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 the pretty lies, the ugly truth (daphne)

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MONTCLAIRE
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INSCRIPTION : 23/02/2017
ÂGE : 22
RÉGION : AQUITAINE
CRÉDITS : KILLER FROM A GANG, TUMBLR

UNIVERS FÉTICHE : FANTASTIQUE
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
ETE 1997 - Alors que les troupes du seigneur de ténèbres se renforcent, l'Angleterre sorcière se voit déchirée. Le manoir des Malfoy est devenu le QG de celui dont on ne doit pas prononcer le nom et de ses fidèles mangemorts. Un été lourd en tension, tension qui arrive à son apogée alors qu'une interminable soirée est organisée en l'honneur des fiançailles de l'héritier Malfoy et d'Astoria Greengrass.

Contexte provenant de cette recherche



She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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MONTCLAIRE
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Draco
Malfoy

J'ai dix-sept ans et je vis au sud-ouest de l'Angleterre, dans le Wiltshire. Dans la vie, je suis dans les ennuis jusqu'au cou et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt effroyablement mal.




avatar © pando


Quitte à choisir, il aurait encore préféré se faire immoler par le feu. Coincé à côté de sa mère, à l’étroit dans ses vêtements impeccables et intégralement noirs, Draco imagina sa peau, léchée par l’incandescence de flammes s’enroulant autour de son corps. Voilà où il en était réduit : à fantasmer sur une mort rapide et spectaculaire qui lui apparaissait comme préférable au sort qui était le sien ce soir-là. Une énième soirée interminable s’annonçait au sein du manoir des Malfoy. La grande demeure majestueuse avait cessé d’inspirer quoi que ce soit de positif à Draco. A vrai dire, il aurait donné en cet instant n’importe quoi pour se trouver ailleurs. Il avait passé un été absolument effroyable et dont il ne voyait pas la fin. Coincé dans une tourmente, enseveli sous une couche de noirceur d’une épaisseur telle qu’elle lui pompait tout son oxygène, il respirait difficilement. Cela faisait des mois maintenant qu’il vivait avec le sentiment angoissant de ne plus contrôler quoi que ce soit. Chaque réveil se couplait à un sentiment de malaise profond alors que son sentiment de mal-être lui revenait en pleine figure : il avait sentiment que son existence en elle-même ne lui appartenait plus, en admettant qu’elle lui ait d’ailleurs jamais appartenu. Outre les nombreuses questions existentielles qui tempêtaient à l’intérieur de sa tête, il se sentait fléchir sous le poids d’un destin qu’il ne se sentait en rien la force d’assumer. Il n’avait pas le choix cependant. Il ne l’avait jamais eut. Il ne pouvait se retirer nul part et encore moins ce soir là. Il avait renoncé à toute trace d’intimité depuis des semaines, tous ses gestes savamment étudiés et observés et plus particulièrement encore ce soir-là. Alors que l’imposant manoir fourmillait de personnes influentes drapées dans d’élégantes tenues de soirées,  Draco sentait converger vers lui les regards. Alors qu’il crevait d’envie de disparaître, il se voyait devenu le centre d’une attention dont il ne voulait pas le moins du monde. Bien sûr, il ne pouvait s’attendre à rien d’autre ce soir-là : contenu du fait que cette soirée s’organisait autour du sujet de ses fiançailles avec Astoria Greengrass, il était logique qu’en tant qu’homme de la soirée il attire les regards des gens.

