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 L'onde légère et la brise parfumée ont chassé mon amertume † Louis & Grégoire

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Kay.
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
Morzine-Avoriaz, mars 2010. Louis Delmas et Grégoire Carpentier sont amis depuis toujours. Ou en tout cas, depuis aussi longtemps qu’ils se souviennent. Incapables de passer plus d’une journée l’un sans l’autre, ils ont fait les quatre cent coups ensemble, au grand dam de leurs parents. Ils viennent d’atteindre l’âge adulte tous les deux - Grégoire un an plus tôt que Louis - mais ils restent de grands enfants dans leur tête et ils le vivent totalement bien. Pourtant, tout n’est pas rose dans la vie de ces jeunes adultes. Louis, atteint de la dystrophie musculaire de Duchenne, se déplace en fauteuil roulant depuis l’âge de douze ans. Même si c’est un grand optimiste, il y a des jours où il a envie de tout casser, et même ses proches sont généralement incapables de le faire changer d’état d’esprit. Greg, c'est l'exception qui confirme la règle. Louis s'en prend à lui, parfois, mais son meilleur ami sait quand il faut le remettre à sa place et le secouer un coup.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, Louis a envie de faire des conneries, quitte à se vautrer dans la neige, quitte à se casser quelques côtes. Et pour faire des conneries, rien de tel qu’une petite visite surprise à son meilleur pote, même si ses parents préfèreraient le voir rester enfermé dans sa chambre l'espace d'une journée.

   
Contexte sorti tout droit de notre petite tête
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Kay.
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Limace



Louis
Delmas

J'ai 18 ans et je vis à Morzine-Avoriaz, France. Dans la vie, je suis étudiant en terminale littéraire au lycée et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Atteint de la dystrophie musculaire de Duchenne - Âgé de 25 ans aujourd'hui - RP flashback


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« Louis ! Mets une écharpe ! » Je lève les yeux au ciel et me dirige vers la porte d’entrée, rapidement, histoire d’échapper aux inquiétudes de ma mère. Un gars de la montagne n’a pas besoin d’écharpe, ça me semble plutôt évident. « Louis Delmas ! » je l’entends crier alors que je suis déjà dehors, la tête remplies de conneries à faire. Avec Greg, pas moyen de ne pas faire de conneries, de toute façon. Il est aussi casse-cou que moi, même si lui a probablement un peu plus le droit de faire n’importe quoi que moi. Oh, au pire je me retrouve la tronche dans la neige, écrasé sous mon fauteuil, et puis quoi ? Je ne vais pas en mourir, et puis même si j’en mourais, ça ne me ferait ni chaud ni froid. Je crèverai quand même plus tôt que les autres, alors pourquoi me prendre la tête à rester enfermé entre quatre murs pour ne pas prendre de risques?

Mes bras poussent les roues de mon fauteuil avec force en remontant la rue pour arriver jusque chez Grégoire. Quelle idée d’habiter en haut de la rue, aussi… Plusieurs fois, je patine dans la neige, malgré le sel qu’ils ont pris la peine de répandre pour éviter que les gens se cassent la gueule. Les passants m’observent, une montagne de pitié dans le regard, mais j’ignore obstinément leurs propositions de m’aider. J’ai pas besoin d’aide, je n’ai jamais eu besoin d’aide et surtout pas de leur part. A la moitié du chemin, je m’arrête un instant, actionnant les freins de mon fauteuil, le souffle court. Je prends le temps de regarder le paysage et de respirer comme je peux, embêté à l’idée de devoir m’arrêter. Il fait beau, à Morzine, comme bien souvent. Les températures sont relativement basses, mais le soleil vient agréablement réchauffer tout ça. Je rejette ma tête en arrière, le regard rivé sur le ciel, profitant du calme du moment. Greg ne sait pas que je viens, et c’est ça qui est bon. Oh, la surprise ne sera pas énorme non plus, vu qu’on passe le plus clair de notre temps ensemble. Mais mes parents lui ont dit qu’il fallait que je me repose, que je reste chez moi pendant ne serait-ce qu’une journée, et ils avaient probablement raison. Mais ils savent tout aussi bien que moi que je suis incapable de rester enfermé plus de quelques heures, surtout un dimanche.

