pas tout au point.

Tu écoutas ensuite attentivement le conseil, tentant de comprendre ce qui se passait et pourtant, tu n’avais aucune idée de tout ce était en train de se passer. Tu essayais de recoller certains morceaux, mais rien ne te venait en tête. L’un d’eux mentionna alors le nom d’Erebor. Comme dans le royaume nain dont ta mère avait l’habitude de te bercer parfois ? Tu haussas un sourcil tout en restant attentif à ce qui se passait chez toi. « Vous avez dit Erebor ? » demandas-tu, un peu gêné par ton intervention. Tu ne faisais déjà pas une très bonne impression en tant qu’hôte improvisé et il n’était certainement pas question de parler du deuxième garde-manger. Mais tu pouvais tout de même essayer de t’intéresser à ces conversations. Ça restait ton logis, après tout. Les nains restèrent surpris par ton intervention. Tu haussas simplement les épaules, un peu gêné, mais essayant de comprendre. « Ma mère avait l’habitude de me raconter des histoires sur ce royaume nain, quand j’étais plus jeune. » Comme tes parents étaient décédés trop tôt pour leur âge, lors de la grande bataille d’hiver, tu ne voulais pas trop en parler. Ce n’était pas non plus étonnant de savoir que ta mère en savait des histoires. Elle était souvent partie à l’aventure avec Gandalf. Voilà comment elle avait pu nourrir ton imagination pendant tes jeunes années, du moins, quand elle était encore là pour le faire. « J’ignorais qu’Erebor avait tombé... J’en suis désolé. Quand ma mère en parlait, ça avait l’air d’un merveilleux endroit. »


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Erebor. L’épicier connaissait le Royaume d’Erebor. Peut-être n’était -il pas aussi incompétent que je le pensais ? D’une voix lointaine, j’avais confirmé :

- « Le plus prestigieux royaume qui était. Sa beauté n’avait d’égal que sa grandeur. Les légendes et les histoires ne rendent pas justice à sa magnificence. Et il le serait encore si ce n’avait été de ce maudit fléau. »

Un tonnerre d’exclamations avait accompagné ma déclaration. En voyant l’expression confuse du hobbit, je m’apprêtais à lui expliquer ce qu’était exactement ‘’le Fléau’’ quand Bofur me devança.

- « Il fait allusion à Smaug le terrible, première et principale calamité de notre âge. Un cracheur de feu ailé, des dents comme des rasoirs et des griffes comme des couteaux de boucher. Un grand amateur de métaux précieux. »

À ce moment-là, je me souviens m’être demandé comment j’avais fait pour m’embarquer dans une quête avec les nains les plus crétins n’ayant jamais foulé la Terre du Milieu. Parler du dragon d’une telle manière ne ferait qu’effrayer le hobbit. D’un autre côté, si ce Bilbon était bel et bien le type de voleur que Tharkûn nous avait décrit, la simple mention d’une créature écaillée ne devait guère l’effrayer. Puis, j’en était venu à me demander comment la mère de Bilbon avait appris l’histoire du royaume d’Erebor. Les nains formaient un peuple très secret partageant rarement leurs informations avec les autres races. Il fallait bien plus qu’une bonne pinte et qu’une partie de dés pour gagner la confiance des enfants de Mahal. J’allais d’ailleurs soulever une interrogation, or, Balin fut plus rapide.

-« Monsieur Sacquet, si je puis me le permettre, comment votre mère a-t-elle entendue toutes ces histoires ?»

Tous les yeux de la compagnie se posèrent sur le semi-homme avec une certaine curiosité. Erebor était à des lieux de la Comtée; les seuls nains qu’elle aurait pu côtoyer étaient ceux des Montagnes Bleues, et, pour obtenir de tels récits, il aurait fallu que la mère de Bilbon soit suffisamment proche de ces individus. Gandalf, qui ne semblait pas apprécier que son dîner se transforme en interrogatoire, s’était empressé d’intervenir.

