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Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP Zhb7 Sujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe
Lady Furiosa

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Rechercher dans: Europe   Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySam 23 Mar - 0:00

Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
« Tu mérites pas ça non plus, Emily. »  A cette réplique d'une tendresse indéniable, Baxter y oppose un haussement d'épaules faussement désinvolte. « Ouais. P'tète pas. » Ou si. Ou non. Elle se pose la question depuis qu'elle a vu son nom sur cette liste. C'est là, dans un coin de sa tête, à l'affût du moindre temps mort pour s'insinuer jusqu'à sa conscience : pourquoi elle ?. Elle ne va pas se mentir non plus : quelques meurtriers, violeurs et autres ordures ont fini derrière les barreaux à cause - enfin, grâce - à elle. Des vies qu'ils ont gâché, elle est l'écho de celles qu'elle a prises à son tour pour que justice soit rendue. Les leurs, bien sûr, pour l'effet que ça lui fait. Mais celles d'autres personnes liées à ces criminels également. Les premières ont commis pour seul crime celui d'être lié à des enfoirés. De là à ce que la vengeance prenne une forme aussi macabre ? Non, ce n'est pas à la portée de n'importe qui. Pas pour n'importe quelle raison. Le silence s'installe, la sergeant perdue dans ses sombres pensées, ignorant le malaise de son interlocuteur. Malgré l'alcool, malgré la fatigue, elle cogite. Pourquoi ? Comment ?. Elle veut savoir. Elle a besoin de comprendre. Afin qu'ils chopent cette raclure avant qu'une autre victime ne soit à déplorer. Sauf qu'elle ne se fait pas d'illusion : la réponse ne tombera pas ce soir, à moins de l'un de ces miracles auxquels elle ne croit pas. La foi, c'est pour les culs bénis qui n'ont que leur chapelet à perdre. Elle laisse leurs illusions aux faibles d'esprit.

Elle suit Wolf sans discuter, retrouvant l'ambiance crasseuse du bar. La blonde a fait exprès d'en choisir un où elle n'a pas ses habitudes. Même si elle doute que Will se risque à lui faire une réflexion, elle n'a pas non plus envie que Wallas, le gérant du troquet qu'elle quitte le plus souvent en tanguant, ne lui tape non plus la bise devant lui. Ça ferait mauvais genre.  « C’est dégueulasse ici, on se tire ? Je peux te ramener si tu veux être en forme demain... » Elle acquiesce. De mauvaise grâce, cependant. Elle a beau afficher un air bravache face à son potentiel futur trépas, et avoir été sûre d'elle quand elle a affirmé qu'elle ne risquait rien chez elle, rentrer dans son appartement, affronter son intimité violée par un assassin, ne l'emballe pas plus que ça. Sans compter que la perspective de la réunion du lendemain lui file déjà des aigreurs. Mais plutôt s'arracher elle-même les dents de la bouche que de l'avouer. Elle tend son manteau à son ex-binôme et va récupérer le sien abandonné sur sa chaise.  « On peut aller chez moi, sinon. » Décidément, le salut fait homme ! Au-delà de cette habitude aussi discutable qu’ambiguë que les coéquipiers avaient pris, de la nostalgie et du réconfort que cela lui évoque, la perspective de repousser l'échéance de la solitude la réjouit un brin. Toutefois, elle se garde bien de le montrer. Elle va même refuser, arguant intérieurement qu'elle recule déjà pour mieux sauter dans tout un tas d'autres domaines, qu'il est hors de question que l'autre bâtard gagne cette manche, quand Wolf assène : « J’ai du vin et du Jameson. » « Tu fais chier ! » réplique-t-elle dans un mélange de soupir et de grognement. Pourtant, son visage s'éclaire d'un léger sourire. On est loin de celui, jovial, de la fameuse photo profanée, mais tout de même, ses lèvres se sont étirées, preuve d'humour et presque - presque - de bonne humeur. « Tu sais parler aux femmes, toi. Allez, conduis-moi, j'en rêve déjà, de ton whisky. » Presque aussi simple que ça.

« C'est ... Cosy. » A peine le seuil de l'appartement franchi après un trajet silencieux, bercé par une légère somnolence, que ses premières paroles sont moqueuses. Elle se doutait que suite au divorce, Will n'aurait pas conservé le beau duplex dans lequel Andrea et lui vivaient - elle aurait même parié que l'autre garce le lui avait arraché à coups de griffes manucurées. Cependant, elle n'avait pas projeté dans quel genre de lieu il avait pu élire domicile. Plus précisément, les rares fois où elle y avait pensé, elle avait seulement espéré qu'il ne s'était pas enfermé dans une de ces cages à poule impersonnelles, avec de la vaisselle et des cartons traînant partout. Mais si, évidemment. L'espoir, c'était vraiment de la merde. « Je connais de bons pyromanes, qui te mettraient le feu à ton ancien appart' pour un petit billet de 100£. Tu pourrais toucher une partie de l'assurance et t'offrir un meilleur truc. » propose-t-elle, l'innocence incarnée, tandis qu'elle se laisse choir sur un carton. Ça fait gling. Will vient certainement de perdre quelques assiettes. Oups. « Quoi ? Tu préfères une femme de ménage, peut-être ? » Ce sourire malin qui revient. Douce petite créature.
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Lady Furiosa

