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 (Jacques - rp sale) Mais cette machine dans ma tête, machine sourde et tempête.

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Kool Shienne
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UNIVERS FÉTICHE : Je suis volage.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Quelque part dans une petite bourgade côtière de l'Angleterre, la mer est agitée par les vents violents et les falaises s'effritent sous le poids des vagues menaçantes. Par delà les vieilles battisses de pierre, la terre du cimetière est remuée par un fou qui ne sent pas la pluie glacée lui pénétrer les os, et qui n'entend pas arriver le monstre dont les dessous de son lit ne lui suffisent plus à se nourrir.
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Kool Shienne
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Cliff
Hodgkin

J'ai une fin de cinquantaine et je vis dans une petite ville cotière d'Angleterre. Dans la vie, je suis propriétaire d'une entreprise d’exportation de produits de la mer et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, même si je ne peux pas m'empêcher d'aller voir ailleurs, bien que l'herbe n'y soit pas toujours plus verte.

Tendance à penser que tout lui appartient.


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La ville n’est plus assez grande pour contenir l’ego qui le consume, enchaîné dans les rues et rapetissé par les battisses minuscules qui l’empêchent de toucher le ciel, la bête sans humeur s’est détachée des pavés rocailleux pour poser ses pieds dans la boue qui conforte ses délires dégueulasses. Il ne connaît rien des chemins de terre et des champs qui s’étalent à perte de vue, comme si la ville ridicule n’était que le seul attroupement d’homme que l’on pourrait trouver dans toute l’Angleterre, le bruit des vagues brisées contre les falaises lui ramènent difficilement des souvenirs d’enfance à son esprit, fils de marin déguisé en grand seigneur par l’artifice d’un tissu en trois pièces, il n’a que faire de la crasse qui s’accumule sous ses chaussures onéreuses : il les jettera plus facilement qu’il ne laisse échapper les crachats à terre.

Entrer dans un cimetière n’est pas dans ses habitude, pourtant il pousse la grille rouillée comme si celle-ci était sienne, avec l’aisance de celui qui visite chaque jour les aimés disparus, s’il en avait. Pas de fleurs à la main, pas même une larme au coin des yeux, il ne vient se perdre ici que pour fumer une cigarette sur la tombe du défunt père quand les tempêtes menacent d’énerver les vagues jusqu’à en venir remuer la terre des tombes. Le vent ne peut que décoiffer ses cheveux, soulever la veste de son costume mélanine, il ne parviendra pas à s’engouffrer dans sa coquille de chair dénuée de raison.

Il ne cherche pas, et pourtant, il trouve, là, noyé jusqu’aux genoux, l’enfant égaré, les chaires tendres et délicieuses, abri de fortune dans lequel s’abriter le temps que la tempête ne passe. « Gamin, » il n’a jamais eu d’autre surnom que celui-ci, à peine son prénom murmuré dans le cou pendant les abandons « toujours à déterrer les os comme un chien. Tu devrais commencer à les ronger, ça te salirais moins. » Il lui tend la main, impassible, ses yeux océans prêt à l’avaler comme le ferait une vague sans lame.
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JACQUES CHIRAC
MESSAGES : 4
INSCRIPTION : 12/03/2017
RÉGION : L'EMPIRE DU MILIEU
CRÉDITS : (c) AMIANTE

UNIVERS FÉTICHE : UN PEU DE TOUT, PLUTÔT FANTASTIQUE.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Limace


CHARON LAVEUVE
(ÂGE) entre la vie et la mort. certains raillent la trentaine dépassée tandis que d'autres murmurent la vingtaine à peine entamée. (LOCALISATION)  il erre dans son cimetière, on le dit à la recherche d'os par terre. (OCCUPATION) croque-mort, fossoyeur, il creuse les dernières demeures. la nuit, il rôde parmi les tombes, silhouette inquiétante, plus mort que vivante. certains murmurent qu'il vend poison et noeuds coulants pour mieux aider à passer de l'autre côté. (ORIENTATION SEXUELLE) gamin paumé, il préfère la compagnie des cadavres aux vivants. les mauvaises langues lui attribue quelques penchants plus sales encore. (STATUT) célibataire endurci, on murmure qu'on a rarement vu pareil coeur de pierre. (AVATAR) james dean (ÂGE) (avatar) eden memories (icone) AMIANTE (codage) AMIANTE



CLIFF & CHARON
Parfois, je me réveille la nuit et j'ai envie de me quitter.
on joue à s'oublier en sachant que ce n'est pas vrai.
La crasse sous les ongles, la saleté incrustée dans les tissus. Ballet endiablé avec la poussière, noces funèbres avec l’encapuchonnée sans chair. Aussi propre que ses chiens, crachent les murmures des vilains. Gros molosses pataugeant dans la boue, enterrant leurs trésors sous terre. Une certaine ressemblance entre l’homme et la bête, l’âme aussi sombre que le pelage de l’animal, les crocs découverts contre les inconnus qui tentent de s’approcher. L’aise qui vient aisément en compagnie de ses semblables à fourrures, plutôt que ces êtres tout en chair et peu de poils, tout en émotions et sentiments qui lui échappent. Ils sont tellement plus beaux dans la pâleur que leur offre le trépas, dans le silence éternel de leur baiser glacial. La pelle s’enfonce dans la terre. L’esprit s’évade de sa prison de chair, gambade vers d’autres terres mornes et désolées. Grands champs de batailles abreuvés à l’écarlate des soldats sacrifiés, petits morceaux de chair carbonisés jonchent les ruines noircies d’un grand incendie, spectacle macabre d’innocence fauchée trop tôt, leurs visages déformés par la peur en voyant l’arme que brandit leur tueur. Il y a quelque chose de plaisant dans la routine, à creuser le sol pour y déposer des os. Dernier domicile de et chacun. Toujours les mêmes dimensions, six pieds sous la surface, tout juste assez pour que les petits malins ne puissent déterrer le cercueil avant que le jour ne se lève.  

