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Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP Zhb7 Sujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe
La Volpe

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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyLun 1 Avr - 1:43

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore
J’essaie de garder un air détaché, comme si la réponse de Baxter ne m’importait pas. Pourtant j’ai le cœur qui bat un peu plus fort quand je lui demande de m’accompagner chez moi. Peut-être que je cherche à la protéger, mais je crois que je n’ai pas non plus envie de me retrouver seul. Je m’imagine déjà affalé dans mon lit, à fixer le plafond en me demandant si, cette fois-ci, nous arriverons à mettre le tueur hors d’état de nuire. Si je vais encore devoir traverser l’enfer, si je vais voir des proches mourir. Et Emily ? Que se passera-t-il si je ne suis pas à la hauteur ? Non, je ne veux vraiment pas rester seul, à ressasser mes questions dans l’obscurité de mon appartement.

Heureusement, la furie blonde me répond avec un petit sourire. Assez pour me satisfaire, même si elle se contente d’un juron. Ah, c’est vrai que si Andrea avait été comme Emily, j’aurais peut-être réussi à la garder. Pour sûr, s’il avait suffit de proposer un whisky à mon ex-femme pour l’apaiser, j’aurais probablement évité un divorce. Parce que pour moi il est, et il a toujours été, bien plus facile de comprendre ma partenaire - celle que tout le monde décrit comme imbuvable - que ma propre femme. « T’es bien la seule à le penser ! » Je m’en cogne, dans le fond, et ça me fait rire doucement. C’est reparti comme avant, ou presque. J’attrape toutes mes affaires en laissant au barman de quoi payer nos consommations, avant de traîner Baxter jusqu’à ma voiture. Tranquillement, je conduis jusqu'au quartier pourri où j’habite. L’autre commence à s’endormir, et j’me dis que c’est tant mieux, ça évite de voir les rues moches autour de chez moi. Pour un petit instant, elle a l’air presque apaisée et ça me fait sourire alors que je jette un regard vers elle.

C’est une fois arrivés devant mon immeuble que j’ai un peu honte. Je n’avais pas pensé au fait que ramener Baxter chez moi inclurait de lui faire visiter le clapier dans lequel j’habite. Un véritable trou à rats. D’ailleurs, elle ne manque pas de le faire remarquer en entrant. Faut dire que le salon se résume à un matelas plié en deux en guise de canapé, et entouré de cartons que je n’ai pas pris la peine d’ouvrir après avoir déménagé. A quoi bon ? La télé est posée à même le sol, et la déco un peu inexistante. Un peu plus loin, la cuisine ouverte et son lot de vaisselle sale. Charmant. Je hausse les épaules en réponse aux moqueries d’Emily. Je sais que si je réponds, ce sera pire. Et encore, elle n’a pas vu la chambre et sa fenêtre toujours bloquée, ou la minuscule salle d'eau. Je l’ignore en me dirigeant directement vers le bar, pour en sortir le vin et le Jameson. J’attrape en passant les verres pour le whisky. Quant à ceux pour le vin… Écrasés. Ils font un joli bruit quand mon ancienne partenaire s'écroule dessus, en m’offrant un faux sourire innocent. La voilà qui propose de me présenter des pyromanes qui foutraient le feu à mon ancien appartement. Cette fois, c’est un rire sombre qui m’échappe. « Payer 100£ pour que ce soit Andrea qui touche le fric des assurances ?? Plutôt crever. Par contre, je crois j’ai plus de verres pour le vin… » Avec un regard pour ce pauvre carton, j’affiche tout de même un sourire en coin.

Qu’importe. J’ouvre les deux bouteilles comme s’il était évident que nous allions écluser les deux cette nuit. Aucun problème, je me souviens clairement de ces nombreuses réunions où nous arrivions avec un mal de tête incroyable, les yeux cernés et la gorge encore brûlante. Sans demander, je sers une bonne rasade de whisky dans chacun des verres, et puis je me laisse tomber sur le canapé. Le vin, je le bois directement à la bouteille avant de la tendre à mon ancienne coéquipière. On n’a jamais vraiment eu de bonnes manières entre nous, et je ne suis clairement pas en mesure de changer les choses. Mais je souris, innocemment à mon tour. Ces moments partagés tous les deux m’avaient manqué plus que je ne voudrais l’admettre. A tel point que je me retrouve comme un con, à ne pas savoir quoi dire. J’ai clairement besoin de boire plus pour lui dire que ça me fait vraiment plaisir de la voir. Alors je m’envoie une bonne gorgée de whisky avant de me relever. Je ne sais pas quoi lui dire, mais je sais quoi faire.

Il me faut d’ailleurs un petit moment pour fouiller dans mes affaires, dans les cartons qui prennent la poussière. Mais je finis par mettre la main sur ce que je cherchais. Je prends un second temps pour trouver un stylo et griffonner quelque chose, en gardant un air mystérieux. En revenant vers Emily, je lui tends le papier que je dissimulais et qui s’avère être une photo. La même photo de Noël qu’elle avait dans ses affaires, et que j’avais un peu oubliée. La terrible photo profanée. Au dos, mon écriture : T’inquiète pas on le coincera ce connard. « J’ai pas la tache de café, mais on peut toujours balancer un peu de vin dessus si tu veux… »
Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP Zhb7 Sujet: A pirate's life for me!
La Volpe

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Rechercher dans: Univers historique   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: A pirate's life for me!    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyJeu 29 Nov - 0:46

Jack
Cadwell

J'ai 33 ans et je vis à Nassau, Bahamas. Dans la vie, je suis un futur capitaine et je m'en sors pas vraiment. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Ayant vécu à Nassau toute sa vie, Jack a toujours voulu être un pirate. Il a l'ambition des plus grands, mais la malchance lui colle à la peau. Trop insolent alors qu'il était encore adolescent, le surnom de Tête brûlée le suit comme une sale réputation qui l'empêche de rejoindre un équipage correct. Il est donc coincé à terre depuis plusieurs années, et le vit plutôt mal.

