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nightblood
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RÉGION : Ile-de-France
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UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Licorne


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Il y a des destins parfois inexplicables, incohérents, et pourtant, inexorablement enchevêtrés. Deux personnes que tout oppose, l'enfance, la vie, l'âge, tout, absolument tout, peuvent parfois avoir besoin l'une de l'autre. Et si la fille de votre patron était également la femme que vous désiriez ? Si cette fille avait dix ans de moins que vous ? Et si .. et si ce détail n'était qu'une complication parmi tant d'autres ?

Il travaille pour son père à elle depuis six ans, chauffeur et garde du corps pour la famille depuis des années. Il l'a vue grandir, s'épanouir, devenir cette femme désirable et désirée, sans pour autant la toucher pour ne pas se brûler, mais également par respect. Pour son père ou pour elle ? Il n'en sait rien, ne sait même pas ce qu'elle pense de lui.

Elle sourit, discute, se confie à cet homme qu'elle croise tous les jours sans jamais vraiment oser lui parler. Parce qu'entrer dans sa vie à lui, c'est risquer qu'il entre encore plus dans sa vie à elle. Et il ne doit pas découvrir comment est vraiment sa famille. Sous aucun prétexte.

Et pourtant, elle est là, tapie dans l'ombre: Cette proximité, ces échanges de regards, ces sourires qui se perdent et qui semblent innocents sans l'être.

C'est là que vient la question primordiale.. Faut-il résister à la tentation, ou s'y perdre, avec les risques que cela importe ? Proximité retenue, mais ce soir, quand elle s'enfuit par la fenêtre de sa chambre, il la remarque, et la suit discrètement.


Contexte provenant de cette recherche



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nightblood
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Tessa
Baker

J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis étudiante en littérature et je m'en sors très bien.. financièrement du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt par obligation.


Informations supplémentaires ici.


Emma Watson © Schizophrenic
Dix.. neuf...Je compte les secondes qui s'écoulent et s'étirent comme un élastique, trop lentes, intenables, et pourtant, je me suis promis d'y tenir: Minuit, c'est l'horaire auquel j'agis, toujours. Celui auquel je sais qu'il est profondément endormi. Huit... sept... A pas de loup, dans ma chambre, j'enfile une veste fine par dessus un haut simple et un levis délavé, abîmé par le temps, mais que je n'ai jamais voulu jeter depuis l'âge de dix-huit ans, le vêtement étant de loin le plus confortable pour mes sorties nocturnes. six... cinq ... quatre... J'attrape avec dextérité mon téléphone, colle mon oreille à la porte de ma chambre, pour m'assurer du silence ambiant. trois... deux... Le silence, total, pesant, rythmé par ses ronflements sourds. En quelques enjambées, je traverse la grande chambre du second étage du manoir. Un... J'ouvre la fenêtre délicatement, passe une jambe par dessus la rambarde. zéro. Et me voilà debout sur le toit, refermant avec soin la fenêtre derrière moi.

Merci les quinze années de gymnastique que j'ai faites par le passé, ayant arrêté les leçons à l'âge de vingt ans. En deux minutes à peine, je passe de toiture en toiture avec dextérité pour atterrir sur le sol avec grâce. L'air est frais à San Francisco, mais rien d'insurmontable. Je rabat les pans de ma veste autour de moi, jette une œillade inquiète autour de moi, puis finalement, je file jusque ma voiture que je démarre.

Treize minutes me suffisent à rejoindre Baker Beach, sur South Bay. Ironie qui fait que ma plage préférée à San Francisco porte le nom que je déteste le plus au monde: Mon propre nom. Assise dans le sable, je profite en silence de la vue sur le Golden Gate, géant de fer rouge qui se détache au loin, idole des touristes mais également des résidents, comme moi. Et le bruit des vagues m'apaise, et me tourmente en même temps. Comment est-ce qu'on peut aimer autant une ville, et la haïr à la fois? Je passe mes mains dans mes cheveux dorés, soupire, attrape un galet que je jette rageusement jusqu'à l'eau. Sans me douter le moins du monde que sur cette plage, je ne suis pas seule.



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osloww
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Maxwell
Wright

J'ai 32 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis garde du corps pour la famille Baker et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis amoureux de la fille du patron qui a dix ans de moins et je le vis plutôt mal.

Deuxième d'une fratrie de cinq, il a grandi entouré d'amour dans la petite maison familiale de la banlieue de Londres. Issu d'un milieu modeste, il a pourtant fait des études prestigieuses et s'est envolé pour San Francisco à la suite de sa plus jeune sœur il y a six ans de ça. Depuis, il est garde du corps pour la famille Baker.


