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 La route d'El Dorado - avec Maat

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Large de l'Espagne, 1525

Se remettant d'une conséquente ivresse, Pénélope et Armand découvrent qu'ils se sont embarqué en passagers clandestins sur la route menant aux Amériques. Ils ne tarderont par a découvrir l'existence d'une mystérieuse carte prétendant mener a la mythique cité d'El Dorado....

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Armand Goupil
J'ai 27 ans et je vis à Marseille, France. Dans la vie, je suis coq sur un bateau et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma vie, je suis marié a la mer et je le vis plutôt bien.

Orphelin jeune, il ne se souvient que peu de sa mère. Il a hérité d’elle des souvenirs de parfums, de cuisine, d’accent étranger et une boucle d’oreille. Il a travaillé tôt comme mousse sur un bateau, grimpant les échelons jusqu’au poste de coq. Sa sensibilité aux goûts et aux odeurs fait de lui un homme précieux pour le négociant a qui appartient le Cormoran, bateau de commerce traitant avec les pays méditerranéen. Il cherche avec obsession d’ou pourrait provenir sa famille, si certains d'entre eux sont encore vivants, avec le peu d’indice qu’il possède.

Michele Riondino

Le roulis. Il n’y était pas supposé y avoir du roulis dans sa chambre miteuse de Palos de Frontera. Il se tourna dans sa couche. Sous ses paupières closes il sentait son crâne jouer un rythme de tambour de mauvais présage. Toutefois, sa pensée s'orienta sur le fait que le Cormorant ne devait pas repartir avant la fin du mois et donc il n’y avait aucune chance qu’il soit en mer.

Il devait rêver.

Ce ne serait pas la première fois que son cerveau produisait des choses surréalistes même a l’état d’éveil. Il ouvrit les yeux sur une cabine n’étant définitivement pas celle du Cormoran. Et sur une couche qui n’en était pas une, simplement le sol dur et inhospitalier d’une cave de bateau. Il ne se redressa pas dans l’instant et analysa son entourage avec la faible luminosité ambiante. Il y’avait des vivres. Beaucoup. D’ailleurs du coté ou il regardait, il lui semblait que la cale continuait encore loin.

Il regarda de l’autre côté. Une chose (une personne ?) semblait en mouvement. Le mal de tête lui intima qu’il était plus sûr de fermer les yeux encore un peu.

Dans quel pétrin s’était il encore fourré ?

Forcément, si il était sur un bateau, il ne pourrait peut etre pas rentrer a temps pour le départ et Auguste avait beau être un homme d exception, si il n’avait pas son coq, il en embaucherait un autre. Le roulis et la présence respirante a ses côtés emportèrent ses pensées au loin et il se releva en titubant. Il était clair qu’Armand avait forcé sur la bouteille la veille au soir, ce qui fournissait une bonne explication sur pourquoi il ne se souvenait plus de rien.

L’autre personnalité était une femme. On ne pouvait pas dire que le marin connaissait grand chose aux femmes. Il n’y en avait que deux dans sa vie, la Vierge et Viviane, la veuve avec laquelle il convolait occasionnellement. Quelques filles de mauvaise vie avaient croisé sa route, souvent a l’initiative de camarades bien intentionnés, mais il n’avait jamais réellement compris en quoi elles pourraient lui être d’un bien quelconque. Hormi si un jour il concevait l’idée d’attraper la petite vérole. Si on pouvait la qualifier comme telle, la mer était la vraie femme de sa vie, la seule a laquelle il donnait presque tout son temps. Mais il avait besoin de Viviane parceque la mer ne touchait pas et donnait peut et la veuve elle donnait beaucoup d’affection et n’était pas avare en gâteries. Le seul problème c’était qu’elle l’aurait vu comme le père de ses enfants il lui ne se voyait comme le père de personne. Sinon, peut être, l'aurait il épousé.  Donc ça c’était une femme, allongée qui plus était, et totalement inconnue avec ca. Il ne la réveilla pas et verifia simplement si il ne s’était pas fait détrousser au passage.

