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 Zone 1- "Un rêve...Un cauchemar… Ramper, glisser le long du fil de la lame d’un rasoir et survivre"- Apocalypse Now- α Dharma ω

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Dharma
Dharma
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Tortue

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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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A veteran of a war long past sits in his chair, crippled and unable to walk. His son was in uniform now, and it was his duty to serve their country.

"Kid. You have a long way to go in this world. Your life is the most important thing... don't waste it like I did."
"I won't waste it. I will spend it to protect my country. I will help win this war."

The veteran laughs.

"War.... war doesn't define who is right or wrong... who wins or loses... it defines who's left. No one wins in war."
"We don't have to win. We just have to be the ones left standing."
"As true as that may be... don't waste your life for something worthless. If you're going to give your life, then make sure that you take as many of them down to Hell with you. Because while it may be a pointless war. One man... can change the entire war.
"

...

"How many people do you think lie here?"
"...Too many."


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"You know what, kid ? I think you're a smart one."
"Well thank you sir..."

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by AlexndraMirica


1
Dernier souffle de courage,
2
Dernier regard insaisissable,
3
Dernier sourire à la fratrie,

Tic tac.

Se lance le décompte de la Vie.

Dernier espoir, demeure la foi.

La rage ronge les entrailles des vivants
Doucement, doucement, ils se montrent violents
Autour de leurs armures d'ocre souillées,
Dansent et chantent des insectes par milliers
Toujours plus loin dans le désert, si loin derrière,
Un terrible, splendide, paysage lunaire
Au loin des rochers saillants, cœur de l’assaillant
Tomberont aux bras des sables mouvants,
Tous ces braves dévoués et bien tant encore,
Imaginez alors si l'Espoir était Mort.

Ô Beau Néant, êtes-vous fier d'être Vivant ?

Entre le sommeil et l'instant du réveil, un sursaut d'émotion vint percer la Paix passagère qui régnait vicieusement. Aleksei ! Sous le choc, Nikolaï se releva prestement contre le muret de leur campement. Aucun de ses camarades n'avait bougé. Il était pourtant Temps d'y aller...

Fouler l'irremplaçable terre, au profil de meurtriers d'ébène. Les mots sont des moteurs qui battent aux rythmes des cœurs. Et les rêves, des hublots. Évasion. Les cœurs s'éteignent à la fin, et renversent la sémantique du sang.

Ils s'éveillent uns à uns, et alors qu'ils partent, un refrain de ronde enfantine s'éprend de leurs maux. "La Lune et le Soleil dansent nus. Lequel des deux parait plus beau ? Lequel des deux préférons-nous ?" Chanson de clair de Lune. Chanson de triste guerre. Énième errance passagère sous la mitraille du Soleil.


✞ ☼ ☽

Pas un mot. Pas un seul. Depuis que Kevin avait repris le volant, le russe n'avait plus pris en compte son existence jusqu'à ce qu'ils arrivent enfin. Mâcon. Le fameux checkpoint merveilleux. Nikolaï n'aimait pas tellement l'idée, mais il s'avérait qu'ils n'avaient pas des milliers de choix non plus. Alors il s'était abstenu de tout commentaire. Ils avaient tous tendance à prendre cette fâcheuse habitude qui commençait doucement à l'épuiser ; qui était celle d'être de véritables crétins et de le prouver jour après jour. Soupir. Le gosse était enfin sorti du véhicule et se baladait librement sur le domaine, l’œil curieux. Les autres étaient déjà entrés dans la vieille bâtisse, armes à la main. Si ça ne tenait qu'à lui, il aurait simplement fouillé la ville pour chopper de l'essence et serait reparti aussitôt. Tout cela ne lui disait rien qui vaille. Il ne pouvait pas l'expliquer, car ça ne s'expliquait pas, mais son instinct se trompait rarement. Et ici, maintenant, affalé tant bien que mal sur ce foutu siège passager, Nikolaï n'avait pas confiance. Lentement, il ouvrit enfin la portière, puis demeura un long moment à observer droit devant lui : les yeux perdus au large sur les hectares de vignes, ou plutôt là où on du en cultiver, avant. Après quelques longues secondes, Nikolaï porta son regard sur la demeure. Il observa nonchalamment les silhouettes de ses camarades...., enfin ses crétins de français, se mouvoir ça et là. Un instant, il crut capter le regard du bout de femme qui lui avait sauvé l'épaule. Quelque chose n'allait pas. Soudain, après un haussement de ton qu'il n'entendit qu'à peine plus fort que les rires précédents des idiots.... Plus un bruit. Les oiseaux continuaient de chanter, quant à eux, rebelles à plein temps. À ce moment là, Dacha se fit remarquer sur la banquette, trépignant d'impatience. Elle voulait sortir. Son maitre se décida enfin à quitter le véhicule, à libérer sa chienne et à vider le coffre.

Son AK sur l'épaule valide, l'ex-militaire décida de faire le tour de chaque pièce afin de s'assurer à 100% de la sureté du lieu que tout le monde semblait déjà aduler et prendre pour une maison d’hôte excellemment bien notée sur Trip Advisor. L'inconscience. Encore. Toujours. Ça, la mauvaise éducation et l'arrogance injustifiée. Sans aucun doute les plus belles qualités des français selon le russe. Ah, c'était à son tour d'être un imbécile. Mais sa Russie, mère patrie, lui manquait aujourd'hui plus que jamais.