Eddie Redmayne © AILAHOZ
Je suis réveillé en sursaut par le bruit sourd d'une fenêtre qui se referme. Inquiet, je me relève, tous les sens en alerte, et saute du lit le plus silencieusement possible pour saisir le pistolet posé sur ma table de nuit. Je me dirige vers la fenêtre de ma chambre et ouvre les rideaux d'un geste brusque. La silhouette d'une jeune femme sur les toits se découpe contre le ciel nocturne. Je soupire, relâchant la tension qui s'était accumulée dans mes muscles. Je la reconnaîtrais parmi mille. C'est Tessa. J'enfile rapidement pantalon, chemise, pull et chaussures, avant de sortir du manoir et d'enfourcher ma moto. Je sais exactement où elle est partie.

Au bout d'un quart d'heure à circuler dans les rues désertes de la ville, j'arrive aux abords de Baker Beach. Je gare ma moto puis me dirige vers la plage, les mains dans les poches. J'enlève mes chaussures et mes chaussettes avant d'enfoncer mes pieds dans le sable encore chaud, puis me dirige vers la seule forme humaine présente sur la plage à une heure pareille. Elle est là, assise sur le sable, silhouette féminine et enfantine à la fois. Les faibles rayons de la lune livrent une bataille sans répit aux lumières des lampadaires pour avoir le monopole de son beau visage. Elle ne m'a pas vu, elle ne sait pas que je suis là, elle ne sait pas que je l'observe. D'un geste rageur, elle jette un galet dans l'eau de la baie. Elle a l'air énervée contre le monde entier. Je sens mon coeur se serrer à sa vue. Mais je sens aussi ces sentiments interdits qui s'éveillent dans mon ventre. Ces sensations qui tordent mes tripes et font fourmiller le bout de mes doigts. Ces choses que je ne devrais pas ressentir pour une fille comme elle. Je me dégoûte, mais je ne peux pas m'en empêcher.

Je soupire avant de m'approcher encore un peu plus d'elle. Je ne veux pas la surprendre, ni lui faire peur. Je m'assieds près d'elle, posant mes chaussures à mes côtés. Les pieds enfoncés dans le sable, je croise mes bras et les pose sur mes genoux, avant de tourner la tête vers elle. « Vous avez l'air surprise », dis-je, légèrement amusé. « Aviez-vous oublié que je suis garde du corps ? » A vrai dire, j'aurais dû me réveiller avant même qu'elle ne sorte de sa chambre, mais je devais dormir profondément. Puis je fronce les sourcils et mon ton taquin s'évapore. « Qu’est-ce que vous faites dehors à une heure pareille, Tessa ? » J'ai demandé ça d'une voix douce, délicate, prudente. Je ne sais pas comment elle va réagir, et j'aurais sûrement dû me taire. Elle doit vouloir être seule. Et puis, je ne dois pas m'immiscer dans sa vie comme ça. C'est trop dangereux.


Désolée, je me suis un peu emballée :mdr:


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J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis étudiante en littérature et je m'en sors très bien.. financièrement du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt par obligation.


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Emma Watson © Schizophrenic
Chaque jour, c’est le même refrain. Ou du moins, chaque nuit. D’habitude, je me cantonne au week end, parce que je sais qu’il n’est pas là, et ça limite les risques d’être vue, d’être interrompue, et questionnée. Et il y a des soirs comme celui-là où ce n’est plus une envie, mais un besoin viscéral, une nécessité pour que je me sente respirer. J’étouffe dans cette maison beaucoup trop grande pour deux, j’étouffe parce que j’ai l’impression que depuis que j’ai dix-huit ans, je n’avance pas, je n’avance plus. Et j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, il n’y a pas d’issue. San Francisco, la ville de toutes les libertés, la ville où on ne s’étonne de rien, la ville où, dit-on, les habitants sont les plus épanouis. Alors que je suis assise sur le sable, le regard perdu sur le Golden Gate, je n’ai jamais tant senti la contradiction de ce que m’inspire ma ville natale. Je pourrais demander à être en logement étudiant, ou chercher un petit boulot pour doucement m’émanciper de mon père, prétextant simplement pouvoir ainsi mieux me consacrer à mes dernières années d’études, mais je sais déjà qu’il n’apprécierait pas, et que tôt ou tard, j’en paierai les frais. Puis il y a lui, aussi. Observant au loin le remous des vagues qui s’échouent sur la plage à quelques mètres seulement, une silhouette interrompt le fil de mes pensées, et je relève les yeux, anxieuse, jusque reconnaître la silhouette de Maxwell. Quand on parle du loup.

