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 Au cœur des bois {Ft. larmes à paillettes}

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Maât
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INSCRIPTION : 08/07/2019
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CRÉDITS : Guy Ritchie

UNIVERS FÉTICHE : Réel, Fantastique, Historique
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Europe, 2041.

La nature a presque complètement disparu du continent, à cause de la convoitise des Hommes.
L'une des rares enclaves à rester sauvage et intouchée n'échappe pas à ce désir d'appropriation par la "civilisation", toutefois, une force ancestrale règne en ces lieux et les personnes y entrant n'en ressortent pas vivants.
On parle d'un monstre qui règne en maître en ces lieux. Un roi dont l'arrivée est annoncée par les corbeaux et les loups, dont l'ombre est indescriptible tant elle suscite l'horreur selon ceux qui s'autoproclament "témoins" et qui l'auraient aperçu à l'orée de la forêt.

Deux êtres, si différents mais si proches vont se retrouver en ces lieux.

Contexte provenant de Malédictions et Abominations
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Maât
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La Bête de la Sylve
Comme sortant d'un livre de contes et légendes, on ne connaît pas son âge mais on dit qu'elle vit au plus profond de la Forêt, massacrant toute personne y entrant.


Autrefois homme, il a manifesté haut et fort son dégoût de ses pairs. Il a été entendu par les forces ancestrales de la forêt qui lui ont donné cette apparence monstrueuse, l'éloignant de sa condition d'humain pour toujours.

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L’oisillon était tombé de son nid, brisant le silence oppressant de la forêt de ses piaillements. Blessé, il ne pouvait rien faire de plus que se laisser mourir. À moins qu’un prédateur ne vienne abréger ses souffrances avant.
Des pas lourds rompirent le silence, une silhouette immense, monstrueuse, s’approchait. Pris de panique, l’oisillon piailla encore davantage, se sentant en danger, mais il n’arrivait pas à bouger. Il se sentit être soulevé, puis se retrouver à nouveau dans le nid, chaud, réconfortant.

Il était question de temps avant que l’oisillon ne retrouve pleine possession de ses moyens et puisse grandir, devenir comme ses parents et prendre son envol au final. Si la silhouette n’avait pas été là, la nature l’aurait pris, dans son manque de magnanimité, un prédateur en aurait profité pour se repaître de cette chair, certes maigre, mais offerte.
La créature était plantigrade, errant sur ses deux jambes, à travers la forêt, inlassablement, comme une gardienne de celle-ci. C’était ce qu’elle était, protectrice et gardienne, la préservant de la folie des hommes.
Ces lieux étaient craints pour sa présence fantomatique, rapide dans les bosquets, silencieuse si elle voulait. Seul un courant d’air et les croassements à l’unisson des corbeaux et des corneilles annonçaient son arrivée, ce que les intrus ne comprenaient que trop tard.
D’autant qu’il s’agissait bien souvent des derniers sons qu’ils entendraient.
Tout comme sa silhouette serait la dernière image qu’ils verraient.
À la fin, à chaque fois que des humains pénétraient dans la forêt, on ne retrouvait d’eux qu’un assemblage de restes humains ensanglantés à l’orée de la forêt, bien trop structuré pour être l’oeuvre d’animaux sauvages, comme servant d’avertissement aux prochains.

Alors qu’était le monstre ?
La logique avait tout remplacé en ce monde. Les légendes avaient disparu pour laisser place aux calculs plus nombreux les uns que les autres et les faits les plus précis que l’on pouvait trouver.
Et pourtant…
Pourtant, la créature semblait tout droit sortir d’un conte de fées. Une monstruosité dont l’apparence aurait sans mal dissuadé les enfants de rentrer au coeur de la forêt, au plus profond des bois, là où le soleil perce à peine dans la canopée.
Elle était haute de deux mètres. Elle avait les proportions d’un homme, à quelques détails près. Son bras gauche était comme du bois, était plus long que l’autre et se terminait par de longues griffes tranchantes, alors que le droit semblait humain, les ongles noirs parce qu’incrustés de terre. Son corps était parcouru de fines nervures comme celles du tronc d’un arbre, des plantes étaient sorties de plusieurs types de plantes et semblait avoir une mosaïque de textures… Pierre, bois et os mais aussi peau humaine, verdâtre. Dans son dos perçaient des branches, pointues, parcourues d’épines. Son torse était nu, maigre mais musclé, témoignant qu’il avait quelque chose d’humain derrière cette hideuse apparence.

La Bête s’accroupit, grattant la terre de ses longues griffes de bois, y déposa une graine, avant de se balafrer la paume et de faire couler quelques gouttes de sang, étrangement rouge, une autre facette presque humaine de l’abomination. Elle remblaya la terre et presqu’immédiatement, des feuilles pointèrent timidement du sol.
Une légère brise se leva et le crâne de cerf pointa vers le haut, tendant un cou mince, recouvert de tissu en lambeaux, nerveux avant de se relever entièrement et de marcher vers les bosquets alors que les corbeaux et les loups hurlaient de concert.

Des intrus étaient à nouveau entrés dans la sylve.
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

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Delilah Portman
J'ai 34 ans et je vis dans un monde qui n'est pas le mien, en Europe. Dans la vie, je suis militante pour la sauvegarde de la nature et je m'en sors péniblement. L'association n'est pas à but lucrative. Sinon, grâce à ma volonté seule, je suis célibataire et je le vis plutôt comme quelqu'un qui n'y voit pas une priorité en soi.

Au cœur des bois {Ft. larmes à paillettes} Odette-Yustman-odette-yustman-28505583-245-150Elle est à la tête d'une association - "Sauvons la nature" - qu'elle dirige avec son cousin Dylan (avocat de son état). • Elle s'y dévoue corps et âmes, depuis des années, et espère pouvoir faire changer les mentalités sur la question de la nature. • Elle possède des objets à la pointe de la technologie, mais ce sont uniquement ceux dont elle ne peut se passer (téléphone et voiture électrique). Sinon, elle vit dans une maison sommaire, à la décoration vintage.


