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 Not a first meet - (j!han)

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mudblood squad
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Mars 2017 à Chicago. La neige a laissé place à la pluie et la température remonte peu à peu. Le Northwestern Memorial Hospital est un hôpital universitaire, il accueille donc un bon nombre d’étudiants en médecine. Les titulaires aussi se succèdent au fil des mois et des années. Le service des Urgences est comme toujours plein à craquer, cependant, c’est un nouveau jour car un titulaire est parti à la retraite cédant ainsi sa place à du sang neuf. Ce dernier n’a plus qu’à faire ses preuves parmi ses élèves et ses pairs.

Contexte provenant de nos cerveaux plein d’imagination.

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mudblood squad
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Maleah « Leah » Ianuali
J'ai 25 ans ans et je vis à Chicago, Illinois, États Unis. Dans la vie, je suis interne en médecine et je m'en sors moyennement, je fais avec ce que me donne la vie). Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, du moins, ça dépends des jours.



Originaire de Hawaii, Leah est la petite dernière de la famille. Elle a deux frères aînés. Ses parents sont décédés alors qu’elle était jeune, son frère ainé à alors obtenu sa garde ainsi que celle de son autre frère. – Ils sont tous les trois très proches, ils se donnent des nouvelles au moins, une fois par jour.- Ils ont déménagés de Hawaii pour atterrir à San Diego. – Têtue, déterminée, franche, passionnée, aimante, jalouse, et parfois nerveuse face à l’inconnu. – Elle a toujours rêvé de devenir médecin, elle a donc travaillé dur pour entrer dans la meilleure école possible (malgré le coup des études) – Elle est interne aux Urgences et malgré le fait qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée pour tout faire, elle aime son boulot. – Célibataire, elle n’a pas vraiment le temps à consacrer à quelqu’un, elle se sentirait trop oppressée ou coupable d’avoir un homme à ses côtés. Ses frères ne se gênent pas pour la charrier.


phoebe tonkin © schizophrenic


 La lumière grise du jour n’avait pas encore filtrer au travers de mes volets que ma colocataire frappait à ma porte pour me réveiller. Cette dernière était interne au Northwestern Memorial, tout comme moi, mais dans le service de gynécologie. Nous avions enchaîné les gardes ces dernières semaines et mon jour de repos m’avait semblé trop court. J’adorais mon travail, chaque jour était différent et les heures semblaient trop courte pour tout réaliser dans le service. J’avais choisi les  Urgences car toutes les spécialités semblaient y cohabiter. Je ne tardais pas à m’habiller, nouant ensuite mes cheveux bruns en une queue de cheval serrée. Je jetais, à peine, un coup d’œil dans le miroir. Je n’avais pas vraiment besoin de savoir quelle tête j’avais, il n’y avait pas grand changement dans ma tenue ni ma coiffure par rapport au jour précédent. J’attrapais mon thermos de café avant de suivre ma colocataire et de fermer la porte de l’appartement. La pluie semblait être de mise aujourd’hui. Quand je pensais que j’avais troqué la luminosité et la chaleur de San Diego pour les hivers glacials de Chicago. Mais c’était une superbe ville. Le trajet en métro puis jusqu’au vestiaire  s’effectua en silence car chaque minute de calme pouvait être savourée avant l’arrivée dans le tumulte de l’hôpital. Le bourdonnement des conversations et le claquement des casiers des internes résonna à nos oreilles. Je déposais mes affaires en écoutant les conversations d’un air distrait. « Un nouveau titulaire est censé arriver aux Urgences. », entendis-je. C’était vrai, le Docteur Simmons avait – finalement – décidé de prendre une retraite bien méritée pour laisser place à un nouveau titulaire. Le mystère semblait plané au dessus de l’identité de ce dernier. Toutes les jeunes femmes semblaient vouloir un bel homme pour pouvoir revisiter les épisodes de Grey’s Anatomy à leur sauce, les hommes semblaient s’attendre à quelqu’un avec lequel ils pouvaient rivaliser. « Alors, impatiente de découvrir la tête du titulaire mystère. », me lança ma colocataire en réajustant son badge sur sa poche. Je ris doucement. « J’espère qu’il est bon dans ce qu’il fait. », répliquais-je, le sourire aux lèvres. Elle leva les yeux au ciel, exaspéré par mon manque d’enthousiasme à colporter des rumeurs. Nos chemins se séparèrent alors qu’elle prenait le chemin de son service et moi du mien en suivant mes camarades. Nous attendîmes pendant quelques minutes avant que le directeur de l’hôpital ne fasse son entrée, suivit du nouveau titulaire. Le mystère était levé, j’en restais totalement bouche bée. Je fixais l’homme sans aucune retenue pendant quelques instants avant de reprendre contenance. Cependant, je n’arrivais pas à me concentrer sur le discours d’introduction que le directeur récita. Cet homme, je le connaissais plus que bien. C’était le meilleur ami de mon frère aîné, il avait passé autant de temps dans notre demeure familiale que dans la sienne. Il avait été celui qui m’avait pousser dans la voie de la médecine, il m’avait préparer pour mon entrée à l’école de médecine, sur la pression qui allait s’exercer sur mes épaule. Il avait toujours été là pour prendre soin de moi ainsi que de mon autre frère lorsque notre aîné partait en mission militaire. Ce n’était donc pas un étranger, loin de là. Comment pouvait-il être là ? Il était censé être titulaire dans un tout autre hôpital. Il savait pertinemment que j’étais interne ici, pourquoi ne m’avoir rien dit ? Je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis un bon bout de temps, du moins de vive voix. Mon frère me relayait les informations la plupart du temps, mais il fallait croire que ce dernier avait eu un trou de mémoire pour m’informer d’une telle surprise. Je déglutis lentement en proie à une gêne intense. La dernière fois que je l’avais vu, mes lèvres étaient contre les siennes, un peu comme dans un adieu bizarre et le voilà en face de moi, c’en était déconcertant. Le directeur nous souhaita une bonne journée alors que j’interrompais mes pensées pour me concentrer sur ce que l’infirmière nous lança sur les patients dans les différents box. Je gardais le regard fixé sur elle, en hochant la tête parfois en signe d’accord. La journée allait être longue au possible si il me fallait tenter de l’éviter. Pourtant, j’étais bien déterminée à le faire pour que je ne sois pas la cible de ragots. Il était bien hors de question que je sois réduite aux moqueries de mes camarades ou traiter de favorite ou de lèche bottes. J’inspirais lentement avant de suivre un résident avec qui j’avais l’habitude de travailler. De patient en patient, la matinée passa vite et la pause déjeuner aussi. Bien que courte comme d’habitude, j’avais pu relâcher la pression. Je reprenais alors le chemin des Urgences, une tasse de café à la main, breuvage nécessaire pour tenir jusqu'à ce soir.
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j!han
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Nathaniel Adamson
J'ai 42 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis le nouveau titulaire des urgences de l'hôpital de Chicago, spécialisé en traumatologie et je m'en sors plutôt très bien. Sinon, grâce à mon amour du travail, je suis célibataire et je le vis plutôt mal depuis quelques temps.



Originaire des Etats-Unis, Nate est né à San Diego d'un père inconnu et d'une mère absente + Il a très vite développé des liens très fort avec ses voisins et a passé tout son temps avec eux dans son enfance face à l'indifférence de sa figure maternelle + Il était médecin à l'hôpital de Los Angeles mais quand Chicago lui a proposé un poste de titulaire, il n'a même pas hésité. Il est impulsif et sa carrière a une importance primordiale pour lui + Il est doué sous la pression, il gère ses émotions à merveille, il est calme et droit en toutes circonstances, ce qui en fait un des meilleurs traumatologue du pays + La quarantaine l'a amené à réfléchir sur son célibat et la place qu'il voulait donner à l'amour dans sa vie.


