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 death is unfear (dalen)

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mudblood squad
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INSCRIPTION : 01/03/2017
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Tortue



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  




Crystal Reed © blue walrus
« Es-tu égarée, ma jolie ? », fit l'écho d'une voix d'homme. Je fronçais les sourcils, les yeux clos et les mains agrippées à mes draps. Des rires gras suivirent. « Vous voulez récupérer Daley O'Donnell ou non ? », fit ma voix, agacée, déterminée. Je savais que ce rêve n'en était pas un. Cette phrase résonna en boucle dans mes tympans comme un disque rayé. Je me réveillais d'un bond, en sueur. Mon cœur battant à tout rompre, je mis quelques instants à me rappeler de l'endroit où je me trouvais. Mais j'étais bien dans mon appartement. Mon appartement que je n'avais pas quitté depuis plusieurs jours suite aux événements dû à la libération de Daley. Prétextant être malade, j'avais aussi évité mon travail à Sainte Mangouste. Je n'étais pas prête à affronter le monde extérieur et encore moins, mes erreurs. Les genoux repliés contre ma poitrine, je plongeais mon visage entre mes mains, les larmes roulant le long de mes joues. J'avais tellement peu dormi, ces derniers jours, torturée par mes souvenirs et la culpabilité qui allait de pair, que j'avais fini par tomber d'épuisement. Des coups retentirent sur la porte d'entrée, je relevais la tête en sursaut. Ma première pensée fut « Qui est-ce? », mais dans un coin de mon esprit, je connaissais déjà la réponse. Daley. Je me levais lentement, hagarde, en me dirigeant à l’extérieur de ma chambre. Je me stoppais sur l'encadrement de la porte, pourquoi m'étais-je levée ? En temps normal, dans une telle situation, il était la personne dont j'aurais eu le plus besoin. Je me serais précipitée dans ses bras, pour sentir sa chaleur, pour me sentir en sécurité. Mais cette fois, il était hors de question que je lui ouvre ne serais-ce que la porte. Sa présence me rappellerait mes actions. « EDEN ! », entendis-je, au travers de la porte. Je fermais les yeux comme si sa voix était incarnée par un milliers de couteaux, se plantant dans mon âme à l'agonie. Pourtant, il n'était pas vraiment responsable, j'étais la seule et unique actrice de ce désastre. Mon âme s'était assombrie, car j'avais choisi de sacrifier des membres de mon camps pour libérer celui que j'aimais.  « Eden ! Il y a eu une attaque au QG ouest, il faut libérer des lits, les blessés arrivent. », s'écria ma supérieure. Lorsque je ne travaillais pas à Sainte Mangouste, j'étais bénévole auprès de l'infirmerie de l'Ordre. Le chaos inonda la salle en quelques minutes. Du sang, des cris, des larmes … Rien de différent de mes journées à l’hôpital, sauf que cette fois, j'en étais l'instigatrice. Les pièces du puzzle se mirent en place rapidement dans mon esprit, le QG ouest s'était là où Daley était retenu prisonnier et donc là où j'avais orienté la troupe de mangemorts. A mon grand étonnement, j’enchaînais les soins, je délivrais les potions nécessaires, j'installais des blessés sur les lits pendant des heures sans rien dire.  « O'Donnell s'est échappé, je l'ai vu transplaner. », entendis-je, en passant près d'un lit où deux membres de l'Ordre, blessés, mais hors de danger, discutaient. Le sentiment de soulagement qui m'envahit me choqua plus que tout. J'étais entourée de blessés graves, une odeur de mort régnant dans la salle et la seule chose à laquelle je pouvais penser, c'était que Daley était sain et sauf. Prise de nausée, je me précipitais à l'extérieur de l'infirmerie avant de régurgiter mon déjeuner sur le sol. La porte derrière moi, s'ouvrit et se referma, puis une main attrapa mon épaule.  « Les attaques comme celle ci sont une épreuve, tu devrais rentrer chez toi, tu as fait du bon travail. », murmura ma supérieure avec une sourire compatissant sur les lèvres. Les larmes se réunirent au bord de mes paupières, alors que mon esprit lui hurlait « ce n'est pas ce que vous croyez ! ». Je secouais la tête, comme si cela allait pouvoir m'aider à chasser ces souvenirs de mon esprit. Le coup redoublèrent, me sortant de ma torpeur. Daley ne quitterait pas le pas de ma porte, c'était une certitude. Il serait même capable d'entrer de force dans mon appartement. Je réunissais alors toutes mes forces pour me diriger vers la porte. J'appuyais alors mon épaule contre cette dernière avant de me racler la gorge. « Va t'en, Daley. », lâchais-je, d'un voix aussi claire que je le pus. Cependant, je n'avais pas parler depuis quelques jours alors cette dernière fut un peu éraillée alors que je parlais. « Je t'en prie va t'en. Je vais bien. », continuais-je, mentant ouvertement. Je rebroussais chemin pour atteindre mon canapé, je m'y allongeais, tirant une couverture sur ma silhouette frêle, en attendant que l'homme derrière la porte parte. Quelle naïveté.



