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 Quand l'homme est monstrueux et le monstre est humain

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Boeing
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Dans la ville de Ravensburg, les habitants ne sont pas tous humains. Julian est un de ces habitants un peu plus étranges que la normale. C'est un vampire vieux de presque 100 ans, mais d'une apparente jeunesse de 28 ans. Néanmoins, dans cette ville il ne fait pas bon d'être différent. Une confrérie de sorciers veillent sur les humains et chassent avec férocité toutes les démons et les vampires qui ont trouvé refuge ici. Jude est l'un d'entre eux. Mais il est plus que ça. En plus d'être un sorcier, c'est aussi un loup-garou. Une curiosité qui a tout de suite plu à Julian qui s'est mis à fréquenter le jeune loup malgré les risques de la confrérie. Ainsi, Jude est devenu son amant. Il a pu, à cette occasion, découvrir la véritable nature de Julian, mais au lieu de le dénoncer, Jude a choisi de le protéger et de maintenir sa nature secrète aux yeux de la confrérie. Cependant, si ceux-ci venaient à l'apprendre, les deux amoureux risqueraient gros...

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Julian
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J'ai 28 ans et je vis à Ravensburg, Irlande. Dans la vie, je suis infirmier et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Julian est un vampire de 99 ans. Il est né en Russie est a été transformé pendant la 2nd guerre mondiale. Son créateur a été assassiné par les troupes allemandes alors qu'il s'était nourri sur un officier nazi. Accablé par la douleur de cette perte, Julian a donc quitté la Russie pour voyager en Europe et s'est établi à Ravensburg depuis 1 ans et demi. Il est plutôt bien intégré parmi les humains mais ne supporte pas qu'on le traite de monstre de par sa condition vampirique, comme on a traité son créateur auparavant.


Bill Skarsgard ©moose


Ça avait commencé en plein milieu de journée. Craignant la lumière, Julian était plongé dans un sommeil profond lorsque la douleur l'avait brutalement secoué. Il avait ouvert les yeux en sursautant. D'abord surpris, perplexe, perdu, le temps de retrouver ses esprits, Julian avait rapidement perçu et compris que la détresse qui l'animait si violemment venait en réalité de Jude. Depuis que, dans un instant intime extatique, Julian avait offert son sang à Jude, le vampire ressentait en amplifié tout ce que Jude éprouvait. Ce lien restait agréable et même précieux lorsque Jude se sentait bien, mais il pouvait devenir véritablement invasif lorsque quelque chose n'allait pas. Cette fois-ci, entre autre, Jude souffrait. Julian s'était donc relevé. Il ne pouvait pas trouver un calme suffisamment paisible pour se rendormir.

Désormais, l'heure tourne. Malgré la fatigue, Julian ne trouve toujours pas le sommeil. Il fait les cent pas dans les pièces sans fenêtre - il ne peut pas prendre le risque de s'exposer malencontreusement à la lumière du soleil. Jude ne répond pas à son portable, malgré les appels répétés de Julian. Quelque chose ne tourne pas rond, c'est évident. L'angoisse serre violemment le cœur du vampire, si fort que la nausée lui prend. Il vacille et prend un instant pour respirer profondément, accroché à la table qui est à sa portée. Jude a peur. Il craint quelque chose, de dangereux sans doute. Le manque de réponse rend le vampire nerveux. Quand la douleur reprend, Julian est clairement paniqué. Il est coincé chez lui, sans réponse, forcé d'attendre la fin de la journée pour sortir de chez lui. Égoïstement, il souhaite un instant que ce lien n'ai jamais existé et qu'il n'ait jamais eu à subir pareil traitement. Il aurait préféré ne pas être au courant et dormir paisiblement. Il grogne, il maudit, et petit à petit il y a cette colère qui monte.

Elle est d'abord maitrisable. Julian s'agace et trépigne. Chaque nouvelle vague de douleur le rend plus impatient. Finalement, dans un élan de rage soudaine, il donne un coup violent dans la table en bois qui lui fait face et la fissure. Il n'a pas maitrisé sa force vampirique et se surprend lui-même du geste, lui qui n'a pourtant pas l'habitude de perdre facilement son sang-froid. Pourtant, c'est plus fort que lui. La seconde suivant son étonnement, il se détourne précipitamment du meuble et fonce vers l'armoire de son entrée. Il doit y aller. Le soleil est bas maintenant. Avec un peu de chance, il pourra atteindre Jude malgré tout en s'enveloppant dans un long manteau. Il choisi donc le plus large, rabat la capuche sur sa tête, et se dirige d'un pas décidé vers la porte d'entrée. La douleur et la colère de Jude l'appellent à lui, il ne doit pas traîner.