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Zach McGowan ©️ Arté

L’autre renchérit sur le fait qu’elle soignerait les dents pourries de la vieille gratos, si elle était dans mon équipage. C’est bien ça qui me fait peur. Je secoue la tête, j’prends même pas la peine de lui répondre. De toute façon, c’est à son tour de cracher son tabac. Qu’elle s’étouffe avec, tiens ! Ça me fera des vacances. N’empêche qu’elle me donnerait presque envie de m’en griller une, mais avec la scène qu’on est en train de faire, je vais quand même pas lui demander de me lâcher une clope. Un peu de dignité, que diable ! Je prends mon mal en patience, j’écluse un peu de bière pour me rafraîchir la gorge et je reporte mon attention sur la vieille. Vieille qui rote bruyamment, s’excuse, et moi, j’hausse un sourcil. Allons bon. Si tout lui échappe, on n’est pas sortis de la taverne.

Contre toute attente, Maggie me raconte qu’elle a été navigatrice, et elle y met tellement de conviction que je la crois. Elle attire mon attention, parce que les bons navigateurs, ça court pas les rues. Sans même m’en rendre compte, je me redresse un peu pour mieux écouter la vieille, en essayant de faire abstraction de ses manières dégueulasses, de son immonde chapeau et de sa voix éraillée, dont je peine à comprendre le ton parfois. Je l’imagine plus jeune, peut-être plus alerte, la boussole à la main, la carte et le compas sous le bras. Ça me plaît bien, je crois. Peut-être que je décroche le premier sourire à son attention. Ou peut-être que je cesse seulement de froncer les sourcils.

La brune, elle, râle à côté de moi comme quoi elle mériterait sa place avec nous parce qu’elle n’a jamais eu sa chance. J’aurais dû fermer ma gueule sur ce coup là, ça m’apprendra. Je coule un regard vers elle, en espérant obtenir un soutien de la part de Cameron, mais il semble happé par ce que nous disent les deux femmes. Evidemment, une femme médecin et une navigatrice, ce n’est pas négligeable dans un équipage. Mais je me demande tout de même si la qualité sera là. Riley me désigne deux, trois pouilleux du doigt, en me racontant comment elle a sauvé leurs vies, de manière héroïque et sûrement très éthique. Je ne sais pas si je dois la croire, mais j’ai honnêtement la flemme de me lever pour aller demander à ces connards si elle leur a vraiment charcuté le bide ou non. J’aurais l’air de quoi ?

Non, au lieu de ça je reprends mon air renfrogné – mon air naturel, selon Cameron – et je croise les bras. La Maggie, elle me descend encore, et je crois que je vais finir par lui demander si elle veut vraiment me rejoindre. Avec son sourire édenté, elle écorche le prénom de Riley et demande des verres à la serveuse qui s’empresse de nous les ramener. Encore, l’autre râle, mais elle s’empare de son verre comme une morte de soif. Maggie et Cameron l’imitent, et moi je soupire comme si j’allais en mourir. Elles sont chiantes toutes les deux, mais la vieille n’a pas tout à fait tort. Même si elles ne sont probablement pas les meilleures de la ville comme elle se plaît à le dire, elles sont là et c’est déjà mieux que rien.

Au pied du mur, je rejette la tête en arrière pour demander aux dieux des océans de sauver mon âme et mon navire. Et puis j’attrape le dernier verre restant sur la table. « Ok Miley ! » Je lui accorde un sourire narquois en levant mon verre dans sa direction. « Maggie… » Et puis Cameron, bien sûr.

Les verres tintent, et quand l’alcool coule dans ma gorge je me demande dans quelle merde je me suis encore fourré.
Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP Zhb7 Sujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe
La Volpe

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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyMar 30 Oct - 0:58

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore
« Dis pas de conneries, Will. Plutôt demander à cet enfoiré de mettre mon nom en premier sur sa liste de merde que de me cogner Andrea et Vanita dans la même pièce. » Sa remarque, bien que morbide, a au moins le mérite de m’arracher un rire un peu rauque, enroué par le froid. Il fut un temps où je reprenais toujours Baxter lorsqu’elle dénigrait mon ex-femme, où je ne supportais pas la moindre de ses remarques. Pourtant ce soir, derrière ses sarcasmes je l’entends presque penser que la journaliste est la reine des connasses, et ça me fait du bien. Oui, j’imagine sans difficulté l’affrontement impitoyable que deviendrait une collaboration entre Emily, Andrea et Vanita, et je parierais même sur mon ancienne coéquipière.

« Mais t'as raison, j'aurais peut-être pas dû te prévenir. Tu mérites pas de revivre ça. » Cette fois-ci je fronce les sourcils, décontenancé par cette soudaine confession qui me sort du combat de gladiatrices que j’imaginais. Bien sûr qu’il fallait qu’elle m’appelle ! Engourdi par le froid et l’alcool qui commence à faire son effet, je ne me sens plus pleinement capable de réfléchir. Je ne suis plus capable de me dire que je me précipite droit vers ma perte. Je n’ai pas le choix. Hanté par cette affaire qui a failli avoir ma peau, je ne peux clairement pas faire comme si de rien n’était. Surtout pas quand je vois à quel point mon amie se retrouve dans la merde. Têtue comme elle est, elle ne m’aurait pas appelé pour rien. Alors j’avale la fin de mon verre, pour conjurer le sort et faire taire mes dernières inquiétudes. « Tu mérites pas ça non plus, Emily. » Ma voix sonne l’évidence, pourtant je ne suis pas sûr qu’elle s’en rende compte. La souffrance se lit si facilement sur son visage que je me demande même ce qui la ronge à ce point. Est-ce que ce sont les mêmes démons que moi ? Mais je n’en dis rien, trop prudent encore. Il est trop tôt pour qu’elle me laisse me préoccuper de sa santé, soit, je garde mes questions pour un autre moment.