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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
« Combien de temps ? » C’était la troisième fois que Daley posait la question mais personne ne semblait vouloir lui répondre. Il avait l’impression d’être dans un brouillard désagréable. Il avait l’air légèrement plus menaçant à présent et le mangemort en face de lui devait sentir la tension de ses muscles. « Quatre jours. » Il passa une main sur son visage, épuisé. Quatre jours qu’il était coincé dans une planque de mangemorts à subir toutes sortes de soins et à osciller dangereusement entre conscience et inconscience. Il avait sacrément morflé et il pouvait le sentir à la tension de ses muscles. Il était épuisé, il avait l’impression qu’on l’avait passé dans un broyeur et qu’il venait tout juste d’en sortir. Il n’avait pas vraiment conscience de ce qui était arrivé ces quatre derniers jours, la seule chose dont il se souvenait était la cave sordide et lugubre qui l’avait accueilli pendant des jours précédant son évasion. Il y avait passé des heures sombres et certaines qu’il préférait clairement oublier. Il avait la nausée rien qu’en y repensant. Il y avait une nouvelle question qui lui brûlait les lèvres. Il l’avait déjà posé mais dans son état, il n’avait pas été capable de garder l’information dans sa mémoire, si tant est qu’on lui ait répondu. Comment vous avez fait ? » Totalement incompréhensible pour lui, il était bien planqué d’après ce qu’il avait compris et les membres de l’Ordre ne s’étaient pas privés de se vanter d’avoir choisi une planque particulièrement bien cachée. Alors comment les mangemorts avaient-ils pu savoir ce qui s’était passé et où il était ? Maintenant qu’il était à peu près conscient de ce qui l’entourait et qu’il arrivait à tenir assis sans la moindre aide, il voulait au moins avoir cette réponse. « Une femme, on n’a pas vu son visage, elle est restée très prudente, elle nous a donné l’endroit où t’étais planqué ! Une idée de qui pourrait avoir fait un truc pareil ? » Une pierre lui tomba directement dans l’estomac. Il releva les yeux vers le mangemort qui était debout près de son lit de fortune, comme si cela allait lui apporter les réponses qu’il cherchait. « Une femme ? » Il ne lui posait pas réellement la question, il avait immédiatement fait le rapprochement bien sûr. L’information en elle-même était finalement assez minime. Il n’avait aucune description physique et les mangemorts qui avaient recueilli l’information avaient plus été occupés à foncer pour informer les autres plutôt qu’à chercher à savoir d’où venait l’information. Il en avait mal au crâne à force de réfléchir mais il y avait des éléments qui ne collaient pas quand il y pensait. Assis sur son lit à manger la même chose que les quatre jours qui avaient suivi son évasion, il faisait tourner son cerveau à plein régime. Il n’y avait qu’une seule personne capable de faire ce genre de choses et pourtant, il n’arrivait pas à y croire. Il se souvenait vaguement de son évasion, il en avait des flashs et il avait parfaitement conscience que des membres de l’Ordre avaient perdu la vie dans l’attaque. La planque donnée par la source d’information n’était pas vide et il n’arrivait tout simplement pas à penser que la personne qu’il avait en tête ait pu cautionné un massacre seulement pour le voir libre. Il savait qu’elle l’aimait, il savait le lien qui les liait mais il y avait clairement quelque chose qui clochait. Eden n’avait pas pu être aussi imprudente et pourtant, il ne pouvait pas ne pas penser à elle bien sûr. Elle restait la seule option qu’il avait, la seule personne au monde à tenir suffisamment à lui pour faire ça. Mais ce constat lui laissait un goût amer dans la bouche et il refusa toute autre forme de nourriture et il s’empressa de se lever. Il avait quelque chose de plus urgent à faire que retrouver l’intégralité de ses forces. Malgré les protestations d’un apprenti mangemort-médicomage, il profita du calme de la planque où il était pour s’éclipser et sortir à l’air libre. Il respira un grand coup quand il sentit la fraîcheur de l’hiver lui envahir les poumons et la sensation lui redonna la force qui lui manquait légèrement pour transplaner. Il n’était pas sorti depuis des jours, il était bien heureux de pouvoir le faire à présent. Il avait été coincé dans cette cave un temps incertain pour lui puisque l’obscurité ne lui permettait pas de décompter les heures, les minutes et de discerner le jour de la nuit. Il pensait réellement ne jamais en sortir en réalité, il s’était vu mourir à chaque fois qu’on venait le voir pour l’interroger et lui faire payer tous les crimes qu’il avait commis au sein de la défense des opprimés. Mais si, quelques mois auparavant, il serait sorti de sa convalescence avec la seule idée de se venger et de retrouver ces membres un à un pour les faires souffrir, sa priorité venait de changer du tout au tout et c’est non loin d’une rue qu’il connaissait par cœur qu’il atterit. Son cœur se souleva légèrement, il avait toujours détesté le transplanage et avec son état, il resta un instant immobile pour se remettre doucement. Il observa les alentours et entra