Pile : Julian parvient à quitter sa maison pour se mettre en chemin et retrouver Jude.
Face : le soleil est encore trop intense, Julian n'est pas assez fort pour lui résister.


Malheureusement, Julian a à peine ouvert la porte que la lumière lui agresse les pupilles. Dans un réflexe protecteur, il s'empresse de lever la main pour protéger ses yeux, mais rapidement le soleil vient ronger sa peau trop sensible. La brûlure lui arrache un cri de douleur et il se jette en arrière pour trouver refuge à l'intérieur. Il a été visiblement trop ambitieux, le soleil brille encore trop intensément, et un bref regard à sa main brûlée le fait immédiatement grimacer. Il trouve un minimum de soulagement en laissant l'eau froide couler sur sa main meurtrie, mais la frustration d'être coincé chez lui malgré la détresse évidente de Jude le rend plus furieux encore. Julian s'en veut de ne pas pouvoir faire plus. Il se sent inutile, impuissant, et ça lui fout les nerfs. Il hurle de rage, jette les affaires qui passent à sa portée par terre, et finalement se laisse tomber au sol contre un mur. Pendant un moment, Julian prie pour que tout s'arrête. Il prie pour le salut de Jude, pour que quelqu'un ou quelque chose fasse cesser tout ça. Il replie ses jambes contre lui et des larmes de rage coulent sur ses joues. Tout ce qu'il peut faire c'est attendre. Attendre et subir la douleur et la fureur insupportable de Jude.
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Jude
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J'ai 26 ans et je vis à Ravensburg, Irlande. Dans la vie, je suis vendeur en librairie et chasseur pour la Confrérie et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

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Landon Liboiron © la Volpe


Alors que j’avance dans les couloirs du bâtiment habité par la Confrérie, je me demande à quoi je m’attendais. Les berner sans jamais me faire prendre, garder le secret sur la nature de Julian et continuer à le nourrir sans que jamais personne ne comprenne ? Peut-être, mais ça n’aura pas duré longtemps. Je crois qu’il parvenait mieux à le cacher lorsqu’il agissait seul. Je l’ai amené trop près de la Confrérie, et maintenant que je suis escorté de deux chasseurs expérimentés et plutôt bien remontés contre moi, je me rends compte que c’était peut-être stupide. On me fait d’abord asseoir, et dans les premiers instants je crois que je vais simplement devoir inventer quelques excuses pour que tout rentre dans l’ordre. Ce que je ne sais pas, c’est que mes supérieurs en savent beaucoup plus que ce que je veux bien croire, et qu’ils ne m’ont pas convoqué pour plaisanter. D’abord plutôt serein, je blanchis alors que l’on me parle de ces quelques humains que j’ai réussi à convaincre de donner du sang en dehors de l’enceinte de la Confrérie. Pour Julian. Julian qui refuse catégoriquement de venir se rendre, d’être contrôlé, nourri par les sorciers. Et je les ai trahis, pour lui, parce que je ne peux pas me résoudre à perdre sa confiance. Je ne peux pourtant pas accepter de le laisser tuer des innocents pour se nourrir, et c’est comme ca que j’ai fini par lui donner mon propre sang. Les marques sur mon corps, sur mes bras notamment, en sont les témoins et j’essaie de bien garder mes manches baissées alors que je fais face à plusieurs sorciers. Trop épuisé à force de donner mon sang à mon amant, et lui trop frustré par les poches de sang qu’il boit parfois, j’ai dû demander leur aide à des humains. Ils étaient consentants, et devaient tous garder le secret. Devaient… A force de nier ce qu’on me reproche, je finis par comprendre que ces idiots en savent beaucoup trop. Ils savent que je cache un vampire, que je le nourris, et ils savent surtout que je suis censé leur rapporter toute activité surnaturelle que je croiserais.