-« Allons, allons ! Et si nous revenions à notre sujet prin-»

Le vieux sorcier, à son plus grand mécontentement, fut interrompu par l’une des jeunesses de notre compagnie. Le cadet de la famille des Ri : Ori.

-« J’ai pas peur de lui ! Je me sens prêt, il va savoir ce que c’est le fer des nains quand il l’aura dans le troufignon ! »

À ces mots, un tonnerre d’exclamation avait éclaté au sein de la compagnie et Ori s’était fait réprimander par Dori, son ainé. Le scripte s’était rassis, la mine un peu déconfite. Si la plupart des nains installés autour de la table appréciaient l’enthousiasme débordant du rouquin, ce n’était clairement pas le cas de Balin qui, lui, ne manqua pas de nous le faire savoir.

-« La tâche serait déjà difficile avec une armée derrière nous. Or, nous ne sommes que treize, et pas les treize meilleurs. Ni les plus intelligents, d’ailleurs…»

Des cris d’indignation firent éruption parmi les gens rassemblés et j’avais soupiré avec lassitude. Quelle bande de nigauds… J’allais demander le silence lorsqu’un poing est venu s’écraser lourdement contre la table. Les yeux se tournèrent vers mon héritier : Fili.

- « Nous ne sommes peut-être pas nombreux, mais nous sommes des guerriers, chacun d’entre nous, tous autant que nous sommes ! »

Un murmure approbateur parcouru l’audience puis mon second neveu, le plus jeune, avait cru bon d’ajouter :

- « Sans oublier que nous avons un magicien parmi nous. Gandalf a dû massacrer des centaines de dragons tout au long de sa vie ! »

Le magicien avait eu une drôle d’expression, comme si on lui avait assené un coup de massue, et il s’était empressé de nier. Dori exigea un nombre et moi-même j’avais guetté avec intérêt la réaction du vieil homme. Le chaos explosa dans la salle à manger du pauvre hobbit qui me semblait dérouté, voire même un peu paniqué. Des cris, insultes et même des morceaux de choux (sans doute des restants du repas) se mirent à voler à travers la pièce. Mon crâne recommençait à me faire souffrir et, de nouveau, je sentis la colère et l’irritation prendre le dessus. Et le pauvre Bilbon qui tentait de ramener la paix et le calme ! Cela en était trop. D’une voix retentissante, j’avais crié :

-« SHAZARAAAA ! »

Aussitôt, l’assemblée se tût et j’avais senti le poids des regards sur ma forme. Une fois certain que j’avais capté l’attention de tous, j’avais poursuivi sur un ton réprobateur :

-« Si nous avons été en mesure de voir ces signes ne croyez-vous pas que d’autres les ont vus aussi ?»

J’avais parcouru du regard la compagnie, pesant chacun de mes mots. Je voulais être sûr que tous comprenaient l’importance de notre quête.

-« Des rumeurs ont commencé à se répandre : le dragon Smaug n’a pas été vu depuis 60 ans. Certains tournent leur regard vers la montagne, évaluant, s’interrogeant, mesurant les risques. Les immenses richesses de notre peuple sont peut-être sans protection désormais. Resterons-nous en retrait ? Pendant que d’autres s’emparent de ce qui nous appartient ? Où saisissons-nous cette chance de reprendre Erebor? Du-bekâr! Du-bekâr!»
   
Une grande exclamation s’était soulevée parmi les nains présents et, pour la première fois de la soirée, je sentais la douce caresse de l’espoir gagner mon cœur. Balin, visiblement, ne partageait pas notre optimisme et c’est avec un regard noir à mon intention qu’ils nous avaient rappelé que la grande porte était scellée et que l’on ne pouvait pénétrer dans la montagne. Gandalf, qui était demeuré silencieux depuis mon intervention, l’avait contredit tranquillement, une lueur malicieuse dans les yeux. D’un grand geste théâtral, il avait sorti un objet que je n’aurai jamais cru revoir un jour. Le souffle court, les yeux fixés sur le bout de métal qui luisait paresseusement, j’avais murmuré :

-« Comment avez-vous eu ça ?...»

Le magicien m’avait dévisagé pendant un instant, avant de confier qu’elle lui avait été donnée par Thráin afin qu’elle soit en sûreté. J’avais tressailli à la mention de mon géniteur. J’avais gardé une certaine rancune envers lui. Je savais bien qu’il n’avait voulu que bien faire, que, comme moi, il avait souffert de voir son peuple devenir vagabond. Toutefois, après la mort de Frerin, lorsque Dìs et moi avions eu le plus besoin de sa présence, il s’en était allé, majestueux, la tête pleine de nuages, scellant ainsi son sort et le mien par la même occasion. On avait plus tard appris qu’il avait été capturé et emprisonné dans les cachots de Dol-Goldur. Plus jamais il ne reverrait la lumière, ni même les grands halls des Montagnes Bleues. Il y mourut seul, laissant à jamais sa famille et ses responsabilités. Cette clé. Cette clé était la dernière chose que mon père avait tenue dans ses mains. Je l’imaginais accroupi, meurtri et affamé, tracer et retracer les courbes de fer forgé, murmurant des prières destinées à une divinité qui l’avait certainement oublié.

-« S’il y a une clé, il doit sûrement y avoir une porte ! »

Ah, la perspicacité légendaire des descendants de Durin ! La naïveté, bien qu’énervante, de mes neveux avait au moins le mérite de me distraire de mes sombres pensées. Bientôt, Gandalf se mit à parler de la deuxième entrée pour accéder à la montagne et des mystères que renfermaient les runes de la carte. Puis, il parla de la mission du voleur et le courage qu’il fallait pour affronter un dragon. Smaug. Quand je fermais les yeux, je pouvais encore apercevoir ses écailles de bronze qui brillaient sous la lumière du jour, ses dents, comme des sabres aiguisés cachés derrière de puissantes mandibules, les cris des soldats qui s’écroulaient un à un, et la chaleur… Cette chaleur étouffante, ce brasier qui enveloppait de ses flammes destructrices tout ce que j’avais connu. Les colonnes sculptées, les statues de mes pères, les halls que j’avais tant parcourus enfant, la mémoire de mes ancêtres, les souvenirs de mon frère… Tous envolés à jamais comme la ville de Dale. Dans cette épaisse fumée noire, j’avais vu une ombre ensevelir la montagne et je me souviens avoir pensé que c’était peut-être la dernière fois que je posais les yeux sur Erebor tel que je l’avais connu. Or, voilà que nous nous apprêtions à récupérer tout ce qui nous avait été volé et peut-être que l’enthousiasme contagieux de mes neveux m’avait contaminé. Ou était-ce l’ambiance paisible de ce trou de hobbit ? Qu’importe ! Ce soir-là, entourer de mes plus fidèles compagnons, j’avais envie d’y croire. Erebor serait de nouveau nôtre.




Spoiler:
 


