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 Le Corbeau & la Vouivre - Nate & Avery

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Sha
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Limace


Le Corbeau & la Vouivre
Nate & Avery
Synopsis
Quand il était gamin, Nathanael était un enfant sage et silencieux, un peu effacé. A l'âge de sept ans, alors qu'il visitait un temple égyptien avec son père, un ancien esprit a été libéré et a tué tout le monde, sauf lui. Depuis ce jour, Nathanael est ubiquiste, mais un ubiquiste un peu spécial qui, quand la nuit revêt son manteau, passe de justicier à meurtrier, le très fameux Little Crow of London. Celui-là même qui a tué la jeune soeur d'Avery Miller avec brutalité.

En janvier 2016, c'est par un curieux hasard que les deux brigadiers de la Police Magique de Londres - un FBI un peu particulier - se retrouvent à collaborer sur une enquête un peu particulière...

NC-18 (sexe, violence, gore)

CONTEXTE PROVENANT DE SHA&KHÂL



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Sha
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Natanael "Nate" Ellroy
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Royaume-Unis. Dans la vie, je suis Brigadier du Service Magique de Londres (agent du FBI en quelque sorte) et je m'en sors assez bien. Sinon, à cause de mes secrets, je suis veuf et je le vis plutôt bien.

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Sean O'Pry © Shiya

Animal Attraction

Dans les journaux, on en pouvait plus d’attendre le prochain coup du Little Crow de Londres. On rentrait les enfants plus tôt, les policiers tremblaient quand bien même le tueur n’avait jamais frappé les forces de l’ordre. Quelque chose sentait la merde dans les bas-fonds, sans empêcher les trafiquants de continuer leur fonds de commerce. Fallait dire qu’eux, le remue-ménage du meurtrier, ne faisait qu’accroître leur business. Moins de flics, ça voulait dire plus de passage. Ils auraient connu le Crow qu’ils lui auraient sans doute filé de l’argent – ou vendu, parce que la tête du petit gars valait tout l’or du monde à ce moment. En six ans, rien. Pas une piste. Pas une odeur, pas une empreinte, rien. Comme si le Crow était un véritable corbeau, qu’il déposait une plume, enfoncée profondément dans l’orbite droit d’une tête décapitée, et qu’il repartait, ni vu ni connu, d’un battement d’aile. Batman avait laissé la place dans Gotham à un étrange cousin qui, lui, ne rigolait pas.

Etre le Crow, ça pouvait stresser. N’importe qui aurait eu la peur au ventre de sortir dehors avec pour punition à la clef de finir sa triste existence aux Shadow Isles, entre quatre murs, voir même de finir pendu avec comme dernière image celle des jurés présents. Nathanael, lui, n’avait pas peur. Pas exactement peur. Il n’avait pas cette boule au ventre en quittant son appartement. Ni d’être tué, ni d’être attrapé. Son seul souci dans la vie, c’était de savoir que son travail était fait, et bien fait. Homme méticuleux et rigoureux, autant dans la méthode que dans la pratique, il n’avait jamais manqué de rendre à l’heure voir en avance un dossier, et il s’avérait être un excellent agent sur le terrain autant que derrière un bureau. Derrière ses yeux et son sourire sage, se cachait pourtant le monstre dont tout Londres entendait parler, autant du côté non-magique que du côté sorcier. Un monstre sans émotions, le visage placide, presque indifférent, quoi qu’un infime petit sourire était figé là, sur le bout de ses lèvres, se moquant du regard inquiété des passants. Oui il était vingt-deux heures, et alors ? Personne n’allait le tuer. Personne n’allait tuer le Crow.

Il passa dans une ruelle froide, accéléra le pas jusqu’à l’Atrium et entra à l’intérieure. Il marcha jusqu’à l’ascenseur, entendit le petit « ding ! » arrivait à son étage, et finalement prit le pas dans le couloir de son étage. Sur un mur, plusieurs feuilles étaient affichées, certaines avec les récentes affaires résolues, puis celles plus anciennes. Parfois des photos insoutenables persistaient sur le mur, scotchées. On avait enlevé celles de Bonnie Miller. Nathanael eut un petit sourire en coin, moqueur. Il les replacerait demain à la première heure. Ça lui faisait toujours un peu plaisir de les revoir. Ses yeux quittèrent les papiers sur les meurtriers et se posa sur son ordre d’affectation. Ce soir, c’était une planque. Une longue planque. Durant toute une nuit, à l’Amortensia, pour en savoir plus sur la Veuve Noire. « Comme toujours » souffla à voix basse Nathanael.

Ça ne le dérangeait pas. Sa sexualité n’avait plus à être remise à compte. Au bureau, on le savait veuf – il avait toujours au doigt sa bague de fiançailles d’or blanche – alors on se disait tout simplement qu’il était hétérosexuel. Après tout, un grand gaillard comme lui, timide et doux, ça ne pouvait que plaire aux filles, et ses petits rougissements de gêne, c’était bien ça qui attiraient les filles de nos jours. Nathanael ne s’était pas montré offenser quand on l’avait envoyé pour la première fois à l’Amortensia. Un bar à putes, parce que c’était bien comme ça que Nathanael voyait le bar en question, ce n’était pas dérangeant pour quelqu’un qui avait pris l’habitude de décapiter des gens. Vraiment pas dérangeant. Il regarda un peu plus bas et remarqua une seconde signature sur l’ordre d’affectation et remarqua qu’il travaillerait avec… Miller. Ce soir. Un petit rictus tendre déforma son visage, donnant un curieux mélange entre la tendresse et un sentiment malsain de pouvoir. C’était parfait. Il recula d’un pas avec son air calme.

Nathanael était un loup solitaire. D’ailleurs ce n’était pas pour rien qu’au bureau on l’appelait « Lone Nate », parce qu’il était toujours le dernier et le seul à faire ses missions seuls, avec très peu de couverts. Certains le regardaient avec admiration : quel héros se déplace-t-il sans son Robin que le plus fort d’entre eux ? Il était efficace Nathanael, assez pour qu’on ne remette jamais en compte son choix de ne pas avoir d’équipier. Il avait une petite demi-heure pour prendre son café et se préparait psychologiquement à être dans un bar à catin avec sa proie du moment. Un petit ronronnement amoureux remonta le long de sa gorge alors que le café chaud glissait le long de sa gorge, réchauffant ses organes. C’était parfait. Il jeta le gobelet blanc une fois son café fini et descendit les marches. Le point de rendez-vous était le bar lui-même, à l’intérieur, à une table sur la droite. Il ne connaissait pas le coin, mais il se débrouillerait. Il s’était toujours débrouillé.

Il descendit les marches de l’Allée des Embrumes, sa baguette dans son jeans. Courte, elle était flexible et bien souvent, sa cachette dans son jeans lui avait sauvé la vie. Il fit son chemin jusqu’à l’Amortensia et entra à l’intérieur. Un petit coup d’œil circulaire le renseigna : Miller n’était pas encore arrivé. Un petit coup d’œil à sa montre – à son poignet droit – lui fit comprendre qu’il était en avance d’une dizaine de minutes. Il se dirigea finalement vers une table, à droite, en retrait, et se posa sur une banquette. Cinq minutes plus tard, un joli minet blond lui ronronnait à l’oreille pour lui demander s’il commandait. Avec un calme presque froid, Nathanael commanda deux whiskys, au hasard, faisant comprendre au chaud lapin qu’il n’était ni intéressé, ni libre ce soir. Un sourire entendu clôtura l’échange, le blondinet alla chercher de quoi boire avec une petite moue boudeuse, vexé.