Je me tais un instant. J’ai l’impression que nous sommes perdus tous les deux. Engloutis par nos démons, par le froid de la nuit londonienne. La journée a été rude en émotions, et je me sens vraiment épuisé alors que je ne suis même pas allé bosser aujourd’hui. Mais il y a Baxter. Baxter qui fait la gueule, qui ironise, qui picole et qui maltraite sa cigarette. Je me rends compte à quel point elle m’a manqué en la regardant sans rien dire, avec un vague sourire. Peut-être que nous allons être à nouveau poussés dans nos retranchements, peut-être que nous risquons gros, pourtant je ne peux m’empêcher de me dire qu’au moins, nous sommes à nouveau tous les deux. Et pour cette bonne nouvelle, l’ambiance lourde et poisseuse du bar ne me convient plus du tout, alors je jette ma clope en en laissant la moitié. En ouvrant la porte de l’établissement, une bouffée d’air chaud et malodorant m’agresse. Plissant le nez, je me retourne vers mon ancienne coéquipière. « C’est dégueulasse ici, on se tire ? Je peux te ramener si tu veux être en forme demain... » Un sourire ironique étire mes lèvres, car je crois qu'il en faudrait beaucoup pour qu'elle lâche sa bouteille, et qu'il en faudrait encore plus pour que j'accepte de la laisser si tôt. J'enchaîne rapidement pour ne pas laisser le temps à mon amie de répondre. « On peut aller chez moi, sinon. » Si la proposition pourrait paraître cavalière, elle ne me fait ressentir aucune gêne. A l’époque, nous passions souvent nos nuits ensemble pour le boulot – ou pour l’alcool. Je ne comptais plus les nuits passées auprès d'Emily, pour calmer ses angoisses ou les miennes. Pourtant, comme je ne suis pas sûr de l’avoir tout à fait gagnée à ma cause, comme j’ai peur que les années nous aient un peu trop séparés, je pose mon dernier argument : « J’ai du vin et du Jameson. » Soit notre marque de whisky préférée.
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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyJeu 25 Oct - 18:56

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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Cillian Murphy ©️ terpsykore
Baxter réagit mal à l’appel de mon ex-femme, je le vois à son visage qui se ferme un peu plus et au verre qu’elle repose brutalement sur le bar après en avoir éclusé la totalité. Elle se lève, annonçant qu’elle va fumer une cigarette, et je ne prends pas la peine de répondre. Pour la deuxième fois de la journée, je reste figé devant mon téléphone, réfléchissant un long moment avant de décrocher. « Ouais ? » Ma voix n’a rien d’aimable. Andréa, je devrais la détester. Après m’avoir fait scène après scène en affirmant que je couchais avec Baxter et que je ne m’occupais pas assez d’elle, c’est elle qui a fini par me quitter pour un autre type. Un soir, toutes mes affaires étaient dans des cartons, et les papiers du divorce sur la table. Avec son ambition impitoyable, elle avait aussi failli foutre en l’air l’affaire Ragdoll en diffusant des informations secrètes pour quelques minutes d’antenne. Mais toujours, je réponds à ses appels, je n’arrive pas à renier tout à fait cette affection que j’ai pour elle. Par respect pour nos jeunes années d’amour, pour nos huit ans de mariage.

Heureusement, je n’ai malgré tout pas – ou plus – la naïveté de croire à une coïncidence. « En fait je t’appelle pour- » « Me souhaiter mon anniversaire ? T’es en retard, c’était il y a deux semaines ! » J’ironise avec une pointe d’amertume dans la voix, car il y a bien longtemps qu’elle n’y pense plus. Si j’ai pour elle estime, respect et affection, je crois qu’elle ne voit plus en moi qu’un moyen d’avoir une belle exclusivité sur les nouvelles de la police. Ou un service. Gênée, elle laisse passer un moment de silence dont je profite pour avaler une longue gorgée de mon verre. Elle reprend finalement et ses dires confirment mes pensées. Après avoir rapidement demandé comment je vais, elle entre tout de suite dans le vif du sujet : la nouvelle poupée, et mon retour au Met. Elle parle, elle parle, et j’en viens même à me demander si elle n’en sait pas plus que moi sur cette nouvelle affaire. Je ne me demande plus comment, je sais qu’elle a des yeux et des oreilles partout. Je réponds vaguement, et pire encore lorsqu’elle me demande si elle pourrait me faire passer dans son émission… Blasé et fatigué, je finis par lui dire que oui, peut-être, et puis je mets un terme à notre conversation.

A nouveau, je sens l’angoisse me serrer le ventre, dresser les cheveux sur ma nuque à l’idée de me retrouver à nouveau dans ce tourbillon d’horreurs et de coups bas. Comme si ma confiance dépendait de la présence d’Emily à mes côtés. A mon tour, je finis mon verre pour commander quelque chose de plus fort, le même whisky qu’elle. Et une fois mon verre plein, je la rejoins dehors en fouillant dans mes poches pour en sortir une cigarette.

« Comment va cette chère Andrea ? On était plutôt sur de l'augmentation de pension alimentaire, de l'inquiétude hypocrite ou sur une demande d'interview en exclusivité ? » « Ta gueule. » Ma réponse file entre mes dents sans même que j’aie le temps de l’en empêcher. Est-ce que je le regrette ? Pas assez pour m’excuser. Je me donne le temps de porter ma clope à mes lèvres et de l’allumer, avant de poursuivre sans regarder mon ancienne coéquipière. « Fausse inquiétude et demande d’interview. La pension c’était le mois dernier. » Je souffle la fumée, blessé et agacé qu’elle touche pile là où ça fait mal sans aucun effort apparent. Ça m’arrache un rire nerveux tellement c’est lamentable. J’aurais pu mentir, mais est-ce qu’elle aurait cru, même une seconde, que mon ex appelait juste pour le plaisir ? Nouvelle gorgée d’alcool. J’affiche une mine un peu défaite, perdu d’être ainsi happé par le monde que j’avais quitté deux ans plus tôt. Et comme Emily tremble dans le froid de la nuit, j’enlève mon manteau pour le poser sur ses épaules, peut-être un peu pour enterrer la hache de guerre. Peut-être un peu parce que je suis trop attentionné. Et puis je soupire longuement, les yeux fermés. « Elle connaît déjà mieux les faits que moi, c’est elle que vous auriez dû appeler. » Peut-être que ma psy aura plus rapidement de mes nouvelles que ce qu’elle croyait.
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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyMer 24 Oct - 0:51