daniel gillies © TAG
Les premières journées au travail pouvaient avoir un côté stressant. La peur de ne pas être à la hauteur de la tâche, l’appréhension de ne pas plaire à ses nouveaux collègues, de se retrouver seul sans que personne ne vienne parler au petit nouveau sous tel ou tel prétexte. Il y avait plusieurs facteurs qui pouvait rendre nerveux n’importe qui pour une première journée mais Nathaniel était calme. Il était dans le bureau du directeur de l’hôpital à écouter la présentation des lieux, des tâches, et même de quelques membres du personnel, il regardait avec intérêt son emploi du temps, ce qu’il allait être amené à faire au cours des semaines. En réalité, il avait demandé une période d’essai. Faire venir Nathaniel à Chicago avait été une aubaine pour cet hôpital et il avait eu le droit à une véritable augmentation en comparaison à son salaire à Los Angeles et même si le climat et la vie était radicalement différente entre les deux villes, le changement ne lui posait aucun problème, il en avait au contraire besoin et pourtant, il avait demandé à ce qu’une période lui soit accordée pour qu’il puisse changer d’avis au cas où. Cela marchait aussi bien évidement pour l’hôpital mais Nathaniel était bien trop confiant et trop sûr de lui pour croire que cet hôpital voudrait se débarrasser de lui. C’était là un aspect de sa personnalité qui pouvait en agacer plus d’un mais que pouvait-il faire, il savait qu’il était talentueux, il ne pouvait absolument pas le nier. Même s’il avait aussi parfaitement conscience qu’il allait devoir éviter de jouer les prétentieux si jamais il voulait être au moins accepté dans le service dont il serait le chef dorénavant. Et les urgences, il aimait ça plus que n’importe qui. Certains médecins ne trouvent pas le secteur assez gratifiant et beaucoup de jeunes internes se battent pour faire leurs preuves en chirurgie mais pour lui, il n’y avait pas grand-chose de plus palpitant que l’action des urgences. Il supportait mal de tenir un bistouri pendant des heures et des heures sans jamais faire la moindre pause. Il devait bouger, il aimait être au centre de l’action et le premier à tomber sur un cas intéressant et mystérieux. Il avait hâte de commencer et pas le moindre signe de nervosité ne l’avait traversé depuis qu’il était arrivé. Il était passé au vestiaire des titulaires pour enfiler la tenue de l’hôpital et le service des urgences avait opté pour du vert, pas franchement sa couleur préférée mais il allait s’en accommoder parfaitement. Vert foncé pour les titulaires. Il enfila ses baskets, laissant au placard sa tenue habituelle. Une fois sa blouse blanche à son nom enfilée, il n’avait plus qu’à rejoindre le chef pour sa présentation officielle au reste du service. Et cet exercice se passa sans le moindre incident notoire, il s’agissait en réalité plus d’une formalité qu’autre chose. Pourtant, quand son regard se posa sur une brune dans l’assemblée, il eut bien plus de mal à se concentrer. Il savait qu’il la verrait, il était loin d’ignorer qu’elle était dans cet hôpital et dans quel service elle s’était spécialisée il l’avait assez souvent fait réviser pour le savoir après tout. Non, il n’était pas surpris de la voir ici mais elle en revanche l’était. Ce qui voulait dire que son frère avait pour une fois su tenir sa langue et ne l’avait pas trahi. Il ne voulait pas qu’elle le sache mais surtout, il savait qu’il ne serait pas accueilli avec un grand sourire et des bras ouverts pour un gros câlin. Non, ça faisait déjà plusieurs mois qu’ils ne communiquaient plus et les seules nouvelles qu’il recevait venaient de son frère, son meilleur ami. C’est pourquoi il ne fut pas étonné de la voir s’éclipser à la fin de la présentation au lieu de venir le saluer et lui souhaiter la bienvenue comme plusieurs de ses collègues. Il les remercia chaleureusement pour l’accueil qu’on lui réservait et il put se mettre au travail rapidement avant la pause déjeuner. Il n’avait pas recroisé Leah de toute la matinée mais il eut la même idée qu’elle et c’est armé d’un café qu’il s’empressa de rejoindre son travail. Pourtant, au détour d’un couloir, il manqua littéralement de lui rentrer dedans et parvint de justesse et éviter le contact et surtout, à éviter que leurs cafés ne finissent par tâcher leurs belles blouses. Il eut un sourire en remerciant ce petit coup de pouce du destin puisque maintenant, elle ne pourrait plus l’éviter. « Hey, je crois qu’on a pas été présenté personnellement, docteur Adamson ! Je crois que je suis votre nouveau chef ! » Il lui tendit la main, lui accordant son plus beau sourire. La situation était étrange mais il n’était pas question de le montrer, il devait d’abord voir si la jeune demoiselle lui en voulait réellement, si elle avait oublié ce qui s’était passé avant qu’ils ne se séparent et surtout, si ce baiser n’avait pas été simplement le fruit de son imagination. C’est pour détendre légèrement l’atmosphère qu’il se permit un peu d’humour au passage. Restait à savoir s’il serait bien accueilli. « J’espère que ma surprise ne t'a pas fait un trop gros choc ! J’ai fait jurer à ton frangin de rien te dire et pour tout t’avouer, je pensais vraiment que cette pipelette ne tiendrait pas sa langue ! »  Et il savait de quoi il parlait. Son frère aîné avait beau être un militaire impitoyable et prêt à tout pour servir son pays, il arrivait rarement à faire des cachotteries à ses frères et sœurs et il pouvait comprendre pourquoi quand on voyait leurs liens à tous les trois. Il finit par redevenir un peu sérieux en posant ses yeux sur Leah, plongeant son regard dans le sien, il savait que les choses entre eux étaient devenues bizarres et il ignorait si c’était vraiment de sa faute ou de la sienne. « Tu me fais visiter ? » Ce n’était pas vraiment à une visite amicale à laquelle il pensait, c’était plus une manière de lui demander de l’accompagner jusqu’au service des urgences, qu’ils puissent marcher ensemble sans que cela ne soit bizarre.




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J'ai 25 ans ans et je vis à Chicago, Illinois, États Unis. Dans la vie, je suis interne en médecine et je m'en sors moyennement, je fais avec ce que me donne la vie). Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, du moins, ça dépends des jours.



Originaire de Hawaii, Leah est la petite dernière de la famille. Elle a deux frères aînés. Ses parents sont décédés alors qu’elle était jeune, son frère ainé à alors obtenu sa garde ainsi que celle de son autre frère. – Ils sont tous les trois très proches, ils se donnent des nouvelles au moins, une fois par jour.- Ils ont déménagés de Hawaii pour atterrir à San Diego. – Têtue, déterminée, franche, passionnée, aimante, jalouse, et parfois nerveuse face à l’inconnu. – Elle a toujours rêvé de devenir médecin, elle a donc travaillé dur pour entrer dans la meilleure école possible (malgré le coup des études) – Elle est interne aux Urgences et malgré le fait qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée pour tout faire, elle aime son boulot. – Célibataire, elle n’a pas vraiment le temps à consacrer à quelqu’un, elle se sentirait trop oppressée ou coupable d’avoir un homme à ses côtés. Ses frères ne se gênent pas pour la charrier.


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Je croisais le regard de Nate, un instant, pendant le discours du directeur. Je détournais rapidement mes prunelles pour les poser sur le chef de l’hôpital. Pourquoi étais-je si surprise de le voir, ici à Chicago ? Je n’avais pas la priorité sur les hôpitaux, de plus, la carrière de Nate était brillante, le Northwestern Mémorial serait un hôpital chanceux de le recruter.  Pourtant, je sentais ma colère se construire autour du fait qu’il me prenait clairement au dépourvu. Pas un coup de fil ou un texto pour me dire « hey, je débarque à Chicago ! » . Un peu comme si mon frère aîné partait en mission militaire sans m’en informer. Bien entendu, ce n’était pas aussi dramatique, mais je me sentais happée par des émotions tellement contradictoires et fortes, au même moment, que j’en avais presque le tournis. Je décidais alors de l’éviter autant que je le pouvais, peut être pour ne pas être trop virulente lorsque nos chemins se croiseraient, tôt ou tard. Après tout, l’hôpital était bien assez grand et bouillonnant d’activités pour que nous soyons occupé sans se préoccuper de l’un ou de l’autre. Pourtant, le destin semblait vouloir me replonger bien vite dans le bain de la discussion. En effet, après une courte pause déjeuner, déambulant dans les couloirs et une tasse de café à la main, je failli littéralement lui rentrer dedans. Par chance, il réussit à esquiver la collision.  « Hey, je crois qu’on a pas été présenté personnellement, docteur Adamson ! Je crois que je suis votre nouveau chef ! », dit-il en me tendant la main. Décidément, certaines personnes ne changeaient jamais, l’humour étant toujours discutable quand il s’agissait de lui. Du moins, c’était mon avis, mais en même temps, je l’avais connu toute ma vie et je trouvais aussi que mes frères avaient un humour particulier. J’observe, un instant, sa main tendue avant de lever un sourcil. Un interne passa à côté de nous, je décidais alors de lui serrer la main pour ne pas avoir l’air suspecte aux yeux de mes camarades. « Tout le monde est mon supérieur ici, ce n’est pas bien compliqué. », lâchais-je, avec une pointe de provocation dans la voix. Certes, je devais me montrer raisonnable et ne pas laisser la partie volcanique de mon être qui exigeait des explications, prendre le dessus. Pourtant, dés que mes yeux se posaient sur son visage – ou simplement avec ma main dans la sienne –, je me retrouvais quelques mois en arrière, lors de nos adieux inexplicable. Je n’avais pas oublié la sensation de ses lèvres sur les miennes, c’était peut être pour cela que j’avais du mal à trouver la partie raisonnable de mon esprit, à être polie. Je lâchais sa main, avant de croiser mes bras sur ma poitrine. « J’espère que ma surprise ne t'a pas fait un trop gros choc ! J’ai fait jurer à ton frangin de rien te dire et pour tout t’avouer, je pensais vraiment que cette pipelette ne tiendrait pas sa langue », avoua t-il et j’eus un rire incrédule. Voilà donc pourquoi mon imbécile de frangin était rester silencieux sur sa venue. Et moi qui pensait qu’il n’était bon qu’à garder un secret lorsqu’il s’agissait d’un cadeau d’anniversaire ou de noël et encore, cela restait à prouver ! « Ceci explique cela. Mais je me demande surtout pourquoi tu en as fait tout un mystère ? », soufflais-je, un air interrogateur sur le visage. C’était vrai pourquoi en faire tout un fromage ? Il savait que j’étais là, il avait été un mentor pour moi pendant toutes mes années de préparation, pourquoi garder cela secret ? Mon esprit semblait vouloir faire ressortir une explication, mais je préférais la laisser enterrer au plus profond de mes pensées. Bien avant que je ne parte pour Chicago, si l’on m’avait demandé ce que représentait Nate pour moi, j’aurais sûrement répondu qu’il faisait partie de ma famille. Je l’avais toujours connu puisque mes parents avaient perdus la vie alors que je n’avais que deux ans et que depuis, mon aîné avait obtenu la garde de mon frère et moi. Maintenant, je ne savais plus comment définir le meilleur ami de mon frère.  « Tu me fais visiter ? », demanda t-il, en me sortant de mes pensées. Je hochais la tête avant de porter mon gobelet de café à mes lèvres. Je reprenais ma marche, l’homme à mes côtés. J’avais besoin de détendre l’atmosphère, sinon j’allais exploser, et ce n’était jamais bon. « Los Angeles ne te plaisait plus ? », l’interrogeais-je en regardant devant moi, saluant d’autres internes que je n’avais pas croiser ce matin,  de temps à autres. La plupart des jeunes femmes dévisageait Nate, comme si il était un bon parti descendu du ciel. J’eus envie de lever les yeux au ciel, peut être par agacement. J'avais toujours remarqué que les femmes étaient attirées par lui, mais je n’avais jamais compris pourquoi puisque je ne l’avais jamais vu sous un autre angle. Maintenant, j’avais l’impression que ce baiser avait fait chavirer ma vision des choses. « Fais attention à toi, de jolies petites internes vont vouloir de faire devenir le prochain Docteur Mamour. », lâchais-je avec humour. A moins qu’il ne m’ait aussi caché qu’il avait rencontré quelqu’un, j’étais pratiquement sûre qu’il était célibataire. Chose qu’encore, je n’arrivais pas à m’expliquer ou plutôt si, mais partiellement.
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J'ai 42 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis le nouveau titulaire des urgences de l'hôpital de Chicago, spécialisé en traumatologie et je m'en sors plutôt très bien. Sinon, grâce à mon amour du travail, je suis célibataire et je le vis plutôt mal depuis quelques temps.