Loin de se réjouir de cette union forcée qui était par ailleurs la dernière de ses préoccupations en ces temps compliqués, Draco s’efforçait de faire bonne figure. Il prenait exemple sur ses parents, tout deux postés à distance régulière de sa propre personne. Sa mère se tenait juste à côté de lui, son corps moulé dans un fourreau vert si serré que Draco en venait à se demander comment elle parvenait à respirer. Et effectivement, Narcissa Black, dont le visage semblait comme figé, avait l’air d’être à deux doigts de se trouver mal. Draco lui trouvait l’air malade derrière son sourire hautain si élégamment travaillé. Elle discutait poliment, rivalisant de grâce et d’élégance comme toujours, mais son fils la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle n’avait guère plus le cœur à profiter de la soirée que lui-même. Elle n’avait de cesse de presser doucement son épaule d’une main, comme pour s’accrocher à son fils qui ne daignait pas la repousser, ce qui était dénonciateur de sa propre tension. En temps normal, Draco aurait vite été exaspéré par le contact permanent de sa mère, mais il ne tentait nullement de s’en défaire ce soir-là. Parfois, il jetait un coup d’œil dans la direction de son père, qui avait maigri et arborait une expression plus grave depuis son séjour entre les murs d’Azkaban. Lui aussi faisait bonne figure, comme toujours, mais la tension qui émanait de son corps apparaissait clairement au regard de son fils.

Draco n’aurait sut dire depuis combien de temps la soirée avait commencé. Chaque instant avait pour lui des airs d’éternité, chaque parole prononcée lui semblait creuse, amputée de toute forme de vie. Il avait l’impression de s’être fondu dans une espèce de pièce de théâtre macabre dans laquelle, à l’instar de toutes les autres personnes présentes, il se trouvait coincé dans la peau d’un personnage qui ne lui sciait guère. Il tâchait de se faire tout petit, évitant soigneusement de se lancer dans une conversation quelle qu’elle soit sans y parvenir. Il ne se sentait guère d’humeur à feindre que son monde n’était pas en train de voler en éclats. Lorsque sa mère lâcha son épaule pour se détourner vers une sorcière brune dont il peinait à se souvenir du nom, Draco décida de saisir l’occasion de s’esquiver, ne serait-ce que durant quelques minutes. Il savait que ce n’était pas bien, que ce n’était pas une chose à faire. Il avait conscience que son absence allait être remarquée et qu’il allait se faire taper sur les doigts plus tard pour cela, mais peu lui importait en cet instant. Tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il désirait sincèrement et ardemment, c’était de se soustraire un peu aux personnes rassemblées dans la demeure familiale. Il avait besoin de se retrouver un peu seul, enfin, dans cette maison devenue celle des uns et des autres. Faisant volte-face, il quitta la vaste pièce à vivre en reposant au passage sur l’un des meubles anciens la coupe en verre qu’il tenait jusqu’alors dans sa main pale et fine. Il pressa ensuite le pas, grimpant l’escalier le menant à l’étage. Il cherchait à mettre autant de distance que possible entre la soirée qui se déroulait plus bas et lui. Il avait envie d’entendre les bruits s’évanouir autour de lui, envie de se réfugier dans un silence solitaire délicieux et auquel il aspirait terriblement. Ses pas le conduisirent à sa chambre dont il ouvra la porte à la volée. La pièce était soigneusement rangée et lui paru tout à coup foncièrement impersonnelle. Ce n’était pas la chambre d’un adolescent, mais il faut dire qu’il ne se sentait guère vraiment comme l’un d’eux alors sans doute que tout cela avait du sens finalement. Draco s’écroula sur son lit, sa belle image se fissurant alors qu’il laissait momentanément percer son désespoir.




She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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Lafayette Love
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Limace



Daphne Greengrass
J'ai 17 ans ans et je vis dans une villa perdue dans la campagne anglaise. Dans la vie, je suis élève à Poudlard et je m'en sors bien, non que ça importe. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancée et je le vis plutôt pas bien du tout.




