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 On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres ... [ft lost comets]

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On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres … ils suffit de se souvenir d’allumer la lumière.

Ft. Lost comets
Septembre 1997. Le monde magique vit des heures sombres. Voldemort a pris le contrôle du ministère et impose son règne de Terreur. Le culte du sang, les traques, les assassinats. Chacun vit dans la peur. Seuls les étudiants ayant pu prouver leur statut de sang font leur rentrée cette année. Poudlard autrefois magique et fantastique est devenu triste et terrifiant. Sous la direction de Rogue, épaulé par les Carrow, le programme est modifié. La magie noire est enseignée, la torture pratiquée et le règne des enfants de sang-pur encouragé.

Ginny Weasley ne s’attendait pas à une année paisible, dans ces conditions. Elle n’avait cependant pas imaginée que, à peine le banquet d’accueil terminé, elle se retrouve dans le bureau du directeur pour être interrogé, avant d’être trainée dans un cachot. Après une nuit sans sommeil, elle va découvrir que son tortionnaire, loin d’être un mangemort assoiffé de sang, est à peu de chose près aussi terrifié qu’elle par la tournure que prennent les évènements.

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Ginevra « Ginny » Weasley
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Crédits : Avatar : Calvaries. Icons : Cosmics light et Anarchy pour les icones de Lucky Blue Smith, Aslaug pour celles de Bonnie Wright, J.K. Rowling pour la marque des ténèbres.
Âge : 16 ans.
Statut Civil : Célibataire mais amoureuse du garçon le plus recherché dans ce monde.
Année : 6 ème année.
Localisation : Dans un cachot au sous-sol de l’école.
On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres … ils suffit de se souvenir d’allumer la lumière.

Quelle heure était-il ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Elle avait tenté de compter les heures, au début, mais elle avait fini par se perdre. Le jour était-il levé ? Elle n’avait aucun moyen de le savoir. La seule ouverture était la fenêtre aménagée dans la porte en bois et enjolivée de quatre barreaux. Mais cette porte donnait sur un couloir dépourvu de la moindre fenêtre. Seules quelques torches aux flammes vacillantes apportaient un peu de lumières. Ginny ne connaissait pas cette partie du château, mais elle pouvait aisément supposer qu’elle se trouvait dans les sous-sols, dans les cachots. Surement un lieu dont l’accès avait été condamné du temps d’Albus Dumbledore mais que les mangemorts avaient décidés de réhabiliter. Elle n’entendait aucun bruit. Cela signifiait peut-être que le château était encore plongé dans le silence nocturne. Cela pouvait aussi signifier qu’elle était trop loin pour entendre le moindre son ou qu’un sortilège avait été jeté pour la plonger dans le silence le plus total. Elle était terrifiée. Cela faisait des heures qu’elle était là, dans ce cachot qui était à peine assez grand pour qu’elle s’allonge de toute sa longueur. Il n’y avait rien, hormis une paire de chaines rouillées qui pendaient au plafond et qui lui donnaient la chair de poule. Si elle avait cru en arriver là …

Quand elle était montée dans le Poudlard express, elle savait pertinemment que cette année serait compliquée. Elle avait vu des mangemorts arrêter plusieurs élèves sur le quai, parfois même des familles entières. Elle avait fait le trajet en silence, auprès de ses amis. Ils savaient qu’ils devraient mettre au point un plan de bataille, mais pour l’instant, ils étaient tout à leur terreur, à leur angoisse. Ginny n’avait pas eu de nouvelles de Harry depuis le mariage de Bill et Fleur. Personne n’en avait eu. Elle était morte de peur. Pourtant, elle savait que, si les mangemorts lui avaient mis la main dessus, ils se seraient empressés de l’annoncer à tous, pour détruire le dernier espoir qu’ils avaient. Mais cette certitude ne suffisait pas à la rassurer. Ils avaient ensuite dû supporter le banquet de début d’année avec un discours de Rogue qui lui donna la nausée. Et c’est là que tout était allé de travers. Alors que ses camarades rejoignaient leur salle commune, attendant que le tableau de la grosse dame se soit refermé derrière eux pour laisser éclater toute la haine et la colère qu’ils avaient emmagasinées, elle avait été convoquée. Par Rogue lui-même. Elle savait que c’était une mauvaise nouvelle. Elle n’avait pas imaginé à quel point.