dans un bâtiment, grimpa les marches menant à l’appartement qu’il cherchait à atteindre. Il aurait pu transplaner directement à l’intérieur comme il en avait l’habitude mais depuis qu’il était revenu dans la vie d’Eden, il évitait ce genre d’intrusion. Il frappa à la porte sans résultat dans un premier temps. Il recommença avec plus d’insistance, il voulait lui faire comprendre qu’il ne partirait pas. Il était bien décidé à passer la nuit sur le perron de son appartement s’il le fallait, il ne la laisserait pas. « Va t'en, Daley. » Il l’entendit, la voix faible et éraillée. Elle devait s’être terrée dans le mutisme le plus total et avoir pleuré. Il serra la mâchoire, déterminé plus que jamais. « Je t'en prie va t'en. Je vais bien. » Il aurait pu en rire si le mensonge ne lui avait pas fait aussi mal. Il appuya sa tête contre le battant de la porte. Tout était de sa faute. « Eden, je ne partirais pas, tu me connais, je passerais ma nuit ici, les jours qui suivent aussi. Ne me force pas à bafouer ton intimité maintenant, ouvre-moi. » Et elle savait qu’il le ferait.  Il resterait aussi longtemps qu’il le faudrait. Il pourrait transplaner mais il s’y refusait pour l’instant. Il ne voulait pas la bousculer, il se doutait de l’état dans lequel elle devait être. Il posa sa tête contre la porte, le cœur lourd, l’âme piétinée. Il avait l’impression de sentir la détresse de la jeune femme à travers la porte. « Ce n’est pas de ta faute Eden, je sais que tu n’as pas voulu ce qui s’est passé. Je comprendrais que tu n’aies plus envie de me voir pour ce que tu as été forcé de faire pour moi mais laisse-moi m’assurer que tu vas bien. Et ne me dis pas que tu vas bien. » Il relevait un peu le ton pour lui montrer qu’il était loin, très loin d’être dupe. Il n’était pas question qu’il s’en aille, qu’il la laisse dans l’état dans lequel elle devait être. Mais il comprendrait qu’elle ne veuille pas de lui auprès d’elle. Il savait qu’il respecterait son choix même s’il devait alors s’arracher le cœur pour lui laisser à ce moment-là. Il devait arranger les choses, alléger sa culpabilité. Il devait l’aider, comme elle l’avait souvent fait pour lui, il détestait se sentir aussi impuissant et si dans d’autres circonstances il n’aurait pas hésité à tout faire pour entrer, il lui laissait tout de même le choix. Il prenait sur lui de devoir rester derrière cette porte sans bouger, il avait l’impression de bouillir de l’intérieur mais rien n’avait autant d’importance que la jeune femme qui se trouvait de l’autre côté. Il posa ses deux mains sur le battant de la porte, à plat et poursuivit. « Laisse-moi entrer. » Il aurait presque pu la supplier en réalité. Il sentait son cœur battre la chamade et il savait que si elle ne lui répondait plus ou qu’elle décidait de s’entêter, il n’aurait aucun autre choix que de la forcer à l’accepter. [/center]




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Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  




Crystal Reed © blue walrus

Jamais, au grand jamais, je n'aurais pu croire qu'un jour, j'aurais mis des vies en danger par pur égoïsme. Par amour, certes, mais c'était simplement de l'égoïsme. Je n'avais pas pu supporter l'idée de vivre dans un monde où Daley n'était plus présent. C'était tellement minable et larmoyant ! Et pourtant, c'était la pure et simple vérité, sans artifices. Lorsque j'avais appris la capture de Daley, mon cœur s'était arrêter net, j'avais failli faire un malaise. Alors j'avais pris la décision de lui sauver la vie, coûte que coûte. En donnant des informations confidentielles à son camp pour le libérer, je n'avais pensé à rien d'autre. Mon esprit avait fini par se scinder, d'une certaine manière. Dans les méandres de mon cerveau, Daley n'était plus un mangemort, il était simplement … lui. L'homme pour qui j'étais prête à mourir, l'homme avec lequel je me sentais plus forte, tellement importante. Il était celui qui avait emprisonné mon cœur et ce, depuis des années maintenant. Je l'aimais et j'avais fait passé mes intérêts, les siens avant mes idéaux, avant la vie de nombreuses personnes, sans le savoir. Je me rendais malade. Je n'avais pu affronter mon reflet dans le miroir depuis plusieurs jours. D'ailleurs, je n'avais pas pu affronter quoi que ce soit depuis quelques jours. Manger, marcher, vivre étaient des choses qui m'étaient pénibles. Je n'arrivais pas à supporter ma propre existence. Lorsque des coups furent portés sur ma porte d'entrée, je n'avais aucun mal à reconnaître l'auteur. Ce qui fut le plus dur, ce fut de ne pas lui ouvrir. J'avais besoin de sa présence autant que j'avais besoin de le repousser. Si j'avais été aussi aveugle, c'était pour lui et il me fallait que je fasse partir ma dépense. J'étais comme une droguée en convalescence et tout comme telle, je ne savais pas si j'allais avoir la force d'affronter le monde extérieur, un jour. Alors, mes maigres jambes m'avaient mené jusqu'à la porte, pour lui mentir effrontément. J'allais bien, il pouvait partir, il devait partir. J'avais fini par m'allonger sur le canapé du salon, trop faible pour tenir debout plus longtemps. « Eden, je ne partirais pas, tu me connais, je