Partagez | 
 
 
 

 death is unfear (dalen)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 
avatar
j!han
MESSAGES : 323
INSCRIPTION : 25/02/2017
ÂGE : 27
RÉGION : occitanie
CRÉDITS : eudoxis (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel, fantastique, hp ♥
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t421-m-f-new-generation-albus-scorpius-en-cours
Pigeon



Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
Le fait de revoir Eden n’était pas dans ses plans de la journée. Il s’était promis de ne pas la mêler à quoi que ce soit qui concernerait les mangemorts, qu’il n’irait jamais la voir du sang plein les mains ou la conscience encore à ce qu’il devait faire. Il s’était juré qu’il lui offrirait la vie la plus normale qu’il le pourrait et qu’il ne la mettrait plus en danger. Et à peine cinq jours après être revenu dans sa vie, alors qu’il n’avait même pas commencé à lutter pour regagner sa confiance, elle était au cœur de l’action par sa faute. Elle appartenait à l’Ordre désormais et voilà qu’elle devait aider des mangemorts et la situation lui déplaisait bien davantage qu’il ne pouvait l’exprimer. Il observa un instant la jeune femme, le fait qu’il la scrute du regard ne serait pas mal interprété de toute manière, il devait sonder la personne qui allait aider le mangemort à l’agonie. Ce qui le dérangeait le plus, en dehors du fait qu’elle se retrouve dans une situation délicate par sa faute, c’était la familiarité de son apprenti envers elle et la certitude qu’il avait de penser qu’elle les aiderait sans faire d’histoire et sans qu’il ait eu l’air de la menacer. Alors comment Eden avait-elle accepté de suivre Benjamin ? Comment s’y était-il pris pour qu’elle transplane avec lui sans poser davantage de questions puisque leur retour avait été sacrément rapide. Le fait que la jeune demoiselle soutienne son regard sans ciller pouvait les mettre tous les deux en danger mais il n’y prêtait pas autant d’attention qu’il l’aurait dû. « Apparement, il n’y avait pas assez de temps pour un médicomage. Que s’est-il passé avec votre ‘ami’ ? » Il sentit tout de suite son hésitation et sa réticence à appeler le mangemort de cette façon mais elle ne laissait rien paraître et il se demanda un instant pourquoi elle prenait la peine d’être aussi prudente. Elle n’était pas censé savoir que Daley était un mangemort et encore moins la personne allongée au sol. Il tourna la tête vers la quatrième personne de cette pièce mais les bras de ce dernier étaient couverts contre le froid. Mais si Benjamin ne l’avait pas menacé en montrant sa marque, comment, encore une fois, s’y était-il pris ? Il en oublia presque la question de l’ex poufsouffle jusqu’à ce qu’elle lui frôle le bras, s’agenouille près du blessé et leur demande, en les regardant tour à tour. « Il faut que je sache pour faire les soins appropriés.  » Elle se justifiait mais elle semblait décidée à les aider. Il allait ouvrir la bouche mais c’est son protégé qui se chargea de répondre. « Il a été attaqué alors qu’on prenait un verre, ils avaient apparemment une dent contre lui, on a essayé de le défendre et on l’a amené ici. » Daley fronça davantage les sourcils en observant Benjamin et l’audace dont il faisait preuve face à ce mensonge. Pourquoi prenait-il la peine de lui sortir un bobard ?  Et surtout de lui raconter sa vie alors que c’était bien le dernier de leur souci. « Il a reçu pas mal d’informulés et tout ce que j’ai pu essayer n’a pas fonctionné. » Il lui récita les formules qu’il avait utilisé pour tenter de guérir son ami pour qu’elle sache ce qui ne marchait visiblement pas. Sauf s’il était réellement mauvais dans l’exercice de la médicomagie. Le cerveau de Daley continuait de tourner à plein régime quand il finit par faire la conclusion qui s’imposait naturellement à lui. Eden et Benjamin se connaissaient. Par la force des choses, c’était bien la seule explication qu’il trouvait à ce qui se passait sous son nez et cette information fit gonfler une boule d’énervement en son for intérieur. Il observa le mangemort fraîchement recruté un instant avant de poser les yeux vers Eden, toujours agenouillée face à son coéquipier. Il finit par prendre place à ses côtés, s’accroupissant pour tendre le bras devant elle. Le processus qui visait à lui montrer la blessure la plus importante qu’il avait tenté de comprimer avec sa propre cape eut un double effet parfaitement désiré : Sa manche remonta légèrement pile sous le nez de la jeune femme, dévoilant alors un bout non négligeable de sa marque des Ténèbres. Il voulait qu’elle puisse montrer qu’elle savait où elle était et ainsi lui révéler la véritable nature de Benjamin à ses yeux. Si depuis des années il avait tenu à cacher cette part de lui le plus souvent possible, cette marque était ce soir nécessaire, même s’il détestait l’idée qu’Eden pose les yeux dessus. Son geste eut pour second effet de frôler son bras à elle et comme Benjamin était dans leur dos, il en profita pour lui attraper la main et la guider tout en la serrant pour lui montrer qu’il était là, qu’elle était en sécurité et qu’il ne lui arriverait rien. Il guida sa main jusqu’à la blessure la plus importante. « Celle-là n’arrête pas de saigner, j’ai l’impression que c’est ce qui est en train de le tuer. » Il lui lâcha la main à regret puis recula légèrement pour regarder Benjamin. « Vas faire un tour dans le coin pour voir si personne ne nous menace ! » C’était un ordre que le jeune homme n’eut pas l’idée de contester une seule seconde et sans se méfier de quoi que ce soit, il finit par tourner les talons pour jeter un œil aux alentours. Daley soupira de soulagement avant de se pencher vers Eden pour lui murmurer. « Ça va ? Je ne voulais pas que tu sois impliquée… » C’était sa manière de lui présenter ses excuses dans un sens, il n’aurait jamais voulu que ce soit elle qu’on aille chercher pour les aider. Malgré l’inquiétude qu’il ressentait pour la jeune femme, il désigna le mangemort toujours allongé et inconscient. « Tu crois que tu peux l’aider ? » Pas qu’il doute d’elle ou qu’il ne lui fasse pas confiance mais il avait conscience de la nature des blessures de l’homme et il ne voulait pas que cette mission soit un fiasco dans son ensemble. Daley n’était pas connu pour être clément, si Eden laissait mourir son ami, il y avait de grandes chances que Benjamin se demande pourquoi il ne faisait pas profiter l’apprentie médicomage de sa fureur légendaire. Il n’y avait plus qu’à espérer que le sorcier survive, pour que tout finisse de la meilleure façon possible.  
 




Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
mudblood squad
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 01/03/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation secrète et je le vis bien, pour le moment. Heureusement entre ses bras..



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  


Crystal Reed © Cupidon
Encore une fois, ma naïveté avait frappé, l’envie d’aider un ami dans le besoin m’avait conduit dans une situation compliquée. Bien que je ne sache pas totalement si j’avais atterri dans un repaire de mangemort, la présence de Daley et la cabane un peu glauque, délabrée, ne me disait rien de bon. Je tentais de paraître désintéressée, ou du moins, naturelle quant à mes paroles. Agenouillée près de l’homme ensanglanté, je ne pus que constater l’état d’urgence et pitoyable de ce dernier. J’attends alors la réponse à mes questions, Benjamin ne tarde pas à prendre la parole. Il m’expliqua alors la raison pour laquelle ils étaient ici. J’étais peut être naïve, mais pourquoi venir ici et non pas resté au village ? À défaut de venir à Sainte Mangouste. Je fronçais les sourcils, sans rien répliquer, clairement pas convaincue de son explication. De plus, cela ne m’avançais pas sur les soins que je devrais prodiguer à l’homme à terre.   « Il a reçu pas mal d’informulés et tout ce que j’ai pu essayer n’a pas fonctionné. », me dit alors Daley avant de me dévoiler la liste des sortilèges qu’il avait déjà pratiqué. J’écoutais attentivement pour ne pas faire de doublons puisque je savais que Daley n’était pas le dernier des imbéciles lorsqu'il fallait guérir des blessures. Avant que je ne puisse faire le moindre geste pour évaluer les dégâts, le jeune homme prit place à mes côtés et tendit son bras devant moi. J’eus un léger mouvement de recul lorsque sa manche remonta en dévoilant l’encre noire de sa marque sur son bras. Je l’avais déjà vu, même si je savais qu’il détestait l’exposer à mon regard, mais dans le contexte d’aujourd'hui, je me sentais mal à l’aise. Comme si il me dévoilait que j’étais bien dans cette cabane en compagnie de mangemorts, que j’allais les aider. Puis sa main enserra la mienne, je me laissais faire puisque je savais qu’il ne me fera pas de mal. « Celle-là n’arrête pas de saigner, j’ai l’impression que c’est ce qui est entrain de le tuer. », m’expliqua t’il avant de me relâcher. Je souhaitais déjà retrouver la chaleur de sa main, comme pour trouver la force nécessaire d’accomplir ma tâche sans me compromettre, nous compromettre. Il aboya ensuite un ordre à Benjamin qui se détourna pour obéir.   « Ça va ? Je ne voulais pas que tu sois impliquée … »,  murmura t’il et je lui rendis un mince sourire. Je le savais déjà, après les maintes explications que nous avions eu dans le cimetière, il était clair qu’il était hors de questions pour lui de m’impliquer dans quoi que ce soit, encore moins depuis mon adhésion à l’Ordre. « Tout va bien, j’ai juste l’impression que je suis une bille pour choisir mes amis. », murmurais-je en retour, en jetant un coup d’oeil rapide dans la direction qu’avait pris Benjamin. Benjamin n’avait été réellement un choix puisqu’il m’avait été présenté par sa petite amie, maintenant que je connaissais la nature du jeune homme, je venais à douter de celle de la jeune femme. Ce n’était pas comme si je lui avais confier des choses compromettantes, mais savoir que j’avais, peut être, travaillé jour après jour aux côtés d’une mangemort … cette idée était vraiment dérangeante. Je m’en voulais presque de ne pas avoir déceler quoi que ce soit. « Tu crois que tu peux l’aider ? », me demanda Daley en désignant l’homme inconscient. J’inspirais lentement, il me fallait rester calme et agir avec méthode. Je savais que je devais réussir pour ne pas avoir à subir de représailles. Je n’avais pas peur d’être blessée, mais je savais que Daley ne supporterait pas d’avoir à me torturer pour avoir laisser un mangemort mourir.   « Je vais faire de mon mieux.. », fut tout ce que je trouvais à répondre. Je ne pouvais pas lui assurer que j’étais sûre de sauver qui que ce soit, de plus, il aurait su déceler mon mensonge. Avant de m’atteler à la tâche, je jetais un coup d’oeil aux blessures de Daley. « Il faudra sans doute que je te soigne toi aussi. Pour une fois. », dis-je d’une voix basse. Je soulevais doucement la cape qui couvrait la blessure la plus importante, le flot de sang s’était sans doute tarie mais il continuait de s’écouler régulièrement, ce qui était inquiétant. Je rabattis de nouveau le tissu sur la plaie. « Tu peux maintenir la cape sur la blessure ? En appuyant fermement pour contrôler le saignement.  », dis-je sérieusement avant de farfouiller dans mon sac, les mains poisseuses et rouges. J’avais eu raison d’emporter quelques items de l’inventaire parce sans il était certain que je n’aurais eu aucune chance de sauver qui que ce soit. Je dénichais la potion de régénération de sang après quelques instants. « Tu peux enlever la cape. », ordonnais-je avant de me pencher sur le blessé. J’ouvris la fiole, puis je versais quelques gouttes le long de la blessure. Pendant un instant rien ne se passa, j’observais la plaie avec un désespoir presque vain. Puis lentement le sang s’arrêta de couler, je repris alors mon souffle de manière douloureuse. « Bon c’est déjà ça. », chuchotais-je, si il ne se vidait plus de son sang, cela nous laisserait le temps de trouver une solution plus approfondie.

Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
j!han
MESSAGES : 323
INSCRIPTION : 25/02/2017
ÂGE : 27
RÉGION : occitanie
CRÉDITS : eudoxis (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel, fantastique, hp ♥
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t421-m-f-new-generation-albus-scorpius-en-cours
Pigeon



Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
La voir reculer devant sa marque le fit frissonner. Il détestait l’idée même qu’elle pose les yeux dessus, qu’elle le voit comme ça et pourtant, c’était bien ce qu’il était, autant qu’ils s’y fassent tous les deux. Cette marque les séparait sur bien des plans, il fallait qu’ils s’y confrontent et la réaction d’Eden le blessait plus qu’il ne l’aurait imaginé mais il ne pouvait ni la blâmer, ni lui en vouloir. Si cette marque avait un jour signifié qu’il était prisonnier de ce qu’il était, contraint par son père, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Il était un mangemort par choix, il avait accepté sa position, il avait foncé tête baissée dans les missions et les massacres, créant une version monstrueuse de ce qu’il était déjà à l’époque où il enseignait à Poudlard. Une version que la jeune femme ne connaissait pas encore et qu’il ne voulait pas lui montrer, même si elle devait s’en douter. Elle n’était pas naïve, elle avait depuis longtemps compris qui il était et même si elle ne comprenait certainement pas son besoin incessant de tuer, elle l’acceptait tout entier et ça, il avait du mal à l’admettre. Mais ce mouvement de recul, il avait du mal à l’interpréter. Il se raidit alors légèrement avant de lui expliquer plus avant la situation. Il n’allait pas s’attarder sur ses propres sentiments, Eden devait avoir compris où elle avait atterrit et elle lui importait plus que ses états-d’âme. Elle importait plus que n’importe quoi d’ailleurs, c’était bien ce qui l’effrayait la plupart du temps. Il réussit à éloigner le dernier mangemort de la pièce pour quelques instants, le temps simplement de faire quelques tours de ronde et de s’assurer que personne n’était planqué dehors et n’avait repéré où ils s’étaient réfugiés. Il en profita alors pour chuchoter quelques mots avec la jeune femme, s’assurant qu’elle allait bien, que Benjamin ne lui avait rien fait. « Tout va bien, j’ai juste l’impression que je suis une bille pour choisir mes amis. » Il ne put s’empêcher de rire avant de se reprendre pour éviter de se faire surprendre et parce qu’effectivement, son choix d’amis n’avait rien de judicieux. Mais elle lui confirmait ce qu’il en avait déduit quelques instants plus tôt. Il n’en profita pas évidement pour lui rappeler son choix le plus chaotique qui les avait conduits à bien des tourments même si le nom de Sam semblait flotter dans son esprit comme un fantôme au souvenir franchement amer. « Je pense que tu vas pouvoir te débarrasser de ce genre d’amis, un seul mangemort dans ton entourage fera largement l’affaire. » Hors de question qu’elle s’approche plus avant d’un autre mangemort, la jalousie et la possessivité étaient des traits de caractère qu’il avait suffisamment démontré. Mais au-delà de cet aspect primitif de sa personnalité, il craignait une tentative suspecte de son apprenti envers la jeune femme et il n’était pas question qu’il reste proche d’elle maintenant qu’elle pouvait le confronter à sa véritable nature. Il espérait juste qu’elle lui confirmerait ne pas souhaiter ce genre de fréquentations. Et même si la liste des amis de son ancienne élève pouvait avoir un intérêt tout particulier à cet instant, il s’inquiétait malgré tout pour le mangemort resté à terre pendant tout ce temps. Et il ne tarda pas à lui demander si elle pouvait faire quelque chose pour lui. « Je vais faire de mon mieux.. » Il hocha la tête mais sa poitrine se gonfla légèrement, parce qu’il appréciait sa sincérité mais ce n’était pas vraiment ce qu’il souhaitait entendre. Il appréciait le mangemort allongé au sol mais ce n’était plus vraiment ce qui l’inquiétait pour l’instant. Il ne voulut pas paraître décourageant pour autant et posa sa main sur son bras pour l’encourager. Il la vit alors tourner la tête vers lui et l’observer. Il arqua un sourcil. « Il faudra sans doute que je te soigne toi aussi. Pour une fois. » Il secoua la tête avant de réfléchir un instant et lui adresser un sourire en coin. Évoquer le bon vieux temps était peut-être la dernière chose à faire dans l’état actuel des choses mais il ne pouvait pas s’en empêcher. « Tu oublies cette fois où tu m’as trouvé à moitié mort dans mes appartements… » Un souvenir pas franchement agréable mais c’était bien là la première fois qu’il avait lâché prise en sa présence mais surtout parce que cela s’était soldé par une violente dispute autour du collier qui portait au nom de sa fille. Ce souvenir remonta en lui comme un ouragan, effaçant son sourire de son visage et sa main se portant immédiatement au col de sa chemise, là où il avait remis le collier en question. Il secoua vivement la tête pour ne pas se laisser envahir par les souvenirs et secoua la tête. « Je n’ai rien grave, je ne te demanderais rien. » Et s’il ne le faisait pas, elle n’aurait aucune raison de le soigner devant Benjamin. La compassion d’un médicomage devait bien s’arrêter à un moment donné et elle ne pourrait pas lui porter d’intérêt sans paraître suspecte. Il espérait maintenant que Benjamin n’en ferait pas la demande. Mais l’important était maintenant de faire le nécessaire pour le blessé avant le retour de son apprenti pour éviter d’avoir un comportement trop familier l’un envers l’autre. « Tu peux maintenir la cape sur la blessure ? En appuyant fermement pour contrôler le saignement.  » Il hocha la tête et s’exécuta immédiatement en maintenant alors sa cape sur la blessure fermement. Pendant une seconde, il ne put s’empêcher de se dire que le vêtement était foutu et qu’il n’aurait plus qu’à le brûler mais il revint vite à des préoccupations autres tandis qu’il observait Eden fouiller dans le sac. Elle était toujours aussi belle, comme lorsqu’il l’avait quitté, peut-être plus quand il l’avait retrouvé. Elle était presque sûre d’elle, elle avait changé et cela lui plaisait. Il ne pouvait s’empêcher de désirer un moment seul avec elle, ailleurs que dans un cimetière. Depuis leurs retrouvailles, ils n’avaient pas eu l’occasion de se revoir et cette nuit-là, ils avaient beaucoup parlé et s’étaient endormis dans les bras l’un de l’autre. Ils avaient gardé une certaine pudeur, une certaine réserve. Elle ne lui avait pas pardonné et il avait encore le cœur lourd mais tout lui avait semblé si naturel. Il rêvait d’un nouveau moment avec elle. « Tu peux enlever la cape. » Il reprit pied avec la réalité et à nouveau, fit ce qu’elle lui demandait pour la regarder ensuite s’affairer à soigner son ami. Elle finit par se détendre légèrement et il y vit un signe plutôt encourageant. « Bon c’est déjà ça. » Il hocha la tête en voyant le saignement s’arrêter et il jeta la cape un peu plus loin avant de se pencher vers le mangemort. Il passa sa main sur son visage. « Merci. » Il s’humecta les lèvres rapidement avant de lever les yeux vers elle. « Je crois qu’il est déjà moins brûlant que tout à l’heure. » Et c’était un véritable soulagement. Son regard était plongé dans le sien quand il entendit les pas de Benjamin revenir. Il se redressa rapidement, à nouveau le mangemort qu’il était. « Rien dans les parages, comment il va ? » Daley jeta un œil au patient et à son médicomage et il hocha la tête. « Il semblerait que l’apprentie reste encore en vie pour l’instant. Il n’est plus aux portes de la mort mais il n’est pas encore sorti d’affaires. » Il se détestait à parler de la jeune femme comme ça mais plus il serait convaincant, mieux ce serait. « Remettez-le sur pied et tout ira bien. » Il reprenait son masque et la distance qu’ils étaient censés s’accorder. Il chancela légèrement en faisant quelques pas et son apprenti insista pour qu’il s’asseye sur une chaise branlante. Il observa Eden, leur survie à tous les deux reposait entre ses mains de future guérisseuse. Il ne pourrait ni la torturer ni la tuer, ce qui ne semblait pas le cas de Benjamin qui avait à nouveau sorti sa baguette.   
 




Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
mudblood squad
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 01/03/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation secrète et je le vis bien, pour le moment. Heureusement entre ses bras..



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  


Crystal Reed © Cupidon
Lorsque Benjamin quitta la cabane, l’air redevint un peu plus respirable. L’autre mangemort était inconscient alors que je pouvais parler librement avec Daley, du moins, pour l'instant parce que je me doutais que le jeune homme qui avait été envoyé à l’extérieur ne tarderait pas à rentrer rapidement. « Je pense que tu vas pouvoir te débarrasser de ce genre d’amis, un seul mangemort dans ton entourage fera largement l’affaire. », me dit-il, alors qu’il voulait savoir si j’allais bien. Je haussais les sourcils, effectivement, sa présence dans ma vie la mettait en péril autant ne pas en rajouter, mais il en était de même pour lui. J’imaginais très bien comment les mangemorts réagiraient si notre relation était amener à être révélée. Un frisson d’effroi me parcouru. Seulement cinq jours après nos retrouvailles et voilà que nous étions déjà contraint de sauver les apparences. Un peu comme à Poudlard, mais cette fois l’enjeu était bien plus grand. Et alors que faisait le rapprochement, l’image de Sam s’imposa à mon esprit. Cet ‘ami’ qui m’avait – nous avait – causer tant de peine, de chagrin et d’ennuis. C’était bien la seule personne pour laquelle je m’étais permis d’éprouver du soulagement en apprenant sa mort. Je repoussais alors ce souvenir dans un coin reculé de mon esprit, j’avais d’autres chats à fouetter. « Il est clair que je ne m’approcherais plus de lui. Mais, c’est le camp de sa copine qui me trouble. Si c’est un mangemort, je mettrais ma main à couper, qu’elle l’est aussi. Et elle, je dois me la coltiner tous les jours.  », murmurais-je, plus pour moi que pour lui, mais je savais qu’il m’entendrait. Je ne voulais pas l’inquiéter, mais j’avais eu besoin d’exposer mes doutes. Il me fallait rester sur mes gardes quoi qu’il arrive, à présent. J’avais toujours su que dans cette période sombre, il ne fallait pas accorder son amitié – encore moins sa confiance – à tout va, mais en étant membre de l’Ordre cela s’était avéré de plus en plus vrai. Quitte à considérer chaque relation comme si c’était l’ennemi. Je reportais alors mon attention sur le blessé, alors que Daley me demandait si je pensais pouvoir l’aider. Je lui répondais sincèrement avant de me concentrer sur la tâche – non sans avoir jeter un coup d’œil rapide à ses blessures à lui.  Je lui faisais une remarque à ce sujet, qu’il ne tarda pas à relever.   « Tu oublies cette fois où tu m’as trouvé à moitié mort dans mes appartements …», dit-il. Un sourire tordu fit écho au sien, avant qu’il ne le perde et porte la main à sa chemise. Je connaissais la raison de ce geste, mais je ne dis rien, ce n’était pas le moment de dire quoi que ce soit à ce sujet. Je soupirais en baissant les yeux sur le blessé.   « Je n’ai rien grave, je ne te demanderais rien. », continua t-il, et je hochais la tête même si je n’étais pas d’accord avec le diagnostic sur ses blessures. Bien sûr, il n’était pas entre la vie et la mort comme l’homme gisant sur le sol, mais je ne voyais pas d’un très bon œil le fait qu’il néglige ses blessures. «  Plus tard, peut être.», murmurais-je, à nouveau. Comment pouvais-je faire des plans sur la comète comme cela ? Je ne savais même pas si les trois hommes me laisseraient partir sans encombres après que j’eus accompli ma tâche. Je me mordis la lèvre en faisant mon travail. Je sentais le regard de Daley sur moi, pendant que je cherchais ce dont j’avais besoin dans mon sac. J’aurais voulu lui retourner la faveur, mais j’avais un homme à sauver que cela me plaise ou non. Alors que j’observais la blessure avec appréhension, cette dernière s’arrêta de saigner, ce qui me rassura quelques peu. J’avais peut être une chance de quitter cette cabane branlante sans verser une goutte de mon sang. « Merci.  Je crois qu’il est déjà moins brûlant que tout à l’heure. »,  m'informa t-il et je soupirais légèrement. Mon regard avait du mal à quitter le sien, j’avais besoin de sentir la chaleur de cet homme autour de moi dans cette cabane glaciale, mais ce moment fut interrompu par Benjamin qui revenait déjà.  La sécurité que j’avais pu ressentir ces dernières minutes avait été éphémère, elle avait volé en éclats alors que le jeune mangemort avait passé la porte en demandant des nouvelles du blessé. Il était temps de reprendre mon rôle, tout comme Daley reprenait le sien.   « Il semblerait que l’apprentie reste encore en vie pour l’instant. Il n’est plus aux portes de la mort mais il n’est pas encore sorti d’affaires. », lâcha t-il en se levant.   « Remettez-le sur pied et tout ira bien. ». Je ne manquais pas ses pas incertains, je fus soulagée de voir que Benjamin le forçait à s’assoir. J’avais toujours accepté Daley sans sourciller, malgré ses actes de violence. Mais lorsqu’il remettait son masque de mangemort, je ne pouvais m’empêcher d’entrevoir sa façon de traiter les autres lorsque je n’étais pas dans les parages. Un peu comme lorsque nous nous étions retrouver dans le cimetière. Cette double facette de sa vie qui me faisait peur, mais qui ne m’enlevait pas mes sentiments pour lui. C’était déroutant, ce que l’on pouvait accepter par amour.  C’est ainsi que le proverbe, l’amour rend aveugle est né, chuchota ma conscience, mais je la faisais taire d’un regard noir. Je sortais de mes pensées pour pouvoir me concentrer, en effet, je n’avais pas manqué le mouvement de Benjamin qui avait déjà sorti sa baguette. Je lui lançais un regard furibond. « Tu vas m’attaquer alors que je suis entrain de t’aider ou quoi ? », demandais-je, en fixant sa baguette de mes prunelles. Ce dernier fronça les sourcils, en s’approchant doucement. « Je m’assure que tu fais ton boulot correctement. », me répondit-il avant de hocher la tête sèchement pour me montrer le blessé.  « La prochaine fois adresse toi à quelqu’un d’autre. », répliquais-je avant de me pencher à nous sur l’homme que je devais guérir. Son souffle était devenu un peu plus régulier, même si ce dernier ne s’était pas encore réveilé. Il fallait que je referme ses blessures, mais avant cela je devais les répertorier et voir si il n’y en avait pas d’autres qui avait échappé à ma vigilance. Palpant et soulevant les lambeaux de tissus qui restaient de ses vêtements, je ne trouvais rien de plus – à mon grand soulagement. Je versais alors une goutte de potion sur chaque blessure pour stopper tout saignement. Je sortis ensuite ma baguette prête à refermer les blessures. Je sentis un mouvement brusque à côté de moi, je sus immédiatement que Benjamin n’était pas spécialement d’accord pour me laisser utiliser la magie via ma baguette. Je me retournais vivement, pointant cette dernière vers lui, en geste défensif.   « Si tu veux que ton ami vive, je te conseille de me laisser faire. », m’exclamais-je, sans même sourciller, les doigts crispés sur ma baguette.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
j!han
MESSAGES : 323
INSCRIPTION : 25/02/2017
ÂGE : 27
RÉGION : occitanie
CRÉDITS : eudoxis (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel, fantastique, hp ♥
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t421-m-f-new-generation-albus-scorpius-en-cours
Pigeon



Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
C’était un instant de calme et de sérénité, un instant comme il n’en n’aurait certainement pas espéré dans une telle situation. Une bulle autour d’eux, quelques paroles rassurantes et il avait l’impression que tout danger était alors écarté, ce qui n’était absolument pas le cas évidement, ils étaient loin d’être en sécurité, dans le foyer accueillant de la jeune femme. Lui-même créchait dans une planque de mangemorts, dans une chambre trop petite comme un pauvre étudiant. Mais c’était temporaire, il lui fallait retrouver ses marques depuis son retour, il n’avait pas encore trouvé de poste qui lui assurerait un peu d’argent, il n’était qu’un soldat pour l’instant et ça ne payait pas vraiment l’essentiel. Non, il avait songé un temps à se renseigner sur le corps professoral de poudlard mais il se demandait si ce n’était pas plutôt une perte de temps. Mais il avait bien d’autres préoccupations pour l’instant que son statut au sein de la communauté des sorciers. L’important pour lui et pour l’heure, c’était la jeune femme accroupie à côté de lui. Et surtout ses fréquentations. « Il est clair que je ne m’approcherais plus de lui. Mais, c’est le camp de sa copine qui me trouble. Si c’est un mangemort, je mettrais ma main à couper, qu’elle l’est aussi. Et elle, je dois me la coltiner tous les jours. » Il lui adressa un sourire en coin, à la fois malicieux et complice, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde pour lui de se retrouver là. Mais il lui répondit. « Tu oublies que j’ai un accès illimité au répertoire des mangemorts, donne-moi son nom, je trouverais rapidement si elle est de chez nous. » Ça pouvait avoir un côté pratique pour la jeune femme de savoir qui dans son entourage serait susceptible de la trahir maintenant qu’elle faisait partie de l’Ordre. Et même s’il n’approuvait pas ce choix de camp et qu’il aurait préféré qu’elle soit entièrement neutre dans toutes ces histoires, il devait accepter ses choix et ne pas essayer de lui imposer les siens. Voilà qu’il appelait un progrès de taille dans sa personnalité parce qu’il n’aimait pas ne pas avoir le contrôle des choses mais il devait bien s’avouer ça, leur relation n’avait aucune chance de marcher s’il passait son temps à lui faire la guerre sur ses choix. Ils passeraient alors plus de temps à s’engueuler qu’à profiter de leur relation. Et quand on connaissait la dangerosité de leur situation, profiter était bien tout ce qu’ils pouvaient faire, les galères extérieures viendraient d’elles-mêmes. Comme la présente situation semblait le leur prouvait. Il avait conscience que libérer une telle information pouvait avoir un côté dangereux et il fronça les sourcils. Si tu t’en sers uniquement pour éviter les mauvaises fréquentations. » Il lui adressa un regard en coin, parce qu’il savait que là était une piste glissante. Il lui demandait de ne pas ébruiter ce genre d’information bien sûr. La plupart des mangemorts étaient à présent des proches, il avait noué des liens et quand bien même les actions de certains étaient discutables et son attachement à eux proprement incompréhensible, il ne délivrerait pas d’information à Eden pour qu’elles se retrouvent entre les mains de l’Ordre. Mais son désir de la savoir en sécurité semblait le plus fort de toute manière. Tout comme elle semblait s’inquiéter pour lui et les blessures qu’il avait reçu lors de l’altercation et il ne pouvait pas le lui reprocher, il aurait agi de la même manière. Ils échangèrent un sourire légèrement complice et probablement tordu avant de reprendre leur sérieux, la situation se rappelant à eux à chaque instant. « Plus tard, peut être.» Il lui adressa un regard qui ne présageait rien de bon et encore une fois, il jeta un œil à la porte avant de lui répondre, plus bas. « Je te demande d’être prudente. » Et il ne le demandait pas en fait, il l’exigeait. Elle ne pourrait pas montrer son inquiétude ou s’intéresser aux blessures de Daley sans éveiller de sacrés soupçons. Benjamin avait beau être un apprenti, il n’était pas le dernier des idiots, c’était bien pour ça que Daley l’avait pris sous son aile et entendait bien lui offrir une place dans son unité une fois qu’il aurait fini de la former de mangemorts expérimentés. Mais penser à tout cela lui semblait bien loin et il préféra s’attarder sur la jeune femme, ne la quittant pas du regard à chaque mouvement qu’elle pouvait faire pour sauver son ami. Elle finit par refermer la blessure la plus inquiétante et par faire baisser l’état de fièvre du mangemort et il ne la quitta pas des yeux en voyant le soulagement dans les siens. Il lui accorda un petit sourire d’encouragement avant que la bulle dans laquelle ils venaient de s’enfermer n’éclate avec le retour de Benjamin. Il finit par se relever, rassurer le mangemort sur l’état de leur camarade et par la force des choses, il atterrit sur une chaise pour se poser un instant. Il n’aimait pas particulièrement ça, surtout qu’il devint alors spectateur plutôt qu’acteur d’une scène qui n’était pas franchement ce qu’il avait envie de voir. Benjamin sortit sa baguette mais le geste ne l’inquiéta pas, ce qui ne fut pas le cas de la belle brune foudroyante. Il fut surpris de la voir réagir aussi violemment. « Tu vas m’attaquer alors que je suis entrain de t’aider ou quoi ? » Il ne se mettait pas à sa place et c’était bien son erreur. Elle devait être inquiète et il ne faisait rien pour la rassurer. Il fronça les sourcils vers Benjamin. Sa réponse n’avait rien d’étonnant, il aurait agi exactement de la même manière s’il avait été dans une autre situation. Il protégeait le mangemort à terre mais également Daley qui était légèrement plus faible à cet instant. C’était un comportement louable quand on se trouvait de ce côté-ci de la barrière. Il n’eut pas le temps de se reposer réellement. « La prochaine fois adresse toi à quelqu’un d’autre. » Benjamin tourna la tête vers lui quand Eden se détourna mais il haussa les épaules. Il ne voyait aucune raison d’encourager le jeune homme à se montrer violent et sa désinvolture ne devrait pas le surprendre. Le jeune mangemort allait certainement croire que Daley le testait sur son comportement en mission en solo. S’il y voyait ce genre de signe, il ne trouvait rien à redire. Mais la situation sembla dégénérer alors que Daley s’accordait à fermer les yeux quelques secondes. « Si tu veux que ton ami vive, je te conseille de me laisser faire. » Il rouvrit les paupières brusquement et en voyant Benjamin et Eden se pointer mutuellement la baguette l’un vers l’autre, il fronça davantage les sourcils. Tout allait exploser d’une seconde à l’autre, il le sentait. Aucun des deux ne faisait plus attention à lui et il aurait pu se détacher de la situation avec une grande facilité si seulement ce n’était pas vers la femme qu’il aimait que Benjamin dirigeait sa baguette. « Ca suffit. » Malgré la fatigue dans sa voix, son intonation était autoritaire et sèche. Benjamin ne détourna pas les yeux de la jeune femme, un bon point pour lui. Il finit par se lever avec toute la souplesse d’un hyppogriffe et par se placer entre eux deux, il se tourna vers Benjamin sans quitter la brune des yeux. « Assez, range ta baguette, elle serait totalement stupide de tenter quoi que ce soit sur lui en sachant ce qu’on lui ferait subir. Elle n’aurait pas le temps de nous prendre par surprise et de nous avoir tous les deux en même temps. Il n’y a aucune raison de la menacer, elle est en train de nous aider. » Il finit par se détourner pour pouvoir affronter le regard éhonté de la belle brune. Il lui adressa un regard froid, avec toute la difficulté du monde à conserver ce masque d’indifférence. « Plus de menace, finissez le travail avec lui et il ne vous arrivera rien. Mais je vous conseille de pointer votre baguette ailleurs à l’avenir, je ne l’arrêterais pas à tous les coups. » Il était froid, comme s’il ne connaissait pas cette jeune femme qu’il menaçait. Mais elle savait qu’il n’en était rien dans ce qu’il disait et pourtant il était obligé d’intervenir plus en faveur du mangemort que pour elle, il était trop dangereux de la protéger dans une raison valable. Fort heureusement, le comportement docile qu’elle avait tout de suite affiché pour les couvrir lui avait fourni la parfaite excuse. Restait à elle de ne pas dépasser les bornes une nouvelle fois, il ne pourrait pas intervenir toutes les cinq minutes sans éveiller le moindre soupçon. Mais Daley était connu pour être méthodique avant d’être simplement cruel, son comportement n’avait pas encore de quoi alarmer son coéquipier. « Il faut qu’elle te soigne aussi. » Il maudit ce mangemort un peu trop préoccupé par son bien-être et contracta la mâchoire. Il balaya l’intervention d’un simple mouvement de la main. « Nous n’avons plus le temps, ils ne sont pas idiots, ils doivent savoir qu’on n’a pas transplané, ils vont fouiller… » Comme pour donner du crédit à ce qu’il était en train de dire, un craquement à l’extérieur le fit taire instantanément. Il eut alors un réflexe qu’il aurait eu en toutes circonstances. Il se retourna d’une traite dans le dos de la jeune femme pour couvrir en une fraction de secondes sa bouche de sa main et pour pointer sa baguette vers elle. Il donna un coup de menton en direction de Benjamin pour lui ordonner d’aller voir. Il l’aurait fait lui-même en temps normal et le regard que lui lança son apprenti n’avait rien de très rassurant. Il ne déléguait pas ce genre de choses mais il n’avait pas le choix. Il ne laisserait pas Benjamin seul avec Eden, il en était incapable. La raison pour laquelle il l’avait bâillonné si vite lui semblait évidente et il espérait qu’elle le comprendrait parce qu’il ne pouvait pas vraiment le lui expliquer. Il aurait été étrange de la part d’Eden de ne pas appeler au secours à l’instant où elle avait entendu le bruit, il les protégeait tous les deux de cette manière. Il était collé contre son dos, accroupi, les genoux de chaque côté d’elle et il avança légèrement la tête, tout en délivrant sa bouche de son emprise légèrement pour pouvoir la remettre le plus vite possible. « J’avais dit prudente, pas carrément teigneuse ! » Il avait la bouche contre son oreille et était très conscient de la situation dangereuse de l’instant, son ton était au plus bas, un chuchotement à peine audible, il ne voulait pas les faire repérer. Sans pouvoir s’en empêcher, il lui mordit légèrement le haut de l’oreille. Oui, la situation semblait dramatique et particulièrement périlleuse mais c’était clairement une situation dont Daley avait parfaitement l’habitude. Son cœur battait régulièrement, il avait la respiration calme et il essayait de transmettre cela à Eden pour ne pas qu’elle s’inquiète. S’il devait être honnête avec lui-même, il était presque légèrement excité par la situation, c’était la part obscure de son esprit sûrement qui trouvait le moment particulièrement osé et exaltant. Il était inconscient d’agir de la sorte avec le retour imminent de Benjamin mais il s’en fichait. « Faut qu’on se voit ce soir ! » Il sourit même si elle ne pouvait pas le voir. Il faisait des projets, dans plans sur la comète mais il savait qu’ils s’en sortiraient, quand bien même la situation était risquée. Aucun doute qu’ils seraient encore en vie et en parfaite santé le soir-même. « Je te laisserais t’occuper de moi ! » Il parlait de ses blessures bien sûr, loin de lui l’idée d’un sous-entendu carrément provocateur. Quoique. Son petit jeu avait un double emploi. Le premier, de la détendre, de la faire sourire peut-être, de lui montrer qu’il était là même s’il ne pouvait pas toujours le montrer. Le second, c’était qu’elle ne focalise pas son attention sur les mouvements extérieurs. Il n’entendait rien d’inquiétant pour sa part et sentait que le danger n’était pas grand, probablement un membre de l’Ordre isolé mais il ne voulait pas qu’elle entende sa possible mise à mort par Benjamin, l’épargner, prendre soin d’elle, il avait l’impression de faire ça comme s’ils ne s’étaient jamais quittés et c’était bien parce qu’il avait tant à se faire pardonner qu’il y mettait tout son attention.   
 




Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
mudblood squad
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 01/03/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation secrète et je le vis bien, pour le moment. Heureusement entre ses bras..



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


Crystal Reed © Cupidon
Benjamin brillait par son absence. Envoyé par Daley pour patrouiller autour de la cabane, j’avais l’impression qu’un poids s’était effacé de ma poitrine. Comme si j’arrivais à retrouver un semblant de normalité dans toute cette folie. Pourtant, un regard vers le blessé me suffit à reprendre pied, malgré les sourires échangés avec Daley et ses paroles protectrices. « Tu oublies que j’ai un accès illimité au répertoire des mangemorts, donne-moi son nom, je trouverais rapidement si elle est de chez nous. », m’informa t-il alors que j’émettais mes soupçons quant à la petite amie de Benjamin. Je restais muette, un instant. Me proposait-il vraiment de libérer une information telle que celle-ci ? Bien entendu, il le faisait pour me protéger, malgré le fait que je faisais partie de l’Ordre. Il semblait être prêt à me faire confiance. Il était certain que cette solution m’enlèverait une épine du pied, de savoir si cette personne était oui ou non, un mangemort. Pourtant, cette méthode me mettait plus mal à l’aise qu’autre chose. « Si tu t’en sers uniquement pour éviter les mauvaises fréquentations. », continua t-il, un regard en coin à mon adresse. Je lui rendais un sourire. « Merci, mais non. Pas parce que je ne sais pas tenir ma langue, mais parce que je dois me débrouiller seule, je ne peux pas te donner les noms des personnes sur qui j’ai des doutes pour que tu vérifies. », répondis-je, d’une voix douce. Je ne voulais pas le vexer, je voulais lui faire comprendre que même si nous étions toujours proche, que les sentiments et l’envie de voir l’autre en sécurité était plus fort que la raison, nous devions pas tenter de mixer les camps. Tout simplement parce qu’au bout d’une moment, nous finirions par nous brûler les ailes. Je préférais m’intéresser à ses blessures plutôt que de continuer sur cette pente dangereuse. Pourtant nous ne semblions pas pouvoir quitter les conversations glissantes. Son regard me transperça un instant, puis un coup d’œil vers la porte. « Je te demande d’être prudente. », chuchota t-il. Je pouvais sentir que ce n’était pas une demande ou une requête toute simple. Son autorité n’était jamais loin, cette épreuve le montrait déjà. J’eus envie de lever les yeux au ciel, mais je ne voulais pas que le calme de la pièce ne s’efface ou que son regard colérique ne rencontre le mien. Ce n’était pas le moment ni l’endroit. Je pouvais bien le contrarier ou le provoquer plus tard. « Je serais prudente. », dis-je en levant les mains en signe de reddition. L'instant n’était plus aux sourires et aux phrases protectrices. Je devais faire de mon mieux avec ce que l’on m’avait appris jusqu’à maintenant. Les blessures légères ou avec un diagnostic facile à poser n’étaient plus un problème, je pouvais probablement le faire les yeux fermés. Pourtant, les blessures dues aux sortilèges informulés étaient bien plus ardus à soigner. En effet, il n’y avait aucun moyen de connaître le sort exact qui avait percuté la victime et parfois, les potions étaient la seule option de guérison. Comme pour ce cas-ci. Je fus légèrement soulagée, mais la pression ne tarda pas à se rabattre sur mes épaules, une nouvelle fois. Non pas parce l’état du patient s’aggravait, mais parce Benjamin était de retour et il semblait prendre son rôle de protecteur très à cœur. Je ne pouvais pas vraiment le lui reprocher, mais cela me faisait sortir de mes gonds de le voir sortir sa baguette en ma présence. J’étais entrain de l’aider, bon sang ! Je tentais de faire abstraction de la baguette pointée entre mes omoplates pour continuer mes soins. Daley était assis sur une chaise en mauvais état et du coin de l’œil, je tentais de le surveiller du mieux que je le pouvais. Il était hors de question qu’il ne s’endorme dans cet état là. Cela pourrait lui être fatal. Lorsque les gouttes de potions n’eurent plus leur utilité, je me décidais à sortir ma baguette. Ce qui n’était pas au goût de Benjamin, tout comme son attitude menaçant n’était pas à mon goût à moi. J’avais totalement occultée la présence de Daley, trop occupée à être sur la défensive. « Ca suffit. », la voix du jeune homme me fit sursauter comme si sa voix faible – mais autoritaire – s’était répercutée sur tous les coins de la pièce dans une phrase assourdissante. Pourtant, je ne bougeais pas d’un iota, mon regard plongé dans celui de Benjamin. Jusqu’à ce que Daley se place entre nous deux. « Assez, range ta baguette, elle serait totalement stupide de tenter quoi que ce soit sur lui en sachant ce qu’on lui ferait subir. Elle n’aurait pas le temps de nous prendre par surprise et de nous avoir tous les deux en même temps. Il n’y a aucune raison de la menacer, elle est en train de nous aider.», dit-il, au mangemort qui me menaçait de sa baguette. J’eus une sorte de flashback, un souvenir me sauta au visage. J’eus l’impression de me retrouver des années en arrière à Poudlard, dans les cachots. Son discours pour calmer son apprenti ressemblait tellement à celui qu’il avait déballer devant la sœur Carrow pour sauver mon derrière de jeune fille énamourée. Je continuais de le mettre encore et encore dans des situations sans fin. Il me sauvait souvent la peau, alors que je n’avais jamais fait grand-chose pour lui rendre la pareille. Lorsqu’il se tourna vers moi, je ne baissais pas le regard. « Plus de menace, finissez le travail avec lui et il ne vous arrivera rien. Mais je vous conseille de pointer votre baguette ailleurs à l’avenir, je ne l’arrêterais pas à tous les coups. », continua t-il, d’un voix froide. Une voix à vous mettre la chair de poule, mais je savais très bien que tout n’était que comédie. Et c’était à mon tour de prendre mon masque d’indifférence, c’était une chance que seul Daley sache lire en moi comme dans un livre ouvert. Je vis Benjamin, la baguette baissée mais toujours à la main, alors je lui lançais un regard noir avant de continuer ce que je m’apprêtais à faire. Alors que je murmurais les paroles de mon sortilège, j’entendis l’apprenti mangemort s’adresser à son mentor. « Il faut qu’elle te soigne aussi.» Je tentais de faire comme si je n’avais pas entendu, je ne pouvais pas avoir l’air intéressé par les blessures de Daley, je nous mettrais en péril tout les deux. Alors je continuais à soigner l’homme à terre. « Nous n’avons plus le temps, ils ne sont pas idiots, ils doivent savoir qu’on n’a pas transplané, ils vont fouiller… », argumenta le mangemort avant qu’un bruit extérieur ne retentisse. Mon souffle s’arrêta et j’eus à peine le temps de tourner la tête vers la porte que les bras de Daley m’encerclaient, couvrant ma bouche, sa baguette pointée sur moi. Par chance, je m’étais fermement cramponnée à la mienne, au cas où. Je ne pouvais pas toujours me reposer sur l’expérience et les capacités de l’homme dans mon dos. La surprise prit mon envie de me débattre en otage, mais cela ne m’empêcha pas de pousser un cri de surprise. Benjamin ne tarda pas à quitter la cabane après les ordre silencieux de Daley. Je n’avais pas eu l’idée de crier pour d’innombrables raisons. Et si c’était plus de mangemort derrière la porte, si cela n’était rien, Daley ne pourrait pas arrêter Benjamin pour me faire taire et si c’était des membres de l’Ordre, je les menais à leur perte. Mais visiblement, le danger semblait nous cerner. « J’avais dit prudente, pas carrément teigneuse ! », chuchota t-il, me faisant lever les yeux au ciel. « J’ai bien le droit de me défendre ! », répondis-je sur le même ton. Lorsque je sentis ses dents sur le haut de mon oreille, je sursautais avant de lui donner une coup d’épaule dans la poitrine. Était-il devenu fou ? Il me maintenait entre ses bras, une main sur ma bouche, accroupi dans un coin de la petite cabane pour que personne ne nous repère et il se décidait à faire ses démonstrations d’affections maintenant ? « Ca va pas la tête ? », murmurais-je, la respiration rapide. La tension due à l’attente mettait mes nerfs à rude épreuve. J’essayais d’entendre ce qu’il se passait à l’extérieur, mais aucun son ne semblait venir se répercuter à nos oreilles. « Faut qu’on se voit ce soir ! », continua t-il, et je tournais un peu ma tête vers lui en fronçant les sourcils. « Tu penses que c’est le bon moment de me dire ça ? », demandais-je dans un murmure à peine audible. Il semblait avoir les mêmes défauts que moi, faire des plans avant même de savoir si nous serions capable de mouvoir un seul membre à la fin de la journée. Je soupirais doucement, tentant de me calmer. Décidément, je n’étais pas prête à partir en mission sur le terrain, c’était certain. Je savais me défendre, mais je ne savais pas encore gérer la pression comme il le fallait. Je m’affalais un peu contre Daley, essayant de prendre un peu de son calme « Je te laisserais t’occuper de moi !», finit-il et je levais les yeux au ciel en souriant légèrement. « Il y a intérêt, il est hors de question que je te laisse fermer un œil avec des blessures pareilles. », répliquais-je avant de prendre conscience du double sens de mes paroles. J’eus envie de me gifler, la situation devenait vraiment ridicule. Je me mordis la lèvre en secouant la tête pour me sortir les idées stupides qui me passaient par la tête.