Il n’était que vingt-deux heures trente. C’était encore un peu tôt. Le bar était presque vide, et pas une tête connue.
Nathanael soupira doucement.




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Khal
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Avery W. Miller
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« Pourquoi je bosse pas avec Logan ? » Renfrogné, comme souvent, les questions d'Avery sont directes et incisives. Il a toujours été trop franc, on le lui a souvent reproché. « Enrobe tes mots de sucre et tu seras l'agent parfait. » lui avait dit et redit son supérieur, mais en vain. Son supérieur, il l'avait d'ailleurs là, devant lui, étant entré sans frapper dans son bureau, l'ordre de mission à la main. Une planque à l'Amortensia, en soit cela n'avait rien d'exceptionnel, mais on ne lui avait pas affecté son coéquipier habituel ; et à quoi bon servait d'avoir un équipier attitré si c'était pour vous en changer comme de chemise ? Il comptait bien avoir son explication. « Logan est interdit d'entrée à l'Amortensia depuis qu'il s'est battu avec le videur. » crut bon de lui rappeler son boss. Ah oui, ce léger détail, il avait une fâcheuse tendance à l'omettre ; séquelles d'une soirée trop arrosée en compagnie de son équipier et meilleur ami. Avery se contente d'une moue ennuyée avant de reposer ses yeux verts sur le document. « Mouais. » Sans rien ajouter de plus, il sort du bureau, épingle à nouveau l'ordre de mission sur le tableau d'affichage et le signe, preuve qu'il l'a bien pris en compte et qu'il sera au rendez-vous. Avec Ellroy. Autrement dit, il y avait de grandes chances qu'ils se fassent chier comme des rats morts. Il n'avait jamais vraiment côtoyé Nate, pour la bonne et simple raison que le gaillard était assez solitaire et qu'il avait souvent des gestes de petite vierge effarouchée. Trop sensible, trop fragile, jugeait Avery sans le connaître, alors même sa belle gueule ne rattrapait pas ses airs de tapette. Avec un plissement de nez contrarié, ses prunelles vertes accrochèrent les photos de Bonnie, sa Bonnie, son corps ensanglanté. Il grogne, mécontent. Il a beau les retirer tous les jours pour ne pas les avoir sous les yeux, il les retrouve toujours soigneusement épinglées le lendemain matin. Sûr que lorsqu'il retrouve le stagiaire qui se fout de lui (il n'y après tout qu'un stagiaire pour être aussi con !), il lui brise quelques phalanges.

En attendant, il lui reste une bonne heure à tuer avant de se rendre dans le troquet sordide, alors il rentre chez lui, et se glisse sous une douche brûlante, avant de se rhabiller, à la façon moldue, un simple jeans et un t-shirt blanc. Le miroir de sa chambre lui renvoie son reflet, mais comme toujours, ce n'est pas à son image que s'accrochent ses yeux. Au contraire, les iris lichen s'attachent aux photos coincées dans les bordures du grand psyché ; une Bonnie tourbillonnant sous les flocons de neige, une Bonnie soufflant les bougies de son gâteau d'anniversaire, une Bonnie embrassant à pleine bouche Logan, une Bonnie dessinant à un Avery plus jeune des moustaches de lapin durant son sommeil... Autant de souvenirs d'une jeune fille heureuse et pleine de vie auxquels viennent aussitôt se superposer les dernières photos qu'il a vues de sa petite sœur. Une Bonnie décapitée, le corps ensanglanté, cloué à un mur. Une Bonnie sans plus la moindre étincelle de vie dans ses prunelles bleues. Il remue la tête avec énergie comme pour dissiper ces visions d'horreur mais il n'y peut rien, ce sont ces images là que convoquent son esprit, chaque fois qu'il pense à elle. Comme s'il ne l'avait jamais connue que comme ça. Il grogne, passe une main dans ses cheveux encore humides pour les discipliner un peu et transplane finalement devant le bar. Un léger regard circulaire lui apprend que l'endroit risque d'être bondé ce soir, vu le nombre de sorciers qui se pressent devant la porte. Parfait, ce n'en sera que plus facile. Il baisse la tête au moment de passer devant le videur, pour éviter qu'il ne reconnaisse en lui l'ami de ce mec bourré de la dernière fois et pénètre à l'intérieur. Il repère presque aussitôt Nathanael, assis seul à sa table, là bas au fond, sans doute parce qu'il fait tâche dans le décor, au milieu de ces filles très courts vêtus et de ces types au regard dévorant, se repaissant de leurs peaux dénudées. Il arrive devant la table et avise les deux whiskys avec un regard réprobateur. D'un geste rapide, il attrape le premier serveur qui passe par le col et repose les deux verres d'alcool sur son plateau. « Tu reprends ça et tu me ramènes deux cocas. » Puis sans ménagement, il repousse le petit blond vers le bar, avant de se laisser tomber sur la banquette, aux côtés de Nate. « Je bois pas pendant le service. Et toi non plus. » décrète-t-il d'une voix sèche. Le serveur revient d'ailleurs, empressé, avec leurs deux boissons, et les dépose devant eux, avec une œillade trop longue en direction de Nate au goût d'Avery. « Bon, la pédale, tu dégages, oui ? » Il est pourtant homosexuel lui-même, ne s'en cache d'ailleurs pas, tant et si bien que certains lui prête une relation amoureuse avec Logan. Les deux, ça les fait bien rire d'ailleurs. Cependant, il ne supporte pas ces gamins qui se tortillent comme des vers devant d'autres hommes avec leurs regards implorants de chiens battus. Des catins. Ou peut-être est-il simplement jaloux que ces œillades s'adressent à son coéquipier plutôt qu'à lui-même. « Te comportes pas en ami avec ce genre de types, c'est le meilleur moyen pour les voir s'accrocher à tes basques en remuant la queue et en couinant pour que tu les... » Enrobe tes paroles, Avery ! se rappela à lui la voix de son chef. Alors il s'arrêta là. « Enfin bref. T'as repéré quelqu'un d'intéressant ? » Il parlait maintenant de la Veuve Noire mais comme il sautait du coq à l'âne, il était sans doute un peu dur à suivre.
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Sha
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Natanael "Nate" Ellroy
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Nathanael ressemblait un petit ange que l’on aurait abandonné là. Il était beau, d’une beauté sombre, comme un ange entouré de luxure. Pourtant, de toutes les prostituées, il était sans doute celui qui avait l’âme la plus noire, et sans même pêcher de chaire. Il regarda son whisky d’un œil calme, son index tournant lentement sur le rebord de verre. Un petit sourire doux se dessina sur ses lèvres quand ses yeux se posèrent sur Avery. Il approchait. Il était facile pour Nate de repérer son collègue. C’était en partie son instinct. En partie le fait qu’il voulait absolument voir Miller dans son lit. Il se redressa doucement, avec un petit air sympathique sur le visage, mais son sourire se crispa. « Tu reprends ça et tu me ramènes deux cocas. » Bien. Ça commençait plutôt bien. Nate eut un petit rougissement en le voyant s’asseoir à côté de lui et se décala un peu, à peine. Question de sécurité. Question aussi pour sa propre contenance. Encore que comme ça, il n’allait pas finir à feuler à l’oreille du jeune homme – l’alcool avait de ses effets…