« Je ne vois pas de quoi vous parlez. » Je persiste, je m’entête et soudainement, je suis soulevé du sol. Il y a des chasseurs dans cette Confrérie beaucoup trop enclins à la violence, et celui en face de moi en fait partie. Il relaie les aînés pour me questionner, mais cette fois j’ai à peine le temps d’ouvrir la bouche que mon corps heurte le bureau en bois. Un regard outré et je suis debout. Je n’ai pas peur, jamais. Si ce type veut se battre, qu’il vienne. Mes yeux fixent les siens et j’attends le moindre mouvement. Il a réveillé l’animal au fond de moi, le loup qui guette, prêt à sortir. C’est eux qui m’ont appris à me transformer sous la mauvaise lune, sans se méfier des risques qu’un tel acte représente. Je sais à présent que je ne pourrai pas le faire indéfiniment. A chaque fois, la bête prend un peu plus d’importance, et un jour je ne pourrai plus revenir. Voilà ce qu’ils m’ont fait courir comme danger, sans prendre la peine de m’en informer. Alors quand le chasseur abat son poing sur mon visage en me projetant une nouvelle fois au sol, j’estime que c’est justifié. Un normal retour des choses. A genoux, je serre les poings. Sans la pleine lune, la transformation est forcée, douloureuse. Alors que j’appelle l’animal, je sens une chaleur brutale se répandre dans mes veines. Mon corps entier craque, tremble. Je me déchire. Et soudainement, une piqûre et c’est le noir complet.

J’ai manqué de vitesse. C’est comme si j’avais un lourd poids dans la tête alors que j’ouvre les yeux. Doucement. Je ne sais pas où je suis, il faut un temps pour que je comprenne. Ils ne m’ont pas laissé le temps de me transformer, je n’ai pas été assez rapide. Engourdi par les substances qu’ils m’ont injectées, fatigué par le début de ma transformation, je glisse une main jusqu’à mon visage pour essayer d’effacer l’endormissement qui me tient. Et je remarque les chaînes. Autour de mes poignets, autour de mon cou aussi. En tant que membre de la Confrérie, je n’aurais jamais pensé me retrouver là un jour. Brusquement, je me redresse. Le collier qu’on m’a mis autour du cou est empli de pointes, prévues pour empêcher une transformation en loup. Je ne sais pas ce qu’ils comptent faire mais je n’apprécie pas du tout. Ils sont deux chasseurs maintenant, je ne les connais pas mais je les reconnais à leurs tenues. Aujourd’hui, c’est moi leur proie et ils me le font vite comprendre. Leur but ? Me faire parler de ce vampire que je cache avec autant de force. Et pour ça, ils ont carte blanche. Je vois encore flou, mais je vois assez pour savoir qu’il faut que je me tire de là, et vite. Je n’ai pas le temps de trouver une issue que les premiers coups tombent. Des coups de poings surtout, de pieds quand je ne tiens plus à leur portée. Le plus douloureux, c’est de savoir que je suis l’un de leurs.

Dé : mensonge ? Réussi

Mais ces hommes n’ont aucune pitié, aucune limite. Et ils me le montrent puisque je ne veux pas parler de Julian. Leurs coups m’ont mis à terre, sans que je n’arrive à savoir réellement où j’ai mal. Même allongé sur le sol, j’ai des vertiges. Ils me relèvent, c’est l’un d’eux qui me maintient puisque mes jambes ne me soutiennent plus. Et brutalement, une douleur aiguë me sort de ma torpeur. Le fils de pute, il tient ma manche relevée au dessus des traces de morsures. C’est une lame qu’il y a enfoncé. Une lame qui me brûle comme si elle était chauffée à blanc, une lame en argent. La douleur me fait plier, j’hurle des insultes pour couvrir les rires moqueurs. Fort, je pense à Julian et à quel point j’ai envie de tout balancer pour que la douleur s’arrête. Je crois même que je lui en veux de ne pas avoir accepté de se rendre à la Confrérie. Je lui en veux si fort et pourtant, je ne veux pas qu’ils gagnent. Ceux que mon père m’a appris à considérer comme ma famille, ils sont allés beaucoup trop loin. En s’abaissant à la torture, ils ont perdu toute mon estime. L’animal à l’intérieur de moi hurle de rage. Je le sens, si près, si fort. J’en tremble, je perds le contrôle à tel point que mourir égorgé par le collier qui me serre le cou ne me paraît pas si terrible. Tout, du moment que ça s’arrête. Tout, du moment qu’ils ne touchent pas à Julian. « Megan Flaherty. » J’entends ma voix comme si elle n’était pas la mienne, et brusquement on me lâche. Je tombe sur le sol, essayant de reprendre mon souffle alors que les deux brutes me félicitent d’avoir enfin lâché le morceau. C’est tout ce que j’ai besoin de dire, un simple nom qui les contente et je suis enfin tranquille.