Parfois, Charon s’y perd un peu, s'égare entre les pensées morbides qui s’enchaînent, oublie l'enveloppe charnelle de sang et de vie. Il ne sent même pas la pluie dégringoler sur sa peau ni la terre devenir boue sous ses pieds. Il n'entend même pas l’intrus se glisser au-delà du grillage, pénétrer le sanctuaire du cerbère, arpentant les pierres tombales jusqu’à lui. L'animal revenant mordre sa proie favorite. La voix familière comme des griffes dans sa chair pour l’arracher de ses rêveries lugubres, l’emprisonner de nouveau dans la réalité. Le froid mord le corps à travers les vêtements humides, le sol devenu boue se dérobe à ses pieds et lui. La figure du passée, l’homme presque fantôme dans ses rêves dont il ne se souvient jamais, toujours hors de portée, inatteignable, comme un voile invisible qui les séparent depuis son abandon quelques années plutôt. « Je… Mais je ne les déterre pas, je les enterre… » Toute assurance dérobée. Comme si les années s’envolent, que l’homme redevient l’enfant que l’autre connaît si bien. L’enfant qui n’ose soutenir le regard, la chaleur menaçant d’affluer aux joues rien que pour attraper la main qui se tend. Des bribes de souvenirs qui reviennent, les crocs du grand méchant loup dans la chair du chaperon rouge. « Qu’est-ce que tu… vous faites ici Monsieur Hodgkin ? » Le gouffre se creuse de nouveau, l’éternité écoulé depuis leur dernière fois, depuis que le loup a abandonné sa proie.
(c) AMIANTE


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Kool Shienne
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Cliff
Hodgkin

J'ai une fin de cinquantaine et je vis dans une petite ville cotière d'Angleterre. Dans la vie, je suis propriétaire d'une entreprise d’exportation de produits de la mer et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt bien, même si je ne peux pas m'empêcher d'aller voir ailleurs, bien que l'herbe n'y soit pas toujours plus verte.

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avatar © AMIANTE
Les iris de l’enfant traduise les différentes émotions que ses cordes vocales n’arrivent pas à transmettre par des mots, sans doute sait-il que l’entreprise est vaine, que le monstre qui a posé ses pattes sur l’argile de son corps pour en faire le rebut qu’il est aujourd’hui arrive toujours à lire son être aussi facilement qu’il pourrait encore écarter ses jambes. « Pas besoin de me mentir, Charon, tu sais que je ne te jugerais pas sur ça. » Sans quémander les protestations, il laisse son empreinte brûlante s’imprégner sur la main détrempée qui vient caresser la sienne pour laisser remonter le fossoyeur à la hauteur des vivants, laisse son regard s’apitoyer quelques instants sur les guenilles de l’enfant qui se revêtait encore de ses richesses il  y a peu. Pourtant, la boue n’épargne pas les tissus, qu’ils soient rapiécés ou soigneusement traités par des mains étrangères, les deux hommes sont égaux sur le sol détrempé qui, peu à peu, semble les engloutir jusque dans ses entrailles. La pluie continue de tomber, se laisse sentir plus intense sur leurs peaux à tenter de les frapper pour les faire fuir, mais la tempête et ses vents violents n’est rien qui ferait fuir l’homme d’affaires, aucune rafale ne serait assez puissante pour le faire s’envoler, aucune force issue de la terre assez monstrueuse pour le faire sourciller : il sait qu’il n’y a que les hommes qui seraient assez affreux pour atteindre à sa vie pour le plaisir d’abuser de sa dépouille, et sans doute Charon serait le premier vautour à venir picorer sa chair et caresser sa carcasse. La tempête, elle, sans vocation autre que les pressions atmosphériques, ne faisait que passer. « Tu tiens ça de tes parents, à croire que les gênes défectueux sont ceux qui se transmettent le mieux. » Il prononce le mot interdit, espère peut-être faire ressurgir les souvenirs amers qui tourmentent tant l’être chétif qui lui fait face sans parvenir à sa hauteur, et, d’une main qu’on croirait paternel pour un geste qui ne traduit que sa dominance sur le tas de chair sans valeur, il vient tapoter la joue qu’on ne lui tends pas, il aime prendre pour rappeler que tout est à lui, même ce qu’on cache au fond des coffres fermés à double tour. « Je suis venu arroser la tombe de mon père, mais j’ai pas l’impression que la terre ait encore soif. » Pourtant, il aurait adoré dorer la pierre tombale de son eau digérée, la faire luire quelques instants au soleil avant de la quitter sans même se retourner. « Dis-moi gamin, le temps se gâte, à moins de finir à se noyer dans la boue, tu penses pas qu’on puisse s’habiter quelque part ? » Il y avait foule de demeures mortuaires autour d’eux, peut-être l’une d’entre elle n’était qu’une maisonnée pour les âmes perdues ayant encore une enveloppe charnelle, il lui semblait reconnaître une chapelle minuscule à quelques pas d’ici. Il s’en foutait : il ne voulait que faire cesser le ruissellement glacé qui irritait sa peau, tant pis s’il passerait les prochaines heures à regarder le gamin se toucher près d’un tombeau, il trouvait toujours de quoi s’occuper avec lui.
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(Jacques - rp sale) Mais cette machine dans ma tête, machine sourde et tempête.
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