Confuse, je tourne à nouveau la tête vers la plage, le cœur battant, devinant qu’il s’installe à mes côtés sans un mot. Quelle qu’ait été ma discrétion, elle aura été de toute évidence insuffisante. Le problème, c’est que je n’arrive pas à déterminer si je suis contente ou embêtée de le savoir ici. J’étais à peu près sûre en arrivant de n’avoir personne derrière moi m’ayant suivi. « Vous avez l'air surprise » Je mords l’intérieur de ma joue, tourne les yeux vers l’anglais, genoux regroupés contre ma poitrine. « J’avais bon espoir de n’avoir réveillé personne. » Expliquais-je simplement, jouant la carte de la franchise. Même au travers de la faible clarté nocturne, j’arrive à trouver Maxwell Wright diablement beau. Ses traits sérieux qui contrastent parfaitement avec son sourire enfantin chaque fois qu’il s’adresse à moi me font sourire. C’est automatique, même là, je sens le sourire en coin percer à travers mon expression bien sérieuse. « Aviez-vous oublié que je suis garde du corps ? » Le sourire se gomme, je réprime une grimace. Non, je n’ai pas oublié. A vraie dire, j’y pense même un peu trop. Quand Max – comme je l’ai surnommé dès son arrivée il y a six ans – est arrivé, j’avais 18 ans, et lui approchait déjà de la trentaine. Je pense que les choses auraient été beaucoup plus simples s’il avait été un vieux cinquantenaire froid et désagréable, tant moralement que physiquement. «J’ai déjà réussi à vous semer. » Argumentais-je d’un bref haussement d’épaule avant de détourner les yeux pour mieux masquer le conflit intérieur que j’étais venue évacuer ici. Mais évidemment, c’était sans compter sur la curiosité et l’attention que l’anglais me porte. « Qu’est-ce que vous faites dehors à une heure pareille, Tessa ? » Je soupire, me fait violence pour ne pas le regarder, car rien que le ton qu’il emprunte a réussi à affoler mes pulsations cardiaques. Je pourrais céder tellement facilement, dans ces moments-là. C’était sans compter sur ma bonne conscience qui me tenait aussi fermement en laisse que mon paternel. « C’est le seul moment où je peux respirer, pour tout vous dire. En journée, la ville est bondée de touristes, j’étouffe rapidement. » Demie vérité, mais au moins, je ne mens pas. Enfin, je me décide à tourner la tête vers Maxwell, lèvres pincées, sourcils froncés. Puis, une demande, à voix basse, comme un secret : « Ne lui dites pas, s’il-vous-plait. » Et il sait de qui je parle, je n’ai pas besoin d’en dire plus. Je soupire, lassitude, inquiétude, et je tente de changer le sujet, en demandant : « Comment m’avez-vous trouvée ? »



Mais noon, c'est parfait **



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osloww
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Maxwell
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J'ai 32 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis garde du corps pour la famille Baker et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis amoureux de la fille du patron qui a dix ans de moins et je le vis plutôt mal.

Deuxième d'une fratrie de cinq, il a grandi entouré d'amour dans la petite maison familiale de la banlieue de Londres. Issu d'un milieu modeste, il a pourtant fait des études prestigieuses et s'est envolé pour San Francisco à la suite de sa plus jeune sœur il y a six ans de ça. Depuis, il est garde du corps pour la famille Baker.


Eddie Redmayne © AILAHOZ
Son soupir me brise le cœur. J'aimerais qu'elle me regarde, qu'elle plonge ses beaux yeux marron dans les miens. Je veux pouvoir lire en elle, comprendre ses doutes et sa douleur. Je veux la tenir dans mes bras, la rassurer, prendre soin d'elle. Mais bien sûr, rien de tout ça n'est possible, et elle reste le regard obstinément fixé sur l'eau. « C’est le seul moment où je peux respirer, pour tout vous dire. En journée, la ville est bondée de touristes, j’étouffe rapidement. » Je hoche la tête, le regard toujours rivé sur elle. Je comprends. Je lis entre les lignes, surtout. Je devine ce qu'elle ne me dit pas, mais je ne pousse pas. Je ne veux pas la mettre mal à l'aise. Elle se confiera à moi quand elle estimera que ce sera le moment. Je suis patient, et même si j'ai presque dix ans de plus qu'elle, je ne suis pas non plus en fin de vie. Qu'est-ce qu'une année de plus, au fond? Pas grand-chose, si ça me permet de l'avoir, elle, au bout du compte. Je lui laisse volontiers le temps dont elle a besoin. Et si même après tout ça, elle ne ressent rien, je me contenterai de la regarder depuis le bas-côté.

C'est mal. C'est mal de penser à tout ça, de penser que ce sera possible un jour, même dans un futur lointain. Puis elle tourne la tête vers moi. Je suis submergé par le flots d'émotions contenues dans ses grands yeux enfantins. Toutes mes pensées me désertent et je ne peux pas m'empêcher de la dévorer des yeux. J'ai l'impression que si je la regarde assez longtemps, si j'imprime son visage sur ma rétine, je la garderai pour moi. J'empêcherai quiconque de lui faire du mal. Je la rendrai heureuse, je la protègerai, je l'aimerai de tout mon cœur, comme je le fais déjà. Dans un souffle, elle lâche: « Ne lui dites pas, s’il-vous-plait. »

Bien sûr. Monsieur Baker. Son père. Mon boss. Celui qui rend tout ça difficile, compliqué, impossible. Celui qui m'a proposé un emploi et offert un toit, mais celui qui fait souffrir Tessa. Je n'ai jamais posé de questions, parce que c'est indiscret, parce que ça pourrait me coûter mon poste. Mais je suis quelqu'un de très observateur. J'ai remarqué le changement d'attitude de Tessa dès que son père rentre dans la pièce. Elle a peur de lui. Sans compter les quelques marques que je surprends parfois sur son corps. « Vous savez bien... » Je secoue la tête, coupe court à la phrase, et reprends: « Non. Je ne dirai rien, je le jure. » J'espère que mon regard sincère suffira à la convaincre. Jamais je ne lui dirai. Jamais je ne lui donnerai une raison pour la faire souffrir encore plus. J'ai une mission de protection, après tout, même si elle est devenue plus que personnelle au fil des années.

Elle soupire, change de sujet. Je ne lui en veux pas. « Comment m’avez-vous trouvée ? » J'étends mes jambes, posant mes mains dans le sable derrière moi. Je lui lance un sourire avant de diriger mon regard vers la baie. « Je vous connais trop bien, Tessa. » Je lâche un rire. « Pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je ne vous surveille pas pendant mon temps libre, ne vous en faites pas. Mais disons qu'en six ans, on en apprend des choses. J'ai juste déduit que si vous vous échappiez en plein milieu de la nuit, c'était pour aller dans votre endroit préféré à San Francisco. » Je hausse les épaules, un peu gêné. Je ne parle pas beaucoup d'habitude.


J'espère que c'est pas trop merdique, pardon :mdr:


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Emma Watson © Schizophrenic
J’aimerais tellement que les choses soient plus simples. En temps normal, à 23 ans on ne se soucie que de son avenir, la fin des études, quelle robe mettre pour sortir avec un garçon. Tandis que moi, je suis obligée de refuser de sortir boire un café trop tard avec des amies pour ne pas avoir à affronter le regard réprobateur de mon père à la sortie de la fac. Dans ces moments-là, ma mère me manque… Terriblement. Et si Max n’était pas là pour égayer certaines de mes soirées les plus mornes, je crois que mes nerfs auraient déjà lâché depuis un petit moment. C’est pas une vie, d’être comme ça. Constamment anxieuse, obligée de guetter les silences dans la maison pour mieux me sauver par la fenêtre. Combien de fois j'ai craint de le voir dans ma chambre en remontant, au milieu de la nuit, prêt à me lever la main dessus, à me faire passer l'envie de recommencer. Et pourtant, malgré la crainte, l'inquiétude, la peur même, je n'ai pas su m'arrêter. Parce que sans cette brève pause, cet instant seule, dans la nuit de San Fran, je ne sais honnêtement pas ce que je deviendrais sur le long terme.

Et quand je me retrouve en face de Maxwell, sur cette plage, prise en flagrant délit de fuite de ma propre demeure, je ne peux pas agir autrement qu'en lui demandant, le suppliant même presque de ne pas en parler à mon père. Si il ne montre rien de ses travers en la présence de notre garde du corps, force est d'admettre que sa force de caractère se voit. Et l'anglais sait que mon père me tuerait - du moins, au sens figuré - s'il apprenait que je sors au milieu de la nuit, dans son dos. Je me perds presque dans ses grands yeux bleus, jusqu'à ce que je détourne la tête, soupire, confuse. « Vous savez bien... » Malgré moi, je l'observe à nouveau. C'est un automatisme dont je ne saurais me défaire. Sourcil haussé, j'attends avec une curiosité insatiable la suite de sa phrase, qu'il interrompt. « Non. Je ne dirai rien, je le jure. » Je hoche la tête, parvient même à esquisser un sourire léger, à la fois touchée et rassurée. « Merci .. » Parvins-je enfin à murmurer, reconnaissante de la confiance que je peux avoir en lui depuis des années déjà.

