Partagez | 
 
 
 

 hello, it's me... (mudblood squad)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
 
avatar
mudblood squad
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 01/03/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Antonina "Nina" Grahams
J'ai 32 ans et je vis à Détroit, aux États Unis. Dans la vie, je suis violoncelliste reconvertie en tant que professeur de musique et je m'en sors bien. Sinon, dû aux épreuves de la vie, je suis veuve, mais aussi en couple et je le vis tant bien que mal.



Antonina, un prénom qui rappelle les origines russes de sa famille. Elle a cependant vu le jour sur le territoire américain, à Milwaukee dans le Michigan.  +  Sa famille n’a jamais été un rêve, bien au contraire, une mère alcoolique, un père  tentant de joindre les deux bouts, des frères et sœurs éparpillés dans le pays et au Canada, mais qu’elle ne voyait jamais. Elle s’émancipa et déménagea à Détroit lorsque ce dernier mis fin à ses jours, elle avait 16 ans. + Elle a toujours trouver un moyen de s’évader grâce à la musique, petit prodige du violoncelle, elle a alterné entre les cours à la Detroit Instituteur of Music Education et des petits boulots pour joindre les deux bouts. + Elle rencontra l’amour de sa vie à 17 ans. Un homme dont toutes les femmes rêveraient,  anglais avec un accent à se damner, militaire au cœur tendre.  + Ce dernier lui fut arraché trois ans plus tôt lors de sa dernière mission. Nina était enceinte de quelques mois lorsqu’on lui a appris qu’il était décédé. + Elle a « refait » sa vie aux côtés du frère d’Owen, Lachlan, et avec sa fille Abigail.


Sarah Gadon © Schizophrenic  
Depuis que j’avais rencontré Owen, que j’en étais tombée amoureuse, j’avais vu qu’après chaque mission, il revenait toujours un peu changé. Il évoluait au fur et à mesure des horreurs – du moins c’était ce qu’imaginais – dont il était témoin sur le champ de bataille. Mais l’homme qui se tenait devant moi, cet homme là était marqué par la fatigue et le traumatisme de ce qu’il avait vécu pendant ces trois dernières années. Bien entendu, il avait conservé ses traits que j’adorais, mais je pouvais voir au fond de son regard qu’il n’était pas sorti indemne de la bataille. Ces observations et le fait de le revoir vivant se mélangeaient dans son esprit, faisant naître une mêlée de sentiments douloureux. J’aurais été capable de faire n’importe quoi pour pouvoir absorber  son traumatisme. Mais apparement il n’étais pas prêt à partager son fardeau avec moi. Peut être pour me protéger de cette vérité que je pouvais à peine imaginer. Cette manie là, celle de m’épargner, de me protéger, semblait être intacte. Cependant, il se montra honnête sur son retour tardif ou du moins, la nouvelle tardive de son retour. Je ne pus alors m’empêcher de le mettre face à ses erreurs, lui faisant comprendre ce que j’avais vécu sans lui et aussi, que je n’aurais jamais pu concevoir un monde avec lui vivant mais pas à mes côtés. Mes doigts emprisonnant son menton le forcèrent à me regarder dans les yeux, je voulais qu’il sache que peu importe le blessure de guerre qu’il arborait, rien ne ferait une différence dans mon cœur. Une fois, mon discours terminé, je le lâchais, me sentant un peu coupable de l’avoir physiquement contraint à me regarder. Son rire me rendit encore plus confuse quant à mes agissements. « J’ai connu pire …  », dit-il et mon cœur tomba dans ma poitrine. Je savais qu’il ne l’avait pas dit pour me blesser, il faisait simplement une observation, mais ce fut à mon tour de baisser la tête avant de me reprendre et de contourner mon horrible imagination.   « Ce n’est pas la première fois que je te force à m’affronter non plus. La situation a changé c’est tout. », murmurais-je plus pour moi que pour lui, un minuscule sourire au coin des lèvres.    Pourtant, je devais me rendre à l’évidence. Il n’y avait pas seulement la situation qui avait changé. Plus rien ne serait comme avant non seulement à cause de ce qu’il avait vécu mais aussi parce que ma vie aussi avait évoluée.        « Je sais que tu l’aurais fait Nina, tu aurais sûrement pris soin de moi et avec tout l’amour dont tu es capable mais je ne voulais pas de ça pour toi. Je me doutais déjà que tu avais du refaire ta vie, je m’y suis préparé et j’espérais que tu avais pu retrouver le bonheur sans moi alors revenir pour être ton plus grand fardeau ? Tu n’imagines pas comme ça me faisait mal rien que d’y penser.   », confessa t-il et son aveu – ainsi que son regard - me réduisirent au silence. Les lèvres pincées, j’avais du mal à digérer ces propos, il se tenait si proche de la vérité quand il parlait d’avoir refait ma vie. Pourtant, je n’avais pas encore retrouver le chemin qui me conduirait au bonheur. Je doutais que je lui puisse un jour, sans lui.  « J’étais prêt à renoncer à toi pour que tu goûtes au bonheur sans remuer la peine que tu as du éprouver, ose me dire que tu n’y aurais pas pensé si les choses étaient inversées. », ajouta t-il. J’interrogeais alors, aurais-je réellement pensé à tout cela ? « J’aurais sans doute réfléchi aux mêmes choses, peut être que j’aurais été pire encore. Je pense que je me serais assuré que tu étais heureux et que tu avais refait ta vie. Si c’était le cas, je n’aurais   je n’aurais sans doute pas fait une apparition dans ta vie. », admis-je à voix basse. Je me sentais honteuse de faire ce constat puisque je ne supportais pas le fait qu’il ait hésité à revenir dans ma vie. « Mais tu es revenu et c’est bien ce qui m’importe le plus. », continuais-je, la gorge nouée par l’émotion.  En parlant d’émotions,  je ne pus me retenir plus longtemps. Il fallait que je lui dise pour Abby, notre enfant, notre fille. J’avais besoin qu’il sache, cela avait été mon plus grand regret : qu’il soit décédé sans savoir qu’il était père. Owen se montra alors curieux, avide d’information concernant la petite, ce qui ne m’étonna pas le moins du monde. Je m’interrompis dans mon débit de paroles, j’avais du mal à m’interrompre lorsqu’il s’agissait de ma chair et mon sang. Je m’excusais, ne voulant pas le faire crouler sous une tonne d’information. Sa main trouva la mienne comme pour me rassurer, me conforter dans l’idée qu’il devait connaître sa fille.   « Non, je veux en savoir plus, dis moi tout. », dit-il et léger rire s’échappa de mes lèvres. Voilà bien longtemps que je n’avais pas ressenti ce sentiment de légèreté, cette bulle de bonheur à l’état pur.   « Tu veux peut être qu’on aille discuter ailleurs ? Prendre un café, sauf si tu as quelque chose à faire … », me demanda t-il, et je hochais la tête. Heureusement, je n’avais pas d’obligation aujourd’hui, Lachlan était avec Abby et je pouvais me permettre de revenir un peu plus tard de mes courses. À la pensée de ce dernier, une boule d’anxiété et de culpabilité enfla lentement dans ma poitrine. « Oui, un café, c’est une bonne idée. Tu pourras t’assoir. », répondis-je d’une voix calme et douce. Mais peut être que ce café n’aurait jamais lieu puisque la question qui devait tant le tarauder pris sa place dans la conversation. Je lui avouais alors que j’avais refait ma vie avec son frère. Je m’étais toujours jurer de ne pas faire souffrir Owen et c’était précisément ce qui était entrain de se passer. Je pouvais voir son visage se décomposer, je pouvais presque imaginer qu’il ne souhaitait plus se trouver en ma présence à cet instant. Toute cette situation me fendait le cœur, j’avais l’impression de l’avoir trahi. C’est ce qu’il exprima, qu’il n’aurait jamais du revenir. Mon cœur et mon cerveau cessèrent de travailler à l’unisson, ils se divisèrent et mon cœur pris le dessus. Je ne pouvais pas m’imaginer vivre sans lui dans ma vie, c’était impossible mais je ne pouvais pas non plus lui demander de me regarder vivre avec son frère. Ma main sur son bras, je le retint, consciente que je n’étais qu’un monstre d’égoïsme. Alors qu’il s’éloigna de quelques pas, mon bras retomba mollement sur mon flanc, mon cœur se brisa et les larmes me montèrent aux yeux. Pourtant je ne dis rien, presque prête à le laisser partir. Mais à mon grand soulagement – qui fut de courte durée – il se stoppa.       « Tu es injuste … Tu me demandes de rester pour elle et de te regarder être heureuse avec mon frère malgré tout ? D’accepter de partager la garde de notre fille quand je pourrais lui offrir un environnement stable en m’effaçant ? C’est trop cruel, pour elle, pour toi, pour moi …  », lâcha t-il et je savais qu’il avait raison sur toute la ligne. Un sanglot de peine me secoua, je tentais de l’étouffer en mettant une main devant ma bouche et en le détournant d’Owen, lui tournant le dos. Mon cœur ne voulait qu’une chose : qu’Owen connaisse sa fille et qu’Abby connaisse son père, l’homme formidable qu’il était. «  Elle ne me connaît pas, elle pourrait ne jamais savoir qui je suis. », continua t-il et un éclat de colère s’insinua dans mes veines. Il était hors de question que je laisse cela arriver. Je retournais vers lui en le pointant du doigt, ouvrant la bouche pour répliquer violemment avant de me stopper net, en fermant les yeux un instant. Je devais me calmer. Il était ridicule que je me mette dans cet état, qui plus est cela n’allait pas arranger les choses ! Mais lorsqu’il s’agissait de ma fille – et aussi Owen, avouons le ! -, je démarrais au quart de tour.  Je finis par baisser ma main, le regardant. « Je ne sais pas, je crois que j’ai besoin de réfléchir à tout ça. », finit-il et j’inspirais lentement. Pourtant, cela n’eut pas l’effet escompté.  « Je comprends. Mais, il est hors de question que je continue de lui dire que tu es mort. Alors dis moi, quand elle sera adolescente et qu’elle posera une tonne de question sur son père biologique, que que dois-je lui répondre ?    », demandais-je d’une voix blanche, un peu trop calme pour ce que je venais de dire. Je me faisais honte, comment pouvais-je le mettre sur le fait accompli comme ça ? Il venait à peine de revenir dans ma vie, d’apprendre qu’il avait une fille et que j’élevais cette dernière avec son frère ? N’importe qui aurait eu besoin de temps pour réfléchir ! Peut être étais-ce le fait que je le perdais au fur et à mesure de la conversation qui me rendait si amère ? Je levais de nouveau la main, comme pour le faire taire cette fois. Avant qu’il ne dise quoi que ce soit. J’inspirais lentement une nouvelle fois avant de reprendre la parole en baissant les yeux sur mes chaussures. « Je … je suis désolé, je suis injuste avec toi. », commençais-je en tentant de contrôler les soubresauts de ma voix tant les émotions étreignaient mon cœur et ma gorge. « Prends le temps qu’il te faut, mais s’il te plaît, garde en tête que je … je ne supporterais pas de voir Abby grandir sans te connaître. », dis-je en relevant le regard. Je sentais les larmes affluant sous mes yeux mais je ne pouvais pas, je n’avais pas le droit d’être ainsi face à Owen, je devais rester forte, je devais affronter mes décisions et les assumer en ignorant le trou béant dans mon cœur si il décidait de tourner les talons et ne jamais revenir.  J’aimais Lachlan, il était mon roc, mais mon amour pour lui serait-il assez fort pour affronter un nouveau départ d’Owen, sachant que ce dernier serait causer par ma relation avec son frère ? Je ne savais pas, c’était ce qui me faisait peur. « Je suis désolé Owen. Je comprends dans quelle situation, je t’ai mis, je t’ai trahi et j’ai trahi notre amour. Je veux juste que tu saches que Je t’aime, je t’aimerais toujours d’un amour indéfinissable. », finis-je avant de me reculer de quelques pas. Mon cœur me hurlait de rejoindre Owen de l’encercler de mes bras et de ne plus quitter son étreinte, mais ma raison avait le même ton. Comment pourrais-je abandonner Lachlan alors qu’il avait toujours été la pour moi ? Qu’il avait appris à aimer Abby ? Toutes ces questions menaçaient de m’étouffer.