Ils voulaient savoir où était Harry. Pas de bol … elle n’en savait rien. Mais évidemment, ils n’allaient pas la croire sur parole. Ils l’avaient interrogée pendant des heures, jusqu’à ce que Alecto Carrow perde patience et lui lance un Doloris. Ginny n’avait jamais eu à subir la torture. Ca avait duré longtemps … si longtemps. Jusqu’à ce que Rogue décide qu’elle serait plus utile vivante que morte et mette un terme au jeu sadique de sa collègue. Dans un état de demi-conscience, Ginny comprit que Amycus voulait utiliser du veritaserum. Elle comprit également qu’il n’y en avait  plus, qu’ils avaient tout utilisé, qu’il fallait attendre un mois. Elle perdit totalement conscience avant d’entendre la décision finale de ses tortionnaires.

Elle s’était réveillée ici, dans ce cachot pourri qui sentait l’humidité. Elle avait hurlé. Longtemps. Elle avait crié de toutes ses forces puis, quand ses cordes vocales l’avaient lâché, elle avait cogné contre la porte. Avec ses poings, avec ses pieds … elle s’était écorchée les doigts sur le bois. En vain. Personne n’était venu. Elle avait fini par s’asseoir dans un coin de sa prison, et elle avait attendu. Parfois, épuisée, elle s’endormait. Mais elle était réveillée, tremblante et haletante, au bout de quelques minutes. Les cauchemars ne lui laissaient pas de répit. Elle avait eu de la visite. Un elfe de maison était apparu au milieu du cachot, manquant de lui causer une crise cardiaque. Elle avait tenté de lui poser des questions, de lui parler, mais la créature ne la regardait pas, ne lui répondait pas. Elle s’était contentée de déposer une assiette devant elle et de jeter un sortilège de nettoyage. Ginny lui en fut reconnaissante. Elle n’avait pas accès au moindre point d’eau et morte de honte, elle s’était résignée à choisir un coin de sa cellule en guise de latrines. Et puis, l’elfe était reparti et elle s’était à nouveau retrouvée seule.

Toujours assise dans un coin, face à la porte, elle attendait. Elle ne savait pas quoi, elle ne savait pas quand, mais elle n’avait absolument rien de mieux à faire. Attendre que quelque chose se produise.

Elle fut prise d’un violent sursaut lorsque la porte se déverrouilla dans un bruit qui résonna dans le silence. Elle se redressa aussitôt. Ses jambes ankylosées menacèrent de la trahir et un violent vertige la surprit. Elle se retint au mur, respirant calmement pour chasser la nausée soudaine. L’assiette amenée par l’elfe était toujours au sol Ginny n’avait pas touché à son contenu. Elle était incapable d’avaler quoi que ce soit.

Quelqu’un entrait. Par instinct, Ginny chercha à attraper sa baguette magique habituellement rangée dans la poche intérieure de sa robe de sorcier. Mais elle n’avait pas de baguette. A défaut d’autre chose, elle tenta au moins d’afficher un air féroce mais elle ne put faire totalement disparaitre l’épuisement et la terreur qui la submergeait. Qu’à cela ne tienne. Elle était encore capable de se battre. S’ils l’avaient blessée, ils ne l’avaient pas encore tuée, elle était encore debout et n’avait pas l’intention de plier l’échine.
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Drago Malefoy
J'ai dix-sept ans et je vis au manoir Malfoy. Dans la vie, je suis Serpentard et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma malchance, je suis dans un sal état et je le vis plutôt pas bien.