Originaire des Etats-Unis, Nate est né à San Diego d'un père inconnu et d'une mère absente + Il a très vite développé des liens très fort avec ses voisins et a passé tout son temps avec eux dans son enfance face à l'indifférence de sa figure maternelle + Il était médecin à l'hôpital de Los Angeles mais quand Chicago lui a proposé un poste de titulaire, il n'a même pas hésité. Il est impulsif et sa carrière a une importance primordiale pour lui + Il est doué sous la pression, il gère ses émotions à merveille, il est calme et droit en toutes circonstances, ce qui en fait un des meilleurs traumatologue du pays + La quarantaine l'a amené à réfléchir sur son célibat et la place qu'il voulait donner à l'amour dans sa vie.


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Malgré toute sa bonne volonté et sa tentative d’humeur discutable, Nate pouvait alors sentir une réticence toute particulière de la part de la jeune femme et s’il pouvait comprendre pourquoi, il n’était pas prêt à l’accepter. Il préférait reprendre sur une base saine avec elle, simplement être deux collègues de boulot et bien sûr, deux personnes qui se connaissent depuis leur plus jeune âge. Nate avait vu la jeune femme grandir, évoluer, sortir avec des garçons. Il l’avait protégé, aimé comme une sœur, il avait pris soin d’elle et de son second frère, il avait été présent comme il ne l’avait jamais été pour qui que ce soit. Et le fait de se séparer d’elle, d’eux, de sa famille l’avait profondément affecté les premiers mois de sa vie loin d’eux. Mais surtout, il avait ressassé leur dernière soirée encore et encore, comme une bande annonce à une vie qu’il aurait pu avoir. Comme si, l’espace d’un bref instant, d’un simple baiser, il pouvait avoir ce qu’il avait toujours désiré. Mais non, il s’était vite raisonné et avait enfoui l’incident en lui parce qu’il ne pouvait en être autrement. Elle était la petite sœur de son meilleur ami, de son frère. Il avait grandi avec elle, ils se connaissaient depuis trop longtemps, il ne pouvait rien éprouver d’autre qu’une profonde affection fraternelle. Et pourtant cette étreinte n’avait rien eu de fraternelle. Aussi brève et chaste qu’un baiser sur la joue mais c’étaient bien leurs lèvres qui s’étaient scellées cette nuit-là et il n’avait plus su quoi en penser. Alors il avait décidé d’oublier, jusqu’à ce que son regard croise à nouveau le sien dans cet hôpital. S’il était honnête envers lui-même, il aurait bien vite admis qu’il avait gardé le silence parce qu’il n’était pas sûr de pouvoir accepter et la côtoyer au quotidien mais il le fallait, parce qu’il n’y avait rien entre eux. C’était bien ce qu’il s’obligeait à se répéter à chaque instant. « Tout le monde est mon supérieur ici, ce n’est pas bien compliqué. » Elle était réticente et elle ne dissimulait pas bien sa colère, il pouvait sentir sa rancœur et pourtant, elle lui prit la main et la serra, comme s’il s’agissait réellement de leur première rencontre. Et son regard à l’interne qui passait près d’eux à cet instant ne lui échappa pas, elle voulait simplement sauver les apparences. Bien sûr, pour elle, simple interne, il ne serait pas facile d’avouer connaître le nouveau titulaire, le patron de tout son service. Favoritisme et jalousie pourraient être alors au rendez-vous. « Mais je suis en haut de la chaîne alimentaire ! » Il s’en vantait et n’était pas peu fier mais ce n’était pas pour ça qu’il la rabaisserait ou qu’il se sentait réellement supérieur à qui que ce soit. Cela voulait simplement dire qu’en cas de problème, c’était lui qui trinquerait et qui devrait assumer les conséquences des actes des médecins sous ses ordres. Mais elle disait vrai, il y avait les résidents entre eux, le chef des internes, elle était le bas de la chaîne, même si elle restait plus autonome qu’un externe. Elle avait les bras croisés, un signe évident qu’elle se renfermait. « Ceci explique cela. Mais je me demande surtout pourquoi tu en as fait tout un mystère ? » Il eut un sourire, elle ne passait pas par quatre chemins quand elle avait quelque chose à dire. Elle y allait et c’était cette franchise qu’il appréciait chez elle la plupart du temps. Même si parfois, il pouvait aussi en être agacé. « Je n’étais pas sûr d’accepter la proposition et puis, je voulais voir la tête que tu ferais ! » Il eut un nouveau sourire avant de la taquiner davantage. « Allez, tu ne vas pas me faire cette mine renfrognée pour toujours, je suis content qu’on travaille ensemble, je vais pouvoir continuer à t’apprendre tout ce que je sais, du moins si tu promets de pas tuer un patient ! » Toujours cet humour léger et douteux mais il voulait détendre la tension, même si lui-même pouvait la ressentir maintenant qu’ils se retrouvaient pour de bon. Il ne s’était pas imaginé cette situation, il ne pensait presque pas la revoir des mois auparavant. Chicago et Los Angeles étaient tellement éloignées, il ne pensait pas qu’ils pourraient se retrouver autrement qu’une fois par an et en l’embrassant, il n’avait certainement pas réfléchi à ce que tout cela impliquait. Mais ils n’allaient certainement pas en discuter au détour d’un couloir et pour un peu, Nate aurait préféré ne pas en discuter du tout. Alors il tenta une manœuvre de diversion en lui demandant de lui faire visiter. Une simple formalité, il l’avait déjà fait le matin mais cela leur donna au moins le prétexte de bouger et de se diriger à deux vers le service des urgences. Il but une gorgée de son café tout en marchant à ses côtés. « Los Angeles ne te plaisait plus ? » Il eut un haussement d’épaule assez significatif de sa vision de la ville des Anges. « Je n’y étais pas très attaché et Chicago m’a fait une meilleure offre, une de celles qu’on ne peut pas vraiment refuser. Comme je n’avais pas eu le temps de construire des attaches, le choix n’a pas été difficile. » Il n’avait pas vraiment trouvé ses marques dans la grande ville de l’ouest. Il n’avait pas eu beaucoup d’amis, il avait énormément travaillé et il pouvait bien faire la même chose maintenant qu’il était à Chicago mais sans s’expliquer pourquoi, il s’y sentait déjà mieux. Peut-être que la brune marchant à ses côtés n’y était pas pour rien. « Et toi, tu as réussi à bien te faire à Chicago ? La ville est agréable ? » Il voulait en savoir plus parce qu’il avait un peu fait le mort tous ces mois passés loin d’elle. Il ne prêtait presque aucune attention aux autres médecins, internes et autres qu’ils croisaient mais il constata tout de même le regard de certaines jeunes femmes. Sans en tirer la moindre conclusion cependant, il pensait plutôt à son statut de nouveau plutôt qu’un quelconque sex appeal. Pourtant, Leah sembla lui apporter une réponse en tentant l’humour à son tour. « Fais attention à toi, de jolies petites internes vont vouloir de faire devenir le prochain Docteur Mamour. » Il ne put s’empêcher de rire légèrement et de lever les yeux au ciel en prenant une nouvelle gorgée de son café. « C’est celui qui sort avec une interne alors qu’il est son titulaire ? » Il lui adressa un coup d’œil rapide et leurs regards se croisèrent. Il resta un instant bloqué dans ses yeux, conscient de ce qu’il venait de dire tout en la regardant elle, une interne. Il fut cependant ramené à la réalité quand il manqua de rentrer de plein fouet dans un autre médecin. Il s’excusa rapidement avant de reprendre sa marche, regardant devant lui cette fois, l’air bien moins sûr de lui tout à coup. « J’espère que tu n’as pas déjà trouvé ton propre Docteur Mamour, ton frère m’obligerait à lui arracher les yeux ! » Il reprenait le ton de l’humour mais sa remarque était fortement intéressée. De savoir déjà si elle avait fait sa vie ici, et puis il en profitait pour afficher un côté possessif en se cachant derrière la carte du grand frère, un coup de maître selon lui. Il s’assurerait que qui que ce soit prétendant l’approcher en serait digne, même si pour une raison qui le dérangeait, l’idée même lui donnait la nausée.  