Odette Annable - furiedheart.
« _ Tout est prêt. J’annonce fièrement, un sourire ravi sur les lèvres. _ Il ne nous reste plus qu’à repérer l’endroit idéal pour le campement, et nous pourrons aller nous y installer dans les jours à suivre. Aucune réaction de mon auditorium. Je décide de poursuivre mon monologue. _ Je pensais à l’orée de la forêt, non loin de la civilisation la plus proche. Toujours rien. Bien. _ J’ai opté pour cette zone. Je l’entoure sur la carte, retransmise à tous par un rétroprojecteur vintage. _ C’est là que le gouvernement tente toujours de la raser en premier. D’ailleurs… Je cherche dans mon dossier une coupure de journal. _ Le centre commercial à proximité a fait paraître une intention de s’agrandir en détruisant cette même parcelle. Je leur fait passer pour qu’ils la lisent d’eux-mêmes. _ Avec notre campement sur place, il y a peu de chance qu’ils y parviennent. Oui ? »

J’interroge l’un des membres de mon association, levant docilement la main pour m’interrompre.

_ Ma question va certainement paraître idiote mais… Comment sommes-nous sensés résister face au gouvernement et ces partisans, s’ils ont dans l’idée de détruire intégralement l’une des uniques présence de nature en Europe ?
_ En faisant le pied-de-grue dans les parcelles qui les intéresse.
_ On ne pourra jamais intervenir sur toutes les parcelles en même temps ! Rétorque un autre membre, convaincu de la véracité de ces paroles.
_ D’où l’intérêt de continuer à toucher le plus de monde par nos campagnes de sensibilisation à la nature. Plus nos effectifs seront grands, plus notre démarche de préserver les derniers coins de nature sauvage sera efficace. »

Ils ne semblent pas convaincus. Ils n’ont jamais semblé convaincus. Mais je ne démords pas que mon association peut faire bouger les choses dans le bon sens.

«  _ Il est toujours possible d’éveiller les consciences, de refaire marche arrière. Je reprends, pleine de conviction. _ La nature est vitale à l’homme. On ne peut pas survivre sur un monde bétonné et accro à la technologie. J’ose donc espérer qu’il existe encore quelques intelligences pour prendre conscience de l’impact qu’ont eu les déforestations en masse.
_ Si c’est le cas : elles ne se bousculent pas aux portes de l’association.
_ Voilà pourquoi il faut élargir nos horizons. Il faut donner envie aux habitants des autres continents européens, de créer eux-mêmes sur leur territoire des actions visant à préserver les rares espaces naturels qu’il nous reste.
_ Pour ce qu’il en reste. Ricane un membre, ne manquant jamais d’apporter des remarques politiques à nos réunions. _ L’Europe est comme la nature : de l’histoire ancienne.  
_ Nous viserons les pays s’y trouvant, même s’ils ne se considèrent plus comme étant Européens à proprement parler. Ce n’est pas grave.
_ Comment ? Aucun d’entre nous n’est bilingue ! Reprend un autre, promptement.
_ Nous allons devoir faire appel à des traducteurs.
_ Des accros à la technologie moderne, tu veux dire. Aucun d’entre eux ne voudra diffuser un message prônant la vie limite ancestrale des habitants du début de ce siècle. Et tu le sais très bien, Delilah. »

L’intervenant n’est autre que mon cousin, Dylan. Il est la tête administrative de l’association. C’est à lui que revient la gestion de toutes ces choses que je ne saurai gérer moi-même avec autant de diplomatie. Et pour cause : je suis une tête brûlée au sang chaud. Je ne sais pas m’exprimer avec les forces au pouvoir autrement qu’avec de la brutalité. Il est donc précieux à mes ambitions.

« _ Nous trouverons forcément des traducteurs partageant nos idées. Et cela va être votre prochaine tâche en attendant que nous établissions notre campement dans la forêt : trouver des traducteurs voulant participer activement aux actions de l’association. »

Une nouvelle main se lève, plus timide. Je l’autorise à prendre la parole d’un sourire, attentive à sa future remarque.

« _ Si ça ne te déranges pas, Delilah, je préférerai ne pas prendre part à cette action. Je préfère me concentrer uniquement sur la recherche de traducteurs.
_ Je doute que cela soit un choix judicieux, Laura. L’union fait la force, c’est bien connu. Et l’action a besoin de chacun des membres de l’association pour avoir plus de valeur.
_ Certes, mais je tiens beaucoup trop à ma vie pour m’aventurer là-bas alors… je suis désolé mais je ne m’y rendrai pas.
_ Moi non plus. »

Ajoute quelques autres, saisissant l’opportunité de me faire part de cette même volonté.

« _ Et pourquoi ça ?
_ Je crois que la réunion est terminé. Clame aussitôt Dylan, se levant de son siège. _ Merci a vous tous d’être venu. On se retrouve dans une semaine à la même heure. »

Je n’ai pas le loisir d’intervenir. Tous les membres s’emparent de leurs affaires, prestement, avant de quitter la salle que je réserve chaque semaine pour nos rencontres.

« _ Qu’est-ce qu’il t’a prit de leur dire de partir ? Je l’interroge, passablement furieuse de cette audace. _ Tu sais bien que c’est moi qui met un terme aux réunions d’ordinaires !
_ Vous alliez entrés dans un débat qui ne t’aurait pas plu. M’explique-t-il, rassemblant ces affaires à son tour. _ Je me suis dis qu’il ne serait donc pas avisé de te laisser perdre bêtement la moitié de tes membres pour divergences d’opinions.
_ A quel propos ?
_ Les mythes et légendes entourant la forêt de Sylve.
_ De quoi tu parles ?
_ D’une rumeur. Stupide. Et sans grand intérêt pour la suite.
_ C’est-à-dire ?
_ Que tu sais très bien, tout comme moi, que la forêt de Sylve est condamnée à être détruite complètement. Qu’il ne s’agit que d’une question de temps avant que le gouvernement l’ait totalement effacée de la surface du continent.
_ Non. Nous allons réussir à la sauver ! »

Il éclate de rire, ne me prenant pas au sérieux.

« _ T’es mignonne quand tu es déterminée, tu le sais ? Il m’embrasse le front, toujours hilare. _ Oublie cette histoire de campement et concentre-toi plutôt sur la diffusion internationale de ton message. Tu te feras beaucoup moins de mal en restant loin de l’échec cuisant qui t’attend. »

Je tombe des nues. Il ne croit pas en moi. Ni en mes actions. Il pense que la forêt est condamnée. Je vais leur prouver à tous qu’ils ont tort.  