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Bilbon
Sacquet

J'ai 50 ans et je vis à Cul-de-sac, La Comtée. Dans la vie, je suis un gentillhobbit et je m'en sors assez bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Martin Freeman ©️ Psychadelya
Toute cette attention te rendit soudainement mal à l’aise, mais Belladonna Took aurait probablement sauté sur l’occasion pour raconter une de ces histoires, comme elle le faisait quand tu avais été plus jeune. Tu ressentais un peu de son envie de partir à l’aventure, quand t’avais été plus jeune. Cette passion s’était sans doute essoufflée lors de sa mort, en fait. Pourtant, en voyant ces nains, cette foutue voix de Took te disait de les suivre, même si cette quête était probablement mortelle et sans issue. Tu répondis poliment et en souriant doucement à la question posée par Balin. « Oh, ma mère a suivi un certain magicien dans sa jeunesse avant d’épouser un Sacquet ? » dis-tu, tout en regardant très intensément ce bougre de Gandalf qui venait maintenant t’amener des ennuis. « Mais, elle a voyagé au-delà de la Comté. Je crois même qu’elle est allée à Erebor parce qu’elle me racontait ces histoires avec tant de réalisme que... je me dis que c’est impossible qu’elle ne l’ait jamais vu. » C’était un vent de nostalgie qui te traversait en reparlant de ta mère, aussi ouvert. Tu n’avais probablement pas reparlé d’elle depuis qu’elle était décédée avec ton père, en fait. Erebor n’était pas un nom commun dans la Comté. Les Hobbits n’étaient pas des créatures qui étaient ouvertes sur le monde. Au contraire, ils étaient plutôt heureux de vivre isolés, ce n’était pas comme les hommes ou les elfes qui pouvaient parfois se côtoyer. De votre côté, c’était surtout de l’évitement volontaire. Une certaine volonté de ne pas être vus par le reste du monde, en effet. Mais ta mère n’avait pas été ainsi. Dans sa jeunesse, elle avait vu beaucoup de choses, plus qu’un hobbit ne pouvait avoir dans sa vie, en fait.

Tu les écoutais parler attentivement et tu compris de fil en aiguille que Gandalf t’avait peut-être choisi pour aller affronter un dragon ?! C’était un peu inusité comme situation et tu décidas de ne pas intervenir davantage dans toute cette histoire et de garder un profil bas. Tu devais d’abord gérer la situation sans trop montrer ton désagrément. Il n’était pas question de quitter de Cul-de-Sac, mais... peut-être qu’il te fallait cette aventure, après tout ? Il y avait ce côté de ta mère que tu voyais en ayant ces nains devant toi. Thorin avait une telle détermination à reprendre Erebor. Cet endroit qui faisait partie de ton enfance et qui un jour, Belladonna t’avait promis d’aller voir quand tu serais plus grand. Perdu dans tes pensées, tu avais perdu le fil de la conversation et c’était probablement préférable pour ta santé mentale, mais tu étais dans ce dilemme intérieur entre accepter la proposition et ne pas le faire. Soudainement, un contrat te fit donner sous les yeux. « Qu’est-ce que... » Tu le lus rapidement, fronçant les sourcils. Est-ce que tu étais aussi doué en lecture ou c’était ton imagination et tes peurs qui te jouaient des tours ? Et tu le sentais venir... Que tu le sentais venir. « Non. » dis-tu carrément avant de perdre connaissance près de la salle à manger.


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Thorin II Écu-de-chêne
J'ai 194 ans et je vis dans les Montagnes Bleues, entre l'Eriador et le Lindon. Dans la vie, je suis Roi et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Richard Armitage ©️ RIDDERMARK




Les hobbits. Quelles étranges créatures ! Si en apparence, ils semblaient êtres des gens commodes et bons vivants, certains d’entre eux possédaient aussi un goût prononcé pour l’aventure. Ou tout du moins, c’était ce que le voleur de Tharkûn avait l’air d’avancer. Sa mère, s’était vraisemblablement aventurée loin des frontières de la Comtée fortement encouragée par un certain magicien. Gandalf eut la décence de sembler un peu penaud devant l’accusation du brun. J’avais profité de cette occasion pour lancer un regard suffisant au vieil Istari. C’était ses belles paroles qui un soir, dans une petite taverne, m’avaient convaincu qu’il nous restait peut-être une chance. Une chance de tout recommencer. Or, nos caractères étaient aux antipodes et il m’était bien difficile d’avoir une conversation sensée avec lui sans m’emporter. Les paroles du semi-homme étaient teintées d’une certaine nostalgie tandis, qu’il nous décrivait sa mère. Sans doute lui était-il arrivé quelque chose. Je connaissais bien ce ton. C’était celui que j’employais lorsque je parlais de Frerin. Enfin. Le peu de fois où je m’autorisai à penser à lui. Sa mémoire m’était encore terriblement douloureuse. Des hobbits dans le royaume d’Erebor ? C’était inhabituel, mais pas improbable. Erebor auparavant, entretenait de bonnes relations commerciales avec les autres races. Puis l’avidité propre à notre espèce s’était emparée de mon grand-père, fermant à tout jamais les portes de la cité à tout ce qui n’était pas un nain. Des temps sombres et sinueux qui auraient sans doute duré quelques années de plus si cela n’avait pas été du dragon. Sans plus attendre, j’avais fait signe à Balin de sortir le contrat et de le passer au cambrioleur. Le vieux sage m’avait lancé un regard réprobateur mais avait obéit. Je savais ce qu’il pensait, ce que pensaient la plupart de la compagnie. Moi-même, j’éprouvais un certain malaise à l’idée d’admettre un inconnu parmi nous. Mêler des étrangers aux affaires des nains ne nous avait jamais rien apporté de bon par le passé. Toutefois, je respectais le jugement du vieux mage. S’il était convaincu de l’utilité du hobbit je me devais de l’accepter. Néanmoins, tandis que l’attention du semi-homme était concentrée sur le bout de parchemin entre ses mains, je m’étais penché vers le vieil homme :