Lorsque celle ci commence a se redresser,  il s’était trouvé une place plus confortable adossé a une caisse. Avec un tres bon espagnol, et un air détaché dissimulant son mal de crane, il annonca :

- Selon toute vraisemblance nous sommes compagnons de mésaventure. A moins que vous ne m’ayez trainé ici a mon insu, mais cela ferait commencer nos relations sur un jour peu plaisant.
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Maât
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Pénélope
Loubet, née Le Loup

J'ai 23 ans et je suis originaire de Martigues, Royaume de France. Dans la vie, je fais partie d'une bande itinérante et j'y suis à mon aise. Sinon, grâce à ma chance, je suis libre comme l'air et je le vis fort bien.

Née au sein d'une famille de la petite noblesse martégale, Pénélope a joui depuis son enfance d'une éducation rigide et stricte. À l'âge de treize ans, ses parents décident de la placer au couvent des Dominicaines, à Aix-en-Provence, en attendant qu'ils lui trouvent un bon parti. Esprit romantique, Pénélope s'enfuit et se retrouve au sein d'une troupe d'artistes itinérants auxquels elle se joint avec plaisir, découvrant la liberté dont elle avait été privée pendant des années.


Alessandra Mastronardi

Depuis quand le sol bougeait-il de la sorte ?
La troupe était-elle déjà repartie ? Se trouvait-elle dans une des caravanes ? L'un de ses compagnons de fortune avait-il eu assez pitié d'elle pour la porter, quel que fut son état, et la coucher.

Ce n'était pas comme à l'accoutumée. Elle n'entendait pas la flûte du vieux Pierre ou les chants forts de la grosse Jehanne. Pourtant d'habitude, les voyages étaient constamment rythmés par ces bruits, ainsi que ceux des rires et des discussions. Mais la jeune femme avait beau se concentrer, malgré une affreuse migraine, elle n'entendait rien de tout cela.
Pour autant, ce n'était pas silencieux autour.

Il lui sembla reconnaître un bruit auquel elle avait été habituée depuis sa naissance et qui la rassurait toujours un peu, malgré les années passées sur les routes. Enfin en temps normal, elle en était rassurée. L'émotion du moment tenait davantage de la stupeur.
Pénélope se redressa avec grand-mal, essayant de se tenir aux cloisons de bois qui servaient de murs.

Afin d'être certaine de l'impression qui l'habitait, la jeune femme colla son oreille au bois, comme pour se concentrer. Cela n'était pas forcément très utile, mais il s'agissait pour la demoiselle de s'en assurer.

Peu à peu, elle tenta de retrouver l'usage de ses sens, autres que l'ouïe. Pénélope eut toutes les peines du monde à rester droite, à ne pas perdre l'équilibre. Elle réprima ses nausées après une nuit trop arrosée qui rendait encore ses souvenirs brumeux, obscurs. Depuis son réveil, elle n'avait pas encore ouvert ses yeux. Ses paupières demeuraient crispées, notamment du fait de ses migraines. La jeune femme prit quelques minutes avant que ses iris noisette ne furent dévoilés. La pénombre régnait dans les alentours.
Elle se tourna maladroitement, sans grâce aucune, voir si tout était à sa place, si elle n'avait pas fait quelque acte rédhibitoire sans en avoir pleine conscience.
Apparemment, tout était en ordre, du giron aux chaussons, en passant par les jupons et les manches de sa robe. Elle poussa un soupir de soulagement, essayant de reprendre ses esprits.

La migraine persistait mais la brune était plus lucide à mesure que le temps passait. Au point qu'une fois qu'elle eut compris qu'elle se trouvait dans la cale d'un bateau parti au large, à moins qu'une tempête faisait rage dehors, mais à en juger le bruit des vagues et leur violence contre le bois, il n'y avait aucun doute sur la question.
Et elle comprit qu'elle n'était pas seule dans ce lieu clos.