Fouillant un peu partout avec l'aide de la louve curieuse d'un rien, il ne trouva rien de bien intéressant... À peine quelques bougies et des boites de conserves de nourriture diverses. Dacha attrapa entre ses crocs un sachet de bouffe ouvert qu'il ne saurait même qualifier tant il avait pris des teintes sombres avec les années. Son maitre grimaça et lui tendit sa main.

— Donne moi ça ma belle, tu vas te rendre malade.

Il reprit son enquête des lieux. Et alors qu'il observait l'horizon depuis la fenêtre d'une chambre qu'il venait de fouiller de fond en comble, il entendit des bruits à côté, dans la chambre voisine qu'il n'avait encore visitée. Immédiatement sur le qui vive, il sortit de la chambre fouillée et ouvrit celle suspecte vivement, arme pointée à chaque recoin. Ce qu'il découvrit..... Celle qu'il découvrit, n'était pas un bleu.

Gabrielle.

Le temps arrêta sa course, et un instant il se crut de nouveau sur le champ de bataille. Il entendait presque les bruits des mitraillettes au loin. Par pure folie, par pure nostalgie malveillante. Ah le temps, il ne sut pas quel sort il lui avait jeté par derrière, mais Nikolaï resta figé sur la vision d'immense colère tragique qu'il surprit malgré lui impudiquement. Son arme toujours braquée sur le médecin, il parvint à souffler quelques mots.

— Je.... j'ai cru...

Il ne finit pas sa phrase et baissa enfin son AK ainsi que ses yeux au sol, semblant petit à petit reprendre possession et conscience de sa tête et de son corps. Il balaya la pièce du regard, et fit rapidement volte face. Partir, et plus vite que ça. Il se sentait mal, si mal de l'avoir privé de sa pudeur d'être. Sur le seuil de la porte, il s'arrêta.

— Toutes les pièces sont cleans. Il me reste le bâtiment d'en face à vérifier. Les caves sont peut-être remplies, allez savoir.

Il ne savait pas pourquoi il lui disait ça, sachant qu'à sa place il aurait sans aucun doute regretté de l'avoir sauvé. Mais il ne se voyait pas partir comme ça.... Sur ses derniers mots, il sortit et rejoignit le dit bâtiment suivit de Dacha.
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Gabrielle de Manneville
J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


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Ô rage ! ô désespoir !  
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? *

L'intempérie bestiale bondit d'un seul coup, ravageuse, balayant tout sur son cruel passage.

Colère
Violence
Injustice
Impuissance
Vengeance
Souffrance

Pillée jusqu'à l'os. Massacrée. Un trauma dompté, a priori.

La pauvre Marine s'était ainsi reçue en pleine gueule un coup de griffe gratuite. Comment aurait-elle pu savoir ? Même Julia ne savait pas. Gabrielle avait claquemuré le drame aux confins d'une zone interdite.

Cette putain de grossesse à surveiller se travestissait bien malgré elle en piqûre de rappel incendiaire. La mémoire corrompue, dévastée à se souvenir, elle plaçait pourtant toute son énergie à dissoudre le moindre souvenir, la plus infime émotion de réminiscence. Elle y parvenait si bien jusqu'à présent. Tous ces mois trucidés sans rencontrer un seul nourrisson. Qui braverait une telle impudence au cœur d'une si sombre apocalypse? Elle s'était imaginé que logiquement et implacablement plus rien de cette sorte ne se produirait en ce monde d'agonie, omettant la robustesse des ressources de l'Humain. L'irraison des sentiments...la conscience exsangue, elle n'y croyait plus. Aux flancs d'une folie de douleur, abolir l'heureux passé devint alors la quête du Saint Graal, une espèce de laisser passer à s'éviter, sans retour. Une bouée avec laquelle elle s'évaporait à chaque instant. Un système machiavélique qui fonctionnait à merveille. Sa sœur incarnait son unique sauvegarde, l'ultime scintillement d'une nuit sans fin. Elle était sûre d'elle Gabrielle, convaincue que le tumulte de reniement dans lequel elle s'asphyxiait s'inoculait également aux autres.

Elle se trompait. L'état de la jeune femme en témoignait, raillant toute fatalité, clamant la puissance de la Vie. Un grain de sable enrayant sa propre machination.

S'occuper d'elle, de ça...Tout d'elle le refusait, l'exécrait.

A peine deux ans s'étaient écoulés.
Hier.
Quelques heures dissoutes.
Un coup d'ailes.
Une pesanteur funeste, diabolique.
Le plus lourd fardeau, exister sans vivre
**.


Le temps n'avait pas eu le temps d'accomplir son œuvre.

Archive-Distorbed angel

Son combat se déroulait en dehors des villes et des infectés, au-delà des survivants, mutique, invisible, inhabité au creux d'elle. Et l'édifice d'amnésie s'avérait fragile, de fait, méprisant parfois cette volonté de fer, d'enfer, qu'elle réussissait à manipuler presqu'à sa guise : l'acharnement des gens ordinaires qui ne s'octroient aucun choix. Une force délicate qui la mènerait au bout de ce qu'elle pourrait donner pour sa sœur. Radical, exclusif, excessif, sans appel, un instinct barbare avait pris le pouvoir sur le territoire d'une humanité annihilée. La miséricorde engloutie au tourbillon des larmes d'opacités, elle avait crevé avec eux. Comment aurait-il pu en être autrement ? Délétère, elle palpitait désormais à vide, anéantie.

