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osloww
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INSCRIPTION : 10/03/2017
ÂGE : 18
RÉGION : Auvergne-Rhône-Alpes
CRÉDITS : (av) Pando

UNIVERS FÉTICHE : réel, hp, historique, autres
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Maxwell
Wright

J'ai 32 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis garde du corps pour la famille Baker et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis amoureux de la fille du patron qui a dix ans de moins et je le vis plutôt mal.

Deuxième d'une fratrie de cinq, il a grandi entouré d'amour dans la petite maison familiale de la banlieue de Londres. Issu d'un milieu modeste, il a pourtant fait des études prestigieuses et s'est envolé pour San Francisco à la suite de sa plus jeune sœur il y a six ans de ça. Depuis, il est garde du corps pour la famille Baker.


Eddie Redmayne © AILAHOZ
Je vois la panique emplir ses yeux à l'entente de ma question. Mon cœur s'emballe, pris lui aussi d'une frayeur sans nom. J'ai peur qu'elle fuie, qu'elle me glisse entre les doigts. J'ai peur qu'elle ne se referme, qu'elle refuse de parler. J'ai peur de la perdre. Pourtant, à mon grand étonnement, elle ne bouge pas. Elle cligne des yeux, elle ouvre la bouche, elle serre ma main un peu plus fort. Mais elle ne bouge pas. Elle ne part pas. Elle s'accroche à moi. Je ne sais pas trop quoi penser. Est-ce qu'elle va tout m'avouer ? Pourquoi garde-t-elle le silence ? Est-ce qu'elle va me rejeter ? « Je ... » Ma question l'a effrayée, acculée, elle ne sait plus quoi faire et ça se voit. Elle cherche un échappatoire mais n'en trouve aucun. Je n'aurais jamais dû poser cette question. Mais qu'est-ce qui m'a pris, bon Dieu ? J'ouvre la bouche pour la rassurer, pour lui dire qu'elle n'est pas obligée de me répondre, mais elle ne m'en laisse pas le temps. « Je n'aurais pas du dire ça. »

Ses mots me font mal. Il se répercutent dans mon crâne, poignardent mon cœur et anéantissent mes espoirs. Même si je m'y attendais, le coup est dur à supporter. Quel idiot, penser qu'une jeune femme belle, intelligente et talentueuse comme elle puisse s'enticher d'un homme aussi banal que moi. Sans compter la différence d'âge. Elle tire sa main de la mienne, me laissant nu, vulnérable. Je voudrais la rattraper, lui saisir la main de nouveau pour la garder près de moi, lui expliquer que je ne lui ai demandé ça que parce que je n'étais pas capable moi-même de lui avouer ce que je ressens pour elle depuis près de cinq ans. Mais je ne le fais pas. Par respect pour elle, pour moi, pour son père. Ça vaut mieux pour nous tous, et tant pis si je dois me faire briser le cœur en chemin. Le fait qu'elle fuie est un aveu. Elle ne partage pas mes sentiments. A partir de là, à quoi bon la retenir ? Je ne veux pas exercer de pression sur elle.

Quand elle tente de se relever pour partir, toutefois, elle perd bêtement l'équilibre et, s'étant rattrapée à moi pour freiner sa chute, elle se retrouve sur mes genoux. Je baisse les yeux vers elle, un sourire amusé aux lèvres. « Vous avez l'habitude de tomber dans les bras des gens comme ça ? » J'essaye de détendre l'atmosphère, mais c'est très dur quand la femme que je désire se trouve sur mes genoux, son visage à quelques centimètres du mien. Elle relève ses yeux noisette vers moi, le regard plongé dans le mien, et le temps s'arrête. J'ai l'impression de n'entendre que ma respiration saccadée. « Max ... » Mes yeux se baissent par pur réflexe vers ses lèvres. Elle est tellement vulnérable, tellement désirable... Son murmure caresse mon visage, et je ferme les yeux, savourant le moment. Elle me surprend en venant caler sa tête contre mon épaule, toute blottie contre moi. Je rouvre les yeux pour la couver du regard. Elle est tellement belle, tellement fragile. Je voudrais rester comme ça pour le reste de l'éternité.