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Originaire de Hawaii, Leah est la petite dernière de la famille. Elle a deux frères aînés. Ses parents sont décédés alors qu’elle était jeune, son frère ainé à alors obtenu sa garde ainsi que celle de son autre frère. – Ils sont tous les trois très proches, ils se donnent des nouvelles au moins, une fois par jour.- Ils ont déménagés de Hawaii pour atterrir à San Diego. – Têtue, déterminée, franche, passionnée, aimante, jalouse, et parfois nerveuse face à l’inconnu. – Elle a toujours rêvé de devenir médecin, elle a donc travaillé dur pour entrer dans la meilleure école possible (malgré le coup des études) – Elle est interne aux Urgences et malgré le fait qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée pour tout faire, elle aime son boulot. – Célibataire, elle n’a pas vraiment le temps à consacrer à quelqu’un, elle se sentirait trop oppressée ou coupable d’avoir un homme à ses côtés. Ses frères ne se gênent pas pour la charrier.


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Cacher mes émotions n’avait jamais été mon fort – surtout lorsqu’il s’agissait de la colère –, de plus, Nate me connaissait presque autant que mes frères ce qui rendait la tâche encore plus difficile. J’essayais tant bien que mal, mais la seule raison qui me retenait de lui hurler que je lui en voulais de m’avoir fait subir un silence radio pendant ces derniers mois, c’était que je ne voulais pas les employés de l’hôpital colportent des rumeurs. Et pour cela, ils étaient les champions. D’ailleurs, c’est une des premières choses que l’on apprends en tant qu’interne. « Mais je suis en haut de la chaîne alimentaire ! », se vanta t-il, je levais alors les yeux au ciel puisque je sentais clairement la fierté émanant de sa voix. Je savais qu’il avait toujours pris son travail très au sérieux, et malgré les responsabilités, la masse de travail à fournir, il avait toujours su faire une place à ma famille dans son emploi du temps. J’avais toujours pu compter sur lui, peut être étais-ce la raison pour laquelle je n’avais pas supporter le silence qui nous avait séparé ces derniers temps ? Le fait de ne plus l’avoir à mes côtés avait été quelque chose de déroutant, mais quand on comptait, en plus, le baiser qui avait clôturé notre soirée ‘d’adieux’, je m’étais sentie délaissée. Quand bien même, je continuais de m’accrocher à ma colère, qui n’était maintenant qu’une substance dormante. « Je n’étais pas sûr d’accepter la proposition et puis, je voulais voir la tête que tu ferais ! », m’expliqua t-il avant de sourire de nouveau. « J’espère au moins que ma tête valait le détour. », marmonnais-je, un peu vexée. Je détestais les surprises, je ne savais jamais comment réagir et l’homme devant moi le savait parfaitement ! « Allez, tu ne vas pas me faire cette mine renfrognée pour toujours, je suis content qu’on travaille ensemble, je vais pouvoir continuer à t’apprendre tout ce que je sais, du moins si tu promets de pas tuer un patient !», reprit-il, et je ne pus m’empêcher de sourire. Décidément, je n’arrivais pas à rester insensible à son humour stupide pendant longtemps. À croire qu’il avait hérité de la même stratégie que mes frères quand ils me savaient en colère. « Ce n’est pas parce que je souris que je ne suis plus en colère contre toi ! », lâchais-je en haussant les sourcils et en tentant de reprendre mon sérieux. « Je te signale que je n’ai tué personne jusqu’à maintenant ! », répliquais-je, en secouant la tête. D’ailleurs, j’étais plutôt ravie de mon travail de ces derniers mois, comme quoi, apprendre avec Nate n’avait pas été des leçons dans le vent. Cependant, je ne savais si je serais, à nouveau, capable de rester des heures à apprendre à ses côtés. Du moins, jusqu’à ce que l’on crève l’abcès quant à ce baiser. Du moins, je savais que j’en avais besoin, mais en même temps, étais-ce vraiment utile ? Peut être l’avait-il oublié ? Peut être que cela ne représentait rien pour lui ? Cette pensée me perturba plus que je ne l’aurais voulu. « Moi aussi, je suis contente que tu sois là. », murmurais-je, en baissant la tête un instant. Pourquoi étais-je si pudique de lui dire cela ? C’était quelque chose de normal à dire à quelqu’un que l’on connaît depuis toujours. Je m’agaçais lentement, mais sûrement de mes réactions inexplicables auprès de lui. Alors que nous commencions à marcher, je me permis de lui demander pourquoi il avait quitté Los Angeles. La cité des Anges était une belle ville, immense, serpentant entre les montagnes et les collines de la Californie, le temps y était clément comme à San Diego. Tout cela mis ensemble, je me demandais pourquoi il avait quitté la ville où il avait récemment élu domicile. « Je n’y étais pas très attaché et Chicago m’a fait une meilleure offre, une de celles qu’on ne peut pas vraiment refuser. Comme je n’avais pas eu le temps de construire des attaches, le choix n’a pas été difficile », m’expliqua t-il, et je hochais la tête. Je comprenais bien son choix, lorsque les attaches n’étaient pas présentes, que l’on ne pouvait pas appeler l’endroit son ‘chez soi’, il n’était pas difficile de faire ses valises. « Chicago aura de la chance de t’avoir. », dis-je sincèrement, avec un sourire avant de prendre une gorgée de café. J’avais toujours pensé que Nate était un bon médecin, un excellent médecin même. Je me souvenais encore du nombre de bras cassé qu’il avait dû plâtré avec mon frère, le casse cou, mais je n’avais pas été en reste non plus. Surtout lorsque j’avais dégringolé de l’arbre en face de ma chambre en tentant de faire le mur pour rejoindre des amis dans un night-club. « Et toi, tu as réussi à bien te faire à Chicago ? La ville est agréable ? », me demanda t-il, et je hochais une nouvelle fois la tête. « Je n’ai pas eu la chance de l’explorer comme je le voudrais avec les heures de boulot et surtout à cause de l’hiver glacial. Mais, j’ai une colocataire sympathique originaire de l’Illinois, elle a déjà réussi à me traîner à un match des Blackhawks et à me faire découvrir des coins sympas. Tu devrais aimer le nombre d’excellent restaurants qu’il y a ici ! », répondis-je. Certes, Chicago n’était pas San Diego, une partie de mon cœur y resterait pour toujours. Mais ici, je me sentais bien, la ville était accueillante, il y avait un nombre incalculable de chose à faire – quand on a le temps – et malgré les grattes-ciels, le paysage que représentait le lac Michigan était à couper le souffle. Au fil de notre discussion, je ne tardais pas à remarquer le regard des femmes que nous croisions. Je me permis de faire une remarque déguisée. Le rire de Nate ne tarda pas à s’élever entre nous, me rassurant quelques peu, car il ne semblait pas intéressé plus que cela. « C’est celui qui sort avec une interne alors qu’il est son titulaire ? », me demanda t-il. Nos regards se croisèrent et quelques instants plus tard, il manqua de bousculer un autre médecin, déclenchant mon rire. Je tentais de masquer ce dernier – ainsi que le drôle de sentiment qui s’était emparé de mes tripes lorsque nos regards étaient entrés en contact – dans mon café, mais sans grand succès. « J’espère que tu n’as pas déjà trouvé ton propre Docteur Mamour, ton frère m’obligerait à lui arracher les yeux ! », dit-il et le sentiment bizarre que j’avais ressenti refit surface rapidement. Je pris une autre gorgée de café. Je remarquais alors que j’étais à court de courage liquide, alors je haussais les épaules, en jetant mon gobelet dans une poubelle. « Rassures-toi, tu n’auras pas besoin d’arracher les yeux de qui que ce soit. », répondis-je avec une mine sérieuse. J’aurais voulu être capable de rire et de lui répliquer quelque chose avec un humour discutable, mais ce n’était clairement pas possible en cet instant. « Mais merci du tuyau, je m’assurerais qu’aucun de vous deux ne soit au courant de quoi que ce soit concernant ma vie amoureuse. », continuais-je. L’humour douteux avait refait surface, peut être pas au bon moment, mais au moins, j’avais réussi à reprendre contenance.




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J'ai 42 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis le nouveau titulaire des urgences de l'hôpital de Chicago, spécialisé en traumatologie et je m'en sors plutôt très bien. Sinon, grâce à mon amour du travail, je suis célibataire et je le vis plutôt mal depuis quelques temps.



Originaire des Etats-Unis, Nate est né à San Diego d'un père inconnu et d'une mère absente + Il a très vite développé des liens très fort avec ses voisins et a passé tout son temps avec eux dans son enfance face à l'indifférence de sa figure maternelle + Il était médecin à l'hôpital de Los Angeles mais quand Chicago lui a proposé un poste de titulaire, il n'a même pas hésité. Il est impulsif et sa carrière a une importance primordiale pour lui + Il est doué sous la pression, il gère ses émotions à merveille, il est calme et droit en toutes circonstances, ce qui en fait un des meilleurs traumatologue du pays + La quarantaine l'a amené à réfléchir sur son célibat et la place qu'il voulait donner à l'amour dans sa vie.