En effet, elle restait dos à l'autre personne dont elle entendait le souffle et les mouvements, conservant la paume de sa main droite sur son front, comme si cela allait régler quelque chose quant à son mal de crâne.

L'inconnu, un homme en l'occurrence, compte tenu du timbre de sa voix, parla d'une voix claire peut-être trop aux oreilles de Pénélope qui gardait de grandes difficultés malgré elle à émerger complètement de sa léthargie due à l'alcool.
Sauf que le timbre avait beau être intelligible, la jeune femme n'en comprit pas un traître mot. Et pour cause.
Il parlait une langue étrangère. Sans doute de l'espagnol parce que ça ressemblait à ce que les gens parlaient autour d'elle les jours précédents, et ça ferait sens comme elle s'était trouvée en Espagne aux dernières nouvelles.
Son père, grand érudit, avait jugé plus utile qu'elle apprenne l'italien, le grec ancien et le latin, estimant qu'une femme devait tout de même avoir un minimum d'éducation malgré tout. Pensée sûrement héritée des figures fortes des femmes de sa famille.
Mais s'il continuait à parler, cela n'allait pas fonctionner.
Pénélope tourna légèrement le visage vers la gauche.

- Hein ?

C'était tout ce dont elle était capable pour le moment. Et cela ressemblait davantage à un râle, sec et rauque, qu'à quelque parole que l'on attendait d'une jeune femme de bonne famille. Son accent trahissait certainement ses origines si l'on les connaissait. Mais un Espagnol ne pouvait sans doutes pas connaître Martigues.

Ainsi présentée, elle pouvait faire davantage penser à une courtisane ou une fille de basse naissance qu'à quelqu'une d'éduquée.


Soudainement, un sursaut, un souvenir de la veille lui revint.
Un "emprunt", effectué dans la taverne au cœur de laquelle elle s'était retrouvée avec la troupe au coucher du soleil et dans laquelle elle avait longtemps joué aux cartes (avant que tout ne s'assombrisse, étrangement).
En même temps, le propriétaire avait oublié cet objet à la table qu'il avait occupée et cela semblait assez peu commun pour que Pénélope s'y intéresse, d'habitude peu impressionnable quant aux choses matérielles.

Elle déroula le parchemin, avec toute la délicatesse dont elle pouvait faire preuve et l'examina, oubliant presque son compagnon d'infortune.
De toutes manières, il ne semblait pas parler la même langue qu'elle, tout échange paraissait ainsi compromis donc autant gagner du temps à se remettre de cette folle soirée avant de trouver un moyen de sortir.

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Armand Goupil
J'ai 27 ans et je vis à Marseille, France. Dans la vie, je suis coq sur un bateau et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma vie, je suis marié a la mer et je le vis plutôt bien.

Orphelin jeune, il ne se souvient que peu de sa mère. Il a hérité d’elle des souvenirs de parfums, de cuisine, d’accent étranger et une boucle d’oreille. Il a travaillé tôt comme mousse sur un bateau, grimpant les échelons jusqu’au poste de coq. Sa sensibilité aux goûts et aux odeurs fait de lui un homme précieux pour le négociant a qui appartient le Cormoran, bateau de commerce traitant avec les pays méditerranéen. Il cherche avec obsession d’ou pourrait provenir sa famille, si certains d'entre eux sont encore vivants, avec le peu d’indice qu’il possède.
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Il logeait la veille a l’auberge de la Cabeza Negra. Il ne sait pas pourquoi le nom de ce bouge lui revenait, ni pourquoi il se souvenait d’Etienne l’attirant vers une table de joueurs de cartes. On le savait porter assez bien son patronyme - qui par ailleurs était plus approprié que de naissance - pour garder la tête haute a une partie de Cent. Et la réminiscence s’arrêtait la, avec cette table, Etienne et quelques autres gars, des cartes…

Il se frotta les tempes, qui l'empêchaient d'aller plus loin dans sa mnésique investigation. Puis il rendit l’attention a sa jeune compagne qui venait somme toute, comme lui, de France. Et qui ne comprenait pas l’espagnol. Pourtant il aurait mis sa main a couper que ce bateau devait être parti de Palos de Frontera. Comme la demoiselle se redressait et qu’il ne voulait pas paraître rustre il retira son couvre chef pour une petite courbette avant de le remettre. Il n’était pas noble et n’avait pas beaucoup connaissance de l’étiquette, mais Auguste avait tenu qu’il paraisse bien en société et en négoce alors il lui avait enseigné quelques rudiments. Ce qui, aimait t’il dire, faisait de lui un coq avec des plumes de paon.

- Excusez l’idiome je ne savais pas qu’on était compatriotes. Je m’appelle Armand Goupil, mais pas besoin d’être formel avec moi je fais partie des gens simples.

Il parlait en détachant plus les mots et avec cet accent de Marseille. La façade tenait peu et il aspirait a calmer cette sarabande qui s’en donnait a coeur joie dans sa caboche. C’était donc plus dur de se concentrer.

- Une idée sur l’endroit ou nous allons ? Car nous sommes manifestement dans une cale de bateau

Il ferma les yeux de nouveau. De toute façon il ne distinguait pas les traits de la jouvencelle donc voir ne n'avançait à rien. D’autant qu’il avait toujours été myope. Son odorat était bien meilleur mais il n’allait certainement pas coller son nez dans le col de la demoiselle. Qui au demeurant fleurait le tissu d’assez bonne facture et la route d’aussi loin qu’il pouvait dire. Ceci racontait déjà des choses. Parfois il pouvait analyser bien des gens et des objets avec ca. Parfois, ce n’était pas si précis. Il se demandait ce qu’il pouvait bien émaner de lui même, quelles effluves trahissaient son être.

Les yeux fermés il était toutefois plus simple de se concentrer.

- Vous jouiez aux cartes hier ? Pardonnez si j’ai oublié, mais je crois avoir considérablement bu et je n’arrive pas à reconstituer le fil me menant ici. La dernière chose qui me vient c’est cette partie de Cent que j'espère avoir gagné.

Parce que si il avait vérifié en gros posséder encore tout, il n’était pas sur d’avoir toutes ses épices qui faisaient presque l’ensemble de sa richesse, si on omettait sa boucle en or. Et il ne pouvait résolument pas céder ses épices au premier venu. Quoiqu’il ait également sa bourse mais elle était modeste et il n’y avait pas dedans grande matière a parier. Elle servait surtout à ses dépenses lorsqu’il était à terre pour se loger et se nourrir. Il dépensait peu pour ses loisirs. Le surplus, s'il y avait, il le donnait a Viviane. Ou pour ses épices.

Avec un peu de chance, il n’aurait pas besoin de négocier sa subsistance ici autrement qu’en travaillant.

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Pénélope
Loubet, née Le Loup

J'ai 23 ans et je suis originaire de Martigues, Royaume de France. Dans la vie, je fais partie d'une bande itinérante et j'y suis à mon aise. Sinon, grâce à ma chance, je suis libre comme l'air et je le vis fort bien.

Née au sein d'une famille de la petite noblesse martégale, Pénélope a joui depuis son enfance d'une éducation rigide et stricte. À l'âge de treize ans, ses parents décident de la placer au couvent des Dominicaines, à Aix-en-Provence, en attendant qu'ils lui trouvent un bon parti. Esprit romantique, Pénélope s'enfuit et se retrouve au sein d'une troupe d'artistes itinérants auxquels elle se joint avec plaisir, découvrant la liberté dont elle avait été privée pendant des années.