Je sens son souffle contre la peau sensible de mon cou, et je frissonne de désir. Si elle continue comme ça, elle va me rendre fou. Je l'entoure de mes bras et je pose mon menton sur le haut de sa tête, la berçant doucement tout en essayant de penser à autre chose qu'à notre proximité. Au bout d'un moment, elle finit par avouer, du bout des lèvres : « Je suis désolée. » Etonné, je baisse la tête vers elle. « Vous n'avez pas à être désolée Tessa, vous n'avez rien fait de mal. Si quelqu'un doit s'excuser, c'est bien moi. Je n'avais pas à m'introduire dans votre vie privée comme ça, à vous forcer à dire des choses que vous ne voulez pas. » Je caresse ses cheveux, puis sa joue, mon regard parcourant chaque centimètre carré de son visage, comme pour l'imprimer sur ma rétine. « Je tiens à vous, Tessa. Je... » C'est dur à dire, mais il faut que ça sorte. « Je vous aime. » Voilà, c'est fait. Je saisis ses mains, une peur soudaine me comprimant la cage thoracique. « Ne fuyez pas, je vous en prie. Je peux faire comme si je n'avais rien dit si vous voulez, mais s'il y a bien une chose que je ne peux pas faire, c'est vivre sans vous. »


la quantité de culcul dans ce post est phénoménale Arrow


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nightblood
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UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Licorne



Tessa
Baker

J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis étudiante en littérature et je m'en sors très bien.. financièrement du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt par obligation.


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Emma Watson © Schizophrenic
La fuite, la seule solution. Le seul moyen de ne pas me laisser atteindre, de ne pas lui révéler mes sentiments. Je ne pourrais pas lui mentir en face, lui dire que je le vois comme un ami précieux, comme un frère, un ange gardien ? Il est tellement plus encore, tellement plus cher, à tel point que résumer les sentiments qui m'animent à son égard semble impossible, tout bonnement. Alors oui, ma seule échappatoire reste la fuite, et même ça, je n'en suis pas capable. Je chute, lamentablement, m'échoue dans les bras de mon garde du corps, l'anglais s'amusant brièvement de la situation: « Vous avez l'habitude de tomber dans les bras des gens comme ça ? » Et cette manière qu'il a de détendre les choses même au comble de la tension ne fait que m'ouvrir les yeux un peu plus sur combien Maxwell Wright est un homme trop parfait pour moi. Et la seconde suivante, me voilà pelotonnée dans ses bras.

Fermer les yeux, j'ai toujours pris ça comme un signe de faiblesse, comme une manière de se rendre facilement atteignable et donc, vulnérable. Et pourtant, c'est avec une facilité déconcertante que j'en viens à loger mon visage dans le creux de l'épaule de Maxwell, les paupières closes, comme si plus rien n'existait au monde autre que lui et moi. Et je me plais à croire que ce soir, c'est le cas. Outre nous deux, il n'y a personne sur cette plage, rien qui puisse m'inquiéter, si ce n'est cette peur sourde que je m'efforce de terrer au fond de moi: Celle de le perdre. Et pourtant, ma gorge se serre et mon coeur s'affole quand enfin, il vient nouer ses bras autour de moi pour me bercer contre lui. Mon coeur tambourine, tant et si bien que je n'entend plus rien d'autre. Pas même le son de ma voix quand je lui dis être désolée. Et il baisse la tête, m'observe, me couve de son regard clair, et je sais que si je lève les yeux, je vais défaillir. M'abandonner à des émotions trop longtemps contenues. « Vous n'avez pas à être désolée Tessa, vous n'avez rien fait de mal. Si quelqu'un doit s'excuser, c'est bien moi. Je n'avais pas à m'introduire dans votre vie privée comme ça, à vous forcer à dire des choses que vous ne voulez pas. » Je souffle, mord ma lèvre inférieure en sentant la caresse délicate de ses doigts le long de mes mèches, le long de ma joue. Et quand je croise son regard, je sais que je suis prise au piège pour toujours. Je prends conscience du fait que je veux qu'il reste à jamais le seul à me contempler d'une telle tendresse, même s'il doit me voir à jamais comme une protégée, et rien de plus. « Je tiens à vous, Tessa. Je... » Ma main accrochée jusque maintenant à son épaule glisse, et la suite de ses mots m'effraie. M'effraie jusqu'à ce qu'elle vienne: « Je vous aime. » Et c'est comme s'il venait de lancer un grand coup de pied dans la vitre épaisse que j'ai érigée en guise de protection autour de moi, l'envoyant en éclats. Et pourtant, c'est le silence. Je digère ses mots. Et Max panique, ses paumes s'agrippant aux miennes, serrant mes mains contre les siennes. Moi j'analyse encore, comme si je craignais avoir été victime d'une hallucination pure et dure. « Ne fuyez pas, je vous en prie. Je peux faire comme si je n'avais rien dit si vous voulez, mais s'il y a bien une chose que je ne peux pas faire, c'est vivre sans vous. » Et la sincérité dans son regard ne laisse pas de place au doute. Il pense chacun de ses mots. Je l'observe en silence, dégage doucement mes mains des siennes, sans brusquerie, une expression indéchiffrable sur le regard. « Ce n'est pas ce que je veux. » Que j'annonce finalement, sans préciser de quoi je parle de prime abord. Puis je réalise l’ambiguïté de ma phrase. Si je ne veux pas qu'il m'aime ? Je me reprends, me redresse, le surplombe de mon poids plume. « Je ne veux pas que vous agissiez comme si vous n'aviez rien dit. » Au contraire, Max, vivez vos mots. Vivez-les comme ils me donnent envie de vivre. Et s'il n'avait pas encore compris où je voulais en venir, ma main glisse subtilement derrière sa nuque, et sans réfléchir, j'avance mes lèvres pour venir cueillir les siennes. j'envoie valser des années de silence, des année de retenue, l'espace d'un baiser, léger. Et quand je recule mon visage, je couve Maxwell du regard avec anxiété. Est-ce qu'il regrette ? Est-ce que j'ai commis une erreur en répondant à ses mots par des gestes?