(…)

Je stationne mon véhicule électrique à quelques mètres de l’entrée de la forêt. Normalement, si mon G.P.S ne s’est pas encore fourvoyé à cause du monde qui utilise le satellite en même temps, je suis bien à celle que j’ai ciblée sur la carte pour le campement. Si cela ce confirme : je vais pouvoir trouver un endroit où m’installer, afin d’y bivouaquer quelques jours. Juste le temps de prouver aux membres de l’association que c’est sans danger. Car c’est sans danger, je le confirme : il n’y a rien de plus que des animaux effrayés dans ces bois maltraités par la nature humaine. Je m’empare de mes sacs sur le siège passager, avant de quitter la voiture que je verrouille à l’aide de sa commande à distance. Ensuite, je la range dans la poche de mon jean, tout en me dirigeant vers ma destination, mon téléphone portable nouvellement en main.

« _ Bivouaque dans la forêt de Sylve, jour un. Je déclare à celui-ci, tout en me filmant entrain de marcher. _ Il est – je jette un regard à ma montre – presque cinq heures de l’après-midi (heure locale), et je m’apprête à chercher l’endroit où je vais bivouaquer durant les prochaines quarante-huit heures. Le but de ma démarche étant de vous prouver à tous, toi Dylan y compris, que les lieux sont sécurisés et que mes actions sont sérieuses. J’envisage bien de vous faire camper dans cette forêt, dans l’optique de la sauver du massacre qui l’attends. Alors… Je change de caméra pour filmer la forêt, dans laquelle je m’engouffre. _ Il ne fait pas encore trop sombre mais d’ici une petite heure les cymes des arbres changeront la donne. Je vais donc vite me poser, afin d’installer mon campement, avant de faire un feu. Hm… »

Je repère les lieux. Je note mentalement les détails qui me sautent aux yeux, de sorte de ne pas me perdre. Je choisis également de suivre une voie pas trop escarpée, où on peut encore déceler au loin les habitations alentours.

« _ Le but étant que je reste à porter de civilisation, afin d’intervenir si des ouvriers viendraient déjà prendre des mesures. Je vais donc choisir un endroit me donnant une bonne vue des environs. Mon pied fait craquer une branche morte. _ Oops. Je ne l’avais pas vu celle-là. J’espère qu’elle ne va pas attirer des curieux. Je glousse quelque peu, me rassurant sur le fait que cette forêt ne compte rien de dangereux sur ces bords. _ Il faut savoir que les loups sont devenus très peureux depuis la déforestation en masse. Ils ne viennent donc jamais dans les zones presque découvertes de la forêt, par crainte d’être chassé. Ça me rappelle qu’il faut qu’on demande au gouvernement d’interdire la chasse des animaux en voie d’extinction. Il faut préserver le peu d’espèce que l’Europe compte encore. Dylan, je compte sur tes talents d’avocat pour te charger de ça. Nouveau craquement de branche sous mes pieds. _ Je crois que je me suis assez éloignée pour être discrète. Je vais me poser ici et établir mon campement. »

Je coupe la caméra, la mettant dans ma poche, après quoi je pose mes sacs sur le sol humide. Il me faut mon trépied. Je veux que les membres de l’association assistent à l’installation de mon bivouaque. Je le sors donc en priorité, avant de reprendre mon petit reportage improvisé sur place.

« _ Bien. Je pense que de là vous devriez tout voir. Coucou ! Je fais signe à la caméra, riant quelque peu. _ La zone est assez grande pour mettre plusieurs tentes mais pour l’action se serait bien qu’on fasse deux groupes, pour couvrir plus de terrain. Le but étant qu’à long terme on dissuade le gouvernement de grignoter toujours plus de nature pour implanter des buildings. Allez… Il est temps que je m’installe. »

J’ouvre mes sacs pour m’y atteler, quand des craquements presque inaudibles se font entendre non loin de ma position. Ce ne sont que des petits animaux qui font leur vie. Rien de bien méchant. Il serait tentant de se laisser aller à une certaine panique, dans ma situation, mais je ne suis pas du genre froussarde. Je tiens ça de mes ancêtres du côté de maman, d’ailleurs : elle étaient aventurières en leur temps. J’envie cette chance qu’elles avaient de connaître une terre remplie de nature, de coin sauvage oublié de l’homme. Je poursuis ma tâche, dans mes pensées, lorsque des corbeaux et des loups se mettent à hurler de concert. Ça. C’est déjà moins normal.

« _ Il y a quelqu’un ? J’interroge tout d’un coup, analysant les environs de mes yeux plissés. _ Je ne crois pas que ça soit normal que les animaux réagissent ainsi, très honnêtement. Je déclare à la caméra, qui filme toujours. _ Mais mes connaissances sur le sujet sont toutes théoriques alors je… »

Je sens une présence. Tout prêt. Il y a quelqu’un ou quelque chose qui m’observe. J’en ai des frissons d’effrois dans toute l’échine.

« _ Je sais qu’il y a quelqu’un ! Alors qui que vous soyez, je vous sommes de vous montrez immédiatement ! »

J’ai horreur des petits malins qui s’amusent à foutre la trouille aux autres. Je trouve qu’il n’y a rien de plus horripilant.


@Maât


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MES PERSONNAGES | MA RECHERCHE

Si tu tiens à ton enfance, laisse ce spoiler tranquille !!
Dernier avertissement:
 

Je t'avais prévenu. :siffle:
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La Bête de la Sylve
Comme sortant d'un livre de contes et légendes, on ne connaît pas son âge mais on dit qu'elle vit au plus profond de la Forêt, massacrant toute personne y entrant.


Autrefois homme, il a manifesté haut et fort son dégoût de ses pairs. Il a été entendu par les forces ancestrales de la forêt qui lui ont donné cette apparence monstrueuse, l'éloignant de sa condition d'humain pour toujours.

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Le monstre continuait d’avancer, silencieux si on omettait les cris des animaux de la forêt qui annonçaient sa venue, comme des trompettes accueilleraient un monarque.
Il finit par parvenir à la lisière de la forêt, n’étant pas à découvert pour le moment. Le silence de sa marche fut rompu par des craquements de branches sèches et de feuilles d’automnes sous ses pieds.

La créature perçut alors l’intrus. L’intruse en l’occurrence. Cette dernière semblait sentir que quelque chose n’allait pas, puisqu’elle avait haussé la voix. Le monstre n’en comprit pas un mot, comme si elle avait crié à un animal sauvage. Ce serait tout aussi inutile au final que si ça avait été le cas. En soit, elle n’était pas différente d’un loup ou d’un ours face à une personne qui aurait pénétré son territoire.

À mesure que la chimère avançait, la brume se levait, le cachant quelque peu floutant son apparence, de sorte à ce que seule une silhouette floue se matérialiserait devant yeux de l’humaine, toutes griffes dehors.
Cela ne se passerait qu’en l’espace de quelques secondes avant que la Bête de la Sylve ne se débarrasse de cette nouvelle intruse, comme cela avait pu être le cas avec les autres. Le geste serait précis, d’une rapidité telle qu’elle en aurait été presqu’invisible avec la brume… Mais pas indolore pour autant. La créature, par un procédé d’un sadisme qui tenait plus de l’humain que de l’animal, faisait regretter l’intrusion sur son territoire.
Il avait levé la griffe, prêt à frapper dans la brume…
Mais il ne parvint pas à asséner le coup. Sa griffe restait comme bloquée, il était incapable de la bouger ne serait-ce que d’un centimètre. Sous le crâne de cerf qui cachait sa tête, la Bête de la Sylve serra les dents.

Puis des murmures parvinrent dans ses oreilles, ainsi que des odeurs de fumée et de bois brûlé qui la déstabilisèrent au point que la brume s’évapora, la rendant complètement visible aux yeux de l’intruse qu’elle n’avait pas réussi à tuer. L’ogre se tenait face à elle, dans toute l’horreur de son apparence physique.
Il fut ébranlé au point qu’il tomba à genoux, pendant une dizaine de secondes. Il finit par reprendre contenance et à défaut d’asséner le coup fatal à l’intruse isolée, il planta violemment sa main griffue dans la terre en poussant un hurlement monstrueux, à glacer le sang, qui recouvrit ceux des animaux qui n’avaient pas cessé, jusqu’à les réduire au silence.
Il était en train d’en appeler aux forces ancestrales qui l’avaient rendu ainsi, qui lui avaient retiré son apparence d’homme et en échange d’un peu plus de son humanité, il allait protéger la forêt. Il ferait tout pour ça, jusqu’à se sacrifier entièrement, ce qui finirait par arriver d’un moment à l’autre.
Les bois qui sortaient de son dos grandirent de quelques centimètres et se recouvrirent d’épines. Le ciel se chargea de nuages lourds et l’orage se fit entendre.

Le mastodonte sylvain se redressa en grondant et partit vers là d’où venaient les émanations de fumée, se désintéressant complètement de la femme qui était à l’orée de son territoire, le suivait-elle, il s'en fichait éperdument.
Des loups étaient sortis des bois et se postèrent à ses côtés dans sa course effrénée.
Le massacre allait être inévitable, une fois de plus. Jusque là, les envahisseurs n’avaient pas encore recouru au feu dans leurs tentatives d’invasion et il y avait des chances que le gardien de la forêt ne ressorte pas indemne de la confrontation, mais il était résolu à faire usage d’encore davantage de violence qu’à l’accoutumée. Cette fois, il fonçait tête baissée, complètement à découvert pour mener son attaque, totalement de front.
Il le fallait, pour le bien de la forêt qui était plus menacée que jamais.

- UN DÉMON !

Entendit-il sous son casque. Une partie de sa conscience qui continuait d'avoir un semblant d'humanité le perçut, non sans ironie. Elle n'empêcha pas la Bête d'agir, de prendre entière possession du corps.
Il s'agissait là des humains qu'elle détestait et auxquels elle appartenait, non sans dégoût. Ce dernier avait grandi au fil des années, du fait des actes qu'elle avait vus, face auxquels elle s'était retrouvée.
Au fond de lui, le monstre détestait sa part humaine. Il exécrait d'être issu de la même espèce que ces destructeurs, de ces porteurs de mort.
Mais, même quand il était encore pleinement humain, il avait tout d'un monstre selon ses "pairs". Ils l'avaient toujours traité comme un paria, alors avait-il déjà été vraiment humain ? N'avait-il jamais été qu'un monstre sous une apparence humaine ?
C'était là l'hypothèse la plus plausible.
Pendant qu'il massacrait et réduisait en pièces les agresseurs de la sylve, au fond de lui, sa part humaine ne ressentait que du plaisir.
Ce n'était pas le plaisir de protéger la forêt. Non.
C'en était un bien plus pernicieux.
Le plaisir de se venger, de tuer.

La Bête de la Sylve était une machine, au service de la Nature et de la Terre.
Dymek, celui qui ressentait, était bien plus humain qu'il ne voulait le croire.
Et revêtait les pires aspects de l'humanité.
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J'ai 34 ans et je vis dans un monde qui n'est pas le mien, en Europe. Dans la vie, je suis militante pour la sauvegarde de la nature et je m'en sors péniblement. L'association n'est pas à but lucrative. Sinon, grâce à ma volonté seule, je suis célibataire et je le vis plutôt comme quelqu'un qui n'y voit pas une priorité en soi.

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Odette Annable - furiedheart.
Mon pressentiment se confirme : il y a bien quelqu’un qui m’observe dans les buissons. Je l’aperçois maintenant. Sa silhouette immobile se dessine dans la brume qui l’entoure. Mais depuis quand y-t-il de la brume exactement ? Et lui, d’où peut-il bien sortir précisément ? Pas des bois tout de même ! Je l’observe plus attentivement en plissant davantage mes paupières, quand quelque chose d’anormal me saute aux yeux chez cet… individu. Il est très grand et… bien qu’il semble élancé, possède des caractéristiques lui conférant des allures presque totalement animales. Serait-ce un costume pour effrayer les gens qui s’aventurent en ces lieux ? Si c’est le cas : c’est très réussi. Vraiment. Toutefois ça ne prendra pas avec moi. Je ne suis pas du genre facilement impressionnable. Et j’ai encore moins le temps de jouer à son petit jeu. J’ai un camp à établir avant l’arrivée de la nuit.

« _ C’est très amusant. Je lui lance à la suite, tandis qu’il amorce une approche dans ma direction. _ Et votre costume comme votre effet visuel de brume est très bien fait. Seulement j’ai autre chose à faire alors je vous prierai de… »

Je m’interromps, les yeux écarquillés à la vision de son bras levé et prêt à me frapper. Que fait-il exactement ? Il n’a pas l’intention de me tuer tout de même ?! Mais si ! Je recule prestement à le constater, quand mon talon droit bute dans l’un de mes sacs posés juste derrière moi, entraînant irrémédiablement ma chute sur le sol.