***

A toute ombre sa lumière.

A l'obsession meurtrière de leurs cadavres naquit un instinct irrépressible, impossible à définir. Brut ? Farouche ? Impitoyable ? Dominateur ? Tout à la fois ? Ou peut-être simplement le Rien des abysses éventrées ? Dès lors, l'arme suprême de cette âme forte ne se conjugua pas en balles ou en poignard mais en une scandaleuse résilience, incompréhensible, irrationnelle. Peut-être se punissait-elle d'avoir échoué à l'impossible. Vivre morte, expier le Mal dont ils avaient été foudroyés, dont elle avait été épargnée. Quid de l'échec à guérir pour un médecin ?

Mais il y avait Julia.

Blueneck-Lilitu
***

Elle ne s'arrêta pas assez tôt. Le bombé de sa main s'écorchait encore sur le mur, les yeux clos de dégoût sur le venin déversé tout à l'heure, la mâchoire serrée de colère lorsque la porte s'ouvrit, béante à cet instant d'intimité exclusive. Prise en flagrante émotion, elle sursauta et fit face aussi brutalement qu'elle avait été dérangée.

Le regard affolé, elle le scruta telle une hyène surprise en plein festin. Incapable de détacher ses yeux des siens, son cerveau enregistra quelque part qu'il s'échappait une poignée de secondes de cette maudite pièce. Un battement de cils, deux battements. Trois...Il était ailleurs. L'ombre, furtive, colora d'ébène ses prunelles, assombrissant l'éclat d'étonnement d'un gosse.

Gabrielle en fut imprégnée.

Il l'avait surprise là où il n'aurait jamais du comprendre. Elle entendit en silence ce qu'elle n'aurait jamais du voir.

Un fil. Une onde.
Le flux d'un double mystère.
Nikolaï.
Gabrielle.


Un siècle trépassa puis elle jeta un œil à son arme, nota la blessure qui suintait rouge. Le masque durci de son visage en place, elle assista sans rien dire à sa gêne, le laissa s'emmêler et lança d'une voix atone:

-Vous saignez.

Elle le renvoyait à sa blessure, comme si de rien n'était. Il n'avait rien vu, elle n'avait rien vu.
Elle leur offrait une issue noble. Il suffisait de passer à autre chose.

Une fois seule, elle se laissa glisser contre le mur avant de choir sur le sol, vidée. Interdite, désemparée, la tête entre ses bras croisés, elle gémit sans bruit. Le pire qui pouvait se produire lui tombait dessus.

Oublier. Oublier. Oublier.

Le leitmotiv la fit se balancer de droite à gauche.

Y parviendra t-elle?

Linkin Park-Forgotten

*P.Corneille
**V.Hugo
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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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"We are burning alive,
but we don't cry anymore
We are becoming dust,
and no one will pray for us
We are turning into wolves,
which forgot to carry its pack,
We don't leave footprints,
only loss, only screams
We don't leave hopes,
it's to late now to care about it...

We are heading toward the end of the world with our hands tucked into our pockets,

We are headed toward the end of the world dissolving each others names on our tongues like sugar,

We are headed toward the end of the world and when we get there,


don't worry kid, it starts again
."

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Just a soldier on the battleground

Lying wounded on the field

I was Fighting alone with a broken sword

Now I’m caught in a war with no shield, but i have my partner no matter what.


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"Those hoarses voices,
They're screaming, begging, crying in my head.
They're preaching to save those who believe.
And what about the others ?
They're trying to tell me something,
Sends chills down my spine everytime.
But all i can do is try,
Trying to breath in the middle of my silent war.
And every sound i hear is muffled now.
I can't differentiate the favorite song of my long lost partners,
From any other anymore.
Those sounds of laughter are more bitter than sweet.
Every song is the same bleak humm.
And laughter just makes me wish I was deaf.

I see images again and again,
Awful scenes, fixed like a rewind in my eyes.
Some would say i deserve this pain,
But they are all dead anyway.
Those bloody humans body,
Laying on the battleground,
Like some sort of bloody carpets,
Where everybody walks on.
I believe we have hurt that pride,
I believe it's too late now.

My friends, my buddies, my family,
My lovers, my hopes and my dignity,
Even my worst enemies,
Those doomed strangers who just looked like me,
A brave human being living in a tyranny...

I see them.
I hear them.
They are all gone now.

I left with them.

And now, when every little life,
Every little scenes and every little faces i knew,
Comes back hanting me,
I try to remain calm,
I try to close my eyes,
Breathe,
Prayes,
Feels,
I reload my weapon,
Raise my head,
Breathe, again,
And then i go.

It's a fate, the one i chose
I'll be with them in the field,
Till the dusk to dawn.
"

La force prodigieuse du Silence et de l'Ombre s'étendait délicieusement, ô malveillance, sur l’ensemble du corps anesthésié du présent, du tout dernier combattant. Nikolaï respirait à peine, à peine était-il là.