Puis vient la curiosité, à nouveau, quand je lui demande comment est-ce qu'il a pu me trouver jusqu'ici, à cette heure-ci. San Francisco est vaste, après tout, et je n'ai pas pris mon téléphone, aucun risque d'être géolocalisée. Ses mains s'enfoncent dans le sable, et je suis leur trajectoire, gardant cependant mes bras fermement noués autour de mes genoux. « Je vous connais trop bien, Tessa. » Le sourire qu'il arbore sur ces mots enflamme mes joues, je m'empourpre, et n'arrive pas à réprimer un sourire timide. C'est vrai, il me connaît même probablement mieux que quiconque ici. « Pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je ne vous surveille pas pendant mon temps libre, ne vous en faites pas. Mais disons qu'en six ans, on en apprend des choses. J'ai juste déduit que si vous vous échappiez en plein milieu de la nuit, c'était pour aller dans votre endroit préféré à San Francisco. » Il semble gêné, mais moi, je n'arrive même pas à mettre de mots sur ce que je ressens dans l'immédiat. Surprise, joie, une bouffée de tendresse, aussi. Et mon cœur qui tambourine, tant et si bien que les battements frénétiques résonnent jusqu'à ma tête. « Vous auriez fait un bon détective. » Dis-je en gardant la tête tournée vers lui, en esquissant un sourire en coin. J'appuie ma joue sur mes genoux, plus accaparée à l'observer plutôt qu'à regarder le pont et l'eau devant nous. « Vous ne vous... lassez jamais de votre travail pour nous? » Est-ce qu'il a déjà pensé à partir, à trouver mieux, un boulot qui paie plus, un autre lieu où vivre ? Et s'il songeait à retourner vivre en Angleterre ? Cette pensée me contracta le cœur, mais je m’efforçai de n'en montrer rien. Il ne peut pas savoir, ni comprendre combien il est important pour moi. Beaucoup trop important.




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Maxwell
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J'ai 32 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis garde du corps pour la famille Baker et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis amoureux de la fille du patron qui a dix ans de moins et je le vis plutôt mal.

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Eddie Redmayne © AILAHOZ
Elle est si fragile, Tessa. Elle a peur, elle hésite, elle n'ose pas. Elle se protège. Tout en elle hurle ce qu'elle refuse de murmurer. Je sens mon cœur se serrer. C'est une douleur que je ne connais que trop bien, venant d'une grande fratrie ; celle qui vient lorsqu'on aimerait aider quelqu'un, le soutenir, l'aimer, et que ça nous bouffe de l'intérieur parce qu'on ne peut rien faire pour eux. C'est leur vie, et à un moment, il faut réaliser qu'on ne peut pas surmonter les obstacles à la place de ceux qu'on aime. Croyez-moi, j'ai appris la leçon, mais je n'arrive pas à me la rentrer dans le crâne. Quand je tiens à quelqu'un, je ne supporte pas de les voir malheureux. Tessa est entourée d'une aura mélancolique, constamment, et ça me fait tellement mal. Parce que ça veut dire que je ne peux pas la rendre heureuse, que les sourires qu'elle m'envoie ne sont qu'éphémères, et que je ne pourrais jamais la guérir du mal qui la ronge. C'est peut-être ça qui fait le plus mal, au fond ; quels que soient mes sentiments, je ne serais jamais le bon.

Mais je tiens trop à elle pour réussir à m'en détacher. Je la connais trop bien. C'est d'ailleurs ce que je lui dis, sans oser la regarder. Pourtant, je vois du coin de l'œil que mes paroles lui font de l'effet. Et quand elle rougit et qu'elle cache son sourire timide derrière ses cheveux couleur caramel, je sais que jamais je n'arriverai à me lasser de ces papillons qui volent dans mon ventre. Un sourire vient s'afficher à son tour sur mon visage, quand elle me dit: «  Vous auriez fait un bon détective. » Je hausse les épaules, le sourire aux lèvres et le regard dans la baie. Parce que même si ce qu'elle dit était vrai, je n'aurais échangé mon travail pour rien au monde. Je donnerais tout pour rester toute ma vie à ses côtés, à veiller sur elle. « Vous ne vous... lassez jamais de votre travail pour nous? » Surpris par sa question, je tourne la tête vers elle. Mes yeux clairs rencontrent ses iris noisette. Un frisson me parcourt des pieds à la tête, et une sensation familière de fourmillement dans les doigts m'envahit. Je n'ai jamais ressenti quelque chose d'aussi fort pour quelqu'un. Même si ça m'effraie, d'une certaine manière, je ne voudrais pas que ça en soit autrement.