A nouveau seul, j’essaie de respirer. Mes doigts me font mal, ma tête, tout. Je me traîne jusqu’au mur contre lequel j’étais allongé quand je me suis réveillé ici. En leur balançant le nom de Megan, j’espère les avoir convaincu. J’espère aussi qu’elle est réellement un vampire, parce que je n’ai pas eu le temps de beaucoup enquêter sur elle. Ou peut-être que je m’en fous. Ma dernière pensée va à Julian, et je suis heureux finalement d’avoir tenu le coup sans parler de lui. Je crois que c’était mon ultime preuve d’amour. Mon sang coule et même si les coups ont cessé, la douleur ne s’en va pas si facilement. J’ai l’impression de toujours sentir l’argent me brûler la chair, et mon corps humain ne tient plus le choc. Alors j'abandonne. Doucement, sûrement, ma conscience s’efface peu à peu, emportant la douleur. Le loup est plus fort, lui, il l’a toujours été. Le souffle court, le corps tremblant, je ferme les yeux. Et je crois qu’elle est là, ma dernière transformation.
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J'ai 28 ans et je vis à Ravensburg, Irlande. Dans la vie, je suis infirmier et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Julian est un vampire de 99 ans. Il est né en Russie est a été transformé pendant la 2nd guerre mondiale. Son créateur a été assassiné par les troupes allemandes alors qu'il s'était nourri sur un officier nazi. Accablé par la douleur de cette perte, Julian a donc quitté la Russie pour voyager en Europe et s'est établi à Ravensburg depuis 1 ans et demi. Il est plutôt bien intégré parmi les humains mais ne supporte pas qu'on le traite de monstre de par sa condition vampirique, comme on a traité son créateur auparavant.


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Lorsque le soleil se couche enfin, Julian a l'impression que c'est une éternité qui est passée. Il tient sa main brûlée contre lui, et laisse passer les secondes sans cesser de penser à Jude. Il sent ce lien qui l'appelle continuellement, et même s'il s'est habitué à la douleur de lui résister, il n'a pas pu trouver le repos jusqu'à cet instant. Le ciel est enfin rougi des derniers rayons du soleil, et Julian ne cherche pas à s'armer de prudence. Aussitôt, il saute sur ses pieds en abandonnant son manteau au sol, il va chercher la seule arme à feu qu'il possède dans le tiroir de sa table de chevet et il se met aussitôt en route après l'avoir glissé sous son pull. De toute évidence, il ne cherche pas à faire dans la dentelle. Si quelqu'un ou quelque chose a fait du mal à Jude, il le détruira en toute légitime défense.

Il est de toute évidence loin de se douter que la confrérie s'est retournée contre Jude. Pourtant, suivant son instinct, c'est vers leur siège qu'il se dirige en toute hâte après avoir sauté dans sa voiture. Il roule vite, manque de renverser un piéton et lui hurle dessus de dégager sans se demander s'il peut l'entendre à travers sa vitre remontée. Lorsqu'il arrive enfin, après un dernier virage serré, il prend à peine le temps de se garer. Les gens ici ne connaissent pas sa véritable nature, mais Julian sait qui ils sont eux. Ce sont les véritables nuisibles de cette ville. Julian n'a jamais compris comment Jude pouvait continuer à être l'un d'entre eux, lui qui était toujours si gentil, si ouvert et si attentionné. Ses petits camarades, ils ne cherchaient jamais à comprendre. Ils massacraient ceux qui n'étaient pas comme eux sans se poser la question de la justice ou même de la bienséance. Ils se sont inventés une mission divine sans légitimité, et ce serait bien de leur faute si une de ces créatures chassées s'en est pris à Jude aujourd'hui.

D'ailleurs, à cette pensée Julian fait claquer la porte de sa voiture. Il manque d'oublier de la verrouiller, et se précipite aussitôt vers le bâtiment. La nouvelle vague de colère qui le prend chasse la peur et la prudence dont il fait habituellement preuve sans problème. Auparavant, en aucun cas on aurait pu voir Julian foncer ainsi tête baissée dans la gueule du loup. Mais aujourd'hui, c'est différent. Tout est différent, son attachement pour Jude, le lien de sang qu'il partage avec lui, et cette colère furieuse qui bout toujours plus fort en lui et qui lui hurle de presser le pas avant qu'il ne soit trop tard. Il passe à travers la porte d'entrée et un chatouillement le parcourt. Il grogne, parce qu'il reconnait bien là la magie protectrice des stupides sorciers qui habitent ici. La magie affecte bien plus violemment les démons que les vampires, mais Julian sait que ce sort ne joue pas en sa faveur. Il affaiblit les étrangers, et résistant à la magie ou pas, il ne sera pas au top de sa forme s'il croise un ennemi.