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Le prince tremble, les doigts longs et incertains. Il agite sa baguette avec des gestes brusques, les vêtements tombent empilés dans sa valise en cuir. Drago Malefoy n'a qu'une hâte : quitter le manoir sans plus attendre. Jamais il n'aurait cru être à la fois aussi impatient et effrayé de se rendre à Poudlard. Impatient de quitter ce lieu désormais sans vie, ce lieu qui autrefois il appelait "maison". Mais, une maison ne peut pas être aussi froide, aussi terrifiante. La puanteur de la meute de Greyback se mêlant à la puanteur des prisonniers. Un cirque morbide dont il ne veut plus être le spectateur. Fut un temps où le prince de Serpentard rêvait d'en être l'héritier. Digne des plus grands mages noirs, de Salazar lui-même. Aujourd'hui, la peur s'insuffle en lui rien qu'à la pensée de la marque sur son avant-bras. Une marque qui a refusé de guérir et qui reste toujours aussi irritée et brûlante qu'au premier jour. La douleur constante lui fait perdre la tête, lui fait remettre en question tout ce en quoi il a foi. Le rappel d'une défaite, mais le rappel de bien d'autres choses aussi. C'est pour ça qu'une part de lui craint son grand retour. Drago Malefoy est beaucoup de choses, mais courageux n'en fait pas partie. Rien que l'idée de revenir à Poudlard, après ce qui s'est passé la dernière fois où il y était, le rend malade. Il entend de là les murmures se profiler à son passage. Il le sait, il n'aura aucun répit. Entre ceux qui pensent qu'il est un meurtrier et ceux qui pensent qu'il est un lâche, un bon à rien. Il n'avait qu'une seule chose à accomplir, une seule tâche, une seule mission et il a échoué. Sa disgrâce pend à son cou comme un carcan, prisonnier d'actions qu'il a envisagé de commettre, de sa propre sueur, de son propre sang. Si c'était à refaire, le referait-il ? Non. Mais, il n'a jamais eu le luxe d'avoir le choix. Une vie contre une vie. Tuer pour survivre. Un monstre est-il vraiment un monstre si son seul désir est de sauver sa propre peau ?

Drago ? Tu as une mine affreuse, c'est à peine si je t'ai reconnu. La voix moelleuse de Pansy le sort de ses songes. Doucement, il ouvre les yeux sur le décor familier de la salle commune des Serpentard. Depuis combien de temps était-il là ? Avachi sur le divan en cuir, comme une bête en foire aux yeux des passants. Il ne se souvient même plus être sorti de chez lui. Ses trous de mémoire devenaient de plus en plus fréquents ces derniers temps. Comme si son esprit se dissipait ne laissant plus place qu'à une coquille vide, un corps automate qui agit par pur instinct, le guidant en suivant la carte de ses habitudes sans jamais réellement savoir ce qu'il faisait. Drago se secoue et s'efforce de s'asseoir droitement aux côtés de sa camarade. Le minimum de fierté qu'il lui reste lui permet de regarder Pansy Parkinson dans les yeux sans flancher. C'est toujours un plaisir de te voir aussi Parkinson. Où sont les autres ? dit-il en feignant l'indifférence. La clé de toute réussite est de faire semblant jusqu'à ce que tout s'arrange. Ou du moins, c'était le seul plan que Drago Malefoy avait concocté pour ne pas perdre face devant ses camarades. Le reste viendra avec le temps se disait-il. Si tu parles de Crabbe et Goyle, ils s'entraînent sûrement à crucifier les gens. Je n'aurai jamais cru un jour dire ça, mais ils sont très doués. Pansy dit-elle avec un mélange d'admiration et de dégoût. Et sinon que nous doit l'honneur de ta visite ? Je pensais que tu ne débarquerai jamais. Le pincement au coeur qu'il eut à cette question était signe qu'il devait déguerpir de là avant qu'elle ne commence à en poser d'autres. Arriver à Poudlard des semaines après la rentrée scolaire n'était pas coutume. Drago n'eut pas réellement le choix, pas quand sa défaite le gardait prisonnier des murs de sa propre demeure. C'est Bellatrix qui fini par intervenir, convainquant le Seigneur des Ténèbres que Drago serait beaucoup plus utile à Poudlard qu'il ne le serait cloitré toute la journée dans une des chambres à se morfondre dans le noir. Silencieux, il se leva et quitta la salle commune se dirigeant vers son dortoir. La voix de Pansy l'appelant fut la dernière chose qu'il entendit avant de claquer la porte de sa chambre. L'obscurité l'englouti alors et il la laissa s'emparer entièrement de lui.