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Rechercher dans: Europe   Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyVen 26 Oct - 2:10

Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
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➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
« Ta gueule. » A tout autre que lui, Baxter aurait fait regretter aussi bien l'insulte que le ton. Mais puisqu'il s'agissait de Will, elle se contenta de lever les yeux au ciel avec mauvaise humeur. Et bien quoi ? Qu'est-ce qu'elle y pouvait, elle, si son ex était une véritable connasse, prête à écraser jusqu'à son propre mari pour dix minutes de gloire et son nom dans un générique de fin d'émission ? Certes, elle aurait pu se dispenser de l'entraîner sur ce terrain qu'elle devinait aussi glissant que douloureux, cependant une Emily énervée - et alcoolisée - pouvait non seulement se montrer peu scrupuleuse, mais aussi franchement manquer d'empathie. Ou alors, elle l'avait fait exprès. Non. Imbuvable, certes, mais pas cruelle. Un simple manque de tact pour lequel, là encore, elle ne prit pas la peine de s'excuser. Rien de nouveau sous le soleil, si bien que son ancien coéquipier reprit : « Fausse inquiétude et demande d’interview. La pension c’était le mois dernier. » « Bah tiens. Fais-moi penser à me reconvertir dans un cirque comme voyante. » répliqua-t-elle en secouant la tête, plus atterrée qu'autre chose. Andrea était décidément une putain d'opportuniste. Si elle-même pouvait faire montre d'une altérité discutable, c'était davantage par maladresse. La journaliste, elle, n'avait pas raté sa vocation de manipulatrice. Quitte à s'inquiéter plus pour son audimat que pour la santé de l'homme qui avait partagé des années de sa vie. Rien de tel que ce genre de pensées pour faire grimper son ire d'un cran supplémentaire. Et un barreau d'échelle de plus face à la vision de son ami défait, peinant cependant à masquer la culpabilité qui menaçait de l'envahir. Elle l'avait embarqué dans cette aventure glauque sans réfléchir. Malgré la rancœur qu'il lui inspirait toujours, elle réalisait qu'elle avait agi de manière absolument égoïste, elle aussi. La sergeant s'était laissée dépasser par la peur, par les mécanismes de son inconscient démoli. Elle ne s'était pas imaginée pouvoir faire face à la réplique du crime honnis sans lui. Elle n'y parvenait toujours pas, d'ailleurs. Comme si Baxter respirait mieux à chaque fois qu'ils se trouvaient dans la même pièce, au moins autant qu'il pouvait lui ravir son souffle. Il enchaîna avec cette souffrance qui acheva de la faire redescendre. Elle détestait quand il faisait ça. Se dévaloriser. Alors que chacun savait qu'il était probablement l'un des meilleurs brigadiers que le MET ait connu. Elle soupira bruyamment. « Dis pas de conneries, Will. Plutôt demander à cet enfoiré de mettre mon nom en premier sur sa liste de merde que de me cogner Andrea et Vanita dans la même pièce. » rétorqua-t-elle vertement, se lovant par instinct dans le manteau de l'ex-flic alors qu'elle consentait enfin à jeter son mégot sur le trottoir gelé. « Mais t'as raison, j'aurais peut-être pas dû te prévenir. Tu mérites pas de revivre ça. » Degrés raffinés de bourbon aidant, la confidence, faite d'une voix mal assurée, paraissait moins difficile à partager.
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Lady Furiosa

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Rechercher dans: Europe   Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyJeu 25 Oct - 1:15

Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
T'aurais pu parce qu'il aurait dû. Parce que deux années sans contact. Parce que presque un millier de jours où Baxter s'était débattue avec ses démons, seule. Et lui aussi. Parce qu'elle ne serait jamais revenue, elle, trop fière, trop honteuse également. Plus que la colère, c'était une soudaine nostalgie teintée d'amertume accompagnée de ses amis regrets qu'elle sentait poindre au fond de ce verre qu'elle fixait. Sauf que Wolf, bien que plus patient qu'elle, n'était pas un lit de rivière tranquille pour autant. Il était l'onde bouillonnante sous la surface, celle qui pouvait vous emporter si l'envie lui en prenait. Elle sentit qu'elle avait pincé la mauvaise corde et loin de s'en réjouir, se laissa plutôt envahir par un début de rage à son tour. « T'aurais pu m’appeler toi aussi, mais on avait besoin de se remettre… » Rien à foutre retint-elle de justesse, préférant laisser ses ongles griffer le contenant transparent dans un crissement inaudible. L'a première affaire Ragdoll les avait tous les deux laissés sur le carreau. Séparément. Peut-être qu'ils auraient pu s'entraider, mais au fond, Emily sait que ça n'aurait pas été le cas. Elle n'avait pas pris un jour de congé, retournant tête baissée dans la dépravation sanguinaire du M.E.T., le goulot jamais bien loin de ses lèvres grimaçantes. Quant à Will, cible principale du tueur, il avait été démoli, s'était enfermé dans une camisole chimique afin de lutter contre la dépression. Donc, non, ils n'auraient pas pu être là l'un pour l'autre. Est-ce que ça rendait la réalité plus facile à accepter ? Absolument pas. « Ça t’a moins bien réussi qu’à moi... » « Va chier Will. » L'insulte était sèche, lourde d'avertissements. Il ne fallait pas s'aventurer sur ce terrain-là avec la sergeant. Ne surtout pas évoquer son corps dépérissant, ses traits perpétuellement déformés par une souffrance qu'elle dissimulait beaucoup moins bien qu'elle le croyait. Ça aurait été la mettre face à ses responsabilités et en-dehors de son travail, Emily n'en prenait aucune. Surtout pas quand elles la concernaient. « Je suis redevenu fort. Assez pour deux. » Elle n'a pas pu s'empêcher. De ricaner méchamment, alors que la partir raisonnable de son cerveau savait qu'il se voulait plus rassurant que paternaliste. La blonde allait pour répliquer mais l'animation soudaine du portable de son ex-binôme l'en empêche. Ce numéro, elle l'aurait reconnu entre mille. Alors, elle termina son whisky d'un trait, claquant le verre contre le comptoir, avant de se lever. « Dis ça aux charognards. Moi, je vais m'en griller une. » Le ton est mauvais. Andrea et Baxter, c'était une affaire qui n'avait jamais fonctionné. L'ex-femme de Will était persuadée qu'ils avaient eu une liaison, ce qui n'aurait pas pu être plus faux. Cependant, ils étaient proches. Trop, peut-être. D'où le pincement tout à fait reconnaissable qui lui serrait les entrailles. Elle avisa le barman. « Un autre. » Elle fut aussitôt resservie pendant que l'ancien brigadier répondait à la journaliste. Néanmoins, quand l'employé la vit se diriger vers la sortie avec le verre, il intervint : « Pas d'alcool à l'extérieur ! Je vais avoir des emmerdes avec les flics ! » « C'est moi, la police, ducon. » Sur ces mots, elle ressortit dans le froid abyssal londonien.

Baxter en était à s'acharner sur le filtre de sa cigarette quand Will la rejoignit enfin. Elle ne paraissait pas avoir décoléré d'une pouce malgré les trois nouvelles doses de whisky déjà éclusées. Il était même fort probable que cela ait contribué à empirer son humeur. Bien que grelottante - elle avait évidemment laissé son manteau à l'intérieur -, elle tirait méchamment sur sa clope, lui conférant une mine encore moins amène que d'ordinaire. « Comment va cette chère Andrea ? On était plutôt sur de l'augmentation de pension alimentaire, de l'inquiétude hypocrite ou sur une demande d'interview en exclusivité ? » Quoi que connaissant la journaliste, elle était suffisamment fine pour amener les trois sujets sur le tapis dans la même conversation.
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Rechercher dans: Europe   Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyMar 23 Oct - 0:51

Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
Vanita ignora superbement le regard noir que lui lançait la blonde. Wolf ? Nonchalant, fidèle à lui-même - ou en tout cas, à celui qu'elle avait connu -, il ne prit même pas la peine de la consulter avant de s'engager dans le bras de fer dangereux auquel la Commander l'avait mêlé. Mais autant dire qu'Emily était prête à grimper dans quelques milliers de tours si ce qu'elle entendait ne lui convenait pas. Et ça, son ex-coéquipier le savait pertinemment, puisque lui non plus n'avait pas oublié comme le volcan Baxter était facile à réveiller. « Si le tueur s’est fait chier à établir une liste avec des dates, c’est pas pour frapper au hasard trois semaines plus tôt. Sa liste a un sens pour lui, il ne va pas s’en éloigner si on ne l’y pousse pas. » Bonne réponse pensa-t-elle avec satisfaction, malgré tout surprise qu'il abonde dans son sens. Elle aurait pensé qu'il insisterait, à l'image de Vanita, pour une protection rapprochée conséquente. Toutefois, elle comprit pourquoi lorsqu'il reprit. Forcément, l'ancien flic avait quelque chose derrière sa tête bien remplie. « Je veillerai sur elle, moi. De toute façon je suis le seul qui la supporte, si vous demandez à votre bleusaille de la surveiller, ils finiront par appeler eux-mêmes le tueur. » « Hilarant. » maugréa-t-elle dans la barbe qu'elle n'avait heureusement pas, le tout en croisant les bras telle une enfant boudeuse - et ce, bien que personne ne l'écouta. C'était une chose de savoir qu'elle était proprement ingérable pour le commun des mortels, une autre de se l'entendre dire. Généralement, on évitait de la titiller à ce sujet pour des raisons évidentes ; parce que justement, elle était imbuvable. Quant à avoir Will dans son giron pour les trois semaines à venir ? L'idée ne lui déplaisait absolument pas et peut-être qu'une partie du problème - si l'on mettait de côté le fait qu'un assassin en avait après elle - résidait dans cette évidence. Elle se garda bien de le montrer, au contraire, ses traits affichaient une crasse contrariété parfaite pour donner le change à la réalité de ses pensées.

Elle aurait pu rester là à pester inutilement dans son fauteuil si en se décentrant de son égoïste mauvaise humeur, elle n'avait pas surpris le sourire diabolique de Wolf. Dans ces moments-là, peut-être ceux qui lui avaient le plus manqués parmi tous les nombreux autres, il n'avait jamais aussi bien porté son surnom. Décontenancée par l'assurance de l'ex-flic, la commander le dévisagea avant d'en revenir à sa sergeant. Pas de chance pour elle, Emily lui renvoyait un sourcil haussé et la moue suffisante de quelqu'un apportant un soutien plein et entier à l'homme carnivore. Comme s'il n'était pas envisageable, pas un seul instant, que le meurtrier puisse commettre son forfait avant qu'ils lui mettent la main dessus. « On y va ? » « Grave. » La jeune femme hocha la tête, déjà debout. « Débrief demain à 8h ! » leur gueula Vanita alors qu'ils sortaient sans même avoir eu le bon goût de se faire prier.

A peine dans le couloir où ronronnait la photocopieuse de la patronne, Baxter pivota vers son compagnon. « Tu m'offres un verre. » C'était décrété et visiblement, non soumis à négociation. La blonde n'avait pas bu une goutte depuis le matin-même et elle supputait que ses nerfs à fleur de peau n'étaient pas uniquement à imputer aux événements de la journée. De plus, le prétexte était excellent pour se retrouver. En terrain neutre. La nuit largement tombée, elle n'avait pas à craindre une remarque sur l'heure peu adaptée à une potentielle mine. Puisqu'il acceptait, elle laissa son Audi à cheval sur le trottoir et se laissa conduire jusqu'à un bar où aucune de leurs connaissances respectives ne risquaient de les trouver. L'endroit était miteux, le comptoir quelque peu collant et les lieux presque vides si on exceptait les poivrots habituels, mais l'atmosphère tamisée, quasi sombre, se mariait parfaitement avec leur humeur. « Un whisky pour moi. Triple. Sans glace, sans rien. » lança-t-elle au barman en retirant son manteau épais, révélant sa silhouette amaigrie malgré le pull noir tout aussi dense qu'elle portait. Will commanda à son tour et un silence s'installa. Lequel fut cette fois comblée par la blonde : « T'as pas appelé. T'aurais pu. » Voilà, c'était lâché. Ses doigts jouaient avec le bord du verre déjà à moitié vide, spectacle visiblement passionnant pour ses prunelles fixant ce qu'il restait de son contenu.

Couleur Vanita:
 


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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
Le pauvre bleu tombait vraiment au pire moment - ce qui n'était pas peu dire, dans la mesure où il avait été parmi les premiers à débarquer sur les lieux. Il dut d'ailleurs remercier intérieurement Wolf d'avoir été dans la même pièce que la blonde. Cette dernière le lorgna se retirer sans demander son reste avant d'en revenir à son ancien coéquipier. Les mains qu'elle avait enfoncé dans ses poches masquaient les tremblements irrépressibles qui la parcouraient soudain. Bien que sa mine coléreuse n'en montra rien, ses entrailles étaient retournées par une peur viscérale. Un ersatz de panique qu'elle tentait de faire refluer, moins pour elle que pour Will. La douleur mêlait de hargne qu'elle lisait sur ses traits l'agitaient bien davantage que ce mauvais tour joué par le meurtrier. Elle ne supportait pas de le voir souffrir. Elle avait beau lui reprocher sa défection, le fait qu'elle l'ait poussé vers la sortie avait aussi été un moyen pour elle de ne pas avoir à affronter le mal-être dans lequel leur dernière affaire avait précipité l'ex-flic. Commode. Mais aujourd'hui, le boomerang leur revenait en pleine figure à tous les deux.