passerais ma nuit ici, les jours qui suivent aussi. Ne me force pas à bafouer ton intimité maintenant, ouvre-moi. », insista t-il, déclenchant une nouvelle crise de larmes silencieuses. Je savais qu'il était capable de mettre ses menaces à exécution. Pourtant, je ne bougeais pas d'iota, serrant la couverture serrée contre mon corps. Quelques temps auparavant, dans un autre contexte, cette phrase m'auraient fait bondir sur mes deux jambes et j'aurais sans doute ouvert de mauvaise grâce. Mais ce n'était pas pareil. Plus rien n'était pareil. Comment étais-je censée affronter mes collègues à Sainte Mangouste, mes camarades de l'Ordre en sachant que l'échappée de Daley avait coûté la vie de leur proche ? En sachant que c'était de ma faute ? Autant que Merlin m'engloutisse maintenant. «  Ce n’est pas de ta faute Eden, je sais que tu n’as pas voulu ce qui s’est passé. Je comprendrais que tu n’aies plus envie de me voir pour ce que tu as été forcé de faire pour moi mais laisse-moi m’assurer que tu vas bien. Et ne me dis pas que tu vas bien. », argumenta t-il et un sanglot sonore me secoua, résonnant dans la pièce. J'avais pris des risques inconsidérés pour lui, mais ce n'était pas de sa faute si il avait été capturé, ce n'était pas lui qui avait pris la décision de faire fuiter des informations. Je l'avais fait de mon propre chef. Comme une adulte. Une adulte moins un cerveau. Et à cause de ces décisions, je m'étiolais peu à peu. Je savais que si je laissais l'homme derrière la porte, il trouverait un moyen de me faire remonter la pente, mais je ne le souhaitais pas. La culpabilité m'empêchait de vouloir aller mieux. « Je l'ai pas voulu et pourtant c'est arrivé ! J'ai tué tous ces gens ! Pas toi ! JE les ai conduit à leur mort ! », m'énervais-je en fusillant la porte du regard. Ma voix était montée dans les aigus, prés de l'hystérie avant de se briser sur le mot 'mort'. Je m'étais redressée sur le canapé, mais je n'avais esquissé aucun geste pour ouvrir cette fichue porte. Je savais qu'il me restait peu de temps avant qu'il ne fasse éruption dans mon appartement, pourtant, je m'accrochais au peu de volonté qu'il pouvait me rester. « Alors, laisse-moi me vautrer dans la culpabilité. Je n'ai besoin de rien. », finis-je avec hargne avant de me lever une nouvelle fois et de rebrousser chemin, la couverture enroulée autour de moi. Je retournais dans ma chambre, trouvant refuge sur mon lit défait, autant en désordre que mon esprit. Cette fois, je ne craignais pas sa colère, je me fichais que les risques que j'avais pris pour lui le face bouillir, je ne donnais plus d'importance à quoi que ce soit. Pour une fois, les rôles étaient inversés, il se retrouvait face à un mur de pierre et j'évitais la conversation, prétextant ne pas avoir besoin d'aide de la part de qui que ce soit. Et seul Merlin savait qu'il allait avoir bien moins de patience que moi dans cet exercice. Cette pensée qui aurait pu me faire sourire, il y a quelques temps, n'était plus qu'un souvenir amer.



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J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
Le sanglot qu’il entendit lui fit grincer des dents. Il était évident qu’Eden n’allait pas bien et n’irait pas bien tant qu’elle se noierait dans la culpabilité qui l’engloutissait. Il connaissait ce sentiment, persistant, il l’avait tant ressenti à ses débuts en tant que mangemort, il avait éprouvé tant de culpabilité, lié par un serment qu’il ne pouvait défaire, contraint de faire des victimes par dizaines pour un idéal auquel il ne croyait pas. A chaque dois que son père l’envoyait sur le terrain, il avait la boule au ventre de ce qu’on allait le contraindre à faire. Il avait le cœur tendre à l’époque, il était encore si innocent et sa petite fille comptait tellement pour lui qu’il aurait fait n’importe quoi pour elle. Le simple fait de penser à Liadan lui étreignait encore le cœur et appuyé contre la porte, il porta sa main à sa poitrine comme pour empêcher le muscle de se répandre en mille morceaux par terre. Il avait mal au simple fait de l’évoquer, il ne supportait pas d’y penser. Il avait trop longtemps mis son chagrin de côté et il lui revenait en pleine face à chaque instant. Il aurait été capable du pire pour elle, il l’avait toujours fait et il comprenait mieux que personne probablement ce que la jeune brune derrière la porte ressentait. Mais elle refusait de partager ça avec lui, elle se murait dans le silence, elle refusait sa présence, elle ne le laisserait pas entrer, il en était presque convaincu à présent. « Je l'ai pas voulu et pourtant c'est arrivé ! J'ai tué tous ces gens ! Pas toi ! JE les ai conduit à leur mort ! » Il serrait des dents. Ce n’était pas une conversation qu’il avait envie d’avoir derrière une fichue porte ! Il pouvait sentir en elle chaque sanglot, chaque hésitation et entendre sa voix se briser de cette façon lui broyait le cœur. Il fallait qu’il entre, qu’elle le veuille ou non. Il l’entendit se lever mais il n’avait pas beaucoup d’espoir. « Alors, laisse-moi me vautrer dans la culpabilité. Je n'ai besoin de rien. » Bien sûr, Eden dans toute sa splendeur ! Il lui avait appris à se renforcer