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Eko
Eko
MESSAGES : 19
INSCRIPTION : 09/02/2020
CRÉDITS : https://imajikreatif.blogspot.com/2019/02/coloriage-de-pour-adultes-dessin-loup.html

UNIVERS FÉTICHE : Post-apo et medieval ou SF. Enfin peu importe.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t3586-eko
Limace

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Le contexte du RP
Anadyr, ville de l'extrême est de la Sibérie.
Les nations ont disparue au profit de Mega-Corporations privées. Les villes hyper-connectée et les implants et augmentation cybernétique sont monnaie courante. Certaines zones du mondes sont totalement livrée à l'abandon, trop polluées ou dévastées.
Société totalitaire et sécuritaire noyée dans un flux de divertissements et de formatage intellectuel.
Mise en situation

L'histoire commence alors qu'un groupe de personne vivant au squat "l'Orka" organisent une soupe populaire sur une place fréquentée de la ville.
Bien que pacifiques et alors que les gens commencent à s'arrêter, discuter, échanger les forces de l'ordre arrivent et commencent à encercler les lieux.
Commencent les premières sommations.
La foule s'agite, personne ne réagit tout à fait pareil. Certains flippent, d'autres s'énervent. Et soudain c'est le chaosLa situation
Anadyr : 64° 44′ nord, 177° 31′ est
Mars 2089
Secteur de Tchoukotka sous administration de ANDRA-Corp. Un conglomérat d'industrielles spécialistes du nucléaire.

Contexte provenant de mes idées inspirée des univers cyberpunk (tel 2077) et d'autres choses.


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Crédit image : Pinterest
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Eko
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A.C.A.B.  Ob_c1d11
Zee'
J'ai 28 ans et je vis à Anadyr, Ex-russie, maintenant zone administrée par ANDRA-Corp.. Dans la vie, je suis squateuse Anar' et je m'en sors pas comme j'voudrais. Sinon, je suis seule, avec mon frère et je le vis plutôt bien.

Habite avec son frangin moitié cyborg au squat l'"Orka".
Active,rebelle, lesbienne et impulsive, Zee' est aussi au fond très peu sûr d'elle. Elle masque ça sous des airs de grande gueule.
Elle participe souvent aux actions menée par les militant du coin et est très probablement recherchée par la police.


avatar : je sais pas, mais je crois ça viens de 2077


« Putain de connard de merde ! »
Une heure que le rassemblement à commencé. Et déjà un brouillard de lacrymo a envahit la place. Pourtant c’est juste une cantine populaire à la base, distribution de soupe et de récup’ . Avec un peu de son. Pas mal de gens sont venu voir de plus près et ont entamé des discussions. Au final on s’est retrouvés à pas loin de mil sur la place. C’est qu’en vrai y a un paquet de monde qui crève la dalle. Ou qui se tue à pas en crever.
Les premiers condés sont arrivé en civil. Blousons de cuir, gueule de racaille. Puis les robocops ont suivi 10min plus tard.
« PREMIERE SOMMATION, les rassemblement sont interdits sur les places publique ! Quittez les lieux ou nous allons faire usage de la force ! »
« Ta gueule ! »
« Bah vas-y ! Use ! »
Les drones vrombissent au dessus de nos tête.
Un premier hélico arrive.
Là tu commence à voir les timides regarder avec inquiétude les flics montrer leur gros bras, puis une bande de créteux entrer dans le jeu de provocation des keufs. Les bacqueux (Brigade Anti Criminel) en civil jouent les cadors. Il bouscule une fille sans ménagement et un type qui s’interpose prend un coup de poing en plein pif. Pas mal de gens se tirent discrètement avant les embrouilles. Pas prêts non plus à pousser leurs idées jusqu’aux actes. D’autres incitent au calme.
« S’il vous plaît ! C’est un rassemblement pacifique ! Ca sert à rien de les insulter ! Il sont formatés de toute façon, y z’attendent que ça ! »
"ACAB !"
« Fils de putes ! »
« Vas-y ta gueule ! Les putes y sont pour rien ! »
La meuf qu’a dis ça c’est une vénèr’. J’la connais vite fais, croisée au squat. Ca va dégénéré, comme d’hab’ .
Les policiers en armure anti-émeute commencent à baisser les visières et mettre masques et cagoule. En face la masse commence à s’agiter, les gens savent que les flics vont charger mais la plupart ne sont pas prêt ou ne veulent pas faire le jeu des médias en réagissant avec violence. Quelques uns mettent aussi des cagoules, nouent des T-shirt autour de leur tête pour cacher leurs visages. Capuches, gants, lunettes noires, masque et optiques de toutes sortes sortent des sacs à dos.
Certain commencent déjà à arracher du mobilier urbain pour se faire des boucliers, dresser des barricades.
« DERNIERE SOMATION ! Nous allons user de la force ! »
Deux secondes à peine, et les robocops chargent. En même temps qu’ils tirent en tir tendu leur grenades-lacrymos, ils se ruent en avant, bouclier levé et matraque à la main. Les coups pleuvent. Beaucoup pleurent et s’étouffent dans les gaz tandis que d’autres, équipé ou pas, font pleuvoir une pluie de boulons, bille d’acier et autres projectiles sur les forces de l’ordre. Certain vont carrément en découdre au corps à corps, armés de panneau de signalisation et de barres de métal.
En moins de trente secondes, c’est le chaos. Enfin. Pas vraiment. Les condés savent très bien ce qu’ils font. D’autres escadres chargent par les autres accès à la Place. La nasse était prévisible… c’est toujours pareil, en ville. Certains occupants de la place paniquent. Il courent en tout sens en s’engouffrant dans les trous et les ruelles encore libres.

Moi, capuche relevée, masque respiratoire sur le bas du visage, je sais plus où sont tout les copains. J’ai vu passer Sergeï et Kaleb, entièrement masqués mais tu peux pas te tromper à la démarche. Ils sont en train d’arracher un banc pour le jeter sur une barricade tandis que trois type démontent les pneus d’un véhicule de nettoyage urbain pour les balancer sur le tas et les enflammer. A droite à gauche ça brûle. Les nappes de gaz lacrymogène commencent à s’élever en l’ai sous l’effet de la chaleur et à libérer la place, remplacée par d’autres.
Avec ma fronde, je commence à canarder un groupe de condés en cuir. LBD à répétition au poing, ceux ci semblent se marrer. Ils jouent à Call of en grandeur nature, les bâtards !
Y’en a un qui mange sévère. Un gros écrou tout rouillé, en plein dans la rotule. Et BIM !
Il est évacué et les autres me foncent dessus.
Chu pas la seule dans la merde.
En fait c’est tout le monde qui commence à céder du terrain. Et de toute façon la nasse est en train de se fermer. Bientôt on est cuit.
Faut s’natchav…
La plupart de ceux qui restent sur la place ont pigé le trucs. Les autres se font hurler dessus par leur potes pour lâcher l’affaire. Et avant de comprendre quoi que ce soit c’est la débandade.
Les flics défoncent les barricades en flamme avec leurs blindés et interpellent tous ceux qui ne fuient pas assez vite. Certains sont sauvé in-extremis par leurs amis ou par des camarades de l’instant, mais d’autres n’ont pas cette chance.
Y vont passer un sale moment, au trou…

J’arrive dans les dernières à l’entrée de la ruelle.
Soudain une poigne de fer me chope le bras.
Je me retourne prête à me défendre avec rage quand je reconnais le visage figé et immobile de mon frère engloutit dans une capuche énorme. Ses trois optiques rouges sont fixés sur moi.
« Zee’ ! Ca va ? P’tain j’ai cru qu’tu t’était faite choper ! J’ai flippé ! »
« Ca va t’inquiète ! Y sont où les autres ? T’as pas pris trop cher toi ? »
« Kaleb vient de passer. Zélie et Dog sont juste là devant. Pas vu Sergeï depuis un moment. Et Tash depuis qu’elle s’est fait boulée par un pacifiste mais Kaleb était à côté. Les autres je sais pas. Je les ai perdu dés que c’est parti en couille... Accélère ! Y sont juste derrières ! »
Le labyrinthe de ruelles a plusieurs niveau, l’hyper centre était à la fois une aubaine et une souricière. On peut pas en sortir. Mais on peut s’y perdre.
On déboule à donf et on s’engouffre dans l’anonymat bienfaiteur de la masse.
En pas longtemps tout le monde se disperse au milieu des citoyens lambda. Les flics bousculent tout ce qu’ils peuvent mais lâchent assez vite cette fois. Les drones eux survolent à grandes vitesse les rues avec un bruit aigu. Comme un nuage de moustique affolés. Ils enregistrent captent et mémorise les images de ceux qui enlèvent leur cagoule trop tôt, des endroits où se réfugient certains et des zones où se perdent les autres.

Avec Arkh, mon frère, on se calent contre une paroi dans une entrée de parking souterrain. Après avoir dégommé la caméra j’enlève le masque. Ahhh ! De l’air ! On étouffe là d’dans et va courir avec ça. Je jette aussi mon sweat et les gants et le surpantalon à usage unique, un machin pour les peintres en carrosserie… Mon frère fait pareil, enfin il vire sa capuche de rôdeur des ténèbres et on fout le feu à la poubelle.
Enfin on repart. Plus calmes.
« Ca te dis un p’tit Splif ? Il est encore tôt et t’façon on peut pas rentrer tout de suite au squat, l’entrée s’ra surveillée pendant toute la soirée. Au moins. »
« Bah aller vas y. Mais j’ai rien là ! »
Il ne répond pas et sort de sa poche un long joint tout tordu déjà roulé. Pendant une minute il le redresse des doigts métalliques de sa main droite. Puis il le porte à l’orifice qui lui sert de nez, car il a encore ses poumons. Pour fumer.
Un doigts libère un mini-briquet et il allume le pèt’.
Après deux taf il me le tend.
Je fume en repensant au début de la matinée. Tout le monde, la bonne humeur, l’attelier épluchage, l’installation des feux de cuisson, tout le fouillis joyeux des gens du squat « Orka » qui avaient voulu organiser cette soupe populaire. Le type un peu hautain au début qui avait dit un truc style : « Feriez mieux d’trouver du travail ! Ou d’aller à l’école !» et qui s’était retrouvé à parler pendant une heure à Kaleb, ancien sapeur-pompier et actuel spécialiste de l’atelier couture du squat.
Une mamie un peu apeurée s’est retrouvée à danser avec Rach’, un espèce de grand punk black plein d’implants et de percings. Elle a finit par rigoler tant l’autre jouait le gentleman à la perfection.
Cette même femme avait pris plus tard un coup de matraque sur l’épaule lors de la toute première charge. J’ai pas vue la suite… Pourquoi faut toujours que ça finisse pareil ? Comment des types peuvent à ce point nier leur humanité en agissant pire que des robots… Tu m’diras, pas mal d’entre eux sont plus cyborgs qu’humains. Et sûrement que c’est leur vrai nature, au fond. Des robots. ACAB !
A quoi ça sert tout ça ? Tout ce qu’on fout ? A quoi ça sert de se battre quand la majorité des êtres humains sur cette planète ne rêvent que de s’acheter une chaîne plus brillante… n’aspirent qu’à se fondre le plus inhumainement possible à la masse ?
Pffff…
Fais chier.
Monde de merde.
« A quoi tu cogite encore ? »
« Oh rien. P’tetre qu’on ferait mieux de se flinguer. Et d’flinguer tout le monde avec. »
« Rhaaa j’en était sûr… Passe le joint ! Pourquoi faut toujours que tu sombre dans les pires débilités dés que t’as un moment de cafard ! P’tain mais merde ta gueule ! Tu crois que j’peux supporter de t’entendre parler de te foutre en l’air ? Arrête de te plaindre ! Et oubli pas qu’t’es pas toute seule ici, maintenant ! Aller viens on s’casse. On a qu’a passer voir chez Tash si elle est rentrée chez elle. J’espère qu’elle va bien. »
Je le suis alors qu’il s’en va d’un grand pas sans se retourner. Je sais que je l’ai blessé et qu’il s’en fait pas mal pour moi. Parfois j’ai l’impression que c’est lui l’aîné.
Bon. J’espère que Tash à de quoi picoler. Je meure de soif.


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