Anna Speckhart © Pando
Elle se fond dans le décor, ce soir, Daphne. Vêtue d’une élégante robe sombre, verre à la main, accompagnée de son fiancé. Voilà sa place. Parmi les grands de la société, parmi les sangs-purs, parmi les partisans du Seigneur des Ténèbres. Pourtant, personne ne s’hasarde à l’approcher plus de deux minutes. Sans doute parce qu’elle n’est pas importante, ce soir, et parce qu’elle arbore un visage des plus fermés. Une véritable reine des glaces. Elle lance des regards noirs à quiconque l’aborde avec un air trop jovial. Elle n’a pas envie d’être ici. Elle n’a pas envie de faire semblant de se réjouir des fiançailles d’Astoria, comme elle n’avait pas envie de se réjouir des siennes quelques semaines plus tôt. Elle n’a pas envie de passer la soirée entière avec André. Et surtout, surtout, elle n’a pas envie de devoir louanger Malfoy et s’extasier du nouveau lien entre les deux familles. Daphne, ce qu’elle désire le plus désormais, c’est d’être libre. De partir loin de cette soirée qui lui file la nausée, loin de ce fiancé qu’elle n’a pas choisi et encore plus loin de l’imbécile qui va épouser sa sœur dont elle est bêtement tombée amoureuse.

Son monde, jusque-là fébrile mais qui tenait tout de même la route, est en train de s’écrouler. Ça a commencé lorsqu’elle a découvert la terrible mission dont avait été affublé Draco. Trop tard pour qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. C’étaient des cris d’effroi, des pas pressés jusque dans la cour de Poudlard… Ce moment où quelque chose se brise, que le point de non-retour est dépassé. La communauté magique a perdu l’un de ses plus grands sorciers. La mort de Dumbledore était le début de quelque chose de nouveau, terrible dans tous les sens du terme. Et elle aurait pu le supporter, grâce à son rang et si elle n’avait pas été seule. Sauf qu’elle avait perdu, le même soir, la seule personne avec qui cette vie valait la peine d’être vécue. Elle avait entendu Potter dire qu’il s’était enfuit avec Snape et leurs camarades Mangemorts. Et elle avait compris le piège dans lequel il était enfermé. Elle était terriblement inquiète, aussi bien pour le futur immédiat de Poudlard que pour celui de Draco. Alors elle avait essayé de le contacter, envoyant plusieurs hiboux de suite, sans jamais qu’il ne réponde. Elle avait persisté quelques semaines, pourtant, pensant que peut-être il ne les recevait pas. Ces lettres étaient devenues de plus en plus vagues, envoyées de façon plus espacée. Parce que ça la blessait de ne jamais avoir de réponse. Ça la blessait de devoir faire la conversation seule. De se souvenir de cette promesse qu’ils s’étaient faite, naïvement, désormais brisée. Puis les Greengrass avaient décidé de l’achever, de l’enfoncer dans les pensées moroses qui l’habitaient depuis le début de l’été, en décidant qu’il était temps qu’elle rencontre son fiancé. Après tout, il ne lui restait qu’une année d’études. Parce qu’évidemment, elle n’a toujours aspiré qu’à devenir l’épouse d'un homme et c’est tout. Ils s’étaient donc arrangé avec la famille d’André pour qu’ils fassent le voyage de France et restent quelques jours. Ils étaient repartis, le temps que les formalités soient faites, mais André était resté. Et parce qu’elle avait eu le privilège de rencontrer officiellement son futur époux, Astoria s’est également vu accorder ce droit.

Comme si elle ne connaissait pas déjà l’héritier Malfoy.