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« J’espère au moins que ma tête valait le détour. » Nate fit une légère moue, parce qu’il sentait que la jeune femme était encore vexée qu’il ne l’ait pas mis dans la confidence mais il savait que derrière cette colère, elle lui en voulait aussi de ne pas avoir donné la moindre nouvelle durant ces derniers mois. Mais malgré tout l’aplomb et l’assurance qui le caractérisaient la plupart du temps, il avait été incapable de prendre son téléphone, ne serait-ce que pour lui envoyer un petit message. Les jours qui avaient suivi leurs adieux, il avait laissé passer les heures sans oser la contacter, sans vouloir peut-être chercher à comprendre ce qui avait bien pu se passer entre eux et ce qui arrivait maintenant qu’ils étaient séparés par un continent tout entier et des heures d’avion ? Il avait alors laissé glisser les jours sans s’apercevoir qu’ils se transformaient en mois et puis un beau jour, il s’était habitué à prendre de ses nouvelles par l’intermédiaire de son grand-frère. Il avait fini par se persuader même qu’après tout, elle aussi pouvait le contacter à tout moment même s’il avouait de mauvaise grâce que ce n’était pas vraiment un argument recevable. Alors il haussa les épaules, l’air légèrement déçu par sa tête en réalité. « Disons que je m’attendais à un meilleur accueil ! » Il lui adressa un clin d’œil, même si ce n’était pas tout à fait vrai. La jeune femme avait un caractère bien trempé et elle n’hésitait pas à le faire savoir quand quelque chose lui déplaisait. Et c’était exactement ce qu’elle faisait, de la manière dont il s’y attendait. Mais il voulait la pousser un peu plus dans ses retranchements, comme lui faire avouer le nœud du problème, il ne mettrait pas facilement le sujet sur le tapis, si elle avait des reproches à lui faire, elle devait le lui dire clairement pour qu’ils puissent crever l’abcès. Même s’il avait également conscience que cela pouvait signifier reparler de cette nuit-là, de ce baiser, de cette proximité qu’ils avaient partagé l’espace de quelques secondes d’égarement. Mais il en oublia même la raison de leur potentielle querelle lorsqu’il réussit enfin à la faire sourire et il ne tarda pas à le lui rendre, fier de son petit effet. Il savait comment lui parler, il était proche de cette famille depuis l’enfance. « Ce n’est pas parce que je souris que je ne suis plus en colère contre toi ! » Il leva légèrement les yeux au ciel avant de rire doucement, pas pour se moquer d’elle mais parce qu’elle n’était plus très convaincante à présent. Même s’il décelait encore un peu de son agacement par moments. « Je te signale que je n’ai tué personne jusqu’à maintenant ! » Cette fois, il lui adressa un nouveau sourire plein de fierté, parce que malgré toutes ses taquineries, malgré son air rieur, il était fier d’elle et de ce qu’elle était devenue, à l’image d’un frère fier de l’accomplissement de sa sœur. Mais la voir comme une sœur aujourd’hui plus que jamais le gênait au plus haut point. L’image le dérangeait à présent mais qui était-elle alors pour lui ? « C’est normal, tu as appris avec le meilleur ! » Toujours cette fierté mais cette fois, il en jouait clairement et n’était pas sûr d’en penser un mot. Il ne lui avait pas tout appris non plus et elle devait avoir progressé depuis le début de son internat. Il finit par lever la main pour la passer dans ses cheveux et la décoiffer légèrement. Un geste qu’il voulait taquin et pourtant, il était bien plus doux qu’un frère aurait dû l’être pour ébouriffer la chevelure de sa sœur. Non en réalité, cela le ramenait à cet instant où, pris dans la passion de leur échange, il avait passé sa main dans les cheveux de la jeune femme, avant de se séparer d’elle. Il rabattit donc la traîtresse de son côté tout en essayant de paraître nonchalant. « Tu sais que tu ne seras plus énervée avant la fin de la semaine, autant que tu abandonnes maintenant pour aller plus vite ! » Sûr de lui et insolent avec ça ! Il avait toujours un côté agaçant mais aussi particulièrement attachant, du moins, il l’espérait. « Moi aussi, je suis contente que tu sois là. » Il sourit en tournant la tête vers elle mais elle semblait avoir trouvé un intérêt soudain à son café alors il ne tarda pas à l’imiter et prit une gorgée du sien, lui laissant cette pudeur qu’il ne lui connaissait pas mais qu’il pouvait comprendre. Il savait qu’il faudrait qu’ils parlent, qu’ils mettent les choses à plat mais il ne s’en sentait pas le courage. Lui, le brillant traumatologue de 42 ans pliait devant une interne de 27 ans, c’était presque ridicule dit comme ça. Mais il lui fut reconnaissant de partir sur un sujet un peu plus léger, quelque chose qui détournait leur attention à tous les deux de ce dont ils auraient dû parler. « Chicago aura de la chance de t’avoir. » Il lui adressa un sourire reconnaissant parce que même s’il avait conscience de ses capacités et qu’il aimait s’en vanter, ce n’était pas pour ça qu’il avait un tempérament vantard. Il appréciait la remarque de la jeune femme et il se sentait déjà bien dans cet hôpital et avec elle. Une constatation qui lui était pourtant étrange. « Je n’ai pas eu la chance de l’explorer comme je le voudrais avec les heures de boulot et surtout à cause de l’hiver glacial. Mais, j’ai une colocataire sympathique originaire de l’Illinois, elle a déjà réussi à me traîner à un match des Blackhawks et à me faire découvrir des coins sympas. Tu devrais aimer le nombre d’excellent restaurants qu’il y a ici ! » Il hocha la tête en lui souriant à nouveau et en voyant qu’elle avait réussi ce qu’il n’avait pas fait à Los Angeles mais il en était ravi pour elle. Il espérait simplement réussir à s’intégrer dans cette ville mais la plupart des médecins étaient sympathiques dans l’hôpital pour l’instant alors il n’en doutait pas. ]« Il faut que tu me les fasses découvrir alors ! » Il lui sourit davantage, à peine conscient de l’inviter au restaurant de la manière la plus naturelle du monde. Et c’était presque ce qu’il confirmait en gardant les yeux rivés vers elle quand elle lui faisait remarquer que les jeunes femmes semblaient le trouver à son goût dans le coin. Il n’y avait même pas prêté attention et pourtant, son célibat était bien une question qui commençait à le tarauder dangereusement. La quarantaine passée avait été un cap compliqué pour lui et il s’accrochait à son travail pour ne pas se laisser déborder. Le fait qu’il manque de renverser un autre médecin lui fit reprendre contact avec la réalité sans pour autant s’empêcher de se demander si leur échange avait été une  illusion ou quelque chose de bien réel. A la façon dont la jeune femme avait à nouveau plongé dans son café, il était presque sûr de ne pas avoir rêvé. « Rassures-toi, tu n’auras pas besoin d’arracher les yeux de qui que ce soit. » Un grand sourire vint se peindre alors sur son visage, plutôt satisfait de la réponse, encore une fois sans vraiment savoir ce qui le mettait dans une telle joie. « Mais merci du tuyau, je m’assurerais qu’aucun de vous deux ne soit au courant de quoi que ce soit concernant ma vie amoureuse. » Un sourire qui disparut alors presque aussitôt. Il était bien loin de trouver ça drôle et quand ils arrivèrent aux portes des urgences, il finit par jeter son gobelet à son tour et lui ouvrir la double porte menant à la cohue de leur travail. Ils allaient devoir reprendre leurs activités et se mêler à tous les autres médecins. Il attrapa alors le bras de la jeune femme pour qu’elle n’avance pas davantage et pour qu’elle se tourne vers lui. « Attends. » Il planta ses yeux dans les siens un instant avant de lui adresser un léger sourire. « Je plaisantais tu sais, pour ce qui est d'arracher les yeux de qui que ce soit ... Écoutes, Je pense qu’il faudrait qu’on parle un peu plus tard, si tu le veux, de certaines choses. » Il ne voulait pas mettre le mot « baiser » dans la moindre de ses phrases mais ce souvenir semblait alors planer au-dessus d’eux. Il lui laissait également le choix. Le choix de faire comme si de rien n’était ou celui d’en parler, de s’expliquer, il lui laissait la décision. Il semblait important qu’ils le fassent mais si elle voulait passer l’éponge, il la laisserait faire, si elle voulait oublier, il le ferait aussi.   




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Maleah « Leah » Ianuali
J'ai 25 ans ans et je vis à Chicago, Illinois, États Unis. Dans la vie, je suis interne en médecine et je m'en sors moyennement, je fais avec ce que me donne la vie). Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, du moins, ça dépends des jours.



Originaire de Hawaii, Leah est la petite dernière de la famille. Elle a deux frères aînés. Ses parents sont décédés alors qu’elle était jeune, son frère ainé à alors obtenu sa garde ainsi que celle de son autre frère. – Ils sont tous les trois très proches, ils se donnent des nouvelles au moins, une fois par jour.- Ils ont déménagés de Hawaii pour atterrir à San Diego. – Têtue, déterminée, franche, passionnée, aimante, jalouse, et parfois nerveuse face à l’inconnu. – Elle a toujours rêvé de devenir médecin, elle a donc travaillé dur pour entrer dans la meilleure école possible (malgré le coup des études) – Elle est interne aux Urgences et malgré le fait qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée pour tout faire, elle aime son boulot. – Célibataire, elle n’a pas vraiment le temps à consacrer à quelqu’un, elle se sentirait trop oppressée ou coupable d’avoir un homme à ses côtés. Ses frères ne se gênent pas pour la charrier.