et je suis cul-cul en retour What a Face What a Face



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Deuxième d'une fratrie de cinq, il a grandi entouré d'amour dans la petite maison familiale de la banlieue de Londres. Issu d'un milieu modeste, il a pourtant fait des études prestigieuses et s'est envolé pour San Francisco à la suite de sa plus jeune sœur il y a six ans de ça. Depuis, il est garde du corps pour la famille Baker.


Eddie Redmayne © AILAHOZ
Ses grands yeux marron me dévisagent, illisibles et en même temps empreints d'une profondeur et d'une innocence qui me font chavirer. Mais mon cœur ne peut s'empêcher de s'affoler, de paniquer, quand elle ne répond pas. Elle se contente de me regarder, impassible. Je n'arrive pas à déchiffrer son expression, et ça me fait peur. Peut-être que j'aurais dû être plus délicat, ou peut-être que j'aurais carrément dû ne rien lui dire, garder tout ça pour moi comme je l'ai si bien fait ces dernières années. Au fil des secondes, ma peur cristallise, devenant de plus en plus vraie à mesure que le silence étend ses ailes de velours entre nous. Au fond, ça ne me surprend pas plus que ça ; elle devait me considérer comme un frère, un protecteur, quelqu'un avec qui elle n'avait jamais envisagé autre chose qu'une relation amicale et platonique.

Elle retire ses mains des miennes, délicatement, mais ça me fait l'effet d'une gifle. Je me sens nu sans le contact de ses paumes. « Ce n'est pas ce que je veux. » Sa phrase finit d'anéantir tous mes espoirs. Je sens mon cœur se briser en un millier de morceaux, et Dieu que c'est douloureux. J'entends déjà Emmeline me dire qu'elle m'avait prévenu, que Tessa n'était pas une fille pour moi, qu'elle finirait par me briser le cœur, etc etc. Au fond, je savais bien qu'elle avait raison. Je ne voulais juste pas m'y résoudre. Mais maintenant que c'est fait, que c'est dit... Je veux juste que Tess me laisse, qu'elle s'en aille, qu'elle me laisse panser mes plaies en paix. J'ai besoin d'être seul, de pleurer, ou de parler à Emmeline. Je ne sais pas. Tout ce que je veux, c'est du calme et du recul, pour tout remettre à plat et revenir au boulot en forme demain, comme si de rien n'était. Je sais bien que ça sera impossible, pourtant il faut que j'essaye. Je ne peux pas me permettre de perdre mon boulot, pas maintenant.

« Je ne veux pas que vous agissiez comme si vous n'aviez rien dit. » Ahuri, je la dévisage, les yeux ronds. Je n'en reviens tout simplement pas. « Attendez, quoi ? Mais je croyais que... » Mes protestations meurent dans ma gorge tandis qu'elle se penche pour m'embrasser, d'une profonde délicatesse, comme si elle avait peur de me briser par ce simple geste. L'espace de quelques instants, je perds toute notion du temps et de l'espace. Je ne sais plus où je suis, qui je suis, ce que je fais. Je sais juste que c'est normal, que c'est dans l'ordre des choses. C'est une évidence, un besoin qu'on s'est refusé depuis trop longtemps. Elle se retire et m'observe, l'anxiété claire dans son regard. Je ne comprends pas, j'ai la tête qui tourne sous l'effet de l'euphorie, j'ai des tonnes de questions à lui poser. Mais je me contente de glisser mes mains sur sa taille pour la rapprocher encore plus de moi, et je l'embrasse. Je ne fais pas dans la délicatesse, dans la douceur comme elle l'a fait ; mon baiser est fougueux, passionnel, la libération après le silence et la retenue de ces dernières années. C'est le feu de la passion, la folie de la jeunesse retrouvée, l'ivresse de nouvelles sensations et d'un amour nouveau. Ou du moins, tout juste révélé aux yeux du monde.