Les voilà donc tous réunis aujourd’hui, en ces temps, à célébrer l’union prochaine des deux familles. C’est la première fois que Daphne revoit Draco depuis… Trop longtemps. Elle ne sait comment agir et réagir face au Malfoy. Face aux Malfoy. Elle avait suivi les Greengrass, était restée à leurs côtés le temps des présentations au reste des invités. Elle avait échangé quelques mots polis, crispée, avec Narcissa comme elle était supposée le faire. Elle avait senti son cœur s’emballer lorsque son regard s’était posé sur le blond. Daphne était partagée entre cette rancœur qu’elle lui portait, l'envie de le frapper pour le faire réagir, causée par la frustration qu’il n’ait jamais répondu à ses lettres, et celle de l’écraser dans ses bras pour pouvoir transplaner et qu’ils fuient ailleurs tous les deux. Mais elle n’avait rien fait, si ce n’est que s’attarder quelques secondes sur le visage du jeune, avant de froncer les sourcils et de s’éclipser d’un mouvement de cheveux, indifférente. Et la soirée passait, de manière interminable. Elle attendait le feu vert pour pouvoir rentrer, pour pouvoir rejoindre son lit et prétendre qu'il ne s'était jamais rien passé. Mais le feu vert n'arrivait pas, et tous les invités semblaient vouloir être cordiaux et polis et ça ne leur suffisait pas de saluer Astoria et de la féliciter. Ils voulaient aussi en savoir plus sur André, savoir si elle était heureuse de son union et de celle de sa sœur. Elle ne l'était pas. D'aucune. Elle bouillait de rage, faisait preuve d'un calme inquiétant. Elle avait fini par laisser son fiancé faire les questions et les réponses, observant ardemment tour à tour Astoria et Draco. Surtout ce dernier, à vrai dire.

Lorsqu'elle le voit profiter de l'inattention de Narcissa pour s'esquiver, elle perd un peu de sa contenance. Intriguée, elle se redresse soudainement et le suit du regard. Il ne lui faut que quelques secondes pour qu'elle se rende compte qu'il quitte la pièce, et c'est sans hésiter qu'elle décide de le suivre. Elle s'excuse dans un chuchotement pressé auprès d'André, avant de fuir à son tour d'un pas assuré et calculé la pièce. C'est sans doute là sa seule chance pour se retrouver seule avec Draco, hors de question qu'elle la ruine en attirant l'attention sur elle. Une fois hors de portée de sa famille et des invités, elle presse le pas. Court dans les escaliers lorsqu'elle le voit disparaître en haut des marches. Pour une raison qu'elle ignore, elle n'ose pas l'appeler. Ils sont encore trop près de la soirée. Il pourrait la rejeter immédiatement et ça, elle ne pourrait pas le supporter. Elle s'arrête au bout du couloir lorsqu'il entre dans ce qu'elle imagine être sa chambre. Sa course mêlée à l'adrénaline l'ont légèrement essoufflé et la brune se permet d'hésiter quelques secondes, le temps de rassembler un peu de courage, avant d'aller à son tour dans la pièce. Elle ne prend même pas la peine de frapper, referme immédiatement la porte derrière elle et s'y adosse comme interdite. Elle regarde brièvement le décor avant de porter toute son attention à ce qui l'intéresse. Suite à son arrivée intrusive, Draco s'est relevé de son lit et les voilà face à face. Les envies contradictoires de le frapper ou de le serrer dans ses bras sont toujours là. Elle ne sait comment les exprimer, finit par tout confondre. Elle fait un pas brusque vers lui, le pousse un peu avant de le rattraper pour le serrer immédiatement dans ses bras. Les larmes qu'elle a retenu tout ce temps ne se font pas plus attendre et elle s'accroche désespérément à lui. De peur qu'il ne disparaisse, encore.

Elle daigne bien vouloir le relâcher, difficilement, pour pouvoir l'observer de près. Elle renifle, assez bruyamment et sans glamour aucun, et chasse d'un geste hargneux les larmes de ses joues. « Draco Lucius Malfoy, espèce de... ! » Daphne commence, dans un chuchotement agité, mais ne termine pas sa phrase. A vrai dire, elle ne trouve pas de mots assez fort pour exprimer toute l'inquiétude et la frustration qu'il a fait naître en elle. « Est-ce que tu as eu mes hiboux ?! Quelle partie du dragon tu as mangé pour croire que tu pouvais te passer de me répondre, au juste ? » Elle fait l'effort de ne pas crier, même si elle en a très envie. Pour se calmer, elle prend une grande inspiration. Plusieurs, en fait. Mais elle a tellement de chose à dire, tellement de questions à poser et elle ne sait pas par où commencer. « Est-ce que ça va ? » L'essentielle. Avec la réponse la plus évidente, aussi. Mais elle a besoin de la poser. Même si plus rien ne va, pour lui comme pour elle.