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Avoir Nate, de nouveau, à mes côtés avait quelque chose de rassurant, mais déroutant à la fois. J’avais fait mes valises, je m’étais préparée mentalement à partir vivre à l’autre bout du pays, seule. Mes frères seulement disponible au téléphone ou via Skype, quant à Nate, il allait aussi être débordé par son travail. C’était peut être cela qui m’avait poussé à partager un baiser avec le traumatologue. L’appréhension de l’inconnu, l’abandon de la sécurité, de la chaleur familiale… Du moins, c’était ce que j’essayais de me dire. J’avais bien trop peur de creuser plus profondément. Comme si j’allais me rendre à l’évidence que je ne pouvais plus lui coller l’étiquette de grand frère sur le dos. Enfin, je savais déjà que je n’arrivais plus à le considérer en tant que tel, l’idée était perturbante. Alors, je tentais tant bien que mal de m’accrocher à n’importe quel sentiment qui passait plutôt que de me concentrer pour décortiquer quelque chose d’autre. Les sentiments du moment oscillant entre la colère et le fait d’être vexé parce qu’il avait préféré me faire une surprise de taille plutôt que de me mettre dans la confidence. Je ne manquais pas sa moue, son air déçu et son haussement d’épaule.   « Disons que je m’attendais à un meilleur accueil ! », déclara t-il en me faisant un clin d’oeil, alors que je continuais de me montrer vexée. Je haussais alors les sourcils légèrement amusée, bien entendu qu’il savait que je n’étais pas une grande fan des surprises comme celle-ci et qu’il savait comment je réagirais sur le fait accompli ! Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui même. « Tu voulais que je cours te sauter dans les bras, c’est ça ?  », le provoquais-je, en plantant mon regard dans le sien. L’idée avait quelque chose de tentant, mais pas pour des raisons familiales et cela me dérange à bien plus que je ne pouvais l’admettre. Je repoussais l’image d’une étreinte dans un recoin éloigné de ma tête. « J’ai une réputation à respecter mon cher. », continuais-je en prenant un ton snob. La seule chose que je ne pouvais pas me permettre, c’était d’avoir des rumeurs de favoritisme sur mon compte. Je détestais les rumeurs et je détestais par-dessus tout que l’on pense que je ne suis pas capable de réaliser des choses sans aide. J’étais assez fière de ce que j’avais pu accomplir jusqu’à maintenant avec les bases que Nate m’avait appris. J’avais réussi à me montrer indépendante et capable de prendre des initiatives, alors je voulais continuer dans cette voie. Bien sûr, le fait que Nate soit ici ne me dérangeait pas, bien au contraire, ce serait bien plus intéressant de continuer à apprendre à ses côtés plutôt qu’avec le vieux Dr Simons. «  C’est normal, tu as appris avec le meilleur ! », se vanta t-il après ma remarque sur le fait de n’avoir tuer personne pour le moment. Ce fut à mon tour de lever les yeux au ciel. Décidément, il ne pouvait s’empêcher de faire des remarques stupides, qu’il ne pensait même pas en plus. Je savais très bien que la vantardise était loin d’être un de ses traits de caractère même si nous savions tous les deux qu’il était loin d’être mauvais dans son métier. « Tu as été un bon professeur, mais tu sais que tu ne m’a pas prodigué tes bons conseils pendant quelques temps alors il a fallu que je me débrouille. », dis-je, une moue amusée peinte sur mon visage. Une petite remarque en passant sur son silence, mais je savais qu’il était capable de me renvoyer la balle. Alors je préférais en plaisanter et le faire descendre de son pseudo piédestal. Cependant, sa main atteignit mes cheveux dans une sorte de caresse brève, je plantais mes yeux dans les siens avant de les détourner lorsqu’il rabaissa sa main. Ses actions étaient tellement déroutantes ! Je ne voulais pas y voir plus que de l’affection fraternelle et pourtant, je savais que jamais mon frère aîné ne passerait ainsi sa main dans mes cheveux.  « Tu sais que tu ne seras plus énervée avant la fin de la semaine, autant que tu abandonnes maintenant pour aller plus vite ! », affirma t-il avec arrogance, et je me concentrais sur sa dernière idiotie qui était sortie de sa bouche, pour dissiper le malaise que j’avais ressenti.  « Tu mériterais que je te bosse les fesses, oui ! », répliquais-je, en le poussant légèrement à l’aide de mon épaule. Puis, je plongeais de nouveau le nez dans mon gobelet de café. Je ne m’expliquais toujours pas mes accès de discrétion à ses côtés. Je n’avais jamais eu de problème à lui dire ses quatre vérités ou même lui payer un compliment, jusque là. Il fallait croire que j’allais devoir rassembler mon courage à deux mains pour pouvoir lui avouer ce qui me perturbait depuis un moment maintenant. Mais comment le faire sans gâcher toutes ses années ? Un dilemme qui me semblait sans fin. « Il faut que tu me les fasses découvrir alors ! », déclara t-il, alors que je lui faisais savoir que Chicago regorgeait de savoureux restaurants. Un fin sourire se dessina sur mon visage. Alors que mes frères préféraient mille fois se commander une pizza à emporter pour regarder un match de n’importe quel sport, j’avais toujours préféré découvrir les mille et unes saveurs de la vie. Qui plus est San Diego était une ville multiculturelle, alors si vous aviez une grande envie de burger, ou de mets mexicains, ou d’un restaurant européen, il n’était pas difficile de les dénicher. C’était une autre chose que Nate m’avait accompagné à approfondir. « Quand j’aurais le temps et l’argent, mon cher. », répondis-je, un air de malice sur le visage. Il n’était pas en reste pour savoir la masse de travail considérable qui peuplait la vie d’un interne. C’était aussi une légère diversion, je commençais à accepter de devoir travailler à ses côtés, mais je ne savais pas si j’étais capable de me retrouver en tête à tête avec lui dans un restaurant. Bien sûr, nous nous étions déjà retrouvé dans ce cas de figure, un nombre incalculable de fois. Pourtant, maintenant que les étiquettes avaient volées en éclats, j’avais besoin d’un peu plus de temps pour apaiser mon esprit, un peu trop imaginatif. Surtout lorsque notre conversation dériva un peu sur ma potentielle vie amoureuse, je ne manquais pas son sourire qui apparu à l’annonce de mon célibat puis à sa disparition lorsque je promettais de ne jamais le tenir au courant de quoi que ce soit, concernant mes relations. Ou alors, il nous fallait une conversation franche et sans détour, mais je ne savais pas si cela était possible. Je n’avais jamais parlé sentiments avec Nate et là, il était le centre de mes interrogations. Même pour moi, je savais bien que ce ne serait pas un sujet facile à aborder. Notre marche dans les couloirs semblait prendre fin et je passais les portes des urgences avec un sourire de remerciement pour l’homme qui me tenait la porte. Alors que je me dirigeais vers l’accueil pour reprendre mon poste, ce dernier m’arrêta en se saisissant de mon bras. « Attends. », dit-il en souriant et je me demandais ce qu’il me voulait. «  Je plaisantais tu sais, pour ce qui est d'arracher les yeux de qui que ce soit ... Écoutes, Je pense qu’il faudrait qu’on parle un peu plus tard, si tu le veux, de certaines choses.», finit-il et je me figeais un instant. Etait-il entrain de mentionner notre soirée d’adieu ou bien étais-ce quelque chose de bien trop personnel pour en discuter au détour d’un couloir ? Je déglutis, avant de reprendre le peu de contenance qu’il me restait. « Ca me va, fin de journée ? », lui répondis-je, un peu tendue en attendant sa réponse.



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J'ai 42 ans et je vis à Chicago, USA. Dans la vie, je suis le nouveau titulaire des urgences de l'hôpital de Chicago, spécialisé en traumatologie et je m'en sors plutôt très bien. Sinon, grâce à mon amour du travail, je suis célibataire et je le vis plutôt mal depuis quelques temps.



Originaire des Etats-Unis, Nate est né à San Diego d'un père inconnu et d'une mère absente + Il a très vite développé des liens très fort avec ses voisins et a passé tout son temps avec eux dans son enfance face à l'indifférence de sa figure maternelle + Il était médecin à l'hôpital de Los Angeles mais quand Chicago lui a proposé un poste de titulaire, il n'a même pas hésité. Il est impulsif et sa carrière a une importance primordiale pour lui + Il est doué sous la pression, il gère ses émotions à merveille, il est calme et droit en toutes circonstances, ce qui en fait un des meilleurs traumatologue du pays + La quarantaine l'a amené à réfléchir sur son célibat et la place qu'il voulait donner à l'amour dans sa vie.