Il est donc forcé de prendre son mal en patience. Avec sa furtivité de prédateur, il tend l'oreille pour anticiper les groupes qui arrivent aux coins des couloirs. Il se glisse dans l'ombre, et résiste malgré la forte envie à l'idée d'aller planter brutalement ses crocs dans le cou de ceux qui passent dangereusement plus près de lui. Si son cœur avait pu battre, il aurait probablement jamais cogné aussi fort de toute sa vie contre sa poitrine. Il s'en mords presque la lèvre, parce qu'il sent qu'il est désormais tout près. Si près qu'il entends Jude grogner, au bout du couloir.

Est-ce que cet imbécile est en train de se transformer ?! Le sang de Julian ne fait qu'un tour. Il se souvient bien des explications de Jude sur les dangers de ne pas respecter le cycle lunaire des loups garous. Alors qu'est ce qui lui prend ? Le vampire ne tient pas, il brise toutes ses règles en se jetant dans le couloir sans patience. Il fonce jusqu'à cette dernière porte qui le sépare de Jude, il l'enfonce sans discrétion, et ses yeux n'ont aucun mal à trouver ceux de son amant. Son regard inquiet croise celui presque fou de Jude, et immédiatement il se précipite sur lui pour l'entourer de ses bras. "Arrête ! Je suis là !" Julian cache sa stupeur derrière son ton rassurant. En réalité, il est horrifié de trouver Jude attaché à cette chaise en fer, affublé d'un collier ridicule digne des salles de tortures du moyen-âge. Aussitôt après cette brève éteinte, et parce que Julian sent que Jude est sur le point de craquer, il attrape le collier de pleine main et tire dessus de chaque côté pour forcer la serrure qui le maintient refermé sur le cou de son amant. "Te transforme pas." Il demande entre ses dents alors qu'il tire jusqu'à ce que le métal cède. Il est peut-être affaibli, mais il reste plus fort qu'un simple humain. "Mais qu'est ce qu'ils t'ont fait ?" Julian grogne sur un air outré en jetant le collier au sol un peu plus loin, avec une grimace de dégoût.

Malheureusement, son manque de discrétion évident et son manque d'attention - peut-être causé à la fois par son affaiblissement et par sa concentration uniquement vouée à la condition de Jude - l'empêchent de s'apercevoir qu'un chasseur est arrivé dans son dos. Il a à peine le temps de le sentir et de faire volte-face que le sorcier a pointé une arbalète sur lui. Dieu merci, le carreau n'est pas en bois, et le tireur est trop hâtif. Le projectile se plante avec violence dans l'épaule du vampire et lui arrache un cri de douleur alors qu'il tombe à la renverse. Immédiatement, il porte une main à son épaule meurtrie sans oser toucher à la flèche. Il est infirmier, il sait qu'un geste inconsidéré pourrait aggraver grandement sa blessure. Néanmoins, sa blessure soudaine encourage la vague de rage qui le prend encore. Jude est sur le point de céder, et le vampire n'est pas décidé à laisser un sorcier se mettre entre eux. Alors il laisse ses pupilles rougir un peu plus en laissant le monstre qui dort en lui prendre un peu plus le contrôle. Déjà il roule sur son épaule valide et envisage de se redresser malgré les avertissements du chasseur mécontent dans son dos. Lui, il vient de perdre une occasion de garder la tête sur les épaules - littéralement.
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Je ne bouge plus, j’ai mal, j’ai peur. Même si je perds doucement ma notion de la réalité, je sens la peur qui me serre le ventre. Je ne veux pas mourir ici, pas comme ça. Pas maintenant. Ces gens de la Confrérie, c’était ma famille, c’est mon père qui m’avait mené à eux pour que je mette mon pouvoir à leur service. La colère prend le dessus sur mes émotions alors que la créature qui vit en moi s’éveille de plus en plus. Elle a toujours été là, présente derrière moi et il ne manque que quelques instants pour que je m’efface pour de bon. Elle a gagné, je ne veux plus lutter. Une nouvelle douleur m’accable, plus familière. C’est le prix à payer pour se changer en loup alors que la pleine lune ne brille pas dans le ciel. Il faut des sacrifices, et je rage d’autant plus que c’est pour la Confrérie que je les ai faits la première fois. Mon corps se plie en deux, je tomberais si je n’étais pas attaché comme un vulgaire animal de cirque. Ça commence par les extrémités, je regarde les os de mes mains se briser alors que de nouveaux se forment. Des griffes, des poils, et mes chaussures qui se déchirent quand ce sont mes pieds qui se transforment. Ma voix aussi, se fait plus rauque. Je n’entends plus que des râles, des grognements et quand la porte s’ouvre avec fracas, c’est un regard bestial que je pose sur Julian. Brutalement, l’envie, le besoin de lui sauter à la gorge me serre le ventre. La rage a trop éveillé le loup qui ne demande que du sang, la mort. Par chance cette fois, la chaîne me retient toujours au mur et m’empêche de me jeter sur mon amant pour le massacrer. Que vient-il faire ici ? Est-ce qu’il est devenu fou pour venir se montrer devant les sorciers ? Après tout ce que j’ai enduré pour le protéger ?