TIMELESS LOVE
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
j!han
MESSAGES : 323
INSCRIPTION : 25/02/2017
ÂGE : 27
RÉGION : occitanie
CRÉDITS : eudoxis (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel, fantastique, hp ♥
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t421-m-f-new-generation-albus-scorpius-en-cours
Pigeon



Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
« Merci, mais non. Pas parce que je ne sais pas tenir ma langue, mais parce que je dois me débrouiller seule, je ne peux pas te donner les noms des personnes sur qui j’ai des doutes pour que tu vérifies. » Quand il était encore professeur, Daley avait eu horreur qu’on lui dise non. En fait, ça remontait à plus loin que toute cette histoire de Poudlard. Son orgueil était celui que son père lui avait transmis. Il avait un égo qui frôlait l’indécence, il détestait perdre alors il essayait d’être bon dans chaque domaine, il détestait qu’on lui tienne tête alors il faisait en sorte qu’on lui obéisse aveuglément et par-dessus tout, il détestait qu’on lui dise non. Avec les années, la situation s’est aggravée pour lui et le fait qu’il devienne professeur des années auparavant n’a jamais arrangé cet état de fait. Il l’avait enseigné à Eden, il lui avait appris à ne pas le contrarier, à aller dans son sens pour son bien être personnel. Et bien évidement, elle avait fait tout l’inverse. Elle lui avait tenu tête, elle avait même osé le gifler une fois, elle l’avait confronté à ses erreurs, à ses défauts, elle n’avait jamais hésité à lui dire ce qu’elle pensait de lui et de ses manières discutables. Et il avait toujours manifesté son mécontentement, il avait râlé, protesté, il l’avait même menacé et rien n’y avait fait. Et il avait doucement appris à apprécier ce trait de caractère, il avait senti de drôles de picotements à chaque fois que le mot « non » franchissait ses jolies lèvres. Il l’avait aimé pour ça et il continuait de chérir ce tempérament qu’elle s’était forgé à son contact. Pourtant, dans cette situation périlleuse, à l’instant même où il cherchait à la mettre à l’abri du danger, voilà qu’elle lui disait à nouveau non. Le frisson qui lui parcourut la nuque ne fut pas le même que d’habitude. Son poil se hérissait sous le coup d’une colère à venir. Ses arguments, il les comprenait et il les entendait mais la part totalement irrationnelle de ton cerveau ne fit pas la part des choses. Ce n’était pas son « non » qui l’énervait, c’était ce que cela impliquait. Il lui jeta un coup d’œil, un regard noir dont elle ne ferait pas ombrage, il s’en doutait bien et pourtant, il ne put s’en empêcher. « Je n’ai pas dit que j’avais l’intention de te laisser te débrouiller seule. Si tu ne veux pas savoir soit, mais donne-moi son nom que je puisse au moins me renseigner et faire le nécessaire pour que tu sois en sécurité. » Vérifier déjà qu’aucun soupçon ne pesait sur elle, parce qu’alors elle serait en danger. Il avait envie de savoir, pire, il en avait besoin, pour pouvoir être sûr qu’elle n’était pas en danger à chaque fois qu’elle franchissait la porte de son lieu de travail. Mais il était presque sûr de connaître la réponse de toute manière. Il désigna la porte que son apprenti avait emprunté pour sortir. « Mais je doute qu’elle soit de chez nous, il  n’aurait pas pris la peine de venir te chercher si sa copine est médicomage. » D’ailleurs le simple fait qu’il n’ait pas voulu impliquer sa petite amie en disait long sur Benjamin puisqu’il ne l’avait même jamais vu. Peut-être voulait-il la protéger de leur monde. Dans ce cas, choisir Eden n’était pas tellement plus judicieux en réalité. En tant qu’amie, elle voudrait peut-être tenir informée la demoiselle de l’allégeance de son petit ami. Le cerveau entortillé dans les nœuds complexes de sa réflexion, il n’eut pas le temps d’y réfléchir davantage que la jeune femme lui parlait déjà de soigner ses blessures. Une option inenvisageable dans l’état actuel des choses. En la voyant lever les mains en signe de reddition, il sentit son cœur s’alléger. « Je serais prudente. » C’était tout ce qu’il souhaitait entendre pour se détendre et la laisser s’occuper du blessé malgré le danger environnant. Elle semblait avoir fait de sacrés progrès depuis qu’ils s’étaient quittés, elle avait gagné en assurance. Il se souvenait lui avoir dit un jour que si elle envisageait d’être médicomage il lui faudrait être plus sympa avec ses patients. Mais il se souvenait aussi avoir été un horrible patient ce jour-là. Elle devait s’en sortir à merveille et il était heureux de la voir s’épanouir dans quelque chose qu’elle aimait. Malheureusement, il n’eut pas vraiment le temps d’admirer ses talents, il sentait la fatigue l’envahir, il vacillait de plus en plus quand il marchait et il savait parfaitement d’où cela pouvait venir. Il avait parfaitement conscience du sang qui s’échappait de sa plaie à la cuisse mais heureusement, son pantalon semblait couvrir la trace désormais importante. Un frisson persistant ne cessait de le parcourir. Il avait froid sans sa cape et il avait envie de dormir. Mais pour lui, le répit fut de courte durée, les caractères explosifs des deux jeunes gens ne tarda pas à faire dégénérer la situation. Une tension qu’il tenta d’apaiser du moins qu’il le put. L’action eut pour effet de réveiller ses instincts primaires et il eut quelques bons réflexes en entendant un bruit à l’extérieur. Ainsi calé derrière la belle brune et Benjamin à nouveau à l’extérieur de la cabane, il avait l’impression d’être à nouveau cent pour cent alerte. « J’ai bien le droit de me défendre ! » Il sourit contre son oreille, bien sûr qu’elle en avait le droit, c’était bien ce qui lui plaisait le plus chez elle. Son coup d’épaule en revanche lui fit perdre son sourire et il inspira bruyamment pour atténuer un peu de la douleur qui pulsait dans son corps. « Je ne peux plus intervenir en ta faveur, c’est bientôt fini, dès que tu as terminé, on te laisse partir. » Il fallait qu’il lui dise qu’il n’avait plus le droit de faire la moindre erreur. Il ne pouvait attirer les soupçons de Benjamin, il en avait déjà trop fait. Il la suppliait donc presque de faire profil bas pour les quelques minutes qui pouvaient rester. En revanche, il sourit davantage en la sentant s’offusquer de son comportement. « Ca va pas la tête ? » Elle paniquait, tout ce qu’il essayait d’éviter et il sentait bien qu’elle tentait d’écouter à l’extérieur mais il n’avait pas l’intention de la laisser faire, il continuerait à lui parler tant que le danger ne serait pas écarté. « Détends-toi, je l’entendrais revenir. Tu sais quand je disais que notre situation serait dangereuse, je n’imaginais pas à quel point ça pourrait me plaire. » Il avouait clairement être emballé par la situation mais probablement parce qu’il était du bon côté de la barrière. Pour cette fois tout du moins. Mais elle devait savoir qu’il la protégerait. Il avait beau dire qu’il n’interviendrait plus, il savait combien c’était faux et dans sa supplication d’être prudente, il le lui communiquait. Il avait peur de ce qu’il pourrait se passer si elle se mettait à nouveau en danger et comme il connaissait déjà la réponse, il craignait plus que tout l’issue de tout ceci. « Tu penses que c’est le bon moment de me dire ça ? » Il haussa légèrement les épaules en souriant contre la peau de son cou qu’il picorait doucement de quelques baisers. Il savait que c’était une question purement rhétorique. Ou il choisit plutôt de ne pas y répondre, lui laissant clairement le choix d’interpréter son silence. Il la sentit s’affaler un peu contre lui et il lui serra doucement le bras pour la soutenir. Il cala sa tête contre la sienne, sa bouche contre son oreille. « Il y a intérêt, il est hors de question que je te laisse fermer un œil avec des blessures pareilles. » Il redressa la tête, arquant un sourcil, un sourire radieux aux lèvres. « Je n’avais certainement pas l’intention de fermer l’œil de la nuit en venant te voir, ça tombe bien ! » Il reposa doucement la main sur sa bouche en entendant un autre craquement, faisant disparaître aussi vite qu’il était apparu le sourire béat qu’il affichait quelques secondes plus tôt. Il vit Benjamin franchir à nouveau le pas de la porte et lui adresser un hochement de tête. Daley retira alors sa main de la bouche de la jeune femme pour ensuite se relever. Son acolyte lui désigna à nouveau la chaise mais il fit un signe négatif de la tête. Il jeta plutôt un œil à l’extérieur de la cabane tout en gardant la situation à l’intérieur dans son champ de vision. « Il était seul ? » De là où il était, il voyait l’homme que Benjamin avait attrapé mais il ne pouvait pas savoir si ce dernier était mort ou endormi. « Oui, je te l’ai laissé, je sais ce que tu aimes faire aux membres de l’Ordre. » Le sourire plus sadique que jamais de Benjamin n’avait pas l’air de désapprouver ce qu’il avait entendu dire sur le mangemort que Daley était depuis la mort de sa fille. Il jeta un œil à Eden avant de froncer les sourcils et de désigner le mangemort encore inconscient. « Tu vas le faire transplaner maintenant qu’il est stable, je m’occupe de libérer la fille. » Il croisa le regard déterminé de son apprenti qui semblait vouloir discuter de la situation en sachant qu’il était blessé. « Et si tu essaies de suggérer qu’elle aurait une chance contre moi, je te conseille de t’étouffer bien vite avec tes mots. » Le tranchant net de sa voix témoignait de son autorité mais surtout de sa fatigue, il n’était pas d’humeur pour qu’on le contrarie. Benjamin finit par obéir à ses ordres et il s’approcha du blessé. Après avoir levé le sortilège anti-transplanage qu’ils avaient installé pour la jeune femme, il posa ses deux bras sur ses épaules pour bien l’ancrer dans son transplanage sans prendre la peine de remercier Eden de son aide et disparut presque quelques minutes après. Daley avait alors les yeux toujours rivés vers le membre de l’Ordre qui gisait contre le mur de la cabane. L’idée de faire ce qu’il faisait toujours était tentante, il devait bien le reconnaître. Sans même la regarder, il finit par s’adresser à la jeune femme. « Tu peux y aller, on se voit ce soir. » Il finit tout de même par détourner les yeux pour planter son regard dans le sien. Sa détermination à vouloir tuer le membre de l’Ordre vacilla un quart de seconde. « Je ferais en sorte que ce genre de situation ne puisse plus se produire. Essaye d’être prudente à l’hôpital, d’être seule le moins souvent possible. Merci pour ton aide. » Il s’excusait et la remerciait pour pouvoir la laisser partir plus rapidement. Elle devait avoir hâte de quitter les lieux et même s’il brûlait de rester avec elle, il n’en n’avait pas terminé. Il aurait voulu s’avancer pour l’embrasser mais il avait l’impression de ne plus être l’homme qui lui mordillait l’oreille d’un air enjoué quelques minutes auparavant. Il était un autre à cet instant et il s’en rendait vaguement compte, même s’il n’en ressentait pas vraiment toutes les nuances.
 




Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
mudblood squad
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 01/03/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation secrète et je le vis bien, pour le moment. Heureusement entre ses bras..



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  


Crystal Reed © Cupidon
Depuis que la vie avait mis Daley sur mon chemin, ma vie avait été mise sur la sellette. Cela avait été un choix de ma part, un choix sans doute naïf lorsque l’on se réfère à la situation du monde sorcier. Une part de moi-même était consciente du danger et de ce que cette relation impliquait, peut être la part courageuse de mon être – ou folle selon le point de vue de Daley. Puis le mangemort avait disparu de la surface de la communauté londonienne me laissant vide et incertaine quant à mon avenir de sang de bourde. J’avais fini par trouver un but à ma vie, la medicomagie et les rangs de l’Ordre m’avait été aidé à me construire tout comme l’avait fait mon ancien professeur de défense contre les forces du mal. Là encore, cela impliquait beaucoup de choses : je devais braver l’interdit de ma condition en fréquentant l’hopital Sainte mangouste chaque jour et en fréquentant des blessés de mangemort – Et des mangemorts -. Alors, je savais que le regard noir qu’il m’adressait après mon refus était justifié. Mais je ne me laissais pas impressionner, j’avais bien le droit d’avoir aussi un point de vue, non ?     « Je n’ai pas dit que j’avais l’intention de te laisser te débrouiller seule. Si tu ne veux pas savoir soit, mais donne moi son nom que je puisse au moins me renseigner et faire le nécessaire pour que tu sois en sécurité. », dit-il et je soupirais en baissant les armes. Je savais qu’il ne m’avait demandé le nom de la petite amie de Benjamin pour mon bien être, il avait aussi besoin de me savoir en sécurité. Je pinçais des lèvres.   « Margaret Holloway. », lâchais-je en le regardant dans les yeux. Voilà c’était dit, il n’y avait plus qu’a espérer que Maggy n’était pas du côté obscur de la communauté sorcière, contrairement à son petit ami.   « Mais je doute qu’elle soit de chez nous, il n’aurait pas pris la peine de venir te chercher si sa copine est médicomage. », ajouta t-il et je hochais la tête. Il avait raison, cela n’aurait pas été logique qu’il vienne me demander de l’aide au lieu de s’adresser à sa petite amie si elle était mangemort et médicomage. Mais à présent, il y avait des choses plus importante que de s’occuper de savoir qui est un mangemort ou non. Comme les blessures de Daley par exemple. Mais là encore, le jeune homme semblait vouloir s’opposer à ma proposition. Certes, ce n’était pas judicieux de ma part, mais le voir perdre autant de sang m’inquiétait plus que de raison. J’avais sans doute peur qu’il néglige son bien être personnel en favorisant sa mission. Je ne répliquais pas, cependant, je reprenais avec sérieux la tâche qui m’avait été demandée. C’est-à-dire, soigner l’homme gisant à mes pieds. Il était vraiment dans un sale état. Et bien qu’il représentait ce que je détestais, je ne pouvais pas le laisser mourir, pour tant de raisons que cela me donnait le tournis. La présence active de Daley faiblissait peu à peu, sans doute à cause de ses blessures, mais je ne pus m’en soucier car je me sentais menacer par Benjamin, qui, clairement, ne me faisait pas confiance. Ce n’était peut être pas une bonne idée mais il était hors de question que je me montre faible face à lui, de plus, je l’aidais sans rien dire ! Encore une fois, le moment de succédait aussi rapidement qu’ils arrivaient. Un bruit extérieur et je me retrouvais plaquée contre Daley, Benjamin disparaissant de nouveau. Certes, il y avait sans doute un instinct protecteur dans ce geste, mais je me doutais qu’il y avait aussi une motivation supplémentaire : me cacher l’identité de l’intrus. Alors que l’homme dans mon dos me réprimandait quant à mes agissements vis-à-vis de l’apprenti. Je sentais son sourire contre mon oreille  alors que je répliquais que je devais me défendre.       « Je ne peux intervenir en ta faveur, c’est bientôt fini, des que tu as terminé, on te laisse partir.  », me prévint-il et je soupirais. Je savais que la situation n’était pas plus confortable pour lui que pour moi. Je hochais la tête en signe de compréhension, je ne pouvais pas me permettre de le mettre dans une position compromettante encore une fois. Mais son attitude actuelle dénotait totalement avec ses paroles. Certes, Benjamin était dehors et le second mangemort était enseveli dans l’inconscience, mais quand même ! J’essayais de savoir ce qu’il se passait à l’extérieur mais Daley essayait visiblement de me distraire. « Détends toi, je l’entendrais revenir. Tu sais quand je disais que notre relation serait dangereuse, je n’imaginais pas à quel point ça pourrait me plaire. », avoua t’il au creux de mon oreille et je tournais la tête vers son visage, le regardant avec des yeux ronds comme si il avait soudainement deux têtes. J’essayais d’avoir l’air réprobateur mais être entre ses bras protecteurs était ce qu’il y avait de plus rassurant. Je n’arrivais pas à croire qu’il faisait ressortir un tel trait de caractère chez moi. Je me faisais l’effet d’une folle, comment pouvais-je me sentir en sécurité entre ses bras alors que j’étais en présence de l’ennemi ? « Devrais-je commencer à m’inquiéter de ta santé mentale ? », bougonnais-je à voix basse en haussant un sourcil. Il devait bien sentir que je me sentais plus à l’aise maintenant, contrairement à quelques instants plus tôt. Un peu affaissée contre lui, je continuais à l’écouter et à savourer sa peau contre la mienne. J’eus le malheur de lâcher une phrase à double sens quant à ses blessures, ce qui réjouit le jeune homme dans mon dos. « Je n’avais certainement pas l’intention de fermer l’œil de la nuit en venant te voir, ça tombe bien !  », s’exclama t-il. Et avant d’avoir le temps de rétorquer quoi que ce soit, sa paume se plaqua sur mes lèvres. Quelques secondes plus tard, l’apprenti refaisait surface dans la cabane. Je me redressais à mon tour, pinçant des lèvres pour rester silencieuse. Mon regard curieux se dirigea sur la porte ouverte de la cabane. Je laissais les deux hommes parler. Mes prunelles virent un corps allongé à l’entrée et mon cœur se souleva. Était-il mort ? Au moment ou je me posais la question, Benjamin y répondit. Une frisson me parcouru l’échine alors qu’il avouait l’avoir laisser à Daley vis-à-vis de sa prédilection pour la torture et/ou tuerie de membre de l’Ordre. Je me devais de rester silencieuse, même si cette conversation me donnait le tournis et faisait bouillonner mon sang. Je vis du coin de l’œil, le regard que me lança Daley, mais je n’eus pas le courage de le croiser. Ce dernier commença à donner ses ordres à Benjamin. Clairement, celui-ci n’était pas réellement d’accord avec son supérieur.     « Et si tu essaies de suggérer qu’elle aurait une chance contre moi, je te conseille de t’étouffer bien vite avec tes mots.  », trancha la voix du mangemort et j’eus une soudaine envie de rire. Je me retins – bonjour la santé mentale ! – pour sauvegarder les apparences, mais je devais avouer que voir Daley rabattre le caquet du jeune mangemort me réjouissait plus que de raison. Ce dernier transplana et je fus soulagée de constater que cette situation douteuse était presque terminée. « Tu peux y aller, on se voit ce soir. », dit-il. Pas un regard, toute sa concentration sur la personne inconsciente à l’extérieur.   « Je ferais en sorte que ce genre de situation ne puisse plus se reproduire. Essaye d’être prudente à l’hopital, d’être seule le moins souvent possible. Merci pour ton aide.  », finit-il, je hochais la tête presque muette. Je sentais déjà qu’il s’éloignait de moi. J’avais très envie de disparaître de cette cabane, mais ma conscience était bien trop sonore pour que je l’ignore. Comment pouvais-je le laisser tuer quelqu’un si – et seulement si – j’avais les moyens de l’en empêcher ? Je déglutis avant de m’approcher de quelques pas. Je tendais la main pour me saisir de la sienne dans un geste doux.   « Daley, tu vas le tuer ? », demandais-je, mais c’était presque une question rhétorique à ce niveau de la conversation, je pouvais le voir dans son regard, son attitude.   « Tu pourrais venir avec moi ? Je … je soignerais tes blessures, je m’inquiète là. », murmurais-je tout aussi doucement que la première fois. Je m’attendais à sa rebuffade, je savais ce que je lui demandais de faire.  