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Les choses étaient naturelles entre eux, si bien que Nate parvenait parfois à oublier qu’ils avaient légèrement fauté la veille de leur départ respectif. Il n’avait jamais rien dit de ce baiser au frère de la jeune femme et puisqu’il était toujours en vie, il se doutait bien qu’il en était de même pour elle. Il ne savait pas vraiment comment pouvait réagir son meilleur ami à une telle nouvelle, s’il envisageait le moindre avenir avec la demoiselle. Bien sûr, il s’était déjà posé ces questions-là environ mille fois dans son esprit, il avait retourné le problème dans tous les sens possible, il avait posé des questions à son esprit qui n’avait pas pu lui apporter la moindre réponse. C’était comme être à nouveau complètement ignorant alors qu’il connaissait des tas de choses. Mais il avait agi de manière impulsive, elle était là et il l’avait embrassé, ou peut-être était-ce elle, il n’en avait plus vraiment de souvenir, il se souvenait simplement du contact de ses lèvres sur les siennes et il avait l’impression d’y goûter encore à chaque fois qu’il posait les yeux sur la belle brune. Pourtant, leur conversation quelque peu banale et pleine d’affection fraternelle ne laissait rien voir de ce qu’ils avaient partagé et du malaise que cela aurait pu leur causer. Et mal à l’aise, Nathaniel aurait dû l’être et pourtant, il agissait de manière sereine, elle lui inspirait le calme, parce qu’ils n’étaient pas deux adolescents en mal d’amour, ils étaient des adultes capables de se parler. Mais le lieu n’était pas propice à une quelconque conversation de cet ordre bien sûr. « Tu voulais que je cours te sauter dans les bras, c’est ça ? » Il croisa son regard et son sourire se fit éclatant, l’idée était des plus tentantes, il devait bien le reconnaître. Il se souvenait que c’était ce qu’elle faisait quand elle était petite et qu’il était contraint de s’en aller quelques jours. Cette simple réflexion suffit à lui rappeler leur écart d’âge et à le refroidir quelque peu, même s’il préféra ne pas le montrer. « J’ai une réputation à respecter mon cher. » Un rire s’échappa de sa gorge pour se moquer gentiment. « Tu veux éviter le favoritisme hein ? Il va falloir que tu m’appelles « docteur » dans ce cas ! » Et l’idée lui plaisait d’autant plus en réalité. Faire semblant de ne pas la connaître serait assez difficile pour lui, il ne pourrait pas être poli avec elle quand il l’avait vu grandir jour après jour et qu’il l’avait presque élevé quand son frère s’était absenté pour remplir son devoir de citoyen modèle. Il n’envisageait pas de l’appeler par son prénom entier, d’être courtois et réservé avec elle mais si elle préférait agir de la sorte, il n’avait pas à s’opposer à sa décision. « Tu pourras me sauter dans les bras une fois qu’on sera dehors alors ? » Il arqua un sourcil, la prenant aux mots. Elle parlait de sa réputation donc cela ne devrait pas lui poser le moindre souci en dehors de l’hôpital et il avait bien l’intention de l’avoir, son câlin de bienvenue. Il aurait peut-être dû éviter la surprise s’il l’avait réellement voulu mais il avait débarqué en ville seulement la veille pour commencer aujourd’hui, son appartement était encore un chantier sans nom, il n’avait pas fini de faire transférer toutes ses affaires, toute une organisation encore à prévoir pour ses maigres jours de repos. Et s’il avait encore du boulot chez lui, il lui fallait d’abord faire ses preuves sur le terrain maintenant qu’il avait commencé. Il savait que ce serait facile, la vie se ressemblait énormément, peu importe l’hôpital dans lequel il serait amené à exercer et à enseigner. Puisqu’il y avait cette part importante de son travail qui l’avait toujours fasciné. Il travaillait depuis toujours dans des hôpitaux universitaires, amenés à accueillir les externes et les internes comme Leah. Il était alors du devoir des résidents et des titulaires de les prendre sous leurs ailes. Et il avait toujours aimé le faire, même si en tant que chef de service, il était moins amené à apprendre et plus à s’assurer que personne ne faisait la moindre bêtise. Il était à la tête d’un corps médical plus important et tous sans exception étaient amenés à prendre exemple sur lui. Un poids qui ne le gênait nullement. Il avait enseigné tout ce qu’il pouvait à l’instant où Leah avait émis son souhait de faire médecine. Il lui avait fait réviser, année après année, chaque cours et lui avait expliqué beaucoup de choses. Des heures et des heures passées ensemble dans sa chambre à réviser intensément. Il lui avait consacré beaucoup de temps, il l’avait poussé pour qu’elle réussisse dans un monde complexe où le taux d’abandon frôle parfois l’indécence. Mais elle y était arrivée et elle semblait être comme un poisson dans l’eau dans cet hôpital et avec sa blouse, elle était carrément séduisante. « Tu as été un bon professeur, mais tu sais que tu ne m’a pas prodigué tes bons conseils pendant quelques temps alors il a fallu que je me débrouille. » Il ne put qu’acquiescer à cette remarque bien sûr, il avait été absent quelques temps et il avait été pris dans son travail la plupart du temps. Il lui adressa pourtant un grand sourire. « Je vais alors pouvoir voir de mes propres yeux si tu n’as pas gâché des années d’enseignement acharné ! » Il exagérait carrément, Leah avait été une élève brillante et en réalité, il n’était pas sûr qu’elle ait réellement eu besoin de son aide à la base. Il n’avait fait que l’encourager et la motiver et lui enseigner toutes les combines qu’il avait lui-même acquises mais elle était faite pour ça, c’était plus qu’une évidence et il savait qu’elle se débrouillait aussi bien sans lui que du temps où il était encore à ses côtés pour la conseiller. C’était un petit jeu entre eux et depuis toujours, ils se taquinaient sans pouvoir lâcher la victoire à l’autre aussi facilement. Mais il y avait plus entre eux à présent et il ne ressentit pas le malaise de la jeune femme quand il s’approcha pour lui toucher les cheveux. Il fit comme si rien ne s’était passé, malgré toute l’ambiguïté qui restait encore entre eux. « Tu mériterais que je te bosse les fesses, oui ! » Un grand sourire à l’air particulièrement intéressé vint d’abord répondre à la jeune interne tandis qu’il accueillait son coup à l’épaule comme si une simple mouche s’était posé dessus. Voilà qu’il promettait d’être intéressé et non effrayant comme cela aurait dû l’être. « J’aimerais bien voir ça tiens ! En tant que sœur de militaire, il savait que Leah avait appris avec son frère à se défendre contre les mauvaises intentions mais il n’était certainement pas en reste. S’il avait passé du temps à apprendre des choses à la petite sœur, le grand-frère restait son meilleur ami et ce dernier lui avait fait vivre un véritable enfer quand il était rentré de son entraînement de l’armée. Il avait tenu à lui enseigner des tonnes de choses et les muscles de Nathaniel s’en souviennent encore. Il avait souffert pendant des heures mais aujourd’hui, il pouvait se féliciter d’avoir des muscles, de tenir une forme olympique et de savoir mettre une raclée à qui s’approcherait de trop près. Ce qu’il n’avait pas l’intention de faire avec la jeune femme, bien sûr. Non, il envisageait plutôt de découvrir la ville avec elle et il aurait aimé qu’elle lui serve de guide, qu’ils puissent découvrir de nouvelles choses ensemble puisqu’elle n’avait pas encore eu le temps de faire le tour de la ville. Elle ne semblait pourtant pas de cet avis. « Quand j’aurais le temps et l’argent, mon cher. » Il fronça légèrement les sourcils, réfléchissant à la manière dont il pourrait contrer ses deux arguments. « Je n’ai pas dit que je te laisserais payer quoi que ce soit ! » Il était de la vieille école, et puis il savait ce que c’était que de vivre sur le salaire de l’internat, il était clairement conscient de la situation parfois difficile dans laquelle elle pouvait se trouver. Il n’avait pas à souffrir de ce genre de problème et s’il pouvait l’inviter, il ne s’en priverait pas une seule seconde. « Tu dois bien avoir un soir de libre de temps en temps… » Il n’avait pas l’intention de se laisser démonter par un simple refus, il aurait un argument pour tout ce qu’elle pourrait lui avancer, même si pour parvenir à ses fins, il lui faudrait la capturer pour l’emmener de force au restaurant. Sauf si bien sûr elle avançait de fausses raisons mais comme elle venait de lui avouer être célibataire, la seule raison qui pourrait la bloquer restait leur relation un peu complexe. Un point qu’il avait l’intention d’éclaircir, surtout s’il était condamné à ne plus savoir quoi que ce soit sur ses relations amoureuses.  Il préférait d’ailleurs le faire le plus vite possible et à peine les portes des urgences franchies, il en profita pour le lui demander. Il la sentit se tendre mais il attendit patiemment sa réponse. Allait-elle accepter qu’ils parlent de ce qui avait pu se passer entre eux ? Ou taire définitivement cet épisode et faire à jamais comme si rien ne s’était passé ? « Ca me va, fin de journée ? » Il sentit le soulagement déferler dans ses veines en la voyant ouverte à la discussion. Il hocha la tête doucement, relâchant son bras. « Parfait, j’ai pris un café dans le bar d’en face avant de venir, on pourrait s’y retrouver ? Je suis de garde cette nuit. » Il devrait donc se trouver à proximité de l’hôpital si une urgence devait arriver, il ne pourrait donc pas s’éloigner mais ça, elle le comprendrait. Il avait donc quelques heures devant lui avant de pouvoir faire une nouvelle pose et comme il ignorait son propre emploi du temps, il espérait avoir le temps de lui parler un peu plus longuement et sérieusement. Il reprit une distance raisonnable avec elle puisqu’à présent les médecins autour d’eux gravitaient en plus grand nombre. « De toute façon, on a encore des heures à bosser ensemble alors au boulot ! Et si tu as besoin, je suis toujours dans le coin ! » Même s’ils n’étaient pas affectés aux mêmes patients, ils allaient sûrement passer l’après-midi à se croiser et se recroiser. Mais pour l’heure, il lui fallait se familiariser encore avec les lieux et le reste du personnel. Il lui adressa un sourire, il était toujours présent si elle avait besoin de lui, même si elle se débrouillait probablement très bien sans lui depuis des mois.   




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Maleah « Leah » Ianuali
J'ai 25 ans ans et je vis à Chicago, Illinois, États Unis. Dans la vie, je suis interne en médecine et je m'en sors moyennement, je fais avec ce que me donne la vie). Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire et je le vis plutôt bien, du moins, ça dépends des jours.