Le règne des Carrow s'avérait être bien pire que ce qu'il avait laissé chez lui au manoir. À peine arrivé qu'Alecto vint déjà lui faire part du rôle qu'il aurait à jouer, des instructions qu'elle lui avait dictées à la lettre et bien sûr elle ne put s'empêcher d'enfoncer le couteau plus profondément dans ses nombreuses plaies. Et surtout ne t'amuse pas à sympathiser avec l'ennemi. Lui avait-elle dit. Pas d'hésitations cette fois, parce que moi je n'hésiterai pas à te faire vivre le pire de tes cauchemars. Drago n'osa même pas répliquer. Qu'allait-il lui dire de toute façon ? Qu'il le dirait à son père ? Et que ferait son père ? Rien. Ils étaient réduits à des moins que rien, au plus bas de l'échelle. Malefoy n'était plus un nom à craindre encore moins à respecter. Drago l'a vu dans le regard de Crabbe quand il le croisa plutôt dans la journée. Les alliances changeaient, les gens changeaient, tout était à perdre désormais et plus rien n'était à gagner. Le prix qu'il payait pour cette guerre était beaucoup plus fort que ce qu'il aurait cru et ce n'était encore que le début. Armé de sa baguette, il poussa la porte du cachot où il devait se rendre. Alecto ne lui avait fourni aucune information sur le prisonnier. Elle lui avait seulement dit d'employer tous ses moyens pour trouver Potter. Saint Potter. Tout tournait toujours autour de lui. Une abomination pour lui et pour tous ceux qu'il essayait de sauver. La réalité est qu'il ne sauvait personne, ils se voilaient tous la face. Tout ce que Drago voyait étaient des vies qui s'envolaient, à cause de lui, l'élu - comme une peste qui décime l'intégrale population. Si Potter n'était pas, rien de tout cela ne serait arrivé, rien de tout cela n'aurait dégénéré à ce point. Drago en est la preuve vivante, des cicatrices plein le corps, un puit de mauvais rêves sous les yeux. Il le blâme pour toute sa peine, pour toute sa douleur. Et peut-être que si il tombe tout sera fini. Peut-être que ça mettra un terme à toute cette souffrance, à toute sa souffrance. Une vie pour une vie.

Un gémissement dans la pièce le sort de ses pensées et pour la deuxième fois en une seule journée, Drago Malefoy se rendit compte qu'il était là, sans vraiment l'être. Il ne savait pas de quoi il avait aussi peur, mais il espérait qu'il n'aurait pas à torturer qui que ce soit aujourd'hui. ll n'en avait ni l'envie, ni la force. Il murmura un Lumos avant d'approcher sa baguette du détenu. Des cheveux roux, une robe en lambeaux, l'odeur métallique du sang s'émanant d'elle. Ginny Weasley se tenait devant lui dans toute sa splendeur. Les dents écartés, les poings serrés, prête à se battre. Drago soupira avant de s'éloigner de son visage. Il agita sa baguette et toute la pièce s'illumina. Il savait que cela ne servira à rien de torturer Ginny Weasley, une fille qui était allé jusqu'en enfer et qui s'en était sorti n'était pas une fille qui cédait sous la menace de la douleur. Sans parler de la loyauté de ses putains de Gryffondor, d'une stupidité suicidaire vraiment. Mais, il avait une mission à mener à bout. Et cette fois, il n'échouera pas, quoique cela lui coûte. Ginevra Weasley. dit-il enfin. Le mieux pour toi serait de parler. Qu'on en finisse.
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Ginny avait connu Poudlard sous bien des aspects. En première année, elle avait découvert l’horreur entre ces murs. Faible, incapable de trouver sa place, elle s’était naïvement jetée entre les griffes du Diable en personne. Manipulée, possédée par un fragment d’âme, contrainte à commettre des actes qui la hantaient encore dans ses cauchemars aujourd’hui. Elle avait été confrontée si tôt à la noirceur … une noirceur que bien des sorciers n’auraient jamais à connaitre. Elle s’en était sortie. Ça l’avait rendue plus forte. Ça l’avait poussée à travailler avec une rage nouvelle, à s’endurcir, pour pouvoir se défendre la prochaine fois. Elle ne voulait plus jamais avoir à subir ça. Etre une marionnette pliée à la sombre volonté d’un mage noir … elle en frémissait encore en y repensant. L’horreur, à Poudlard, elle y était habituée. En troisième année,  elle avait vécu, comme tous les autres, la mort de Cedric Diggory. L’année d’après, elle s’était battue contre la tyrannie imposée par Ombrage et, l’an dernier, c’était la mort d’Albus Dumbledore qui leur était tombée dessus. Beaucoup pensaient que Poudlard était un refuge, le dernier endroit dans lequel on pouvait être en sécurité quand le monde entier s’écroulait. Ginny savait que c’était faux. Les forces du mal pouvaient entrer dans le château aussi simplement que partout ailleurs. Elles n’avaient qu’à se glisser, insidieusement. Et si jusque-là elles avaient toujours été repoussées, il semblait que cette fois-ci, elles été parvenues à s’installer.

