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 save me if i become my demons (loutre intergalactique && antigravity.)

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Barbara Gordon, c'est cette jolie rouquine aux grands yeux vert. Connue de tous pour être la fille du commissaire. Sa vie était plutôt posée. Un métier qui l'intéresse assez, un couple qui marche parfaitement bien, une carrière de justicière à son apogée. Seulement, être la fille du commissaire apporte des troubles. Un soir, alors qu'elle passait la soirée chez son père, le Joker vient taper à la porte. Barbara ouvrant la porte, il tire, et enlève le père et la fille. Si la rousse va non seulement devoir se remettre d'un viol commis par le roi du crime, elle va aussi devoir supportée la nouvelle vie qui s'offre à elle. Fini les saut d'immeuble en immeuble, les criminels arrêtés grâce à ses points et son esprit stratagème. Fini les duos avec Nightwing. Non. Désormais, elle n'est que Barbara Gordon, condamnée à vivre en fauteuil roulant. Et si Dick n'a pas cessé d'être là une seule seconde pour elle, le plus compliquer reste à faire: lui annoncer la nouvelle.

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Barbara
Gordon

J'ai 21 ans et je vis à Gotham, USA. Dans la vie, je suis bibliothécaire et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple et je le vis plutôt bien.




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Une semaine.
Voila une semaine que la petite rousse alternait entre sommeil profond, opération, vague réveil et ensuite, sommeil à nouveau. Elle était épuisée. Elle se sentait épuisée. Elle avait la sensation que son corps entier se battait pour survivre face à une menace invincible. C'était comme si son corps entier semblait voulait continuer d'avancer, mais qu'une menace invisible l'en empêchait. Elle ne comprenait plus rien. Elle n'était plus assez éveillée pour penser, son cerveau était à l'arrêt. La seule chose qu'elle sentait lorsqu'elle émergeait, c'était cette minerve qui maintenait sa tête droite et les nombreuses perfusions qui lui permettait de garder une alimentation à peu prêt convenable. Elle n'avait plus la force de faire quoi que ça soit. Et elle ne cherchait même pas. Dés qu'elle était réveillée, tout ce qu'elle voulait, c'était se rendormir pour ne plus sentir la douleur qui n'était pas camouflée malgré les doses de morphines atroce qu'on lui injectait. Ils savaient que c'était risqué, que ça pouvait la rendre accroc à cette drogue ayant pour but d'apaiser la douleur. Mais elle souffrait tellement.
Elle ne se souvenait même plus de ce qui l'avait menée ici, tout était embrouillée. Elle revoyait la silhouette du Joker, celle de son père, mais c'est tout. Elle n'avait aucun souvenir de ce qui s'était passé entre l'instant où elle avait ouvert la porte et son réveil à l'hôpital. Elle savait juste que ça revenait, parfois, dans son sommeil. Elle se réveillait, tel un atroce cauchemars, et elle se rendormait, son cerveau faisant lui même le ménage pour qu'elle n'ait pas à vivre avec le traumatisme d'avoir été abusée, détruite par un être aussi abominable que le Joker. Elle ne savait même pas qu'elle avait dit à Bruce où se trouvait son père. Son cerveau était une véritable compote. Et elle n'arrivait plus à réellement distinguée la réalité de la fiction. Elle voulait juste que tout ça s'arrête. Elle voulait se réveiller dans son lit, un matin comme un autre et aller travailler. Attendre que la journée s'écoule pour finalement enfiler son costume et aller combattre le crime sur les toits de sa ville. La routine qui n'en n'était pas vraiment une. Une vie qui lui convenait.

La nouvelle avait fait rapidement le tours de la ville. La fille du commissaire agressée, avec un pronostic vital qui avait failli être engagé. Sauvée. Mais condamnée à vivre dans un fauteuil. Tous le monde était désormais au courant. Tous le monde sauf elle. Tous le monde portait ce fardeau, son père en premier qui s'était écroulé à l'instant où il avait apprit la nouvelle. Bruce, qui s'était senti coupable. Il avait déjà dû faire face à la mort Jason, et maintenant, ça. Il ne pourrait probablement plus jamais se regarder dans un miroir. Il y avait tous les proches de Barbara, qui hélas, la plaignait probablement plus qu'autre chose, envoyaient des fleurs au point qu'on en étouffait sous l'odeur pour se donner bonne conscience. Et enfin, il y avait Dick. A chaque fois qu'elle avait ouvert les yeux, il avait été là. Elle avait serrée sa main lorsque la douleur était insurmontable, elle avait hurler son prénom lorsqu'elle ne le voyait pas - car incapable de trop tourner la tête. Elle était reconnaissante, de savoir que son père n'était jamais loin, que Bruce passait régulièrement. Mais c'était pas d'eux dont elle avait besoin. C'était bien de Dick, son Dick à elle. Des années qu'ils avaient surmonté les différents obstacles, à s'engueuler, puis se retrouver. Mais celui-ci allait probablement devenir le plus gros qu'ils aient à surmonté, surtout en vue du tempérament de la rouquine qui s'apprêtait à changer.

Ainsi, elle émergeait. Mais contrairement aux autres fois, c'était pas un réveil brusque qui se conclurait par une retombée dans un sommeil profond. C'était un réveil serein, presque trop serein. Sa tête lui faisait terriblement mal, mais c'était passager. Elle fronçait les sourcils, laissant un petit soupire sortir d'entre ses lèvres, puis enfin, elle ouvrit doucement les yeux. Elle s'empressait de refermer les paupières, comme pour filtrer la lumière qui l'aveuglait, et doucement, elle recommençait le processus, laissant ses yeux s'adapter à l'éclairage tamisé de la pièce. Elle prit une grande inspiration, et peu à peu, son cerveau se reconnectait à la réalité. Il était encore en veille, devait encore remettre bout à bout les morceaux de ces derniers jours. Mais en dépit de ça, elle reprenait entièrement conscience. Doucement. Comme si elle se réveillait d'une mauvaise grippe ou d'une soirée un peu trop alcoolisé. Elle tournait très légèrement la tête - jusqu'à ce que sa nuque lui hurle qu'elle ne pouvait plus, et elle le vit. Ce beau brun avec qui elle partageait tellement de chose depuis des années. Le fait qu'il soit là lui permis d'esquisser un sourire tandis qu'elle refermait simplement ses doigts autour des siens. "Hey." déclarait-elle d'une voix brisée. Elle était toujours tellement épuisée, mais elle réussirait probablement à enfin reprendre un rythme de vie plus ou moins normal rapidement. "T'as une tête atroce. Ca fait combien de temps que t'as pas dormis?" demandait la demoiselle, ce petit air taquin au visage. C'était pas nouveau, même dans les pires situations, elle faisait des blagues. Mais aucunes des situations qu'elle avait connue ne pouvait être pire que celle-ci.
Finalement, elle fronçait les sourcils et se concentrait sur la situation. Sauf qu'une fois de plus, les bouts de cette histoire n'étaient pas complet. Il manquait des éléments. "Qu'est-ce qui s'est passé ...?" demandait-elle, l'air inquiet au visage. "J'ai la tête en compote et j'ai du mal à me souvenir de tout. En fait, je me souviens de rien." avouait-elle. Et c'était probablement mieux comme ça. Mais il suffisait qu'on commence à lui rappeler ce qui s'était passé pour qu'elle souvienne. Son cerveau faisait le travail d'oublier, car c'était probablement insurmontable. Mais il ne pouvait pas être cent pour cent efficace. Et ça aurait l'effet d'un déclencheur. Elle finirait par se souvenir de tout. De la douleur, de la peur, de la tristesse. De tout. Et elle n'en dormirait probablement pas pendant des jours, voir des semaines.

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John Constantine
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Pigeon



Dick
Grayson

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La question ne s’était même pas posée. Lorsque Dick avait reçu l’appel de Bruce et qu’il avait vu l’annonce aux informations, il s’était précipité à l’hôpital. Beaucoup de choses lui passaient à l’esprit : la haine, la colère, la tristesse, la désolation devant cette situation et ce fut un assez mélange copieux qui convainquit Bruce de le laisser au chevet de Barbara pendant qu’il s’occupait de la traque du Joker. Donc, évidemment, Nightwing avait décidé de suivre les ordres, sachant qu’il faudrait, en l’absence du Commissaire Gordon, être présent lorsque Barbara se réveillerait. Dick pensait également à ce qui était arrivé à Jim pendant cet événement et il espérait réellement que Bruce puisse avoir quelque chose de concluant, évidemment. Barbara était dans un état stable, mais il se doutait que psychologiquement, la chose n’allait sûrement pas être très facile à surmonter. Malgré toutes les épreuves qu’ils avaient réussi à vaincre, cela allait sûrement être la plus difficile de toutes.

Voilà maintenant une semaine qu’il restait là. Le commissaire Gordon avait été retrouvé, mais comme tout bon détective, il avait repris du poil de la bête et était revenu au travail. C’était dans sa nature, après tout. Et donc, Dick n’avait pas grand-chose à faire et avait décidé de rester à son chevet, promettant au père de l’informer du moindre changement, si était et de ses états. Le super-héros lui en fit la promesse. Il n’avait pas revêtu son costume ou fait des patrouilles, il est resté là, pendant tout le long du processus afin de s’assurer que tout allait bien pour Barbara. Sa Babs... Dick commençait à regretter toutes ces disputes et de se dire qu’ils avaient tous été très chanceux de la rattraper comme ça. Les premières heures avaient été terribles. Il ne savait pas trop ce qui se passait, ni comment tout ça avait pu arriver. Les nouvelles s’étaient emparées de l’affaire et tout le monde dans la petite ville de Gotham ne cessait d’en parler. Alors, avant que le Joker et Jim Gordon ne soient retrouvés, tout le monde ne faisait que parler de ça. Mais Grayson, lui, il voulait savoir comment sa partenaire allait. Il se fichait de la course contre le Joker, mais personne ne lui avait donné l’état des choses, durant les premières heures des opérations pour Barbara, alors Dick s’était toujours imaginé le pire. Quand on lui avait dit qu’elle allait bien, un poids tomba sur ses épaules. Elle était stable, mais les conséquences dureraient sûrement plus longtemps. Mais le plus important, c’est qu’elle était encore en vie.

Une semaine plus tard, alors que Jim était encore en service, l’infirmière et le médecin en charge de Babs l’approchèrent, alors que Nightwing était en train de se prendre un café. Ils avaient bien choisi leur moment pour lui parler en dehors de la chambre de la patiente. « Monsieur Grayson ? » l’interpella le médecin. Dick s’était retourné, avec un petit sourire. « Docteur, bonjour. Quelque chose ne va pas ? » Il sentait ce genre de chose, depuis le temps. Peut-être que c’était encore une mauvaise nouvelle. Et il espérait que ce ne le soit pas, pourtant. « Assoyez-vous... » Il avait une sensation de déjà-vu, déjà-entendu, lorsque les médecins lui avaient annoncé que son père et sa mère ne survivraient probablement pas... Dick connaissait la chanson et trop bien, même. « Allez droit au but, je vous prie. » Le docteur restait absolument serein devant lui. « J’ai le regret de vous annoncer que mademoiselle Gordon ne remarchera plus jamais. » On lui aurait balancé un sac rempli de glace et cela aurait eu le même effet. Après, la conversation resta très floue et son ouïe disparaissait peu à peu. Barbara ne marcherait plus. Ils ne seraient plus jamais les mêmes. Le duo allait sûrement rester souder, mais qu’en était-il de leur identité, leur autre costume.

Jim était en service, il lui laissa un message, le prévenant de la situation et pour savoir s’il allait pouvoir le rappeler un jour. Mais voilà, il se trouvait dans la chambre de Barbara qui restait encore endormie. Dick cherchait le moyen de lui annoncer la chose, sans la brusquer. Perdu dans ses pensées, il ne s’était pas aperçu que sa belle au bois dormant avait ouvert les yeux. Au début, il ne comprit pas la question, mais il secoua légèrement la tête. « Oh, je sais plus... » répondit-il, simplement. Mais face à ses autres questionnements, il ne savait pas quoi répondre d’autre. Il fallait d’abord savoir ce qui se passait dans sa tête. Les souvenirs devaient être flous. Il fronça les sourcils, mais l’abordait avec cette voix douce et très gentille. « De quoi te rappelles-tu exactement ? » Peut-être que l’annonce allait venir progressivement et qu’il aurait une idée pour lui dire ce qui se passait...



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Barbara
Gordon

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De quoi se rappelait-elle exactement ? C'était là tout le problème, elle ne se rappelait plus de grand chose. Probablement une volonté certaine d'effacer les souvenirs beaucoup trop douloureux, digne du pire traumatisme qu'une demoiselle pouvait vivre. Là, c'était même plus de l'humiliation. C'était pire que ça. Elle avait été salis, brisée, détruite, le Joker l'avait utilisé comme on utiliserait une vulgaire poupée de chiffon. Et c'était probablement mieux pour elle qu'elle n'ait aucun souvenir des événements passées. Seulement, ce qu'elle ignorait, c'est qu'à l'instant où elle aurait les détailles, la barrière qui gardait ces souvenirs s’effondrerait et elle reverrait chaque instant partant du moment où elle ouvrait la porte de l'appartement de son père. Ca serait le début de la déchéance, et Barbara, elle tomberait au fond du trou. Et pourtant, elle n'était littéralement pas le genre à se laisser submerger par les émotions. Au contraire, une des choses que Batman lui avait appris, c'était de mettre ses émotions de côtés, d'abandonner la peur de perdre des proches et de ne pas s'impliquer personnellement. Car autrement sauver la ville était mission impossible. Seulement, si Barbara et Batgirl étaient étroitement liée, là, il ne s'agissait pas uniquement de Batgirl. Là, c'était dans son espace personnelle qu'elle avait été touchée, c'était à Barbara qu'on s'en était pris. La demoiselle qui n'avait rien demandé à personne. Si être Batgirl était parfois un fardeau lourd à porter, ça n'était rien contrairement à celui d'être la fille du commissaire de la ville. Elle comprenait d'ailleurs d'autant plus l'importance du masque. Car à partir de l'instant où Jim Gordon avait commencé à prouver qu'il était excellent dans son job et qu'il ne se laissait pas corrompre, il avait peint une cible sur la tête de la rouquine. Pourtant ça n'était que de la malchance. Personne n'était supposé savoir que Barbara et son père passeraient la soirée ensemble. Ceci visait avant tout le commissaire, mais hélas, la rouquine avait ouvert la porte. Mauvais endroit, mauvais moment, simplement.

Ainsi, elle tentait de rassembler ses pensées, mais outre un mal de crâne atroce, elle n'eu aucune réponse à sa propre question. Elle haussait les épaules, cet air attristé au visage. "Je me souviens pas de grand chose. J'étais chez mon père et .. quelqu'un à sonné." Ca, elle s'en souvenait. Elle se revoyait combler l'espace entre elle et la porte. Elle se revoyait déverrouiller la porte, et appuyer sur la poignée. Elle se souvenait avoir tirée la porte vers elle, et son regard vert se posant d'abord sur ce visage cachée par cet espèce de chapeau, mais avec ce sourire bien visible. "Le Joker. Il était là." déclarait-elle tandis qu'on entendait au bruit des moniteurs s'agiter signe que son rythme cardiaque augmentait soudainement. "Et heu..." Elle revoyait la scène, tandis qu'elle semblait particulièrement perturbé. Elle se souvenait avoir baissée le regard sur cet arme, et avoir fait un pas en arrière, prête à refermer la porte d'un violent coup. Seulement, la détonation avait retenté avant qu'elle puisse pousser la porte. La douleur s'emparant de son bas ventre, lui déchirant les entrailles tandis qu'elle tombait en arrière, la tête cognant violemment contre le sol et le café bouillant se répartissant sur la moquette. Tout se déroulait au ralenti, comme si les choses semblaient être une scène de film. "Il tenait une arme, et il a tiré. J'ai été touchée, et je me suis écroulée au sol." Et là, les larmes commencèrent à monter. Elle tentait de se redresser, mais bien vite, elle se rendit compte que c'était mission impossible. Pas à cause de ses jambes - dont elle n'avait toujours pas remarqué la paralysie - mais bien à cause de cette barre de fer implantée dans son dos qui lui permettait de le tenir en place. Sans ça, elle aurait probablement été incapable de tenir son dos droit. Si ils avaient pas pu sauver ses jambes, ils avaient pu au moins lui éviter de devoir sans arrêt être assistée. "Et là plus rien." déclarait-elle tandis que sa respiration devenait plus ou moins saccadée. "J'arrive pas à me souvenir." renchérit-elle tandis que son regard se perdait dans la chambre, observant aussi loin qu'elle le pouvait autour d'elle. Ses mains se mirent à trembler légèrement tandis qu'elle dégluti. Puis enfin, elle relevait le regard vers son petit ami, la détresse se lisant sur ses traits. "Dick." dit-elle d'une voix totalement brisée par les larmes qui coulaient sur ses joues. "Qu'est ce qui s'est passé?" Elle n'était pas sûre de vouloir réellement savoir. Elle savait qu'en formulant cette question, elle aurait l'explication sur ce qui avait pu se passer. Elle savait qu'il lui dirait tout, des longues heures enfermées dans le repère du Joker, à celles où elle aurait été retrouvée. A l'enfer qu'elle vivait depuis une semaine. Elle apprendrait ce qu'elle ne voulait plus savoir, ce que sa mémoire avait effacer pour lui éviter un tel fardeau. Le fardeau de vivre avec l'idée que le plus grand psychopathe de Gotham lui avait tout pris. La partie la plus intime d'elle et ses jambes. Il l'avait brisée sur le plan psychologique et physique. Il avait réussi sa meilleure farce, détruisant la vie de Barbara. A l'instant où elle apprendrait ce qu'il s'est passé, tout reviendrait. Et elle commençait sa descente aux enfers.

Pourraient-ils tenir ? Oui, Barbara avait confiance en Dick, et oui, elle l'aimait. Mais les événements feraient qu'elle même ne pourrait plus se laisser approcher aussi facilement. A l'instant où il lui dévoilerait la vérité, ils ne pourraient probablement plus avoir cette proximité aussi fusionnelle qu'avant. Un simple baiser se transformerait en véritable cauchemars, une simple main se glissant sur sa hanche pour la coller un peu plus contre lui la ferait réagir au quart de tour. Elle avait beau l'aimer de toute ses forces, elle craignait les conséquences de cet événement. Voila pourquoi avant qu'il ne prenne le temps de lui expliquer, elle serra un peu plus la main du brun dans la sienne, l'observant de ses yeux remplis de larmes. "Promet moi que tu m'abandonneras pas." Une fois de plus, c'est pas qu'elle ne lui faisait pas confiance. C'est qu'elle avait besoin de l'entendre. Elle avait besoin de savoir qu'il serait là dans cette épreuve beaucoup trop difficile pour la rouquine. Elle ne le supporterait pas, alors elle aurait besoin de quelqu'un pour la raisonner. Elle aurait besoin de quelqu'un pour lui ouvrir les yeux, lui faire comprendre que le monde ne s'écroulait pas. Elle avait besoin de lui. Et elle n'était pas le genre demoiselle en détresse. Elle détestait qu'on lui vienne en aide à vrai dire. Mais là, elle aurait besoin qu'il l'aide. Elle aurait besoin de son soutient. Plus qu'elle n'ait jamais eu besoin de quelqu'un.  

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Tout était allé trop rapidement à son goût. Le Joker, toute cette histoire lui laissait un goût désagréable et amer en bouche. Ce l’était encore plus depuis que le médecin lui avait donné un diagnostic final. Il avait eu le temps d’appeler Gordon avant d’aller rejoindre la chambre de sa fille, qui dormait paisiblement encore. Elle semblait si paisible... Il ne voulait pas la réveiller et lui donner une tonne de briques sur la tête, il fallait qu’il y aille de manière progressive. Dick cherchait comment lui apprendre sans lui briser le cœur. Mais dans un cas comme dans un autre, le résultat serait le même. Ils allaient devoir y faire face, en tant que couple. Ils n’avaient pas le choix et honnêtement, le justicier allait faire tout ce qui allait être en son pouvoir pour ne pas la laisser seule dans ce moment qui, il en était persuadé, serait difficile pour elle.

En se réveillant, elle eut la question fatale : que s’était-il passé exactement ? Rien qu’à y penser, Dick frissonna. Même lui, il ne savait pas toute l’histoire et Bruce s’était bien chargé de lui épargner cette tourmente psychologique. Heureusement, mais le fait de ne pas savoir lui brûlait de l’intérieur en même temps. Il décida d’adopter une autre stratégie et de la faire parler à la place. C’était plus facile de se baser sur sa propre mémoire, même si les choses étaient sûrement en morceaux dans sa tête. Il n’osait pas imaginer le casse-tête psychologique qui se tramait dans l’esprit de sa copine. Lorsqu’elle parlait, ça collait surtout avec la version que Bruce lui avait donnée et de ce que les officiers lui avaient raconté. Ce qui était réellement arrivé ? Ils ne sauraient probablement jamais. Même Dick ne savait pas quoi répondre. Il se trouvait lâche de lui répondre qu’il n’en savait pas plus qu’elle. Personne ne voulait en révéler davantage et ça le rongeait intérieurement. Il aurait voulu la rassurer autrement, lui dire qu’il savait tout, et si seulement... mais peut-être était-ce mieux de ne rien savoir et de continuer à vivre avec ? Le jeune brun ne savait plus différencier ce qui devait être juste à dire ou pas. Ce n’était plus à lui à prendre une décision. Il lui caressa doucement la joue, sincèrement désolé de ne pas pouvoir lui apporter plus de réponse. « Babs, je... Je ne sais pas plus que toi. Bruce n’a rien voulu me dire de plus. Par contre, je peux te dire que le Joker visait ton père et non toi. » Ce n’était pas plus rassurant et Grayson en était parfaitement conscient, d’ailleurs. Cependant, c’était la seule façon de lui dire les choses. « Bruce est allé le chercher, et le Joker s’est à nouveau envolé... Je n’e sais pas plus... Je... je suis désolé... » Du plus profond de lui-même, il savait que ce n’était pas de sa faute, mais ne rien lui apprendre de plus lui fendait le cœur.

Tous ces événements allaient changer la donne de leur relation à présent. Et ils en étaient tous les deux conscients, Dick le premier. Il y pensait depuis des jours, maintenant. Il avait lâché son costume pour rester auprès de Barbara à l’hôpital, mais il savait que la nouvelle serait difficile à avaler. Toute cette histoire n’allait pas être facile à surmonter, mais ils allaient tous les deux y arriver. Il le savait, il le sentait. Il avait confiance. Deux personnalités fortes... même si pas le passé, les choses ne s’étaient pas toujours déroulées comme elles auraient dû... Pourtant, Richard n’était pas du genre à baisser les bras et il avait tenu à la rassurer là-dessus. « Je te le promets. » dit-il, tout en serrant sa main et en embrassant son front.  Mais il ne savait toujours pas comment lui dire pour ce qui était de l’annonce du médecin. Il était conscient qu’il devait trouver un moyen de lui dire. « Mais tu dois te reposer pour le moment. T’es encore fatiguée... »




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