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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Cillian Murphy ©️ terpsykore
Nous sommes à peine sortis du bureau surchauffé de la Commander qu’Emily décrète que je lui dois un verre. Un sourire étire mes lèvres : elle n’a pas changé. Je doute que ce soit la meilleure des idées avec les journées qui nous attendent, mais il est déjà tard et lui faire un laïus sur les méfaits de l’alcool ne servirait à rien, alors je me contente d’opiner du chef. « Ok, mais on prend ma caisse. » Car je n’ai peut-être pas une Audi comme madame, mais je ne supporterai pas sa conduite une seconde fois, d’autant plus si elle boit.

Le but étant de trouver un endroit où personne ne pourrait nous déranger, je conduis un moment pour nous éloigner de New Scotland Yard. Le silence est épais, rarement brisé que par des banalités échangées à voix basse. Emily est de mauvaise humeur, et je rumine mon retour au cœur de la bataille, tracassé par l’idée d’être pris au piège par la mauvaise blague du tueur, mais encore plus par la peur de ne pas être à la hauteur.

Nous finissons tout de même par trouver un bar, miteux, mais de l’alcool reste de l’alcool et j’imagine que c’est tout ce qui compte ce soir pour mon ex-coéquipière. Comme j’avais l’habitude de le faire avant, j’évite de lui faire une remarque à propos de son alcoolisme et je la suis pour qu’elle ne soit pas seule à boire. Bien que ce soir, je crois que j’en ai autant besoin qu’elle. D’un ton froid, elle passe sa commande alors que je demande un gin tonic au barman. On s’installe au bar, et je le gratifie d’un léger sourire pour le remercier quand il fait glisser nos verres sur la surface poisseuse. Et à nouveau, le silence.

« T'as pas appelé. T'aurais pu. » L’espace d’un instant, j’ai envie de lui rentrer dedans. Dans ce premier temps, c’est la colère qui crispe mes doigts. J’avale à mon tour la moitié de mon verre. J’ai envie de lui rétorquer que c’est elle qui m’a jeté, qu’elle n’avait qu’à m’appeler si elle le voulait. Qu’elle pouvait passer chez moi. J’ai envie de me lever et de renverser le bar entier pour lui dire à quel point j’aurais eu besoin d’elle quand j’avais la tête sous l’eau. Quand tout ce que je voulais, c’était disparaître et que je m’enfilais des kilos de cachets pour tenir le coup. Pourtant, quand j’ouvre à nouveau les yeux, le visage contracté par l’amertume de ma boisson, la fragilité évidente de mon amie me frappe en pleine gueule.

Le regard perdu dans son verre, elle fuit le mien. Son corps amaigri est à peine dissimulé par son pull, des cernes creusent son visage. Elle a souffert aussi, elle souffre encore et ce constat m’empêche de m’énerver sur elle. « Non. » Je réponds d’une voix fébrile, encore, mais je continue en essayant de trouver ses yeux. « T'aurais pu m’appeler toi aussi, mais on avait besoin de se remettre… » Je marque une pause, lui offrant un sourire douloureux mais vide de toute rancœur. Car si on a fait n’importe quoi tous les deux, si on s’est détruits, si on a mal géré la situation, on a fait comme on a pu et je ne peux pas la blâmer pour ça. « Ça t’a moins bien réussi qu’à moi... » Sans ironie, je ne fais que résumer en toute honnêteté ce que je remarque. Car si j’ai remonté la pente, allant même jusqu’à prendre à nouveau soin de moi et de mon corps, Baxter semble plus fatiguée que jamais. Elle semble au bout du rouleau et mon instinct me somme de la protéger. Comme poussé par un besoin impérieux, je pose une main sur son poignet, l’enserrant doucement. Une nouvelle fois, c’est nous contre le monde et ça ne me dérange absolument pas. Suite à son appel, j’aurais tout fait pour ne surtout pas me retrouver ici, à nouveau plongé dans les horreurs de l’humanité. Maintenant que je suis face à mon ancienne partenaire, je me demande même ce qui m’a pris tant de temps pour me reconstruire. « Je suis redevenu fort. Assez pour deux. » Pour elle.

Comme dans la maison cossue, je suis prêt à lui répéter encore et encore que je serai là jusqu’au bout. Il est l'heure de retrouver la meute, Wolf. Le meurtrier ne sait pas à quel point il a raison, car face à l’atrocité de ses crimes, je n’ai que faire du temps passé loin du Met et loin d’Emily. Peu importe les années, peu importe les mots et les drames, elle est trop importante pour moi et ce n’est pas son humeur qui me fera baisser les bras. Piqué au vif par la scène de crime laissée pour nous, par la fragilité menaçante de mon amie, je n’ai plus aucune crainte.

Et comme une cruelle ironie du sort, comme si Baxter avait ouvert une faille immense dans mon passé, mon portable qui se met à vibrer sur le bar affiche un numéro que j’ai effacé mais que ma mémoire se refuse à oublier. Andrea.
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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyVen 28 Sep - 17:18

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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Cillian Murphy ©️ terpsykore

Avec ce qui aurait pu être un sourire amusé sur le visage, si seulement je n’avais pas eu les dents si serrées, je peine à suivre la voiture de Baxter. Pour chaque priorité qu’elle grille, pour chaque virage qu’elle prend trop fort, ce sont des mètres que je perds sur elle. Si elle n’avait pas été flic, je crois qu’elle aurait perdu son permis de conduire il y a bien longtemps. Je la perds définitivement au détour d’un feu tricolore, qu’elle grille allègrement, manquant de renverser un piéton.

