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 (andreas & pia) silk

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VENUS IN FURS
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
viennes, février 2017.
la musique réunit les âmes perdues. les âmes esseulées. elle créer les rencontres. elle présente les prodiges l'un à l'autre. à l'université, un professeur de musique doit enseigner la harpe à une élève. les cours privés se succèdent et les mains de l'homme effleurent celles de la demoiselle à répétition, pour placer les doigts à la bonne place, pour que les sons soient harmonieux.
la musique parle lorsque les mots se coincent dans la gorge.
la musique parle pour eux.

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VENUS IN FURS
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Limace



Pia
Müller

J'ai vingt-trois ans et je vis à viennes, autriche. Dans la vie, je suis étudiante en musique (spécialisation harpe) et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

pia est une demoiselle discrète. elle se peint les lèvres en rouge tous les jours et sourit comme la lune. son père et sa mère se sont séparés lorsqu'elle était adolescente et elle est restée en autriche. sa mère s'est envolée pour les états-unis. elle lui écrit pour sa fête et pour noël, sans plus. son père s'absentant souvent pour son travail, pia est livrée à elle-même. rien ne va vraiment droit dans sa vie. elle ressent un certain malaise face à cette dernière. elle se sent prise en cage, prise entre ce qu'elle croit être, ce qu'elle voudrait être et ce qu'elle est véritablement. pia, elle voudrait tout essayer, tout vivre. elle reste pourtant là, les mots coincés dans la gorge, plongée dans ses études.


josefine pettersen © VICEROY


aujourd'hui, le ciel s'est couvert de ces nuages gris. pendant un moment, j'ai cru qu'il allait pleuvoir. c'est plutôt la neige qui est venue couvrir le sol. tout est recouvert de ce délicat voile blanc. quelques flocons viennent se poser sur mon nez, sur mes joues. ils fondent lentement, glissant sur ma peau rosie par le vent frais. les lampadaires s'allument tour à tour pour saluer la nuit et dire adieu aux faibles rayons du soleil qui arrivaient à percer les nuages. l'université n'est pas très loin. dix bonnes minutes de marche, à entendre le son distinct que fait la neige lorsque je l'écrase avec mes bottes. il y a quelque chose de magique dans l'air chaque fois que la ville est recouverte de blanc. les yeux pétillent et semblent retrouver cette naïve joie pour quelques temps. au loin, quelques enfants rient de bon coeur et le chemin semble moins long, comme si cette joie de vivre venait réchauffer mon corps endolori par la vie. un garçon me lance une boule de neige et prise de surprise, je me retourne pour voir le responsable. il rougit à vue d'oeil, s'excusant. ses amis se moquent gentiment de lui et je me penche, prenant la neige dans mes mains chaudes et la façonnant pour en faire moi aussi une boule. je lui lance en dosant la force et il la reçoit sur l'épaule. s'en suit une petite guerre de rue entre une jeune adulte et des enfants qui doit malheureusement se terminer abruptement quand je vois l'heure sur ma montre. je vais être en retard et je sais trop bien que le prof déteste attendre trop longtemps. je quitte mes compagnons en leur faisant de petits coucous de la main et je reprend la marche au pas de course. je crois que j'ai encore le coeur d'une enfant.

dans les couloirs, j'entend quelques mots qui s'éteignent, étouffés par les murs qui gardent trop bien les secrets. les cours sont terminés pour la journée, mais jamais les cours privés. mes bottes fracassent le plancher et je fais de grands pas pour me rendre jusqu'au local où ma harpe m'attend sagement. elle est si belle. chaque fois que je la vois, j'ai envie de laisser mes doigts courir sur les cordes. c'est la chose que j'aime le plus au monde. du coin de l'oeil, j'aperçois l'homme qui m'attend sans bouger depuis cinq minutes. je sais, je suis en retard. la voix est faible, mes mots s'emmêlent facilement avec ma langue. je croise son regard et je baisse aussitôt les yeux vers le sol. il reste quelques traces des boules de neige écrasées contre mon manteau noir. comme pour m'excuser, je relève timidement la tête et j'essaie d'offrir un sourire désolé. ça n'se reproduira plus.  