Je crois que je grogne quand Julian s’approche, pourtant ses bras s’enroulent autour de moi sans qu’il ne montre le moindre signe de peur. Il me serre fort, un peu trop fort même sans maîtriser ses capacités de vampire et je m’abandonne contre lui. Je ne veux pas lui faire de mal, pas à Julian. On a beau m’avoir répété des centaines de fois que j’étais fait pour massacrer les vampires, sa présence ici rappelle ma conscience loin, bien loin, alors qu’il me demande de ne pas me transformer. Je ferme les yeux un instant, je me concentre sur sa voix. Je ne sais pas si j’y arriverai. Le collier cède à la force de Julian quand il tire dessus et mon regard se fait suppliant. Il demande ce qui s’est passé mais je n’arrive plus à former le moindre mot. Je sens mes lèvres trembler sans que le moindre son n’en sorte. Plus de voix, mais un gémissement animal, une plainte qui s’élève directement de ma gorge. Après avoir fait appel à l’animal, après l’avoir laissé prendre tant de pouvoir et de place, je ne sais pas comment le renvoyer sans le coucher de la pleine lune. Je ne sais pas comment maîtriser l’instinct bestial qui m’enserre. Je sais ce qui m’arrive, et si ça me paraissait une bonne solution avant que Julian n’arrive, je n’en veux plus. La mauvaise transformation des loups garous les rend fous, on me l’a assez répété tout en me demandant de continuer à le faire. Je comprends à présent ce que tout cela signifiait. De toutes mes forces, je m’accroche à Julian. Peut-être que je le griffe sans m’en rendre compte, peut-être que je le supplie, je ne sais plus. Des larmes m’échappent alors que je suis déchiré en deux, entre l’homme et l’animal. Je voudrais tant calmer la fièvre qui m’étreint, le craquement de mes os qui se brisent. Et lui, affamé, déchaîné, il veut simplement mettre en pièce le corps de celui que j’aime. C’est si tentant, si difficile de résister que je crois que je hurle.

Soudainement, Julian me lâche. Sans rien pour le retenir, mon corps tombe au sol comme un vulgaire chiffon et je vois. Un autre chasseur a été alerté par le bruit que nous faisions, c’est vrai que nous n’avions rien de discret. A nouveau, je crois que j’en veux à Julian d’être venu alors que j’essayais de le garder secret aux yeux de la Confrérie. Et tout à coup il s’effondre lui aussi. Je ne comprends pas tout de suite et pourtant que je vois que c’est dans son épaule qu’un carreau d’arbalète vient de se ficher, mon sang ne fait qu’un tour.

[dé : échec - Jude se fait tirer dessus]

C’est trop dur de le retenir à présent. Mes vêtements craquent et mon corps entier est réduit en pièces. Le loup se tient à l’endroit où j’étais, couvert de mon propre sang. Ses yeux, les miens, ils ont changé de couleur. Ils sont d’un jaune profond maintenant, et la bête grogne rageusement sur le sorcier qui pointe son arbalète sur elle. Je n’ai plus aucun contrôle, plus aucun pouvoir sur cet animal devenu fou, mais je ressens sa haine. Il grogne encore, se déplace, cherche un angle pour attaquer. Ce n’est plus Julian qui l’intéresse, mais bien cet homme contre qui j’ai dirigé ma dernière colère. Enfermé dans le corps animal, je reste spectateur de ce qui se passe, terrifié de rester pour toujours un loup à la faim incontrôlable. Malgré les blessures, malgré la fatigue, le loup n’a pas peur. Il n’est pas faible lui, et cet homme à l’arbalète ne se méfie sûrement pas assez. Les loups garous sont devenus rares chez les sorciers, à force d’être traqués, mis à l’écart. Ma malédiction était précieuse pour eux, et voilà qu’elle se retourne contre eux. L’homme tire une nouvelle fois, et touche sa cible. La douleur me fait crier alors que plus personne ne peut m’entendre, l’animal feule, touché dans les côtes. Mais il ne fléchit pas. Le chasseur a besoin de temps pour charger un nouveau carreau et c’est là sa malchance. Il faut une seconde à peine pour que le loup lui saute dessus. Il mord à la gorge, sans laisser aucune chance au sorcier qui a à peine le temps de hurler. Comme le loup le voulait, il le massacre. Il ne prend même pas le temps de bouffer sa première victime qu’il se tourne vers Julian. Un vargulf ne mange pas ses proies, il tue seulement et sans discernement.


« A L M O S T E A S Y »


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Julian
Blavatsky

J'ai 28 ans et je vis à Ravensburg, Irlande. Dans la vie, je suis infirmier et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.

Julian est un vampire de 99 ans. Il est né en Russie est a été transformé pendant la 2nd guerre mondiale. Son créateur a été assassiné par les troupes allemandes alors qu'il s'était nourri sur un officier nazi. Accablé par la douleur de cette perte, Julian a donc quitté la Russie pour voyager en Europe et s'est établi à Ravensburg depuis 1 ans et demi. Il est plutôt bien intégré parmi les humains mais ne supporte pas qu'on le traite de monstre de par sa condition vampirique, comme on a traité son créateur auparavant.


Bill Skarsgard ©moose
Il ne faut pas longtemps à Julian pour comprendre que les responsables de l'état de Jude, ce sont les membres de cette même confrérie pour laquelle il s'est battu tant de fois. Une créature malfaisante n'aurait probablement pas pris la peine de l'attacher de la sorte a une chaise en fer. Le vampire est choqué par les pratiques moyenâgeuses de cette confrérie qui se dit protectrice de l'humanité. D'autant plus que Jude est l'un des leurs. Quel homme est capable d'un tel acte, sinon un monstre qui n'est plus humain ? Julian est dégoûté. Il s'en veut de ne pas avoir insisté davantage pour que Jude s'éloigne de ces gens là. Ils se sont disputés plusieurs fois à ce sujet, et Julian avait fini par lâcher l'affaire. Il n'aurait pas dû.

Maintenant, ils sont tous les deux dans un beau pétrin. Les sorts jetés sur l'endroit affaiblissent le vampire plus qu'il n'aurait bien voulu l'admettre. En tant normal, il aurait dû entendre le chasseur arriver, et il aurait dû être capable d'éviter l'attaque. Malheureusement, il n'a pas pu éviter la douleur violente qui le lance dans l'épaule. La cerise sur le gâteau, c'est Jude qui achève sa transformation, malgré l'absence de pleine lune. Julian trouve la présence du loup fascinante, mais il ne peut pas s'empêcher de serrer les dents. Cette transformation n'augure rien de bon, car le vampire sait que Jude risque gros quand il ne respecte pas le cycle lunaire. Le coup que reçoit le loup dans les côtes le fait gronder, mais la bête ne semble pas fléchir pour autant. Au contraire, elle déchiquète son ennemi sans lui laisser la moindre chance.

Julian ne peut pas s'empêcher d'admirer la scène, troublé par la violence avec laquelle le loup attaque. Ce manque évident de contrôle devrait être inquiétant, et pourtant, la beauté d'un tel état sauvage empêche Julian de le craindre tout à fait. Le lien qui l'attache à Jude y est peut-être pour quelque chose, et cet appel du sang qui dévore le loup provoque l’instinct sauvage du vampire dont les yeux rougissent légèrement. Celui-ci ne saisit finalement le danger que lorsque l'animal se retourne vers lui en montrant les crocs. "Jude..." Le vampire n'est pas surpris par ce revirement de situation, mais seulement un peu attristé. Il ne veut pas de cet affrontement, d'autant plus qu'il n'est probablement pas en position de force. Qu'adviendrait-il si la bête parvenait à refermer ses grandes mâchoires sur lui comme il l'avait fait avec le chasseur ?

La menace imminente le fait se redresser. Il sait qu'il ne devrait pas utiliser son bras, mais l'animal qui lui fait face ne lui laissera sans doute pas le choix. "Jude c'est moi... Calme toi..." L'attendrissement ne semble pas pouvoir ramener Jude à la raison. Le loup ignore clairement les suppliques du vampire et se met à tourner autour de lui, en guettant un moment d'inattention. Néanmoins, Julian n'est pas disposé à se laisser faire. Il plonge son regard rouge dans celui jaune de la bête. Au fond de lui, cet échange provocateur encourage son envie de déchirer les chairs. Il sent la folie du loup le contaminer petit à petit, et s'il avait été capable de prendre un minimum de recul, il aurait probablement maudit à nouveau ce lien étroit qui le rattache à la bête. Au lieu de ça, il répond au grognement de l'animal par un sourire joueur, et il laisse l'adrénaline secouer tout ses muscles qui se tendent. Lui aussi, il est prêt à l'attaque.

C'est finalement le loup qui lui saute dessus en premier, et Julian mobilise toutes ses forces pour le retenir. La magie n'a heureusement pas assez d'effet sur lui pour l'affaiblir tout à fait, et même si le carreau fiché dans son épaule lui arrache un grondement sourd, il parvient à stopper l'animal en l'attrapant par le museau. Son poil est doux, mais il ne laisse pas le vampire en profiter. Il se débat comme un beau diable, il secoue, tire, pousse, sans répis, avec le désespoir et la colère d'un animal pris au piège. Néanmoins, Julian ne cède pas. Au contraire il ressert sa prise sur le loup et lui arrache un couinement de douleur quand il menace de lui briser la mâchoire. L'idée de blesser Jude le rend profondément triste pendant un cour instant, et il manque de relâcher sa prise. La douleur de son épaule le rappelle cependant à la réalité de l'affrontement, et puisque ce n'est pas Jude mais l'animal qui le hante qui lui fait face, le vampire se convainc finalement de ne montrer aucune pitié. Avec toute la force dont il est encore capable de faire preuve, il écarte les mâchoires que le loup tente de faire claquer pour l'attraper entre ses crocs. Malgré les grognements, puis les couinements, Julian ne s'arrête pas. Il se laisse envahir par toute la violence qui habite aussi l'animal, et poursuis son geste jusqu'à ce que la tête du loup elle-même cède. Julian explose de colère. Il veut détruire ce loup qui lui a volé Jude et qui s'est retourné contre lui. Il veut effacer sa trace, le voir disparaître à tout jamais. Sa mâchoire disloquée ne lui suffit pas. Il ne lâche pas prise sur l'animal, et continue de tirer sur sa chair pour le déchirer comme du papier. Il veut le découper, le briser jusqu'à ce qu'il ne reste que des petits morceaux. Il ne s'arrête pas jusqu'à découvrir une main à l'intérieur du loup. Son sang ne fait qu'un tour, et il l'attrape comme s'il avait pu s'agir de celle de Jude. Il tire sur elle de toutes ses forces, pour l'extirper de cet animal sauvage qui tente de prendre le dessus sur lui et de le contrôler. Il n'a rien à faire là-dedans, alors Julian voue ses dernières forces à cette chance inespéré de récupérer Jude.

Lorsqu'il le voit enfin apparaître, couvert de sang et inconscient, il a envie de pleurer. Il est épuisé, accablé par la douleur, mais profondément heureux de revoir son amant qu'il avait cru perdu. Il ignore les restes du loup et serre Jude contre lui malgré le sang qui le recouvre. Tout ce qui compte, c'est de sentir sa chaleur, d'entendre son cœur, et de voir ses poumons gonflés d'air soulever faiblement sa poitrine. "Je vais te sortir d'ici." Il lui murmure sans savoir si Jude a encore assez de force pour l'entendre, mais il compte bien tenir sa promesse. Alors sans perdre de temps, Julian se redresse, arrache le carreau fiché dans son épaule sans se soucier des risques encourus, et soulève Jude dans ses bras pour le porter jusqu'à sa voiture avant que la confrérie toute entière ne débarque.
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Quand l'homme est monstrueux et le monstre est humain
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