Alessandra Mastronardi

La jeune femme avait tourné la tête pour jauger son compagnon d'infortune du regard, délaissant sa carte au trésor. Elle haussa un de ses sourcils en le voyant faire ses pirouettes et un excès de politesse qui ne l'impressionna pas outre mesure. Au contraire, elle avait tant baigné dans ce genre de courbettes qu'elle y était devenue insensible. Pire, cela lui faisait lever les yeux au ciel.
Au moins, l'homme en face d'elle était français. Cela évitait bien des quiproquos éventuels, auxquels Pénélope avait déjà dû faire face avec un de ses anciens amants, portugais dont elle n'avait jamais compris un traître mot et dont une dispute semblable à une qu'auraient eu deux aveugles, sourds et muets avait éclaté entre eux et l'avait poussée à le jeter hors de sa couche avant même qu'il y mette un pied.
Colérique la jouvencelle, sous ses grands yeux ?
À peine.
Et surtout insupportable pour beaucoup. Peut-être des résidus d'une enfance dans un milieu aisé.
La dispute de sourds-aveugles-muets avait eu lieu la veille-même. Avant que tout ne devienne sombre et embrumé.
Le coup de l'alcool très certainement.

Elle reconnut l'accent de l'homme. Les intonations traînantes de sa Provence natale bien aimée et qu'elle avait quittée précipitamment.

- Pénélope Loubet. Nul besoin d'en faire beaucoup de la sorte, monsieur Goupil. enchaîna-t-elle à son tour, sa voix haute et un peu rauque ayant elle également cet accent du Midi de la France.

Elle sortit un ruban de son giron pour attacher la masse épaisse et brune qui lui servait de cheveux, au moins en queue de cheval.
L'homme continua à parler. Les yeux noisette se relevèrent vers lui.
Allait-il la juger quant à ses occupations ?
Il était vrai qu'une jeune fille issue de bonne famille n'avait pas à se retrouver dans une taverne espagnole mal famée et à jouer aux cartes avec des ivrognes en chantant à tue-tête.
Mais elle avait décidé de partir, de faire ce qu'elle voulait.

- Je vous avoue que j'étais plus occupée à gagner ma propre partie pour me soucier de la vôtre. Pourquoi donc ? Après, j'avoue que de mon côté je me souviens avoir misé gros pour gagner gros mais je ne suis pas certaine qu'il en fut de même pour vous.

Elle se souvient bel et bien avoir mis en jeu tout ce qu'elle avait pour continuer à jouer. Ce qui semblait lui avoir réussi vu qu'elle avait remporté la carte qui lui faisait de l'œil la veille.
Et sa bourse à la ceinture lui semblait encore bien remplie pour qu'elle ait pu perdre.

La jeune femme se dit alors qu'elle était une très bonne joueuse de cartes.
Ou alors qu'elle avait triché.
Ou que l'homme en face d'elle lui avait prêté quelque richesse, sous le coup de l'alcool.

Diantre...

Cette dernière option lui rappelait vaguement quelque chose. Plus que les autres.

Mais elle avait gagné quoi qu'il en soit. Et avec cette carte, elle avait encore plus gagné apparemment pour qu'elle puisse se poser un jour, avec sa propre fortune, et pour rembourser son potentiel emprunt.

- Vous savez ce qu'est cette carte ? Paraîtrait-il qu'elle indique la localisation d'une cité entièrement faite d'or.

Actuellement, il fallait se serrer les coudes, parce que les cités d'or, c'était bien beau, mais actuellement, autour d'eux il n'y avait que du bois pourri et derrière, la mer.




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Armand Goupil
J'ai 27 ans et je vis à Marseille, France. Dans la vie, je suis coq sur un bateau et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma vie, je suis marié a la mer et je le vis plutôt bien.