« _ Aïe. »

Je soupire au choc de mes coudes sur les branches. Ne pouvais-je pas me rappeler les obstacles qui m’entouraient ? Étais-je véritablement obligée de me vautrer toute seule comme une merde dans mes propres affaires, tandis qu’un cinglé est tout proche de me tuer ?! C’est véritablement le scénario d’un mauvais film d’horreur. MON film d’horreur. Je tente bien de reculer en proie à la panique, mais je reste lucide malgré tout : ce type va me découper en petits morceaux, et ensuite abandonner mon cadavre ensanglanté sur les mêmes sacs où je suis tombée. Il est donc inutile que je me berce de faux-espoir en tentant de lui échapper. Je préfère fermer les yeux, résignée, en attendant que le coup fatal vienne me faire expier mon dernier crie. Ça va faire mal, je présume ? Je pleure rien que de l’imaginer. Je n’ai pas envie d’agoniser ici durant des jours. Je n’ai pas… Sht. Je mets le flot des pensées qui me submergent en sourdine. Il ne se passe rien. Il n’y a aucun bruit. Se peut-t-il que mon assaillant se soit enfuit ? J’ouvre mes paupières brouillées de larmes pour connaître la réponse, quand je constate qu’il est encore là. Je retiens mon souffle, pétrifiée. Pourquoi ne bouge-t-il plus ? Pourquoi… – je n’en reviens pas moi-même que je vais demander ça – pourquoi ne m’attaque-t-il pas ? Avais-je raison de croire à un vulgaire plaisantin ? Je ne crois pas. Il émane de cette « créature » une aura sombre, effrayante. Et je suis bien en face de quelque chose de dangereux, d’innommable. Il y a juste quelque chose qui semble l’avoir perturbé dans ses propres intentions de me tuer. J’hume une odeur particulièrement reconnaissable autant que désagréable dans l’air ambiant : celle du bois qui brûle. Quelqu’un a déclenché un feu dans la forêt ! J’hoquette d’effroi à cette idée, quand je fais fasse à quelque chose de bien plus terrifiant : la bête. La brume s’évapore totalement, me laissant ainsi découvrir l’effroyable chose que j’entrapercevais auparavant. C’est effrayant. J’hurle à m’en époumoner totalement tandis qu’elle chute à genou à quelques mètres de moi.

« _ Pitié. J’ose l’implorer, sans savoir si elle me comprend véritablement. _ Ne me faites pas de mal… »

Sa griffe s’abat sur le sol en réponse. J’ignore si cela veut dire « oui » mais j’ai bon espoir que ce soit le cas, malgré tout. Il aurait déjà pu le faire s’il l’avait volontairement voulu, non ? Je ne lui poserai certainement pas la question, cela dit. Surtout pas maintenant que j’entends son hurlement, me glaçant littéralement le sang. Je me bouche les oreilles pour m’en protéger, pour l’amoindrir à mes tympans.

« _ Va-t’en. Laisse-moi tranquille je t’en supplie... »

Je l’implore à nouveau, véritablement choquée par son apparence physique. C’est à en faire des cauchemars si je survis. Sincèrement. Jamais je ne me remettrais de l’horreur auquel j’assiste, tremblotante. Jamais je ne pourrais remettre les pieds dans cette forêt, horrifiante. Jamais. Et comme si tout cela ne suffisait pas déjà à me traumatiser totalement : le ciel décide de se couvrir de nuages sombres pendant que l’orage s’annonce au loin. La bête se relève, grondante. Elle part en courant dans une direction opposée à la mienne. Il faut que je parte. Et tout de suite. Je me relève prestement avant d’accourir à ma caméra que j’éteins pour visionner les dernières minutes d’enregistrement. Personne ne voudra me croire si je n’ai pas la preuve bien visible qu’elle existe. Il faut que la caméra l’ait capturée pour convaincre l’armée de la détruire.

« _ Merde ! »

Je grogne à celle-ci, furieuse, le corps encore en proie à des spasmes d’effroi. Elle n’a rien enregistrée de plus que ma chute et les bruits. Merde merde merde et merde ! N’importe qui affirmera que j’ai fais un montage audio par la suite pour inventer cette créature de toute pièce. Il me faut cette preuve. Je décide donc de prendre la suite de cette bête, au pas de course, consciente de la chance que je laisse volontairement filée entre mes doigts. J’avais une opportunité en or de sortir de cet endroit de malheur, et voilà que je m’y engouffre toujours plus pour poursuivre le monstre qui y vit. Depuis quand y vit-t-il, d’ailleurs ? Est-ce lui qui a tué toutes ces personnes qui ont tentées de la détruire auparavant ? Et si c’est le cas : est-ce qu’il est le gardien de cette forêt ? Ma curiosité sur la question annihile totalement l’effroi qui m’habitait à son encontre. J’ai besoin de savoir la vérité sur sa présence en ces lieux, et je compte bien mettre tout en œuvre pour l’obtenir. Je retrouve enfin la bête. Elle s’acharne sur des hommes que j’entends hurler de terreur. C’est abominable. Je relance la caméra pour ne pas être la seule à en être le témoin. Il faut que Dylan voit ça, lui aussi. Il faut qu’il puisse m’aider à découvrir la nature de cette bête ainsi que le moyen de l’empêcher de s’attaquer à nous. Les massacres ne sont pas la réponse à la sauvegarde de cette forêt. Son territoire. Et j’entends bien qu’elle la conserve malgré ce que j’ai pu vouloir envers elle quelques minutes auparavant. Surtout si elle en est la gardienne. Je continue de m’approcher à pas feutrée de la zone, pour filmer toujours plus de détails la concernant, quand je prends connaissance de l’incendie qui menace de la détruire, ainsi que toute la forêt. Il faut que je l’éteigne. Il m’est inenvisageable de perdre les deux pour laisser la victoire sur le gouvernement de ce pays. Je jette donc la caméra sur le sol, avant de me dévoiler à elle.

« _ VA T’EN ! Je lui hurle, faisant de grands gestes mimant mes mots. _ LE FEU ! VA T’EN ! »

Tous les hommes à la tête de cet incendie sont morts à présent. Quant aux loups qui l’accompagnaient, aussi bizarre soit ce comportement chez eux, ils se sont enfuis. Il est temps qu’il se mette lui-même à l’abri. Mais comment lui faire comprendre ? Comment éteindre le feu, surtout ? Oui. C’est ça la question. Je n’ai rien sur moi pour y parvenir seule, et je doute que les pompiers veuillent intervenir. Je réfléchis à une solution, gardant un œil attentif sur le monstre qui pourrait tenté de me tuer, lorsque la pluie se met à tomber violemment sur nous. Mais oui ! C’était ça la réponse ! La pluie ! Elle éteint le feu qui menaçait de se propager dans toute la forêt, et bientôt il ne reste plus que de la fumée en signe de son passage. Je suis heureuse. Rassurée, également. Je ne manque pas de l’exprimer en éclatant de rire. Je crois que je n’ai jamais autant aimé l’orage qu’aujourd’hui. *Scraaaatch Braoum* La foudre tombe sur l’arbre à côté de moi, suivi par le bruit du tonnerre. Je hurle tout en m’en éloignant, de stupeur.