« Non. Jamais. » Ma réponse fuse, immédiate, dans l'air calme de la nuit. Un moment de vulnérabilité, de sincérité écœurante que je n'avais pas prévu. Pourtant, je ne cille pas, le regard ancré dans le sien. « Ma famille me manque, parfois, certes. On se téléphone, on se voit parfois pendant les vacances, mais la distance est difficile à gérer. J'ai quatre frères et sœurs, vous savez. Je les aime beaucoup, on est très fusionnels. Mais vous êtes plus importante. » Je lui lance un sourire. Je m'aventure sur un terrain glissant, mais après tout, on ne vit qu'une fois. « Je ne vous abandonnerai pas, Tessa. Jamais. Vous n'êtes pas simplement un travail, une mission. Je tiens à vous. » Le regard plongé dans le sien, je me rends enfin compte de ce que je viens de dire. Mes yeux s'agrandissent, l'horreur de ce que je viens d'avouer se répercutant dans mon crâne. Je me redresse, les genoux contre la poitrine, et refuse de la regarder. J'ai trop honte. Alors je fais la seule chose qui me passe par la tête ; j'utilise ma plus jeune sœur comme excuse. « Et puis, de toute façon, je ne peux pas laisser Emmeline faire ses études toute seule ici. »

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j'ai l'impression de virer au culcul comme c'est pas possible, je suis désolée :mdr:


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nightblood
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UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique, science-fiction !
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Tessa
Baker

J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis étudiante en littérature et je m'en sors très bien.. financièrement du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt par obligation.


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Emma Watson © Schizophrenic
Musique minicoeur

C'est trop dur de vouloir quelque chose, de le toucher du bout des doigts, mais de devoir se contraindre à reculer la main chaque fois qu'on l'effleure. C'est la sensation que j'éprouve chaque fois que le temps m'accorde un de ces moments privilégiés avec Maxwell. Quand mon père n'est pas là entre nous, ou simplement quand il me couvre du regard, depuis les premières semaines où il a été chargé de notre protection. Au départ, je m'étais opposé farouchement à sa présence, les premiers jours. Je refusais d'être pratiquement suivie comme une ombre par un homme que je ne connaissais pas, convaincue qu'il était comme tous les autres... Comme mon père.Et pourtant, il a su gagner ma confiance comme personne ne l'a jamais fait auparavant. Ma confiance et mon coeur, avec les années.La première fois que je m'en suis rendu compte, j'ai prié de toutes mes forces pour que ça ne dure pas. Que ça s'efface, que ce soit.. Comme une amourette d'adolescence. Mais je n'étais plus une adolescente. J'avais vingt-et-un ans, et j'étais en train de tomber amoureuse de mon garde du corps. Tout ce que je peux faire, aujourd'hui, c'est agir comme si rien ne m'atteignait. Ni ça, ni le reste.

Au lieu de quoi, je me contente de le complimenter sur sa capacité à me suivre à la trace, même quand je désire être seule. Ou du moins, quand je désire me débarrasser du poids constant que j'ai sur les épaules quand je suis avec mon paternel. Ce qui m'amène à une question que je me suis déjà posée bon nombre de fois sans jamais oser la laisser franchir mes lèvres: A-t-il déjà songé à trouver un autre boulot ? A nous laisser, à retourner en Angleterre ou tout simplement voyager ailleurs ? La question sembla rester d'abord en suspens, alors que je le regarde, que je redoute sa réaction, sa réponse. Une expression indéchiffrable passe sur son visage, me coupe le souffle, serre mon coeur jusqu'à ce que la réponse tombe, directe, sans laisser place au moindre doute: « Non. Jamais. » Et son regard ne dévie pas du mien, tant et si bien que je ne réalise même pas que je n'ai toujours pas repris mon souffle. Je bat un court instant des cils, et enfin, j'expire, discrètement, tentant de masquer ce soupir de soulagement qui m'échappe. Et je l'écoute, attentive, buvant chacun de ses mots comme une assoiffée.« Ma famille me manque, parfois, certes. On se téléphone, on se voit parfois pendant les vacances, mais la distance est difficile à gérer. J'ai quatre frères et sœurs, vous savez. Je les aime beaucoup, on est très fusionnels. Mais vous êtes plus importante. » Malgré moi, je souris. Je souris, et surtout, j'ignore le battement frénétique de mon coeur jusque mes oreilles. « Je ne vous abandonnerai pas, Tessa. Jamais. Vous n'êtes pas simplement un travail, une mission. Je tiens à vous. » Et malgré moi, mon regard tressaille, je baisse les yeux, sans avoir le temps de voir la réaction de Max lui-même. Non, je ne suis pas gênée, embêtée par ses mots. Au contraire, je m'efforce de masquer l'émotion qu'ils m'inspirent. Pourquoi? Pourquoi faut-il que, de tous les hommes de cette planète, je me sois à ce point attachée à lui? L'espace d'un instant, le coeur emballé, j'hésite à relever la tête, à lui dire tout ce que je pense, tout ce que je voudrais lui dire depuis des années: Que je ne veux jamais le perdre, qu'il m'est devenu bien plus précieux qu'un garde du corps, plus cher qu'un ami même... Mais quand je relève les yeux, il s'est détourné, observe le large, et je me dégonfle aussitôt. « Et puis, de toute façon, je ne peux pas laisser Emmeline faire ses études toute seule ici. » Sa soeur. Bien sûr. Il m'a déjà dit être venu avec elle aux Etats Unis. « Bien sûr, je comprends. Quel âge a-t-elle déjà ? » Calmes-toi, Tessa. Je mords l'intérieur de ma joue, détourne les yeux à mon tour, me giflant mentalement pour ce que j'ai failli faire. Et pourtant, la gifle ne suffit pas. « Je tiens à vous également, Max. » Mon coeur accélère, mais je ne démord pas de mon observation du large, quand je reprends, terrifiée de la portée de mes mots: « Si je ne suis pas qu'un travail pour vous, vous n'êtes, à contrario, plus un employé à mes yeux depuis longtemps. » Paroles enveloppées de mystère, teintées de vérité. Mais au moins, j'aurais un tant soit peu allégé le poids sur mon coeur.