mais il n’avait jamais pensé qu’elle pourrait un jour ne plus vouloir le voir. Elle ne lui disait pas qu’elle lui en voulait d’ailleurs, elle semblait bien au-delà de ça, elle s’en voulait trop. Tant pis, elle l’avait cherché après tout, il n’allait pas discuter avec une porte close toute la journée. Il mit ses maigres forces de côté pour transplaner. Un exercice qu’il détestait déjà en temps normal mais pas encore totalement remis de ses blessures, le geste le fit souffrir atrocement. Il atterrit dans le salon de la jeune femme et vacilla légèrement avant de se rendre compte qu’elle ne s’y trouvait pas. Mais il savait où la chercher. Il la trouva prostrée dans son lit, comme il s’y était attendu. Cette vision lui empoigna une nouvelle fois les tripes et il fit un léger arrêt. Il n’avait pas le droit d’être là, elle lui en voudrait sûrement mais il savait qu’elle avait besoin de lui, quoi qu’elle en dise. Il n’était pas l’être le plus patient du monde et il allait finir par la bousculer comme il en avait l’habitude mais il ne pouvait pas la laisser ainsi. Pas à cause de lui en tout cas. Il finit par s’approcher et par s’asseoir sur le lit, parfaitement conscient qu’elle avait déjà remarqué sa présence et qu’elle faisait visiblement comme si elle ne l’avait pas vu.  « Si tu arrêtes définitivement de t’alimenter, tu as conscience que ton suicide sera incroyablement long et douloureux ? » Elle avait encore maigri depuis la dernière fois qu’il l’avait vu et il ne pouvait pas vraiment dire que la voir ainsi l’enchantait réellement. Il pouvait paraître froid et détaché mais il était bien loin de l’être. Il avait du mal à gérer ce genre de situation, c’était Eden qui les gérait bien mieux que lui, elle savait trouver les mots, elle savait le rassurer, apaiser son âme et elle avait même apprivoisé la bête qui sommeillait en lui la plupart du temps mais lui, il n’avait jamais eu à en découdre avec une part sombre de son être et il était déstabilisé, et il ne savait pas vraiment y faire face. « Il faut que tu m’explique quelque chose, tu as fait ce que tu as fait pour moi, pour que je vive et que je sois libre. Si tu refuses à présent de me voir, est-ce que je peux savoir en quoi ce que tu as fait a servi à quelque chose ? » Il était un peu en colère à dire vrai, parce qu’elle s’éloignait de lui au moment où elle semblait le plus avoir besoin de lui justement. Il ne supporterait pas l’idée de la perdre et elle allait devoir en prendre conscience très vite. Il tendit la main pour la poser sur sa tête, caressant ses cheveux d’un geste rassurant, comme il l’avait si souvent fait avec Liadan lorsqu’elle faisait un cauchemar ou qu’elle lui avouait avoir peur de l’avenir. Un geste un peu paternaliste qui pourtant ne l’était pas quand il s’agissait d’Eden. A vrai dire, il aurait sûrement préféré qu’elle se mette en colère après lui plutôt qu’elle adopte une attitude aussi renfermée. « Non, en fait, je vais te poser la question autrement. Pourquoi m’avoir fait libérer si c’est pour me torturer à présent ? Leurs sorts me faisaient moins mal que ton rejet à présent. » Il était sincère et comme à chaque fois qu’il l’était un peu trop, il s’éloigna pour ne pas succomber à la tentation de la secouer, de lui montrer tout l’amour qu’il lui portait. Il voulait la mettre face à ses actes parce qu’elle ne pourrait pas y échapper mais il ne voulait pas qu’elle l’éloigne, qu’elle le rejette. Il se retourna pour finalement revenir vers elle, s’approchant du lit sur lequel elle était couchée. Il inspira, expira, souffla puis finalement, reprit la parole. [color=lightslategray]« Laisse-moi t’aider Eden, je sais ce que tu ressens, je le sais plus que tu n’as l’air de le penser. Tu crois ne pas mériter d’être heureuse maintenant que tu as fait tant de mal mais tu as tort, tu n’as pas voulu ce qui est arrivé et crois-moi que cela fait une énorme différence que si tu avais volontairement perpétué un massacre. » Il savait que la planque aurait dû être vide, il savait qu’elle pensait qu’elle le serait. Elle n’avait pas agi pour nuire à son camp mais seulement pour le sauver et il ne la laisserait pas se vautrer dans la culpabilité, comme elle le disait si bien. Il serait là pour l’aider mais il ne pourrait pas le faire si elle refusait qu’il le fasse. Il ne pourrait pas lui parler si elle s’obstinait à se taire, il ne pourrait pas l’épauler si elle se murait avec ses sentiments dans un silence de plomb. Il voulait qu’elle comprenne, qu’elle lui revienne aussi, parce qu’il était assez égoïste pour n’en avoir rien à faire des morts qu’elle avait fait mais il était prêt à les prendre en compte si cela était important pour elle. La liste des morts innocentes qu’il provoquait était de plus en plus longue de son côté, il serait même prêt à les assumer pour elle, à faire en sorte qu’elle les oublie pour qu’il s’en accuse. D’ailleurs à y réfléchir de plus près, c’était aussi un peu sa faute à lui, s’il avait été si piteusement capturé et s’il était revenu brutalement dans sa vie en décidant qu’il n’en partirait plus. S’il l’avait tenu éloigné comme il en avait eu l’intention, rien de tout cela ne se serait probablement produit.