Orphelin jeune, il ne se souvient que peu de sa mère. Il a hérité d’elle des souvenirs de parfums, de cuisine, d’accent étranger et une boucle d’oreille. Il a travaillé tôt comme mousse sur un bateau, grimpant les échelons jusqu’au poste de coq. Sa sensibilité aux goûts et aux odeurs fait de lui un homme précieux pour le négociant a qui appartient le Cormoran, bateau de commerce traitant avec les pays méditerranéen. Il cherche avec obsession d’ou pourrait provenir sa famille, si certains d'entre eux sont encore vivants, avec le peu d’indice qu’il possède.
Michele Riondino

Quelque chose d’ironique habillait la réponse de la dame, et dans l’obscurité, les lèvres d’Arnand se recourbaient en un sourire amusé. Ce n’était pas son vrai nom de famille. A vrai dire, il ne se souvenait pas de celui qui aurait du être le sien, perdu et oublié. Ce nom de Goupil était moitié un surnom, moitié auto attribué. Bien qu’on nomme déja l’animal en question du nom qui resterait le sien, a savoir renard, beaucoup étaient en mesure de comprendre la référence. Goupil et Loubet donc. Le renard et le loup. C’était amusant.

Donc elle se souvenait de leur partie et pas lui. Il se souvenait juste avoir joué, mais ni en présence de qui, ni quoi comme mise. Ce qui était embarrassant a minima. Il renchérit donc simplement :

- Vous avez une meilleure mémoire que moi, j’ignorais que nous ne jouions pas a la même table. A vrai dire la quais totalité de ma mémoire est floue entre le moment ou j’ai consenti de prendre part a cette partie de carte et maintenant. Il y’a quelques lumières ca et la. Par exemple je suis presque sur de savoir dans quel bateau nous nous trouvons. Mais je doute que son nom puisse beaucoup nous aider.

C’était la Trinidad. Il avait vu plusieures fois le vaisseau amarré au port. De l'extérieur il était immense et sans doute affrété pour les longs voyages, sans qu’il en sache davantage. Il posa un regard sur la carte puis plissa des yeux pour la distinguer.

- Vous avez de la chance que je parle espagnol, voyons voir ca...

Ce n’était pas parce qu’il parlait qu’il savait lire correctement et déchiffré quelques lettres dans l’obscurité ne lui était d’aucune aide. Puis il se souvint des paroles de la jeune femme.

- Attendez, une cité en or vous disiez ?... El Dorado ? C’est un vieux reve de marin, mais il y’a de fortes chances que ce ne soit qu’une légende. Puis je ne suis pas de ces marins la, moi je me contente bien de ma Méditérann-

Les pièces du puzzle commencerent a prendre leur place dans sa tete et il déclama, comme si c’était une fatalité :
- Nous sommes en route vers les Amériques.

Il ignorait a quelle distance ils étaient de la cote aussi hors de question de faire demi tour. Mais on allait finir par les trouver a un moment ou a un autre, ne serait ce que parce qu’il faudrait bien nourrir les passager.

- Ecoutez, je ne pense pas que nous puissions faire tout notre voyage dans cet endroit, parce qu’ils finiront forcément par nous trouver. Mais si on remonte on risque de se faire jeter a la mer. Surtout vous parce que vous etes une femme et que beaucoup disent qu’une femme sur un bateau ca porte malheur.

Il n’était pas réellement de ceux ci, parce que personnellement il n’avait jamais a s’occuper de qui montait a bord et qui ne pouvait pas.

- De plus moi je suis marin, et coq de surcroit donc je peux etre utile. Je ne suis pas sur que premièrement on trouve ici de quoi vous travestir, puis bon au dela de ca ce n’est pas très moral.

Il réfléchissait en parlant, faisant quelques gestes avec ses mains et quelques pauses dans sa diction.

- Mais si toutefois on trouvais de quoi faire cela on pourra toujours vous introduire comme mousse. Je vous enseignerait les rudiments du métier, mais c’est enfantin, vous verrez. Ou alors on se cache mais on finira pas dépérir ici. Je n’ai pas de meilleure idée.

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