En prenant mon courage à deux mains, je reprends ma route, les yeux posés sur la maison des Carpentiers qui ne se trouve plus qu’à quelques mètres. J’ai hâte de revoir la tête de Greg. Il est quasiment le seul à ne pas me sortir par les trous de nez, en ce moment, justement parce qu’il ne s’inquiète pas plus que ça pour moi. Pas en apparence, tout du moins. Alors c’est vrai qu’on s’est vu très récemment - hier, plus précisément - mais il me manquait déjà. Une fois arrivé, je lève les yeux vers la fenêtre entrouverte de sa chambre, au premier étage. « Service de chambre, monsieur Grégoire Carpentier ! » je lance assez fort pour qu’il puisse m’entendre, incapable d’atteindre la sonnette pour annoncer correctement ma présence. Il ne faut que quelques instants à Greg pour venir m’ouvrir, suite à quoi je passe la porte sans attendre qu’il m’invite à le faire. « Je t’emmène faire des conneries ! » je lance joyeusement, tout en m’avançant un peu plus dans la maison. « Oh, salut Stéphane ! » je lance en croisant le père de Greg, qui est un peu devenu le mien au fil du temps. C’est pareil pour Greg et mes parents, d’ailleurs, et ça fait beaucoup de bien d’agrandir la famille de cette façon. D’un geste habile, je me tourne vers Greg, un sourire qui n’annonce rien de bon collé aux lèvres. « On y va ? »
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Blood'
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Grégoire
Carpentier

J'ai 19 ans et je vis à Morzine-Avoriaz, France. Dans la vie, je suis en terminale économique et sociale et je m'en sors juste assez pour ne pas me faire royalement botter le cul par mes parents et mon meilleur ami. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire volage et je le vis plutôt bien.

RP flashback. 26 ans actuellement. Sportif casse-cou sans peur et sans limite.


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Malgré le fait que mon père me bassine depuis quinze minutes sur le fait que je n'aurais jamais mon baccalauréat - et il n'a sûrement pas tord vous me direz, vu mes résultats de ces derniers temps - je suis calmement allongé sur mon lit, les bras croisés sous ma tête, et je l'entends arpenter le couloir de l'étage d'un pas régulier. Il ne hausse pas souvent le temps sur moi, c'est assez inutile, et aujourd'hui n'a rien d'une exception. La tempête est certes dans sa voix, mais il est plutôt posé. Comme si le tonnerre grondait de l'autre côté de la montagne, dans l'autre vallée. C'est assez impressionnant, mais ça n'est pas dangereux. Donc de temps en temps je lui marmonne une réponse, fenêtre ouverte pour laisser entrer l'air pur de la montagne, et dissiper les dernières fragrances de la cigarette que j'ai fumé un peu plus tôt.

Il s'agace finalement de ne pas déclencher de réelle réaction chez son grand dadet de gamin et pousse la porte. J'éclate de rire en voyant sa tête outrée dépasser lorsqu'il me voit, très détendu, sur mon lit. Il vire même au rouge, et ça me coupe toute envie de rire. Cependant, je me redresse tout de même lentement, ne voulant pas lui montrer que, là, quand même, il me fait un soupçon d'effet. Je suis une tête dure, une tête brûlée, mais dans le sens gentil du terme. Je ne suis pas toujours facile à gérer avec mes humeurs un peu changeantes, mais tout le monde trouve que je suis un brave garçon pour mon âge. Ce qui veut dire que malgré un fond totalement déconneur, je ne suis pas le mauvais bougre, même avec mes parents. Mon père s'énervant rarement, quand la moutarde lui monte au nez, généralement, je suis déjà calmé rien que par l'idée que je pourrais aussi bien y laisser ma peau s'il en avait envie. C'est assez bizarre, j'aime dépasser les bornes pour un tas de choses, mais dans le cocon d'amour qui me sert de maison, pas vraiment.