Originaire de Hawaii, Leah est la petite dernière de la famille. Elle a deux frères aînés. Ses parents sont décédés alors qu’elle était jeune, son frère ainé à alors obtenu sa garde ainsi que celle de son autre frère. – Ils sont tous les trois très proches, ils se donnent des nouvelles au moins, une fois par jour.- Ils ont déménagés de Hawaii pour atterrir à San Diego. – Têtue, déterminée, franche, passionnée, aimante, jalouse, et parfois nerveuse face à l’inconnu. – Elle a toujours rêvé de devenir médecin, elle a donc travaillé dur pour entrer dans la meilleure école possible (malgré le coup des études) – Elle est interne aux Urgences et malgré le fait qu’il n’y a pas assez de temps dans une journée pour tout faire, elle aime son boulot. – Célibataire, elle n’a pas vraiment le temps à consacrer à quelqu’un, elle se sentirait trop oppressée ou coupable d’avoir un homme à ses côtés. Ses frères ne se gênent pas pour la charrier.


phoebe tonkin © schizophrenic


Je réalisais à peine que notre conversation avait lentement dérivé et que ma colère s’était dissipée – sans que je ne l’oublie. Le tempérament calme – quoi qu’à l’humour douteux dont tous les proches font preuve – de Nate avait toujours été quelque chose de sûr, l’accalmie sur mon caractère orageux. Quand je perdais patience ou simplement confiance face à de simples apprentissages – ou même face aux apprentissages médicaux – l’homme marchant à mes côtés avait toujours été la main sur mon épaule pour m’empêcher de tout envoyer en l’air. Il avait fini par déteindre sur moi, mais seulement lorsqu’il s’agissait de résoudre un soucis entre les murs de l’hôpital. Pour tout le reste, je conservais mon tempérament franc, tout feu tout flamme. Ce caractère rentre dedans, je le devais aux trois énergumènes de sexe masculin qui m’avait élevé. Ce dernier m’avait, par ailleurs, attiré pas mal d’ennuis durant mes premières années scolaires avant que j’apprenne  à prendre du recul. Je n’étais pas une mauvaise élève ou une fille rebelle, j’avais un point faible pour l’injustice et tout ce qui en découlait. On pouvait en rire, à présent, puisque je savais choisir mes batailles – la plupart du temps. Le baiser impulsif partagé lors de notre dernière nuit dans l’enceinte de San Diego était une des choses qui dépeignait parfaitement mon habilité à laisser parler mes émotions. Je ne regrettais pas ce qu’il s’était passé, loin de là. Cependant, ma plus grande peur était de ne pas savoir si j’étais capable de contourner cet événement et reprendre le cours de notre relation fraternelle. Car oui, imaginer Nate en tant que grand frère protecteur avait quelque chose de dérangeant. Protecteur, oui et je le voyais mal se débarrasser d’un de ses traits de caractère, mais l’étiquette de grand frère semblait s’être dégrafer de sa personne. « Tu veux éviter le favoritisme hein ? Il va falloir que tu m’appelles « docteur » dans ce cas ! », se moqua t-il alors que j’évoquais ma réputation en tant qu’interne – et au passage le fait qu’il était hors de question que je ne lui saute dans les bras dans l'enceinte de l’hôpital. Ce fut à mon tour de rire légèrement. Bien que l’appeler ‘docteur’ semblait inévitable et un peu étrange, je savais que j’étais capable de le faire puisque j’abandonnerais cette appellation une fois les portes du travail franchie. « Je sais que tu n’es pas du genre à faire du favoritisme, mais les autres internes ne le savent pas, ils cherchent toujours le petit détail qui ferait vivre l’enfer à un autre. Mais tu le sais déjà puisque tu as déjà été à ma place. Et toi, il va falloir que tu m’appelles par mon nom de famille. », répondis-je, un sourire malicieux peint sur le visage. L’ambiance compétitive entre les internes rendaient parfois l’air irrespirable, mais j’avais la peau dure, ce n’était pas des petites rumeurs ou des coups de couteaux dans le dos qui me feraient abandonner le métier dont je rêve. Encore une fois, avoir été élevée par un frère militaire avait ses avantages.   « Tu pourras me sauter dans les bras une fois qu’on sera dehors alors ? », continua t-il, et je levais les yeux au ciel en guise de réponse. « Tu es aussi têtu qu’une mule, ma parole ! », soupirais-je, sans pouvoir me départir de mon sourire amusé. « Si tu y tiens tellement, je te sauterais dans les bras et te serrerais à t’en étouffer … lorsque tu me feras visiter ton appartement ! », répliquais-je en croisant son regard. D’un côté, l’idée de le serrer dans mes bras était tentante, mais de l’autre, je n’étais pas certaine que ce soit l’idée du siècle. Une étreinte de ce genre n’allait plus avoir la même signification à mes yeux, me renvoyant constamment au soir où nos lèvres s’étaient rencontrées. Pourtant, je devais avouer que me retrouver dans l’étau de ses bras … C’était poing d’être repoussant. Il fallait que j’arrête le cours de mes pensées, car ces dernières signeraient sans doute ma perte et je ne pouvais pas supporter l’idée de voir Nate disparaître de ma vie. Ces derniers mois m’avaient déjà paru être des siècles. Cette dernière chose, je ne manquais pas de lui rappeler alors que nous discutions de mon habilité à ne tuer aucun patient.   « Je vais alors pouvoir voir de mes propres yeux si tu n’as pas gâché des années d’enseignement acharné ! », me taquina t-il. « Tu vas surtout pouvoir constater que l’élève va dépasser le maître ! », rétorquais-je, un air  arrogant sur le visage. Bien entendu, j’exagérais totalement, j’étais bien loin de tout savoir et de mettre en pratique tout ce que j’avais appris. Nate, lui, avait des années d’expérience à son actif. D’ailleurs, aucun médecin ne pouvait prétendre tout savoir sur la médecine, en effet, cette dernière étant une science totalement évolutive, il y a toujours quelque chose à apprendre, un livre à lire, une méthode à essayer. Mais le but était de lui clouer le bec tout en le taquinant. «  J’aimerais bien voir ça tiens ! », dit-il, amusé par ma réflexion. C’était reparti pour un tour. « T’es un peu masochiste non ? », me moquais-je en haussant les sourcils. Mais il fallait bien croire qu’il avait raison, j’étais simplement incapable de lui faire la tête indéfiniment. Cependant, si le sujet du froid de ces derniers mois refaisait surface, je ne pouvais pas promettre de rester courtoise ou enjouée face à ses blagues. J’ignorais les pensées sombres qui menaçaient de refaire surface en me concentrant sur le notre sujet de conversation actuel. «   Je n’ai pas dit que je te laisserais payer quoi que ce soit ! »,  s’exclama t-il après avoir froncer les sourcils. Si il fallait que je compte le nombre de fois où cet homme me faisait lever les yeux au ciel … Mon regard croisa de nouveau le sien. « Je sais bien que me laisser payer va à l’encontre de tous tes principes, Nate, mais tu te rends compte que je suis pas fauchée au point ? », soupirais-je. Je savais qu’il avait un grand cœur, qu’il le ferait pour que l’on puisse partager quelques moments ensemble en dehors de l’hôpital. Pourtant, je ressentais le besoin de lui dire que je devais apprendre à me prendre en charge, financièrement parlant, même si je savais qu’il balayerais mes protestations du revers de la main.    «  Tu dois bien avoir un soir de libre de temps en temps …», contra t-il en faisant référence à mon deuxième argument. « Oui, mon maigre temps libre me sert à dormir ou à réviser. Mais j’ai le sentiment que tu ne me laissera pas gagner cette partie, alors, je te ferais découvrir la gastronomie de Chicago mon cher Nate.», dis-je en prenant un ton un peu dramatique. Cependant, les portes des Urgences se dessinèrent lentement en face de nous, l’heure du babillage était terminée. Pourtant, Nate m’empêcha de faire un pas supplémentaire, quémandant une discussion supplémentaire. Sans doute, celle qui avait été évitée jusque là. « Parfait, j’ai pris un café dans le bar d’en face avant de venir, on pourrait s’y retrouver ? Je suis de garde cette nuit. », proposa t-il, et je hochais la tête en signe d’accord. Il relâcha mon bras avant de poursuivre.   «  De toute façon, on a encore des heures à bosser ensemble alors au boulot ! Et si tu as besoin, je suis toujours dans le coin ! » « C’est noté, Docteur Adamson. », répondis-je en avançant doucement dans le service, grouillant comme une fourmilière. Je lui délivrais un dernier sourire malicieux avant de me détourner pour reprendre le travail. Il me restait quelques heures pour appréhender la conversation qui se profilait à l’horizon, je ne savais pas vraiment si j’étais prête à y faire face.  Je zigzaguais alors de lit en lit, consultant les dossiers, remplissant de la paperasse à n’en plus finir. L’heure de la fin de journée commençait à pointer le bout de son nez. Cependant, en tant que médecin – même juste en tant qu’interne, il était impossible de prédire l’heure de la débauche. Généralement, c’est le cas, c’est l’heure de partir et des ambulanciers déboulent avec un patient, c’est parti les heures supplémentaires. Mais cette fois, le destin semblait vouloir me voir étaler mon ressenti sur une soirée qui s’était déroulée des mois auparavant. J’envoyais alors un message à Nate, une fois installée à une table au bar de l’autre côté de la rue. Je t’attends dans le bar.  



TIMELESS LOVE
©️ ZIGGY STARDUST.
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