« Rappelle moi de t’offrir une carte de bus pour ton prochain anniversaire… » Un sourire ironique et j’emboîte le pas de mon ancienne binôme alors qu’elle me souhaite la bienvenue. Dans un souffle, j’essaie d’évacuer l’angoisse qui s’empare de moi, enserrant ma gorge. L’idée de revenir à New Scotland Yard ne me plaît pas le moins du monde, et j’ai l’impression d’y venir pieds et poings liés. Seule la rage que j’éprouve à l’encontre du tueur lutte contre cette impression d’étouffement qui me prend au moment où je pousse la lourde porte d’entrée pour me retrouver propulsé deux ans en arrière, dans le brouhaha et l’agitation du lieu.

Tout se passe très vite. Côte à côte, dans une attitude tellement naturelle même après deux ans, nous marchons en direction du bureau de la commander. Le pas déterminé d’Emily me donne un semblant de courage, alors je prends bien soin d’enfoncer mes mains au fond des poches de mon manteau pour en masquer les tremblements. Bien vite, c’est toute la brigade qui se jette presque sur nous. Il y a ceux que je ne connais pas : arrivés après ma démission ou refusant de me côtoyer quand ma réputation dépendait de celle que me faisaient les médias. Les plus jeunes me tendent une main en exprimant à quel point ils sont heureux de me rencontrer, les plus vieux me lancent des regards entendus. Et parmi eux, il y a mes anciens camarades. Ceux que j’appréciais et qui viennent me donner des grandes claques dans le dos. Emily nous fausse compagnie, et je lui fais signe que je la rejoindrai rapidement. Mais je suis vite interrompu par Finlay, vétéran de la brigade à quelques mois de la retraite et vieil ami. Il me donne une accolade amicale à laquelle je réponds, avant que nous échangions un regard lourd de sens. Il sait, sans l’ombre d’un doute, à quel point mon retour est difficile.

Finalement, j’arrive à m’arracher à mon bain de foule – qui me donne l’impression d’être un héros de comics, ou un Beatles – et je rejoins le bureau de Vanita, où Emily est déjà enfermée. « Fawkes, ravie de vous revoir. » « Tout le plaisir est pour moi. » Je lui réponds sur le même ton, sans prendre la peine de forcer un sourire. Nous savons tous que personne n’est heureux de ces retrouvailles, alors nous ne perdons pas de temps. La commander reporte son attention sur Emily et je fais de même, observant son visage alors que l’autre garce menace de lui retirer l’affaire. Sur ses traits, il n’y a plus la moindre trace de la détresse qui brillait dans ses yeux quelques minutes auparavant. Non, face à sa supérieure, Emily se montre forte et froide. Rares sont les personnes à l’avoir vue craquer, et en faire partie me donne l’impression d’être un privilégié.

J’écoute les deux femmes se disputer, tenir leurs positions et hausser le ton d’une oreille distraite. Mon esprit est occupé par la sensation de froid que les doigts d’Emily ont laissée sur les miens, alors qu’elle glissait sa main sur la mienne, scellant ma promesse de rester près d'elle coûte que coûte, et de la sauver du psychopathe qui a mis une épée de Damoclès au dessus de sa tête. « Qu'est-ce que vous en pensez, Fawkes ? » L’interpellation me fait presque sursauter, et je relève les yeux vers Vanita, hébété un instant, le temps de reprendre pied dans la conversation. Faisant mine de réfléchir, je passe une main dans mes cheveux avant de soupirer. « Si le tueur s’est fait chier à établir une liste avec des dates, c’est pas pour frapper au hasard trois semaines plus tôt. Sa liste a un sens pour lui, il ne va pas s’en éloigner si on ne l’y pousse pas. » Je marque une pause, réfléchissant à ce qui pourrait faire pencher la balance. « Je veillerai sur elle, moi. De toute façon je suis le seul qui la supporte, si vous demandez à votre bleusaille de la surveiller, ils finiront par appeler eux-mêmes le tueur. » Ces questions de logistique m’emmerdent au plus haut point, alors je lance une petite pique, avec un sourire narquois à Baxter. Ça ne plaît pas à la commander, qui souffle longuement mais qui ne peut pas me donner tort. « Une équipe de surveillance pour le jour J, c’est ma dernière offre. » Sa réponse allume une étincelle dans mon regard. Sûr que je ne laisserais jamais un détraqué mettre la main sur Emily, je me penche sur le bureau avec un sourire carnassier. « Au jour J, votre assassin sera déjà hors d’état de nuire. »

Et comme il n’y a plus rien à dire, j’ignore l’air interdit de Vanita pour me retourner vers ma partenaire. « On y va ? »
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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyMer 26 Sep - 10:59

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore

Après une légère hésitation et quelques mots d’Emily, le policier s’en va sans demander son reste. Il faut dire que, si la sergeant est déjà difficile à vivre pour les autres en temps normal, il paraît que c’est encore pire quand nous sommes deux. Et vu la journée qu’elle a dû passer, vu la situation dans laquelle nous sommes tous plongés à présent, il y a de quoi avoir les nerfs en boule.

Une fois la porte fermée, elle se détourne sur un signe de tête, alors je lui emboîte le pas sans poser de question. Nous nous retrouvons dans une grande cuisine, propre, pas encore imprégnée de l’horreur de la pièce adjacente. Légèrement plus calme sans l’immonde poupée dans mon champ de vision, je m’adosse contre l’un des éléments de cuisine, les bras croisés. Je reste silencieux, les yeux braqués sur ma partenaire. Elle semble hésitante, et finalement elle lâche la bombe. Vanita est au courant, et elle a déjà accepté ma participation sur cette affaire. Je reste interdit une seconde, et puis je m’apprête à répondre avec colère. Ou en élevant légèrement le ton du moins. Parce que je me sens coincé, obligé de replonger. Elle savait que je viendrai. Elles savaient toutes les deux. Mais je ne suis pas prêt, consultant ou pas, à me remettre dans cette affaire. Simplement pour contredire l’évidence, j’ouvre la bouche pour lâcher un refus catégorique.