Le silence, à nouveau. Elle ne bougeait pas, attendait qu'il encaisse, ainsi qu'elle avait dû le faire quelques heures plus tôt. Il y parviendrait. Malgré sa dépression, Wolf restait l'une des personnes les plus fortes qu'elle connaissait. L'information digérée, il retrouverait son sang-froid et ... Et il combla la distance qui les séparait, ses mains venant encadrer les joues glacées de la sergeant. « Tu penses vraiment que je vais laisser cet enfoiré ne serait-ce que t’effleurer ? On va le choper tous les deux, comme avant. » Un souffle qu'elle n'avait pas réalisé avoir retenu s'échappa d'entre ses lèvres. Telle une baudruche que l'on débarrasse de son trop-plein d'air, Emily se dégonflait. Au sens littéral du terme. Cette assurance-là, celle qu'il serait à ses côtés, qu'ils affronteraient la débâcle ensemble, elle l'avait prié sans savoir à quel point. Elle ne pouvait pas faire ça seule. Pas sans lui. « Comme avant, Will. » répliqua-t-elle sur le même ton fiévreux, ses doigts venant effleurer ceux de l'homme brièvement. Il la relâcha et elle reprit contenance. « On bouge au MET, Vanita nous attend. » L'instant était passé mais le pacte, lui, avait été signé.

¤¤¤

Les deux jeunes gens s'étaient retrouvés devant la New Scotland Yard après avoir récupéré leur voiture respective. L'Audi de Baxter avait fendu les rues sous sa conduite aussi dangereuse que furieuse - sans même qu'elle ait eu à user du gyrophare, ce qui était encore plus effrayant. Toutefois, si Wolf l'avait suivi, il n'avait guère dû être surpris. En plus d'être imbuvable, son amie avait toujours conduit comme un pied. « Bienvenue à la maison. » lâcha-t-elle, pince-sans-rire, tandis qu'ils gravissaient les marches de l'entrée. A peine eurent-ils pénétré à l'intérieur de la brigade criminelle que de nombreux sergeants, se précipitèrent sur le duo. La nouvelle du retour d'entre les morts de William Fawkes avait déjà filtré et tous attendaient de retrouver, pour certains un vieil ami, pour d'autres, la légende du MET. « Je t'attends dans le bureau de Vanita. » grommela-t-elle entre deux poignées de mains viriles et autres tapes dans le dos. Elle détestait les effusions et plus que d'ordinaire, celle qui assaillait son compagnon augmentait son mal au crâne. Quoi qu'à côté de la voix haut perchée de la commander, ce n'était pas grand-chose. Elle se le rappela aussitôt qu'elle l'accueillit dans immense office impeccablement rangée d'un « entrez ! » cristallin. Décidément, sa n+3 ne branlait rien de la journée. « Commander. » « Ah ! Baxter ! Enfin ! Où est Fawkes ? » « Il renifle les coins de porte et pisse sur la moquette. » La blonde se sentait agressée par les imposantes boucles d'oreille en plaquée or, ainsi que le tailleur fuchsia de Vanita. Très fière de ses origines indiennes, on aurait dit que la commander tenait à en entretenir tous les clichés bariolés. « Commençons sans lui, alors. » rétorqua cette dernière sans s'émouvoir de la réponse de son interlocutrice. Si elle n'appréciait guère l'insubordination, elle voyait à la tête d'Emily que la menace d'une sanction aurait été parfaitement inutile. De plus, elle avait besoin d'elle. « Débriefez-moi. » Baxter s'attela à la lourde tâche de lui rapporter les évènements de la fin de journée. Vanita en était à parcourir la pièce à conviction où figurait la liste, sourcils froncés, quand Wolf consentit à les rejoindre. « Fawkes, ravie de vous revoir. » Elle mentait éhontément, tous deux le savaient. Pas plus que Baxter, la commander n'avait jamais pu saquer son coéquipier. Elle en revint à Emily. « Donc, nous avons une liste de victimes potentielles dont vous faites partie, Baxter. Dites-moi pourquoi je ne devrais pas vous mettre aussitôt sur la touche ? » « Parce que vous signeriez mon arrêt de mort ? » « Et ça devrait m'inquiéter parce que ... ? » « Parce que ce serait mauvais pour l'image du MET. » « Touché. » Vanita avait cessé depuis longtemps de s'encombrer de ses stratégies de manipulation avec le duo. Emily n'en parut guère émue. « Je vous assigne une équipe de surveillance. » Cette fois, la sergeant se rebiffa. « Pas question. Avec la tripotée de bras cassés qu'on se traîne par ici, ils seraient foutus de rater un éléphant dans un couloir. J'aimerais avoir une chance de survivre à toute cette merde. » L'empoignade s'annonçait longue et fatigante. Voilà pourquoi Vanita se tourna vers Will, un sourire n'augurant rien de bon étirant ses lèvres fardées. « Qu'est-ce que vous en pensez, Fawkes ? » Putain de garce pensa sa subalterne en retenant l'insulte de peu. Afin d'éviter un bras de fer, la commander avait trouvé la meilleure parade qui soit : faire trancher le talon d'Achille de Baxter. Elle savait qu'il proposerait une solution, que Vanita l'accepterait et qu'Emily n'aurait plus qu'à s'y résigner. Parce que l'agneau Baxter ne pouvait résister au prédateur Wolf.