Où es-tu Niko ?
Nina ?
Reprends toi, ouvre les yeux, bats-toi, маленький воин. (*petit guerrier)
Je.... Je ne sais pas où aller, qui défier...

Un Silence, trop maladroit, trop incertain... Dacha ? Où était-elle ? Et les autres ? Et lui, c'est vrai ça, où était-il ?

Forcément, vint la Violence, survivante, insolente. Impensable, mais inévitable.

Il hurla à plein poumon, les yeux plongés dans l'ombre de sa déraison, dernier guerrier encore debout faisant face à ses démons, dans le noir profond de ses réflexions; les mains plaquées contre ses deux oreilles.

— Allez vous faire foutre ! Cassez-vous !

Personne n'était là. Il n'y avait pas un bruit. Tout était dans sa tête. Cette pièce n'était pas un bunker. C'était une putain de cave. Et toute cette merde, toutes ces horreurs,  ça n'était pas réel.

Quelque chose, un fin halo de lumière, tenta de toutes ses forces divines, divinement vaines, de passer sous l'immense porte lourde de la cave, tout du haut de l'escalier armé de béton, pour manifester sa présence... éveiller la noirceur du guerrier tombé, perdu sous les brumes. Comme une perte infinie, un mal irréparable, il devait souffrir. Pour eux, et puis pour lui. Alors il se laissa aller, à respirer.

Au milieu des spasmes du Temps se joua l'opéra d'un Silence des plus chastes.

Des gouttes de sang ritualisant le chant des oiseaux douloureux, au réveil des miroirs, se mirent à perler sur la veste du russe. Et lentement, finalement, il releva le menton pour voir d'où provenait la source. La lumière d'un soleil mal en point apparut au même moment, éclairant faiblement une partie de la pièce. Dacha, auparavant coincée derrière la porte, était parvenue à entrer. Un bras, une main ensanglantée.... un corps dont il ne voyait ni la tête, ni les jambes; se tenait étalé sur le dessus d'une grandiose étagère à vins en chêne. Nikolaï fronça les sourcils, jeta un œil à droite, puis à gauche, sans porter d'attention à sa chienne qui commençait à sérieusement s’inquiéter, puis attrapa un escabeau en bois, en mauvais état. Il le positionna face au meuble, puis monta dessus jusqu'à la dernière marche. Le spectacle macabre ne fut pas des plus agréable. Dans le creux des bras du corps d'un bleu se tenait un autre corps féminin. Dans leurs mains, un 9 millimètres. À en juger par l'odeur, ils ne devaient pas être morts depuis très longtemps, et c'en était peut-être d'autant plus inquiétant. Mais sur le coup, le russe ne s'en formalisa pas immédiatement. Soudain, il manqua de tomber en arrière lorsque le claquement de la porte le pris par surprise. De nouveau dans la pénombre, il sortit de sa ceinture tactique une petite lampe de poche qu'il alluma, puis maintint entre ses dents, le temps de retirer les deux armes des mains du couple annihilé. Il les raccrocha à sa ceinture de part et d'autre de sa taille, remit sa lampe dans sa main droite, puis, hésitant.... il tira légèrement sur le bras sanglant qui pendait il y a quelques minutes de ça, pour le repositionner tout contre le dos de sa bien aimée.

Enfin, il se décida à faire un tour plus minutieux des lieux, illuminant plus précautionneusement quelques inscriptions sur des pancartes, sur un bouquin et une liste répertoriant les bouteilles ou sur les nombreuses bouteilles de vin elles-mêmes, tout de même bien plus intéressantes. Il attrapa deux de vin rouge encore intactes et poussiéreuses, remonta l'escalier pour coincer la porte avec un bout de bois afin qu'elle demeure ouverte et illumine un minimum les lieux, puis redescendit pour s'affaler contre l'un des murs dans un coin de la pièce.

Ce n'était pas très fort, mais ça ferait l'affaire. À l'aide de sa plus fine lame, il entreprit d'ouvrir l'une des deux bouteilles.

À une époque, l'on buvait pour oublier, parfois pour rire, ou pour pleurer.

Nikolaï ne voulait pas avoir à choisir.
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J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


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Un long moment passa, empli de pas grand'chose, des bruits d'en bas, d'un coup de vent. Malvoyante, elle détaillait sans voir le bois pourri de la fenêtre qui encadrait salement le paysage. Les contours abîmés rendaient la lumière de l'hiver grise et triste.

Une errance, une oscillation entre consternation et acrimonie.

Et puis vint la honte, le sentiment d'avoir été dérobée. Répugnant. Il ne lui restait presque rien en sa possession. A l'intérieur, là, une disparition s'était installée. Et les cendres rares et venimeuses d'une anamnèse incurable qu'elle crachait en parfaite recluse, il venait de lui extorquer.

Elle le détesta.

Du groupe, il était celui auquel elle se frottait le moins. Elle ne cherchait pas à l'approcher en dehors des contraintes. Il avait débarqué d'on ne savait où, comme tous ceux qui tentaient de sauver leur peau d'ailleurs. Assassins notoires ou saints sauveurs, tout ça n'avait plus aucune importance.
Il était le plus solide du groupe, le plus aguerri et expérimenté à se défendre, à se battre et pour cause. Il sortait du lot pour bien d'autres raisons qu'elle reniflait sans avoir les moyens d'aller plus loin. Et puis, se concentrer sur Julia lui suffisait amplement. Hantée par ses fantômes qu'elle se devait de réduire à néant, elle n'avait ni le courage ni l'envie de se lier véritablement avec les membres du groupe. Sans choix, simplement ligotés par le hasard et la nécessité de survivre,  s'éprouver les uns les autres exigeait déjà beaucoup.