Oui, Ginny avait connu Poudlard sous bien des aspects, parfois magique et magnifique, trop souvent sombre et terrifiant. Mais elle n’avait jamais eu aussi peur de l’avenir. Elle avait toujours  été confiante, Ginny. Persuadée que tout s’arrangerait, ayant foi en ceux qui se démenaient pour que tout aille mieux. Elle n’avait pas perdue sa foi, bien entendu. Sa foi en ceux qui se battaient, les membres de l’ordre, les rebelles, ceux qui refusaient de baisser les bras face au règne de la magie noire. Sa foi en Harry, l’Elu, celui qui les sauverait tous. Sa foi en ses amis, ici, qui s’organiseraient pour résister à leur niveau. Seulement, elle se rendait compte que cette fois, il ne s’agissait plus de se battre contre une directrice tyrannique ou contre quelques mangemorts au ministère … Ils étaient partout, consolidaient sans cesse leur emprise sur le monde magique, usaient de la peur pour rallier à leur cause les plus faibles. Oui, pour la première fois, Ginny n’était pas sûre de son avenir. Finiraient-ils par s’en sortir, cette fois ci ? Par repousser une dernière fois les forces du mal ? Et quel serait le prix à payer ? Combien resteraient en arrière, combien de mort inutile et injuste ? Elle-même, allait-elle mourir là, dans ce cachot ? En tout cas, elle ne se laisserait pas faire, c’était une certitude. Ginny avait appris à se battre, elle n’était plus cette enfant effrayée qui avait été si facile à atteindre des années plus tôt. Elle était une lionne, une guerrière.

Malefoy. Ginny ne sut pas vraiment si elle était surprise par sa présence ou non. Ni si elle devait être soulagée ou terrifiée. Drago Malefoy … ancien prince des Serpentards, ancien bourreau des sang-de-bourbes. Elle le savait en disgrâce depuis la bataille du ministère et l’échec lamentable de son père. Elle le devinait dans une position plus délicate encore désormais. Harry le lui avait raconté. Elle savait quelle avait été la mission du jeune homme, l’année précédente. Elle savait également qu’il n’avait pas pu, qu’il n’avait pas réussi. Bien sûr, elle ne savait rien de ce qui avait pu se passer pour lui après. Elle n’aurait pas été surprise de le savoir mort, à vrai dire. Elle n’avait pas dans l’idée que son maitre était de nature à pardonner. Mais il était vivant … Il était vivant et se dressait face à elle, l’éblouissant avec sa baguette. Elle se souvenait, lorsqu’ils étaient plus jeunes … il y avait cette prestance qui émanaient de  ce garçon, si fier et si persuadé d’être meilleur que tous, persuadé que tout serait toujours simple pour lui. Rien n’était simple. Pour personne. Et aujourd’hui, il avait perdu cette flamme de mépris qui flambaient autrefois dans ses yeux. Il avait perdu ce charisme qui le définissait. Il était blessé, certainement. Mais l’était-il suffisamment pour qu’elle n’ait rien à craindre de lui ou avait-il développé une rage, un désir de retrouver son prestige passé ? Si c’était le cas, alors elle avait toutes les raisons du monde de trembler …