Couleur Vanita:
 


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Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
La blonde regarda l'ex-policier s'éloigner, ou plutôt se rapprocher de leur « cadeau » à pas prudents. Malgré la fébrilité légitime que dictait son langage corporel, en le voyant examiner le corps comme elle l'avait fait elle-même quelques heures plus tôt, elle se remémora sans peine ces trop nombreuses fois où elle l'avait déjà observé dans cette posture concentrée. Elle supposait qu'on pouvait rendre sa plaque mais qu'il était plus difficile de se débarrasser de ses mécanismes de flic. « Pas encore. On a relevé les empreintes des bras en espérant que ça donne quelque chose dans les fichiers et la scientifique a mitraillé chaque centimètre carré de peau. » Parce que s'il s'agissait du même modus operandi, alors, il trouverait des indices qui les conduiraient jusqu'à leurs victimes. Baxter avait déjà repéré un tatouage et une cicatrice comme pistes qu'ils pourraient remonter. Parce que l'assassin voulait qu'ils les identifient. Un jeu de piste macabre.

Wolf pivota à nouveau vers elle. La lueur qui animait les pupilles de l'homme lui était aussi familière que cette terrible scène. Une colère sourde mêlée à de l'appréhension, interpréta-t-elle, sûrement à raison puisqu'il objecta qu'il était hors de question qu'elle retourne chez elle. Il l'invitait d'ailleurs sur son canapé, en compensation. Elle secoua la tête, prête à répliquer, quand Brennan revint envahir son espace vital. « Qu'est-ce que tu veux ? » Toujours aimable et un bleu qui n'avait plus l'énergie pour affronter la furie blonde. Heureusement, ce dernier fut secouru par le pragmatisme de Will. Jamais la sergeant ne l'avouerait à voix haute, mais qu'il était bon d'avoir du relai, parfois. Brennan allait repartir, toutefois, il s'interrompit face à la demande incongrue de la légende vivante du Metropolitan Police Service. Grand mal lui en prit, il jeta une oeillade perdue vers sa supérieure. « T'as entendu ? Un appel radio et deux cafés. » L'aval donné, il repartit comme il était venu. De fait, elle fit signe du menton à Will de la suivre dans la pièce adjacente. Autant éviter de rester près du cadavre plus que la nécessité ne l'imposait. « J'ai vu avec Vanita. Elle t'accepte comme consultant sur l'affaire. » lâcha-t-elle une fois qu'ils eurent rejoint la belle cuisine moderne. La commander était, à défaut d'un bon supérieur de terrain, une femme pragmatique, douée en communication. Récupérer Wolf sur le dossier, une fois que l'information aurait éclaté aux cinq sens des citoyens, c'était s'assurer d'avoir leur confiance. Après tout, c'était en grande partie grâce à lui si Stones croupissait dans une cellule aujourd'hui. En revanche, l'affirmation qu'Emily venait de faire était lourde de sens : elle avait pris les devants, comme persuadée qu'il viendrait. Au final, elle ne lui avait pas laissé le choix. Et pour cause ... « Avant que tu refuses, j'ai un dernier truc à te montrer. » Cette fois, elle sortit le sachet plastifié de la poche de son manteau. Elle aurait tellement préféré éviter. Elle avait failli lui dissimuler la pièce à conviction, d'ailleurs. Cependant, maintenant qu'il était là, elle savait qu'elle ne pourrait pas affronter ça sans lui. Il s'agissait d'un morceau de papier, de dix centimètres sur quinze, lequel semblait avoir été plié de nombreuses fois. « C'était dans la bouche. Lis bien des deux côtés. » Verso : Il est l'heure de retrouver la meute, Wolf. Recto, une liste de noms, chacun accolé à une date. A quoi cela correspondait-il ? Baxter craignait de l'avoir deviné, bien que ce procédé fut nouveau. Elle attendit que son compagnon ait vu la dernière ligne avant de lancer : « J'ai demandé au légiste de rien dire pour le moment ... Je veux en parler à Vanita moi-même, pour pas qu'elle me décharge de l'affaire. » Légère pause. Inspiration. « Tu vois, Will, je peux rester chez moi, il a pas l'intention de me tuer tout de suite. Cet enfoiré me réserve pour la fin. » Parce que oui, le sixième et dernier nom était bel et bien le sien. Emily Baxter, destinée à être assassinée dans trois semaines, jour pour jour. « Le coroner arrive et j'ai vos caf... » les interrompit Brennan en entrant dans la cuisine. La blonde sursauta. « Bordel de merde, mais t'es monté sur ressorts ou quoi ?! » éructa-t-elle, à fleur de peau. Elle espérait que le breuvage était meilleur que les nouvelles de la journée, sans quoi, elle allait sérieusement envisager d'anticiper sur les projets de leur meurtrier.