Mais là...L'équilibre était rompu. Le russe était bien le dernier, le pire avec lequel elle souhaitait se confronter. Si l'incident s'était déroulé avec n'importe lequel d'entre eux, elle n'en aurait pas souffert autant. Ils ne représentaient aucune menace en soi. Mais lui...Oui, c'était ça, quelque chose en lui la mettait en danger. Quelque chose en lui la dérangeait depuis le début. Maintenant que la lie était consommée, elle réalisa qu'à sa manière elle l'avait toujours évité. L'indéfinissable pare feu s'érigeait dans une réserve calculée. Elle s'effaçait au possible et le jeu fonctionnait tout seul. Il ne la remarquait pas et tout allait très bien.
Mais les circonstances les avaient associés. Elle soupira, le moral épuisé. Tout allait de travers, elle ne maîtrisait que des miettes et le sort semblait s'acharner à les lui ôter sans lui demander son avis. Quand tout ça allait-il s'arrêter? Jusqu'à quand pourrait-elle tenir pour deux? Faire semblant pour Julia, c'était assez facile pour l'instant mais pour elle...Ce type qu'elle ne connaissait pas avait débusqué une faille. Putain de merde!
Elle s'allongea sur le sol dur et froid. L'esprit volant, elle s'enfonça.

Ne plus se relever. Laisser aller sans lutter...Se reposer dans les bras de la nuit des temps. Éteindre la lumière tout doucement. Si seulement...Off. S'endormir pour ne plus se réveiller. Ne se souvenir que de l'absolu de l'Oubli.
Paupières closes, elle célébrait sa messe basse.
"J'ai peur...j'ai si peur...si seule...Combien de temps...Je suis si fatiguée..."


Mais les anges se taisaient et aucun ne daignait étendre ses ailes sur cette âme perdue.
N'expirait plus qu'un monde bestial et sans pitié.

Elle flottait, les pensées vagabondes et noires.

Le destin, rusé comme un renard, se jouait des humains comme un chat d'une souris. Séduit par leurs failles comme un papillon attiré par la lumière, il s'engouffrait avec arrogance dans les brèches. Nikolaï avait vu. Un clin d'éclipse malencontreusement révélé. Ce n'était rien, c'était insupportable.

Elle se maudit. Elle ne pouvait pas se ramollir, impossible, même pas en cauchemar. Elle devait trouver la force de dépasser ça. C'était si minable en regard de ce qu'elle avait traversé. Si misérable face à l'enjeu de survie, à son amour pour sa sœur. « Pauvre fille » se chuchota t-elle, envahie d'ironie méprisante.

Tout à coup, sans logique, elle pensa à la blessure du russe et la scène défila de nouveau.
Du haut de son assurance et de son caractère bien trempé, ce grand gaillard avait bafouillé de surprise. Étrangement elle en sourit. Finalement, même le plus vigoureux des hommes pouvaient fléchir. Et puis, quelque chose avait vacillé en lui. Elle l'avait vu elle aussi. Ce regard...elle s'en remémora l'intensité...douloureuse. Une douleur d'Ailleurs avait dansé au travers de ses yeux.
Elle ne pouvait pas comprendre, encore moins connaître les secrets qui l'habitait. Mais à partir de ce moment, telle un animal pris au piège, elle eut un pressentiment.

***

-Va falloir s'organiser pour des tours de garde.
Alexandre, prévoyant, proposait des équipes de deux ou trois. Ils se mirent à peu près d'accord tandis que Gabrielle imposait sa volonté avec Julia.
-Je ne veux pas que tu fasses les heures de nuit. Je suis volontaire pour assurer celui de 2-4h. Ça m'est égal et je me suis un peu reposée tout à l'heure.
-Mais Gaby tu...
-Viens là, je vais te dire un truc.

Elle prit sa sœur sous le bras et l'entraîna à l'écart.
-J'ai besoin de te savoir un peu moins exposée, tu le sais très bien. De toute façon, je n'arriverai pas à dormir. Je...Je m'ennuie et ça me fera du bien de m'occuper pendant que les autres dorment. J'ai envie d'être tranquille sans tout le groupe sur le dos, tu comprends?
Elle noyait le poisson, distillant des demies vérités afin de la convaincre sans qu'elles bataillent ou se disputent comme cela se produisait parfois. De fait, depuis leur arrivée dans ce domaine, elle étouffait, luttant contre une soif irrépressible de s'échapper dans les vignes, les planter sans rien dire, se tirer, courir au vent, à la liberté, à une solitude bienfaisante. Impensable évidemment, quoique...Bref, la crise passerait mais il fallait qu'elle bouge.
-Où est Nikolaï?
Personne ne put lui répondre.
-Ah oui, il sécurise le bâtiment en face. Je vais le voir et prendre un peu l'air.