musiiiique minicoeur vraiment vraiment désolée pour le temps de réponse, j'espère que ça t'ira (putain en plus c'est de la merde, ça fait rien avancer, vraiment désolée Arrow )


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D'abord, je panique. Je vous aime. Les mots tournent en rond, inlassablement dans mon esprit, et je mets un certain temps à traiter cette information. Il m'aime. Maxwell m'aime, et le ton qu'il emploie pour admettre cette vérité ne laisse pas de place au doute quant à la manière dont je dois interpréter cet aveu. Ni même la réaction qui s'ensuit, lorsqu'il panique face à mon silence. Maladroite, je réponds. Je réponds, et son regard se fâne, alors je réalise combien ma phrase possède un double sens, alors, je reformule. Je ne veux pas qu'il retire ses paroles, bien au contraire, je pourrais l'entendre me le dire à longueur de journée. Et à son regard, je comprends que plus que jamais, je l'ai perdu. Il ne comprend pas, de toute évidence, et c'est compréhensible. « Attendez, quoi ? Mais je croyais que... » Et moi, je panique. Je panique, et c'est de manière totalement irréfléchie que je m'approche de mon garde du corps, de mon ami, de cet ange gardien qui n'a jamais eu de cesse de veiller sur moi pour venir effleurer ses lèvres du bout des miennes. Avec hésitation, avec une certaine crainte et appréhension. Je m'attends à ce qu'il me repousse n'importe quand. Parce que c'est dans mes habitudes, de finir seule. Parce que cette impression de pouvoir accéder au bonheur n'est qu'une impression, n'est ce pas ? Et pourtant, lorsque je recule, il est toujours là. Je le couve du regard, en quête de mots, de n'importe quoi, et pourtant c'est lui qui entreprend de venir glisser ses mains le long de ma taille, de rapprocher mon corps du sien, et de revenir écraser sa bouche sur la mienne. Sans hésiter, sans demie mesure, et c'est comme un nouveau souffle, alors que je m'agrippe doucement à lui, puis avec une pression plus insistante, comme pour m'assurer que je ne rêve pas. Mais non, il est bien là, alors que nos bouches s'entremêlent jusqu'à manquer d'air. Une de mes mains glisse dans ses cheveux, et quand je recule enfin pour chercher de quoi respirer, je susurre son prénom. Son surnom. « Max... » J'ai le coeur qui bat si fort qu'il pourrait s'arracher hors de ma poitrine. Doucement, fébriles, mes doigts viennent encadrer son visage, tandis que mon front se pose contre le sien. « Dites moi par pitié que je suis bien sur cette plage, que je ne rêve pas. Je .. » Mes mots se perdent, se suspendent, l'espace d'un instant durant lequel je passe ma langue entre mes lèvres devenues sèches. Et enfin, j'esquisse un sourire. « J'ai voulu vous dire ces mots tant de fois. Mais chaque fois, les mots se perdaient, et j'étais terrifiée à l'idée de perdre ce que j'ai de plus cher.. vous. » Lui et personne d'autre, pas même mon père. Et enfin, les mots qu'il m'a dis plus tôt viennent, dans un souffle intimidé: « Je vous aime. Pas comme une amie, pas comme la femme qui vous emploie, mais comme celle qui ne veut que vous, chaque jour, et à chaque minute. » J'expire, comme si je venais de faire le plus long monologue de mon existence. Le plus intimidant, aussi. Et je suis à la fois libérée, et terrifiée. Mon visage se loge dans son cou, mes mains glissent jusque son dos pour, à nouveau, serrer son corps contre le mien. « J'avais tellement peur que tu me voies comme une enfant... » Osais-je enfin dire, les paupières closes, déposant des baisers furtifs contre la peau de son cou. Après tout, j'ai l'âge de sa soeur. Presque dix ans nous séparent.







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