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Rechercher dans: Europe   Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyJeu 20 Sep - 1:04

Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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➔ Flic depuis dix ans qui a perdu toutes ses illusions.
➔ Ceux qui font l'erreur de s'arrêter à son physique de poupée le regrettent généralement très vite.
➔ Alcoolique consciente de sa maladie mais qui refuse de se soigner. Elle dissimule son haleine parfois chargée dès le matin par les horribles chewing-gum qu'elle mâche à longueur de journée.
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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
Il était là, fidèle au souvenir vivace qu'elle gardait de son coéquipier. Le seul qu'elle ait jamais eu, d'ailleurs, dans la mesure où tout ceux qu'on avait tenté de lui refiler depuis avaient demandé à changer de partenaire moins d'un mois plus tard. Parce que Wolf avait été plus qu'un binôme, il avait aussi été son meilleur ami, une sorte de moitié fusionnelle avec qui elle avait violemment coupé le cordon. Sous prétexte qu'il voulait survivre alors qu'elle, elle s'était montrée trop maso pour en faire autant. Là où Will était indolent, Baxter avait la rancune tenace. Pourtant, en se retrouvant à proximité de lui, elle réalisa que malgré la journée horrible qu'elle passait, il lui apportait un réconfort depuis longtemps oublié. « Comme Ulysse et ses sirènes à la con, c'est ça ? Si j'avais su que ça suffisait à t'attirer, je me serais défoulée plus souvent sur ces crétins. » répliqua-t-elle avec humeur, d'une part afin de ne pas révéler son trouble, mais également incapable de résister à la tentation de lui envoyer une de ces jolies piques dont elle avait le secret. Un mécanisme de défense qu'on lui connaissait bien, sous-entendant que oui, il l'avait abandonné. Certes, elle l'avait congédié vertement, toutefois, Wolf n'avait pas cherché à revenir. Elle s'en voulut aussitôt. Il ne méritait pas ça. Il avait eu raison de s'éloigner de tout ça. Il devait le faire. Elle était injuste. Certainement mettrait-il sa mauvaise humeur sur le compte de ce qui les attendait à l'intérieur de la demeure cossue. Vers laquelle elle l'entraînait, les mains dans les poches et le visage fermé. Une fois sur le pas de la porte d'entrée, elle lui répondit : « Je te laisse voir par toi-même. » Moins qu'une volonté de se montrer énigmatique, elle n'était surtout pas en mesure de lui décrire - encore - l'horreur.

Le cadavre avait été laissé dans le salon. Poupée désarticulée grotesque, empalée au manteau de la cheminée par plusieurs clous en acier. Les coutures étaient visibles, mais c'était aux couleurs éparses des dermes putréfiés qu'on remarquait qu'il s'agissait d'un assemblage. Six victimes cousues ensemble afin de n'en faire qu'une. D'un point de vue artistique, c'était un vrai chef d’œuvre. Celui d'un malade mental, d'un assassin, certes - mais une œuvre tout de même. « Les collègues ont d'abord cru à un copycat, t'as dû lire comme ils ont pullulé après l'affaire Ragdoll. » Ou pas. Il était fort probable qu'il se soit bien gardé de lire de ce genre de nouvelles. « Sauf qu'on a trouvé quelque chose dans la cheminée ... » Elle extirpa de son sac à main d'un jaune criard une pièce à conviction mise sous scellée, qu'elle tendit à Wolf. Il s'agissait d'une photo d'eux. Baxter et Wolf s'étreignant, un grand sourire barrant leurs visages, lors d'un Noël organisé par l'unité près de cinq ans plus tôt. Emily paraissait encore heureuse, l'alcool n'avait pas détérioré ses prunelles pétillant de malice. Et d'espoir. Au dos était notée une simple phrase : « Il est temps de reprendre la partie, mes agneaux. ». Pour la première fois depuis leurs retrouvailles, le visage d'Emily afficha la détresse qu'elle ressentait. « Il est venu chez moi, Will. Cette photo était dans mes affaires. J'en suis sûre, parce que je reconnais la petite tâche de café, juste là - elle pointa la minuscule auréole marron - On a vérifié, Gabriel Stones croupit bien dans sa cellule. Je sais pas qui c'est, par contre, je suis sûre d'un truc ... Cette chose, elle est pour nous. » Quittant le regard de l'ancien flic, le sien se tourna vers le corps. Les corps. Le cauchemar qui les fixait de ses orbites sans vie, promesse d'une sentence sans appel.

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Rechercher dans: Europe   Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptySujet: « Ragdoll » never ends. ¤ La Volpe    Tag 428bc5 sur LE TEMPS D'UN RP EmptyDim 16 Sep - 0:58

Emily Baxter
J'ai trente ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis sergeant pour la New Scotland Yard (flic, donc) et je m'en sors bien, en tout cas financièrement. Sinon, grâce à ma personnalité imbuvable, je suis célibataire et je le vis plutôt avec le désintérêt le plus total.