Mais Emily m’interrompt. Je la vois clairement inquiète, hésitante. Elle me dit qu’elle veut me montrer une dernière chose, alors je ravale ma langue, et mon indignation avec. Le pragmatisme reprend le dessus sur la colère, je m’approche doucement de mon amie pour voir ce qu’elle a à me montrer. Car elle sort de sa poche une nouvelle pièce à conviction, qu’elle me tend du bout des doigts. J’attrape le papier, fébrile à nouveau de voir une émotion que je n’arrive pas à interpréter dans les yeux d’Emily. Elle me dit de lire ce qui y est inscrit, alors je m’exécute.

Une liste. Une liste de six noms, de personnes inconnues. Enfin pas tout à fait. Car le dernier je le connais bien, et j’ai comme une impression de vertige quand je comprends le sens de cette liste macabre. Les dates accolées aux noms sont sans équivoque. Je fixe le papier sans un mot, le temps d’assimiler ce que je viens de lire. Et mon regard retrouve celui de mon acolyte, qui finit de m’expliquer d’où elle sort une telle chose. « Tu vois, Will, je peux rester chez moi, il a pas l'intention de me tuer tout de suite. Cet enfoiré me réserve pour la fin. » Ces derniers mots tombent comme une sentence. Une expression douloureuse crispe mon visage, alors que je suis incapable de répondre. C’est trop soudain, trop violent.

Le bleu arrive, nous arrachant un sursaut à tous les deux. Emily l’agresse et lui nous regarde, un peu surpris de nous trouver immobiles et silencieux, face à face. Presque mécaniquement, je me retourne vers lui pour lui prendre les cafés des mains, avant de le pousser vers la porte. « Merci. Occupez-vous des corps, ne nous dérangez plus. » J’essaie d’être poli, mais ma voix tremble d’une colère qui menace d’exploser. Sans attendre de réponse, je ferme la porte de la cuisine. Emily avait raison, je ne peux plus refuser. Je suis coincé, totalement piégé dans un nouveau jeu de piste morbide. Et que fait un loup lorsqu’il se trouve acculé ? Il attaque.

En quelques pas, je suis à nouveau face à celle qui n’a jamais cessé de compter pour moi. Peu importe le temps, peu importe la distance. Les yeux flamboyants de colère et la voix moins maîtrisée qu’à l’accoutumée, je me saisis du visage délicat d’Emily, que je retiens entre mes mains pour plonger mon regard dans le sien. Tant pis pour les convenances. « Tu penses vraiment que je vais laisser cet enfoiré ne serait-ce que t’effleurer ? On va le choper tous les deux, comme avant. » Et après, je pourrai enfin tourner la page. Peut-être même qu’Emily voudra bien accepter mon départ du Met.

Mon visage si proche du sien, je serais prêt à lui promettre de buter ce type de mes propres mains s’il le faut. Quand je suis sûr qu’elle a bien compris que malgré tout ce qui a pu se passer, je serai toujours là pour elle, je lâche doucement son visage avant de me reculer d’un pas. De la dépression, de la peur, il n’y a plus rien. Face à une telle menace au dessus de ma coéquipière, le flic qui dormait au fond de moi depuis deux ans est à nouveau bien éveillé.
Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP Zhb7 Sujet: A pirate's life for me!
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Rechercher dans: Univers historique   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: A pirate's life for me!    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyMer 26 Sep - 0:16

Jack
Cadwell

J'ai 33 ans et je vis à Nassau, Bahamas. Dans la vie, je suis un futur capitaine et je m'en sors pas vraiment. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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Ayant vécu à Nassau toute sa vie, Jack a toujours voulu être un pirate. Il a l'ambition des plus grands, mais la malchance lui colle à la peau. Trop insolent alors qu'il était encore adolescent, le surnom de Tête brûlée le suit comme une sale réputation qui l'empêche de rejoindre un équipage correct. Il est donc coincé à terre depuis plusieurs années, et le vit plutôt mal.

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Zach McGowan ©️ Arté

Chaton ? Est-ce que j’ai bien entendu ? Chaton ?! Je jette un regard vers Cameron, mi-consterné, mi-enragé. Je ne vais quand même pas coller une balle entre les deux yeux d’une vieille folle ? Au lieu de ça, je reste muet, je l’observe. Folle, y a pas d’autre mot. Elle demande un autre verre et j’me demande combien elle en a déjà descendu pour être incapable de s’asseoir sur une chaise sans la rater. Et puis voilà qu’elle se prend d’affection pour l’autre. Elle se présente à elle en écorchant son prénom, et elle ouvre grand le bec pour lui faire voir ses chicots. Sans chercher à me retenir je fronce le nez dans une grimace dégoûtée, alors que Cameron lâche un juron en détournant les yeux. C’est qu’il est un peu précieux, Cameron.

La jeune, elle en profite pour placer discretos qu’elle soignerait les dents si elle pouvait foutre un pied sur mon navire. Mais j’suis pas con, je lui réponds. « Pas besoin d’être en mer pour soigner ses chicots, me mets pas dans cette histoire. » Pour peu que ça me retombe dessus, quand l’autre aura perdu tous ses crocs. Manquerait plus que ça.