TIMELESS LOVE
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
j!han
MESSAGES : 323
INSCRIPTION : 25/02/2017
ÂGE : 27
RÉGION : occitanie
CRÉDITS : eudoxis (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel, fantastique, hp ♥
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t421-m-f-new-generation-albus-scorpius-en-cours
Pigeon



Owen Grahams
J'ai 37 ans ans et je vis à Détroit, USA. Dans la vie, je suis un ancien militaire à la retraite forcée et je m'en sors plutôt bien grâce à la pension de l'armée. Sinon, grâce à ma malchance, je suis toujours amoureux d'une femme qui m'a sûrement oublié et je le vis plutôt mal.



Owen est né dans un famille aisée dans la belle ville de Londres + Il a débarqué aux Etats-Unis à l'âge de dix-sept ans et c'est à ce moment-là qu'il a rencontré Nina, ils ne se sont jamais quittés depuis ce jour-là + Militaire de profession, il s'est engagé dans l'armée très jeune et a participé à de nombreuses missions à l'étranger + La dernière à laquelle il a participé a été la dernière de sa carrière. Il a été capturé trois ans plus tôt et a été déclaré mort quelques mois après sa capture. Il est resté deux ans et demi dans les mains de l'ennemi et a passé six mois en convalescence avant de revenir dans la ville où il a passé sa vie dans l'espoir de retrouver sa femme + Il ignore encore qu'il a une fille de deux ans et que sa femme a refait sa vie avec son frère.
luke evans © MORPHINE
« Ce n’est pas la première fois que je te force à m’affronter non plus. La situation a changé c’est tout. » Il l’entendit à peine, si bien qu’il eut un instant l’impression qu’elle n’avait rien dit mais malgré lui, un sourire franchit la barrière de ses lèvres. Nina était une femme têtue et qui pouvait se montrer féroce quand il n’allait pas son sens ou qu’elle décidait de l’affronter, il avait toujours aimé ce petit côté animal chez elle mais elle avait raison, les choses avaient bien changées. Ils n’étaient plus les mêmes. Elle avait été anéantie par le chagrin lorsqu’elle avait appris sa mort, il avait été détruit par ce qu’il avait subi ces dernières années. Ils étaient tous les deux en proie avec leur démon respectif, ils devaient faire avec. Owen avait presque appris à dompter le sien, il ne revenait plus le hanter aussi souvent que lors des premières nuits qu’il avait passé à la sortie de son coma à l’hôpital. Mais il apprenait plutôt à vivre avec cette ombre au fond de lui qui le narguait parfois, comme lorsqu’il se retrouvait en présence de trop de monde. Il avait l’impression, en retrouvant Nina, qu’il avait retrouvé le centre de sa vie, le tout de son existence et pourtant, il ne se doutait pas des ombres qui menaçaient de se manifester plus vite qu’il était capable de le gérer. Il était à présent incapable de lui cacher la moindre vérité et il n’avait pas envie d’essayer, il ne l’avait jamais fait. Leur amour, leur relation reposait sur la confiance mutuelle et aveugle qu’ils avaient l’un pour l’autre et ils n’avaient eu aucune raison de se cacher quoi que ce soit au cours des années. L’un était un livre ouvert pour l’autre et l’inverse était tout aussi vrai. Ils n’avaient pas besoin de mentir, ils se faisaient trop confiance pour ça et il n’aurait pas pu le faire, même s’il avait essayé. Aussi fut-il un peu trop sincère en lui avouant qu’il avait hésité à refaire surface dans sa vie, à la recontacter en sachant qu’elle était peut-être heureuse quelque part et il savait que cette réalité ne lui plairait pas, pas plus qu’elle l’aurait satisfait si les rôles avaient été inversés. Et pourtant, il savait que ses mots débordaient d’une vérité dure à avaler, comme il pouvait le voir sur le visage de la femme qu’il aimait à cet instant. Et son air légèrement renfrogné lui donnait raison malgré tout. Les