« Ginevra Weasley. »

Sa voix trainante lui arracha un frisson. Cependant, refusant de montrer le moindre signe de faiblesse, elle se contenta de durcir un peu son regard. Elle crevait d’envie de lui mettre son poing dans la figure, ou de lui cracher au visage mais elle retint ses ardeurs … le mettre hors de lui n’était certainement pas une idée judicieuse. Il poursuivit, l’air fatigué et lassé.

« Le mieux pour toi serait de parler. Qu'on en finisse. »

Une chose était sûre, ni l’un ni l’autre n’avait envie d’être ici, à ce moment précis. Ginny se demanda un instant s’il espérait réellement que cette simple demande suffise. Elle ne l’imaginait pas si naïf.

« Malefoy … »

Elle avait mis tout le dégoût donc elle était capable dans sa voix encore enrouée d’avoir trop crié. Elle aurait pu tenter de le supplier, de l’attendrir … mais Ginny n’était pas le genre de femme à se mettre à genoux et à prier pour son salut. Ginny Weasley se tenait debout, face à l’adversité, et affrontait ce qu’il y avait à affronter en sortant les crocs. Et tant pis si elle blessait le prince déchu dans sa fierté.

« J’ai le souvenir que, autre fois, c’est toi qui envoyais tes sous-fifres faire le sale boulot. Il semble que les temps aient changé. C’est toi, le larbin, désormais ? »

Elle n’aurait pas du. Elle le savait pertinemment. Mais il était là, face à elle, et elle avait une nuit entière de colère accumulée à déverser. Tant pis si elle le payait par la suite. Elle n’avait que ça, pour se défendre. Les paroles. Elle entendait bien aiguiser ses mots tels des poignards meurtriers. Alors, fière dans son impertinence, elle poussa le vice jusqu’à s’avancer vers lui, se décollant avec difficulté du mur qui la soutenait jusque-là. Elle planta son regard dans celui du blond.

« Je n’ai pas peur de toi, Drago Malefoy. Plus personne n’a peur de toi. »

C’était à moitié vrai. Elle n’avait pas peur de lui parce qu’il était Drago Malefoy, ni parce qu’il était un mangemort. En revanche, il était armé et surement plein de mauvaises intentions à son égard. Face à lui, elle n’avait que ses poings pour se défendre. Que pourrait-elle faire s’il décidait de la torturer ? Elle ne pourrait même pas tenter de contrer le sortilège, de riposter. Elle ne pourrait que subir. Et s’il décidait de la tuer ? Elle chassa cette idée de son esprit. Ils avaient besoin d’elle, sinon, elle serait déjà morte …

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Drago Malefoy
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      I know: you did not mean to be cruel.
            that does not mean you were kind.