J’ai l’impression tout de même de devoir gérer une tempête. Quand la jeune me lâche pour faire de l’œil à Cameron, c’est la vieille qui reprend. Elle s’étouffe, tousse, râle, arrose le tout d’une grosse goulée de bière – pendant que je m’en commande une autre – et je ne sais même pas pourquoi j’attends patiemment (plus ou moins) de l’entendre débiter ses conneries. Elle ricane en me questionnant, et force est de constater que je n’ai pas grand-chose à répondre. Parce qu’elle n’a pas tout à fait tort sur mon manque d’expérience. Je fronce quand même les sourcils pour lui répondre. « Capitaine non, mais faut bien une première fois ! Bien sûr que j’ai déjà navigué, tu m’prends pour qui ? Il y en a des gars, qui sont prêts à me suivre, des gars à qui on a pas laissé leur chance… Et puis qui m’dit que l’autre est vraiment médecin ? Et toi, d’abord, qu’est-ce que tu fous sur un navire ? »

Finalement, la vieille m’intéresse peut-être un peu. Parce qu’elle est vieille, et vulgaire. Et moins casse-couilles que l’autre, qui a presque sauté sur Cameron pour lui faire écrire son prénom sur la liste de mon équipage. Mais ce papier à la con, j'le brûle moi, si y a que ça. Je les mate comme ça un instant, ça m’fatigue. Je sais bien qu’il y en a, des femmes qui font de vrais pirates. Il y a celle-là, dans le coin de la taverne. Une vraie tarée, une folle furieuse à ce qu’on dit. J’me la ferais bien, parce qu’il faut dire qu’elle est putain de belle, mais elle n’a d’yeux que pour le second d’un autre équipage de cinglés. Paraît même qu’elle aurait coupé les couilles d’un mec qui aurait voulu se passer de son consentement. Ça, c’est une vraie femme, une vraie pirate.

Et quand mon regard coule sur les deux qui me font face, je ne sais pas. Elles n’ont vraiment pas l’air de pirates, elles n’ont l’air de rien d’ailleurs. Riley, elle me plaît même pas. Mais Maggie, elle a mis le doigt sur quelque chose. Même si je ne veux pas l’admettre, je n’ai pas assez d’hommes pour faire un équipage. Je cède, un peu, parce que je peux pas permettre de perdre mon rêve juste parce que je suis trop regardant sur ceux, ou celles en l’occurrence, qui m’accompagnent. Après tout, vu la tronche de l’équipage que je me traîne, ce sera pas bien pire. Mais j'dis rien. J'attends, juste pour voir. Disons que j'me laisse la nuit pour y penser...
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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyLun 24 Sep - 3:11

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore

En attendant de retrouver le post que j'ai édité comme un génie :

→ Wolf examine la poupée, demande si les victimes ont été identifiées
→ Il est en colère, perturbé par le fait que le tueur soit venu chez Emily : « Reste pas chez toi, viens à la maison. »
→ Brennan réapparaît, et Wolf prend le relais pour l'aiguiller, lui disant de faire venir le légiste pour décrocher les corps et les emporter.
→ « Avec du café ce serait super. »
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La Volpe

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Rechercher dans: Europe   Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 6d9674 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyMar 18 Sep - 0:50

William
Fawkes

J'ai 42 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis vigile dans un supermarché et je m'en sors plutôt moyennement. Sinon, grâce à ma dépression, je suis divorcé et je le vis plutôt mal.

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› Ancien flic, il a rendu sa plaque il y a deux ans, après l'affaire Ragdoll qui l'a laissé en dépression avec un divorce sur les bras.
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Cillian Murphy ©️ terpsykore

Deux mots. Il aura suffi de deux mots pour ébranler tout le travail que je faisais depuis deux ans maintenant. Deux mots. J’ai tout de suite reconnu le numéro de téléphone sur l’écran de mon portable, pourtant je suis resté là, planté comme un piquet, incapable de répondre. Après tout ce temps ? Et si sa voix avait changé, et si elle s’était trompée de numéro ? Ce mystérieux appel a posé bien trop de questions dans mon esprit, alors je n’ai pas bougé le petit doigt.

Un message. Evidemment, il aurait fallu plus pour qu’elle abandonne. Je suis resté si longtemps, assis, vautré dans mon canapé, à regarder mon portable comme s’il allait me mordre.

Et puis j’ai fini par l’attraper, pour écouter ce que mon ancienne partenaire avait à me dire. Curieux, malgré tout, de ce qui avait pu lui venir en tête si longtemps après nos adieux. Car adieux il y avait eu, quand j’avais annoncé mon départ de la New Scotland Yard et qu’elle ne l’avait pas supporté. Tu m’abandonnes, qu’elle avait dit. Mais sûrement de manière plus vulgaire. Mes doigts n’ont pas tremblé quand j’ai fini par attraper mon téléphone pour composer le numéro de ma messagerie, ma psy aurait été fière. Pas de stress, une longue respiration. Puis le chaos.

Deux mots. Ça recommence. Et mes doigts qui laissent tomber mon téléphone qui vient s’écraser au sol. Livide, je me laisse retomber contre le dossier du canapé, incapable de la moindre pensée cohérente. Emily n’a pas eu besoin de plus pour que je comprenne, comment pourrais-je oublier ou confondre l’affaire qui a brisé ma vie ? Car c’est bien l’état dans lequel elle m’a laissé. Jour et nuit, je m’en souviens, j’ai couru dans les rues à la recherche de ce tueur. Chaque jour je restais un peu plus au travail, m’épuisant toujours plus, délaissant toujours plus ma femme. Mon ex-femme. J’étais sourd à ses remarques, bien trop obsédé par ce cinglé qui nous glissait à chaque fois entre les doigts. Et puis il y a eu le choc. La découverte du mobile de tous ces crimes. Pour moi. Et que dire aux familles des victimes, quand un taré s’est mis en tête qu’il était un justicier ? Que dire quand celui qui a tué tant de monde l’a fait pour vous ? C’était plus que je ne pouvais le supporter, mais j’étais trop impliqué pour lâcher prise. Cet homme, il a fini derrière les barreaux, et ma plaque de flic, sur le bureau du supérieur. Je suis parti, j’ai fui, et j’ai fini allongé sur le sofa d’une psy.

Il y a eu les mots, les larmes et les cachets. Les nuits blanches, les cernes, les cachets encore. Je me suis remis à fumer, et ma femme est partie. Je ne sais plus vraiment quelles étaient les raisons de son départ, mais avec le recul je le comprends.