lèvres pincées, il ne savait pas s’il avait touché juste en retournant la situation ou s’il s’approchait d’une vérité qu’il ne voulait pas connaître. « J’aurais sans doute réfléchi aux mêmes choses, peut être que j’aurais été pire encore. Je pense que je me serais assuré que tu étais heureux et que tu avais refait ta vie. Si c’était le cas, je n’aurais   je n’aurais sans doute pas fait une apparition dans ta vie. » Il hocha gravement la tête, encaissant ses mots tout en les sachant juste. Il lui prit le menton pour qu’elle redresse la tête vers lui, qu’elle croise son regard bienveillant. « L’amour qui nous caractérise n’aurait pas pu nous faire agir autrement. Je ne peux qu’être désolé d’avoir chamboulé ta vie en y revenant, parce que j’étais trop faible pour te laisser goûter au bonheur. » Oh oui, il avait été égoïste en faisant les démarches pour la retrouver. Il voulait la revoir, la toucher à nouveau, la sentir contre lui, entendre le son de sa voix, l’écouter rire à nouveau. Son cœur se serra, bon sang qu’il aimait cette femme. Il savait que tout ça, il l’avait fait pour lui parce que si Nina l’avait perdu en apprenant sa mort, il avait cru la perdre chaque jour éloigné d’elle. Il avait eu l’impression que son visage seul était ce qui l’avait raccroché à la vie durant toutes ces années. « Mais tu es revenu et c’est bien ce qui m’importe le plus. » Il était d’accord sans l’être mais ce débat-là était clos pour l’instant. Ils avaient dit ce qu’ils avaient à se dire à ce sujet et elle avait raison, l’important était qu’il avait pris une décision et qu’ils ne pouvaient l’effacer. Comme elle semblait se satisfaire de ce qu’il avait décidé sans la concerter, il ne voyait pas l’intérêt de les embarquer à nouveau dans une spirale douloureuse et il avait même l’impression qu’une bulle de bonheur était entrain de se former autour d’eux. Apprendre qu’il avait une fille, connaître des informations sur elle, entendre à nouveau le rire de sa femme, il sentait son cœur se gonfler de bonheur, une joie à l’état brut, un sentiment de volupté absolu. Il avait retrouvé celle qu’il aimait et il caressait du doigt l’espoir de fonder une famille, d’évoluer au sein des deux femmes de sa vie. Il l’espérait, il avait l’impression de pouvoir toucher cette bulle, de pouvoir  la tenir dans sa main, il allait être un acteur d’un bonheur entier et total. Il en avait tant envie, tant besoin après toutes ces années de souffrance. L’idée de l’avoir encore près de lui, de prendre un café avec elle, de passer du temps avec sa femme, il avait hâte de sortir de cette rue, de l’emmener et de ne plus jamais la quitter. Mais cette bulle éclata, aussi violemment que la révélation qui suivit. Il sentit son cœur se rompre, les barrières émotionnelles qu’il avait créé se fissurer, il sentait sa gorge se serrer, ses défenses s’abattre une à une. Il était sur le point de craquer. Il ne voyait plus très clair et pourtant, il encaissait les reproches de la jeune femme comme autant de coups de poignards et il ne pouvait l’accepter. Il lui fit remarquer combien elle était injuste envers lui. Elle lui demandait plus qu’il ne pouvait supporter, il était à l’agonie, le cœur en morceaux. Mais il voyait la peine qu’il lui faisait à chacun de ses mots et sa culpabilité remonta en flèche. Il était égoïste bien sûr de vouloir tout laisser derrière lui mais regarder son frère mener la vie qu’il aurait dû vivre ? Son cœur se brisait à cette simple idée. Il ne supporterait pas voir dans les yeux de sa fille un amour sans limite pour un autre que pour lui quand elle finirait par le regarder comme un étranger, caché derrière sa mère avant de lui faire confiance. Il sentait la peine en elle mais aussi la colère s’éveiller à ses paroles. Il savait qu’il la mettrait en colère mais il lui demandait juste de comprendre, pas d’accepter. Il lui fallait du temps, elle devait lui laisser du temps. Il pria pour qu’elle abdique, qu’elle ne le laisse pas au supplice plus longtemps. « Je comprends. Mais, il est hors de question que je continue de lui dire que tu es mort. Alors dis moi, quand elle sera adolescente et qu’elle posera une tonne de question sur son père biologique, que que dois-je lui répondre ?   » Son souffle se coupa et il reçut une nouvelle gifle, c’était du moins l’impression qu’il en avait. Il n’avait même jamais vu sa fille et elle lui demandait de l’imaginer adolescente ? L’idée même de manquer chaque étape de sa vie à partir de maintenant lui était impossible, comment pouvait-elle se montrer aussi cruel ? Il savait qu’il était égoïste mais il n’imaginait pas que cela la mettrait dans une telle colère. Il eut du mal à inspirer l’espace d’une seconde, il avait l’impression que son cœur s’émiettait à mesure que la conversation avançait et qu’il se répandait lamentablement à ses pieds. Il aurait voulu trouver quelque chose à dire mais elle leva la main, lui coupant toute tentative de se justifier.  « Je … je suis désolé, je suis injuste avec toi. » Il savait qu’elle avait aussi mal que lui et cela le peinait au-delà de l’imaginable. La gorge serrée, il la regardait se débattre entre son envie de le garder près d’elle et celui de lui laisser du temps. Il était aussi injuste qu’elle finalement. « Prends le temps qu’il te faut, mais s’il te plaît, garde en tête que je … je ne supporterais pas de voir Abby grandir sans te connaître. » Il cligna des yeux, pas certain de la suite. Il la regarda reculer. Il allait à nouveau répondre mais elle n’avait pas tout à fait fini. « Je suis désolé Owen. Je comprends dans quelle situation, je t’ai mis, je t’ai trahi et j’ai trahi notre amour. Je veux juste que tu saches que Je t’aime, je t’aimerais toujours d’un amour indéfinissable. » Il déglutit péniblement. Il n’avait plus bougé depuis qu’il s’était figé. Il s’appuyait sur sa canne, sa jambe était entrain de se rappeler à son bon souvenir et l’idée même de se reposer dans un café avec celle qu’il aimait lui semblait bien loin à présent. Il avait l’impression qu’un fossé les séparait à présent. « Je suis désolé moi aussi, d’avoir fait irruption de cette façon. Je te remercie de m’accorder du temps, sache que je ne repartirais pas sans prévenir, je t’aime et ne t’excuse pas d’avoir appris à vivre sans moi, à t’être battue pour notre fille, à avoir su garder la tête hors de l’eau toutes ces années et d’avoir trouvé quelqu’un pour t’épauler dans les épreuves. Ne t’excuse jamais d’avoir été assez forte pour surmonter tout ça, je ne suis pas sûr que j’y serais parvenu. J’ai juste besoin de remettre mes pensées en ordre, d’y voir plus clair, de réfléchir à tout ça mais je veux te revoir et j’aimerais, je souhaiterais tellement voir Abby… » Il ne précisait pas s’il voulait la voir une seule fois mais il était presque sûr qu’en voyant sa fille, il ne voudrait plus jamais repartir. Légèrement moins bien assuré qu’au début, il se déplaçant en boitant vers Nina, s’approcha d’elle et se pencha pour déposer un baiser sur sa joue. « Je t’aime. » Fut tout ce qu’il était capable de dire. Le cœur serré, il préféra ne pas rester davantage pour ne pas craquer et il repartir aussi rapidement que lui permettait sa jambe fragile. Laissant derrière lui la femme de sa vie et toutes les espérances que ce retour en ville avaient suscité en lui.




Revenir en haut Aller en bas
 
 
hello, it's me... (mudblood squad)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» the falcon squad
» Suicide Squad
» vs Gangsta Squad
» NHL 09 roster update PC
» Space Marines à vendre (pleins d'affaires)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: