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 death is unfear (dalen)

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mudblood squad
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INSCRIPTION : 01/03/2017
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RÉGION : Charente maritime, Loire Atlantique.
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Limace



Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


Crystal Reed © Killer from a gang
Je ne me débattais pas, cela aurait été inutile vu sa poigne de fer. Pourtant, je tentais tant bien que mal de lui faire comprendre que je comptais pas capituler devant sa violence. En répliquant d’une voix étouffée, furieuse. En souriant, un geste fou vu son état d’esprit. Cependant, sa main ne se resserra pas autour de mon cou. La prise resta la même, douloureuse, mais contrôlée. Je maintenais, moi aussi, ma prise dans sa chair. « Je ne me battrais pas contre toi. Si tu me connaissais, tu ne te poserais même pas la question ! », lâcha t-il, et notre débat ressemblait à un dialogue de sourd. Ne se doutait-il pas que toutes ses actions faisait pencher la balance dans le sens contraire de ses mots ? Il tentait de me faire taire par tous les moyens. Ce n’était pas une question de se connaître. C’était une question de perspective : jusqu’à quel point la douleur de perdre Liadan l’avait affecté ? Serait-il capable de s’en prendre à une personne qui lui a toujours voulu du bien ? « Je te connais, c’est pour ça que je n’ai pas peur. Je ne me pose pas la question, mais peut être qu’un jour tu n’auras pas le choix. », répliquais-je, presque dans un murmure alors que ses doigts appuyaient sur mes cordes vocales. Comme lorsqu’il m’avait tant de fois pousser à admettre que je savais ce qu’il faisait pendant ses missions de mangemort, je voulais qu’il craque. Je voulais qu’il fissure encore plus son masque impassible pour qu’il me montre si le Daley que je connaissais été encore là, profondément enfoui. Un espoir stupide, naïf, représentant tellement bien ma personnalité. Sa fureur envers mon entrée dans l’Ordre alimentait la mienne, car il ne semblait pas comprendre que la mort de sa fille m’avait aussi affecté. Avait-il fait une croix sur tous les souvenirs – peu nombreux, certes – que nous avions tous les trois partagé ? Sa douleur était-elle si immense qu’il ne se permettait pas de repenser aux moments heureux qu’il avait eu avec sa fille, de peur de sombrer ? Je ne pouvais pas croire qu’une père puisse faire cela des souvenirs de son enfant, aussi douloureux soit-ils. « Pourquoi ? », me demanda t-il alors que j’insistais pour dire au revoir au petit ange qui était à nos pieds. Sa prise se dessera lentement, j’inspirais lentement pour faire entrer de l’air dans mes poumons. J’ignorais la douleur lancinante au niveau de mon poignet, de la peau de mon cou puisque moi aussi je m’interrogeais. Pourquoi n’avait-il pas compris tout ce que je lui avais dit sur la présence de Liadan dans ma vie ? Je fronçais les sourcils, toujours aussi inquisitrice du regard. « Parce que c’est grâce à elle que je t’ai connu tout entier, pas seulement ce que tu voulais bien me montrer. », expliquais-je, hésitant entre la colère et la tristesse. Je ne pouvais pas être plus clair dans la raison pour laquelle je voulais dire au revoir – ou dans le cas présent, adieu – à ce petit bout de Daley. Je savais que je le pouvais dans le sens qu’il tentait d’éviter : affronter sa douleur. Je savais qu’il n’aurait pas de cesse de me repousser pour qu’il puisse oublier le vide dans sa vie. Mais je ne pouvais pas me permettre de faire cela. J’étais têtue, il le savait. J’avais besoin de savoir que j’avais tout fait pour qu’il se redresse dans cette épreuve, pour qu’il ne se réveille pas un jour en ayant un sentiment de nausée en regardant ses actions. Peu importait, si ses sentiments pour moi n’était plus existant. Je voulais qu’il puisse se regarder dans la glace. C’est pour cela que la colère semblait m’avoir déserter alors qu’il se détournait de moi. Je me contentais de parler à voix basse en ramassant ma baguette, sans la ranger, pas parce que je souhaitais l’attaquer. Hors de question, simple réflexe de défense, si jamais je disais un mot de travers, si jamais une autre troupe de mangemort venait à passer par ici… Les possibilités était infinies. « Tais toi …», m’ordonna t-il, mais je ne m’arrêtais pas. Il devait bien sentir que je n’avais pas fini ma tirade, que je voulais qu’il écoute tout avant que je ne tourne les talons et quitte les lieux. Derrière lui, puis à ses côtés, je finis par lui rendre le collier qui n’avait jamais quitté mon cou pendant ces derniers mois, qui n’avais quitté le sien pendant tant d’années. Une myriades d’émotions le secoua, poings serrés, mâchoires contractées, puis un mouvement de recul. J’inspirais lentement, pour m’obliger à rester calme. C’était ma dernière chance. Il me demanda une nouvelle fois d’arrêter, je ne compris pas sur coup puisque j’avais fini de parler. « Tu peux me détester Eden, tu peux continuer de m'accabler, de me traiter de lâche, tu peux être furieuse de la façon dont je t'ai traité, tu peux me haïr comme j'ai toujours voulu que tu le fasse pour te protéger mais si tu as encore un semblant d'affection pour celui que j'ai été autrefois, ne me parle plus d'elle et de la honte qu'elle aurait à me voir ainsi.», commença t-il, croisant de nouveau de mon regard. Le sien était une nouvelle fois différent. J’avais eu le droit à la version thermonucléaire, capable de tout raser sur son passage, et maintenant, j’étais en face de moi la version la plus déchirante que j’aurais pu imaginer. J’avalais tant bien que mal la boule qui obstruait ma gorge. Parler de Liadan avait eu l’effet opposé de ce que j’avais espérer. Ce que j’avais voulu, c’était le réveiller, qu’il se rendre compte que Liadan avait bien disparu mais qu’il ne pouvait pas éliminer des êtres innocents par douleur. « Je suis devenu un autre, je ne peux rien y changer, je suis incapable d'en ressortir, rien ne pourra me sauver alors je te demande de partir, de faire comme si j'étais réellement mort parce que c'est ainsi que tu dois me voir. Je suis mort Eden, rien de ce que tu diras n'y changera quoi que ce soit. Je te déçois, je te mets en colère, je te dégoûte sûrement mais c'est ce que je suis devenu et il m'est impossible de faire machine arrière. » . J’étais préparer à affronter la pire part de son être, sa fureur brûlante, mais pas ça. Pas cette version fantomatique de mon premier amour. Cette attitude réveilla ma colère endormie depuis quelques instants. Celui qui m’avait donné toutes les armes pour me battre, pour garder la tête haute malgré mon statut de sang … Je ne pouvais pas supporter de le voir ainsi. « Tu peux le garder, je n'en ai plus besoin. » , dit-il en me tendant le collier. Je le regardais avec un mélange de fureur et d’horreur au fond de mes pupilles. J’en devenais presque malade, priant pour que quelqu’un me sorte de ce cauchemar où un zombie avec le visage de mon bien-aimé avait élu domicile. C’est alors que quelque part, la digue qui retenait mes larmes céda. Je repoussais sa main dans un geste désespéré, les larmes perlant sur mes joues transies de froid. « Je n’en veux pas. », répondis-je dans un murmure. « Je ne pourrais pas t'empêcher de revenir ici je suppose puisque je n'y reviendrais pas moi-même » . La phrase de trop. JE ne savais même plus comment trouver les mots pour qu’il sorte de cette torpeur, dans ce marécage de douleur. Alors, sans pouvoir m’en empêcher, je me précipitais vers lui pour le repousser de toutes mes forces, les deux mains sur son torse – comme je l’avais déjà fait auparavant. « Je ne veux pas de ce collier parce qu’il me rappelait ce que c’était d’avoir une famille, d’être uni, d’être aimé. Mais je n’en veux plus, je veux que tu le regardes pas seulement pour y voir ta fille, mais en pensant à quel point tu me fais du mal. Tu as toujours été là pour me tenir la tête hors de l’eau, me rendant plus forte. Mais là, tu me détruis de l’intérieur. », sanglotais-je. Avant qu’il ne se saisisse de mes mains pour m’empêcher de recommencer, je m’emparais de son visage. Une main de chaque côté de chaque joue. « Tu n’es pas mort à mes yeux, tu ne le seras jamais. Même si je suis de l’autre côté du champ de bataille, malgré toutes les horreurs que tu as commises, je te chercherais toujours du regard. », continuais-je en ancrant mon regard dans le sien. « Tu peux faire ce que tu veux, tu me m’arrachera pas tous les souvenirs que j’ai avec toi, avec Liadan. Le besoin que j’ai de te sentir à mes côtés, ta chaleur, tes bras autour de moi, tes remontrances lors je fais tout de travers, tes sautes d’humeurs … Jamais cela ne me quittera. », Finis-je, à bout de souffle avant de poser mes lèvres sur les siennes dans un baiser bref et désespéré.




TIMELESS LOVE
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j!han
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Pigeon



Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
joseph morgan © FASSYLOVER
« Je te connais, c’est pour ça que je n’ai pas peur. Je ne me pose pas la question, mais peut être qu’un jour tu n’auras pas le choix. » En réalité, se battre contre Eden était bien ce qui l'avait toujours le plus fatigué. Il pouvait attaquer n'importe qui, se frotter à un sorcier de deux fois son âge et deux fois expérimenté, il n'avait pas peur qu'on le lance dans une fosse aux loups-garou sans filet de sécurité, il n'était pas effrayé par le danger, encore moins par les membres de l'Ordre qu'il affrontait au quotidien. Il ne baissait jamais sa garde et encore moins sa baguette, il était toujours prêt à se défendre ou à attaquer, il n'avait presque plus peur de rien depuis des mois et pourtant, la simple idée qu'il puisse se retrouver un jour face à Eden dans un combat à mort lui donnait envie de s'enfuir à nouveau loin d'ici pour ne jamais revenir. Mais le simple fait de l'affronter ici et ce jour-là semblait l'effrayer également puisqu'il n'était plus capable de redevenir rationnel. Il était complètement perdu, elle n'abandonnait jamais, elle se battait contre lui avec la même hargne que lui et ce simple état de fait l'avait toujours autant agacé qu'amusé. Mais pas aujourd'hui, pas aussi proche de la tombe de sa fille, pas alors qu'il l'avait laissé derrière lui de la manière le plus cruelle qui puisse exister. Sans même se donner la peine de la prévenir, de la rassurer. Il ne s'amusait pas de son comportement, de sa hardiesse, de sa main serrant son poignet pour lui montrait qu'elle aussi, elle pouvait lui faire mal. Tant de choses qui se bousculaient dans sa tête mais il préféra rester dans son silence, il devait s'imposer de ne pas lui répondre. Elle n'avait pas peur de lui quand il lui en donnait toutes les raisons, elle aurait dû le craindre mais elle le connaissait. Quand le moment viendrait où ils seront amenés à se retrouver face à face, il ignorait simplement comment il réagirait. Il avait vu son meilleur ami se faire tuer sous ses yeux pour défendre la femme qu'il aimait dans le camp opposé. Était-ce là la fin qui l'attendait ? Cette simple constatation après cette mort tragique l'avait amené à réfléchir sur ces sentiments qu'il éprouvait pour Eden, il avait alors commencé à se demander si tout ça en valait la peine. C'était également cette fois-là qu'il avait tranché, quand elle était venue le sauver dans ses cachots, il lui avait avoué l'aimer et il avait choisi qu'elle, elle en valait la peine. Il ne pouvait pas lui répondre parce qu'il ne savait pas ce qu'il serait capable de faire et il ne voulait ni lui mentir, ni lui répondre qu'il était ignorant sur cette question. Il se contenta d'un silence, ne lui affirmant pas qu'il serait capable de lever sa baguette sur elle mais ne lui opposant aucun contre argument. Pourtant, il cherchait lui-même des réponses, des réponses à ses questions trop nombreuses concernant sa fille. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi Eden était tant attachée à sa fille, il n'y arrivait pas parce qu'il ne voulait pas comprendre qu'elle avait eu une telle importance dans sa vie, une telle place dans son cœur. « Parce que c’est grâce à elle que je t’ai connu tout entier, pas seulement ce que tu voulais bien me montrer. » Il s'en rappelait, comme si cette scène s'était produite seulement hier. Quand il avait révélé à Eden l'existence de sa fille, le fait que son père la garde, le fait qu'il était alors à l'époque sous serment inviolable. Tant de détails qui lui revenaient par dizaine et qu'il semblait avoir enfoui tout au fond de lui au fil des mois qui étaient passés. Il avait voulu oublier, ne plus voir à travers ses paupières une fois la nuit tombée, sa fille et Eden ensemble, à plusieurs reprises. Le sourire de sa fille mais surtout, le sourire de celle qu'il avait aimé. Il aurait préféré ne jamais s'en souvenir pour éviter d'en éprouver des remords. Il ne voulait pas de la culpabilité, elle ne faisait pas partie de ce qu'il avait gardé avec lui après avoir quitté Londres. Il hocha légèrement la tête, incapable là encore, de mettre des mots sur ce qu'il avait envie d'exprimer. Elle semblait alors capable de le faire taire à présent, comme si son cerveau s'éteignait à mesure qu'elle jouait avec les interrupteurs de sa conscience. Il s'éteignait. La colère envolée, il ne lui restait plus rien, il avait l'impression d'être vide, que son âme s'était envolée, il n'était plus qu'une enveloppe capable de paroles presque censées. Il ignorait l'impact qu'elles pouvaient avoir, quel sens elle pourrait leur donner mais il n'arrivait pas à s'en soucier. Mais c'était plus simple ainsi, moins douloureux, c'était en tout cas ce dont il avait l'impression. Il lui tendit le collier dont il cherchait à se débarrasser, il aurait préféré qu'elle le garde, il ne voulait plus le voir. « Je n’en veux pas. » Il reçut la réponse comme un coup de poing en plein cœur et un sursaut le fit réagir, le premier. Comme si sa conscience s'éveillait à nouveau. Mais de la bonne ou de la mauvaise manière, rien dans son attitude ne pouvait le prédire. Et pourtant, malgré un semblant de vie à travers ses yeux éteints, il ne réagit pas en la voyant approcher et encore moins quand elle le poussa violemment, de toute la force dont elle était capable et trop surpris pour le prévoir, il recula, poussé par son élan. Il resta un instant interdit, trop choqué pour réagir en observant son torse, comme si les paumes d'Eden lui avaient brûlé la peau. Et il avait cette impression désagréable que quelque chose brûlait en lui. Il releva la tête vers la jeune femme. « Je ne veux pas de ce collier parce qu’il me rappelait ce que c’était d’avoir une famille, d’être uni, d’être aimé. Mais je n’en veux plus, je veux que tu le regardes pas seulement pour y voir ta fille, mais en pensant à quel point tu me fais du mal. Tu as toujours été là pour me tenir la tête hors de l’eau, me rendant plus forte. Mais là, tu me détruis de l’intérieur. » Il voyait ses larmes, il entendait les sanglots dans sa voix et il avait l'impression que le brouillard s'épaississait à nouveau autour de lui. Mais pas une brume enragée non, c'était autre chose qui menaçait de le submerger, de l'étouffer au delà des mots. Il sentit ses mains autour de son visage et encore une fois, il n'eut pas le moindre réflexe, il la laissait faire, entièrement, comme s'il était soudain à sa merci, sans la moindre défense. « Tu n’es pas mort à mes yeux, tu ne le seras jamais. Même si je suis de l’autre côté du champ de bataille, malgré toutes les horreurs que tu as commises, je te chercherais toujours du regard. » Il la regardait, proche et si loin à la fois. « Tu peux faire ce que tu veux, tu me m’arrachera pas tous les souvenirs que j’ai avec toi, avec Liadan. Le besoin que j’ai de te sentir à mes côtés, ta chaleur, tes bras autour de moi, tes remontrances lors je fais tout de travers, tes sautes d’humeurs … Jamais cela ne me quittera. » Et ce qu'elle fit le choqua davantage que toute la violence dont elle aurait pu faire preuve à la place. Il resta figé en sentant ses lèvres sur les siennes et son cœur tomba dans sa poitrine. Une boule se forma dans sa gorge, si épaisse qu'il aurait voulu hurler pour s'en défaire. Il gardait dans sa paume serrée le bracelet au nom de son enfant tout en goûtant au parfum salé des lèvres de l'ancienne poufsouffle, humides de ses larmes. Il sentit sa poitrine se soulever de désespoir, son cœur s'accrochait avec empressement à ce baiser si bref. Il finit par reculer la tête, clignant des yeux, ne se rendant pas compte qu'alors, une larme venait de couler le long de sa joue. Il attrapa les deux mains d'Eden posées sur ses joues dans l'intention de les retirer mais finalement, il fit un pas supplémentaire, scellant à nouveau leurs lèvres, dans un geste désespéré et salutaire. Sa poitrine le brûlait de plus en plus, il sentait le feu de tout ce qu'il ressentait pour elle se raviver au fond de son cœur et il recula brusquement, mettant fin à un baiser déjà bien trop court à son goût. Sa main se porta à son cœur et il frotta sa poitrine douloureuse comme s'il cherchait à éteindre le feu qui s'était embrasé. Il avait mal en réalité, la réalité, brute et douloureuse était son châtiment pour toutes les fautes qu'il avait commise. Il refit cependant un pas en avant mais cette fois, pas pour l'embrasser mais pour lui prendre les mains qu'elle avait posé sur lui pour le pousser. Il le fit sans violence cette fois et il les déposa sur son torse. « Alors vas-y, frappe moi, frappe moi Eden et prouve moi que je ne suis pas mort, parce que j'ai l'impression de l'être, tellement l'impression de l'être ! » La gorge serrée de la douleur qui l'oppressait, il réussit néanmoins à continuer, chaque mot déversait un goût amer dans sa bouche. « Je ne mérite pas ma place dans tes souvenirs ! Venge-toi, fais moi ressentir ta douleur, fais ce qu'il faut pour me détester, pour me haïr et pour m'oublier parce que le jour où l'on sera face à face, je ne supporterais pas de te voir agir de la même manière que ma fille parce que tu garde ses souvenirs en toi !  » Il tenait toujours fermement ses poignets comme s'il s'apprêtait à la forcer à user de la violence contre lui. « Je sais que je t'ai perdu le jour où j'ai décidé que tu ne méritais pas de partager ma douleur, j'ai tout perdu mais je savais que tu vivais, je préférais te perdre plutôt que de te voir mourir sous mes yeux toi aussi ! » Et cette simple pensée lui déchirait le cœur, il ne serait pas capable d'en sortir. Il avait la voix enrouée, comme si des années étaient passées sans qu'il ne se serve de sa voix. Il parlait doucement, comme si à chaque instant, le flot de ses sentiments menaçait de leur exploser au visage à tous les deux. A mesure, il relâchait son emprise, priant simplement qu'elle fasse ce que son regard attendait d'elle. Il finit par la lâcher. Le fait qu'elle le pousse lui avait fait un électrochoc, il en voulait davantage parce qu'il en avait besoin. Il porta une main à sa poitrine pour frotter le tissu de sa cape, tentant d'éteindre le feu douloureux qui brûlait en son cœur. « Pour ce que ça vaut, je suis désolé Eden. » Il ne se souvenait pas lui avoir adressé des excuses aussi direct par le passé et il ignorait si cela avait encore une signification. Pourtant, il avait presque l'impression de lui devoir.  
 




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J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


Crystal Reed © Killer from a gang
Il y a quelques années, qui aurait bien pu croire que je serais capable d’affronter les moments les plus difficiles de mon existence sans sourciller ? Personne. Petite chose fragile, qui baissait la tête pour se faire oublier, rasant les murs. J’étais devenu ce que j’avais toujours rêver d’être. Une femme forte, indépendante, mais la force avait tout de même ses limites. La jeune femme fragile n’était jamais loin. J’en avais versé des larmes lors de journées au cœur de Sainte Mangouste, quand Daley avait disparu sans laisser une trace et lorsque j’avais rejoint l’Ordre. Les entendre parler de l’homme qui avait tant fait battre mon cœur, le détailler sans le connaître. Je me forçais à écouter les avertissements avec une expression que j’avais espérée sérieuse alors que dans ma poitrine, tout n’était que tempête. Ils ne connaissaient que la partie sombre de son âme, alors je le connaissais tout entier. Pourtant, je devais faire face à la réalité, au fur et à mesure des récits de mission. J’avais des nouvelles régulièrement, mais toujours plus horrifiques les unes que les autres. La part de lumière de son âme semblait s’être éteinte. Alors la part rationnelle de mon esprit se força à ne pas chercher à le trouver, à ne pas chercher à lui pardonner tout ces meurtres. Que c’était la seule solution pour garder la tête froide, que peut être – un jour – il me faudrait affronter son regard froid sur le champ de bataille. Et cette partie de mon être avait raison. Cependant, comme en cet instant même dans ce contact violent, mon cœur ne cessait de se rebeller, persuadé qu’il y avait encore du bon en cet homme. Que malgré toutes ces horreurs, il devait y avoir quelqu’un a sauvé sans sacrifier tant de vies. Il m’écouta parler encore et encore, tentant tant bien que mal de le faire remonter à la surface sans briser l’équilibre fragile qui venait de se créer. Mais cette carapace calme que j’avais érigé, semblait se fissurer au bout d’un moment alors que j’étais témoin de ce qu’il restait de Daley. Rien ou pas grand-chose, un homme plus que brisé. Cette image insupportable que je ne pouvais pas tolérer. Peut être parce que mes sentiments – même si je voulais me mentir sur leur existence – étaient toujours bien présent, peut être parce que sa petite défunte reposait à nos pieds. Je me battais alors avec toutes les armes que j’avais en ma possession. Mais après chaque tentative, l’échec était de plus en plus cuisant. Ma baguette à présent dans ma poche. C’est alors que j’avais joué ma dernière carte, mon joker. Ce collier qu’il chérissait tant, qui devait lui manquer plus que de raison. Pourtant, même lorsque le bijou se logea dans sa paume, aucune trace du Daley d’autrefois n’était décelable. Pire, il me rendait sa plus précieuse possession. C’était à ce moment précis que la digue qui retenait mes larmes avait cédé. Lentement, les larmes commençaient à perler sur mes joues, révélant cette douleur que j’avais su contenir pendant tout ces mois. Je repoussais sa main dans un geste agressif puis je le repoussais lui comme pour le sortir de sa torpeur. Je relâchais les derniers reproches que je pouvais lui faire. Puis je l'embrassais, une main sur chaque joue,, un geste désespéré. Je n’espérais même plus une réaction positive de sa part, alors lorsque j’avais retiré ma bouche de la sienne, qu’il avança de nouveau vers moi pour sceller nos lèvres une seconde fois, j’eus du mal à y croire. Mes sanglots redoublèrent pour une raison inconnue. Encore une fois, le baiser fut trop court, mes mains avaient relâchés son visage, mais ils ne restèrent pas ballant longtemps. Alors que j’observais les gestes de Daley en tentant de percer leur secret, il se saisit de nouveau de mes mains pour les poser sur son torse comme je l’avais fait quelques instants plus tôt. « Alors vas-y, frappe moi, frappe moi Eden et prouve moi que je ne suis pas mort, parce que j'ai l'impression de l'être, tellement l'impression de l'être ! » , me dit-il, et l’air se bloqua dans mes poumons. Il voulait que je le frappe ? Lui qui avait toujours détester la violence physique à cause de la maltraitance de son père à son égard ? Il m’avais déjà fait cette proposition une fois, alors que je rompais avec lui pour le protéger de mon camarade jaloux – et maître chanteur –. Je fronçais les sourcils, les larmes se tarissant par pure interrogation. Sa poigne était forte, mais elle n’était pas faite pour me faire mal, juste pour donner du poids à ses mots. Je ne bougeais pas d’un iota, stupéfaite par la tournure des événements. « Je ne mérite pas ma place dans tes souvenirs ! Venge-toi, fais moi ressentir ta douleur, fais ce qu'il faut pour me détester, pour me haïr et pour m'oublier parce que le jour où l'on sera face à face, je ne supporterais pas de te voir agir de la même manière que ma fille parce que tu garde ses souvenirs en toi ! » . J’avais l’impression d’entendre une supplique, une supplique qui me déchirait le cœur – si c’était encore possible face aux morceaux éparpillés dans ma poitrine. Je restais muette, le laissant parler. « Je sais que je t'ai perdu le jour où j'ai décidé que tu ne méritais pas de partager ma douleur, j'ai tout perdu mais je savais que tu vivais, je préférais te perdre plutôt que de te voir mourir sous mes yeux toi aussi ! » . Supplique, confession … Cette conversation était une de celles qui restaient graver dans nos mémoires. Je cherchais ses yeux avec les miens, encore brillant de larmes. Il relâcha mes poignets, mes mains restèrent là sur son torse sans aucune réaction. En dessous des miennes, s’agitait la sienne qui semblait appuyer sur son cœur comme pour faire taire une douleur lancinante. « Pour ce que ça vaut, je suis désolé Eden. » , finit-il. Je fis alors que j’avais toujours fait prés de lui, peu importait la situation. Mes mains remontèrent le long de son torse pour encercler son cou, je me hissais sur la pointe des pieds puis mon visage échoua dans le creux de son cou. Mon odeur envahit alors mes sens. Je ne savais pas s’il accueillerait cette étreinte de manière positive, mais je me devais d’essayer, c’était le seul moyen que je connaissais. J’étais incapable de le frapper en cet instant, même si il s’avérait être le mangemort le plus dangereux. « Me venger de quoi ? De ta douleur, de la folie qui t’a rongé après la mort de la chose la plus précieuse dans ta vie ? Que suis-je censée faire Daley ? Tu ne peux pas m’obliger à te haïr, tu ne peux pas effacer mes souvenirs de toi. Pour rien au monde, je ne voudrais qu’ils quittent ma mémoire. », chuchotais-je au creux de son cou, mes lèvres effleurant sa peau au fur et à mesure de mes paroles. J’espérais trouver les mots qui lui prouveraient qu’il n’était pas mort. Tout pour ne pas avoir à recourir à la force physique avec lui. « Tu ne m’as pas perdu … Tu as brisé mon cœur en mille morceaux, oui. Je t’en veux pour m’avoir laisser là sans rien dire, pour avoir détruit ce que tu voulais à tout prix éviter, pour avoir pris toutes ces vies sans raison. Je ne parle pas de ceux qui étaient présent lors de cette nuit là, mais tout ceux qui ont suivi. Mais je sais qu’un jour, je te pardonnerais. », continuais-je, sur le même ton avant de relever le visage vers lui. Une de mes mains se détacha de sa nuque pour essuyer les traces de larmes sur les joues du jeune homme avant de se poser sur son cœur. « Tu te rappelles quand tu me répétais qu’un jour nous souffririons de notre relation, qu’elle nous mènerait à notre perte ? Il y a plus de marché arrière possible, je sais que je serais incapable de te faire du mal sur le champ de bataille. Mais je ne sais pas ce dont je suis capable pour ne pas te voir mourir.», soupirais-je, avant de le relâche, baisser les yeux et de reculer d’un pas pour lui laisser de l’espace, pour qu’il puisse réagir comme bon lui semblait.




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j!han
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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
joseph morgan © FASSYLOVER
C’était un éternel recommencement entre eux. Une fois Poudlard loin derrière leur histoire, une fois Eden en sécurité dans le monde normal, tout aurait dû reprendre son cours, la vie entière aurait dû être plus facile pour eux deux. Le destin aurait pu les épargner mais il en avait décidé autrement et malgré tout ce qu’ils avaient déjà vécu, ils n’en avaient visiblement pas terminé. Ni de subir des épreuves, ni de se faire du mal. Quoique, Eden ne lui avait jamais réellement fait de mal, à une seule occasion qui lui avait donné l’impression de sombrer à nouveau mais lui, il ne l’avait pas épargné. Il n’avait cessé, au cours des mois et des semaines pendant lesquelles ils s’étaient fréquentés, il n’avait pas arrêté de la faire souffrir, de lui en faire voir de toutes les couleurs, de lui promettre des choses qu’il n’arrivait pas à faire. Il l’avait maltraité dans tous les sens du terme et voilà qu’ils se retrouvaient, sans que ce ne soit réellement prémédité. Il avait redouté cette confrontation, il avait cru s’y être préparé mais tout avait volé en éclat, toute sa belle armure, son masque de froideur, d’insensibilité, elle avait tout balayé d’un revers de main sans le moindre état d’âme et elle broyait son cœur entre ses mains, l’obligeant à se révéler à nouveau, à faire face à ses crimes, à tout ce qu’il avait fait durant ces derniers mois. Et il détestait ce sentiment autant qu’il détestait ce qu’il voyait dans ses yeux. Il voulait qu’elle le frappe, qu’elle le punisse comme il le méritait parce qu’il avait l’impression de ne comprendre que ça. Ce n’était pas la première fois qu’il lui faisait une telle proposition mais il savait au moins que cela aurait pour effet de le réveiller définitivement. Mais il le voyait dans ses yeux, dans ses larmes, dans son regard, elle ne le frapperait pas. Elle ferait bien pire. Il le sentait, elle finirait par le détruire mais elle n’en n’avait pas encore conscience. Ce qu’elle faisait était dangereux pour lui, parce qu’il avait dépassé toutes les limites, il avait franchi toutes les barrières interdites, il avait fait trop de mal, il ne pouvait plus être celui qu’il était, il n’y survivrait pas. Mais elle était bien trop Eden pour faire quelque chose qui lui ferait du mal et il le savait avant même qu’elle ne s’approche. Il ne bougea pas, pas plus quand elle vint encercler ses bras autour de son cou que lorsqu’elle nicha son visage sur son épaule. Il ressentait son souffle contre sa peau, il respirait son parfum et pourtant, il n’arrivait pas à bouger et il déglutit même, parce qu’il se sentit fléchir, il se sentait faiblir, autant physiquement que mentalement. La dernière barrière qu’il avait mis en place était sur le point de céder, elle craquait doucement dans son esprit, latte après latte. « Me venger de quoi ? De ta douleur, de la folie qui t’a rongé après la mort de la chose la plus précieuse dans ta vie ? Que suis-je censée faire Daley ? Tu ne peux pas m’obliger à te haïr, tu ne peux pas effacer mes souvenirs de toi. Pour rien au monde, je ne voudrais qu’ils quittent ma mémoire. » Il sentait ses lèvres contre la peau fine de son cou et il ferma les yeux, s’abandonnant à cette étreinte sans pour autant la lui rendre. Il était trop concentré, trop désireux de maintenir la barrière fermée. Pourtant, ce qu’elle lui disait aurait pu le mettre en colère, parce qu’elle refusait encore de faire ce qu’il attendait d’elle. « Tu ne m’as pas perdu … Tu as brisé mon cœur en mille morceaux, oui. Je t’en veux pour m’avoir laisser là sans rien dire, pour avoir détruit ce que tu voulais à tout prix éviter, pour avoir pris toutes ces vies sans raison. Je ne parle pas de ceux qui étaient présent lors de cette nuit là, mais tout ceux qui ont suivi. Mais je sais qu’un jour, je te pardonnerais. » Il sentit son étreinte se desserrer et il rouvrit les yeux pour sentir sa main essuyer des larmes qu’il n’avait pas senti couler. Il baissa le regard pour croiser le sien, sa main rejoignant la sienne contre son cœur. Il serra les doigts d’Eden sans aucune pression douloureuse, simplement parce qu’il allait lui falloir trouver une encre où s’accrocher et son cœur l’avait déjà trouvé. Elle pourrait lui pardonner, elle était folle, il n’y avait aucune autre explication. « Tu te rappelles quand tu me répétais qu’un jour nous souffririons de notre relation, qu’elle nous mènerait à notre perte ? Il y a plus de marché arrière possible, je sais que je serais incapable de te faire du mal sur le champ de bataille. Mais je ne sais pas ce dont je suis capable pour ne pas te voir mourir.» S’il s’en rappelait ? Il se l’était répété sans cesse chaque heure de chaque journée qui l’avait séparé de la jeune femme. Cette phrase avait été son bastion pour tenir le coup et ne pas faire machine arrière. Pourtant, ses mots n’étaient pas ceux qu’il aurait souhaité entendre et devant la vulnérabilité D’Eden, devant sa bienveillance à son égard, sa compréhension, il était tant tenté de céder. Et la barrière dans son esprit se rompit quand elle le lâcha complètement et recula. Il la sentit céder mais elle ne s’arracha pas sans faire de dégâts car il sentit qu’elle dissociait clairement son esprit en deux, comme si elle laissait la place au Daley qui avait disparu, comme si elle lui rendait les rennes, sa liberté. Le Daley aimant de son adolescence, celui qui avait aimé Liadan plus que sa propre vie, celui qui avait aimé Eden, qui avait voulu tuer son père pour mener une vie loin des mangemorts, une vie normale. Ce Daley-là reprenait doucement le contrôle de son corps, non sans difficulté. Et pourtant, dans un coin de son esprit, il entendait le mangemort lui hurler dans les oreilles pour le laisser reprendre le contrôle. Perdu, il eut alors l’impression de devenir soudainement fou, comme si son esprit avait fini par se dédoubler réellement. Il déglutit avant de secouer la tête, il ne voulait pas effrayer Eden, il ne voulait certainement pas paraître plus fou qu’il n’avait déjà l’impression de l’être. Il finit par reprendre ses esprits, comme s’il avait dormi durant toute la conversation qu’il avait eu avec Eden et il eut envie de faire quelque chose de fou, quelque chose qu’elle n’apprécierait peut-être pas mais qui lui avait tant manqué, qui lui brûlait les tripes. Il fit un pas en avant, l’unique pas qui les séparait et il s’empara de ses lèvres dans un geste presque désespéré. L’une de ses mains vint lui effleurer les cheveux, comme s’il n’avait pas réellement le droit de la toucher, comme s’il prenait conscience que ce qu’il faisait n’était pas bien. Il finit donc par se détacher d’elle, non sans plonger les yeux dans les siens. « Promets-moi, promets-moi Eden que jamais tu ne feras cette bêtise, que tu ne te mettras jamais en danger pour moi parce qu’à aucun moment, je mérite ce genre de geste. Promets-moi ! » Il avait besoin qu’elle le fasse, il ne supporterait pas de la voir mourir sous ses yeux sans réagir. « Je ne t’ai jamais mérité et aujourd’hui je mérite encore moins ton pardon. Tu n’imagines pas comme les choses vont devenir difficile, peut-être que je ferais mieux de repartir. » Il n’en avait pas envie mais il était hors de question d’affronter Eden sur un champ de bataille un jour. Peut-être que s’il la laissait définitivement tranquille, peut-être qu’ils pourraient trouver la paix tous les deux. Il fit alors quelque chose qu’il n’avait pas fait depuis des mois entiers, depuis la mort de sa fille, il sourit. Un sourire bref mais sincère. « Je n’aurais jamais imaginé que les mois passés à Poudlard pourraient un jour paraître simples à côté de ce qui a suivi. » Et il était sincère, il regrettait l’époque au château avec une certaine nostalgie même si les choses là-bas avaient été incroyablement compliquées. Il finit par reprendre son sérieux et par s’éloigner d’elle, cherchant son masque d’indifférence sans parvenir à le remettre correctement. Un regard à la tombe de sa fille suffit à le fissurer. Il déglutit, le regard dans le vague. « Je ne peux pas revenir en arrière, pour ce que j’ai fait. Je ne suis plus vraiment celui que tu as connu et toi aussi, tu as changé. » Et ce n’était rien de le dire, il lui adressa de nouveau un regard. « Pour la première fois depuis bien longtemps, je suis incapable de prendre la moindre décision te concernant, que pouvons-nous faire ? Que nous reste-t-il à faire ? Se séparer et attendre de voir si nous nous croisons à nouveau sur une attaque ? » Il n’en avait pas envie, cela lui crevait le cœur d’y penser et pourtant, il s’en remettait cette fois complètement à Eden. Que voulait-elle faire ? Comment envisageait-elle les choses à présent ? Qu’allait-il se passer pour eux ? Si elle venait à lui demander de disparaître à nouveau, il le ferait sans hésiter, pour ne pas la faire souffrir davantage. Il ferait en réalité tout ce qu’elle serait prête à lui demander. Il voulait qu’elle le sache.   
 




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Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


Crystal Reed © Killer from a gang
Je me demandais parfois si je n’étais pas un peu masochiste. La vie me mettait à terre, mais je me relevais, continuant à avancer sans broncher. Comme si je pouvais rivaliser avec les erreurs ou les choix que je pouvais faire pour changer de destin. C’était quelque chose que j’avais appris à faire avec le temps : jouer avec les cartes que la vie ne nous a pas donné. En effet, rien n’aurait prédit que j’aurais encore la possibilité de déambuler dans les rues de la communauté sorcière – librement et avec ma baguette qui plus est. Encore une fois, qui aurait pu penser que je serais tombé dans les bras d’un mangemort ? Là encore, il y avait de quoi tomber des nues. Notre couple était d’un paradoxe étourdissant. Malgré toutes les choses qui étaient censé nous séparer, malgré toutes les disputes et les cœurs broyés, nous nous tenions toujours l’un devant l’autre, quand bien même le terme « couple » était plus que remis en cause. Ma naïveté d’antan avait quelque peu déserté ma personne, mais l’essence même de ma personnalité restait la même. Surtout lorsque cela concernait l’homme qui se tenait en face de moi. Beaucoup aurait déjà baissé les bras, comprenant que l’amour n’était pas suffisant pour sauver quelqu’un, que malgré toutes les épreuves vécus, il avait tourné les talons. Pourtant, tirer un trait sur Daley était une pensée bien plus qu’insupportable. Comme si je compromettais toutes les promesses que je lui avais faite, que j’avais faite à sa fille. Même lorsqu’il me proposa de m’en prendre physiquement à lui pour me venger, je trouvais l’idée totalement saugrenue. Encore une fois, n’importe qui aurait saisi l’occasion. Mais connaissant son passé, connaissant les rouages de son esprit – ou du moins ce que je supposais encore connaître – je ne pouvais pas me permettre de faire cela, encore moins avec Liadan à nos pieds. Alors, je m’étais permise de faire ce que je savais faire de mieux à ses côtés. La tendresse, la chaleur humaine. Bien que certain pense qu’il ne s’agit que de gestes pour les imbéciles et les faibles, je savais pertinemment que c’était une arme dangereuse contre Daley. Si cette méthode n’était plus d’actualité, il m’aurait sans doute repousser sans ménagement, et pourtant, bien qu’il ne me rendit pas mon étreinte, que je le sentais tendu au possible, je savais au fond de mon être qu’il y avait peut être encore de l’espoir. Et lorsque je me défis de son corps, effaçant les larmes sur ses joues au passage, je me rappelais qu’à une certaine époque, jamais il ne m’aurait laissé le voir dans un état pareil. Mais cette époque était bien lointaine à présent. Je n’avais reculé que d’un pas, lui laissant le choix de ses actions. Ce qu’il fit me surpris. Scellant à nouveau ses lèvres aux miennes, ses doigts sur mes mèches brunes, je ressentis les effets du baiser jusqu’au plus profond de mon être. Encore une fois trop court, sa bouche se détacha de la mienne. « Promets-moi, promets-moi Eden que jamais tu ne feras cette bêtise, que tu ne te mettras jamais en danger pour moi parce qu’à aucun moment, je mérite ce genre de geste. Promets-moi ! », me dit-il, dans un ton pressant. Je souvenais encore de la fois où je lui avais fait promettre de ne pas se compromettre pour moi, si l’occasion se présentait. Tout comme lui me l’avait dit, je ne pouvais pas lui promettre une telle chose, mais je savais pertinemment que ce n’était pas la réponse qu’il attendait. Je fronçais alors les sourcils, tentant de trouver une réponse correcte à lui fournir. « Je ne peux pas te faire une promesse si je ne sais pas si je suis capable de la tenir. », chuchotais-je, mon souffle se mêlant au sien. Je savais que cela le mettrait en colère, mais à quoi bon tenter de lui mentir alors qu’il décéléra le mensonge, à peine les mots franchis de mes lèvres ? « Je ne t’ai jamais mérité et aujourd’hui je mérite encore moins ton pardon. Tu n’imagines pas comme les choses vont devenir difficile, peut-être que je ferais mieux de repartir. », déclara t-il, et je me saisis du revers de sa cape. « Non. », dis-je dans un murmure à peine audible. Je ne pouvais pas me résoudre à le voir me tourner le dos encore une fois, même si l’éventualité était plus que probable. L’avoir devant moi, me donnait la stupide illusion que je pouvais encore le retenir. « Ne pars pas, s’il te plait. », continuais-je sur le même ton, je me sentais pitoyable ainsi. Cependant, ce matin, je n’avais pas la force de supporter de rentrer dans mon appartement londonien en ayant de nouveau subit une perte. Alors que mes yeux croisaient de nouveau les siens, un sourire apparu sur ses lèvres. Si bref, que je cru d’abord l’avoir rêvé, mais les paroles qui suivirent me confirmèrent ce que j’avais vu. « Je n’aurais jamais imaginé que les mois passés à Poudlard pourraient un jour paraître simples à côté de ce qui a suivi. ». Je lui rendais un sourire équivalent au sien, hésitant et bref. « Moi non plus. Je troquerais n’importe quoi pour revivre ne serais-ce qu’une heure de cette époque pas si lointaine. », soupirais-je en baissant les yeux sur mes mains toujours accrochée à sa cape. Mais encore une fois, les gestes étaient éphémères. Alors qu’il reculait, mes mains retombèrent lentement le long de mes flancs. Je m’attendais presque à ce qu’il disparaisse sans préambule, mais il n’en fit rien. « Je ne peux pas revenir en arrière, pour ce que j’ai fait. Je ne suis plus vraiment celui que tu as connu et toi aussi, tu as changé », dit-il, et je hochais la tête. Que pouvais-je dire de plus ? Il avait raison. J’avais grandi, il s’était écarté du chemin qu’il s’était tracé. « Pour la première fois depuis bien longtemps, je suis incapable de prendre la moindre décision te concernant, que pouvons-nous faire ? Que nous reste-t-il à faire ? Se séparer et attendre de voir si nous nous croisons à nouveau sur une attaque ? » , me demanda t-il, et j’en restais bouche bée pendant un instant. Il me laissait les commandes ? Il me demandait réellement ce que nous pouvions faire ? Je déglutis difficilement, cherchant dans son regard, quelque chose qui me dirait qu’il avait un semblant de réponse. Mais rien ne s’y reflétait, mis à part, une interrogation sincère. Il était temps que je lui prouve, que oui, j’avais changé mais que j’avais mûri.. « Serait-tu capable d’attendre que l’on se recroise ? Allant en mission, la boule au ventre car chacun opposant pourrait être l’un d’entre nous ? », demandais-je, d’une voix claire. C’était la solution la plus plausible, mais comment réagir en voyant l’autre dans le camp opposé ? Je passais les mains dans mes cheveux pour tenter de réfléchir, mais l’impasse ne cessait de s’imposer à mon regard. Je déposais mes prunelles sur la stèle de Liadan en espérant que depuis l’au-delà, cette dernière serait capable de me venir en aide. « Nous pourrions nous retrouver à l’abri des regards … Comme à Poudlard. », continuais-je, d’une voix plus basse. Je n’étais pas sûre de moi. « C’est ce que l’on a toujours fait, on a toujours réussi à tirer nos épingles du jeu. ». La seule différence était que cette fois, nous faisions réellement partie de deux camps opposés. Mais les solutions se faisaient rares et il était hors de question que je lui propose de rejoindre les rangs de l’Ordre. « Je sais que l’enjeu n’est pas le même, que c’est beaucoup plus dangereux, que nos chemins devraient se séparer ici, mais, je n’en ai pas la force. Pas aujourd’hui. », chuchotais-je, avant de chasser mes larmes aussi vite qu’elles étaient apparues, je ne pouvais pas me montrer faible, il m’avait demander de l’aider à prendre une décision ! « Mais si c’est ce que tu souhaites, je ne t’en empêcherais pas, je comprendrais. », finis-je, en prenant sa main pour déposer un baiser au creux de sa paume avant de le relâcher et de lui tourner le dos. Si il décidait de partir, je n’étais pas capable de le regarder faire.




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J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis brisé et je le vis plutôt mal.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
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« Je ne peux pas te faire une promesse si je ne sais pas si je suis capable de la tenir. » Il ferma les yeux, parce que ce n’était pas la réponse qu’il attendait mais il n’avait plus réellement la force de se mettre en colère pour l’instant. Parce qu’il savait ce qu’elle ressentait, il ne pourrait pas lui faire non plus ce genre de promesse, il savait qu’il trahirait les siens à l’instant précis où elle se trouverait en danger, il savait qu’il était capable de la pire bêtise en sa présence, elle lui avait grillé le cerveau, elle l’avait à sa merci et bien loin de l’effrayer comme à son habitude, il était presque heureux de retrouver cette complicité qui lui avait tant manqué, celle qu’ils avaient partagé pendant ces longs mois à Poudlard et même après. Cette alchimie qu’ils partageaient et dont il les avait privés en quelques secondes sur un simple coup de tête. Elle aurait pu l’envoyer se faire voir ailleurs, elle aurait pu le frapper, l’incendier, l’injurier pour le mal qu’il lui avait fait mais elle n’en faisait rien et s’attaquait plutôt à sa noirceur, cherchant le meilleur en lui pour le faire remonter à la surface et si c’était dangereux pour lui, il ne s’était pas senti aussi complet depuis bien des mois et des mois. Là, le souffle de la jeune femme se mêlant au sien et elle jurant qu’elle ne pourrait tenir une promesse qui l’engagerait définitivement auprès de lui. Il ne pouvait se résoudre à abandonner l’idée de lui faire promettre de ne jamais tenter de le sauver mais pour l’heure, il se résigna à ne pas insister. Elle comme lui savaient parfaitement qu’il reviendrait à la charge, qu’il en rajouterait une couche, qu’il tenterait par tous les moyens d’obtenir cette promesse qui lui tenait à cœur. Parce qu’il ne mentait pas, il ne pourrait supporter de voir Eden faire ce que sa fille avait fait, il ne pouvait s’y résoudre, ce n’était pas une option envisageable. Il s’agirait en réalité du pire scénario pour lui et il espérait sincèrement qu’elle finirait par le comprendre et par accepter de fuir en cas de problème, le jour où la confrontation serait alors inévitable. Peut-être serait-il plus judicieux qu’il s’en aille à nouveau, qu’il la laisse en lui disant adieux cette fois. Une option qui lui semblait non pas séduisante mais logique, il le devait. S’il avait une once de raison en lui, c’était ce qu’il aurait dû faire depuis de longues minutes déjà et pourtant, il était toujours là. Pourtant, il l’envisageait, il l’envisageait sérieusement et il le suggéra même, si c’était ce qu’elle voulait aussi, il s’en irait sans se retourner. Il sentit pourtant ses mains s’agripper à sa cape et il baissa les yeux, surpris. « Non. » Son cœur se serra, il lui avait fait du mal et il recommençait, il avait l’impression de ne savoir faire que ça depuis qu’ils se connaissaient tous les deux. « Ne pars pas, s’il te plait. » Il ouvrit la bouche comme pour répondre mais quoi qu’il ait voulu dire, les mots restèrent bloqués au fond de sa gorge. Il ne savait pas s’il aurait alors voulu s’excuser, lui demander pardon, lui promettre de ne jamais partir. Quoique ce soit, rien n’était véritablement à la hauteur pour son esprit et il préféra ne rien dire, observant ses yeux tristes un instant avant de reculer finalement. Il ne partait pas mais il avait du mal à réfléchir avec elle si proche de lui. Il n’arrivait pas à prendre de décision et il vit sa surprise lorsqu’il lui laissa le choix. Il savait que ce n’était pas juste mais il ne se sentait pas en droit de lui imposer la moindre décision. Il n’avait pas le droit de dire ce qu’il désirait lui sans penser à ce qu’elle voulait elle, il voulait d’abord connaître ses intentions, ses envies. Si elle lui pardonnait, si elle souhaitait continuer avec lui, s’ils avaient encore une chance tous les deux. Il n’y avait qu’elle pour le lui dire. « Serait-tu capable d’attendre que l’on se recroise ? Allant en mission, la boule au ventre car chacun opposant pourrait être l’un d’entre nous ? » Il la regarda et la réponse ne se discutait même pas. Elle sortit de sa bouche de la manière la plus naturelle qui soit. « Non » Oh non, il ne pourrait pas attendre, la peur au ventre, c’était pour ça qu’il avait proposé de partir, pour ne pas se retrouver confronter à ce choix, à cette situation. « Nous pourrions nous retrouver à l’abri des regards … Comme à Poudlard. » Il en resta sans voix, il déglutit avant de cligner longuement des yeux, comme s’il rêvait. Elle acceptait vraiment qu’ils se revoient, qu’ils entretiennent à nouveau une relation cachée. C’était insensé et pourtant, il n’avait pas l’impression d’être dans un rêve. Tout lui semblait si réel. « C’est ce que l’on a toujours fait, on a toujours réussi à tirer nos épingles du jeu. » C’était vrai mais là, la vie était bien trop réelle, trop dangereuse, dix fois plus dangereuse qu’à Poudlard. « Je sais que l’enjeu n’est pas le même, que c’est beaucoup plus dangereux, que nos chemins devraient se séparer ici, mais, je n’en ai pas la force. Pas aujourd’hui. » Ils étaient au moins d’accord sur beaucoup de choses apparemment. Pourquoi ne parvenaient-ils pas à se défaire l’un de l’autre ? Il aurait souhaité effacer les larmes qui coulaient le long de ses joues lui-même mais il n’était pas capable du moindre mouvement. « Mais si c’est ce que tu souhaites, je ne t’en empêcherais pas, je comprendrais. » Il ferma les yeux une seconde sous son baiser avant de les rouvrir quand elle s’écarta et se retourna, dos à lui. Elle ne voulait pas le voir partir. Elle l’avait aidé, au-delà de ce qu’elle pouvait imaginer. Il fit un pas vers elle avant de se stopper. « Si je le demandais, dans trois jours, un nouveau bataillon repart à l’est pour recruter plus de loups-garou, une mission longue, je pourrais disparaître à nouveau, te laisser tranquille, te laisser vivre la vie que tu mérites. » Au vu de ce qu’elle venait de lui dire, ce n’était pas ce qu’elle souhaitait et que Merlin lui pardonne, il n’en avait pas envie non plus. Il finit par s’approcher d’elle et par se pencher légèrement, il laissa une de ses mains se poser sur la hanche de la jeune femme quand l’autre remonta le long de son épaule pour finalement dégager ses cheveux et lui laisser libre accès à son cou. Lentement, comme s’ils avaient une éternité devant eux, il pencha la tête vers sa gorge, ses lèvres effleurant sa peau doucement, l’embrassant par endroit, comme pour à nouveau effacer les marques qu’il y avait fait. « C’est pour ça que je suis parti sans me retourner, je ne pouvais pas t’affronter parce que je n’ai pas la moindre volonté face à toi, tu détruis toutes mes barrières, tu t’immisce en moi de manière diabolique, tu es un danger pour moi autant que je le suis pour toi et pourtant, regarde nous, on est toujours là, on se cherche, on se détruit, on est liés d’une manière que je n’arrive pas à expliquer. » Il murmurait, parce qu’il était tout proche de son oreille à présent, il lui mordilla le lobe tandis que sa main caressait ses cheveux délicatement. « Ça va être dangereux, on va risquer notre vie, ça va être dur à chaque instant mais tu vaux la peine d’endurer toutes les souffrances. Il finit par se redresser légèrement pour lui prendre la main et faire en sorte qu’elle se retourne. Cette fois, il l’embrassa avec toute la douceur dont il était capable, pas avec empressement, pas de manière désespéré mais avec toute la sincérité qui était en lui à cet instant.  Il finit par s’écarter, par poser son front sur le sien et par fermer les yeux pour profiter encore un peu de tout ça. « Je reste. Si je ne peux pas te promettre quoi que ce soit concernant notre avenir, je peux au moins te promettre que je ne partirais plus, je n’en suis plus capable. J’ai rejeté l’idée même que ma fille puisse être morte mais j’ai compris que j’avais refoulé ma peine bien trop loin, il est temps que je l’accepte. » Une larme ne put échapper à sa vigilance une nouvelle fois et il déglutit. « Il faut que je l’affronte, j’ai besoin d’un moment seul avec elle. » Il ne voulait pas la laisser partir, pas alors qu’il venait de la retrouver mais il était temps qu’il affronte son chagrin dans son état le plus brut et il avait besoin de le faire seul. Il ne savait pas ce que l’avenir leur réservait mais il avait à nouveau confiance.    
 




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Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation compliquée et je le vis moyennement, cela dépends des jours.



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. + Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.


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En le voyant fermer les yeux, je déglutis. Je savais que je ne lui avais pas fournir une réponse satisfaisante. Mais face à son calme, mon esprit se demanda si il ne s’attendait pas à une réponse pareille de ma part. Après tout, malgré les mois qui nous ont séparés, nous nous connaissions toujours sur le bout des doigts. Nous avions partagé beaucoup trop de choses pour que je les oublie, une fois arrivée sur le champ de bataille. Certes, il avait commis des atrocités, et bien entendu, je ne pouvais pas passer l’éponge dessus. Mais cela devait-il effacer la valeur de sa vie à mes yeux ? Je ne pouvais pas me résoudre à oublier l’homme qui était enseveli sous la douleur, la cruauté et la peine. Je ne pouvais pas me résoudre à lui tourner le dos, cela se résumerait à renier toutes mes valeurs, toutes mes convictions. Bien entendu, j’aurais dû lui faire vivre un enfer, j’aurais dû continuer sur ma lancée et lui faire regretter de s’être détourné de moi, il y a quelques mois, mais il me semblait que je n’étais qu’une tête creuse en sa présence, comme si il pouvait effacer, en un claquement de doigts, la douleur de son absence et la rancœur. Mais je savais que tout cela n’était pas loin. Quand bien même, je ne souhaitais qu’une chose : qu’il reste à mes côtés. Nous aurions bien le temps de surmonter les nids de poules sur la route. Il ne m’obligea pas à lui donner une réponse positive quant à ses exigences, mais je savais que ce n’était qu’une question de timing. Il attendrait patiemment, le bon moment pour que je lui jure que je ne tenterais rien de stupide – ou qui pourrait entraîner ma mort – le concernant. La conversation divergea sur un sujet bien plus fâcheux : son potentiel départ. Peu importait les raisons, je ne pouvais pas le laisser partir, c’était quelque chose d’impossible à envisager pour moi en cet instant. Alors, je répétais mes gestes. Je m’accrochais à sa cape, comme je l’avais plusieurs fois à Poudlard. Pour l’empêcher de reculer, pour qu’il franchisse le cap avec moi. Je le suppliais presque dans mes gestes, mais aussi dans le ton de ma voix. Pourtant, tout cela ne l’empêcha pas de reculer. Mes mains retombèrent mollement sur mes flancs, alors qu’une pierre me retombait dans l’estomac. Cependant, je ne laissais pas les circonstances m’accabler, je continuais de répondre à ses questions. Il me demandait ce que nous pouvions faire, il me demandait mon avis. Et je me devais de lui prouver que j’étais capable de supporter tout ce que la vie pouvait me jeter à la figure. « Non. » , me répondit-il sans aucune once d’hésitation alors que je lui demandais si il se sentait capable d’attendre de nous revoir au hasard, au détour d’une mission ou d’une bataille. Sa réponse me rassura un tant soit peu, au moins, nous étions du même avis. Certes, c’était peut être la solution la plus plausible, mais c’était aussi la plus dure à supporter. Je continuais alors sur ma lancée, en lui proposant ce que j’avais en tête, ce que mon cœur était entrain de me dicter malgré tout les signaux rouges que mon cerveau me lançait. La distance qui nous séparer me semblait faire des kilomètres, pesant lourdement sur mes épaules. Je devais me rappeler que je devais lui laisser le choix, si il avait trop changer, si il ne pouvait pas se résoudre à prendre tout ces risques pour moi, je devais me résoudre à le laisser partir. Après avoir fini de parler, un baiser au creux de sa paume et je me détournais. Mon cœur battait déjà la chamade, attendant sa décision avec plus d’appréhension qu’il n’aurait du. « Si je le demandais, dans trois jours, un nouveau bataillon repart à l’est pour recruter plus de loups-garou, une mission longue, je pourrais disparaître à nouveau, te laisser tranquille, te laisser vivre la vie que tu mérites. » , commença t-il, et je déglutis en fermant les yeux. « Je ne te demande rien de cela » semblait hurler mon cœur, mais je me taisais, j’avais dit que je le laissais libre de partir si c’était ce qu’il souhaitait. Mon palpitant rata un battement alors que sa main rencontra ma hanche. Surprise, mon souffle se bloqua, un instant, dans ma gorge. En fermant les yeux, je savourais ses baisers dans mon cou, ses lèvres contre ma peau … Tout cela ressemblait à un lointain souvenir, un souvenir que j’aurais défini comme heureux à l’époque, mais cette fois-ci, j’y voyais plus des retrouvailles. « C’est pour ça que je suis parti sans me retourner, je ne pouvais pas t’affronter parce que je n’ai pas la moindre volonté face à toi, tu détruis toutes mes barrières, tu t’immisce en moi de manière diabolique, tu es un danger pour moi autant que je le suis pour toi et pourtant, regarde nous, on est toujours là, on se cherche, on se détruit, on est liés d’une manière que je n’arrive pas à expliquer. » , continua t-il, je souris alors malgré moi. Ce n’était pas la première fois qu’il me qualifiait de dangereuse. Ses dents rencontrérent mon lobe, et un nouveau frisson me secoua. « Ça va être dangereux, on va risquer notre vie, ça va être dur à chaque instant mais tu vaux la peine d’endurer toutes les souffrances » , dit-il et je soupirais. C’était quelque chose de certain, rien ne serait simple à partir de cet instant. Pire, nous risquerions notre vie à chaque instant passé ensemble. Je me retournais pour lui faire face, quelques larmes de joie perlant sur mes joues à l’entente de ses mots. « Toi aussi, tu en vaux la peine.», dis-je, simplement avant qu’il ne s’empare de mes lèvres. J’avais besoin de le dire, car je savais qu’il n’en avait pas conscience, qu’il ne comprenait pas l’amour que l’on pouvait lui porter. Je me laissais doucement bercer par notre étreinte, mes mains s’étant accrochées à ses bras. Puis nous nous séparâmes de nouveau, le front de chacun collé à celui de l’autre. Je le regardais fermer les yeux, comme si je souhaitais mémoriser ses traits avant qu’il ne disparaisse. « Je reste. Si je ne peux pas te promettre quoi que ce soit concernant notre avenir, je peux au moins te promettre que je ne partirais plus, je n’en suis plus capable. J’ai rejeté l’idée même que ma fille puisse être morte mais j’ai compris que j’avais refoulé ma peine bien trop loin, il est temps que je l’accepte. » , avoua t-il, et une larme coula sur sa joue. Je m’empressais de l’effacer du pouce. Sa peine et sa douleur était déchirante à regarder, je ne pouvais que comprendre pourquoi il les avait tant refoulés. « Il faut que je l’affronte, j’ai besoin d’un moment seul avec elle.» , dit-il et je hochais la tête. Je comprenais parfaitement ce dont il avait besoin. Je passais alors une main douce sur sa joue avant de déposer un dernier baiser sur ses lèvres. « Si tu as besoin de moi, tu sais où me trouver. », murmurais-je tranquillement avant de me détacher à contre-cœur de lui. Je me détournais pour quitter le cimetière sachant que ce n’était pas un adieu cette fois, mais plutôt, un à bientôt.




TIMELESS LOVE
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j!han
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Quelques jours à peine après leur réconciliation, Eden et Daley doivent reprendre une vie normale chacun de leur côté tout en combinant avec leur nouvelle relation des plus dangereuse. Mais voilà que le destin leur joue à nouveau un méchant tour.

Contexte provenant de la suite de notre histoire tordue




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Daley O' Donnell
J'ai 29 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis à la tête d'une solde de mangemorts pour le compte de Voldemort et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon karma, je suis dans une situation compliquée et dangereuse, au bras d'une belle brune et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



ancien professeur à l'école de Poudlard pour l'initiation aux forces du mal + mangemort qui continue de grimper les échelons auprès de Voldemort et son armée + froid, insensible, cassant, sournois intelligent + il a été élève à serdaigle durant sa scolarité et capitaine de son équipe de quidditch + il excelle dans les duels + sa fille de huit ans est morte un an plus tôt, victime d'un sort perdu lors d'une attaque de l'Ordre dans une planque mangemort + Il a passé les dix-sept derniers mois dans le nord de l'Angleterre et dans le fin fond des Balkans pour recruter des loups-garous + animagus déclaré qui se transforme en loup noir dès qu'il le souhaite, un atout pour les mangemorts + il est revenu en ville quelques semaines plus tôt pour intégrer sa propre troupe de mangemorts
joseph morgan © FASSYLOVER
« Tu n’y arrives pas ? » Daley eut envie de répondre quelque chose d’aussi sec et méchant que son humeur actuel mais il n’y arrivait pas parce qu’il était bien trop concentré. Tout ce qui était arrivé n’était en rien sa faute, il devait bien se le répéter. C’était l’idiot qui lui servait de supérieur mangemort qui avait tout fait foirer et à cause de ce crétin décérébré, ils avaient essuyé une défaite plus qu’humiliante qui ne resterait pas impunie. Dans la panique de leur attaque ratée, un soldat avait été gravement blessé et c’était ce même mangemort au dessus duquel Daley était penché, occupé à pratiquer tous les sorts qui lui passaient par la tête et qu’il connaissait pour essayer de le soigner mais ses plaies ne cessaient pas de saigner et il n’allait pas tarder à être à court de sortilèges de guérison. Il fallait des potions, peut-être même une formule qu’il ne connaissait pas. Il avait retiré sa cape de sorcier pour faire pression sur les plaies dégoulinantes de sang et il pouvait sentir le souffle de l’apprenti mangemort qu’il était censé former dans sa nuque. Une sensation qui commençait à l’agacer sincèrement. Le froid de l’hiver mordait ses bras maintenant peu couverts et s’infiltrait à travers les nombreuses déchirures de ses vêtements. Le mangemort blessé n’avait pas été le seul à en prendre, Daley s’était démené pour le récupérer, pour le protéger et le ramener à l’abri, si bien qu’il y avait laissé quelques plumes au passage. L’odeur du sang qui d’habitude le galvanisait commençait à lui donner la nausée. Il sentait le sang s’échapper de plusieurs plaies mais il n’avait rien d’aussi grave que son coéquipier. Tous les mangemorts, sans la moindre exception, avaient fui comme des lâches à l’instant précis où les choses avaient dégénéré. Ils avaient transplané sans le moindre remord pour les morts ou les blessés. Il n’y avait que Daley et son apprenti qui avaient prêté main forte à leur collègue parce que pour lui, l’union faisait toujours la force. Une devise qui n’était pas vraiment pratiquée chez les mangemorts et qu’il s’empresserait de faire appliquer lorsqu’il recevrait sa propre troupe. Ce qui ne devrait pas trop tarder d’ailleurs. Mais il était bien loin de toutes ses préoccupations. Le froid lui glaçait les doigts, ils avaient trouvé tous les trois refuges dans une vieille cabane en ruine pleine d’ouvertures, de planches cassées et le toit fuyait par endroit, laissant tomber la pluie à l’intérieur. Il était trempé, couvert de sang et il transpirait sous les efforts qu’il avait fourni. Il se savait dans un sale état à cet instant précis. La cabane était située à quelques kilomètres du village qu’ils venaient d’attaquer et il avait demandé à son jeune mangemort de lancer un sort pour éviter que qui que ce soit transplane trop près. Une chose qu’il maîtrisait, du moins il l’espérait. « Il va s’en sortir ? » Il n’avait effectivement toujours pas répondu à sa jeune recrue. « Rends toi utile plutôt que de poser des questions stupides, va à Ste Mangouste et ramène un médicomage ici, je me fiche de la manière dont tu t’y prends, par la force, la persuasion, peu importe mais fais-le ! » Il leva les yeux pour voir le jeune homme le regarder comme s’il venait de lui confier la mission du siècle. Dans l’état actuel des choses, Daley avait du mal à réfléchir et il ne se rendait pas vraiment compte qu’il demandait au garçon de se rendre là où travaillait Eden pour s’en prendre à un de ses collègues, il avait bien d’autres choses en tête. Alors l’idée même que se puisse être elle ne lui traversa même pas les idées. « Pense à prendre des potions au passage, ramène tout ce que tu peux et surtout, fais toi discret, qu’on ne te remarque pas, si tu ne reviens pas, je ne viendrais pas te chercher ! » Techniquement, les mangemorts gouvernaient Londres, bien sûr, ils étaient à la tête du ministère et n’importe qui devait les aider mais à Ste Mangouste, il y avait bien trop d’électrons libres et aucun mangemort n’y travaillait. Il s’agissait d’un endroit plutôt neutre en réalité, où les blessés étaient soignés mais où les mangemorts n’étaient pas spécialement les bienvenus puisqu’ils étaient responsables de la plupart des blessures de ceux qui se rendaient à l’hôpital. Ils étaient probablement même détestés de la plupart des médicomages et du personnel en général qui y travaillait et prendre le risque de se faire soigner là-bas n’était pas envisageable pour l’instant. De plus, l’état du blessé ne lui permettrait pas de transplaner, même si Daley se sentait lui-même bien trop faible pour l’envisager.  Il entendit le sorcier franchir la porte de la cabane et il se retrouva seul, avec pour seul compagnie les gémissements de douleur du blessé et la pluie battante contre le toit dévasté. Il finit par laisser tomber ce qu’il était entrain de faire, il n’arrivait à rien de toute manière et il s’assit à même le sol, prenant le temps de souffler une seconde. Il n’eut pas à attendre des heures, visiblement celui qu’il était en charge de former était bien plus efficace qu’il ne l’aurait imaginé. En réalité, il dut s’endormir quelques minutes puisque les bruits en dehors de la cabane le firent sursauter. Il se redressa brusquement un quart de seconde avant que deux silhouettes n’entrent dans la cabane et son sang ne fit qu’un tour. C’était une variable qu’il était loin d’avoir envisagé. Le visage d’Eden était dans la pénombre mais il aurait pu le reconnaître parmi des centaines d’autres. Il serra la mâchoire en espérant que cela soit interprété comme la manifestation d’une blessure douloureuse alors qu’il se relevait. Ce n’était pas une bonne situation, c’était même tout l’inverse. « Je t’avais dit un médicomage, pas une apprentie tout juste sortie de l’école ! » La colère de sa voix pouvait très largement être interprétée comme s’il était véritablement agacé de cette erreur agaçante mais en réalité, sa colère venait du choix de l’autre mangemort. « Elle va nous aider ! » Son apprenti avait l’air bien sûr de lui tout à coup et Daley fronça les sourcils en jetant un œil à Eden, comme s’il la sondait. Il allait falloir jouer son rôle bien comme il le fallait, sans jamais plier. Il espérait simplement qu’elle allait coopérer, il ne voulait pas être forcé de la brutaliser ou encore de tuer ses deux coéquipiers pour ne pas qu’ils parlent s’il venait à lui sauver la mise d’une façon ou d’une autre. Daley eut envie de soupirer, la situation semblait bien plus compliquée que n’importe quelle autre.   
 




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Eden Fitzgerald
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis apprentie médicomage ayant rejoint les rangs de l’Ordre, il y a peu et je m'en sors bien compte tenu des circonstances. Sinon, grâce à mon destin, je suis dans une relation secrète et je le vis bien, pour le moment. Heureusement entre ses bras..



Ancienne Poufsouffle, elle a longtemps souffert de son apparence faible et d’un manque de confiance en elle. +  Sa baguette mesure vingt-cinq centimètres. Elle est composée de bois de rose, fine et souple, on trouve en son cœur, une plume de phoenix, elle est spécialisée en sortilége. + Sa dernière année à Poudlard lui a permis de développer le côté de combattant de sa personnalité ainsi que bien d’autre chose. + C'est une née-moldue. Cependant, elle a été adoptée par une famille française de sang-pur. Elle se fait passer pour telle aux yeux de la communauté sorcière. Sa famille adoptive la protège de leur nom mais jusqu’à quand ? + Elle a rejoint les rangs de l’Ordre du Phoenix, il y a quelques mois. En voyant des blessés défiler, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. + Douce, patiente et forte, elle est beaucoup moins naïve qu’auparavant même si elle voit toujours le bon côté des gens. + Plus méfiante, agressive, elle reste cependant réfléchie quant à ses actes.  


Crystal Reed © Cupidon
Depuis mes retrouvailles avec Daley, la vie s’annonçait bien plus compliquée qu’elle ne l’était déjà. Mais la part amoureuse – et donc déraisonnable – de mon être ne cessait de me chuchoter que cela en valait la peine. Certes, je mettrais du temps à lui pardonner sa fuite, je ne cesserais de me demander à chaque entrevue si c’est la dernière fois que je croiserais son regard. Ce que je ne lui pardonnerais pas en revanche, c’était bien sa folie meurtrière à l’encontre de l’Ordre. Je ne parlais pas de ceux présent le jour du décès de Liadan, parce que même moi, je ne savais pas comment j’aurais réagi si on avait assassiné mon enfant sous mes yeux. Je parlais de tous les autres qui avaient eu le malheur de croiser son chemin. Cependant, en temps de guerre, c’était clairement le risque. Daley étant un mangemort, il devait assurer sa sécurité. Malgré tout ces points noirs, mon cœur ne pouvait pas s’arrêter de battre pour ce dernier. C’était un peu comme vouloir arrêter de respirer. Impossible. Alors, en attendant de revoir cet amour impossible, je continuais ma formation de médicomage. Les blessés étant toujours aussi nombreux, nous n’étions pas à court de travail – malheureusement. Bandages, sortilèges de guérisons, potions, c’était la pagaille à chaque patient. Je fus alors chargée de faire l’inventaire en fin de journée, il fallait que je le finisse avant de quitter les lieux. Je passais alors plusieurs heures, le nez collé à mon parchemin, à répertorié le moindre matériel présent dans la réserve de l’hôpital. Lorsque la porte claqua, laissant place au petit ami d’une de mes camarades de classe, je relevais la tête d’un coup sec, me faisant mal par la même occasion. Je fronçais les sourcils en le voyant.      « Benjamin ? Qu’est ce que tu fais là ? Tu n’as pas le droit d’être ici. », le sermonnais-je, et il eut l’air aussi surpris que moi de notre rencontre. Il me sembla réfléchir à vive allure, alors que j’appelais son prénom, une nouvelle fois. Il s’approcha de moi d’un pas rapide, j’eus envie de reculer, mais je m’accrochais à ma baguette qui se situait dans ma poche. «   Eden, j’ai besoin de ton aide. Je n’ai pas le temps de t’expliquer, mais un de mes amis a été blessé, il ne peut pas transplaner. Il faut que tu m’aides. » , chuchota t-il. Je le regardais un instant, incrédule. « Pourquoi moi ? Va chercher un médicomage. », lui répondis-je. Je me fis l’effet d’être une jeune femme sans cœur, mais que pouvais-je lui dire d’autre ? D’accord, je viens t’aider avec mes capacités limitées en médicomagie ?   « Je n’ai pas le temps, s’il te plait, il se vide de son sang. » , me pressa t-il en m’attrapant par le coude. Je le repoussais d’un geste brusque, il se contenta de me regarder d’un œil paniqué. J’attrapais ensuite mon sac à main, y fourrant ce qui pouvait être utile : bandage, potions, herbes … Mon ami refusant de me dire quoi que ce soit, je ne pouvais pas prévoir grand-chose. Je me saisis ensuite de mon manteau, que j’avais déposé là dans l’espoir de rentrer plus vite chez moi. Puis, je suivi Benjamin dans le couloir désert, puis il se saisit à nouveau de mon coude pour transplaner. L’atterrissage s’effectua non loin d’un village dont je ne connaissais pas le nom. L’endroit était désert, le vent d’hiver mordait ma peau, tout comme la pluie. Un frisson de méfiance me secoua l’échine alors que mon compagnon me pressait à lui emboîter le pas, ce que je fis. Une cabane délabrée fit son apparition, il me fallait presque courir pour suivre le jeune homme. Ce dernier m’ouvrit la porte branlante et j’entrais doucement. Le visage qui m’accueillit me glaça d’effroi. Daley. Mes yeux se posément sur ses blessures puis sur l’homme au sol, se vidant de son sang. Mon visage se décomposa et l’adrénaline commença à faire son apparition. Je venais d’entrer dans un refuge de mangemort, ils n’étaient que trois mais c’était suffisant à me montrer dans quel merdier je m’étais encore fourrée. « Je t’avais dit un médicomage, pas une apprentie tout juste sortie de l’école ! », s’écria Daley. « Elle va nous aider ! », répliqua Benjamin et j’eus envie de lui répliquer que j’étais prête à l’aider pour un ami, pas pour un mangemort. Pourtant, je me mordais la langue pour me taire et soutenir le regard de Daley. Je savais bien ce qu’il se passait dans son esprit, il fallait que j’agisse correctement sinon je nous mettais en danger tout les deux. Je déglutis. En rétorquant d’une voix que je voulais assurée.  « Apparement, il n’y avait pas assez de temps pour un médicomage. Que s’est-il passé avec votre ‘ami’ ? », demandais-je, ma voix dérapant un peu sur le mot ‘ami’. Je m’avançais  en me frayant un chemin jusqu’à l’homme au sol, frôlant le bras de Daley. Je m’agenouillais alors, posant mon sac à terre à mes côtés. Visiblement, le jeune homme n’avait pas menti, il se vidait littéralement de son sang. « Il faut que je sache pour faire les soins appropriés.  », justifiais-je, en plantant mon regard dans celui de Benjamin puis celui de Daley.. Si j’avais pu éviter de demander les détails, je m’en serais passée car je ne voulais pas avoir un aperçu de la mission que Daley venait de réaliser. Mais peu importait, il me fallait sortir de cet endroit le plus vite possible et le seul moyen était de guérir le mangemort en face de moi. Et même en faisant cela, je n’étais pas sûre de pouvoir en sortir sans y  laisser des plumes.
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death is unfear (dalen)
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