Dehors, le frais la revigora. Bientôt, la nuit tomberait et la longue veille commencerait. Que n'aurait-elle donné pour se vautrer dans un lit douillet et propre, au chaud, après un bon repas! L'image d'une baignoire fumante d'eau parfumée lui titilla le cerveau. Elle chassa l'insolente tentation d'un gros soupir avant d'arriver près de la porte. Elle nota le morceau de bois qui la coinçait. Le russe devait donc se trouver encore à l'intérieur.
-Nikolaï?
Silence. Méfiante, elle sortit son Glock et le pointa vers l'escalier.
-Nikolaï? Appela t-elle plus fort.
Sans succès. Alors, prudemment, prête à tirer, elle commença à descendre les marches irrégulières, pénétrant petit à petit dans la pénombre de la cave. Il y faisait froid mais sec, ce n'était pas désagréable. Elle l'aperçut assis contre un mur, sa lampe de poche allumée. Dacha, couchée, leva la tête puis reprit sa position près de son maître. L' odeur nauséabonde la fit grimacer mais elle ne remarqua pas tout de suite les corps.
-Drôle d'endroit pour s'octroyer une pause, dit-elle en souriant. Ça sent un peu le rat crevé en plus, vous ne trouvez pas? Beurk.
Une bouteille vide gisait au sol, il terminait une goulée alors qu'elle parlait.
-Il est bon?
Il faisait ce qu'il voulait et avait bien le droit de picoler. Ce n'était pas elle qui lui reprocherait quoi que ce soit.
-Je vais vous laisser. Je venais juste voir si vous alliez bien. Il faut absolument changer votre pansement, ce n'est pas bon que ça saigne. Il y aura peut-être un point ou deux à refaire.
Alors qu'elle jetait un œil de part et d'autre avant de remonter, elle les vit soudain.
-Ah!
Elle plaqua une main sur sa bouche de surprise et de dégoût, recula d'instinct, réalisant brutalement qu'aucune bestiole n'était en train de sécher mais bien deux cadavres.
-Des infectés, haleta-t'elle.
C'était grave et angoissant.
-Vous ne pouvez pas rester là.
Et puis...Elle se tourna vers lui.
-Avez-vous...? "été contaminé?" mais ces derniers mots moururent sans son.
-Je vous en prie, venez. Si les autres s'en rendent compte ça va...ça va être compliqué.
Elle ne pouvait pas l'obliger. Elle ne pouvait rien faire. Mais l'inquiétude fulgurante qui l'envahissait la prit de court.
Il ne pouvait pas mourir comme ça. Pas lui.
Alors, en une fraction de seconde, elle comprit. Un détail, un infime détail qui n'en était pas un.

Là-bas, tout au fond de sa conscience bannie, il la rassurait.
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Dharma
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Tortue

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Nikolaï Azarov
J'ai 38 ans et je vis ici et là, loin des maudits, en France. Dans la vie, je suis vivant et je m'en sors forcément bien... tu m'as déjà vu foirer quelque chose ?! Sinon, grâce à ma chance, je suis seul et je le vis plutôt bien.



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"We are burning alive,
but we don't cry anymore
We are becoming dust,
and no one will pray for us
We are turning into wolves,
which forgot to carry its pack,
We don't leave footprints,
only loss, only screams
We don't leave hopes,
it's to late now to care about it...

We are heading toward the end of the world with our hands tucked into our pockets,

We are headed toward the end of the world dissolving each others names on our tongues like sugar,

We are headed toward the end of the world and when we get there,


don't worry kid, it starts again
."

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Just a soldier on the battleground

Lying wounded on the field

I was Fighting alone with a broken sword

Now I’m caught in a war with no shield, but i have my partner no matter what.


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"Why do the best people die ?"
"Well, kid, when you're in a garden, which flowers do you pick ?"
"I don't know.... the most beautiful ones ?"

Des fois, auparavant, silencieusement, Nikolaï relisait le livre de ses vies insulaires, avec la nostalgie de ses rêves arrachés, le roulement sourd des syllabes disloquées. Un alphabet de maux, peuplé d'échos douloureux, s’enivrait de sa solitude. Une gorgée de plus.

Sel âpre et amer qui fond, mauvais, sur la langue, en même temps que les colères du diable qui fut. Dessein amer. Combat truqué. Le guerrier va dormir. Et peut-être est-ce la meilleure fin qui soit.

Un son. Quelque chose de faible, de quasi inaudible. Une voix transcendait les parois de sa maltraitance cérébrale sans qu'il ne se décide à tendre l'oreille pour se laisser s’immiscer dans le présent à ses côtés. Puis, enfin, la silhouette de Gabrielle se dessina dans la pénombre de la cave, et le choix ne fut plus sien. Lentement, il reposa sa tête contre le mur, l’œil indéchiffrable.

— Je ne fais jamais de pause. Ce n'est que le putain de repos du guerrier. Rien à voir.

Le ton était léger, rieur; mais la petite pointe d'amertume n'avait pu s'empêcher de se manifester. Étrangement, il ne s'étonna pas tant que ça de sa présence et ne lui en voulait pas non plus. En même temps, elle savait plutôt bien gérer ses entrées... contrairement à lui.

— Vous en voulez ? Ça n'a pas beaucoup de goût, du jus de fruits quoi.