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Portia Doubleday ©️ luxaeterna
L'éclairage cru de la police scientifique rendait la scène, déjà macabre, encore plus intolérable à la vue. Pourtant, Emily Baxter s'était avancée un peu plus vers le corps. Sa main gantée effleurait l'invisible devant le cadavre, traçant les contours des coutures que le meurtrier avait fait afin de relier les membres entre eux. Car il ne s'agissait pas d'un corps, mais de plusieurs. Un air de déjà-vu au goût aussi amer que l'odeur était pestilentielle. Bien que sa queue-de-cheval gêna le médecin légiste à ses côtés, il se garda bien de tout commentaire, se contentant de repousser les mèches le plus délicatement possible. D'ailleurs, chaque flic présent dans le salon semblait retenir son souffle - et pas seulement parce que ça puait la mort. Soudain, la blonde se redressa, avant de pivoter pour lorgner d'un œil sévère ses collègues. « Vous regardez quoi comme ça ? Vous voulez un autographe ? Allez, bougez-vous le cul ! » On s'ébroua et on retourna à ses tâches. Sa main gauche extirpait déjà de son sac à main un paquet de cigarettes défraichi. L'instant d'après, elle quittait le salon - ou plutôt, la scène de crime - pour le jardin envahi de rubalise, son portable apparut dans sa main libre. Elle fixa l'écran un bon moment avant de se décider à appuyer sur « appeler ». Soupira alors qu'elle tombait sur la messagerie. « Will ... C'est Emily. Je ... 'Faut que tu viennes. Vraiment. 156 Hammer street. » Elle marqua une pause. Comment terminer ce message d’outre-tombe ? Que dire à un homme avec qui elle avait rompu contact deux ans auparavant ? « Ça recommence. » souffla-t-elle finalement avant de raccrocher. Elle tira une bouffée de sa cigarette tandis que ses doigts massaient un point précis sur sa clavicule, là où un couteau de boucher l'avait transpercé vingt-quatre mois plus tôt. Dans un parfait duo pernicieux, la douleur fantôme de sa cicatrice et le tueur à la poupée semblaient avoir signifié leur grand retour.

¤¤¤

« Bah je sais pas, tu leur dis que peut-être, ils pourront récupérer leur baraque quand on aura fini ? Au pif, Brennan, hein ! » Depuis trois heures qu'elle marinait dans son jus et celui de la mise en scène du troisième pire jour de sa vie, Baxter était à deux doigts de coller un aller-retour - et un rapport - au stagiaire tout engoncé dans son uniforme qui lui faisait face. Celui-ci avait simplement eu le malheur de venir lui rapporter, pourtant le plus gentiment possible, que la famille propriétaire de la maison huppée que le tueur avait choisi pour théâtre, s'inquiétait de quand elle pourrait réintégrer son domicile. Interrogation qui échappait à la sergeant, incrédule quant au fait qu'on puisse vouloir revenir vivre ici après une telle horreur. Certes, c'était la femme de ménage qui avait trouvé « le » corps et non le courtier de la City, et on ne lui avait dit que le strict minimum, mais tout de même ... « Abruti. » maugréa-t-elle, ignorant si elle s'adressait au dos du policier qui s'éloignait, penaud, ou au proprio inconscient. Ses nerfs ayant été mis à rude épreuve, elle se laissa aller à un coup de pied rageur dans le chambranle de la porte. Ses comparses et elle avaient fouillé l'endroit de fond en comble. Pas un indice. Rien, à part le cadavre et ... Elle sursauta quand une silhouette la surprit en apparaissant devant elle. « Quoi encore ? » Booth, cette fois. « Sergeant, y a quelqu'un qui dit qu'il veut vous voir derrière le périmètre de sécurité ... » « Qui ? » Le subordonné feuilleta son calepin, visiblement soucieux de ne pas se tromper dans l'identité de la personne concernée. Certainement par peur que la jeune femme ne le lui fasse payer en cas d'erreur. « Fawkes. William Fawk... » Baxter avait déjà dévalé les escaliers.

Une légère rixe semblait avoir éclaté côté sud du périmètre. Emily retint un sourire. Cette voix, elle ne le connaissait que trop bien. De même que ce ton, entre sarcasmes et condescendance. « Ça m'aurait étonné. » Les policiers en faction s'écartèrent. Les lèvres de la policière tressautèrent en un sourire ému, pour mieux retrouver leur moue agacée l'instant d'après. « Laissez-le passer ! C'est Wolf, putain ! » Eux aussi nouveaux, ils n'avaient pas reconnu le célèbre ancien sergeant. Ils s'excusèrent platement, allant jusqu'à soulever le ruban avec zèle pour que Fawkes puisse se glisser en-dessous. « Et dégagez-moi ces curieux ! Ils ont rien à foutre là ! » brailla-t-elle en balayant la foule de badauds voyeurs d'un revers de main, pour mieux se tourner vers son ami la seconde suivante. « Salut Will. T'as ... eu mon message. » No shit, Sherlock. La jeune femme était bien en peine de déterminer si son manque de verve soudain était dû à l'horrible soirée qu'elle était en train de passer ou à ces retrouvailles impromptues. En tout cas, elle dut se faire violence pour ne pas juste se jeter dans les bras de son ex-binôme.




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