C’est pour cela qu’au début, je ne bouge pas. Je suis en colère contre Emily, qui vient me sortir de ma retraite d’un simple coup de téléphone. Elle qui me connaît, je suis sûr qu’elle sait déjà que je viendrai. Parce que je ne suis pas homme à lâcher prise, à laisser tomber. Celui qu’on appelait Wolf, ce n’était pas pour rien. Un vieux loup solitaire, attiré par l’odeur du sang et ses affaires sordides, prêt à tout pour choper sa proie. Calme, en apparence seulement, prêt à bondir. Et Emily, elle agite devant moi les restes d’une affaire que je pensais classée, que j’avais lâchée uniquement car j’avais touché au but. Avec son appel, dont je n’arrive pas à déterminer le degré d’innocence, elle me retourne vers mon passé, vers cet homme en ruines que j’ai été. Et je ne suis pas prêt. Je ne veux pas être à nouveau celui que j’ai été. Je ne veux pas retourner de mon plein gré vers la paranoïa, le choc post-traumatique. Je ne veux pas recommencer à scruter les visages des personnes que je croise dans la rue. Je ne veux pas écouter à nouveau le moindre bruit dans la nuit, ni dormir avec mon revolver pour seule compagnie. J’y arrivais de mieux en mieux, avec une thérapie, du temps et de moins en moins de cachets. A vrai dire, je m’enfilais des boîtes entières de calmants après mon départ, mais il y a un mois que je n’en prends plus. Et voilà qu’elle appelle.

Plus j’y réfléchis, plus cela me semble fou. Les lèvres tremblantes, j’allume fébrilement une cigarette un peu chiffonnée. La fumée m’apaise pour une seconde à peine. Qu’entend-elle exactement par "ça recommence" ? Je croyais que l’homme était en prison, que nous avions fini correctement notre boulot ! J’en ai le bide complètement retourné. Ça me prend un temps incroyable, des heures peut-être. Contre mon gré, je pèse le pour et le contre, je me demande le pourquoi du comment. J’essaie de me raisonner, de me rappeler tout ce que j’ai réussi à mettre derrière moi, pourtant il y a une petite voix dans ma tête qui me rappelle pourquoi j’étais flic. Pour mettre fin à l’horreur, pour protéger la population. En repensant aux scènes de crimes de l’affaire Ragdoll, un frisson me parcourt l’échine. Il y en a, des nouveaux qui ont pris la relève, mais, y en a-t-il qui connaissent l’affaire comme moi ?

Sur un coup de tête, j’attrape mes clés de voiture et je sors de chez moi, oubliant mes clopes, mon téléphone et mes cachets. Je saute dans ma voiture et je file sans me poser plus de questions vers l’adresse qu’Emily m’a envoyée. Pour elle, pour les victimes, mais aussi pour tourner définitivement la page.

***

Que de nouvelles têtes alors que je gare ma voiture pour me faire alpaguer comme un vulgaire badaud. Quelques policiers, tous des bleus, presque grotesques tellement ils sont propres sur eux. Leurs uniformes sans un pli, leur air de bien vouloir faire, je ne peux pas leur en vouloir. Sauf quand je me baisse pour passer sous la rubalise, dans un geste réflexe, mais qu’une matraque m’arrête, pointée juste sous mon nez. Et voilà que je me redresse, tout outré que je suis de ne pas être reconnu. Je n’ai pourtant pas raccroché depuis si longtemps ? Touché dans mon ego alors que c’était mon affaire, je croise les bras, affirmant que je veux voir le sergeant, et qu’elle m’attend. « Et on peut savoir qui vous êtes ? » « L’assassin. Notez bien, mon nom est William Fawkes. » Pas un sourire ne traverse mes lèvres, alors que j'articule bien chaque syllade, froid comme à mon habitude. Je vois leur hésitation, le doute passer dans leurs yeux. Enfin, l’un d’eux se décide à se bouger le cul. Il sort un calepin, me fait répéter mon nom pour le noter consciencieusement et part enfin pour aller chercher Emily.

Il met un temps si considérable que je finis par m’impatienter. Si j’attendais bien sagement sans décroiser les bras, avec la petite horde de journalistes et de curieux, je commence à perdre patience. A nouveau, je me baisse sous la rubalise en leur annonçant que je vais aller chercher leur supérieure moi-même. Mais ils sont obstinés eux aussi, alors je me fais encore une fois jeter. « Vous pouvez pas passer m’sieur, c’est une scène de crime, laissez la police faire son travail. » Je me permets de hausser un sourcil, d’un air un peu méprisant. « Pardon mais si la police faisait son travail, je crois que ces personnes ne seraient plus là depuis un moment. » D’un geste de la main, je désigne les personnes qui se massent de plus en plus derrière moi.

Ma remarque a au moins le mérite de faire bouger les choses. Les petits flics s’énervent, menacent légèrement de me virer d’ici à coups de pied au cul, alors je suis. J’engraine cette petite dispute qui me fait doucement rire à l’intérieur, rapidement interrompue par une voix que je ne connais que trop bien. « Ça m’aurait étonné. » Aussitôt, les flics se mettent comme au garde à vous, un air penaud sur la tronche et la voix basse. Je remarque qu’Emily n’a pas changé, physiquement ou dans sa façon de parler. Un sourire étire légèrement mes lèvres alors que je réalise comme elle m’a manqué. Enfin, on m’accorde le respect que je mérite, enfin, on me traite comme il faut. C’est peut-être même un peu trop quand ils soulèvent eux-mêmes le ruban pour que je passe en dessous sans me baisser. Sans leur adresser le moindre regard, j’emboîte le pas d’Emily pour nous éloigner un peu.

« Quel message ? J’ai simplement entendu une personne que je connais bien crier sur ses subordonnés… » Un nouveau sourire éclaire mon visage, plus visible cette fois alors que je ne réponds qu'à moitié à sa question. Je n’ose pas encore la prendre dans mes bras pour lui avouer qu’elle m’a manqué, je n’ose rien ajouter. Alors je demande simplement. « On a quoi cette fois ? » Doucement, je m’approche de la porte de la maison, prêt à replonger dans l’enfer.
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