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mudblood squad
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Tortue



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  




Crystal Reed © blue walrus

Cet échange était digne d'un dialogue de sourds. Moi, dans mon appartement, traînant ma caracasse avec ridicule et lui, de l'autre côté de la porte. Comme si ce bout de bois était le dernier rempart contre sa présence. Aucun d'entre nous ne voulait abandonner sa position. Comme souvent lorsque la situation était conflictuelle. Un rappel du bon vieux temps, avant que Daley ne disparaisse sans laisser de trace. Mais cette fois, ce n'était pas moi qui était dans la position de soutien. C'était Daley qui devait s'y coller. Du moins, c'était ce qu'il en comprenait. Mais tout mon être lui criait de ne pas le faire. Je voulais que l'on m'abandonne, comme j'avais abandonné mes positions par rapport à mon camp. Je m'obstinais à le repousser, comme jamais auparavant. J'ignorais le besoin de ses bras qui me tiraillait les entrailles. Comment pouvais-je pleurer sur son épaule en l'écoutant me rassurer ? J'étais coupable de la pire des choses. Le meurtre sans motif. Le meurtre dans l'ignorance. Je battais en retraite dans ma chambre, après lui avoir hurler que je n'avais besoin de rien. Quel paradoxe et je ne m'en rendais même pas compte. J'entendis son atterrissage dans mon salon, puis ses pas vers la chambre. J'ignorais, consciemment, chacun de ses gestes, dans l'espoir de le décourager. Mais je sus qu'il ne baisserait pas les bras, lorsque mon matelas s'affaissa sous son poids. Dos à lui, je me murais dans le silence, sachant pertinemment qu'il le supporterait assez mal. « Si tu arrêtes définitivement de t’alimenter, tu as conscience que ton suicide sera incroyablement long et douloureux ? », m'informa t-il, d'une voix froide et je fermais les yeux, comme si le son de sa voix me faisait mal. Je déglutis difficilement, avant de prendre la parole. « C'est ce que je mérite, je rends service à la communauté sorcière. », murmurais-je, assez bas, mais je savais qu'il m'entendrait. A présent, je m'attendais à toutes les réactions possibles de sa part. Aucune ne serait positive, j'en étais persuadée. Mes pensées s'éparpillaient lentement dans mon esprit, comme des filaments entremêlés par le vent. Je gardais les yeux clos, ayant trop peur de voir le visage de Daley apparaître dans mon champ de vision. « Il faut que tu m’explique quelque chose, tu as fait ce que tu as fait pour moi, pour que je vive et que je sois libre. Si tu refuses à présent de me voir, est-ce que je peux savoir en quoi ce que tu as fait a servi à quelque chose ? », me demanda t-il et je sentis la colère au fond de sa voix. Juste une pointe, dissimulée dans sa question. Il ne perdait pas son sang-froid légendaire. Je serrais les lèvres, tentant tant bien que mal de ne pas répondre. Si je lui répondais, j'engendrais une conversation et il ne me laisserait pas. J'étais bien naïve de penser qu'il finirait par m'abandonner à mon sort. Lorsque sa main se posa délicatement sur mon crâne, caressant doucement mes cheveux, j'eus un sursaut, comme si je craignais n'importe quel contact. Ce qui était sans doute vrai. Le manque de sommeil me rendait sur le qui-vive, je reconnaissais à peine l'être nerveux que j'étais. « Non, en fait, je vais te poser la question autrement. Pourquoi m’avoir fait libérer si c’est pour me torturer à présent ? Leurs sorts me faisaient moins mal que ton rejet à présent. », continua t-il et je me recroquevillais sur moi-même, à nouveau secouée dans des sanglots silencieux. L'entendre dire que je lui infligeais plus de douleur que les sort lors de son incarcération étaient telles un poignard dans mon cœur meurtri. Il connaissait les réponses aux questions qu'ils me posaient, elles étaient tellement simple. Je ne pouvais vivre dans un monde sans lui et je ne le torturais pas volontairement. Je me torturais. C'était le point d'honneur de tout ce cirque. Je le sentis se lever du lit et j'exhalais, comme si j'avais retenu ma respiration. « Laisse-moi t’aider Eden, je sais ce que tu ressens, je le sais plus que tu n’as l’air de le penser. Tu crois ne pas mériter d’être heureuse maintenant que tu as fait tant de mal mais tu as tort, tu n’as pas voulu ce qui est arrivé et crois-moi que cela fait une énorme différence que si tu avais volontairement perpétué un massacre. », dit-il et je sentais sa présence dans mon dos. Comme si mon corps était hypersensible au sien. Je chassais les larmes sur mes joues d'un geste rageur. Je rassemblais mon courage pour tourner la tête vers lui. « Tu crois que ça fait une différence ? Crois-tu que cela fera une différence lorsque l'on découvrira que j'ai donné des informations à ton camp ? », répondis-je, la voix colérique, mais tremblante. Mes émotions me secouaient de plein fouet, je ne savais plus comment réagir. Je misais sur la colère, c'était peut être la chose la plus sûre. « J'ai fait ce que j'ai fait pour que tu vives et que tu sois libre, c'est parce que je ne pouvais pas vivre dans un monde où tu n'existes pas. Mais ça tu le sais déjà ! », m'écriais-je en me redressant en position assise, serrant ma couverture autour de moi pour me donner de la force. « Je ne veux pas que tu essaies de me rassurer, de me dire que cela fait une différence de l'avoir souhaiter ou non. Je ne veux rien de ça parce que je ne mérite pas de vivre. », finis-je, en baissant les yeux sur mes mains crispées. Cela allait être la goutte d'eau qui fera débordé le vase. Je le sentais. Je savais au plus profond de mon être qu'il ne supporterait pas mon discours, ni même mon raisonnement chaotique. Mais j'étais prête à l'affronter.