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AILAHOZ
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UNIVERS FÉTICHE : RÉEL, MAIS JE RESTE OUVERTE.
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Limace



Andreas
Sauer

J'ai trente ans et je vis à viennes, autriche. Dans la vie, je suis professeur de musique et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt difficilement.
andreas a toujours été un garçon sensible à la musique. cette passion, il la partage depuis des années aux côtés de sa mère, compositrice ayant une certaine réputation dans son pays natale, l'autriche.  au sujet de son père, il ne sait pas grand chose en dehors de son amour pour la vie bohème. c'est donc ça, les artistes, ça va et ça vient, ça s'aime le temps d'une nuit et ça s'oublie. sauf qu'un énième petit garçon était né, et ce blondinet était un grand passionné par la vie. andreas a pourtant le visage triste, les yeux cernés, la mâchoire contractée. andreas est un peu solitaire, préférant un verre de vin avec un bouquin aux beuveries avec les copains. andreas a une poigne forte, le regard franc et la détermination aux lèvres. andreas est une contradiction inachevée, un pléonasme certain, un oxymore rayé. andreas c'est ce jeune homme à la vie d'artiste, tourmenté par les tournants des courants des fleuves tranquilles.


boyd holbrook © timeless.


t'étais assis sur ce fauteuil et tu la regardais, plus belle que jamais. entre ses mains ses feuilles blanches, c'était encore plus important qu'le discours d'un futur président. sous ses doigts, le papier crépité, révélant tous ses secrets. tu la regardais de tes grands yeux, toujours animé par l'harmonie qu'elle dégageait. t'aimerais être aussi doué qu'elle, acquérir autant de savoir, partager tes connaissances et l'inspiration que la vie t'apportait. ta mère était ton modèle, depuis toujours, c'était indéniable. et elle était là devant toi, avec autant d'aisance à t'expliquer plus amplement l'histoire et la magie que dégageaient les lignes qu'elle avait écrite. elle ensorcelait de sa voix ses notes de musique, elle n'avait plus besoin de jouer, la symphonie était silencieuse mais tout autant puissante une fois qu'elle te la dictait. tu fermais les yeux, juste quelques instants, et tu l'écoutais. ça te faisait un bien fou, tu te sentais partir loin, peut-être un peu trop. ensommeillé que tu étais. d'une certaine manière, t'étais épuisé après une nuit pareille andreas. t'avais passé tes heures noires à jouer du piano, accompagné d'une bière, la mélancolie de tes doigts frôlant le blanc immaculé des touches. puis te voilà bercé par la voix de celle qui t'avais couvé bien plus que neuf mois.

tu finissais par ouvrir les yeux, aveuglé par les rayons du soleil et le blanc qui recouvrait les extérieurs. ta mère n'était plus là, tu soupirais, tu regardais l'heure. il était treize de l'après-midi, tu commençais tes cours privées dans deux heures. tu avais le temps, ton coeur s'apaisait. tu t'en allais embrasser ta mère, tu passerais la voir plus tard dans la semaine quand tu aurais avancé sur cette composition de piano. elle était toujours la première à qui tu faisais écouter tes créations, son avis étant plus bien important que tout le reste. à l'extérieur tu tirais sur ton bonnet, le froid venant rougir le bout de ton nez. tu soupirais, t'avais même regardé avec insistance cette fille brune aux lèvres roses. elle était jolie, comme une tulipe. ton sac lourdement accroché à ton épaule, tu rentrais dans le bâtiment que tu connaissais par coeur. ici, tout le monde te connaissait. après tout, ta mère était une figure emblématique de cette école dans le pôle musicale, et tu ne pouvais décevoir personne, surtout pas ta génitrice. alors te voilà déjà à trente ans, professeur privé. tu n'étais pas certain qu'enseigner était ta vocation, mais ta mère te poussait à continuer. selon elle, le partage de la musique était la clé du bonheur.

les cours étaient longs, parfois automatiques. le problème d'être enseignant, c'était de ne rien ressentir avec la personne pendant les cours. c'était ce vide, ce creux qui continuait de s'élargir entre vous. et toi t'avais beau essayer, tu n'arrivais pas à faire jouer avec sensibilité. la musique n'était pas qu'une question de technique, la musique c'était la vie. et la vie est faite d'émotions, c'était ça que tu voulais transmettre. malheureusement, ça ne passait pas avec tout le monde. puis l'heure approchait, t'attendais devant la porte comme un gardien devant buckingham palace. tu l'attendais elle, plus précisément. tu ne pouvais pas oublier un seul de vos cours, d'ailleurs, tu te surprenais parfois à penser à ses lèvres rouges qui viennent embrasser le crystal d'un verre de vin. tu croisais les bras, scrutant ta montre avec inquiétude. elle était en retard, tu fronçais les sourcils, mais tu bougeais pas. pia était une élève étonnante, de loin elle était celle à qui tu voulais le plus apprendre. puis pia, elle sentait bon. c'était l'odeur de la première herbe coupée aux prémices d'un joli printemps. tu finissais par la voir devant toi, le regard impassible, le sourire caché aux tréfonds de l'enfer. tu la regardais de haut en bas, tu remarquais la neige sur son manteau, tu remarquais cette mèche de cheveux qui disait merde aux autres. puis t'allais lui faire remarquer son manque de ponctualité, mais cette dernière te devançait. "c'est la première et la dernière fois" que tu lançais sèchement. parfois, tu ne comprenais pas ton attitude avec elle. pia c'était la petite gamine que tu voulais serrer dans tes bras au fond de toi, mais devant elle, tu pouvais pas t'empêcher d'bomber le torse et de faire l'homme fort. tu retournais à ton bureau, saisissant le dossier de la jeune femme avec la partition du moment. "j'espère que tu as pu travailler depuis la dernière fois, pour te permettre d'arriver en retard". tu lui tournais le dos, respirant profondément, essayant de te concentrer.


