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 heaven is a place on earth with you (bill&fleur)

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GIRL P0WER
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Contexte Harry Potter. On est chez Bill et Fleur, qui sont donc mariés, plus d'un an après la naissance de Victoire, leur premier enfant. La gamine vient de s'endormir, les jeunes parents se retrouvent enfin seuls. D'anciens combattants, parmi les sorciers les plus brillants de leur époque, qui ont désormais une vie plus ou moins normale.

Contexte provenant de cette recherche
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GIRL P0WER
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Fleur Delacour
J'ai 25 ans et je vis à xx, Angleterre. Dans la vie, je suis une héroïne de guerre et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.

Fleur, c'est les épines de la rose. Fleur se bat comme une déesse, Fleur défie les préjugés, Fleur vous met par terre en un quinzième de seconde.
Fleur est avec Bill, maintenant. Fleur n'est plus une enfant, c'est une mère.
Fleur est française, et fière.
Fleur est belle, parce que Demi-Vélane.

ginta lapina© wildbeast.


La gamine est au lit, ses cheveux blonds éparpillés autour de sa bouille porcelaine. La gamine est au lit, sa respiration est douce, un sourire naïf est collé sur ses lèvres roses. La gamine est au lit, et elle dort profondément. Elle est pas bien grande, Victoire ; ça fait à peine un an qu'elle partage la vie de Bill et Fleur, ses parents, mais ils n'ont jamais été aussi heureux. Et Fleur, Fleur elle aime être une maman. Elle aime rire avec elle et lui faire des tresses et prendre des photos, et gazouiller, et faire une promenade, et pousser une poussette, et faire découvrir à sa petite les merveilles renfermées dans la société sorcière. Elle aime voir le sourire émerveillée de la gamine quand elle jette un sort, elle aime voir les étincelles dans les yeux de la blondinette quand elle lui chante une chanson. Avec Victoire, la vie est plus belle. La vie resplendit, et Fleur brille de bonheur. Elle finit par se demander comment est-ce qu'elle a pu vivre sans une petite fille. Elle se surprend à déjà vouloir un autre enfant. Il n'y a pas de doute, Fleur est et sera une bonne mère. Douce, attentionnée, souriante, enjouée.
Fleur, elle vient de quitter la chambre de Victoire, de fermer la porte à moitié, laissant un rayon de lumière passer dans la pièce obscure. Elle ouvre la porte de la salle de bain, se surprend à se regarder dans le miroir, à voir les cernes sous ses yeux, conséquences de nuits d'insomnie à cause de pleurs enfantins. Ses cheveux blonds platines sont toujours les mêmes, entourant son visage avec volupté. Elle se demande, en observant son reflet, ce que la Fleur d'il y a quinze ans dirait. Que dirait la Fleur qui a participé au Tournois des Trois Sorciers ? Que dirait la Fleur qui a du apprendre à parler anglais par elle-même ? Que dirait la Fleur qui a du subir commentaires sexistes ? Cette Fleur qui s'est défendue, qui a du prouver qui elle était. Cette Fleur qui a du, plus que tout le monde, montrer que son sang ne faisait pas d'elle une personne faible. Que l'apparence ne veut rien dire. Qu'une femme peut se faire élire représentante de son école. Que si les gens la trouvent magnifique, elle aimerait aussi pouvoir être qualifiée de dangereuse, de combattante. Que oui, oui elle pourrait avoir n'importe quel homme mais que non, non elle ne veut pas. Non elle n'est pas votre Demi-Vélane clichée, non elle n'est pas ce que vous croyez. Oui, elle s'appelle Fleur mais cela ne veut en rien dire qu'elle est fragile ou éphémère. Tant de choses que la Delacour a du surmonter, tant de choses dont personne n'a idée.
La Fleur dans le miroir, elle, lui montre qu'après des années à lutter pour s'élever dans la société sorcière, la fatigue a fini par la gagner sous la forme d'un bébé. Victoire a été la seule personne assez forte pour la fatiguer, ne la laissant dormir que quelques heures par nuit pendant des mois et des mois. Fleur rit doucement. Se passe un coup d'eau sur le visage. Non, décidément, la Fleur du passé n'aurait jamais imaginé un futur comme cela.
Parce que voilà, Fleur s'est posée. Elle s'est assez battue pour toute une vie, et si elle est prête à reprendre les armes si une nouvelle menace se pose sur la société sorcière, elle veut aussi profiter de tout ce qu'elle est arrivée à construire : à savoir, Victoire qui dort à poings fermés dans la chambre et Bill sûrement allongé sur le canapé. Elle sourit. Sort de la salle de bain, se dirige vers le salon où son mari est bel et bien allongé sur le canapé. Elle l'observe sans qu'il ne la voie, tout occupé qu'il est. Elle trace avec ses yeux les contours de son visage, l'angle de sa mâchoire, la forme de son nez, le plissement au coin de ses yeux bleus. Elle veut se plonger dans ses cheveux couleur feu, dans ses cicatrices maintenant imprégnées dans sa peau, qui ne cicatriseront véritablement jamais.
Il est beau.
Il est drôlement beau.
Elle s'assoit à ses côtés, passe sa main blanche dans ses cheveux rouges, et souffle : « Victoire dort. Pour de vrai. Croise les doigts pour que ça dure. » Elle rit doucement. Ces derniers temps, Fleur regarde de vieilles photographies, et des souvenirs par centaines reviennent, notamment sur la Bataille de Poudlard. Elle en a parlé avec sa sœur l'autre jour, c'est sûrement pour ça. Et à chaque fois que la Bataille est évoquée, la seule chose à laquelle Fleur peut penser, c'est Bill. Bill le héros, Bill le brave. Bill qu'elle a marié. Et putain, elle ne changerait rien. Elle se sent tellement chanceuse, Fleur, de pouvoir vieillir avec Bill à ses côtés.
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MONTCLAIRE
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Flash



Bill
Weasley

J'ai trente-deux ans et je vis en angleterre avec les deux filles que j'aime le plus en ce monde (don't be jealous mom, neither you ginny). Dans la vie, je suis employé à gringotts depuis ma sortie de poudlard et je m'en sors comme un véritable chef, merci. Sinon, grâce à ma chance insolente, je suis marié et heureux papa et je le vis plutôt divinement bien.




avatar © dragonfly in amber


Bill s’était allongé sur le canapé, profitant des quelques instants de silence, véritable délice dont il tâchait de s’abreuver goulument avant qu’à nouveau, les cris ne surviennent dans la petite maison. L’arrivée de Victoire avait été une véritable bénédiction, une source de bonheur sans fin dont le jeune papa ne se verrait jamais rassasié, mais cela ne l’empêchait pas de savourer chacune de ses siestes. Il aimait sa fille, plus qu’il ne se serait jamais imaginé pouvoir aimer qui que ce soit, mais elle avait définitivement la voix qui portait et les oreilles de son papa s’en voyaient malmenées. Fleur s’était proposée pour coucher la petite et Bill n’avait rien trouvé à y redire, remerciant sa femme et en profitant pour aller glaner un moment de répit. Maintenant qu’il était devenu papa, il voyait ses propres parents d’un tout nouvel œil. Il était passé de l’autre côté de la barrière à présent, comme l’avait souligné sa mère, les larmes aux yeux, la première fois qu’elle avait tenu Victoire dans ses bras quelques heures après l’accouchement. Il n’était plus seulement un fils, un frère et un époux. Depuis un an, il endossait également la casquette de papa et ce nouveau rôle l’enthousiasmait au delà des mots tout en le fatiguant aussi. Bill était épuisé. Bien sûr, il s’agissait néanmoins d’une bonne fatigue, une fatigue délicieuse. Une fatigue qu’il devait à son bébé ne pouvait décemment rien avoir de bien négatif. Il n’empêche, que c’était définitivement du boulot que d’avoir accueillit Victoire à la maison et cette nouvelle charge de travail n’était pas sans dorer le blason d’Arthur et Molly Weasley aux yeux de leur fils aîné déjà âgé de trente-deux ans. Alors que lui prenait conscience de la charge de travail que représentait un enfant, sa mère en avait carrément porté sept, dont six garçons qui ne manquaient pas de tempérament (Ginny n’étant pas le moins du monde en reste à ce niveau là non plus). Une brave femme que sa chère maman, définitivement.

Malgré sa fatigue cependant, Bill ne regrettait rien. Si la paternité l’éprouvait, elle le comblait aussi. Il s’était senti empli d’un sentiment de plénitude incroyable de chaleur et de douceur à la seconde où Fleur s’était présentée à lui, les joues roses, un grand sourire tordant ses lèvres fines et lui avait annoncé qu’elle était enceinte. Ce moment avait été tout bonnement parfait de même que tous ceux qu’il avait passé avec elle depuis que leurs regards s’étaient croisés pour la première fois des années plus tôt. Fleur avait le don de tout rendre sublime, lui compris. Sa présence en elle-même suffirait à faire du monde un endroit bien plus chatoyant encore et Bill avait conscience que, sans elle, le monde tel qu’il le connaissait se retrouverait amputé de toute sa saveur. Il en allait de même pour sa fille qui, à l’instar de sa mère, paraît de par sa simple existence celle de son rouquin de papa de couleurs incandescentes. Fatigué ou pas, Bill était sans conteste l’homme le plus chanceux de ce foutu monde et il en avait pleinement conscience. Il y avait les deux plus belles femmes du monde rien que pour lui et ne pouvait que s’en sentir profondément honoré. Qu’avait-il seulement fait pour mériter tout cela ? Il n’en savait foutrement rien et n’avait pas plus envie que cela de se pencher sur la question. Il passa son bras sous sa tête, effleurant au passage sa longue chevelure rousse légèrement grasse. Il lui aurait fallu la laver, mais la seule pensée de se lever pour aller se glisser dans la douche le faisait soupire. Ca pouvait bien attendre encore un peu.

Bill demeura allongé alors que la maison trempait enfin dans un calme bienvenue. Il se laissa même aller à fermer les yeux, pas trop longtemps néanmoins de peur de se faire happer rapidement par le sommeil. A l’instar de son bébé, il n’aurait décemment rien eut contre une petite sieste qui n’en aurait été que plus délicieuse encore bien sûr si Fleur daignait l’y rejoindre. Au lieu de se laisser aller au sommeil, il laissa les pensées affluer en lui. Il songea au jour de la naissance de la victoire. Le deux mai de l’an dernier, une date d’ores et déjà gravée dans son esprit avant qu’elle ne devienne celle de l’anniversaire de sa fille. La date de la grande victoire à laquelle la petite puce devait d’ailleurs son prénom. La date à laquelle le seigneur des ténèbres avait été vaincu mais pas seulement. C’était la date à laquelle beaucoup de sorciers étaient tombés également, dont certains qui avaient laissés un trou béant dans le cœur de l’aîné des frères Weasley. Tonks, Remus, parmi tant d’autres, mais c’était surtout à Fred qu’il pensait. Son petit frère, si infiniment farceur et regorgeant de vie. Il s’y revoyait encore, Bill. Il le revoyait encore. Fred, qui souriait, même dans la mort. Fred qui les avait quitté avant que la bataille ne prenne un tournant déterminant. Fred que Victoire ne rencontrerait jamais. Aujourd’hui, le monde était un endroit plus sûr. Victoire allait grandir dans ce monde débarrassé de magie noire et c’était grâce à toutes les personnes qui s’étaient courageusement battues durant toute la guerre survenue quelques années plus tôt. Si la petite fille vivait, c’était grâce au sacrifice de toutes ses personnes. Grâce à Fred. Alors que le visage de son défunt petit frère se superposait à celui de sa fille, Bill fut doucement ramené à la réalité par la main douce de Fleur, venue se glisser dans sa chevelure de feu. « Victoire dort. Pour de vrai. Croise les doigts pour que ça dure. » Bill rouvrit les yeux sur le visage de poupée de sa femme. Qu'elle était belle. Il se souvenait du jour où il l'avait vu pour la première fois. Il se souvenait avoir pensé ce jour-là qu'il n'aurait cru jamais voir un jour quoi que ce soit d'aussi parfait qu'elle. Sa beauté irradiait, bien sûr, mais pas seulement. Fleur brulait d'amour et de force aussi. Son apparence délicate était infiniment trompeuse et Bill était bien placé pour le savoir. Elle n'avait rien de délicat ou de précieux. Fleur était une combattante, une force de la nature. Tout bonnement parfaite, des pieds à la tête. Ca en était carrément indécent. Bill la couva de son regard bleuté, se laissant aller pour la énième fois à sa divine contemplation. « Je ne fais que ça » lui répondit-il avec un doux sourire. La main de Fleur s'égarait encore dans sa chevelure lorsque Bill rouvrit brusquement la bouche. « Je pense que je vais les couper. » Lâcha-t'il de but en blanc. C'était là des mots que sa mère rêvait d'entendre depuis plus de dix ans. Bon, il les avait déjà coupé quelques années plus tôt, sinon ils tomberaient désormais jusque sous ses fesses, mais ils demeuraient toujours un peu longs. Bill ne se souvenait même pas de la dernière fois où il les avait porté court, ça semblait remonter à une éternité. « Victoire les adore, faut croire que le roux l'attire » c'était bien la fille de sa maman, tiens. « Mais du coup elle va finir par me les arracher par poignées. » Bill se redressa doucement en position assise de sorte à se tenir face à sa femme. Il déposa un doux baiser sur ses lèvres avant de reculer légèrement son visage, avec une petite moue faussement inquiète. « Tu m'aimeras toujours sans ma longue crinière ? » Tu parles, si elle avait pu se faire à son visage lacéré, les cheveux, ça allait être de la rigolade.




She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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GIRL P0WER
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Fleur Delacour
J'ai 25 ans et je vis à xx, Angleterre. Dans la vie, je suis une héroïne de guerre et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.




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« Je ne fais que ça » Un franc sourire apparaît sur les lèvres de Fleur. Elle hoche la tête, elle aussi elle croise les doigts. Le jeune couple a besoin de sommeil, désormais. Il n'y a plus la folie et l'inquiétude des premiers mois, juste la fatigue et les cernes qui s'accumulent, jour après jour, et un amour inépuisable qu'ils éprouvent l'un pour l'autre ainsi que pour leur gamine qui les fait continuer. Fleur l'a décrété : Victoire aura un sacré caractère. Déjà parce que son prénom fait d'elle une survivante, un bijou, un miracle. Un symbole pour faire un doigt d'honneur à une guerre qui a pris beaucoup trop de vies. Ensuite parce que ses deux parents sont des héros de guerre, des combattants hors pair, membres de l'Ordre du Phénix. Finalement parce que ses cris interminables toutes les nuits ne peuvent signaler qu'une force hors du commun, un talent indéniable pour se faire entendre. Ah ça, Victoire sait se faire entendre. Surtout à deux heures du matin, quand Fleur et Bill dorment à poings fermés. Surtout à l'heure où Fleur veut plonger dans des rêves abstraits, visions dorées d'une vie qu'elle veut oublier, des rêves dont on ne parle pas. Stress post-traumatique, voilà tout. Le grand tabou de la société sorcière moderne. Elle sourit de nouveau pour cacher son trouble. Ce n'est pas le moment d'en parler. Victoire est couchée, avec un peu de chance, Fleur n'aura pas à se réveiller cette nuit. Peut-être même qu'elle aura droit à un sommeil sans rêves, sans souvenirs de guerre, sans cris et sans pleurs. Le paradis, quoi. Elle croise les doigts pour ça aussi. Et elle se trouve terriblement égoïste, elle voudrait pouvoir s'excuser de mille manières différentes mais elle ne peut pas. Pardon Bill, qu'elle veut dire. Et pardon Victoire, ça devrait être toi avant moi. Et c'est toi avant moi, pour toujours, mais Maman veut juste dormir un peu sans se réveiller en sueur, apeurée.

Fleur est sortie de ses pensées par la voix de son mari et la phrase choc qui sort de sa bouche : « Je pense que je vais les couper. » Les yeux pales de la jeune femme s'écarquillent, elle ne sait pas quoi dire. «  Ta tignasse ?! Tu vas couper ta tignasse ? C'est ta mère qui serait contente, tiens ; elle a attendu d'entendre ces mots sortir de ta bouche depuis des années je crois.  » Fleur ne sait vraiment pas quoi dire, Bill l'a prise de court. Depuis qu'elle a rencontré le jeune homme, il a toujours eu les cheveux longs. Les cheveux longs au Tournois des Trois Sorciers, les cheveux longs au stage à la banque, les cheveux longs pendant leur mariage, les cheveux longs pendant les batailles, pendant leur lune de miel, pendant la naissance de Victoire. Bill avec les cheveux courts, c'est impossible à se représenter. Et Fleur ne sait pas vraiment si elle a envie de voir ce que ça va donner. Elle aime bien le changement, Fleur, mais elle trouve que les cheveux longs, c'est terriblement sexy. Pas d'sa faute. « Victoire les adore, faut croire que le roux l'attire…. Mais du coup elle va finir par me les arracher par poignées. » Fleur rit franchement. Mais il a raison, la petite joue avec les cheveux de son père tout le temps, les enroule autour de ses petites mains, essaye de les boucler en les emmêlant. La crinière rousse de Bill est son terrain de jeu préféré et ça fait bien rire Fleur qui trouve ça adorable de les voir comme ça. Bon après, c'est vrai, elle n'a pas vraiment cherché à se glisser dans la peau de son mari, et c'est vrai que ça doit plutôt faire mal. «  Si tu te coupes les cheveux, c'est sur les miens qu'elle va venir se défouler je sens...  » contre attaque Fleur avec une moue faussement ennuyée. Victoire pourrait lui arracher les cheveux un par un et Fleur chercherait toujours à voir le côté positif des choses. Pour sa gamine, elle serait prête à beaucoup de chose…  y compris perdre l'intégralité de son cuir chevelu. Ou peut-être pas, quand même. Elle trouverait sûrement une solution avant d'en arriver à cet extrême.  «  Quoique, comme tu dis, elle a l'air de préférer le roux… Aaah, c'est ta sœur qui va apprécier ! » lance Fleur en riant. Les cheveux de Victoire sont exactement comme les siens : d'un blond platine, signe distinctif (ou non) des demi-Vélanes. Pas du tout, en fait. Mais c'est le cas de tous les Delacour, alors Fleur aime bien se le dire.

Bill se redresse, se lève du canapé, et vient se placer en face de Fleur. Il place ses lèvres sur celles de sa femme et l'embrasse tendrement. « Tu m'aimeras toujours sans ma longue crinière ? » Fleur penche la tête sur le côté, elle sait qu'il rigole mais sa question soulève quelque chose d'autre. Sa question lui fait penser à celle qu'il lui a posé après l'attaque. Elle se souviendra à jamais des yeux de Bill la première fois qu'elle l'a vu avec des cicatrices lacérées sur tout le visage. Elle se souviendra à jamais de ses deux pupilles implorantes qui criaient pitié Fleur, pitié ne me rejette pas. Fleur se souvient avoir eu envie de pleurer pendant un moment ; non pas à cause de l'apparence de l'homme qu'elle aimait, mais parce qu'il semblait penser qu'elle l'abandonnerait à cause de marques sur sa peau. « William Arthur Weasley, je t'aimerai quoi qu'il arrive, que tu te teignes les cheveux en vert ou que tu te les rases, cela ne change absolument rien. » Elle se lève à son tour. Elle est plutôt grande, la française, mais tout de même plus petite que son mari. Elle prend le visage de ce dernier entre ses mains, reste silencieuse pour un moment puis souffle, moqueuse : « Bon, pour le coup, ta mère ferait sûrement une attaque. » Fleur allume du bout de sa baguette magique la station radio du salon, une douce musique retentit dans l'appartement. Elle mute la pièce pour que Victoire ne se réveille pas. « Danse avec moi, Bill. » elle souffle.
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MONTCLAIRE
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Bill
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J'ai trente-deux ans et je vis en angleterre avec les deux filles que j'aime le plus en ce monde (don't be jealous mom, neither you ginny). Dans la vie, je suis employé à gringotts depuis ma sortie de poudlard et je m'en sors comme un véritable chef, merci. Sinon, grâce à ma chance insolente, je suis marié et heureux papa et je le vis plutôt divinement bien.




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Elle lui paru pensive, comme ailleurs. Allongé sur le canapé, il se laissa aller à sa contemplation. Il ne s’en lassait jamais. Il ne pouvait s’empêcher de songer à la chance insolente qu’il avait d’être avec elle, de l’avoir rien que pour lui, de même que leur adorable petite fille pour l’heure endormie. Quand bien même leurs vies respectives n’avaient rien eut de longs fleuves tranquilles, ils avaient survécus et étaient toujours ensemble. Ils avaient morflés, l’un comme l’autre et il leur fallait composer avec toutes les horreurs qu’ils avaient vues, mais au moins avaient-ils survécus. Au moins étaient-ils toujours ensemble, au bout du compte. Bill savait qu’il n’oublierait jamais. Il ne pourrait jamais oublier toute la violence dont il avait été témoin, tout le sang versé, tous les êtres aimés perdus, tombés sur le champ de bataille. La simple vue de visage suffisait à le ramener à ces temps difficiles. Son visage lacéré qui ne retrouverait jamais sa superbe d’avant. Il ne s’était jamais considéré comme particulièrement beau, Bill, mais il avait toujours sut se satisfaire de son apparence physique. L’attaque dont il avait fait les frais cependant l’avait laissé sérieusement amoché. Quand il avait repris conscience, allongé sur un lit d’hôpital au sein de l’infirmerie de Poudlard, il ne lui avait fallu plus de quelques secondes pour comprendre que quelque chose n’allait décemment pas. Il s’en souvenait comme si cela remontait à la veille seulement. Il revoyait avec une netteté éblouissante le visage de sa mère, ses yeux rougis d’avoir pleurer au chevet de son aîné de même que celui de Fleur, alors présente de l’autre côté du lit. Fleur et sa beauté incandescente, Fleur et sa résolution à demeurer avec lui, quoi qu’il advienne. Il avait été horrifié à la vue de son visage, Bill, mais pas tant d’une façon superficielle. Il ne s’était senti empli d’inquiétude qu’à l’idée que cela puisse être trop pour sa fiancée. Que sa blessure soit trop immonde, trop visible, pour qu’elle concède à l’épouser, elle qui aurait pu avoir n’importe quel autre homme en ce monde, il en était persuadé. Mais elle était restée. Elle n’avait jamais envisagé de partir, il l’avait lu dans son regard. Dans ses grands yeux, il avait vu tout l’amour qu’elle lui portait et toute la peine qu’elle éprouvait à l’idée qu’il puisse ne serait-ce que s’imaginer qu’elle soit un jour capable de cesser de l’aimer.

Aujourd’hui, lorsqu’il se regardait dans une surface miroitante, Bill ne pouvait que repenser à tout cela. Son visage demeurerait toujours ainsi : amèrement marqué par la vie. Depuis toutes ces années, il avait commencé à s’y accoutumer, arborant ses cicatrices sans s’en sentir embarrassé. Parfois cependant, la douleur liée à ces dernières ressurgissait. Il se souvenait notamment de son hésitation lors de la naissance de Victoire. Lorsqu’on la lui avait mis dans les bras, son adorable fille si petite et splendide, il avait été saisit d’une douce panique. Et s’il l’effrayait ? Ses cicatrices étaient vraiment laides… Et s’il ne savait pas s’y prendre ? Et s’il ne pouvait pas la protéger elle ? Quelques semaines plus tard, il avait eut une conversation avec son père, ce cher Arthur qui s’était empressé de le rassurer, lui confiant qu’il s’agissait là de doutes très répandus qui n’étaient pas sans effleurer tous les pères de ce monde. Au final, c’était tous ses doutes, toutes ses attentions, qui feraient de lui un papa digne de ce nom. Les mois s’étaient succédés depuis la naissance de Victoire et Bill apprenait toujours, mais tout cela devenait de plus en plus naturel, ces craintes se dissipant tout doucement. Fleur sembla s’arracher à sa torpeur lorsqu’il annonça de but en blanc qu’il songeait à se couper les cheveux, sa chevelure rousse chérie qu’il tenait tant à porter longue. « Ta tignasse ?! Tu vas couper ta tignasse ? C'est ta mère qui serait contente, tiens ; elle a attendu d'entendre ces mots sortir de ta bouche depuis des années je crois. » Bill acquiesça d'un petit mouvement de tête. « C'est l'euphémisme du siècle, elle en exécuterait peut-être même une danse de la joie » après tout, elle lui prenait la tête avec cela depuis près de vingt ans. A vrai dire, ce n'était pas bien compliqué : Bill avait commencé à se laisser pousser les cheveux dès lors qu'il avait atteins l'âge de s'opposer fermement à ses parents. C'était à l'époque de son entrée dans l'adolescence. Depuis, il n'avait plus jamais laissé la baguette de sa mère s'approcher de sa tête. En dépit des protestations répétées de Molly, il avait tenu bon, s'obstinant à porter ses cheveux longs selon ses propres préférences. Ce n'était pas une décision que Bill songeait à prendre de gaieté de coeur. Il n'avait pas changé d'avis en ce qui concernait cette question, il préférait toujours les cheveux longs aux cheveux courts, mais la naissance de sa petite Victoire changeait légèrement la donne. En effet, comme indéniablement attirée par la chevelure rousse de son papa dont elle n'avait guère hérité, la petite fille adorait y passer ses doigts potelés, s'amusant à triturer les longues mèches enflammées, inconsciente de la douleur de son père qui supportait jusqu'alors la chose sans trop broncher. « Si tu te coupes les cheveux, c'est sur les miens qu'elle va venir se défouler je sens... » Bill plissa légèrement le nez. La belle garce, elle essayait de le faire culpabiliser. « Quoique, comme tu dis, elle a l'air de préférer le roux… Aaah, c'est ta sœur qui va apprécier ! » Il se joignit au rire de sa femme. En effet, si Bill venait à couper sa belle chevelure, resterait encore celle de sa petite soeur pour divertir la petite Victoire. Et voilà, problème réglé !

Bill se leva ensuite et interrogea Fleur, une note d'amusement dans la voix alors qu'une petite moue déformait sur ses traits. Il la taquinait en l'interrogeant ainsi, mais il vit bien à l'expression de Fleur qu'elle s'était mise à songer à ses cicatrices et aux doutes qui avaient terrassés Bill après qu'elles soient venues ravager son joli visage. Fleur détestait ça et il le savait. Elle détestait qu'il ait seulement pu s'imaginer un jour qu'elle puisse l'aimer à cause d'une telle broutille. De tels doutes ne faisaient que minimiser l'affection qu'elle avait pour lui et il savait désormais qu'elle s'en sentait insultée. « William Arthur Weasley, je t'aimerai quoi qu'il arrive, que tu te teignes les cheveux en vert ou que tu te les rases, cela ne change absolument rien. » Un beau sourire vint s'épanouir sur le visage de Bill à l'entente de ces jolies paroles tandis que Fleur se levait à son tour pour se mettre à sa hauteur. De ces deux mains, elle vint encadrer son visage et Bill plongea son regard dans le sien, laissant son univers tout entier se résumer l'espace d'un instant au visage de sa femme. « Bon, pour le coup, ta mère ferait sûrement une attaque. » A nouveau, il ne put s'empêcher de rire. Il n'oserait pas faire cela à sa mère, pas après toutes ces années à lui tenir tête avec ses cheveux. « On va essayer d'éviter » dit-il alors que Fleur allumait la musique. Bill arqua un sourcil, intrigué. Une musique douce, délicate. La voix de sa femme lui parvenu dans un souffle. « Danse avec moi, Bill. » Un doux sourire aux lèvres, il ne se fit guère prier. Sans ajouter un mot, il enroula un bras musclé autour de la taille de guêpe pour l'attirer doucement contre lui. « Tu sais, » souffla-t'il, « avant toi, je n'aimais pas danser du tout. » C'était la vérité. Avant que son chemin ne croise celui de Fleur, il ne se serait jamais égaré spontanément sur une piste de danse. Ce n'était pas devenu non plus l'une de ses grandes passions, mais il n'y rechignait plus, adorant même à sentir la proximité de son corps avec celui de Fleur alors qu'ils évoluaient doucement sur la musique.




She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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Fleur Delacour
J'ai 25 ans et je vis en Angleterre. Dans la vie, je suis une héroïne de guerre et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis mariée et je le vis plutôt bien.




ginta lapina© wildbeast.

« C'est l'euphémisme du siècle, elle en exécuterait peut-être même une danse de la joie » Fleur acquiesce en riant, imaginant Molly Weasley danser dans sa cuisine, sa touffe rousse volant dans tous les sens. C'est quelque chose, Molly Weasley. C'est un phénomène. Fleur sait que sa belle-mère la détestait, au début, tout comme le reste de la famille Weasley. Elle n'a jamais été dupe, vous savez. Elle est intelligente, Fleur, elle sait que son accent français, ses remarques parfois dites déplacées, sa façon de se recoiffer, tout dérangeait. Elle sait. Mais elle a appris à aimer les Weasley, et les Weasley ont appris à l'aimer. Fleur, elle n'aurait pas pu rêver d'une meilleure belle-famille. Se faire apprécier par Molly Weasley, c'est vrai que ça n'a pas été facile. Elle a du faire ses preuves, Fleur ; et la guerre a aidé, c'est vrai. Fleur est restée avec les Weasley, elle n'a pas cherché à fuir en France, elle les a aidé à reconstruire leur famille, leur maison, leur vie. Ginny et ses blagues, et sa force, et ses idées annoncées. Ginny, c'est le genre de personne que Fleur voulait devenir quand elle était gamine. Il y a Ron, aussi. Ron qui est mariée à Hermione, personne ne l'avait vu venir quand elle les a rencontré pour la première fois au Tournois. Ça l'a fait rire, à Fleur, de voir ces deux-là finir ensemble. Puis il y a George, et le drame qu'il a du surmonter et son sourire tout de même omniprésent, et Percy et son sérieux et son avenir déjà tout tracé, et puis Charlie. Fleur aime bien Charlie, c'est peut-être son beau-frère préféré. Il est calme, il préfère les dragons aux femmes. Il dit ce qu'il pense, ne parle pas pour ne rien dire et dégage une force calme.

« On va essayer d'éviter » qu'il répond, son mari, quand elle lui dit que sa mère aurait une attaque s'il faisait quelque chose de trop extravagant à ses cheveux. Fleure hoche la tête en riant. Il lui sourit, d'un sourire si pur, si puissant, si réel, que les larmes lui montent presque aux yeux. Le sourire de Bill, il a toujours eu quelque chose en plus. C'est con, dit comme ça. Cliché, aussi. Mais c'est juste drôlement vrai. Quand Fleur voit Bill sourire, quand elle voit des fossettes se creuser sur ses joues blanches, quand elle voit ses yeux briller, elle veut lui expliquer comment elle l'aime, à quel point elle est amoureuse de lui, elle veut que leur histoire d'amour ne meure jamais. Fleur plongée dans un vase à l'eau-de-rose. Fleur changée par la présence d'un foyer, d'un mari, d'un bébé. Fleur qui est adulte, désormais, et si heureuse de la vie qu'elle a. Fleur qui tombe amoureuse jour après jour, qui revoit leur premier jour, premier baiser, première fois défiler et qui sourit de bonheur. Fleur qui a ses mains sur le visage rempli de cicatrices de l'homme de sa vie, qui les caresse avec délicatesse, qui appuie son front tiède contre celui de Bill, qui profite de ce moment d'intimité. De ce moment silencieux. De ce moment secret, où il ne s'agit plus que d'eux. Et lorsque qu'elle choisit de mettre de la musique et de danser, c'est pour qu'ils profitent encore plus l'un de l'autre. Pour que la musique les enveloppe dans sa douce couverture, qu'ils puissent profiter d'une nuit étoilée, parsemée de bonheur, sachant que leur enfant dort tranquillement dans la chambre voisine.

« Tu sais, avant toi, je n'aimais pas danser du tout. » Il est adorable. C'est un fait indéniable. Fleur sourit de plus belle. Il l'attire contre lui encore plus, elle frémit. « Comme quoi, il y a un début à tout. » souffle Fleur, mi-moqueuse, mi-joueuse. Ses mains sont posées contre les épaules de Bill, elle commence à se balancer doucement, entraînant son homme dans la cadence. Sur la pointe des pieds, elle vient placer ses lèvres contre l'oreille de Bill : «  Tu sais, j'en ai eu beaucoup des partenaires de danse. Ils nous faisaient danser, à Beauxbatons, voltiger dans tous les sens. Il fallait apprendre la valse,  il fallait apprendre le classique. Et mes parents m'avaient forcée à continuer parce que, tu comprends bien, c'était joli. Il fallait que je sois « jolie ». » Elle ricane, place sa tête en face de Bill, se déplace, lui montrant avec les mains et avec les yeux les pas à faire. « J'ai dansé aux bras des français les plus pompeux de la planète. Ils avaient tous un sourire arrogant sur le visage, ils se pensaient si forts, si beaux, si élégants. » Elle secoue la tête, lève à moitié les yeux au ciel. Elle peut les revoir dans la salle de danse, avec leurs noms longs comme tout, leurs brushings parfaits. Elle ne les a jamais aimé. Leurs muscles étaient saillants, mais elle a toujours eu l'impression qu'elle pouvait les briser en trente secondes. Elle avait cherché à se rebeller contre ses parents, à l'époque parce qu'eux aussi tombaient dans le panneau de la douce Fleur, la gentille Fleur, la danseuse Fleur. « Ils ne l'étaient pas. Leur technique était bonne, leurs pas coordonnés, mais cela ne valait rien. La seule chose qui compte quand on danse, Bill, c'est l'émotion que cela nous procure. La vitesse à laquelle ton coeur bat quand tu valses, ce que tu ressens en bougeant.» Le monde s'arrête pour Fleur quand elle danse. Il n'y a plus qu'elle et la mélodie. Elle souffle à Bill de suivre son mouvement. Attrape sa baguette sans qu'il ne l’aperçoive et met un morceau plus classique, plus rythmé. Elle relève le cou, sourit. Son pied droit part en premier, le gauche le revient. Un piétinement. Et cela repart. Un, deux, trois. Elle y va tout doucement, pour laisser à son mari le temps de comprendre l'ordre des pas. Un, deux, trois. Un, deux, trois. Un, deux, trois. « Et c'est bien pour ça que tu es le meilleur partenaire que j'ai jamais eu. Parce que la vitesse à laquelle mon coeur bat, le monde qui s'efface, la musique qui retentit plus vraie que nature… Tout ça, ce n'est qu'avec toi.»
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MONTCLAIRE
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Bill
Weasley

J'ai trente-deux ans et je vis en angleterre avec les deux filles que j'aime le plus en ce monde (don't be jealous mom, neither you ginny). Dans la vie, je suis employé à gringotts depuis ma sortie de poudlard et je m'en sors comme un véritable chef, merci. Sinon, grâce à ma chance insolente, je suis marié et heureux papa et je le vis plutôt divinement bien.




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Il avait fallu de la persévérance et de la patience pour réussir à faire accepter Fleur au sein du clan on ne peut plus soudé que forment les Weasley. Ces derniers n’avaient pas manqués de se montrer très réfractaires vis-à-vis de l’arrivée de la française dans leur petit cercle. Les présentations n’avaient guère été particulièrement heureuses en dépit de la bonne volonté un brin figée présentée par les deux clans et les rencontres qui avaient suivis durant des mois n’avaient guère été franchement mieux. Fleur détonnait au sein du clan et avait dut faire face à bon nombre d’obstacles avant de s’imposer comme un membre de la famille. De son côté, Bill avait toujours tout mis en œuvre pour faciliter l’intégration de la femme qu’il avait choisi, quitte à l’imposer franchement malgré l’aversion des siens. Si cette dernière l’avait contrariée, il n’avait pour autant jamais douté de l’intensité des sentiments qu’il éprouvait envers Fleur. Il était tombé amoureux d’elle de façon abrupte, la tête la première, le cœur à nu. Il s’était épris d’elle dans un souffle. Fleur dont l’apparence gracile, épurée, délicate, renfermait tellement, tellement, plus. Fleur qu’il aimait aussi. Et il n’aurait pu se sentir plus verni, plus chanceux, plus honoré même, que d’être celui qu’elle avait choisi parmi tous les autres. Ils étaient tombés amoureux que le monde s’apprêtait à voler en éclat. Le danger rodait, les ténèbres grignotaient leur paysage cristallisé, mais au moins étaient-ils ensemble. Même dans le plus sombre des univers, Fleur avait sut lui distiller une lumière telle qu’elle lui avait permis de survivre à tout cela. Son amour lui avait permis de passer outre la douleur fulgurante, causée par le désarroi et la peine. Elle était là, assise à son chevet, alors qu’il reprenait connaissance après la bataille dans la tour d’astronomie. Elle était là alors qu’il portait une main tremblante à son visage ravagé, caressant ces cicatrices, pensant d’une simple caresse des plaies qui demeureraient toujours visibles, meurtrissant son beau visage. Elle avait été là tout du long alors qu’il lui aurait été aisé de partir. Bill demeurait persuadé que beaucoup l’aurait fait. Il avait fallu qu’elle l’aime beaucoup pour s’accrocher ainsi à lui, à leur histoire, en un temps où la mort demeurait tapie dans l’ombre. Elle était restée alors qu’elle aurait pu rentrer se réfugier en France. Elle avait fait des concessions, oubliant un mariage en grandes pompes dans son pays natal pour se satisfaire d’une petite cérémonie dans un cadre privé au cœur du charme désuet du Terrier. Elle s’était montrée forte, aimante, présente, un soutien inaltérable ourlé d’amour et d’attention et qui avait finalement suffit à adoucir tous les Weasley réticents face à cette union perçue comme trop rapide.

Fleur l’avait soutenu plus que quiconque en ce monde à un moment où il aurait été si simple de s’effondrer. Encore aujourd’hui, elle demeurait présente alors que les chapitres de leurs vies reliées se succédaient et Bill n’éprouvait qu’une impatience sourde et dévorante à l’idée de tous ce qui les attendaient encore. Ils avaient déjà beaucoup vécus et pourtant, leurs vies se déployaient encore devant eux, regorgeant de détours inexplorés. Avec sa venue au monde, Victoire avait signé le début d’une toute nouvelle aventure dont Bill, en dépit de sa fatigue, fatigue délicieuse, tâchait de savourer chaque seconde. Alors que Fleur allumait d’un coup de baguette le poste de radio tout en prenant les dispositions nécessaires pour éviter que Victoire ne se réveille, il éprouva néanmoins une grande satisfaction à goûter à la joie d’un moment en tête avec sa femme. Bien qu’aimant profondément sa petite fille, l’arrivée de cette dernière avait de façon purement et simplement incontestable sacrément retournée le quotidien de ses deux jeunes parents. Un bébé, ce n’est pas rien, ça prend de la place et ça exige surtout une attention de tous les instants. Victoire ne pouvait rester seule et de ce fait, forcément, les petits moments passés en couple se voyaient réduits. C’était là un sacrifice obligatoire qui se voyait contrebalancé par le bonheur de tous les instants passés avec leur petit ange blond. Cependant, il demeurait important de se dégager également du temps à deux et Bill était vraiment ravi que l’opportunité se présente en cet instant. Alors que Fleur lui demandait de danser avec elle, il ne se fit guère prier, s’exécutant et l’attirant doucement à elle pour la tenir bien contre lui. Il ne se lassait jamais de leur proximité de leurs corps, en ce point, ils avaient d’ailleurs encore tout du jeune couple. Bien que les débuts de leur relation remontent désormais un peu, Bill n’en restait pas moins aussi profondément amoureux de sa femme qu’il ne l’était au premier jour. Comme à l’époque, Fleur avait encore, de par sa simple présence dans une pièce, le don de lui couper le souffle. Il ne se rassasiait jamais d’elle, ne se lassait guère de sa contemplation. Bien qu’aucun centimètre de sa peau ne lui soit plus inconnu, il demeurait toujours profondément émerveillé à la vue de ses courbes parfaites. Il était épris d’elle, de toute son âme et de tout son être. Il aimait tout, y compris ces petites choses qui la rendaient imparfaites, ses petits défauts entraperçus lorsqu’elle était en colère, ou triste, ou fatiguée. Il l’aimait même quand elle l’énervait, même quand il se sentait l’envie de la secouer comme un prunier. Il l’aimait, toujours, d’un amour tel qu’il emplissait tout son corps. Alors qu’ils commençaient à remuer lentement sur la musique, il se laissa aller à une petite confession, à savoir, qu’avant elle, il n’avait jamais éprouvé la moindre véritable satisfaction à danser. Bien sûr, il ne pouvait guère se venter de n’avoir jamais exécuté de réelle danse avant elle. Après tout et bien qu’elle lui semble très éloignée, il avait eut une vie avant elle et, parfois, cette vie l’avait amenée à gagner le centre d’une piste de danse au bras d’une jeune fille. A chaque fois, ce fut dans l’optique de satisfaire sa partenaire. Il s’appliquait alors à ne pas faire de maladresse, tâchant de se concentrer sur ses pieds pour éviter qu’ils ne viennent s’écraser sur ceux de sa malheureuse camarade. Il prenait sur lui alors, se parant d’un joli sourire, exécutant les pas avec plus ou moins de succès. Fleur avait changée cela. Parmi tant d’autres changements qu’elle avait opéré dans son existence, elle lui avait redonné goût à l’art gracieux de la danse. « Comme quoi, il y a un début à tout. » Elle déposa ses mains sur ses épaules et commença à s'agiter. Avec attention, Bill tâcha de calquer ses mouvements sur les siens. Bien qu'il commençait à avoir un peu d'entrainement, ce n'était pas aussi naturel sur lui et il devait se concentrer, au moins le temps de vraiment prendre le rythme. « Tu sais, j'en ai eu beaucoup des partenaires de danse. Ils nous faisaient danser, à Beauxbatons, voltiger dans tous les sens. Il fallait apprendre la valse,  il fallait apprendre le classique. Et mes parents m'avaient forcée à continuer parce que, tu comprends bien, c'était joli. Il fallait que je sois « jolie ». » Et elle avait réussi, quoique jolie était définitivement un adjectif bien pauvre pour illustrer la personne de Fleur Delacour dans sa globalité. Elle était tellement, tellement, plus que cela. « J'ai dansé aux bras des français les plus pompeux de la planète. Ils avaient tous un sourire arrogant sur le visage, ils se pensaient si forts, si beaux, si élégants. » A l'allusion même distraite de ses français, Bill se sentit picoté par une pointe de jalousie. Bien que sachant ce sentiment comme totalement dépourvu de sens (pour ce qui était de ravir le coeur de Fleur, cela faisait bien maintenant longtemps qu'il avait brillamment terrassé toute forme de concurrence), il ne put s'en empêcher. Même après leurs années de mariage, même après la naissance de leur petite fille, il ne pouvait s'empêcher de se montrer possessif. Bien qu'ils aient tous les deux eut un passé sentimental avant de croiser le chemin de l'autre, il n'aimait guère particulièrement y penser. Tout en tâchant de se re-concentrer sur ses pas, il l'attira légèrement plus vers lui. « Ils ne l'étaient pas. Leur technique était bonne, leurs pas coordonnés, mais cela ne valait rien. La seule chose qui compte quand on danse, Bill, c'est l'émotion que cela nous procure. La vitesse à laquelle ton coeur bat quand tu valses, ce que tu ressens en bougeant. » Il peinait à se concentrer alors qu'elle parlait ainsi. Son attention se trouvait accaparée par sa voix. Réceptif aux paroles prononcées par sa femme, il se surpris malgré lui à tendre l'oreille, comme s'il pouvait entendre leurs deux coeurs battre à l'unisson malgré la musique environnante. « Et c'est bien pour ça que tu es le meilleur partenaire que j'ai jamais eu. Parce que la vitesse à laquelle mon coeur bat, le monde qui s'efface, la musique qui retentit plus vraie que nature… Tout ça, ce n'est qu'avec toi. » Là, il aurait juré pouvoir l'entendre, son propre coeur, tant il lui paraissait battre fort dans sa cage thoracique. Il n'aurait même pas été plus surpris que cela de le voir brusquement éjecté de sa poitrine tant il frappait fort contre les parois de son corps. Il l'aimait tellement, plus qu'il ne s'était jamais amouraché de personne d'autre en ce monde et il y avait quelque chose de tellement familier, de tellement puissant, dans cette danse, comme si tous ses sentiments pour elle venaient de le frapper de plein fouet, encore et toujours. Un rappel d'une telle puissance qu'il le laissa un peu perdu, un trouble qui se fit retranscrire par sa maladresse. Détourné de la danse, il perdit le fil pourtant soigneusement tissé par Fleur qui s'appliquait à le familiariser aux pas en douceur et il écrasa l'un des petits pieds de Fleur avec l'un des siens bien plus gros. Bien que pied nu, il se doutait que c'en n'avait pas été moins douloureux. Retirant brusquement son pied, gêné, il se confondit de suite en excuses. « Désolé, je... » Les mots peinaient à lui venir. A défaut de les trouver vraiment, il inclina la tête vers elle et se pencha pour venir presser amoureusement ses lèvres contre les siennes. Il tâcha de mettre dans ce baiser tout ce qu'elle représentait pour lui et ce depuis le tout premier jour. Lorsqu'il détacha ses lèvrs à regret, il souriait jusqu'aux oreilles, le genre de sourire qui ne laissait aucun doute quant à l'intensité du bonheur qu'il éprouvait. La fatigue avait disparue de ses traits, remplacé par une affection, un amour, sans bornes. « C'est tellement beau, ce que tu me dis » elle avait définitivement un don pour cela, pour les déclarations à lui en couper le souffle. Par ses mots qu'il lui semblait si aisé de trouver, elle n'avait de cesse de ravir son coeur à nouveau, jour après jour. « Je crois que pour le bien de tes propres pieds, il serait plus raisonnable que tu évites de me dire de si jolies choses quand on danse. J'ai pas eut autant d'entrainement que toi, moi » et quand bien même il en aurait eut. Fleur lui faisait un tel effet qu'il avait tendance à éluder absolument tout dans ces instants où le monde entier semblait se résumer à leurs deux êtres.




She remembered when Will had died, her agony, the long nights alone, reaching across the bed every morning when she woke up, for years expecting to find him there, and only slowly growing accustomed to the fact that that side of the bed would always be empty. The moments when she had found something funny and turned to share the joke with him, only to be shocked anew that he was not there. The worst moments, when, sitting alone at breakfast, she had realized that she had forgotten the precise blue of his eyes or the depth of his laugh; that, like the sound of Jem’s violin music, they had faded into the distance where memories are silent.
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