« Je bois pas pendant le service. Et toi non plus. » Nathanael rougit davantage, encore. Les mâles dominants ont toujours eu un effet bœuf sur lui. Docile et soumis – quoi que l’on pourrait prendre cela pour de la gentillesse – il pose ses yeux vairons sur Avery, d’un air calme, paisible : « Entendu chef. » Une petite pointe moqueuse sur le bout des lèvres, Nate est calme, peut-être un peu plus suave. Il a un quelque chose que les autres n’ont pas, un côté fouine qui le rendrait presque adorable, un côté que le serveur semble avoir remarqué d’ailleurs. Nate relève les yeux alors qu’Avery déjà aboi. « Bon, la pédale, tu dégages, oui ? » Les yeux vairons du jeune homme se posent sur Avery, avec un petit haussement de sourcil. Dans son crâne, cette attitude est stupide, peu cohérente. Avery n’est pas de bonne humeur. Peut-être à cause des photos de Bonnie. Sans doute à cause des photos de Bonnie.

Nathanael détourne le regard avec un petit sourire en coin, levant son verre de coca, plongeant ses lèvres rose thé dans le liquide gazeux. Il en ressent le piquant, l’acide, le petit arrière-goût de caramel. Ses yeux vairons glissent sur le bar où un garçon, sans doute mineur, parle avec un autre, d’une cinquantaine d’année. Il repose calmement le verre sur la table, et détourne le regard pour le poser sur Avery. « Te comportes pas en ami avec ce genre de types, c'est le meilleur moyen pour les voir s'accrocher à tes basques en remuant la queue et en couinant pour que tu les... » Nate le fixe, et bêtement rougit. Il était déjà passé à autre chose. Le Crow ne s’intéresse de toutes évidences pas aux petits blonds en tenue de serveur, mais après tout, avec une réputation de charmeur de dames, il ne faut pas s’étonner qu’Avery se vexe, lui qui est gay, autant qu’un pinçon. « Enfin bref. T'as repéré quelqu'un d'intéressant ? » Ses yeux ne se détachent pas du jeune homme, le fixant, l’air un peu bête. De quoi parle-t-il ? Ses sourcils doucement se froncent. « Pardon ? » Il semble se tendre un peu. Ce n’est pas vraiment que Nate n’apprécie pas ce genre de question, c’est juste que… qu’elle lui paraît tout à fait suspecte. « Si tu parles de la Veuve Noire, je n’ai vu personne de connus entrer, tout du moins personne qui ne serait répertorié dans nos fichiers. Si tu parles de catins… je n’ai pas besoin d’un bar à putes. » Sa voix est un peu dure.

Nathanael a beau être un tueur en série, il n’a jamais vraiment eut dans l’esprit de tuer les prostituées, femelles ou mâles d’ailleurs. Pas davantage que ses meurtres n’aient un rapport avec son comportement sexuel. La mort n’a été jusqu’alors qu’un exécutoire, une sorte de besoin de redresser la machine, la grande balance de la vie. Un moyen efficace également de décharger toute sa haine et sa frustration sur autre chose que lui-même, lui qui jeune avait commencé à s’entailler les veines avant de comprendre que son mal-être pouvait aussi bien s’essuyer sur les autres. Une âme torturée en soit, mais torturée par quoi ? C’était la question. Un mouvement se fit dans le bar. Trois hommes entrèrent dans le bar, silencieux, et se dirigèrent vers le comptoir. Deux des hommes se posèrent au bar et commandèrent, alors que le troisième s’adressa au barman, et disparu dans une arrière salle qui, visiblement, n’était pas ouverte au « grand public ». Nate aurait pu croire qu’il s’agissait des « chambres » que les catins louaient, mais l’homme était partit seul… ce qui était, finalement, une mauvaise et bonne chose. Mauvaise parce que ça le forçait à réfléchir et à bouger, et bonne parce que…parce que sa curiosité, tout simplement.

Le Crow posa ses yeux vairons sur Avery, avec un sourire fin. « Tu as une technique particulière pour ce genre de planque ? » Un instant. « On cherche à savoir où le prochain arrivage de gamines roumaines arrivent. Jusque-là, rien de nouveau. Le souci, c’est que parmi elles, il y a une fillette de quatorze ans, et cette gamine est fille de ministre. » Il sortit de sa poche un paquet de cigarette et le posa sur la table. Il ne fumait pratiquement jamais. Vraiment. « Le patron a dit qu’il fallait faire absolument tout pour intercepter le convoi avant son arrivée. Et par ‘absolument tout’, c’est ne pas s’arrêter en plein milieu pour une quelconque raison. Quitte à se frotter à de petites pédales blondes. » Il sortit de son autre proche un Zippo à tête de lion, qu’il posa sur la table. « Une idée de plan ? » Nate était efficace dans son travail, autant que dans ses meurtres. Ça expliquait autant son taux de réussite que ces six dernières années en liberté.




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« Enfin bref. T'as repéré quelqu'un d'intéressant ? » « Pardon ? » C'est bien sa veine, ça. Non seulement on l'a collé avec un incapable, mais en plus, il est à moitié sourd. Ou à moitié débile, au choix. « Si tu parles de la Veuve Noire, je n’ai vu personne de connu entrer, tout du moins personne qui ne serait répertorié dans nos fichiers. Si tu parles de catins… je n’ai pas besoin d’un bar à putes. » Maintenant, c'est sûr, ce mec est complètement con. Bien sûr qu'il parlait de la Veuve Noire, comme s'il s'intéressait aux pratiques sexuelles de Nate, franchement. D'autant plus que vu le jeune homme, ça devait être ennuyeux à mourir. Logan aurait compris du premier coup, lui. Le problème avec Logan, c'était qu'il n'était pas là et qu'en attendant, il allait devoir faire avec Nate, quand bien même il le considérait désormais comme LE boulet ; pas étonnant qu'il bosse toujours seul. A se demander même d'ailleurs, comment il pouvait obtenir le moindre résultat. Enfin. Son attention fut attirée par autre chose, un mouvement de groupe à l'entrée, trois types pénétrant dans le bar avec un but précis, visiblement, à en croire leur désintérêt pour les prostituées. Les prunelles vertes d'Avery les suivent jusqu'au comptoir où ils se séparent, les deux premiers restant pour commander tandis que le troisième se rend dans l'arrière-salle, seul. Il a visiblement rendez-vous avec quelqu'un à l'intérieur et manque de veine il va leur falloir trouver un moyen assez rapidement pour le suivre sinon tout est... « Tu as une technique particulière pour ce genre de planque ? » Il sursaute, légèrement surpris. Ah oui, il l'avait oublié, lui. « On cherche à savoir où le prochain arrivage de gamines roumaines arrivent. Jusque-là, rien de nouveau. Le souci, c’est que parmi elles, il y a une fillette de quatorze ans, et cette gamine est fille de ministre. » Il a bien envie de lui demander si ça lui arrive jamais de fermer sa grande gueule mais il se retient ; il ne faudrait pas compromettre la mission juste parce qu'il est de sale humeur et qu'il se coltine un empoté. Il le regarde poser son paquet de cigarettes sur la table et il résiste à l'envie très tentante de lui en piquer une, juste pour déstresser. Non, Avery est trop sérieux pour se laisser aller à ses vices pendant le boulot.

« Le patron a dit qu’il fallait faire absolument tout pour intercepter le convoi avant son arrivée. Et par ‘absolument tout’, c’est ne pas s’arrêter en plein milieu pour une quelconque raison. Quitte à se frotter à de petites pédales blondes. » Décidément, ce type a décidé de ne jamais s'arrêter de parler. Du bout des doigts, Avery attrape le briquet que Nate a posé sur la table et le retourne dans sa paume. C'est un objet singulier dans les mains d'un sorcier, trouve-t-il. Pour le coup, Ellroy remonte un peu dans son estime. « Une idée de plan ? » « Enlève ton t-shirt. » Il surprend le regard étonné et plein d'incompréhension de son équipier et il gronde. « C'est ça, le plan. Fais ce que je te dis, enlève moi ce putain de t-shirt. » A n'en pas douter là-bas, dans l'arrière-salle, celle où les couples provisoirement formés se découvrent mutuellement avant d'aller se choisir une chambre, le livreur et le receveur discute des derniers détails de la cargaison humaine. Et s'ils ne s'approchent pas assez près pour écouter, ils ne pourront rien empêcher. Quand, enfin, Nate s'est décidé à obéir, il ressemble à s'y méprendre à ces éphèbes qui se trimballent à moitié nus dans l'espoir de s'attirer les faveurs de l'un ou l'autre des clients présents. D'ailleurs, Avery ne peut s'empêcher de jeter un coup d’œil, sans qu'on puisse lire sur son visage s'il apprécie ou pas ce qu'il voit. Il ne prend pas la peine de lui expliquer, ils n'ont d'ailleurs vraiment pas le temps pour ça. Tout ce qu'il espère c'est que Nate aura au moins assez de bon sens pour rentrer dans son jeu et comprendre où il veut en venir. Un peu trop brusque, il lui attrape le poignet et l'attire derrière lui, le traînant jusqu'à l'entrée de l'arrière-salle où un gorille les détaille d'un air soupçonneux avant de les laisser passer en échange de leurs baguettes respectives, un sourire salace sur les lèvres, en leur souhaitant une bonne soirée. Avery remercie avec cette assurance qui n'appartient qu'à lui et pénètre dans une grande salle circulaire composée de nombreuses alcôves, certaines occupées par des couples plus ou moins avancés dans leur péché de chair, d'autres vides, une dernière enfin, occupée par deux hommes qui, loin de se dévêtir, conversent plutôt à voix basse. L'air de rien, Miller entraîne son coéquipier vers l'alcôve la plus proche, celle qui offre une vue plongeante sur leurs cibles sans pour autant permettre de les entendre. « Assis. » intime-t-il en le poussant légèrement pour qu'il s'installe sur la banquette, tandis qu'il le rejoint presque aussitôt. D'où il est, Avery ne peut voir leurs deux suspects, puisqu'il leur tourne le dos, mais Nate lui, doit les voir à la perfection. Dans un soupir las, il se penche sur Nate, sa main se posant au niveau de sa hanche gauche, tandis que l'autre vient se blottir au creux de sa nuque et que son visage s'approche du sien jusqu'à ce que ses lèvres trouvent son oreille et y susurrent. « Bouge pas. Allez, à toi de jouer, dis-moi ce qu'ils disent. Et panique pas, je vais pas te violer. » Il précise au cas où, parce que Nate a l'air tellement coincé qu'il est capable d'appeler au secours et de tout faire foirer. Vu de là, ils ont l'air d'un énième couple prêt à s'envoyer en l'air et les dents d'Avery se plantent doucement dans l'épaule nue du jeune homme, y mordillant légèrement, juste pour faire plus vrai.
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« Une idée de plan ? » « Enlève ton t-shirt. » Le jeune homme allait allumer sa cigarette, ayant repris des mains de Miller son briquet, quand son cerveau capta ce qu'il venait finalement de dire. Il fronça doucement les sourcils, le regardant d'un air de demander ce qu'il entendait par là. Enlever son t-shirt, vraiment? Il n'était pas une catin pour ça. « C'est ça, le plan. Fais ce que je te dis, enlève moi ce putain de t-shirt. » Il le fixa, un long instant, puis ses yeux vairons suivirent son regard. Là-bas, derrière les lourdes tentures de soie, il ne doutait pas que c'était la salle où tout allait se passer, et pour y entrer... ah. Le rouge lui monta brutalement aux joues alors que ses doigts se crispèrent sur le briquet. Il glissa ses mains sur son propre t-shirt et d'un petit geste troublé et hésitant retira sa chemise blanche pour laisser entrevoir un torse parfaitement imberbe, une peau de pêche blanche et claire, peut-être un peu trop. Son squelette, loin d'être chétif, affichait des muscles saillants et fins pour toute couverture. Pas un baiser, pas une griffure, comme si jamais il n'avait été foulé, jamais il n'avait été touché. Une sorte d'éphèbe oui, mais quel éphèbe aurait pu se targuer d'avoir un regard aussi pénétrant, d'avoir une allure aussi digne, et une tignasse aussi sombre, le faisant facilement passer pour un ange déchu, les ailes en moins.

Ses yeux vairons se posèrent dans ceux d'Avery, comme pour y chercher une certaine satisfaction mais le jeune homme ne semblait pas décider à lui laisser comprendre ce qu'il ressentait sur le moment. Il est timide le petit ange et ne bouge pas d'un pouce avant qu'il ne l'attrape par le poignet et le traîne derrière lui. Naturellement, Nathaniel le suit à la trace, les joues un peu rouge, le rendant plus fragile, plus séduisant aussi pour qui aime la fragilité. Il est un peu docile, un peu soumis. Ses penchants reprennent le dessus, ses mauvaises habitudes, car si Nathaniel rêvait un masque horrible le jour, c'est un chaton au lit, doux et ronronnant, qui ne demande que plus de chaleur sur sa peau. Il rougit rien qu'à y penser et baisse les yeux devant le videur, tout honteux. Il tient par la manche ce qui était sa chemise et a un petit air de garçon que l'on traîne. Le gorille ne capte pas une seule seconde, il préfère s'attacher à la figure assurée d'Avery et les fait passer. Tant mieux quelque part. Tant pis aussi.

Nate ferme les yeux et avance en silence. A droite de lui, un couple s'ébat déjà amoureusement. Il rougit plus vivement et détourne le regard. Ses doigts jusqu'alors libres se resserrent doucement autour du poignet de son coéquipier, l'air un peu bête. Il a beau être un policier et un criminel à la fois, il ne semble pas que ce genre de bordel entre dans ses lieux habituels. Ses doigts serrent doucement la main d'Avery qu'il suit, silencieusement. Il ne se rend même pas compte que Miller s'arrête, son visage cognant à peine contre son épaule alors qu'il zyeutait d'un œil curieux une alcôve entrouverte sur trois jeunes garçons et une jeune fille. Il relève le nez, mais aussitôt retombe sur la banquette, sur les fesses. « Assis. » Comme une pucelle à sa première fois, Nathaniel rougit comme une tomate. Ses joues écarlates sont brûlantes sous la gêne, quand bien même il se laisse faire et frissonne au toucher de la peau d'Avery sur la sienne. Il se racle doucement la gorge et ferme à demi les yeux en sentant ses lèvres, son souffle sur son oreille. Il ne se sent pas vraiment pas, mais pas non plus mal. Le sentiment est étrange, et lui rappelle combien le sang de Bonnie, sur ses doigts, n'a fait qu'aider son attirance pour le brun.

« Bouge pas. Allez, à toi de jouer, dis-moi ce qu'ils disent. Et panique pas, je vais pas te violer. » Complètement rouge, Nate ne cille pas, mais ne réponds pas non plus. Ses doigts glissent lentement sur le dos d'Avery, comme s'il voulait faire semblant mais n'arriverait finalement pas à s'imposer, comme s'il demandait la permission quand Miller ne l'avait pas même demander. Ses yeux se fixent sur les deux hommes qui parlent en face d'eux mais il ne peut s'empêcher de feuler tendrement quand il mordille sa peau, ses doigts s'enfonçant dans sa peau alors qu'il couine, marmonnant d'un petit ton menaçant « Putain fais pas ça Miller... », et laisse ainsi sa phrase en suspens, les cuisses serrées.

Ses yeux cependant ne lâchent pas d'une semelle l'étrange duo de cachottier, et ses yeux lisent sur les lèvres. Sa bouche vient se perdre dans les cheveux d'Avery, et s'il murmure d'un souffle chaud et grave, à voix basse, des choses, ceux ne sont certainement pas toutes les choses qu'il compte lui faire ce soir : « ...Tu sais qu'on est suivi? Le...Le ministre a contacté l'ambassade, on a plus beaucoup de temps... F...Faudrait qu'on... » il se tait, un instant, car les deux hommes le regardent, un instant, un instant durant lequel il exquise un sourire et griffe tendrement le dos de son pseudo amant, les deux hommes détournant aussitôt leur regard, reprenant « ...qu'on voit ça avec D-Dino...le c-convoi arrive demain, alors... » une jeune fille entre au même moment dans le boxe des deux hommes et pose sur la table un plateau d'argent. Elle se redresse et jette un oeil dans le boxe d'en face, alors que Nate attire doucement Avery sur lui, l'ayant vu mais feignant d'être absorbé par la besogne du brun sur lui, marmonnant de nouveau, tout bas : « J'devrais être au dessus d'abord... ».




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Les manières de vierge effarouchée de Nate l'énervent au plus haut point mais il le garde pour lui, se doutant bien que lui faire la remarque ne fera que le bloquer davantage et c'est tout sauf ce dont ils ont besoin, là tout de suite. « Bouge pas. Allez, à toi de jouer, dis-moi ce qu'ils disent. Et panique pas, je vais pas te violer. » Il ne peut dissimuler un sourire amusé toutefois, lorsque ses canines se plantent légèrement au creux de son épaule, tendres. Ça l'amuse un peu, il doit le reconnaître et il s'avoue à lui-même qu'il en profite un peu, encouragé par les rougissements intempestifs de son équipier. Avec Logan, ça aurait été moins drôle, ça, c'est certain. « Putain fais pas ça Miller... » Le feulement de Nate ne passe pas inaperçu mais Avery préfère le mettre sur le compte de l'embarras et de la gêne plutôt que sur un quelconque plaisir. Il ne conçoit d'ailleurs pas que cela puisse plaire à Ellroy, sinon, sans doute se serait-il abstenu ou aurait-il, du moins, moins forcé le trait. « ...Tu sais qu'on est suivi? Le...Le ministre a contacté l'ambassade, on a plus beaucoup de temps... F...Faudrait qu'on... » Le souffle chaud du jeune homme dans ses cheveux aurait presque tendance à le rendre fou mais il se retient ; ce n'est tout de même pas le moment, quand bien même ce serait l'endroit idéal. Ses doigts quittent la peau du jeune homme pour aller s'accrocher au dossier de leur banquette parce que s'il continue à jouer de cette façon, il ne répond plus de rien. Si son esprit se veut fort, son corps lui, risque de trahir bien assez tôt ce qu'il en pense réellement. Il siffle entre ses dents lorsque les ongles de Nate lui griffent le dos et il se tend, crispé d'un seul cou, comme son visage reste sagement niché dans le creux de sa nuque. « ...qu'on voit ça avec D-Dino...le c-convoi arrive demain, alors... » La serveuse qui arrive avec son plateau interrompt visiblement la conversation de leurs deux cibles et il capte, lui aussi, dans un discret coup d’œil, le regard suspicieux qu'elle lance dans leur direction, comme si elle sentait l'anguille sous la roche. Absorbé dans ses pensées, il ne réagit au fait que Nate l'ait attiré sur lui que lorsqu'il est déjà trop tard pour s'en défaire sans attirer l'attention. Déjà que celle de la serveuse est braquée sur eux, il ne faudrait pas paraître encore plus suspect. « J'devrais être au dessus d'abord... » « Ouais c'est ça. On aurait été grillés direct, comme si c'était crédible un seul instant. » pouffe le jeune homme à son oreille. Ses mains ne le touchent toujours pas mais il sent bien le regard insistant de la jeune femme vrillé sur sa nuque. Un autre coup d'oeil lui permet de confirmer qu'elle est toujours là, à les observer éhontément, le nez plissé, comme si elle n'attendant que la moindre preuve pour crier à l'intrus. « Putain, elle fait chier cette conne. » marmonne Miller en la maudissant intérieurement, bien conscient qu'elle ne va pas les lâcher tant que ses soupçons ne se seront pas envolés.

Alors d'un geste résolu, il retire son t-shirt et le laisse tomber aux pieds de Nate, sans autre forme de procès. Contrairement à son compagnon du soir, son torse à lui est halé par le soleil et façonné par les heures passées à s'entraîner de façon intensive. Sur tout le flanc droit se dessine les contours noirs d'une vouivre à la gueule menaçante dont le reste du corps se perd sous les plis de son pantalon. Au creux de son épaule gauche, un autre tatouage, plus récent celui-là, un simple "B" majuscule calligraphié posé sur une plume noire. Il suffit de le connaître un peu pour en comprendre la signification mais il ne pense pas que Nate fera le rapprochement. Sur le coup d'ailleurs, il s'en fiche complètement, il n'y pense pas le moins du monde. Tout ce qui importe c'est la mission et faire dégager cette connasse trop zélée. Alors sans prévenir, ses doigts se posent doucement sur le torse de Nate et le font basculer allongé sur la banquette, tandis que lui-même vient le surplomber presque aussitôt, affichant l'air gourmand que la serveuse s'attend sans doute à voir. Et comme il feint bien ces yeux fiévreux, ces lèvres un peu tremblantes et ces mains empressées ! Mais le feint-il seulement ? Il déglutit péniblement, se penchant sur lui, à califourchon sur les jambes de son équipier, s'appuyant sur ses bras tendus de part et d'autre de sa tête. Ses lèvres ne sont qu'à quelques centimètres des siennes mais il s'arrête là, les cheveux longs d'Avery leur fournissant une cachette improvisée des regards indécents de la jeune barmaid. Dans cette position, il n'est pas sûr que Nate puisse toujours voir les deux autres zigotos mais ils n'ont pas le choix. Mieux vaut louper quelques bribes de conversation que de se faire sortir manu militari parce que cette petite conne aura donné l'alerte. « Ferme pas les yeux surtout et trouve moi une heure de rendez-vous, bon sang. » murmure-t-il dans un souffle avant de remettre ses mèches derrière son oreille, laissant ainsi la vue libre de leurs mouvements à la jeune demoiselle. Sans l'en informer, ses lèvres s'accrochent aux siennes avec une passion calculée, avides presque, comme le feraient celles d'un vrai amant à ce moment précis. Il ne ferme pas les yeux cependant, plantant ses prunelles vertes dans celles de Nate tandis que sa main remonte sur le côté de son visage pour aller se perdre dans ses cheveux. Le dévisager ainsi, pour sûr, ça n'a rien de sensuel mais au contraire, cela ne fait qu'ajouter à sa propre excitation. Il joue à la perfection, Avery, sans doute en partie parce qu'il n'a pas à jouer. Il espère juste que Nate saura cacher sa surprise et son éventuel dégoût et qu'il ne perdra pas ses moyens au point de louper l'heure et le lieu de rendez-vous pour la livraison. Le baiser se prolonge longuement jusqu'à ce qu'un regard en biais indique à Avery que la jeune serveuse s'en est allée, visiblement satisfaite par leur démonstration. « Dis moi que t'as quelque chose... Sinon on risque bien de finir à poils, à force... » Et vus comme ils sont partis, il n'a sans doute pas tort.
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« Ouais c'est ça. On aurait été grillés direct, comme si c'était crédible un seul instant. »  Un petit moment, Nate baisse les yeux en rougissant, presque vexé par la remarque. Ça veut dire quoi ? Qu’il n’est pas viril ? Il lui montrerait bien l’étendu de sa virilité mais le regard d’une jeune femme l’intimide et le pauvre petit ange sombre rougit un peu plus, tournant la tête, rouge. Son regard la brûle, non parce qu’il est en mission, mais sous le regard d’une autre, il ne l’a jamais fait, et quelque part ça le perturbe.  « Putain, elle fait chier cette conne. » Nathanael lui ne bouge pas d’un pouce, les joues brûlantes, ses doigts s’enfonçant dans sa peau, un peu plus, mais il retire quasiment aussitôt son t-shirt. Les mains du brun le lâche aussitôt, l’observant. Ses yeux ne peuvent pas s’empêcher de caresser son torse du regard, et il rougit un peu, ravalant difficilement sa salive. Ce qu’il voit lui plaît, et c’est bien ça le problème. Il détourne le regard, ses yeux vairons se plantant dans ceux de la jeune femme qui les regarde, d’un regard qui crie à l’aide, mais pas vraiment. Mais ses yeux se détournent dès qu’Avery change de position, basculant sur le dos. Il rougit davantage, encore plus docile et soumis. Ses cuisses se ferment aussitôt, comme un réflexe de pucelle.  Ses yeux accrochent un instant son épaule, remarquant le « B » tracé à même sa peau, mais presque aussitôt ses yeux viennent se planter dans ceux de son coéquipier, frissonnant sous lui. Il rougit davantage qu’une plume noire, ça ne peut-être qu’un corbeau, et quoi de plus aphrodisiaque que d’être gravé à même la chaire, quand bien même ça serait en rapport uniquement avec sa sœur ? Il soupire lourdement, presque assez pour être entendu quand il feint son air langoureux. C’est bête puisque pendant un moment, Nathanael y croirait presque. Il rougit, le fixant, le voyant se rapprocher et il ne fait que rentrer à peine sa tête dans ses épaules, le fixant. Ses joues vont finir par brûler quiconque les toucheraient tant elles rougissent de leur proximité. Il en tremble presque. Non, il en tremble. Ses yeux vairons se baissent, pour se poser sur la bouche d’Avery qu’il voit de beaucoup trop près dans cette cage de chaire, aussi attirante que dangereuse.

« Ferme pas les yeux surtout et trouve moi une heure de rendez-vous, bon sang. » « Désolé… » Il murmure à peine, ou est-ce un petit gémissement étouffé ? Plus vraiment sûr de ce que fait son corps, ne répondant même plus vraiment à son crâne. Il ferme les yeux le temps qu’Avery repousse ses mèches et les rouvre juste au moment où ses lèvres s’accrochent aux siennes. Ses grands yeux vairons le fixent. Ses iris en tremblent d’un plaisir qu’il tente tant bien que mal de dissimuler, mais ses lèvres répondent. Un instant seulement. Car il comprend quand Miller dévie les yeux qu’ils sont là pour une mission, et uniquement cela. Ses prunelles vairons se fixent sur les lèvres des hommes qui ont repris leur dialogue, leur combine. Les joues brûlantes, il suit le dialogue, ses mains venant accrocher le torse de son amant improvisé, ses ongles serrant sa peau, profondément, comme s’il ne voudrait pas qu’il le quitte, puis enfin il pousse un petit soupire quand Miller relâche. Il pourrait aussi bien reprendre son souffle qu’autre chose : son calme. « Dis-moi que t'as quelque chose... Sinon on risque bien de finir à poils, à force... » « La… la zo-one industr-rielle… d-de Cro-omer… le p-port… » Il en bégaie, sous la gêne. Ses yeux restent fixé pourtant sur les lèvres des deux compères, mais il rougit et soupire doucement. « J’ai p-pas le jour et l’heure… » Il renifle, calmement, regardant les deux hommes boire leur café. Pendant ce court instant, il ferme les yeux et sert davantage les cuisses, comme pour cacher un pli inhabituel au niveau de sa braguette, et un début de réaction. Comme quoi le corps ne suit pas toujours l’esprit. Il ravale lourdement sa salive et rouvre de nouveau les yeux, sa tête tournée sur la droite, ses doigts attirant la tête de son coéquipier contre sa gorge, feignant de feuler sensuellement, fixant la table puis finalement reprenant le cours de la mission, ses doigts serrant les épaules de Miller pendant que son regard, fiévreux et chaud, fixe l’un des deux hommes, qui parle de livraison. Il feule de nouveau, se tendant sous Miller, son pantalon de plus en plus déformé quand, au moment le plus inattendu, une heure tombe sur la bouche d’un des deux compères. Nate s’empresse de tourner la tête pour venir nicher son visage contre l’oreille de son faux amant, soupirant lourdement à son oreille « Vingt-deux heures trente, cargo Désirée, s-sur le quasi du p-port de Cromer… ». Son cœur bat la chamade dans sa poitrine alors qu’il reste allongé sur la banquette, sans bouger. Est-ce qu’il pourrait seulement bouger d’ailleurs ? Ses joues sont si brûlantes qu’il pense un instant avoir de la fièvre.

Alors qu’il va pour repousser Miller de sur lui, rouge de honte à cause de sa trique dont il ne sait toujours pas si son coéquipier a remarqué l’existence, son nez tape dans le jeans d’un des deux hommes qui depuis tout à l’heure discuter. Alors qu’il relève la tête, il remarque bien la gueule du premier. C’est un petit joufflu, un peu rond, épais comme une armoire, quoi que moins que Miller. Le second, derrière, est barbu, avec une gueule de rat. Il est sec comme un fil de fer, et ses cheveux tombent sur ses épaules, un peu gras. Nathanael ne dit pas un mot, son petit air effarouché n’en dit pas davantage. « Tu nous r’gardes d’puis tout à l’heure, alors, avec mon copain, on s’demandait si… si t’avais quelque chose à nous dire, ou… si t’voulais qu’on t’fasse quelque chose, tu vois… »
L’air de Nathanael ne change pas. Peut-être même que ça se dégrade. Encore plus rouge, c’était impossible ? Eh bien non.