« _ C’est trop dangereux de rester ici. Il faut partir. »

J’énonce à moi-même, quand une énorme branche se met à craquer au dessus de ma tête. Elle va tomber. Et pourtant je ne bouge pas d’un pas. Je me contente de me protéger le crâne de mes bras en attendant qu’elle m’écrase de tout son poids.


@Maât


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La Bête de la Sylve
Comme sortant d'un livre de contes et légendes, on ne connaît pas son âge mais on dit qu'elle vit au plus profond de la Forêt, massacrant toute personne y entrant.


Autrefois homme, il a manifesté haut et fort son dégoût de ses pairs. Il a été entendu par les forces ancestrales de la forêt qui lui ont donné cette apparence monstrueuse, l'éloignant de sa condition d'humain pour toujours.


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Ses mouvements étaient violents, puissants mais fluides. Toutefois, il était affaibli par les feux qui menaçaient la forêt. Il fut d’ailleurs brûlé sur son torse, tout en mosaïque de textures. En ce sens, il fut touché à la fois sur les parcelles de peau humaine et sur son écorce.
Mais il n’avait pas le temps de s’arrêter pour se préoccuper de la douleur, il avait plus important à faire.
Il avait tué un bon nombre d’assaillants. Un avait fui, il l’avait remarqué. Mais il avait mieux à faire que de courir après un lâche pareil.
Le feu continuait de se propager et le monstre entendit la femme qu’il avait épargnée quelques minutes plus tôt crier. Dymek comprenait ses paroles.
S’en aller ?
Qu’elle s’en aille et qu’elle se mêle de ses affaires. Lui savait parfaitement ce qu’il lui fallait faire et il avait été assez magnanime pour l’épargner… Enfin, il avait été forcé de l’épargner par une force qu’il n’avait pas comprise tant sur le moment qu’à présent.
alors sous son crâne de cerf, la créature ferma les yeux. Elle implora intérieurement les forces de la Nature de lui venir en aide, sans faire preuve de violence, sans planter ses griffes dans la terre.

Entendez mes pensées, ô esprits de la Forêt. Préservez ce sanctuaire de la folie des Hommes et des flammes de leur avarice. Aidez-moi dans la tâche que vous m’avez confiée.

Elle restait droite, malgré ses brûlures et autres blessures diverses dues à l’affrontement avec les humains, malgré la douleur lancinante. Dans sa tête, elle répétait cette litanie, inlassablement, la connaissant par coeur.
Jusqu’à ce qu’il sentit une goutte tomber sur le crâne qui protégeait sa tête, puis deux, puis trois.
Assez rapidement, la pluie s’intensifia, éteignant les incendies et ne laissant qu’une fumée nauséabonde de toute cette histoire. Toutefois, la Bête savait que tout cela laisserait une cicatrice à la Forêt, que cette dernière mettrait un long moment à s’en remettre.
Elle sortit de sa torpeur en entendant rire l’intruse. La créature releva la tête, en silence, crispée de la présence de cette personne dans son territoire. Pourquoi restait-elle ?
L’orage gronda, proche puisqu’au-dessus de leurs têtes et la foudre finit par tomber, touchant une branche sous laquelle se trouvait l’intruse.
Cette dernière ne bougea pas, malgré la menace qu’elle avait sentie puisqu’elle se cachait naïvement de ses mains.
Ridicule, pensait Dymek.
Le monstre retint la branche avec sa main griffue, d’une grande force, avant qu’elle ne tombe sur l’intruse. Le choc aurait pu lui être fatal. Malgré tout, il l’avait sauvée.

- Quelle imbécile.

Sa voix était rauque, voilée, comme provenant du fond d’une crevasse. On ne pouvait décemment nier toutefois qu’il n’y avait aucune gutturalité qui aurait été associée à un monstre tel que lui, que la voix était plus humaine que monstrueuse.

- Dégage. Et ne reviens plus.

L’ogre jeta la branche au loin, celle-ci s'écrasant sur le sol dans un fracas plus que bruyant, et tourna les talons pour retourner au cœur de la Forêt. Il porta sa main humaine sur ses plaies. Il ressentit une douleur brûlante au toucher.
Une fois au plus profond des bois, il tomba à genoux, retira le crâne qui lui servait de casque, qui cachait la plupart du temps son visage et le déposa sur une souche, dévoilant ainsi son visage.
Ce dernier était sans doute ce qu’il y avait de plus humain, banal presque et c’était pour cela qu’il le gardait invisible aux yeux des autres. Quelle légitimité avait-il à protéger la Sylve avec un visage humain, visible aux yeux de tous ? D'autant que ce même faciès avait été l'objet de brimades pendant des années de la part de ses "pairs".

Son teint était blafard sous la terre et la poussière qui l'assombrissaient quelque peu. Ses cheveux, ébène, étaient coupés courts de manière chaotique, en bataille, et étaient parsemés de feuilles et de petites brindilles.
Mais le détail le plus frappant de son physique était sans doute son regard.
D’un bleu très clair. Perçant. Déroutant. Semblable à celui d'un animal sauvage par la méfiance qu'il dégageait.

Derrière la silhouette monstrueuse, malgré les caractéristiques qui pouvaient prêter à l’effroi, il était davantage un hybride. Non plus un ogre, sous le casque, il pouvait faire davantage penser à un elfe des récits fantastiques, dans les livres ou dans les films par la finesse et la nervosité de son physique, une fois qu'il s'était débarrassé de l'allure menaçante qu'il adoptait.

Avec minutie, il apportait du soin à ses brûlures avec des plantes dont il connaissait bien les propriétés et de l'eau claire, ne bronchant pas malgré la douleur qu'il ressentait encore, notamment sur les parcelles de peau humaine qu'il lui restait, malgré l'avancée de l'écorce sur son corps.
Toujours la tête baissée, il s'arrêta brusquement et fronça les sourcils, crispant sa mâchoire avant de tourner la tête vers les bosquets à sa droite.

Il n’était toujours pas seul.