Malefoy ... La voix de Ginevra Weasley est un venin qui s'immisce dans les recoins les plus sombres de son cerveau. Elle crache son nom comme une insulte, rappel constant de ses méfaits. Il ne la regarde pas dans les yeux pour éviter de voir s'y profiler son propre reflet. Il peut supporter la pitié de Pansy, le mépris de Crabbe, mais il ne sera pas capable de voir sa défaite brûler derrière les iris d'une traître à son sang, d'une Weasley. J’ai le souvenir que, autre fois, c’est toi qui envoyais tes sous-fifres faire le sale boulot. Il semble que les temps aient changé. Et elle avait raison, les temps avaient bel et bien changé. Cela n'empêcha pas le dégoût qu'elle insuffla en lui en prononçant ces mots. Combien encore pouvait-il descendre dans l'estime de son entourage ? Combien encore pouvait-il encaisser les coups donnés à son ego ? Drago n'était plus qu'une bombe à retardement et chaque minute qui passait le rapprochait de l'explosion inévitable. Tout ce qu'il espérait était que l'impact soit suffisamment puissant pour réduire au silence tous ceux qui le sous-estiment. Le prince bout, bout doucement aux paroles de la rouquine. Il sent que le contrôle lui échappe, que la colère prend le dessus. Ses narines s'évasent sous les profondes inspirations qu'il prend, sa peau blanchit contre ses doigts qui se contractent autour de sa baguette. C’est toi, le larbin, désormais ? En un mouvement brusque, il se retrouve nez à nez avec elle. Il porte sa baguette sous le menton de l'insolente et doit serrer sa mâchoire pour ne pas hurler de frustration contre la joue aux effluves de sueur et de sang de la prisonnière. Sa prisonnière. J'aimerais t'entendre le redire pendant que je brûle ta peau avec ma baguette, qu'il menace. Fais le Ginevra, redonne-moi une raison pour te torturer jusqu'à en perdre la raison, jusqu'à en oublier ma souffrance. Mais, la rousse ne courbe pas l'échine. Elle reste debout, la tête haute, le regard cinglant, elle le défie. Quelle conne. Ne se rend-elle pas compte qu'elle est en position de faiblesse ? Se jeter dans la gueule d'un loup qui ne fera de vous qu'une seule bouchée n'est pas la meilleure solution pour se sortir vivant d'une impasse. Il se dit qu'il a sans doute surestimé son intelligence ou peut-être a-t-elle simplement un souhait de mort. Il aurait le même s'il avait des sentiments pour un imbécile comme Potter. Je n’ai pas peur de toi, Drago Malefoy. Plus personne n’a peur de toi. Elle lui dit ces mots alors que la baguette de Drago est toujours pointé sous son menton, directement sur une veine dont les palpitations effrénées racontent une tout autre histoire. Ginny Weasley dit qu'elle n'a pas peur, mais son corps la trahi et Drago est si proche qu'il le sent contre lui trembler de partout. Sa respiration est saccadée et elle lui caresse le visage. Enfin, il croise son regard et ses pupilles se dilatent, comme prise au piège dans l'étreinte de son bourreau. De sa main libre, il vient dégager des mèches de cheveux en feu qu'il range derrière l'oreille de la jeune Weasley. Il approche son visage d'une lenteur cruelle puis se penche pour lui murmurer. Pourtant, tu devrais. Il n'y a pas plus dangereux qu'un homme qui a tout perdu et qui est prêt à tout pour faire taire les démons qui l'hantent, les murmurent qui le rabaissent. Drago n'a jamais été doué pour être humble, son orgueil a souvent pris le dessus sur les situations auxquelles il était confronté et la petite Ginevra Weasley ne se rendait pas compte dans quel guêpier elle se mettait en remettant en question qui il était, ce qu'il serait prêt à faire si on le pousse à bout. Il s'éloigne enfin d'elle et matérialise une chaise sur laquelle il s'assoit pour lui faire face. Maintenant, dis-moi où est Potter et le reste du trio infernal. Ne m'oblige pas à te prouver de quoi je suis capable. Parce qu'elle le croit ou non, cette fois il n'hésitera pas.
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On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres … ils suffit de se souvenir d’allumer la lumière.

Elle n’aurait pas dû le provoquer. Elle avait su que c’était une mauvaise idée à l’instant même où elle l’avait fait. Provoquer un homme comme Drago Malefoy pouvait être dangereux. Un homme qui n’a plus rien à perdre, mais tout à gagner. Un homme en quête du respect autrefois inné mais désormais perdu. Un homme prêt à tout pour retrouver sa gloire passée, pour sortir la tête de l’eau, pour redevenir quelqu’un.