— « Je ne peux garantir sa sécurité. »

Le magicien avait eut tout d’abord l’air contrarié avant d’opiner lentement du chef.

–« Je comprends. »

Loin d’être satisfait, j’avais ajouté autre chose afin d’être certain d’avoir été parfaitement clair :

– « Et je ne serai pas responsable de son sort. »

À ces mots, Tharkûn s'était renfrogné davantage, il avait tout de même concédé :

– « Entendu. »

Rassuré, je m’apprêtais à me rasseoir quand le son d’un corps s’effondrant sur le sol et les exclamations de surprise et quelques rires des membres de la compagnie avait attiré mon attention.

Le semi-homme avait perdu connaissance.

Il s’était évanoui devant un simple bout de papier !

Quelque chose me disait que notre voleur n’était pas celui que Gandalf prétendait qu’il était.

Exaspéré et peut-être aussi un peu inquiet, j’avais ordonné sèchement :

– « Oìn. Vérifie que notre hôte ne s’est pas blessé en tombant. Dwalin. Viens m’aider à transporter le hobbit. »

Les deux concernés s’étaient empressés d’obtempérer. Une fois certain que le guérisseur avait terminé son examen. J'avais cueillis le brun dans mes bras, tandis que Dwalin me montrait le chemin jusqu’au bureau du gentillhobbit. Après être entré dans la pièce, j’avais délicatement posé le semi-homme sur un fauteuil près de l’âtre. Puis, je m’étais tourné vers le guerrier et lui avait dit d’une voix qui se prétendait rassurante.

– « Va rejoindre les autres. Nous ne voudrions pas qu’ils saccagent la maison de monsieur Sacquet durant son absence n’est-ce pas ? »

Autrement dit, je souhaitais être laissé seul avec notre hôte sans avoir mon garde du corps dans les pattes. Dwalin qui me connaissait bien avait acquiescé puis quitté les lieux en silence. Une fois seul, je m’étais mis à fouiller pour trouver du bois à mettre dans le foyer. J’avais finalement trouvé ce que je cherchais dans un coin au fond de la pièce. Sans un bruit, j’avais allumé un feu et ce n’est qu’une fois les flammes bien hautes que je m’étais permis de m’asseoir. J’avais laissé mes yeux se promener sur le visage du brun. Je traçais du regard la courbe de son petit retroussé, les creux et les vallées au coin de ses yeux, j’admirais la forme arquée de ses lèvres. Son profil éclairé seulement par la lueur du brasier, ses boucles prenant des allures d’or et de cuivre. Il m’attirait. Je ne pouvais pas le nier. Et cette petite voix cupide et inquiète dans ma tête me susurrait que s’il ne venait pas dans cette quête alors, il pourrait tomber amoureux de quelqu’un d’autre. Après tout, les hobbits n’avaient peut-être pas d’autre moitié comme les enfants de Mahal. Dégouté par cette jalousie qui n’avait pas de raison d’être, ainsi que confus par mes propres pensées, j’avais détourné mon regard vers le feu. Une vieille chanson me vint à l’esprit et après avoir allumé ma pipe je m’étais mis à fredonner doucement.