MES RECHERCHES :
+ malfoy squad (crabbe & goyle)
+ sense8 (capheus, daniela, rajan, felix, whispers)
+ apocalypse now
+ les sentiments (we're still open les gars !)
+ DC universe
 
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MONTCLAIRE
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Draco
Malfoy

J'ai dix-sept ans et je vis au sud-ouest de l'Angleterre, dans le Wiltshire. Dans la vie, je suis dans les ennuis jusqu'au cou et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt effroyablement mal.




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C'en était officiellement fini de leur enfance et cette pensée avait un goût bien amer pour Draco. Dire qu'il n'avait aspiré qu'à cela depuis l'enfance : grandir. Il avait toujours répugné à se voir traiter comme un enfant, toute envie de se laisser aller à un peu de faiblesse vite effacée de son existence dès lors que son égo s'était affirmé, ce foutu égo qui le consumait encore désormais. Il n'était pas majeur, mais il n'était plus un gosse non plus. Cela ne remontait pas à hier. Depuis l'échec de la bataille au département des mystères qui avait valu à son père un séjour douloureux entre les murs d'Azkaban, Draco s'était retrouvé catapulté dans un univers auquel il aspirait naïvement auparavant et qui l'effrayait désormais. Un gamin qui avait toujours aspiré à mener une vie d'adulte, existence qui le terrifiait maintenant qu'il y goutait enfin. Il était prisonnier d'une multitude de choix qu'il avait fait, choix incrustés dans sa chair, morsure glaciale qui ne le lâcherait plus jamais. Il était déjà allé beaucoup trop loin pour pouvoir reculer et cette perspective le glaçait des pieds à la tête.

Cette soirée donnée au sein du manoir familial n'était qu'une autre façon de sceller son enfance, par le biais d'un mariage qui était à l'heure actuelle la dernière des préoccupations de Draco. En des temps aussi tourmentés, cela lui semblait même franchement aberrant que de se réunir ainsi pour célébrer une alliance future qui ne reposait sur rien de plus qu'un contrat scellé des années plus tôt et qui pesait plus que tout les deux principaux concernés. Cette réception n'était autre qu'un énième rappel cuisant aux yeux de Draco : le rappel que son existence ne lui appartenait plus, en admettant qu'il en eut seulement un jour été différemment. Non. Sa vie ne lui avait jamais véritablement appartenu. Il s'était évertué à suivre la voie tracée par son père, telle une machine trop occupée à calquer ses mouvements sur ceux d'un autre pour songer à réfléchir par elle-même à la perspective de sa propre destinée. Il en payait le prix désormais. Il allait mener la même vie que son père et ce seulement s'il avait de la chance. Après tout, le faste de cette réception demeurait trompeur : si ses parents tâchaient d'agir comme s'il n'en était rien, personne n'était sans savoir lire derrière les apparences. Les Malfoy étaient déchus, prisonniers d'une mascarade grotesque dans laquelle Draco se devait de tenir son rôle. C'était là sa vie désormais : jouer la comédie, sans arrêt, s'appliquant plus que tout à dissimuler son trouble et sa peine. Une vie de faux semblants.

Il avait beau savoir qu'il se devait de calquer son comportement sur celui de ses parents, il ne pu néanmoins s'empêcher de s'esquiver une fois l'attention de sa mère détournée. Il ne comptait pas s'absenter, longtemps. Pas suffisamment pour que cela se remarque, du moins c'était là ce qu'il espérait. Non. Il allait revenir, bien sûr, il avait juste besoin de respirer un peu. De se retrouver, ne serait-ce qu'un instant, histoire de se rappeler à lui-même que ce masque collé sur son visage n'était rien de plus que cela, rien de plus qu'un mensonge absurde. Le souffle court, les nerfs à vif, il alla trouver refuge dans sa chambre qui lui apparaissait désormais tout aussi froide et inhospitalière que le reste de la maison.