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Delilah Portman
J'ai 34 ans et je vis dans un monde qui n'est pas le mien, en Europe. Dans la vie, je suis militante pour la sauvegarde de la nature et je m'en sors péniblement. L'association n'est pas à but lucrative. Sinon, grâce à ma volonté seule, je suis célibataire et je le vis plutôt comme quelqu'un qui n'y voit pas une priorité en soi.

Au cœur des bois {Ft. larmes à paillettes} Odette-Yustman-odette-yustman-28505583-245-150Elle est à la tête d'une association - "Sauvons la nature" - qu'elle dirige avec son cousin Dylan (avocat de son état). • Elle s'y dévoue corps et âmes, depuis des années, et espère pouvoir faire changer les mentalités sur la question de la nature. • Elle possède des objets à la pointe de la technologie, mais ce sont uniquement ceux dont elle ne peut se passer (téléphone et voiture électrique). Sinon, elle vit dans une maison sommaire, à la décoration vintage.


Odette Annable - furiedheart.
La branche devrait être tombée à présent. Elle devrait me recouvrir de tout son poids. Pourquoi je ne sens rien ? Se pourrait-t-il que je sois morte sur le coup ? Ça ne fait aucun sens : je sens toujours la pluie tombée sur moi en cascade tandis que les bruits de l’orage persistent à mes oreilles. Non. La branche a du stopper sa course durant sa chute. Mais comment ? Se pourrait-t-il que… qu’elle vienne de se bloquer dans d’autres branches ? Je l’aurais entendu il me semble ! Est-il envisageable que le monstre vienne de la retenir de justesse ? Non. Je refuse de croire à cette hypothèse. Et pourtant. Lorsque je découvre mon crâne pour regarder au dessus de ma tête, je constate que la main griffue de ce dernier la retient de tout son poids. Pourquoi… Euh… Comment est-ce possible ? Est-t-il doté d’une intelligence lui permettant de dissocier les gentils des méchants êtres humains qui franchissent cette forêt ? Plausible. Et si c’est le cas, je trouve cette situation très déstabilisante. Tout autant que celle de me faire traiter d’imbécile par une créature de son gabarit, avec une voix parfaitement humaine bien que rauque et lointaine.

« _ Mais qu’est-ce que vous êtes exactement ? »

Je l’interroge instantanément, m’éloignant de la branche qu’il retient toujours de sa poigne. Un monstre n’est pas sensé avoir une voix aussi similaire que celle de mon espèce ? L’ai-je bien entendu, d’ailleurs ? Si ça se trouve, il a communiqué télépathiquement avec moi et… Non. Il recommence. Il m’ordonne de partir pour ne plus jamais revenir.

« _ Je voudrais bien mais ça va être impossible, je le crains. »

J’ai des « actions » à mettre en place pour sauver la Sylve, tout comme il le fait actuellement. J’ai donc besoin de revenir sur les lieux dans une période relativement proche, en compagnie des quelques rares courageux qui accepteront de m’y accompagner. Il faut qu’il me confirme qu’il les épargnera, eux aussi. Il faut qu’il m’assure qu’il ne tentera pas de nous exterminer, comme il a exterminé les types qui jonchent le sol tout autour de nous. Mais il ne m’écoute pas. Il ne m’a jamais écouté. Il jette la branche au loin, dans un vacarme presque assourdissant, avant de tourner les talons pour rejoindre le cœur de la forêt. Il faut que je le suive. Il faut que je découvre son terrier (ou peu importe comment il nomme son lieu d’habitation). Il faut que je m’assure que je peux m’en faire un véritable allié. Et surtout : il faut que je comprenne pourquoi il m’a laissé en vie alors qu’il n’avait aucune garantie que je n’étais pas une menace pour la Sylve. Je me mets donc à sa suite, discrètement. Je m’engouffre dans le cœur de la forêt, bien trop sombre pour pouvoir m’y repérer convenablement, jusqu’à ce qu’il s’arrête au milieu de nulle part pour se laisser tomber à genou. Que fait-t-il exactement ? Il retire son crâne ? Il faut que je voie ce qu’il cachait. Je contourne de ce fait la zone pour me mettre tout à sa droite. Un visage humain. Ce monstre à un visage humain. Il n’a pas que ça, d’ailleurs : il a aussi un bras humain, et un torse partiellement humain. Comme une mosaïque. Une mosaïque sacrément amochée par le feu qui embrasait la forêt précédemment. C’est étrange. On dirait qu’il a fusionné avec un arbre. Je m’approche un peu plus pour analyser les traits de son visage, d’un teint blafard. Il n’a rien de terrifiant en comparaison à son masque. Au contraire : on dirait… Je ne sais pas. On dirait qu’il sont deux choses diamétralement opposée dans un même « corps ». Et ces yeux. Mon dieu. Ils sont d’un bleu magnifique, pénétrant. Je suis véritablement fasciné par cet être que je ne sais plus nommer convenablement. Il n’a plus rien d’un monstre tout simple que l’on voudrait exterminer pour nous sauver. Non. Il a toutes les caractéristiques d’un hybride qu’on a envie d’aider dans la sauvegarde de son habitat. Et je l’observe, intensément, tandis qu’il soigne avec des plantes ces nombreuses brûlures. Quand tout d’un coup, il s’arrête. Il tourne sa tête en ma direction. Il a sûrement sentie ma présence et je doute qu’il soit avisé de me cacher davantage. Je sors donc des buissons, prudemment, levant mes mains face à moi en signe de... bienveillance ? Est-ce le terme qu'il convient d'employer dans de pareilles circonstances ?

« _ Je ne vous veux aucun mal. J’annonce doucement, hésitante quant aux paroles qu’il est susceptible de comprendre ou de ne pas comprendre. _ Et je pense que vous l’avez vous même ressentie parce que dans le cas contraire je sais que vous m’auriez tué quand vous en aviez l’occasion. Cela ne me fait aucun doute, d’ailleurs. _ Je m’appelle Delilah. Je poursuis, n’osant pas m’approcher de lui. _ Je… Je possède une association en ville pour la… protection de la Sylve. Je voulais camper ici quelques nuits pour rassurer mes membres qui… enfin je crois ont peur de vous et… Dylan a parlé d’une légende. Cela ne peut être que lui. _ Enfin je voulais vous remercier de m’avoir épargné et aussi de m’avoir sauver. Ce n’était pas malin de rester en dessous de cette branche, je le sais bien, mais vous êtes si… impressionnant je… Peu importe. _ J’ai… Dans mon sac j’ai une crème très efficace contre les brûlures. Je peux vous aidez à vous soigner si vous le voulez ? »

Autant lui prouver par cette proposition que je suis sincère quant à mes intentions. Je ne lui ferai aucun mal. Je veux juste l’aider dans sa tâche à sauver son habitat.


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C’était bien ce qui lui semblait. Elle l’avait suivi.

Dymek fusillait littéralement l’intruse du regard. L’expression sur son visage ne laissait aucun doute quant à ce qu’il ressentait ou en pensait. Ses traits crispés trahissaient son hostilité vive, sa méfiance et une lassitude certaine parce qu’il voulait être tranquille, isolé, se soigner de ses blessures sans être dérangé par une idiote comme celle qui lui parlait actuellement.
D'autant qu'il avait bien perçu son regard curieux.
Comme s'il était une bête de foire.
Voilà une continuité dont il se serait bien passé. Ces regards insistants, curieux. Tant avant qu'à l'heure actuelle.


Il restait assis, sans rien dire, la laissant faire son monologue, visiblement agacé.
Ce n’était pas comme s’il l’écoutait de toutes manières. Qu’est-ce qu’elle avait à dire après tout ? Son silence répondit de lui-même quant à l'offre de la jeune femme.

Futilité et superficialité.
Deux maître-mots des Hommes.
Il l’avait compris depuis longtemps. Avant même d’être ce qu’il était à présent, une entité de la forêt. Quand les êtres humains étaient encore ses “pairs” il les jugeait de la sorte…
Au fond, rien n’avait changé du côté de Dymek.
Néanmoins, même s'il ne l'écoutait pas, il avait entendu l'intérêt de la jeune femme de protéger la forêt. Le monstre secoua la tête, certains auraient esquissé un rictus moqueur et cynique, lui n'y arrivait pas mais avait les mêmes pensées qui étaient bien loin d'être bienveillantes.
Dymek se releva. Le dos droit, il était encore plus grand. Il planta son regard de glace dans celui de son interlocutrice.

- La Forêt te mangerait crue. Tu as pas su te dégager du dessous d'une simple branche. Tu es inutile. Remballe tes affaires et tes petites crèmes avant que je te tue moi-même.

Son regard et ses mots étaient tranchants. Il poursuivit, l'air dédaigneux.

- Incessamment sous peu, la sylve retrouvera de sa vigueur. Elle peut se débrouiller sans une petite bourgeoise en manque d'action.

Cela faisait un moment qu'il n'avait pas autant parlé, qui plus est à quelqu'un. Sa voix se bloquait un peu par moments dans sa gorge. Elle était rauque sans être caverneuse pour autant.
Il reprit le crâne et fit un geste de la main. Des sarments menaçaient visiblement la jeune femme. Il était dos à elle, comme un animal sauvage qui se cacherait, davantage effrayé que voulant effrayer.

- J'espère que t’as bien profité du spectacle. J'ai été assez patient avec toi.

Une fois acculée, une Bête n'a d'autre choix que d'attaquer.



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Désolée c'est plus court que les réponses précédentes... J'espère que ça te conviendra néanmoins, sinon je recommencerai hide
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*Tire-toi de là.* Me hurle ma petite voix intérieure, au regard assassin que la bête me destine. *Tu ne le vois pas que tu n’es pas la bienvenue par ici ?* Oh que si. Totalement, même. Seulement, je ne suis pas de celle qui abandonne si facilement. Je sens qu’une « alliance » avec cette bête pourrait être favorable à mes ambitions bénévoles ; je tiens donc farouchement à y parvenir, ne serait-ce que pour mettre uniquement à profit mes projets immédiats. C’est égoïste, sans doute. Stupide, peut-être également. Mais cela démarque chez moi une certaine détermination qui forcerait le respect, je trouve. D’ailleurs, qui est-t-il pour me juger inutile ? L’être le plus parfait que porte ce monde ? J’en doute. Il n’est qu’un monstre qui vit reclus dans la Sylve qu’il protège. Lui même a ces limites. Et si la forêt me dévorerait toute crue, lui, ce serait la ville qui le ferait. Car quoiqu’il puisse dire : la Sylve n’a pas une vigueur supérieure à ces envahisseurs. Bientôt ils trouveront le moyen infaillible de la détruire, qu’il le veuille ou non. Il a besoin de renfort humain, même si cela vient d’une « petite bourgeoise en manque d’action ».

« _ Tu te crois supérieur à moi parce que tu as une apparence monstrueuse doublé d’une capacité à me tuer d’un simple coup de griffe ? Je lui clame à mon tour, refusant de fuir sous la simple menace qu’il m’a proféré. _ Quelle belle preuve de vanité tu fais dans ce cas. Je poursuis, me mettant tout de même sur mes gardes. _ Tu es peut-être le gardien de cette forêt. Mais tôt ou tard tu ne lui suffiras plus pour la protéger, et tu seras bien content qu’une bourgeoise comme moi campe à ces accès pour empêcher les siens de la détruire de part en part. Car c’est ce qui arrivera si tu agis bêtement, seul. Ils te prendront de force la forêt pendant qu’ils te distrairont de l’autre côté, et tu n’auras plus que quelques hectares de verdures pour semer la terreur. Alors vas-y, tue-moi, mais si tu as l’intelligence que je semble déceler chez toi, réfléchis bien aux intérêts de la Sylve. Ma force, c’est d’être en contact directement avec le gouvernement de ce pays. Je peux intervenir. Je peux empêcher tout ça. Et je le ferai, au péril de ma propre vie. Aujourd’hui. Ou plus tard. De ta griffe. Ou d’une arme. Je protégerai cette forêt là où toi tu ne le peux, sans répit. »

Je sais qu’en disant ces mots, je coure le risque qu’il ne me comprenne pas, ou qu’il s’en fiche totalement. Mais je ne peux pas me contenter de partir comme il me l’a explicitement demandé. Je ne peux pas abandonner la Sylve. Je vis pour elle depuis trop d’années, trop de combat. Je préfère donc y mourir dès à présent, que de me réfugier en ville à l’abri de ce monstre plus humain que je ne le pensais. Il m’a épargné. Il m’a sauvé. Et son discours démontre clairement qu’il est de ceux qui vivent en marge de la société, parce qu’ils ne partagent pas ces pensées. Je le suis aussi, à ma manière. Sinon pourquoi perdrai-je mon temps à sauvegarder ce bout de terre de nombreuses nouvelles architectures humaines ? Si j’étais comme ceux qu’il tue à bout de griffes, je ne serai même pas là.


HRP:
 

@Maât


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Au cœur des bois {Ft. larmes à paillettes}
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