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Maxwell
Wright

J'ai 32 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis garde du corps pour la famille Baker et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis amoureux de la fille du patron qui a dix ans de moins et je le vis plutôt mal.

Deuxième d'une fratrie de cinq, il a grandi entouré d'amour dans la petite maison familiale de la banlieue de Londres. Issu d'un milieu modeste, il a pourtant fait des études prestigieuses et s'est envolé pour San Francisco à la suite de sa plus jeune sœur il y a six ans de ça. Depuis, il est garde du corps pour la famille Baker.


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J'essaye de reprendre ma respiration, de calmer les battements erratiques de mon cœur. Il faut que je me contrôle. Je ne peux pas perdre mon filtre comme ça, laisser mes mots dépasser ma pensée. C'est dangereux. Je joue non seulement mon emploi, mais aussi mon cœur et l'amitié de Tessa. Parce qu'on ne va pas se mentir, si elle ne retourne pas mes sentiments, je préfère encore qu'on reste amis pour que je puisse tout de même la garder près de moi plutôt que de repartir de l'autre côté de l'Atlantique. Jamais je ne l'abandonnerai à son sort.

« Bien sûr, je comprends. Quel âge a-t-elle déjà ? » Elle semble accepter mon excuse. En vérité, ce n'en est pas une ; Emmeline est assez âgée pour se débrouiller seule. « 24 ans », dis-je avec un sourire tendu, sans me retourner vers elle. Presque son âge. « Elle fait un doctorat, elle voudrait devenir chirurgienne. Je vis avec elle le weekend. » Je baisse un instant la tête, observant le sable entre mes pieds, les bras posés sur les genoux. Je relève les yeux pour tomber de nouveau dans son regard noisette. Un petit rire m'échappe. Je secoue la tête. « J'ai menti. Elle est parfaitement capable de s'occuper d'elle-même. » Je ne sais plus ce que je fais, je ne sais plus ce que je dis, je perds complètement la tête.

On reste un instant sans parler, avant que se voix ne brise le silence. « Je tiens à vous également, Max. » Mon cœur rate un battement. Je la dévisage, sidéré. Pardon ? Elle peut répéter, juste pour voir ? Pour être sûr que ce n'est pas un rêve ? « Si je ne suis pas qu'un travail pour vous, vous n'êtes, à contrario, plus un employé à mes yeux depuis longtemps. » C'est à ce moment-là que je décide que je ne regrette absolument pas de l'avoir suivie dans la nuit de San Francisco. Et puisque c'est la nuit des aveux, la nuit où l'on dit ce qu'on pense sans avoir peur du lendemain, je me tourne face à elle et je prends sa main dans la mienne. Je baisse les yeux vers nos doigts entremêlés, avant de les relever vers son visage. « Si je ne suis pas un employé, alors qu'est-ce que je suis pour vous, Tessa ? » Son prénom sort dans un souffle, dans un murmure. J'ai terriblement peur de briser l'instant, de me réveiller, de réaliser que ce n'était qu'un énième rêve et qu'au final, Tessa tombera amoureuse d'un bel étudiant qui lui fera de sublimes enfants. Mais l'espoir est un poison bien difficile à endiguer.


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J'ai 23 ans et je vis à San Francisco, USA. Dans la vie, je suis étudiante en littérature et je m'en sors très bien.. financièrement du moins. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt par obligation.