Là, il se laissa tomber sur son lit sans retenue, en tâchant de bien respirer l'air qui lui semblait tellement vicié. Trop accaparé par son propre malheur, il n'avait guère pris conscience qu'on l'avait suivi et sursauta lorsqu'une silhouette s'engouffra à son tour dans la pièce avant de refermer la porte derrière elle. Lorsqu'il reconnu Daphne, le coeur de Draco remonta dans sa gorge et il ne pu détourner son regard d'elle alors qu'il se redressait précipitamment. La vue de son amie l'effraie autant qu'elle le rassure. Il garde la bouche fermée, ne sachant comment réagir. Un pas brusque dans sa direction et il se crispe, avant qu'elle ne le pousse brusquement pour mieux le serrer dans ses bras par la suite. Un peu sonné, le coeur en ébullition, il met quelques instants avant de l'étreinte à son tour, un peu timidement d'abord, puis plus ouvertement. Il s'accroche à elle comme à une bouée, tâchant de trouver en elle un équilibre alors que son monde persiste à partir à la dérive. Lorsqu'elle le relâche enfin, ce n'est pas l'envie qui lui manque de l'attirer à nouveau à lui avec brusquerie et il lui faut lutter avec férocité pour n'en faire rien. « Draco Lucius Malfoy, espèce de... ! » Les émotions de Daphne la malmènent, elles s'entrechoquent. La douleur se partage à la colère et les larmes coulent, essuyées rageusement. S'il parviens à demeurer relativement maître de lui en comparaison, Draco, n'en mène pas large non plus. « Est-ce que tu as eu mes hiboux ?! Quelle partie du dragon tu as mangé pour croire que tu pouvais te passer de me répondre, au juste ? » Il ne peut s'empêcher de baisser les yeux vers son lit, tant car il peine à soutenir le regard furibond et éprouvé de Daphne que du fait de son allusion aux nombreuses missives envoyées par la jeune fille durant les dernières semaines. Comment lui expliquer ? Comment lui expliquer qu'il a coincé toutes les lettres sous son sommier sans pouvoir se résoudre à lui bruler ? Comment lui faire comprendre qu'il avait eut tellement envie de lui répondre que c'en était devenu presque douloureux ? Comment lui expliquer qu'il avait tâché de la protéger à sa façon ? Lui qui aimait tant parler d'ordinaire peinait furieusement à trouver ses mots. « Est-ce que ça va ? » Bien sûr. C'est ce que ses parents diraient. C'est ce qu'il devrait dire. Les mensonges lui brulent trop la gorge cependant et c'est la vérité qu'il prononce sur un ton abrupte. « Non. » Il aimerait pouvoir la rassurer. Il aimerait pouvoir lui dire qu'il tiens le coup, qu'il demeure solide et puissant dans la tourmente, mais il n'a pas le coeur à lui mentir, pas à elle. Et c'est si bon de prononcer ce mot, cette vérité salement refoulée. « Rien ne va plus, Daphne. » Et ce depuis près d'un an déjà. Avec un léger soupire, Draco glissa son bras sous son matelas jusqu'à sentir sous ses doigts une feuille de papier. Il tira ensuite quelques lettres noircies de l'écriture si familière de Daphne et vint les poser sur ses genoux, l'air à la fois coupable et blasé. « Je suis désolé de ne pas t'avoir répondu, mais je ne pouvais pas. Ils sont toujours dans les parages, ils s'infiltrent partout » à cette pensée, il ne pu s'empêcher de trembler. Par ils, il parlait d'eux. Les sbires de Voldemort dont il faisait partie comme l'indiquait douloureusement la marque imprimée dans sa chair. « Je ne voulais pas... Je ne veux pas t'attirer là-dedans. » Ce qui était bien bête et naïf de sa part bien sûr. Après tout, il s'apprêtait à épouser sa soeur et ne pouvait de ce fait nullement tenir Daphne et les siens à l'écart des tourments de son existence.



She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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