Je m'apprête à répondre de ses accusations sur le fils indigne que je suis pour lui donner autant de cheveux blancs à son âge, lorsqu'une voix filtre par la fenêtre. Je dresse l'oreille, c'est presque aussi visible qu'une exagération de cartoon, et je sors du lit à toute allure. Mon père commence un « Ne t'avises même pas de ... » mais sa phrase meurt dans la distance ; je l'ai contourné et je me suis jeté vers la porte. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'ai dévalé l'escalier en bois vernis, à pieds de chaussettes. J'entends le pas de mon père à ma suite, me répétant pour une énième fois de ne pas aller si vite sous peine d'une fois de plus apprendre à voler - et je ne maîtrise pas du tout l'atterrissage - mais j'en fais fi et pars en dérapant violemment à travers le salon, vers la porte. En un temps record, j'ai ouvert, un sourire d'une oreille à l'autre pour découper mon visage et je me suis effacé pour laisser la place. J'entends distinctement toutes les injures qui doivent traverser l'esprit de mon père à cet instant, à mon encontre bien évidemment. Il sait qu'il ne tirera plus rien de moi pour le moment.

La voix de Lou' me fait exploser de rire tandis que je ferme la porte, et je secoue la tête avec un sourire désabusé. Je suis aussi surpris que mes cheveux ne me retombent pas dans les yeux, parce qu'ils étaient dernièrement un peu longs, mais depuis le matin ils sont bien plus courts ; un genre de crête, inspiration iroquoise, orne ma tête. Je passe donc les deux mains dessus, mes pouces rencontrant à peu de chose-près la peau de mon crâne sous le fin duvet sombre.

« Deux choses, Lou'. Primo, c'est moi qui t'emmènes faire des conneries normalement. Deuzio, t'étais pas sensé te ... Reposer ? »

Je fronce le nez avec un amusement non dissimulé. Nous sommes deux jeunes hommes très vifs et inventifs, mais je suis le roi, même s'il me suit toujours. Ou presque. Lorsqu'il ne me suit pas, généralement ça vire au fiasco, et dans ces cas-là, en prime, je me fais incendier proprement. Dur dur d'avoir une conscience. Mais bon, pour le moment, il était occupé de saluer mon père, qui n'avait définitivement pas la tête des bons jours, mais qui lui répondit avec une bonne grâce étonnante, ce qui me laissa le temps d'enfoncer mes pieds dans la paire de ranger's en cuir que j'adorais tant. Elles avaient un peu de kilomètres au compteur mais elles tenaient la neige et la glace, me laissant au sec tant qu'elles étaient correctement lacées, et je ne les changerais pour rien au monde. Lorsque Louis se tourne vers moi, je lui souris de l'exacte même façon, et je chantonne doucement.

« Toujours prêt ! »

Je n'ai pourtant rien du bon scout. Mon père tend un doigt menaçant vers moi, visiblement pas prêt à passer l'éponge sur notre petite altercation du samedi - mais en même temps, qu'est-ce qu'il fichait ici un samedi alors que le bar devait afficher complet et que je m'y produisais le soir ? - et je saisis mon blouson avec désinvolture.

« Grégoire, on n'en a pas fini !
- Je démarrerais le set avec deux pater et trois ave maria si ça te fait plaisir.
- Greg ! »

Seulement je suis déjà dehors, sur les talons de mon meilleur ami, et je retiens difficilement un rire en commençant à m'avancer vers la rue. Quoi qu'ait prévu monsieur Delmas ici présent, ça se passe dans cette direction, le vieux chalet et les dépendances nous appartenant formant une impasse. Je me laisse glisser dans la pente, profitant des derniers verglas de la saison pour quelques petites sensations de rien du tout en plus.

« Ton arrivée théâtrale a stoppé un énième "mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi quand tu n'auras pas ton bac ?". »

Mon sourire est un soupçon moqueur. Mes études, je m'en tape, mais alors royalement. Louis et mes parents le savent pertinemment. Je sais déjà tout ce que je dois savoir pour mon avenir. Seulement, de l'avis collectif, je dois nécessairement décrocher un diplôme du secondaire. C'est donc la guerre entre eux et moi à ce sujet. Néanmoins, je sais que mon meilleur ami ne m'enfoncera pas pour le coup, il trouvera le moyen de m'enguirlander de son propre chef une autre fois, quand je lui donnerais une bonne excuse pour ça.

« Qu'est-ce que tu avais derrière la tête ? Vu ta bouille, ça doit être gros. » Un sourire étire mes lèvres. « Et plus c'est gros, plus j'aime ça, en général. »

Ouais. Vous n'êtes pas sortis de l'auberge avec nous deux !

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L'onde légère et la brise parfumée ont chassé mon amertume † Louis & Grégoire
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