- « Au-delà des montagnes embrumées
Non loin des sombres cavernes du passé
Dans l’aube bleutée
Il faut aller
En quête de l’or pâle et enchanté
Les pins rugissaient
Hauts et fiers
Les vents gémissaient
Dans la nuit d’hiver
Rouge le feu
Sur mille lieues
Flambaient les arbres
Torches de lumière. »


J’avais fermé les yeux. J'avais profité de la saveur du tabac sur mes lèvres, apprécié la douce chaleur que la fumée emplissait dans mes poumons. Puis, des bruits à côté de moi se firent entendre et j'avais posé de nouveau mon regard sur le hobbit. Il se réveillait...


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Pourquoi est-ce que t’avais encore dû te faire remarquer de la sorte ? Sérieusement, ce jeu devenait bien vieux et tu te disais que c’était peut-être le choc ou le fait qu’on t’ait spécialement choisi pour affronter un dragon. Un dragon ! Ce n’était pas rien quand même comme créature ! Il fallait être franc avec toi-même, ce n’était pas une mission pour toi. Allez voler un dragon, quelle drôle d’idée ! En même temps, tout se bousculait dans ta tête à cause d’Erebor, tes souvenirs d’enfance et ta mère. Tu essayais de ne pas trop y penser parce qu’évidemment, tu te disais que tout était dans le passé et que c’était peut-être mieux ainsi. Et pourtant, il y avait cette voix à l’intérieur de toi qui te disait aussi que tu devenais un Hobbit assez grincheux et peu sympathique. Il était peut-être temps de mettre au défi ton côté Took avant qu’il ne soit trop tard, après tout ? C’était sûrement un signe de ce genre. C’est vrai, avant la mort de ta mère et de ton père, tu t’étais toujours imaginé sortir de la Comté un jour. Probablement que tu serais allé vers les Elfes et non vers les nains, mais Erebor faisait partie de ton itinéraire depuis que tu étais tout jeune. Ta mère avait déjà été là et tu en étais persuadé. Sans jamais qu’elle ne te le confirme, elle en savait trop pour ne pas que ce soit ça.

En somme, il était tout à fait légitime de dire que tu étais complètement perdu. Et la réaction à cela avait été de t’évanouir, évidemment ! Bon sang, comment t’avais pu te laisser leurrer par ces nains ? Comment Gandalf avait-il pu refaire vivre tous ces souvenirs du passé ? Tu repensais à ces écrits que tu avais fait plus jeune ou des aventures dont tu rêvais plus tard. Et pourtant, aujourd’hui, tu en étais au même point où rien ne bougeait dans ta vie. Pas de femme, pas d’enfants. T’avais jamais réellement cadré dans la vie de la Comté. Tu avais toujours voulu quelque chose d’autre. Cette aventure était peut-être une chance pour toi de tout laisser tomber ? Mais c’était la maison de tes parents... Tu ne savais pas exactement quoi faire. Même inconscient, tu pus entendre une chanson que Thorin avait commencé à chanter. C’était quelque chose d’extrêmement relaxant et de doux à écouter. Il y avait quelque chose dans sa voix. Puis, tu émergeas doucement au même moment. Tu ne t’attendais évidemment pas à voir le roi en exil dans la même pièce que toi. « J’ai perdu connaissance, c’est ça ? » demandas-tu, exaspéré. Tu te redressas quelque peu. « Je suis désolé, je suis un hôte terrible pour ça... » Enfin, même en n’ayant pas été averti, chaque Hobbit savait que quelqu’un d’inattendu pouvait cogner à sa porte. Surtout dans la Comté où tout le monde connaissait tout le monde. « Cette chanson, elle était très belle, si je peux me permettre ? »


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