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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
« C'est ce que je mérite, je rends service à la communauté sorcière. » Elle restait fermée à sa présence et cela était dangereusement entrain d’éprouver les nerfs de Daley. Il n’était pas celui qu’il lui fallait pour trouver les mots justes, il allait s’énerver trop vite, la bousculer alors qu’elle n’en n’avait pas besoin, il le savait. Il serra les dents pourtant, tentant de contrôler le peu de self-contrôle qu’il possédait encore. Il fut un temps où il aurait agi mieux que ça, dans la plus parfaite indifférence. Une époque révolue où il avait le contrôle parfait de ses nerfs, de ses émotions. Il maîtrisait ses pensées, ses gestes avec précision, il était la froideur incarnée, l’indifférence dans son terme le plus stricte. Puis il avait fallu qu’elle débarque, qu’elle s’écroule à ses pieds dans un couloir après une attaque lâche, qu’elle l’oblige à faire son devoir de professeur et qu’il la ramène ensuite à l’infirmerie pour la retrouver plus tard dans son bureau. Elle lui avait demandé, fermement, de lui enseigner à se murer dans l’indifférence, à apprendre à se battre, à bâtir des défenses pour arrêter d’être une victime. Que cette époque lui semblait lointaine. Elle avait eu la détermination et n’avait jamais flanché et lui, il avait fini par le faire. Il l’avait laissé entrer en lui, s’insinuer près de son cœur, il l’avait laissé faire sans intervenir, sans chercher à se barricader et même s’il avait tenté maintes et maintes fois de la repousser, elle avait pris plus d’importance à chaque fois. Il lui avait offert une place, il avait alors réagi en sa présence, il avait fait n’importe quoi pour elle, bafouant ses serments, il avait cherché une solution, il avait commencé à ressentir, à éprouver. Il avait perdu son sang-froid, souvent, et il l’avait bousculé. Mais il n’était pas sûr de devoir agir de cette façon aujourd’hui. Elle n’avait pas besoin de ça, mais il n’était sûr de rien. Il essayait d’abord de la faire réagir avec des mots, avec des gestes. Il lui posait des questions auxquelles elle ne répondait pas et il ne manqua pas son sursaut quand il posa la main sur elle. Il laissa ses doigts en suspens une seconde avant de poursuivre son geste, impitoyable à s’imposer à elle-même si elle n’en n’avait sûrement pas envie. Il la vit se recroqueviller à ses mots mais n’en supporta pas davantage. Il se leva, il avait l’impression qu’il allait exploser et pourtant, il n’y était pas encore, pas tout à fait. Il la vit enfin se tourner vers lui et il se figea, cessant son va et vient dans l’espace réduit de sa chambre. Il cessa une demi-seconde de respirer quand il croisa son regard rougi par les larmes qu’elle avait déjà versé et son regard trouble lui fit l’effet d’un coup de poignard en plein cœur. Il sentit sa poitrine se serrer mais il s’interdit le moindre geste, le moindre souffle, de peur qu’elle ne se braque et ne se détourne à nouveau. Il attendit qu’elle déverse sa culpabilité sur lui. « Tu crois que ça fait une différence ? Crois-tu que cela fera une différence lorsque l'on découvrira que j'ai donné des informations à ton camp ? » Il crispa les poings, elle n’imaginait pas à quel point cela faisait une différence pour lui. Il fronça les sourcils en guettant la colère dans ses traits mais la lassitude semblait l’emporter en elle. « J'ai fait ce que j'ai fait pour que tu vives et que tu sois libre, c'est parce que je ne pouvais pas vivre dans un monde où tu n'existes pas. Mais ça tu le sais déjà ! » Il crispa la mâchoire pour s’obliger au silence. Il ne devait pas parler sous peine de dire des choses qu’il pourrait regretter. « Je ne veux pas que tu essaies de me rassurer, de me dire que cela fait une différence de l'avoir souhaiter ou non. Je ne veux rien de ça parce que je ne mérite pas de vivre. » Ses poings se desserrèrent pour se resserrer aussitôt. Il allait craquer, il le sentait. Il n’y tint plus et la regarder baisser les yeux vers ses mains comme si elle avait déjà renoncer lui donnait envie de tout casser. Il se retourna d’un geste brusque pour mettre un coup de poing dans la première chose qui lui passa sous la main et ses phalanges rencontrèrent le mur le plus proche. Une déflagration de douleur se répandit dans tout son bras mais il s’en fichait. Il se retourna à nouveau vers Eden et sortit sa baguette de la poche intérieure de sa cape. Il la pointa aussitôt vers Eden, le regard furieux. « Regarde-moi. » Il attendit de pouvoir enfin plonger ses yeux dans les siens, qu’elle prenne conscience que pour la première fois depuis qu’ils avaient arrêté de s’entraîner ensemble, il pointait sa baguette sur elle sans aucune bonne intention. « Et écoute moi. Tu t’en fiche probablement, tu es bien loin de raisonner de manière censée alors je ne ferais pas de grand discours à ce sujet mais oui, je crois que ça fait une différence, ça fait même toute la différence. Tu as essayé de me sauver sans faire le moindre dégât, tu as essayé et tu as échoué, tu as fait une erreur mais tu n’as pas volontairement perpétré un massacre et c’est quelqu’un qui a plusieurs morts sur la conscience qui te le dit Eden. » Il prit une inspiration pour lui laisser une seconde avant d’enchaîner, impitoyable. « Tu sais ce que j’ai fait, tu sais que j’ai tué, tu sais que ces derniers mois, j’ai massacré tous ceux qui passaient sous mes yeux pour le simple plaisir, tu sais tout ça et tu continues de me regarder, tu continues de m’aimer, tu m’as presque tout pardonné, toutes mes fautes et tous mes massacres. Comment peux-tu le faire si je t’inspire un tel dégoût moi aussi pour ce que j’ai fait ? » Il savait qu’il viserait juste, il savait qu’il la toucherait parce qu’elle savait tout ce qu’il avait tenté de faire pour l’éloigner de lui. Elle savait tout ce qu’il était et les horreurs qu’il avait engendré mais elle l’aimait, elle lui pardonnait. Il n’arrivait pas à comprendre. Il ne la quittait pas des yeux et ne baissait pas sa baguette. « Je ne vais pas chercher à te rassurer, tu ne veux pas être rassurée ? Tu ne veux pas être pardonnée ? Je ne te pardonne pas Eden, pas plus que je me suis pardonné tout ce que j’ai pu faire. Et tu sais pourquoi je continue de vivre malgré tout ? Pourquoi je n’ai pas tenté de me tuer après la mort de ma fille ? Parce que je savais que tu étais là, quelque part dans ce monde et que je ne pouvais pas quitter un monde dans lequel tu respirais toujours. Tu m’as ramené, tu m’as sauvé de ma folie pour m’infliger ça à présent ? » Sa voix montait légèrement et se brisa à la mention de sa fille mais il reprit vite le dessus parce qu’il n’était pas seulement question de lui. Il voulait qu’elle réagisse. « Si tu ne peux pas te pardonner, accroche toi à moi, comme tu m’as permis de t’accrocher à moi toutes ces années. Il n’y a plus que nous Eden, nous et nos erreurs, si nous pouvons vivre avec celles de l’autre, nous pouvons vivre avec les nôtres. » Il resta un instant silencieux avant de se rendre compte qu’il avait légèrement baissé sa baguette. Il la releva pourtant et il fixa de nouveau ses yeux dans les siens. Il arrivait à la raison qui l’avait poussé à la sortir d’ailleurs. Il jouait sa dernière carte. « Accroche toi à moi, ou laisse-moi te tuer. » Assena-t-il sans le moindre accro dans la voix. Il déglutit néanmoins, une boule immense bloquée dans la gorge. Ils y étaient, à la croisée des chemins. « A toi de décider, je peux t’aider à abréger tes souffrances, à te délivrer de ta culpabilité mais sois sûre d’une chose ma belle, je ne serais pas très loin. Parce que tu ne partiras pas seule, sois en sûre. Si tu m’as sauvé pour te regarder mourir, ne crois pas que je le ferais sans broncher. Je n’aurais plus la moindre raison de respirer encore. » Il serra les dents si fort qu’il en ressentit des décharges de douleur. Sa main trembla légèrement mais il était plus que décidé cette fois. Il respecterait sa décision, quoiqu’elle fasse, il la suivrait. « Je serais avec toi quoi que tu décides, de te battre pour réparer tes erreurs, de rester forte ou d’abandonner, de nous abandonner. » Il laissa encore un silence passer avant de répéter. « Accroche-toi à moi Eden… » Sa voix n’était plus qu’un murmure, une supplique. Il voudrait la faire réagir, qu’elle le laisse gérer ça pour elle. Il ne savait pas gérer la situation autrement et s’il n’était pas sûr que ce soit la bonne solution, il n’avait que celle-là à lui offrir. Il était toujours Daley, il était toujours aussi imparfait mais il l’aimait. Et il ne lui avait jamais dit et pourtant, il venait de le faire d’une dizaine de façons différentes.




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