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« Dis-moi que t'as quelque chose... Sinon on risque bien de finir à poils, à force... » « La… la zo-one industr-rielle… d-de Cro-omer… le p-port…  J’ai p-pas le jour et l’heure… » Ouais, ben tu ferais mieux de la trouver si tu ne veux pas que ça dégénère, pense pour lui-même le jeune Miller. A ce rythme là, ils risquent effectivement de se retrouver dans une vilaine position pour ne pas se faire prendre. Ou du moins, ça c'est ce dont tente de se persuader Avery, comme si tout cela lui déplaisait. Il sent bien d'ailleurs que Nathanael se tend sous lui, feulant avec tant de passion qu'on y croirait presque à ces soupirs de plaisir. Il le laisse l'attirer contre sa gorge et ferme les yeux quelques secondes, respirant son parfum à pleines narines. Tout ça a quelque chose d’enivrant et, pour un peu, il prierait presque pour que ça ne s'arrête pas. Mais ça doit s'arrêter, cependant. « Vingt-deux heures trente, cargo Désirée, s-sur le quasi du p-port de Cromer… » Les joues cramoisies de son équipier sont justes adorables. Brave petit. Avery ne peut retenir un sourire de satisfaction ; au moins ils ont eu ce qu'ils étaient venus chercher et c'est bien là le principal, non ? Il acquiesce d'un simple mouvement de tête et se compose un visage plus fermé, retour à la normale : il ne faudrait pas que Nate s'imagine que ça l'a amusé ou qu'il y a pris un plaisir quelconque. Pas du tout. Par contre ses prunelles tombent sur la protubérance au niveau de son entrejambe avec un air étonné. Il fronce les sourcils s'apprêtent à demander une explication quand une voix vient les interrompre dans leurs pseudo-ébats. «« Tu nous r’gardes d’puis tout à l’heure, alors, avec mon copain, on s’demandait si… si t’avais quelque chose à nous dire, ou… si t’voulais qu’on t’fasse quelque chose, tu vois… » Le regard de Miller va de l'un à l'autre avant de revenir sur le visage de Nathanael qui semble avoir fait un blocage nerveux. Avery soupire ; heureusement qu'il est là, lui, sinon son jeune collègue se serait fait bouffer tout cru par les deux grands méchants loups. L'espace d'une seconde ou deux, il se dit que ce serait quand même drôle de le laisser se débrouiller tout seul, juste pour rire, mais il est bien conscient, au final, que le laisser à leur merci risquait bien de lui être fatal. Nate semble si fragile qu'il risquerait de casser entre leurs doigts brutaux. Si Avery avait la moindre idée... Lentement, le jeune homme se relève, dans un ralenti étudié qui laisse aux deux opportuns tout le temps pour apprécié sa carrure taillé dans le roc ou peu s'en faut et, quand il est enfin debout, il les surplombe tous les deux. Ses yeux lancent des éclairs et il gronde à mi-voix. « Celui-là, il est à moi, allez-vous en trouver un autre... » Les deux autres ne semblent pas convaincus et il voient bien leurs yeux qui se reposent sur Nate toujours allongé sur la banquette, leurs yeux qui dévorent son corps à moitié nu et qui se repaissent de sa peau blanche. C'en est presque insultant ; c'est quoi leur problème à toutes ces pédales ? Il est trop viril pour leur plaire ou quoi ? « Il nous regardait avec vraiment... vraiment beaucoup d'insistance... » « Et alors, qu'est-ce tu veux que ça me foute ? » Le problème avec Avery, c'est qu'il perd facilement patience mais, heureusement pour lui, il a un physique qui lui permet de s'en prendre aux gens de cette façon. Sûr que s'il avait été un gringalet dans le genre de Nate, il aurait fermé sa gueule, lui aussi. « Il est avec moi, j'ai dis. S'il a tellement chaud au cul, vous n'aurez qu'à vous servir quand j'lui aurais réglé son compte. » Il a un sourire carnassier proprement effrayant. « A supposer qu'il sache encore comment marcher jusqu'à votre table quand j'en aurais fini avec lui, bien sûr... »

Ça a au moins le mérite de les faire réfléchir et, c'est visiblement à contrecœur qu'ils s'éloignent, regagnant leur alcôve en lorgnant toujours dans leur direction, comme s'ils n'attendaient que ça, qu'Avery ait fini de se servir pour se jeter sur ses restes. Il serre le poing, gronde un instant en les crucifiant du regard, avant de leur tourner le dos, ses prunelles vertes se posant sur Nate, furieuses. « T'es complètement con ou quoi ? On t'a pas appris la discrétion pendant ton stage ? HEIN ? » Il l'attrape par le bras sans ménagement et le force à se relever, furax, ses doigts s'enfonçant douloureusement dans la chair du jeune homme. « J'aurais peut-être dû les laisser te sauter, non ? Ça t'aurais au moins enseigné une leçon ! » Il se montre dur avec lui, volontairement. Sans les penchants salaces de leurs deux cibles, il aurait aussi bien pu faire tout foirer et, privés de leurs baguettes, ils seraient déjà morts ou pas loin. Il siffle, desserre sa poigne sur son bras au fur et à mesure qu'il inspire profondément pour se calmer, victime d'une autre de ces colères violentes et soudaines qui le prennent parfois, depuis la mort de Bonnie. Finalement, ses prunelles redescendent sur l'entrejambe de Nate, sans chercher à se cacher, tandis que ses doigts quittent son bras pour attraper l'un des passants de ceinture de son jean's et s'en servent pour l'attirer à lui, brutalement, faisant coller son bassin contre le sien. De loin, ça ressemble sans doute à des préliminaires un peu musclés entre un dominant et son soumis. De près aussi, d'ailleurs. « A quoi tu joues, Nate, mh ? » Sa main libre se pose sur sa hanche, y enfonçant ses ongles. Avery est en colère. Et la colère chez lui ne donne jamais rien de bon. « T'as quand même pas envie de moi, pas vrai ? » Ses doigts remontent de sa hanche jusqu'à sa gorge en une caresse sauvage, tandis que ses phalanges se referment doucement sur son cou. Avec les mains qu'il a, il pourrait presque l'étrangler, là tout de suite. « Tu prendrais quand même pas le risque que je te brise, petit agneau fragile que tu es... » Il le repousse sur la banquette pour qu'il retombe assis. Vu d'en dessous, Avery fait encore plus peur, sans doute, d'autant plus que son changement d'humeur doit déconcerter le jeune Nate. Logan aurait su quoi faire lui. Il l'aurait pris dans ses bras, aurait posé sa main sur sa nuque et Miller aurait craqué, enfouissant son visage dans son cou pour y pleurer. Car après tout, tout ça n'avait qu'à voir avec le traumatisme de la mort de sa sœur. Comme tout le reste. Il lui balance son t-shirt au visage. « Rhabille-toi si tu veux pas que je change d'avis et que j'te prenne sur la banquette comme toutes ces autres putes. » C'est violent, sans doute, mais au moins Nate sait à qui il a à faire. La colère retombée, Avery se répandra en excuses mais ça, Nate ne le sait pas encore.
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Natanael "Nate" Ellroy
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Sean O'Pry © Shiya

Maintenant il était sûr, Avery savait. Nathanael sentit sa tête défaillir entre la nouvelle de son érection impromptue et les deux mafieux qui semblaient s’intéresser de près à sa chaire, mais il passa à côté de tomber dans les pommes. A la place, son cœur se serra, méfiant, et Avery se dressa. Après tout, qu’est-ce que Nathanael pouvait faire ? Pleurer en lui disant qu’il n’était pas même homosexuel ? Non, ça aurait été un mensonge. Un homme n’aurait jamais bandé contre un autre homme, à moins de l’être. Le brun se contenta de lever ses mains et de les passer sur ses yeux, comme pour soulager sa gêne grandissante. Son petit cœur battait bien vite.  « Celui-là, il est à moi, allez-vous en trouver un autre... » Un long silence se fait dans la petite alcôve. Nathanael ne pipe pas mot, ses grands yeux vairons observent la scène, d’un œil presque lointain. Il se demande si tout ça est réellement en train de se passer, si ces hommes aux regards lubriques projettent réellement de le dévorer sur cette banquette avec pour seule idée, finalement, d’assouvir des penchants animaux ? Un petit haut-le-cœur le prends alors il détourne les yeux de ces deux énergumènes, priant intérieurement que son coéquipier est un peu de cœur pour lui épargner la souillure. Sa peau, belle et blanche, n’est pas fanée ; il serait bien triste qu’elle le soit après les baisers putrides d’édentés. Ça sent la syphilis à plein nez, c’est désagréable, pense-t-il un moment. « Il nous regardait avec vraiment... vraiment beaucoup d'insistance... » « Et alors, qu'est-ce tu veux que ça me foute ? » Décidément, les prunelles brûlantes du jeune homme ne cessent pas de fixer Avery avec ce petit regard suppliant. Ne me laisse pas ici, crierait-il s'’l pouvait. En même temps, comment être concentré quand on a un apollon sur le bide qui vous mord et vous renifle ? C’est un peu facile de tout lui mettre sur le dos, mais quand il est seul, il est autrement plus efficace que ça. Aucun beau Miller pour le divertir, aucune caresse pour le faire feuler, rien. Juste lui et son travail. « Il est avec moi, j'ai dit. S'il a tellement chaud au cul, vous n'aurez qu'à vous servir quand j'lui aurais réglé son compte. A supposer qu'il sache encore comment marcher jusqu'à votre table quand j'en aurais fini avec lui, bien sûr... » Les joues brûlantes de Nathanael vont éclater. Il prend ce petit air offusqué qu’ont parfois les vierges effarouchées, et sa voix se bloque dans sa gorge, sous la honte. Un petit regard aux deux hommes qui s’éloignent, ses iris vairons se posent de nouveau sur Avery. Alors qu’il va pour s’exclamer, il se tait en voyant les prunelles vertes de Miller sur lui, comme voulant le tuer. Il baisse aussitôt les yeux, avec ce petit air de chien battu. Il en grimacerait presque.

« T'es complètement con ou quoi ? On t'a pas appris la discrétion pendant ton stage ? HEIN ? » Il sursaute quand Avery l’attrape par le bras, couinant sous la force de son ami alors qu’il fixe sur lui ses grands yeux bien ouverts, s’empêchant de gémir de douleur. « D-Désolé ! » « J'aurais peut-être dû les laisser te sauter, non ? Ça t’aurait au moins enseigné une leçon ! » Nathanael soutient un instant son regard avant de comprendre. Il baisse les yeux et le laisse faire ses travaux respiratoires, ne pouvant finalement s’en prendre qu’à lui-même. Il reste alors sagement là, à fixer les pieds de Miller, ou peut-être le sol fait de moquette couleur serpent, un vert foncé, presque noir. Il attend la suite de la sentence, mais Avery l’attire déjà à lui. Nathanael ne lutte même pas. Il ferme les yeux, pensant un instant qu’une bonne gifle sera son châtiment, mais comprend que non lorsque son bassin frotte dangereusement contre le jeans de son coéquipier. Il ouvre aussitôt les yeux, l’air gêné et penaud quand ses yeux se plongent dans les deux jaspes du plus grand. Il se pince les lèvres, son visage se crispant un peu.  « A quoi tu joues, Nate, mh ? » Il rougit brutalement et se mord la langue, ses doigts se levant aussitôt, prêts à repousser Avery, même si sur le moment, elles ont davantage l’air d’attendre de se poser sur son torse, comme pour mieux s’y accrocher. « T'as quand même pas envie de moi, pas vrai ? » Sa voix se bloque dans sa gorge alors qu’il essaye de dire non, son corps réagissant en un frisson douloureux à cette caresse indigne. Ses jambes se mettent à flageller, comme s’il venait de naître à nouveau, faible et sans défense. Sa bouche est sans doute entrouverte, donnant à son visage d’ange rougissant des airs tantôt envieux, tantôt davantage naïf, un fin mélange entre l’ange et le démon en somme. Il est soumis, le fixe, l’observe, détaille les moindres parcelles de ce visage qu’il connaît si bien mais qu’à chaque fois il redécouvre. Il a les mêmes yeux que sa sœur. Il le sait. Son petit cœur à l’intérieur accélère encore. Le même nez affirmé. Mais il y avait quelque chose de plus doux chez Bonnie, même une fois sa tête tranchée. Il baisse les yeux, laissant ses dernières armes aux pieds de Miller. « Tu prendrais quand même pas le risque que je te brise, petit agneau fragile que tu es... »

Nathanael tombe. Il ne se retient même pas. C’est le dossier qui arrête sa chute quand il fixe, là, juste devant lui, Avery. Une montagne de muscle, une force de la nature en somme, avec ce regard de prédateur et ce squelette dur comme l’acier. Il est magnifique. Une plume sur le torse, comme pour décoré. Miller doit ignorer que ça le ravit. C’est comme s’il l’honorait. Un nom sur ce torse n’aurait pas été plus doux à ses yeux. « Rhabille-toi si tu veux pas que je change d'avis et que j'te prenne sur la banquette comme toutes ces autres putes. » Nathanael ne répond rien à ça. Il n’est pas une pute. Il n’a rien d’une pute d’ailleurs, pas avec sa candeur et sa douceur de femme. Il baisse au plus les yeux et ramasse un t-shirt qu’il enfile bien silencieux. Finalement il se lève et regarde, du coin de l’œil, Avery, et le contourne. C’est dans le même silence qu’il sort lentement de l’Amortensia. Sur la porte, sa main tremblante sort de sa poche son paquet de cigarette. Il en sort une, et l’accroche à ses lèvres. Un regard jeté sur le côté lui indique de Miller est sorti lui aussi, qu’il est là. Il souffle gravement. « Je… Je suis pas une pute. Ni un agneau fragile. » Il le regarde fixement, le regard droit. Terrible.




Oh Darling,
Darling, What I have done ?
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Le Corbeau & la Vouivre - Nate & Avery
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