TIMELESS LOVE
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
j!han
MESSAGES : 323
INSCRIPTION : 25/02/2017
ÂGE : 27
RÉGION : occitanie
CRÉDITS : eudoxis (icon)

UNIVERS FÉTICHE : réel, fantastique, hp ♥
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t421-m-f-new-generation-albus-scorpius-en-cours
Pigeon



Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts


joseph morgan © FASSYLOVER
Daley ne manqua pas un instant le soupire d’Eden et il soutint son regard sans sourciller parce qu’il savait parfaitement qu’elle était sur le point de céder à sa requête. Parce qu’il n’avait pas une seule seconde l’intention de la laisser se débrouiller toute seule. Il ne pouvait pas. Si elle ne voulait pas savoir et faire comme si elle maîtrisait parfaitement la situation, il n’avait pas l’intention de respecter cela. Si elle pensait pouvoir gérer son double jeu à la perfection sans jamais être inquiétée, elle se trompait. Il savait pertinemment qu’elle n’avait pas attendu qu’il revienne pour être protégée et qu’elle avait appris à se débrouiller seule mais pour lui, il était clairement inconcevable qu’elle continue ainsi alors qu’il était de retour dans sa vie. Il ne lui dirait rien, c’était une promesse qu’il venait de lui faire implicitement mais si cette personne s’avérait être un mangemort, il n’était pas sûr de pouvoir garder l’information bien longtemps. « Margaret Holloway. » Il la regarda sans sourciller un instant avant qu’elle ne détourne les yeux et il se mit à réfléchir assez rapidement. Ce nom ne lui disait rien mais il avait été absent de Londres pendant de longs mois, il ne pouvait pas connaître tous les mangemorts du coin pour l’instant, il pouvait y avoir de nouvelles recrues, Benjamin en était l’exemple parfait puisqu’il avait intégré les mages noirs depuis très peu de temps et c’était Daley qui était chargé de faire son éducation. Et quand il pensait que le jeune homme avait été le seul à rester avec lui pour aider celui qui avait été blessé, il ne savait pas franchement s’il devait le remercier de sa loyauté ou le sermonner pour son manque d’instinct de survie. Peu importait pour l’instant. Les évènements s’enchaînèrent très vite, trop vite pour qu’il les contrôle. Entre la petite dispute entre Benjamin et Eden et la présence d’un sorcier à l’extérieur de la cabane, il ne mit pas longtemps à retrouver ses vieilles habitudes et plaqué contre le dos de la jolie brune, il ne pouvait s’empêcher de trouver le moment légèrement excitant. C’était probablement son côté un peu fou qui ressortait, celui qui l’avait accompagné durant ces derniers mois en cavale à travers le Royaume-Uni pour faire du recrutement intensif. Le danger, il l’avait côtoyé plus que de raisons. « Devrais-je commencer à m’inquiéter de ta santé mentale ? » Mais visiblement, même Eden semblait s’inquiéter de ses manières et il ne put s’empêcher de rire légèrement. Ce simple geste lui faisait encore bizarre depuis qu’il l’avait retrouvé. Il avait l’impression de redécouvrir la sensation que cela lui apportait. Il se sentait bien entre ses bras, même si le danger les guettait tous les deux, il ne pouvait pas vraiment avoir peur, ce n’était plus dans son adn, il n’avait plus peur de rien. Il était devenu un brin suicidaire avec le temps et rien n’était capable de le faire plier. « Peut-être » Il chuchotait et cela l’amusait légèrement mais il lui fallut reprendre son sérieux très rapidement puisque Benjamin revint vite avec le membre de l’Ordre qu’il avait coincé. Il était inconscient et malgré ses efforts, il savait qu’Eden avait compris comment cela allait se terminer. Après s’être débarrassé de son acolyte, il tenta de congédier Eden de la manière la plus sympathique. Il n’était plus vraiment capable de réfléchir tandis qu’il observait ce membre de l’Ordre. Toutes sortes de sentiments l’envahirent. Il revit avec douleur sa fille se jeter sur lui, le sort la toucher, sa petite silhouette s’écrouler. Il en avait mal au ventre. C’était ce qu’il voyait à chaque fois qu’il avait l’occasion de croiser le regard d’un membre de l’Ordre. Il ne pouvait pas lui laisser la vie sauve. Il pensa un instant que le silence signifiait que la jeune sorcière était partie sans demander son reste, soulagée d’être débarrassée de ce moment pénible à passer mais c’était bien mal la connaître. Il s’était refusé à la regarder plus longtemps pour éviter de croiser son regard plein de jugement. Il ne voulait pas affronter ses yeux, sa bienveillance, il savait qu’elle le ferait plier, il ne pouvait pas se le permettre. Il sentit tout à coup sa main dans la sienne et il sursauta. Il ne s’était pas attendu à ce qu’elle s’approche, à ce qu’elle le touche. Il était déjà tellement loin du Daley qui l’aimait comme un fou qu’elle agissait de manière inconsidérée et dangereuse. Mais comme à chaque fois, Eden n’était pas du genre à rester en arrière à le regarder se détruire sans rien faire. « Daley, tu vas le tuer ? » Il tentait tant bien que mal de ne pas tourner la tête. Il gardait la tête haute, le menton relevé tout en observant le futur cadavre offert à sa baguette. Il ne répondit pas, c’était tellement inutile. Elle emprisonnait sa main droite de ses doigts mais Daley était gaucher, il aurait pu sans le moindre souci sortir sa baguette pour lui montrer ses intentions et pourtant, il resta un instant sans bouger. « Tu pourrais venir avec moi ? Je … je soignerais tes blessures, je m’inquiète là. » Il serra les dents. Elle n’avait pas le droit de lui demander ça. Il était déjà ailleurs, elle ne pourrait pas le ramener de là où il était déjà parti. Et pourtant, il resta sans bouger le petit doigt. Il observa le membre de l’Ordre, sa rage envers ceux qui avaient tué son enfant semblait s’essouffler. Il baissa la tête vers la main de la jeune femme qui s’accrochait toujours à la sienne et releva finalement les yeux pour croiser son regard. Elle semblait véritablement inquiète pour lui et cela lui crevait le cœur de lui imposer ça. Il aurait dû être plus discret quant à ses intentions, il aurait dû être plus subtil. Le sorcier neutralisé, il n’avait aucune raison de le tuer et le torturer de sang froid. Il se réveillerait alors quelques heures plus tard en ayant oublié ce qu’il était venu faire. Mais cela ferait alors un membre de plus dans l’Ordre. Il ne pouvait pas se le permettre. Sa raison le disputait à sa colère. Il ne quittait pas le regard de la jeune femme, il s’accrochait à elle comme si elle était devenue sa bouée. Il poussa un soupire. « Rentrons. » Il ne dit rien de plus, il n’en était pas capable. Ses mâchoires serrées de l’effort qu’il fournissait. Il n’y avait aucun raison qu’il inflige ça à Eden. Elle ne partirait pas, il la connaissait et il était hors de question qu’il tue devant elle. Elle gagnait, pour cette fois. Mais il savait aussi qu’elle ne serait pas toujours là et qu’il continuerait malgré tout, il n’était pas prêt à renoncer à sa nature. Dans un geste rapide, il tira légèrement sur sa main avec douceur pour l’attirer contre lui. Il la prit dans ses bras et enfouit son visage dans son cou. Cette manœuvre avait pour but de définitivement supprimer le sorcier de son champ de vision mais il eut honte de constater qu’il en profitait pour s’appuyer légèrement sur la jeune femme. Ses blessures, s’il avait choisi de les oublier, se rappelaient à lui et il faiblissait à vue d’œil. Il s’agrippa alors à sa belle brune et rassembla ses dernières forces pour les faire transplaner loin de cet endroit lugubre.  

(fin)
 




Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
mudblood squad
Féminin MESSAGES : 54
INSCRIPTION : 01/03/2017
ÂGE : 26
RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
CRÉDITS : (ava) cerealkillerz, (sign) uc ,(profil) sadness

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, city, vikings, fantastique ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Quelques semaines après qu'Eden ai aidé Daley et son apprenti, le destin prend encore une tournure funeste. En effet, Daley est capturé par des membres de l'Ordre. Ces derniers, plus qu'euphorique à la perspective de faire payer au mangemort les pertes dont il est responsable, n'hésitent pas à diffuser la nouvelle dans tout le QG. Lorsque cette rumeur arrive à ses oreilles, Eden est tiraillée entre l'amour qu'elle porte à Daley et son devoir en tant que membre de l'Ordre. Le temps manque, Eden ne tarde pas à faire son choix et pour sauver l'homme qu'elle aime, elle doit faire un pacte avec le diable. En prenant ses précautions, elle informe des mangemorts de l'endroit où se trouve Daley. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était les pertes qui s'en suivraient. Alors depuis la libération de Daley, Eden se terre dans son appartement londonien, rongée par la culpabilité, au bord de l'implosion.

Contexte provenant de l'ancien forum Prior Incantato, les personnages et le reste ont été développés par nos soins.



TIMELESS LOVE
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
 
 
death is unfear (dalen)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Commande Death at Koten
» Cities of Death
» Mes Death Skullz
» Death Guard contre Crimson Fist de Tarkand
» [Validée]Death The Kid

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers fantasy :: Harry Potter-
Sauter vers: