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 Chapter one : the time lord and the historian ft. Junalye

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Mystère et boule de gomme
Mystère et boule de gomme
Féminin MESSAGES : 28
INSCRIPTION : 23/02/2019
ÂGE : 27
RÉGION : Occitanie
CRÉDITS : Lydie

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter, Doctor who...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Limace

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Victoria
McMurray

J'ai 30 ans et je vis à Édimbourg, Ecosse. Dans la vie, je suis Historienne, archéologue spécialiste des religions et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis totalement célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Elle ne croit en rien, ni en dieu, ni aux extraterrestres, ni à la moindre chose qu'on ne peut pas historiquement et scientifiquement prouver. Sa famille n'a pas apprécié et dès 18 ans elle a prit son envol personnel. Pas de place pour l'amour, elle trouve ça contreproductif et n'aimerait pas que quelqu'un la retienne à la maison, elle qui voyage tellement à cause de son métier. Pour l'amitié, c'est un peu pareil. Néanmoins, on ne peut pas nier qu'à trente ans, la solitude commence à peser quand toutes les personnes de son entourage sont mariées avec des enfants. Tant pis... mieux vaut être seule que mal accompagnée.


Sophie Skelton :copyright: Anarya

Il faut avouer ce qui est : il m’en met plein les yeux avec son vaisseau spatial ! Pour une personne que je pensais folle quelques minutes plus tôt, il me parait tout simplement être le plus grand génie de cette décennie ! En même temps pour moi, tout ce qui se rapporte à l’histoire ne peut être que génialissime. Alors, si je peux apporter ma pierre à l’édifice en lui offrant quelques précisions -bien qu’elles ne soient que mon avis personnel- c’est avec grand plaisir. « Les terriens sont des êtres frileux se réfugiant chez eux durant cette saison. Pourquoi n’en aurait-t-il pas fait cas à l’époque ?  Mais oui ! C’est brillant comme raisonnement ! La peur d’une nouvelle guerre a précipiter la construction du Flodden Wall, et ils ont décidés d’agir au plus vite ! C’est exactement ça ! Merci ! » En même temps, on peut le dire, à cette époque là le pays vivait au rythme des guerres avec les anglais. C’est d’ailleurs ce qui a mené à la construction de la Flodden Wall alors évidemment qu’ils n’allaient pas gentiment attendre le printemps en s’imaginant que les anglais auraient trop froid pour marcher sur la ville si l’envie leur prenait -une nouvelle fois.  Je réponds simplement d’un sourire accompagné d’un léger clin d’œil à son remerciement. En plus, quand on est né et qu’on a vécu toute sa vie dans l’hiver Ecossais, on s’habitue tellement au froid qu’on ne le sent presque plus -je suis évidemment l’exception qui confirme la règle. Mon ami -on peut appeler ça un ami ?- bizarre se tourne donc vers… une table de commandes de son vaisseau spatial ? et y écrit quelque chose. J’ignore totalement ce qu’il vient de faire, mais il me lance aussitôt après un « Accrochez-vous. Ça secoue un peu. » Hum ? Qu’est-ce qui…
Je me rattrape juste à temps avant de perdre l’équilibre. Je n’ai déjà pas beaucoup d’équilibre en temps normal, alors si en plus on me secoue comme une bouteille d’Orangina… c’est un coup à me retrouver par terre ça !

Les secousses durent tout de même un certain moment. Il faudra que je pense à lui dire que c’est trop, beaucoup trop ! Les personnes qui rentreront dans son attraction pourraient être plus jeunes, plus vieilles ou moins valides que moi. Je n’ose pas tout de suite me relâcher de peur que ça ne soit pas totalement terminé. Mais quand il me lance «  Novembre 1413. Avec un peu de chance, si le mur a déjà bien avancé, nous sommes encore au tout début de la construction. Le moment idéal. » Je me lâche immédiatement, prise d’une folie heureuse immédiate. « C’est génial ! » Même si ses paroles n’ont pas beaucoup de sens -mais c’est comme ça depuis que je l’ai rencontré- l’idée de voir sa création m’excite au plus haut point. « Dans le couloir par-là , derrière la première porte à gauche, se trouve un immense dressing avec pleins de tenues d’époques différentes. Choisissez-en une qui correspond à celle-ci et revêtissez-là. Nous avons une visite du vieux Edimbourg qui nous attends. Je vais en faire de même de mon côté. » Oh mon dieu, il y a des costumes en plus ? C’est totalement génial ! Mon visage s’illumine en un sourire éblouissant. Je suis actuellement une enfant qui réalise un de ses rêve les plus fous. J’aime, j’adore même, les reconstitutions médiévales et autres spectacles de villes, mais rien n’a jamais été aussi délirant que ce que je suis en train de vivre actuellement. Et s’il dit qu’il a plein de costumes d’époques différente c’est qu’il doit faire d’autres thèmes que le vieux Edimbourg ! J’achète dès demain ma carte de fan club ce cet homme, c’est décidé !

«  Oh. J’ai oublié de vous demandez. » J’allais partir dans le fameux couloir quand il a reprit la parole, je me tourne vers lui. « Comment vous appelez-vous jeune historienne ? Moi, je suis le Voyageur. Mais vous pouvez m’appeler Voyageur tout court si vous préférez. Ça me convient totalement. » Un nouveau sourire s’affiche sur mes lèvres. Même son pseudonyme est dans le thème de son activité. « Victoria. Victoria McMurray. Enchantée monsieur le voyageur. » Sans que mon sourire ne glisse, mes pas m’emmènent, presque en sautillant de joie, vers l’endroit indiqué quelque temps plus tôt. J’ouvre la porte pour tomber nez à nez avec des centaines et des centaines de vêtements de toutes les époques et de tous les styles. « Oh wouah » celui-là n’a pas pu être retenu. Je suis véritablement étonnée de la vision.
Sans plus attendre, je m’aventure dedans en laissant la porte se refermer derrière moi. Mes yeux -surement plein d’étoiles- passent sur chacune des étoffes sans oser toucher de peur d’abimer. Je vais passer des heures là-dedans ce n’est pas possible ! Aussitôt ai-je eu cette pensée que le costume parfait apparaît au détour d’un portant. Une longue jupe écossaise à ras le sol accompagné d’une chemise ample comme ils en avaient à l’époque. Et par-dessus une cape accompagnée d’une capuche tout autant d’époque. Le réalisme me laisse sans voix. On dirait vraiment des vêtements tirés du quinzième siècle. Après avoir jeté un coup d’œil aux alentours pour m’assurer qu’il n’y ai personne, je défait mes propres vêtements pour enfiler ceux-ci à la place.  Je place mes cheveux dans mon dos sans y toucher car je ne suis pas sûre que les élastiques à cheveux tel que les miens existaient à cette époque-là. Je m’en voudrais de gâcher la reconstitution avec un si petit détail anodin.  

Après un certain moment passé pour me vêtir tel que les gens l’étaient au quinzième siècle, je ressors du « dressing » -peut-on seulement appeler ça un dressing ?- avec mes vêtements modernes dans les bras. Je m’avance doucement vers le voyageur en pinçant les lèvres comme pour lui demander si cela lui convient. Lui-même a été se changer et le résultat est époustouflant. Je vais déposer mes vêtements à un endroit où ceux-ci ne dérangeront pas, ou en tout cas là où je pense qu’ils ne dérangeront pas. « Votre stock de vêtements historiques est vraiment fabuleux. Et tellement réalistes ! » Mes yeux passent sur les détails des vêtements qu’il a enfilé. « Vous êtes magnifique ! Désolée si ça vous fait bizarre, mais on dirait que ce costume a été taillé sur vous. Tout est vraiment… parfait ! » Il aurait été dommage qu’il se trompe dans son costume et ressemble à un anglais… à cette époque là je pense que le moindre anglais dans la ville risquait sa vie au moindre de ses pas. Heureusement, ce n’est qu’une reconstitution, mais cela aurait tout de même bien fait tache. « J’ai tellement hâte de voir cette reconstitution. Au-delà de mon travail d’historienne, c’est l’histoire de mes ancêtres. Nous vivons à Edimbourg depuis des centaines d’années avec ma famille. » J’espère ne pas l’ennuyer avec mes histoires familiales. Mes parents sont tous les deux Écossais de pure souche, nous étions par passé apparenté au clan McGregor, jusqu’à ce que la révolution jacobite anile la plus part des clans. C’est aussi l’histoire de ma famille qui m’a donné gout à l’histoire de mon pays. J’avais besoin d’en savoir plus, de savoir ce que nos ancêtres avaient vécus.


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larmes à paillettes
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UNIVERS FÉTICHE : City, Science-Fiction et Fantastique. (Si possible dans un contexte inventé, j'y suis plus à mon aise)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

http://www.letempsdunrp.com/t2780-l-ecriture-est-parole-et-silen http://www.letempsdunrp.com/t2787-mon-repertoire-de-rps-oui-je-suis-vachement-originale-dans-le-titre#59583 http://www.letempsdunrp.com/t2809-mes-multiples-personnalites-sur-ltdrp#60671
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Le Voyageur
J'ai des millions d'années et je vis dans mon T.A.R.D.I.S. Dans la vie, je suis un seigneur du temps jouant les touristes et je m'en sors comme tout seigneur du temps faisant cela donc... personne. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien, même si la solitude pèse chaque espèce vivante ayant un coeur ou deux.

Chapter one : the time lord and the historian ft. Junalye - Page 2 Ab9af1faa9713a431daae00e74642a54 Contrairement au seigneur du temps le plus connu de l'espèce humaine, et de toute la galaxie, le Voyageur ne prend jamais part aux conflits intergalactiques. Il possède un T.A.R.D.I.S qu'il a volé, comme son modèle dont il a également adopté le style vestimentaire, et celui fonctionne très bien. Son système de camouflage est à 100% opérationnelle, lui permettant de lui donner l'apparence de ce qu'il veut. Si vous voyez un saule pleureur disparaître sous vos yeux, à l'avenir, c'est sûrement lui qui repart en voyage dans le temps.


Tom Hiddleston :copyright:️ DAVY
Victoria McMurray. C’est joli. C’est également le prénom d’une reine anglaise si je ne m’abuse. Possible. J’hausse les épaules brièvement. Je réfléchirai à la question pendant que je me changerai. J’ai toujours le cerveau qui fourmille de mille et une idée quand je le fais. En attendant, j’observe mon invitée qui se dirige vers le dressing que je lui ai indiqué. C’est étonnant qu’elle soit si enthousiaste à l’idée de visiter le vieux Edimbourg en ma compagnie. Ce pourrait-t-il qu’elle s’imagine encore dans une énorme reconstitution du voyage temporelle ? Probable. Je dois m’assurer au plus vite qu’elle ait conscience de la gravité d’être rester dans mon T.A.R.D.I.S. Ici, elle ne sera pas entourée de gentils comédiens humains dans de beaux costumes taillés sur mesure. Elle sera plongée dans une période de son histoire où ces ancêtres existent peut-être déjà. Et s’il lui prenait l’envie de les rencontrer, justement ? Stupide Voyageur. Tu aurais dû y réfléchir avant d’actionner bêtement le levier de ton T.A.R.D.I.S. Ce qui est fait est fait, malheureusement. Maintenant, il ne me reste plus qu’à improviser. Et si possible bien mieux que n’a pu le faire le Docteur jusqu’à présent. Je n’ai pas envie de me retrouver au cœur d’une guerre qui bouleverserait l’histoire de cette planète, avec pour seul objectif principal de ramener vivante cette historienne à bon port. Bon sang. Par toutes les étoiles de la galaxie. Je n’y ai pas pensé mais… j’ai déjà bouleversé sa ligne temporelle en l’emmenant avec moi ? Tout-à-fait, Voyageur. En entrant dans sa vie comme tu l’as fais, et en la laissant te suivre dans tes aventures même éphémères, tu as déjà modifié le cours de son existence. Maudit suis-je pour les millions d’années à venir. Je n’ai pas été capable de m’en tenir à mes résolutions lors de mon départ de Gallifrey. Je devais voyager seul. Impérativement. Je ne devais intervenir dans la ligne temporelle de personne, humain principalement. Pourquoi ai-je dérogé à cette règle ? Pourquoi ne vais-je pas m’habiller, également ? Cette femme à une drôle d’influence sur moi. Elle m’a convaincu de la laisser entrer dans le T.A.R.D.I.S, sans en fournir la demande, avant de me convaincre de l’emmener avec moi. Il faut que je rectifie cela au plus vite. Il faut aussi que je me change, bon sang ! Je rejoins l’étage inférieur du vaisseau, où je consens enfin à faire ce qui m’attends : changer de tenue. J’opte d’ailleurs pour un costume écossais adéquat à l’époque. Il faut impérativement que nous passions le plus inaperçus possible, afin qu’elle puisse rentrer rapidement chez elle et sans encombre. Lorsque je suis prêt, je remonte à l’étage supérieur où je découvre l’historienne dans une nouvelle tenue.

« _ Parfait. »

Je lui assure, tandis qu’elle me semble attendre mon verdict. Ce sera déjà un problème en moins si elle paraît aussi semblable que les femmes du vieux Edimbourg.

« _ Votre stock de vêtements historiques est vraiment fabuleux. Et tellement réalistes ! »

Mes soupçons se confirment : Victoria pense toujours être dans une reconstitution grandeur nature. Et cela me contrarie bien plus que cela ne m’agaçait auparavant. Sans doute parce que j’ai pris conscience des enjeux qui se cachaient sous la simple fierté d’être reconnu pour ce que je suis vraiment.

« _ Vous êtes magnifique ! Désolée si ça vous fait bizarre, mais on dirait que ce costume a été taillé sur vous. Tout est vraiment… parfait !
_ Merci. »

Je réponds, toujours l’esprit préoccupé par le fruit de mes propres erreurs. Il suffisait simplement de la laisser sur terre ! Elle t’aurait pris pour un fou, certes, mais elle t’aurait très vite chasser de son esprit ! Je me maudis. Je me maudis d’avantage lorsque je prends conscience, par répercussion malheureuse, que je l’oublierai également bien moins vite si je vis cette aventure avec elle. A la bibliothèque, elle n’était qu’un visage parmi des milliers. Dans le T.A.R.D.I.S, elle est… elle n’est pas… Je l’observe, attentivement. Je songe à ce qu’elle représente, face à mon regard nouvellement attentionné.

« _ J’ai tellement hâte de voir cette reconstitution. Je sors de mon observation, silencieuse. J’avais presque oublié qu’elle n’était pas une poupée immobile, tant sa beauté me laissait l’envisager. _ Au-delà de mon travail d’historienne, c’est l’histoire de mes ancêtres. Nous vivons à Edimbourg depuis des centaines d’années avec ma famille.»

Le problème se pose : la possible volonté de vouloir les rencontrer. Et ça, ce n’est que si nous avons la chance de ne pas indirectement les côtoyer. Il faut que je minimise l’impact de la présence de Victoria en ces terres anciennes. Il faut qu’elle assimile la véracité des gens, des lieux, et de tout ce que nous allons rencontrer lors de notre visite.

« _ Je me suis montré stupide. Je lui avoue alors, désireux qu’elle prenne immédiatement conscience de l’importance des mots qui vont suivre. _ J’ai agis sur l’impulsivité du moment et je m’en excuse, Victoria. Je marque une pause, prenant soin de la regarder droit dans les yeux. _ Je voulais vous prouvez que tout ceci n’est pas une vaste reconstitution d’un vaisseau spatiale, et j’ai agis sans réfléchir aux répercussions qu’auront votre présence en ces lieux. Suivez-moi. Je prends la direction de la porte du T.A.R.D.I.S que j’ouvre pour en sortir, en sa compagnie. _ Regardez-bien autour de vous. Nous ne sommes pas dans une reconstitution telle que vous l’imaginez, Victoria. Nous sommes dans la nature environnante de la ville d’Edimbourg, en plein mois de novembre 1413. Je pointe une direction de mon index. _ Là-bas, dans cette direction, à plusieurs kilomètres de notre position, se trouve Edimbourg ainsi que vos ancêtres. Si vous souhaitez m’y accompagner, je ne m’y interposerai pas. Mais il est impératif que vous sachiez la vérité, autant que l’ampleur que prendra cette décision sur toute votre vie. Connaissez-vous le Docteur ? »

C’est par là que j’aurai dû commencer, évidemment. Si elle a ne serait-ce qu’une vague idée de ce qu’il est, de ce qu’il représente, elle assimilera mieux les choses. Maintenant, ne reste plus qu’à croiser les doigts pour qu’elle me facilite la tâche.


@Junalye


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Si tu tiens à ton enfance, laisse ce spoiler tranquille !!
Dernier avertissement:
 

Je t'avais prévenu. :siffle:
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Victoria
McMurray

J'ai 30 ans et je vis à Édimbourg, Ecosse. Dans la vie, je suis Historienne, archéologue spécialiste des religions et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis totalement célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Elle ne croit en rien, ni en dieu, ni aux extraterrestres, ni à la moindre chose qu'on ne peut pas historiquement et scientifiquement prouver. Sa famille n'a pas apprécié et dès 18 ans elle a prit son envol personnel. Pas de place pour l'amour, elle trouve ça contreproductif et n'aimerait pas que quelqu'un la retienne à la maison, elle qui voyage tellement à cause de son métier. Pour l'amitié, c'est un peu pareil. Néanmoins, on ne peut pas nier qu'à trente ans, la solitude commence à peser quand toutes les personnes de son entourage sont mariées avec des enfants. Tant pis... mieux vaut être seule que mal accompagnée.


Sophie Skelton :copyright: Anarya

Nous sommes en train de vivre quelque chose d’exceptionnel ! Dans quelques instants nous allons découvrir une reconstitution de ma ville six-cent ans plus tôt ! Quelle merveilleuse chose plutôt que de passer des heures dans une bibliothèque à faire des recherches sur d’anciens cimetières -même si j’adore ça ! ne nous y méprenons pas.
Jusqu'aux costumes, tout est parfait. Peut-être aurais-je aimé le voir porter le kilt, ça devrait bien lui aller après tout... on ne peut pas dire que ça n'aurait pas fait plaisir à mes yeux surtout. Même si ce voyageur est très bizarre, très louche même à certains moments, il est tout a fait le genre d’homme qui me plairait physiquement.

« Je me suis montré stupide. » Quoi ? Pourquoi ? Qu’a-t-il fait ? Je suis prête à pardonner les possibles erreurs historiques, il ne doit pas en avoir peur. « J’ai agis sur l’impulsivité du moment et je m’en excuse, Victoria. » Le spectacle n’est pas prêt c’est ça ? Là encore, je suis prête à lui pardonner sans soucis étant donné qu’il me fait l’honneur de me montrer son travail. Mais son regard bleu se plongeant dans le marron des miens me fait comprendre que c’est autre chose. Il y met trop de sérieux. J’avale ma salive, légèrement stressée d’un coup. « Je voulais vous prouvez que tout ceci n’est pas une vaste reconstitution d’un vaisseau spatiale, et j’ai agis sans réfléchir aux répercussions qu’auront votre présence en ces lieux. Suivez-moi. » Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Quelle répercutions pourrait avoir ma présence ? Je ne veux pas qu’il ait de problèmes. Je n’ai pas réfléchi au fait qu’il pourrait ne pas être le propriétaire de tout cela. Je le suis, hésitant un moment à reprendre mes vêtements au cas où il me fasse sortir par une issue cachée pour que personne ne remarque ma présence. Quand la porte s’ouvre, celle-ci dévoile bien plus qu’une simple reconstitution… nous sommes dans la nature avec au loin une ville fortifiée -n’oublions pas qu’Edimbourg possédait d’autres murs plus anciens que le Flodden wall - construite sur une colline -qui est en fait un ancien volcan – avec un magnifique château au centre. Tel d’Edimbourg devrait l’être au quinzième siècle. Ce qui m’interpelle le plus, c’est que nous sommes resorti par la même porte que tout à l’heure et que nous ne sommes plus au même endroit. « Regardez-bien autour de vous. Nous ne sommes pas dans une reconstitution telle que vous l’imaginez, Victoria. Nous sommes dans la nature environnante de la ville d’Edimbourg, en plein mois de novembre 1413. » Qu-qu-quoi ? C’est quoi ce délire ? Je suis l’index qu’il pointe dans une direction. Mon regard se fait plus soucieux, plus apeuré. « Là-bas, dans cette direction, à plusieurs kilomètres de notre position, se trouve Edimbourg ainsi que vos ancêtres. Si vous souhaitez m’y accompagner, je ne m’y interposerai pas. Mais il est impératif que vous sachiez la vérité, autant que l’ampleur que prendra cette décision sur toute votre vie. Connaissez-vous le Docteur ? »


Qui ? Quoi ? Qu’est-ce que c’est cette farce ? Qu’est-ce qu’il raconte bon dieu ? La panique monte dans mes yeux et ceux-ci se plongent dans les siens cherchant un soutiens. Il ne ment pas, en tout cas il n’a pas l’air de mentir. Peut-être est-il simplement très doué pour embobiner les gens. Non… il est sérieux. Son visage est totalement sérieux. Soit il est fou, comme je le pensais avant, soit… soit c’est moi qui suis folle et je suis partie dans un délire vraiment très profond. « Qui est le docteur ? Et quoi est-il docteur ? Ce docteur doit-il venir pour moi ? » Je regarde autour de mois à 360° comme quelqu’un en recherche de ses repères. Très rapidement, je reviens sur le voyageur les larmes me montant clairement aux yeux à force que la peur monte de plus en plus. « Est-ce que je suis folle ? Tout ceci est le fruit de mon imagination ? » Je lui pose toutes ces questions mais je ne suis pas sure d’en attendre des réponses réellement. En fait, je ne lui en laisse pas le temps parce que je ne tiens pas sur place tout simplement. Mon regard -et mon corps- se tourne dans tous les sens jusqu’à retomber sur le vaisseau. Maintenant que nous en sommes sortis il ressemble exactement à ce qu’il était quand nous y sommes rentrés : c’est un arbre. La porte ouverte laisse entrevoir l’endroit d’où nous sortons. Mon cœur prend une accélération incroyable, un courant d’air glacial monte de mes pieds jusqu’à mon cerveau en laissant des fourmillements sur son passage. Mes jambes commencent à trembler. Une curiosité que j’aurais préféré ne pas avoir me force à aller regarder derrière cet arbre puis à y passer mes mains dessus pour confirmer que ce n’est pas un décor. Aussitôt je blanchis et j’ai l’impression de perdre conscience pendant plusieurs secondes. « Mais c’est plus petit à l’extérieur qu’à l’intérieur, je pensais que c’était une illusion mais… » J’en perds la parole. Je n’ai pas d’explication à ceci et c’est dérangeant.

J’ai chaud, j’ai l’impression que je pourrais me liquéfier sur place, mes yeux se posent sur l’herbe au sol. Je me baisse doucement pour toucher celle-ci. C’est de l’herbe. Mon dieu c’est vraiment de l’herbe ! Qu’est-ce qui m’arrive. Je tends une main tremblante dans le vide et tente de saisir quelque chose, un drap, une image, un décor qui pourrait expliquer la vision de la vieille Edimbourg au loin. Mais non, force est d’avouer qu’il n’y a rien. Une bande d’oiseaux passant là finit par me le confirmer que tout ceci est bien la réalité quelques instants plus tard. Sans pouvoir la retenir, une larme coule sur ma joue tant la peur se fait puissante. « Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’avez-vous fait ? Comment est-ce possible ? » Je suis quelqu’un de très sceptique. Je ne crois que ce que je vois. Je vois, là, actuellement, mais je ne comprends pas. « Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous êtes ? » Je ne sais -à nouveau- plus quoi penser de cet homme. Est-ce lui le fameux docteur qu’il m’a demandé connaitre quelques minutes plus tôt ? Une partie de moi serait pourtant vraiment heureuse -une fois la peur passée- si tout ceci était réellement vrai. Mieux qu’une reconstitution encore, la réalité. L’histoire a porté de main, plus de peut-être, plus d’à peu près, plus d’on ne sait pas ce n’est pas écrit. Une autre partie, dit que ce n’est pas sain. L’humain n’est pas sensé pouvoir voyager dans le temps, il n’en possède pas la technologie et n’est surement pas sensé pouvoir la posséder un jour -après tout, allez savoir. Cette situation bouleverse tous mes acquis, toute ma zone de confort … toutes mes croyances aussi.

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Le Voyageur
J'ai des millions d'années et je vis dans mon T.A.R.D.I.S. Dans la vie, je suis un seigneur du temps jouant les touristes et je m'en sors comme tout seigneur du temps faisant cela donc... personne. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien, même si la solitude pèse chaque espèce vivante ayant un coeur ou deux.

Chapter one : the time lord and the historian ft. Junalye - Page 2 Ab9af1faa9713a431daae00e74642a54 Contrairement au seigneur du temps le plus connu de l'espèce humaine, et de toute la galaxie, le Voyageur ne prend jamais part aux conflits intergalactiques. Il possède un T.A.R.D.I.S qu'il a volé, comme son modèle dont il a également adopté le style vestimentaire, et celui fonctionne très bien. Son système de camouflage est à 100% opérationnelle, lui permettant de lui donner l'apparence de ce qu'il veut. Si vous voyez un saule pleureur disparaître sous vos yeux, à l'avenir, c'est sûrement lui qui repart en voyage dans le temps.


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J’analyse les traits de l’humaine, attentivement : ils se mutent au fur et à mesure que je parle pour exprimer une émotion qui m’est peu familière. La panique ? Si ce que j’avance est juste : cela ne présage rien de positif quant à la conversation à venir. Car je vais être obligé de lui dire. Je vais être obligé de la confronter à ma réalité. Alors… si elle panique déjà, ce qui me semble être le cas, je doute qu’elle me fasse un arrêt cardiaque. Est-ce qu’à son âge il est possible que son cœur s’arrête ? Mais quel âge a-t-elle, d’ailleurs ? Stupide Voyageur. Tu fais tout de travers. Je fais tellement tout de travers que j’ai abordé le Docteur en dernier, alors que j’aurai du commencer mon monologue par là. Si elle sait qui est le Docteur, elle saura pratiquement tout de moi. Il faut qu’elle sache.

« _ Qui est le docteur ? Et quoi est-il docteur ? Ce docteur doit-il venir pour moi ? »

Elle ne sait pas. Comment est-ce possible ? Il fait la une de leurs journaux à chaque noël ou presque pour des invasions extraterrestres qu’il leur a évité de justesse ! Elle devrait forcément avoir une petite idée de qui est le docteur ! Où vit-elle exactement pour être passé à côté de tous ça ? Je m’interroge. Mon tournevis sonique m’aurait-t-il fait défaut tout à l’heure ? C’est impossible. Il fonctionne très bien. Il… Je tapote rapidement mes poches pour le trouver. Il est resté dans mon manteau du vingt-et-unième siècle.

« _ Est-ce que je suis folle ? Tout ceci est le fruit de mon imagination ?
_ Non vous êtes parfaitement lucide, croyez-moi. »

Mais elle ne m’écoute pas. Elle ne m’écoute plus. Elle analyse mon T.A.R.D.I.S avec un regard nouveau, apeuré, avant d’en faire le tour pour constater ce que j’attendais qu’elle constate plus tôt.

« _ Mais c’est plus petit à l’extérieur qu’à l’intérieur, je pensais que c’était une illusion mais…
_ Ça ne l’est pas, je sais. Et j’aurai pu vous le confirmer dès que vous y êtes entré. »

J’aurais dû. Cela m’aurait évité de l’embarquer dans un voyage dans le temps, pile à une époque où je doute que la médecine soit suffisamment avancée pour l’aider. Que vais-je faire si elle tombe morte à mes pieds maintenant ? Certainement pas me contenter de l’enterrer, ça c’est évident. Peut-être repartir en deux-mille-dix-neuf, avant que je n’entre dans la fameuse bibliothèque de notre rencontre, pour m’intercepter et la laisser seule avec ces bouquins ? C’est une idée. Une idée que tu devrais éviter de considérer réellement tant qu’elle est encore bien vivante. Tu ne vois pas qu’elle a besoin de toi, Voyageur ? Si. Je ne vois que ça, d’ailleurs. Seulement, qu’est-ce que je peux bien faire pour l’aider ? Je suis la source de sa peur ! L’origine même de ces larmes ! Je…

« _ Oh non ne pleurez pas Victoria je vous en prie. Je l’implore immédiatement, hésitant à la toucher. _ Ce…
_ Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’avez-vous fait ? Comment est-ce possible ?
_ Cela aurait été sûrement plus simple à expliquer si vous aviez su qui était le Docteur !
_ Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous êtes ?
_ Je suis… un seigneur du temps. Je réponds calmement, l’invitant de la main à se relever. _ Je voyage dans le temps et l’espace à l’aide de mon T.A.R.D.I.S. Et j’ai quitté ma planète Gallifrey pour visiter la moindre époque historique de votre planète. Je marque une pause. _ J’aurai du vous le dire tout à l’heure avant de vous embarquez avec moi j’en ai conscience, mais c’était si vexant que vous me preniez pour l’un des vôtres jouant avec un décor grandeur nature que j’ai voulu vous prouvez que vous aviez tort ! Je suis désolé. »

Je suis sincère. Je ne voulais pas la plonger dans un tel état. Je voulais l’impressionner, l’épater. J’ai eu faux sur toute la ligne. Qu’est-ce que tu attends pour la ramener chez elle ?

« _ Venez. Je glisse ma main dans la sienne, doucement. _ Je vais vous ramenez chez vous. Ainsi vous pourrez reprendre le court tranquille de votre existence et m’oubliez totalement. »

Cela ne devrait pas lui être une tâche pénible. Je lui suis devenu uniquement effrayant. J’en suis tant convaincu que je l’entraîne immédiatement, sans brusquerie, dans le vaisseau où je l’invite à prendre place sur un siège entourant mes tableaux de bords.

« _ J’ai pensé aux ceintures de sécurité. Attachez-là. »

Pour une fois que cet ajout au vaisseau servira à quelqu’un, autant qu’elle ne s’en prive pas. Je retourne par la suite vers mon tableau de commande digitale où je change les cordonnées. Seul la date refuse de se réinitialiser sur celle du départ.

« _ A quoi tu joues ? Je râle à l'encontre du T.A.R.D.I.S. _ On ramène l’humaine tout de suite ! »

C’est encore à moi d’en décider, que je sache ! Non. Le vaisseau se braque, et tout s’éteint. Formidable. Il ne manquait plus que ça : que tu gères un caprice du vaisseau.

« _ Tu feras moins le malin quand un habitant de cette bourgade se mettra en tête de vouloir te raser. »

Les menaces marchent rarement avec lui. Surtout lorsqu’il a une idée en tête : comme celle de m’obliger à faire cette aventure avec notre charmante invitée. Je rie quelque peu, gêné.

« _ Le vaisseau fait un peu des siennes mais je vais vous ramenez, ne vous inquiétez pas. Au T.A.R.D.I.S. _ T’entends ? On ne peut pas obliger Victoria à rester ici avec nous ! Alors démarre-toi ! »

C’est à elle de choisir. C’est à elle de décider. Le T.A.R.D.I.S consentira à reprendre la direction du vingt-et-unième siècle si elle confirme ce désir. J’en ai l’intime conviction.


@Junalye


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Victoria
McMurray

J'ai 30 ans et je vis à Édimbourg, Ecosse. Dans la vie, je suis Historienne, archéologue spécialiste des religions et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis totalement célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Elle ne croit en rien, ni en dieu, ni aux extraterrestres, ni à la moindre chose qu'on ne peut pas historiquement et scientifiquement prouver. Sa famille n'a pas apprécié et dès 18 ans elle a prit son envol personnel. Pas de place pour l'amour, elle trouve ça contreproductif et n'aimerait pas que quelqu'un la retienne à la maison, elle qui voyage tellement à cause de son métier. Pour l'amitié, c'est un peu pareil. Néanmoins, on ne peut pas nier qu'à trente ans, la solitude commence à peser quand toutes les personnes de son entourage sont mariées avec des enfants. Tant pis... mieux vaut être seule que mal accompagnée.


Sophie Skelton :copyright: Anarya


Si mon cerveau est en parti heureux de voir que tout ceci n’est pas une reconstitution banale, mais bien la vérité, mon cœur, lui, risque à tout moment de s’arrêter. Le voyage dans le temps n’existe pas, ou en tout cas ne devrait pas exister normalement. Pourtant, cet homme vient de m’apprendre que nous avons traversé les six siècles qui nous séparaient de la construction du mur de Flodden. Qui est cet homme ? Est-il un humain du futur ? Est-il simplement un humain d’ailleurs ? Toutes mes croyances, tous mes acquis sont en train de s’effondrer. Je veux savoir qui il est, et c’est d’ailleurs la dernière question qui sort de ma bouche. « Je suis… un seigneur du temps. Je voyage dans le temps et l’espace à l’aide de mon T.A.R.D.I.S. Et j’ai quitté ma planète Gallifrey pour visiter la moindre époque historique de votre planète. » Seigneur dieu -voilà que je commence à le louer celui-là- il a bien dit sa planète ? Il n’est donc pas humain ? Cet homme est un extraterrestre ? Et... il voyage dans le temps « J’aurai du vous le dire tout à l’heure avant de vous embarquez avec moi j’en ai conscience, mais c’était si vexant que vous me preniez pour l’un des vôtres jouant avec un décor grandeur nature que j’ai voulu vous prouvez que vous aviez tort ! Je suis désolé. » Mon visage dévoile immédiatement un grand choc. Mais contre toute attente, la nouvelle monte assez rapidement dans mon cerveau. Ok, il n’est pas humain. Mais il n’est pas non plus le cliché que l’on se fait des extraterrestres. Malgré une petite hésitation, j’ai accepté de prendre sa main pour me relever. A nouveau, comme quand nous étions encore à Londres contemporain, mes jambes semblent être du marshmallow tant elles tremblent.

« Venez. » Je le regarde un peu comme une bête curieuse. Pourtant, je laisse sa main se glisser doucement dans la mienne sans me débattre ni avoir de dégoût de savoir maintenant ce qu'il est. La sensation n’est pas différente d’une main humaine… d’ailleurs… il ressemble à un humain. « Je vais vous ramenez chez vous. Ainsi vous pourrez reprendre le court tranquille de votre existence et m’oubliez totalement. » L’oublier ? A-t-il seulement conscience de ce qu’il dit ? Comment serait-il possible d’oublier ça ? A moins qu’il ne m’efface la mémoire? Il pourrait faire ça avec sa technologie, non?

Nous sommes revenus dans le vaisseau, le voyageur m’a tiré jusque-là -sans violence bien sur . Je sais maintenant que c’est un vrai vaisseau et celui-ci m’impressionne par sa technologie et sa complexité. Et toutes les commandes, il sait vraiment manier tout ça ? Mes fesses se posent là il m’a indiqué de le faire. Je ne veux pas le contredire, alors je n'ose pas bouger. Je renifle comme une enfant et essuie ma joue où la larme a coulée « J’ai pensé aux ceintures de sécurité. Attachez-là. » En effet. Mes yeux se posent dessus. Mes mains aussi, mais mes doigts tremblent tellement que me voilà incapable d la clipper. Il ne regarde pas, il est automatiquement reparti vers les commandes de sa machine, alors je laisse tomber l’idée de m’attacher et pose la ceinture autour de ma taille comme si elle l’était juste pour faire illusion de.

Après un certain temps partie dans mes pensées, la voix de mon hôte revient soudain« A quoi tu joues ? On ramène l’humaine tout de suite ! » A présent, quand il dit l’humaine " ça me fait frissonner et une boule se bloque dans ma gorge. Il me voit comme une humaine, pas comme une personne à part entière. J’ai l’impression d’être tellement insignifiante pour lui, comme si sa race écrasait ma race comme dans la plupart des films de science-fiction. Ne devrait-il pas avoir un genre de rayon désintégrant d’ailleurs ?
Il parle à son vaisseau. Ça devrait le rendre encore plus bizarre à mes yeux, mais maintenant que je sais qu’il n’est pas humain je crois qu’on ne peut pas le rendre encore plus bizarre. Au contraire, je me dis qu’il sait peut-être des choses que je ne sais pas. Comme, peut-être que son vaisseau est vivant… peut-être que ma voiture l'est aussi tiens… « Tu feras moins le malin quand un habitant de cette bourgade se mettra en tête de vouloir te raser. » Les machines se sont arrêtées… du moins, je crois. Est-ce que je sais encore quoi que ce soit de toute façon ? Je me sens aussi stupide qu’une limace. Pourquoi qui que ce soit voudrait raser son TARDIS ? Ah oui… c’est un arbre vu de dehors c’est vrai… C'est un arbre quoi ! UN ARBRE ! Un frisson me prend à ce souvenir. Je ne comprends pas comme c'est possible.

A partir de ce moment-là, plus rien ne se passe. Tout semble s’être arrêté et le voyageur semble être perdu sans savoir quoi faire de plus. Il rit noir d’ailleurs il me semble. « Le vaisseau fait un peu des siennes mais je vais vous ramenez, ne vous inquiétez pas. T’entends ? On ne peut pas obliger Victoria à rester ici avec nous ! Alors démarre-toi ! » Il y a au moins une chose de rassurante dans tout cela. C’est qu’un voyageur extraterrestre peut autant galérer avec mon moyen de locomotion que nous, pauvres humains, avec nos voitures. Une autre chose de rassurante, c’est qu’au lieu de m’appeler " l’humaine " il vient de m’appeler Victoria, m’octroyant le droit à une identité.

Je reste bloquée sur place pendant encore quelques temps. Avant de me rendre compte que ça ne sert à rien. Bien sûr, les révélations sont difficiles à encaisser, mais rester stoïque n’arrangera pas les choses. Mon monde, mes croyances, ne sont plus ce qu’ils étaient il y a encore une heure et ne le seront plus jamais… autant m’y habituer tout de suite. Avec le temps, on s’habitue à tout. Je souffle un coup pour faire redescendre la pression, puis rejette la ceinture -de toute façon inutile- pour pouvoir me redresser sur mes jambes. Je m’approche doucement de lui, comme on s’approche de quelqu’un dont on ne sait pas quelle réaction il va savoir. Ma main droite se pose doucement sur son épaule gauche et quand son regard se tourne vers moi mes yeux se plongent dans le sien. « Ça va aller, ne vous inquiétez pas, ne vous énervez pas sur votre machine. Je suis désolée d’avoir réagi ainsi. Je dois avouer que tout ceci n’est pas facile à accepter. » Et ça le serait pour n’importe quel humain de cette planète. « Je ne pensais pas que… je n’y croyais pas, surtout, que les extraterrestres puissent exister… c’est… c’est tellement compliqué de se rendre compte qu’on a tort. Je dirais même que ça fait horriblement peur. » Et ce n’est pas peu dire. Mon cœur me semble peser tellement lourd sous toute la pression, toute la peur que m’a mis notre aventure depuis son début. Je passe du chaud au froid tout le temps avec lui, il est si bizarre et pourtant si fascinant… maintenant je sais pourquoi, il ne vient tout simplement pas d’ici.

« Allez-vous de me faire du mal ? Votre but est-il d’anéantir ma planète ? » J’ai beaucoup de mal à croire ce que je suis en train de lui dire. On ne voit vraiment ça que dans les films de science-fiction. Parfois, je m’attends encore à voir débarquer les caméras. « Pourquoi êtes-vous pareil que moi si vous n'êtes pas humain ? Tout le monde est donc semblable là-haut ? » Mes parents avaient donc peut-être raison, des choses que l’on ne voit pas existent réellement. Quelle fille ingrate j’ai été avec eux. A cette pensée son visage se décompose, la tristesse s’empare de moi. « Dieu existe donc ? » Pour moi c’est la suite logique des choses. Si les extraterrestres existent, pourquoi pas dieu ? Tant d’années à dénigrer leurs croyances pour me rendre compte un jour que c’est moi qui fait fausse route.


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Le Voyageur
J'ai des millions d'années et je vis dans mon T.A.R.D.I.S. Dans la vie, je suis un seigneur du temps jouant les touristes et je m'en sors comme tout seigneur du temps faisant cela donc... personne. Sinon, grâce à ma volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt très bien, même si la solitude pèse chaque espèce vivante ayant un coeur ou deux.

Chapter one : the time lord and the historian ft. Junalye - Page 2 Ab9af1faa9713a431daae00e74642a54 Contrairement au seigneur du temps le plus connu de l'espèce humaine, et de toute la galaxie, le Voyageur ne prend jamais part aux conflits intergalactiques. Il possède un T.A.R.D.I.S qu'il a volé, comme son modèle dont il a également adopté le style vestimentaire, et celui fonctionne très bien. Son système de camouflage est à 100% opérationnelle, lui permettant de lui donner l'apparence de ce qu'il veut. Si vous voyez un saule pleureur disparaître sous vos yeux, à l'avenir, c'est sûrement lui qui repart en voyage dans le temps.


Tom Hiddleston :copyright:️ DAVY
Maudis T.A.R.D.I.S. Je déteste quand il agit comme un enfant capricieux. Ce n’est pas à lui de juger si Victoria doit rester avec nous ou pas. C’est à elle. Seulement à elle. Elle est maitresse de son destin et si sa destinée est de rentrer chez elle sans explorer le vieux Edimbourg en ma compagnie, alors qu’il en soit ainsi. C’est dans cet optique que je m’acharne à redémarrer les fichus moteurs de ce vaisseau têtu comme une mule, quand je sens sa main venir se déposer sur mon épaule. Que fait-elle ? Je l’observe, curieux.

« _ Ça va aller, ne vous inquiétez pas, ne vous énervez pas sur votre machine. Vraiment ? _ Je suis désolée d’avoir réagi ainsi. Je dois avouer que tout ceci n’est pas facile à accepter.
_ C’est normal. Je crois. »

Je réponds doucement, bien incertain de cette réalité. Car il est de bon ton de rappeler que je ne suis pas le Docteur, moi. Je ne connais pas les réactions humaines face à nos espèces, nos vaisseaux. Je sais que certains le vénèrent parce qu’il a sauvé la planète Terre de nombreuses invasions extraterrestres ; mais je ne sais pas comment l’assimilent l’autre partie de la population. Peut-être le détestent-t-ils ? Peut-être souhaitent-t-ils mettre un terme à son existence ? A quelle catégorie cette jeune humaine appartient-t-elle, dans ce cas ? A celle qui ne porte pas les seigneurs du temps en admiration ? Et si cela se confirme : est-ce qu’il y a un risque pour ma survie ?

« _ Je ne pensais pas que… je n’y croyais pas, surtout, que les extraterrestres puissent exister… c’est… c’est tellement compliqué de se rendre compte qu’on a tort. Je dirais même que ça fait horriblement peur. »

Hm. Aux dires de la jolie jeune terrienne, je doute sincèrement que les heures de cette version de moi soient comptées. Elle transmet une sincérité quant à la peur qui la submerge de me découvrir et… j’ai envie de lui accorder ma confiance.

« _ Ça va aller. Je lui assure aussitôt, toujours sur le même ton que précédemment, caressant simultanément son bras droit de ma main gauche. _ Ça va être encore difficile pendant les prochaines quarante huit heures mais vous devriez vite vous adapter à cette nouvelle réalité. Je lui offre un clin d’œil, complice. _ D’autant que pour une femme passionnée d’histoire comme vous l’êtes, ça vous offre de nouveaux champs de recherche dans les livres de la bibliothèque ! Je poursuis avec humour, espérant lui soutirer un sourire. _ Il faudra juste vous détourner du rayon histoire pour rejoindre celui de l’astronomie. Une chose pas très difficile en soi. »

Enfin. Si elle trouve de bons livres dans la bonne section avec de bons sujets. Je ne suis pas certain que les humains aient, dans l’ancien temps, écrit des livres parlant de population extraterrestre. J’y réfléchis instantanément quand sa voix me sort de mes pensées.

« _ Allez-vous de me faire du mal ? Votre but est-il d’anéantir ma planète ?
_ Quoi ? Non ! Je m’offusque malgré moi, ne comprenant pas le sens de ces questions. _ Ai-je l’air aussi diabolique pour que vous m’en supposiez capable ? »

C’est effrayant de le penser. Je croyais que l’apparence que je revêts pour cette… troisième… non, cinquième régénération était on-ne-plus amicale pour ne pas dire gentleman ! Me serais-je fourvoyé ? C’est ça d’être un solitaire, Voyageur. On n’obtient aucun avis impartial sur le physique de la part d’un compagnon de voyage ! Le Docteur a eu de l’esprit sur la question. Et de la bêtise, surtout. Emmener un humain en voyage c’est une énorme responsabilité et… J’observe Victoria, les traits contrariés. Je ne suis pas prêt à les prendre avec une femme aussi charmante que Victoria. Je ne supporterais pas qu’elle meure dans le temps par ma faute. Mon égoïsme peut-être, même. Je vaux mieux que mon modèle sur la question. Je pense à son bien être avant le mien.

« _ Pourquoi êtes-vous pareil que moi si vous n'êtes pas humain ? Tout le monde est donc semblable là-haut ?
_ Rectification, très chère : c’est vous qui êtes pareil que moi. Je suis vieux de quelques millions d’années. Un seigneur du temps ne peut pas être le calque d’une espèce plus récente dans l’histoire de la galaxie. Ça n’a pas de sens ! _ Quant aux autres, non, ils ne sont pas physiquement dotés de la même apparence que « nous ». Il y en a en forme de robots, d’autres avec des têtes de pommes-de-terres, et certains ont même des formes ignobles innommables. Comme les Slitheen, par exemple. Je frissonne de dégoût rien que de penser à eux. _ Ils sont indescriptiblement laids. Tiens, ça me fait penser : par quel prodige ne connaissez-vous pas le Docteur ? »

Il n’est pas invisible à ma connaissance. Ni discret. Comment se fait-t-il qu’elle n’ait aucune information de lui ?

« _ Dieu existe donc ? »

J’écarquille les yeux. Quel est le rapport avec le reste ?

« _ Euh… Non. Je réponds malgré tout, très sérieusement. _ Ou du moins, de ce que je sais, c’est que ces vous les humains qui l’avaient inventés pour expliquer toutes ces choses qui vous semblent inexplicables. Ce qui est contradictoire, quand on y réfléchit un instant, puisque vous étudiez toutes les sciences. Vous avez donc conscience de l’évolution de votre planète ainsi que celles des espèces l’habitant. »

Très contradictoire. Mais qu’importe. Je n’ai pas le souhait d’entrer dans un tel débat, surtout quand l’histoire est sur le pas de la porte de mon T.A.R.D.I.S.

« _ Dites-moi, Victoria : puisque mon vaisseau refuse pour le moment un voyage retour à votre époque, nous pourrions aller tout deux nous promener dans le vieux Edimbourg en attendant qu’il cesse de bouder ? »

Cela serait plus agréable que de discuter dans le vaisseau, non ? Je souris d’enthousiasme rien que d’y penser. Je lui tends même mon bras en guise d’invitation sincère.

« _ Venez avec moi là-bas, Vicky. Je vous garantie que ça va vous plaire. »


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J'ai 30 ans et je vis à Édimbourg, Ecosse. Dans la vie, je suis Historienne, archéologue spécialiste des religions et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis totalement célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Elle ne croit en rien, ni en dieu, ni aux extraterrestres, ni à la moindre chose qu'on ne peut pas historiquement et scientifiquement prouver. Sa famille n'a pas apprécié et dès 18 ans elle a prit son envol personnel. Pas de place pour l'amour, elle trouve ça contreproductif et n'aimerait pas que quelqu'un la retienne à la maison, elle qui voyage tellement à cause de son métier. Pour l'amitié, c'est un peu pareil. Néanmoins, on ne peut pas nier qu'à trente ans, la solitude commence à peser quand toutes les personnes de son entourage sont mariées avec des enfants. Tant pis... mieux vaut être seule que mal accompagnée.


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Et si dieu existait réellement ? Pourquoi pas après tout, non ? Ne provient-il pas de la même mythologie que celle des extraterrestres ? Je ne sais pas… je ne sais plus. Je ne sais absolument plus rien depuis que je suis rentrée involontairement dans ce vaisseau. «  Euh… Non. » Tiens, on dirait à sa réponse que j’ai réussi à étonner notre cher seigneur du temps. La question est-elle si bête que cela ? « Ou du moins, de ce que je sais, c’est que ces vous les humains qui l’avaient inventé pour expliquer toutes ces choses qui vous semblent inexplicables. Ce qui est contradictoire, quand on y réfléchit un instant, puisque vous étudiez toutes les sciences. Vous avez donc conscience de l’évolution de votre planète ainsi que celles des espèces l’habitant. » Ouf ! J’ai même presque failli le dire haut et fort. Son explication me rassure et me conforte dans les opinions que j’avais jusqu’à maintenant à propos de ce soi-disant tout puissant. Ma théorie a toujours été que les humains ont inventé dieu -ou parfois les dieux- par recherche d’espoir. Mais aussi parce qu’ils ne sont pas capable d’assumer leurs actes et ont besoin de trouver une personne imaginaire pour croire qu’ils sont pardonnés, châtiés ou bénis.

Donc si je récapitule bien, dieu n’existe toujours pas -ou pas qu’il sache- il ne va pas me faire de mal – à moi ou aux autres humains- et tout le monde là-haut n’est pas semblable… voilà qui est rassurant… ou pas. Il a bien dit qu’il avait des millions d’années ? Comment cela est-il possible, et surtout, pourquoi tant d’injustices entre les différences races de l’univers ? Mais attendez… j’ai la main posée sur… une antiquité. D’un coup, je ne le regarde -à nouveau- plus pareil. Non seulement cet homme -d’ailleurs est-il un homme réellement ? Un homme comme nous, humains, le décrivons ?- est un extraterrestre mais en plus c’est une antiquité encore plus vielle que la plus par des choses que j’ai pu toucher jusqu’à maintenant. C’est incroyable, déconcertant et fabuleux en même temps !
«  Dites-moi, Victoria : puisque mon vaisseau refuse pour le moment un voyage retour à votre époque, nous pourrions aller tout deux nous promener dans le vieux Edimbourg en attendant qu’il cesse de bouder ? » Je secoue légèrement la tête, ses paroles viennent de me sortir de mes pensées concernant son âge. Alors ça boude un vaisseau spatial ? Les choses évoluent-elles tant que ça ? Quoi que c’est surement nous qui sommes en retard car, comme il l’a dit, il était là avant moi. En même temps, quand on a la possibilité de vivre des millions d’années comme lui on trouve forcement le moyen se rendre vivant les machines. Je le regarde me tendre son bras. Maintenant que je sais son âge j’ose à peine de le toucher, surement une simple habitude d’archéologue qui veut qu’on fasse attention à tout ce qui est ancien… pourquoi a-t-il l’air si jeune d’ailleurs ? « Venez avec moi là-bas, Vicky. Je vous garantie que ça va vous plaire. » Il m’appelle Vicky ? Nous en sommes donc déjà à ce stade ? Ce petit surnom me fait doucement sourire, adoucissant toutes les découvertes faites sur lui jusqu’à présent.  « Heu…oui… pourquoi pas. » ai-je simplement répondu, anxieuse,  en prenant son bras délicatement, comme si j’avais peur de le casser.

Quand nous ressortons sur le parvis du TARDIS, je marque rapidement une pause avant d’aller nous aventurer là-dedans. Je veux juste regarder, observer ce qu’était Edimbourg avant qu’elle ne soit ce que nous en connaissons aujourd’hui.  Autant le dire tout de suite : rien. Je l’ai imaginée, grâce à des plans, mais l’avoir sous les yeux c’est tout autre chose. Même si c’est toujours très perturbant et flippant d’être ici, à six siècles de différence de chez moi, mes yeux pétillent de connaitre enfin l’histoire avec un grand H. Rapidement, je me rends compte que les températures sont moins clémentes, normal en 1400 le réchauffement climatique n’était pas encore d’actualité. Autant dire qu’en plein mois de novembre on se les caille sévère. Mon corps réagit immédiatement en frissonnant.

Au bout d’un moment, je reprends le pas, marcher va me réchauffer et on ne peut décemment pas rester sur place de toute façon. J’imagine qu’on va directement dans la ville, puis-ce que monsieur voulait voir, à la base, la construction du mur de flodden. « C’est magnifique. On ne fait qu’imaginer le passé sans jamais réellement avoir raison. » c’est ce qui le rend aussi intéressant d’ailleurs. C’est un des mystères qu’on ne peut résoudre. Sauf moi apparemment… c’est une chance exceptionnelle qui m’est offerte aujourd’hui. Cet homme bizarre venu des étoiles est au final, pour moi, un merveilleux don du ciel.  « Le Voyageur est donc votre prénom ? Ou bien, peut-être n’y a-t-il pas de prénoms là-haut ? » En disant " là-haut " j’ai tendance à faire un geste de la tête vers le ciel. Après tout c’est vrai, l’appeler ainsi revient à nommer son métier, si on peut appeler ça ainsi. Nous, humains -et c’est bizarre à dire-, recevons un nom et un prénom à naissance. Qu’en est-il chez les autres ? Les autres espèces, aussi bizarre cela soit de penser cela. On s’habitue tellement à ce que nous connaissons qu’on ne peut imaginer que ça se passe autrement autre part.

Après un certain moment de silence de ma part, je me retourne vers lui l’air sérieux. « Avez-vous réellement des millions d’années ? Et surtout, comment est-ce possible ? C’est tellement horriblement injuste pour les autres espèces. Sauf votre respect, vous n’avez pas vraiment l’air d’un homme aux millions d’années, vous être très… humain quand on vous regarde. On pourrait croire que vous avez moins de quarante ans. C’est si… perturbant de savoir que je touche peut-être quelque chose d’encore plus vieux que mes découvertes archéologiques. » Je cherche parfois mes mots parce que ceux -ci sont tellement révélateurs de ce que je pense qu’ils ne peuvent être que puissant. D’ailleurs, j’appuie principalement sur ces mots là avec l’intonation de ma voix.
Mon réflexe en finissant ma phrase a été de m’arrêter dans notre marche pour attraper la main du seigneur du temps et la caresser comme on caresse un objet précieux. Comme je peux caresser un objet historique, précisément. « Pardon » dis-je amusée et gênée à la fois. « C’est déplacé de faire cela. Mais j’aime m’imprégner de l’histoire temporelle des objets que je trouve. Aujourd’hui c’est votre main qui en a fait les frais. » avouais-je en lâchant doucement sa main pour reprendre son bras. « Et ce docteur alors, pourquoi devrais-je le connaitre ? C’est un confrère à vous ? Vous m’avez parlé de lui au moins deux fois depuis notre rencontre, il doit donc avoir son importance. » Serait-ce l’un des siens ? Pourquoi dans ce cas devrais-je connaitre un extraterrestre ? Je pense que si j’en avais connu un avant lui, je n’aurais pas réagis de la sorte en découvrant que tout ceci n’était ni une farce, ni une reconstitution lambda.

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Chapter one : the time lord and the historian ft. Junalye - Page 2 Ab9af1faa9713a431daae00e74642a54 Contrairement au seigneur du temps le plus connu de l'espèce humaine, et de toute la galaxie, le Voyageur ne prend jamais part aux conflits intergalactiques. Il possède un T.A.R.D.I.S qu'il a volé, comme son modèle dont il a également adopté le style vestimentaire, et celui fonctionne très bien. Son système de camouflage est à 100% opérationnelle, lui permettant de lui donner l'apparence de ce qu'il veut. Si vous voyez un saule pleureur disparaître sous vos yeux, à l'avenir, c'est sûrement lui qui repart en voyage dans le temps.


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Vicky est une femme humaine très étrange. Je n’arrive pas à la cerner. Elle me semble passer du coq à l’âne en une fraction de seconde – j’adore les expressions humaines – , et m’observe tour à tour différemment. Moi aussi je le fais, d’ailleurs : je passe mon temps à l’analyser avant de l’admirer. C’est très perturbant. Le mieux serait que l’on sorte visiter le vieux Edimbourg. Nous serons plus préoccupés par l’histoire qui nous y attend que nos comportements respectifs. Ce n’est pas comme si cela nous importait, n’est-ce pas ? Ce n’est pas grave si elle n’agit pas comme je le croyais. Ce n’est pas grave si moi je n’agis pas comme je le croyais. Je ne sais pas. Je n’aime pas ne pas savoir. Il faut que nous y allions, à présent. Je tends mon bras pour la convaincre de me suivre, assuré qu’elle aimera la visite. C’est une historienne après tout. C’est dans ces gênes d’apprécier les antiquités comme… moi. Bon sang, je suis si vieux à côté d’elle ! Je pourrais être son arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière arrière Stop ! On a comprit l’idée, Voyageur. D’autant que c’est impossible puisque vous n’appartenez pas à la même espèce, tout les deux. Très juste. J’entraîne l’humaine à l’extérieur du T.A.R.D.I.S, posant ma main opposée à celle qu’elle a mise sur mon bras, juste après qu’elle m’ait confirmée sa décision de me suivre. Elle n’en a pas l’air totalement assurée, mais j’en fais complètement fie. Cela lui passera. Tout finit par lui passer. Je me prépare donc à avancer en sa compagnie quand elle marque un point d’arrêt. Je l’observe, de nouveau perplexe. Elle scrute l’horizon de ces prunelles chocolatées. Indescriptible. A-t-elle peur ? Je ne crois pas. Son visage n’exprime aucune expression convergeant dans ce sens. Pourquoi sa peau frissonne-t-elle dans ce cas ? Dehors il fait froid, Voyageur. Oui. Il vaudrait mieux nous mettre à l’abri. Ou en mouvement ? En mouvement est un bon début. Nous reprenons la direction du vieux Edimbourg, qui se rapproche doucement de nous, pendant que je songe au fait que nous pourrons nous enquérir sur la construction du Flodden Wall dans un temps relativement court. Ensuite, nous essayerons de trouver un endroit où nous protéger de l’hiver piquant. Les hivers ne sont plus si rudes au vingt et unième siècle sur Terre. C’est curieux.

« _ C’est magnifique. On ne fait qu’imaginer le passé sans jamais réellement avoir raison. »

Je lui souris. Je ne sais pas ce qu’est « imaginer », personnellement. J’ai de l’imagination mais je ne m’en sers jamais pour me faire une idée des choses qui m’intéressent. Je préfère de loin aller les visiter.

« _ Le Voyageur est donc votre prénom ? Ou bien, peut-être n’y a-t-il pas de prénoms là-haut ?
_ Vaste sujet. Je réponds aussitôt, avec amusement. _ Les prénoms existent bien sur ma planète, mais les seigneurs du temps ont tendance à adopter des titres qu’ils estiment plus proche de leur personnalité. Comme le Docteur, le Maitre, et j’en passe… Je marque une pause. _ C’est ce que j’ai fait également. J’ai choisi Voyageur parce que j’aime les voyages, tout simplement. »

Quant à mon prénom, je ne l’évoque jamais. Je ne l’affectionne pas particulièrement. Personne ne l’affectionne particulièrement. Si ce n’est peut-être cette dame du temps que j’ai laissé derrière moi, quand elle a voulu que je reste et que l’on devienne plus intime que des simples amis. Très peu pour moi.

« _ Avez-vous réellement des millions d’années ? Et surtout, comment est-ce possible ? C’est tellement horriblement injuste pour les autres espèces. Sauf votre respect, vous n’avez pas vraiment l’air d’un homme aux millions d’années, vous être très… humain quand on vous regarde. On pourrait croire que vous avez moins de quarante ans. C’est si… perturbant de savoir que je touche peut-être quelque chose d’encore plus vieux que mes découvertes archéologiques. »

Ce qui horriblement injuste c’est qu’elle demeure persuadée que c’est moi qui lui ressemble et non l’inverse. Je ne suis PAS comme les humains. Ce sont les humains qui sont comme moi. Et du reste ils ont bien fait car notre apparence physique est la plus jolie de toute la galaxie. Mais de là à croire qu’ils sont les premiers à l’avoir eu c’est vraiment… Que fait-elle à présent ? Elle se saisie de ma main, qu’elle caresse doucement. Est-ce une coutume humaine ? Je n’ai pas le souvenir d’en avoir entendu parler ou même de l’avoir lu quelque part. C’est très perturbant. Autant que son rire qui suit, et qui esquisse naturellement un sourire sur mes lèvres jusqu’ici pincées.

« _ Pardon. C’est déplacé de faire cela. Mais j’aime m’imprégner de l’histoire temporelle des objets que je trouve. Aujourd’hui c’est votre main qui en a fait les frais. Objet ? Je ne sais pas comment je dois le prendre. _ Et ce docteur alors, pourquoi devrais-je le connaitre ? C’est un confrère à vous ? Vous m’avez parlé de lui au moins deux fois depuis notre rencontre, il doit donc avoir son importance.
_ Je… Un instant. »

Elle a tellement parlé en si peu de temps, qu’il me semble important de reprendre les choses dans l’ordre. Mon âge, en premier lieu.

« _ Pour répondre dans l’ordre à vos questions : oui, j’ai bien des millions d’années de vies. Et c’est possible parce que mon peuple est très vieux, par rapport au vôtre et aux autres espèces, et que mes parents m’ont mit au monde quand votre planète n’en était encore qu’à ces premiers balbutiements.  Elle balbutie encore, du reste, mais ça c’est purement un avis personnel. Ensuite, que se soit injuste ou non ça n’est pas mon problème. Je suis né quand il a fallut que je naisse, tout comme vous, et j’ai évolué en me fichant bien du sort des autres planètes. Ce que vous faites également, me trompe-je ? C’est égoïste, j’en conviens, mais bien moins que d’autres espèces qui aujourd’hui ne pensent qu’à votre planète dans l’optique de la conquérir plutôt que de la visiter. Mon apparence, à présent. _ En ce qui concerne mon physique d’homme ayant moins de quarante ans, retenez bien que c’est vous qui faite très seigneur du temps et non moi qui fait très humain. Je parais jeune parce que… Comment expliquer cette histoire de régénération… _ Parce que c’est comme ça. J’ai eu le droit à un nouveau corps quand l’autre est mort, et j’ai obtenu celui-ci. J’aurai tout aussi bien pu être un vieil homme qu’une toute petite fille - ce qui aurait été fâcheux dans le second cas car les humains ont tendance à vouloir enfermer dans des orphelinats les enfants qu’ils croisent seul. Et je ne sais pas comment prendre l’idée que vous me considériez comme un objet plus vieux que vos antiquités. Peut-être est-ce une façon de me faire comprendre que c’est vexant de vous considérez, vous les humains, comme des enfants ? »

Ce qu’ils sont, indubitablement. Je ne changerai pas d’opinion, même si elle me le demandait avec un de ces très jolis sourires.

« _ C’est dommage que vous ne parliez du Docteur que maintenant. Je déplore, sincèrement contrarié. _ Dans mon T.A.R.D.I.S je possède une multitude de dossier le concernant. »

C’est un modèle, pour moi. Il est normal que je collectionne toutes les données que je trouve. C’est d’autant plus utile pour prévoir ces destinations, que je ne visite jamais par soucis de rester inexistant à ces yeux.

« _ Qu’importe. Je trouve étonnant que vous ne connaissiez pas mon congénère pour la simple et bonne raison qu’il a sauvé votre planète à plusieurs reprises d’invasions extraterrestres. Vous ne lisez jamais les journaux nationaux ? A chaque noël le peuple londonien, entre autre, le couvre d’éloge pour vous avoir sauver d’une invasion faisant beaucoup de morts ! C’est impensable que vous soyez passé à côté de ça. Vraiment. »

Elle doit vivre le nez dans ses bouquins d’histoires. Ou ne pas avoir de télévision. Il existe bien le journal, pourtant ! C’est un véritable mystère pour moi.

« _ Enfin. L’important n’est pas tant que vous le connaissiez, Vicky, car ça m’arrange de ne pas être tombé sur l’une de ces nombreuses compagnes de voyage ; mais je ne démords pas que c’est pour le moins étrange que vous ne sachiez strictement rien de lui. Vous êtes bien humaine, rassurez-moi ? Vous n’êtes pas le maître ? »

C’est génétiquement impossible que mon tournevis sonique se soit trompé. Mais le maître est connu pour être un seigneur du temps extrêmement fourbe. Il a peut-être trouvé le moyen de passer pour un humain. Il faut que je vérifie à nouveau. Je… Où est-il ? Je fouille mes poches de ma main libre pour constater que je l’ai oublié dans le T.A.R.D.I.S. Stupide Voyageur !

« _ J’ai oublié quelque chose. Il faut que nous retournions au T.A.R.D.I.S. »

Je l’y entraîne, sans attendre son approbation. J’y pense : et si c’était pour cette raison que mon vaisseau s’était bloqué ? Peut-être a-t-il senti l’illusion ? Mais pourquoi le maître s’en prendrait-t-il à moi ? Je ne suis pas intimement lié à lui comme le Docteur ne l’est ? Je ne le connais que de nom. Je ne LES connais que de nom. Non, vraiment, il y a peu de chance que mon tournevis sonique se soit fourvoyé dans ces résultats.

« _ Attendez-moi là. »

J’informe l’humaine, tandis que j’ouvre les portes de mon vaisseau d’un claquement de doigt. Un détour par mon manteau, et le voilà en ma possession. Je vais pouvoir réitérer l’analyse. Ce que je fais dès que je suis de retour auprès de Vicky.

« _ C’est bien ce que je disais : 100% humaine. Je ne comprends pas comment vous avez pu passer à côté de tout ceci. Je range mon tournevis dans mon costume. _ Vous êtes un mystère pour moi, Victoria. »

Je souris. C’est une chance car j’aime les mystères.


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Victoria
McMurray

J'ai 30 ans et je vis à Édimbourg, Ecosse. Dans la vie, je suis Historienne, archéologue spécialiste des religions et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma volonté, je suis totalement célibataire endurcie et je le vis plutôt bien.

Elle ne croit en rien, ni en dieu, ni aux extraterrestres, ni à la moindre chose qu'on ne peut pas historiquement et scientifiquement prouver. Sa famille n'a pas apprécié et dès 18 ans elle a prit son envol personnel. Pas de place pour l'amour, elle trouve ça contreproductif et n'aimerait pas que quelqu'un la retienne à la maison, elle qui voyage tellement à cause de son métier. Pour l'amitié, c'est un peu pareil. Néanmoins, on ne peut pas nier qu'à trente ans, la solitude commence à peser quand toutes les personnes de son entourage sont mariées avec des enfants. Tant pis... mieux vaut être seule que mal accompagnée.