ps: lol dsl je sais pas ce qui m'a pris d'écrire autant ?????
ps2: j'ai pas beaucoup avancé le rp en plus......
ps3: I love you
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VENUS IN FURS
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Pia
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J'ai vingt-trois ans et je vis à viennes, autriche. Dans la vie, je suis étudiante en musique (spécialisation harpe) et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.

pia est une demoiselle discrète. elle se peint les lèvres en rouge tous les jours et sourit comme la lune. son père et sa mère se sont séparés lorsqu'elle était adolescente et elle est restée en autriche. sa mère s'est envolée pour les états-unis. elle lui écrit pour sa fête et pour noël, sans plus. son père s'absentant souvent pour son travail, pia est livrée à elle-même. rien ne va vraiment droit dans sa vie. elle ressent un certain malaise face à cette dernière. elle se sent prise en cage, prise entre ce qu'elle croit être, ce qu'elle voudrait être et ce qu'elle est véritablement. pia, elle voudrait tout essayer, tout vivre. elle reste pourtant là, les mots coincés dans la gorge, plongée dans ses études.


josefine pettersen © VICEROY


je crois que mon être de papier tremble doucement devant ce professeur atypique et sévère. andreas a toujours intimidé les gens de part son air détaché, froid. de part le manque de sourire se dessinant sur ses lèvres, de part ses yeux bleus qui glacent le sang. les filles observent toujours ses faits et gestes et on peut entendre leurs rires et leurs gloussements lorsqu'il ose poser les yeux sur l'une d'entre elles. parfois, elles viennent me voir en petit groupe pour réussir à croquer quelques petites informations sur lui. je ne dis jamais rien et elles partent, l'air moqueur au visage, blasées par mon manque de coopération. sur andreas, je ne saurais pas quoi dire. il me coupe parfois le souffle et dans mon ventre, il y a des tempêtes. des tempêtes d'émotions diverses qui heurtent mes lèvres et qui me coupent la voix. quand il ouvre la bouche pour laisser les mots s'échapper dans la pièce, il me fait toujours froncer les sourcils parce qu'il est dur, peu clément avec moi. peut-être que j'apprendrai mieux de cette façon. je ne sais pas vraiment.

c'est la première et dernière fois, qu'il dit ce ton sec. c'est la première et dernière fois, pia. faut arrêter les conneries de gamine, faut être adulte et arriver à l'heure. je peux entendre la voix de mon père en écho dans ma tête qui m'a un jour dit ça (je devais avoir quatorze ans, tu sais, cet âge où on a le droit de faire des folies, où on peut mordre dans la vie et puis rire et s'amuser). alors le sourire s'efface de sur mes lèvres rouges et je dépose mon sac au sol et mon corps sur la chaise en face du bureau d'andreas. oui, j'ai bien travaillé. mais peut-être qu'il trouvera encore des choses à me reprocher. le morceau que j'apprend en ce moment, ce n'est pas un de mes préférés et j'ai du mal à y mettre toute l'émotion qu'il faudrait dans la mélodie que j'offre à cette pièce si vide. devant moi, il se tient de dos. quand ma voix ne résonne pas dans le bureau, on n'entend que sa forte respiration. j'ai toujours l'impression de voir le poids du monde sur ses épaules quand je le vois sous cet angle. ma main essaie d'attraper la fermeture éclair de mon sac et je l'ouvre pour sortir mon cahier à partitions. parfois, on reste de longs moments en silence. je n'aime pas le silence. je ne l'ai jamais aimé. (ça me rappelle la maison vide où j'habite. la mère disparue dans le rêve américain sur l'autre continent, le père en voyage constant.) vous allez bien ? il m'a déjà dit qu'il n'aimait pas se faire vouvoyer, mais tout sort trop rapidement de ma bouche. j'ai peur de devenir trop familière avec lui et qu'il me le reproche. avec andreas, on ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. on ne danse jamais, pour tout dire.


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