Il voulut hausser les épaules, mais sa tentative s’acheva sur une douleur dans l'épaule. блядь! (*putain)

Lorsque le docteur exprima la raison de sa venue, il réprima un maigre sourire. Il y avait des détails comme ça, qui n'en étaient pas, qu'il ne saurait décrire, ni même encore comprendre, mais qu'il aimait à observer épris d'une fascination particulière. Médecin avant, médecin maintenant. Se raccrocher au devoir. Il respectait ça, mieux encore, il comprenait. Il y avait quelque chose de puissant, de robuste dans cette détermination maladive. Un truc si fort que le monde autour, ceux qui ne prêtaient pas attention, se laissait aller à dormir sous ses berceuses de mensonges. Et peut-être même qu'elle même finirait par y croire... Mais il ne la voyait sincèrement pas tomber de cette façon.

— Je suis en vie. grâce à vous, dit il simplement, comme si cette réponse répondait à tout. À ses yeux, c'était le cas.

Évidemment qu'il la laisserait s'occuper de sa blessure. Mais pas maintenant. Il pouvait bien encore souffrir dans son coin si ce n'était pas trop demandé. Un cris de surprise lui indiqua que Gabrielle venait de comprendre pour la fameuse odeur de "rat crevé". Ce n'était pas trop tôt. Mais quand son regard croisa celui du médecin, il y lu de l'inquiétude. Il décida de dédramatiser les choses en campant sur ses positions initiales, celles d'une nonchalance robuste.

— Ah parce que vous comptez me trainer jusqu'en haut, peut-être ? C'est ambitieux. En tout cas j'ai hâte de voir ça ! rit le russe, très tranquille, en reposant sa bouteille sur le sol. Dacha en avait profité pour lui faire une léchouille sur le bras, à laquelle il répondit par une petite caresse sur la nuque.

— Qu'ils viennent me faire chier, plus on est de fous, plus on rit. ajouta-t-il en finissant par prendre sa tête entre ses mains.

Il soupira, reporta son regard sur la brune, toute trace d'amusement envolée. Il ne se moquait pas d'elle, loin de là, et espérait qu'elle ne le prendrait pas comme tel. Il voulait simplement profiter de son repos.... sans que tout ne soit dramatisé comme toujours : horreur et peur, et peur et horreur. C'étaient des cadavres. Ce n'était rien. Un coup de balais et puis plus rien.

— Je n'ai rien. Et ce n'est rien. Je vais m'occuper de tout ça. affirma-t-il, sûr de lui, en balayant d'un geste ample de la main l'étagère où étaient entassés les deux corps.

— Ne vous inquiétez pas.

Il crut bon que c'était important de le préciser. Elle avait suffisamment à angoisser avec sa sœur inconsciente et son crétin de beauf, qu'elle lui laisse les loisirs des sympathiques morts rencontrés chaleureusement dans une cave à vin. Il n'avait pas beaucoup mieux à faire pour l'instant, de toute façon.

— Hmm, attendez une minute, ne partez pas comme ça. Ce serait plus malin si on gardait ça pour nous, vous ne croyez pas ? La dernière chose dont je rêve, c'est de les avoir dans mes pattes. Et puis, on aura bien le temps de leur en parler plus tard. Je paris que notre nouveau ptit chef autoproclamé a déjà trouvé tout plein d'occupations. Là, tout de suite, franchement, j'ai pour objectif de rester ici encore une bonne demi heure... Et puis, bah, après on verra bien.
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Gabrielle de Manneville
J'ai 38 ans et je vis à Paris, en France. Dans la vie, je suis médecin et je m'en sors en essayant de sauver des vies. Sinon, à cause de toute cette merde qui nous est tombée dessus, j'ai tout perdu, sauf ma sœur et je le vis comme je peux.

Gabrielle, la fille banale qu'on rencontre tous les jours au coin des rues. Celle qu'on ne remarque pas plus qu'une autre. Une vie ordinaire, simple, sans histoire particulière hormis la sienne. Rien à signaler. Et puis tout bascule. L'impensable s'impose atrocement. La priorité absolue: protéger Julia, plus jeune, plus fragile. Prendre soin de ce précieux allié, le meilleur ami désormais, celui avec lequel elle se love au sommeil des héros silencieux et humbles, celui qu'elle s'attache au réveil. Le poids rassurant du flingue sur la hanche, à chaque mouvement, à chaque minute. Le sang. Les larmes. La faim, la soif. Se cacher, respirer sans air, tuer sans bruit. L'épuisement, la saleté. Fuir immobile ce  monde sordide. Oublier avant, oublier pour ne pas crever, oublier demain.
Carpe hora. L'enfer est là.

"Pourquoi ai-je si peur?
Pourquoi ai-je si froid?
S'il vous plaît, que quelqu'un réponde..."


Mad Max- Fury Road
Les Friction-World On Fire
Archive-Bullets

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Agir comme si rien ne s'était passé, c'était ça le deal. Aller au front pour vaincre le sentiment de gêne. Tout ça....
Les hoquets d'un quotidien transmuté: une broutille devenait dramatique, un fait anodin une tragédie. S'adapter sans cesse, se tenir sur le qui-vive nuit et jour : personne n'avait le choix. Harassant mais salvateur. Éradiquer la moindre faiblesse, traquer les brèches constituait le terrain de chasse des âmes fortes.
Alors, pas question pour la brune de rester sur ça, cette usurpation d'intimité qui la mettait en rogne.
«...Prendre un peu l'air », mais oui bien sûr. L'affronter n'était pas une option mais une question de fierté. Qu'il sache qu'elle n'était pas du genre à se laisser faire. L'orgueil éraflé se rebellait piteusement. Il l'avait surprise dans un moment de colère, qu'est-ce que ça pouvait bien faire ? Qu'il aille se faire foutre, non ?! Eh bien soit, mais ça ne lui plaisait pas, ça l'emmerdait et s'essayer à l'indifférence ne fonctionnait pas. Il fallait réparer la faille, pour elle, pas pour lui. Lui...s'en foutait et avait déjà oublié.

Un sursaut ridicule: rétablir ce qu'elle exigeait qu'on « sache » d'elle et rien d'autre, ni de plus, ni de différent. Seule l'armure de la survie devait se révéler. Le Reste...qu'il moisisse aux oubliettes, ainsi soit-il. Qui s'en souciait ? C'en était risible.

***
La discordance infime pointa à travers ses mots : «...le putain de repos du guerrier...», elle entrevit l'interférence tourmentée, une parcelle émergée d'icebergs souffrants qui l'éclaboussa. Un microgramme de Vérité qui pesait...Quoi donc? Le poids d'une légère intonation de voix? Le poids des maléfices incendiés au sang des démons et des souffles des spectres?

J'ai dansé dans les bras du diable
J'ai si froid
J'ai si peur


Il aurait pu, il aurait du de son point de vue, la rembarrer, lui dire de dégager mais il n'en fit rien.
-Du jus de fruit? Oui, pour un russe, je suppose, répondit-elle en riant. Mmh, pourquoi pas?
Elle s'approcha et prit la bouteille, essuyant machinalement le goulot. Il en restait peu mais elle dut malgré tout la tenir à deux mains. Et prit son temps pour boire. C'était rare ce genre de plaisir.
-C'est un très bon Bourgogne pour une française, pouffa-t-elle, une paume tapotant ses lèvres. Oh si vous permettez, j'aimerais savoir ce que c'est.
Et sans attendre sa réponse, elle se saisit de la lampe et éclaira l'étiquette.
-Ah oui, un Pouilly de 2005, une année exceptionnelle. Eh bien, on ne se refuse rien! Pauvre cru mésestimé, quel gâchis!

Un grand sourire. Une cave. Un ex-militaire. Une médecin. Deux cadavres. Du vin.
Surréaliste.
Malgré tout, la magie d'un humble partage diffusait sa douce clarté en ce lieu sombre, à travers la pénombre de leurs jours.


-Je ne compte rien, non.

Le ton grave abandonnait une joie sincère. L'instant gracile s'était évaporé aussi vite qu'il s'était installé sans bruit.
-Vous faites ce que vous voulez Nikolaï. Je...J'ai juste dit que...ce serait mieux que vous ne restiez pas là.

Soudain, l'image surgit.
La porte s'ouvrait brutalement. Voleur.
Le sentiment de honte ressurgit, dégueulasse.

Elle se mura dans un silence lorsqu'il évoqua les autres, la tête entre ses mains. Le geste était désarçonnant. Toute l'usure d'un présent rouillé.

Leurs regards se croisèrent.

Puis elle n'eut plus qu'une envie: fuir de ce trou glauque qui puait la mort.

La cave, c'était eux. Le symbole de leurs cathédrales intérieures: dévastées, froides et sans lumière ou si peu. Le silence, c'était leurs hurlements. Les Infectés, c'était des pans entiers de ce qu'ils étaient autrefois, pourrissant au soleil noir de leur survie. Il n'y avait pas d'échappatoire.

-Vous croyez que..."vous pourrez les transporter avec votre blessure?".
Mais il la coupa: "ne vous inquiétez pas".
Ne pas s'inquiéter. Un langage d'ailleurs, périmé. Elle ne savait plus ce que cela signifiait.
Elle songea à lui proposer son aide mais renonça, il voulait être seul, une évidence.
Le pied sur la seconde marche, elle se retourna.
-Je n'avais aucune intention de leur dire, loin de là. Je n'ai pas envie qu'ils sachent, et surtout pas que vous avez macéré là-dedans avec ça, précisa t-elle, désignant les corps.

Cette confiance au-delà de tout qu'elle lui vouait.

-Je vous crois. Soyez prudent avec votre blessure, s'il vous plaît.
-Oui, Alexandre a organisé les gardes pour cette nuit.

Elle hésita.
-Ce serait...
Puis haussa les épaules, dubitative.
-Rien.
Et grimpa l'escalier quatre à quatre, sans autre transition, retrouvant avec soulagement l'air frais et les saveurs du ciel.
"Ce serait raisonnable de prendre la première heure de garde pour vous reposer." Il perdait du sang, avait été opéré il y avait douze heures à peine. Il l'aurait envoyé sur les roses de toute façon si elle lui avait dit et elle n'avait pas besoin de ça.  

Une vie de chien. Pire encore. Aucune douceur, aucun répit. Jamais. Une tristesse insondable l'envahit tandis qu'elle rejoignait les autres.

Elle avait dansé dans les bras du diable
Elle avait si froid
Elle avait si peur

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