Pourtant, elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle ne voulait pas baisser les armes devant quiconque. Elle ne voulait pas baisser les armes devant les mangemorts qui s’étaient imposés dans son école, qui n’avaient aucune légitimité, qui régnaient de la pire des façons : par la peur, par la menace. Mais surtout, elle ne voulait pas baisser les armes devant un ancien camarade, aussi Malefoy soit-il. Elle ne le voyait pas comme un mangemort, ni comme un potentiel tortionnaire. Elle le voyait à peu près comme elle, comme eux tous : des gamins happés dans la spirale d’une guerre où ils n’avaient rien à faire. Des gamins utilisés pour permettre aux adultes d’atteindre des buts qu’ils ne comprenaient même pas. Malefoy. Harry. Tous les élèves de cette école. Tous les enfants de mangemorts. Tous ceux qui avaient été contraints de choisir un camp alors qu’ils n’aspiraient qu’à vivre leur vie d’adolescents. Ginny et Drago n’auraient jamais dû se retrouver dans ce cachot. Ils auraient dû aller prendre un petit déjeuner dans la grande salle, comme tous les jours, en se demandant ce que valaient les nouveaux professeurs de l’équipe, en blaguant avec leurs amis et leur rivalité aurait dû s’exprimer par quelques regards noirs et quelques insultes au détour d’un couloir. Pas par la menace d’un doloris.

Il s’était approché et Ginny avait dû user de toute sa volonté pour ne pas faire un pas en arrière. Elle voyait la crispation de son visage, le pincement de ses lèvres. Elle sentait sa frustration, sa colère et craignit soudainement qu’il déverse sur elle tous ces sentiments qui devaient le torturer depuis des mois. La menace lui arracha un frisson. Le souvenir de la douleur causée par les Carrow s’imposa avec violence. Elle ne l’avait pas pensé réellement capable de faire ça. De pointer sa baguette sur elle pour lui arracher des hurlements. Pourtant, elle commençait à douter. Elle s’accrochait comme elle pouvait à une certitude, la seule qu’elle avait : Drago Malefoy n’avait pas assassiné Albus Dumbledore. Il avait baissé sa baguette magique. Mais elle n’était pas Albus Dumbledore. Elle n’était qu’une Weasley, une traitre à son sang, une jeune femme insignifiante, bien loin du plus grand sorcier de tous les temps. Devant-elle, baisserait-il sa baguette à nouveau ?

« Pourtant tu devrais … »

Le murmure l’effraya. Elle avait beau essayer de donner le change, elle savait que sa peur suintait par tous ses pores. Si seulement elle avait eu une baguette magique, elle lui aurait fait ravaler sa fierté. Mais elle n’avait pas de baguette. Et de toute façon, la fierté de Drago Malefoy était sacrément émoussée. Si elle avait pu l’être suffisamment pour ne plus blesser … Enfin, il s’éloigna, et Ginny pu reprendre sa respiration. Elle fit un pas en arrière, ce pas qu’elle avait retenu plus tôt. Elle le regarda faire apparaitre une chaise et s’installer, et elle comprit que ce n’était pas bon. Elle aurait tant voulu qu’il parte. Qu’il la laisse à nouveau seule, à se morfondre sur son sort à l’abri des regards. Mais il restait là alors, elle ne pouvait pas se permettre de se montrer faible.

« Maintenant, dis-moi où est Potter et le reste du trio infernal. Ne m'oblige pas à te prouver de quoi je suis capable »

Elle le regarda droit dans les yeux. Elle aurait tant voulu qu’il la croit, que les Carrow la croit, que Rogue la croit. Mais tout le monde pensait qu’elle savait, que Harry avait été suffisamment stupide pour lui donner des renseignements, pour lui dire où il comptait aller et ce qu’il comptait faire. Ils se trompaient. Il était parti, sans même lui dire au revoir.

« Mon frère est au Terrier, atteint d’éclabouille, tes copains mangemorts sont venus vérifier, tu n’as qu’à le leur demander. Hermione a dû quitter le pays avant de se faire assassiner comme tant d’autres. Quant à Harry … »

Elle marqua une pause, tentant de chasser l’émotion qui menaçait de s’emparer d’elle.

« Tu imagines bien que, même si je le savais, je ne te le dirais pas. Mais la vérité, c’est que je n’en ai aucune idée. Tu peux me torturer autant que tu le souhaite, tu peux me donner du véritaserum, tu peux faire ce que tu veux … je n’en saurais toujours rien. »

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On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres ... [ft lost comets]
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