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Le sujet dévie, et peut-être n'est-ce pas plus mal, ça m'évite de dériver et de dire des choses que je devrais retenir pour notre bien à tous les deux. Alors, curieuse, je préfère me pencher sur le sujet de sa soeur, demandant son âge. « 24 ans » Je pince les lèvres. Elle est même plus âgée que moi, alors qu'il s'agit de sa petite soeur. J'ai pratiquement l'âge de sa petite soeur, que je me répète en boucle, analysant cette donnée sans trop savoir quoi ressentir vis à vis de celle-ci. « Elle fait un doctorat, elle voudrait devenir chirurgienne. Je vis avec elle le weekend. » J'esquisse un sourire, ignorant ma gorge serrée. « Vous avez l'air de bien vous entendre, ça s'entend dans votre voix quand vous parlez d'elle. » J'ai toujours été douée pour analyser la façon de parler des gens, sauf quand ça m'est destiné, curieusement. Il tourne à nouveau la tête vers moi. Je souris pour cacher mon malaise. « J'ai menti. Elle est parfaitement capable de s'occuper d'elle-même. » Je reste silencieuse, pensive, perdue. Ses aveux me poussent à parler beaucoup trop. Et je sais que je vais me perdre, si je reste trop longtemps sur cette plage avec Maxwell.

Je ne sais pas quelle heure il est, depuis combien de temps exactement nous sommes là, dans le silence nocturne de San Francisco, qui pourtant semble encore bien animée au loin. C'est comme être dans une bulle, coupés du monde, et c'est probablement ce qui me pousse à parler, à lui avouer, à demi mot, presque à reculons, que je me suis attachée à lui bien plus que de raison. Cet aveu semble surprendre Maxwell, et je me fige, craignant d'avoir brisé ce que j'ai de plus important dans cette ville. Je ferme les yeux, j'expire, tente d'oublier son regard qui pèse sur moi sans que je ne parvienne à le déchiffrer. Du moins, jusqu'à ce que je sente la chaleur de la paume de sa main contre la mienne, et nos doigts qui s'entrelacent. Je tourne les yeux vers l'anglais, muette, confuse. Et la question que je redoute tombe, alors que son regard s'est ancré dans le mien. « Si je ne suis pas un employé, alors qu'est-ce que je suis pour vous, Tessa ? » Mes lèvres s'ouvrent, mais aucun mot ne sort. Comment voulez vous que je sache précisément comment résumer des années à renier des sentiments qui au lieu de se tasser n'ont fait que s'enhardir ? Je manque d'air, mes paupières papillonnent, et je sens que si je me laisse aller, je fonds en larmes. Parce que la vérité, c'est que je suis terrifiée par les sentiments qu'ils m'inspirent parce que je sais pertinemment qu'ils ne me mèneront nulle part. « Je ... » Tu quoi, Tessa ? Ma main serre la sienne plus fort, comme si je craignais qu'il ne s'échappe. Je n'entends même plus les vagues ou le vent qui passe dans le sable, je n'entends plus que mon coeur affolé, douloureusement affolé. Qu'est ce que je dois faire ?

La raison parle en première, et c'est en appuyant un genou sur le sable que je lâche sa main. « Je n'aurais pas du dire ça. » Qu'est ce que je gagne à lui parler de mes sentiments, hein ? Outre instaurer un malaise, un silence entre nous deux ? J'ai l'âge de sa soeur, je suis même plus jeune. Mais c'est sans compter sur ma maladresse, et alors que ma seconde jambe cherche à prendre appui sur le sable comme la première pour me redresser, je m'écroule, ma chute ralentie par les réflexes de Maxwell, et j'atterris maladroitement perpendiculaire à lui, mes jambes toutes deux sur les siennes, l'arrière train dans le sable. Bravo, Tess. Ce n'est qu'après une seconde de réflexion que je réalise que mon premier réflexe a été de m'accrocher à lui. Comme pour tout au quotidien, à vraie dire. Une de mes mains s'est agrippée à son épaule, et je lève à nouveau les yeux vers lui. « Max.. » Je me redresse à nouveau, cette fois, pour m'approcher de lui. Embrasse-le, que me hurle mon instinct. Embrasse-le et dis lui que tu l'aimes. Le problème dans l'équation, c'est que je n'ai jamais su dire ce que je pense, la preuve en est que je supporte un père violent. Alors je dérive, dévie jusqu'à être dans ses bras, je me blottis, me pelotonne contre lui, mon visage dans le creux de son épaule, mon souffle qui balaie la peau de son cou. Qu'il me repousse s'il le souhaite, mais je n'ai pas la force de lutter contre ce besoin d'être dans ses bras. « Je suis désolée. » Désolée d'être si complexe, de ne pas savoir lui parler, de ne pas savoir arrêter de l'aimer, ou de ne pas savoir lui dire.



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