Sophie Skelton :copyright: Anarya

Tous les humains de la terre sont dans le faux. Ils s’imaginent seuls dans l’univers ou pensent que dieu a créé la terre et les cieux… Alors qu’en fait l’univers est peuplé de gens comme lui. C’est logique d’une certaine façon, pourquoi la terre aurait-elle était la seule à bénéficier de l’honneur -même si on en doute de plus en plus que ça en soit un- de porter la vie ? C’est vrai quoi, si les conditions ont été favorables ici pour créer la vie, c’est on ne peut plus normal qu’elle l’ait été ailleurs. Et la NASA alors ? L’ESA et toutes les agences spatiales, qui trouvent de l’eau sur Mars mais qui sont incapable de trouver la vie autre part ! « Peut-être que la vie existe sous forme microbienne là, ou là » c’est donc pour nous dire ça que les gouvernements leur donnent des millions ? Il n’est pas un microbe aux dernières nouvelles. Il est bien fait de chaire et d’os, là, en face de moi. Je suis en colère. Pas contre le voyageur, non, contre moi-même d’être une stupide humaine qui ne voit pas ce qui est logique. On nous apprend que nous sommes seuls dans l’univers, personne ne peut apporter la preuve -ni dans ce sens, ni dans l’autre- et pourtant notre cerveau y croit. Bêtement. Et on prend pour fou ceux qui disent avoir été enlevé par des extraterrestres… oh attendez, ce n’est pas ce qui vient de m’arriver d’ailleurs ?

Alors, « voyageur » n’est pas son prénom. Pas étonnant après tout. Par compte… le maître ? Cette personne a-t-elle les chevilles plus grosse que sa tête ? Ou bien est-ce moi qui se fourvoie en ne comprenant pas le sens du mot ? Serait-ce un maître comme un maître d’école ? Voyageur me semble donc être une décision bien sage à côté. Une bonne décision… bien que très bizarre pour mon humanité. Mais qui suis-je pour juger ? Il fait bien ce qu’il veut ! Aussi, je ne dis rien, lui adressant un simple sourire sincère.

Nous en venons donc à parler de son âge. Et de ce « docteur » dont il n’arrête pas de parler comme s’il le portait sur un plateau d’argent. Maintenant que je commence à être à l’aise avec lui -il me faudra tout de même quelques jours pour digérer- je me permet de lui poser toutes les questions qui défilent dans ma tête, espérant au passage qu’il sera capable de tout retenir. « Je… Un instant. » Oops… apparemment, oui, j’ai parlé trop. « Pour répondre dans l’ordre à vos questions : oui, j’ai bien des millions d’années de vies. Et c’est possible parce que mon peuple est très vieux, par rapport au vôtre et aux autres espèces, et que mes parents m’ont mit au monde quand votre planète n’en était encore qu’à ces premiers balbutiements. Elle balbutie encore, du reste, mais ça c’est purement un avis personnel. Ensuite, que se soit injuste ou non ça n’est pas mon problème. Je suis né quand il a fallut que je naisse, tout comme vous, et j’ai évolué en me fichant bien du sort des autres planètes. Ce que vous faites également, me trompe-je ? C’est égoïste, j’en conviens, mais bien moins que d’autres espèces qui aujourd’hui ne pensent qu’à votre planète dans l’optique de la conquérir plutôt que de la visiter. » Je hausse les sourcils un petit peu étonnée de sa façon de voir les choses. Mais il n’a pas tort, je me fiche du sort des autres planètes parce que la mienne est plus importante. Mais… je n’avais pas non plus conscience des autres planètes il y a encore peu de temps. Là, en ce moment-même, j’imagine les peuples, les espèces, les modes de vie des habitants de toutes ces planètes. « En ce qui concerne mon physique d’homme ayant moins de quarante ans, retenez bien que c’est vous qui faite très seigneur du temps et non moi qui fait très humain. » On ne pourrait pas juste dire que nous nous ressemblons réciproquement ? Cet entêtement à vouloir que ce soit nous qui leur ressemblons, et non l’inverse -et bien que ça me fasse sourire à chaque fois- le rend vraiment têtu ! Je lève les yeux au ciel en moquerie. « Parce que c’est comme ça. J’ai eu le droit à un nouveau corps quand l’autre est mort, et j’ai obtenu celui-ci. J’aurai tout aussi bien pu être un vieil homme qu’une toute petite fille - ce qui aurait été fâcheux dans le second cas car les humains ont tendance à vouloir enfermer dans des orphelinats les enfants qu’ils croisent seul. Et je ne sais pas comment prendre l’idée que vous me considériez comme un objet plus vieux que vos antiquités. Peut-être est-ce une façon de me faire comprendre que c’est vexant de vous considérez, vous les humains, comme des enfants ? » Wow wow wow wow wow ! Comment ça il a le droit à un nouveau corps quand l’autre est mort ? Comment ça il pourrait être une petite fille ? Le fait qu’il ait des millions d’années n’était pas encore suffisant ? Il fallait qu’il rajoute tout un lot de bizarreries plus bizarres les unes que les autres ? Mon visage est automatiquement passé à quelque chose entre le choc et la bouche bée.

« C’est dommage que vous ne parliez du Docteur que maintenant. Dans mon T.A.R.D.I.S je possède une multitude de dossier le concernant. » Quoi ? C’est un genre un fanboy de cet homme ? Ou bien est-ce -à nouveau- un psychopathe qui le suit dans ses moindres fait et gestes ? Bah quoi… c’est bizarre d’avoir des dossiers sur une personne ! « Qu’importe. Je trouve étonnant que vous ne connaissiez pas mon congénère pour la simple et bonne raison qu’il a sauvé votre planète à plusieurs reprises d’invasions extraterrestres. Vous ne lisez jamais les journaux nationaux ? A chaque noël le peuple londonien, entre autre, le couvre d’éloge pour vous avoir sauver d’une invasion faisant beaucoup de morts ! C’est impensable que vous soyez passé à côté de ça. Vraiment. » Londres… Edimbourg… malgré les années les deux villes ne sont toujours pas super copains. Enfin… au-delà de ça, la vérité est que, non, je ne lis pas les journaux et ne regarde pas la télévision bien souvent, j’ai tout le temps ne nez dans la terre. Dans les antiquités. Je suis rarement dans ma famille pour noël, je les évite comme la peste. En pinçant les lèvres et détournant le légèrement le regard je fais signe que non de la tête. « Enfin. L’important n’est pas tant que vous le connaissiez, Vicky, car ça m’arrange de ne pas être tombé sur l’une de ces nombreuses compagnes de voyage ; mais je ne démords pas que c’est pour le moins étrange que vous ne sachiez strictement rien de lui. Vous êtes bien humaine, rassurez-moi ? Vous n’êtes pas le maître ? » Qu’est-ce qu’il raconte encore ? Cette fois, je le regarde suspicieusement… il vient de prononcer le même nom que tout à l’heure. « Qui ça ? Pourquoi ne serais-je pas humaine ? » Il me reperd encore une fois. Une partie de mon cerveau recommence à paniquer sous ces accusations. Le maître est une personne de sa race si j’ai bien compris ce qu’il m’a dit tout à l’heure. Pourquoi pense-il que je suis lui ? Et pourquoi ne serais-je pas humaine ? Mon dieu et si je ne l’étais pas sans le savoir ? Houlala, cette rencontre du troisième type me retourne vraiment le cerveau.

« J’ai oublié quelque chose. Il faut que nous retournions au T.A.R.D.I.S. » Quoi encore ? On vient à peine de ressortir ! Qu’est-ce qui peut bien se passer dans sa tête encore une fois ? Veut-il me montrer ses dossiers ? Mes yeux s’écarquillent quand il me traine vers son vaisseau sans attendre mon approbation. « Attendez-moi là. » Il m’abandonne devant son TARDIS, me laissant dans mes interrogations et même limite, ma peur. Il n’est pas vraiment long mais ça suffit à m’imaginer tout et n’importe quoi tout de même. Le voyageur est de retour vers moi avec son machin bizarre, ce machin qu’il avait dans les mains à Edimbourg. Il refait d’ailleurs exactement la même chose avec ce truc. Mes yeux sont fixés dessus, mon visage presque hostile à cette chose, le regardant comme s’il venait de m’insulter. Mais qu’est-ce que c’est ce machin d’extraterrestre ? « C’est bien ce que je disais : 100% humaine. Je ne comprends pas comment vous avez pu passer à côté de tout ceci. Vous êtes un mystère pour moi, Victoria. » Alors ce machin lui a dit que je suis humaine ? Il en doutait ? Mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour qu’il pense cela ?

Pendant quelques secondes mon regard se plonge dans le sien avec de la colère, de la vexation, des reproches. Puis, ça part, sans avoir pu le contrôler. Bim. Ma main est partie et la claque a rougie sa peau. « Bien sur que je suis humaine !!! Je ne vous autorise pas à me trainer comme si j’étais une chose inférieure à vous. Ni à me scanner avec votre bâton bizarre. Je ne suis ni une enfant, ni une ignorante humaine que vous pouvez traîner à droite ou à gauche comme bon vous semble. Je ne sais pas qui est votre docteur ou qui est votre maître parce que la télévision ne m’intéresse pas ! Les journaux ne m’intéressent pas plus. Ils aiment raconter les histoires à leurs sauces et il m’étonnerait bien fortement qu’ils y écrivent qu’un seul homme a été capable de sauver la planète entière. Les politiques se sentiraient en danger face à ça. Je passe mon temps à gratter les sols pour y retrouver de l’histoire et non pas à m’abreuver d’histoires qui m’auraient parue plus absurdes les unes que les autres. Mes parents croient en dieu, les extraterrestres n’ont donc aucune place dans leurs croyances et donc dans mon éducation. Moi je ne crois en rien, ni en dieu, ni en quoi que ce soit dont on n’a pas la certitude. Même là en vous voyant, en vous touchant, en sachant, j’ai l’impression que tout ça n’est qu’une vaste farce. » Je baisse un petit peu la pression et baisse les yeux en soufflant un grand coup pour continuer à me calmer.

« Voyager est une chose, mais la diplomatie en est une autre. Que vous vouliez découvrir la terre est tout à votre honneur, mais sur votre planète on n’apprend pas que quand on est chez les autres on s’adapte ? Vous ne pouvez pas venir ici en balançant à tout le monde que les humains sont des enfants primitifs dont vous vous fichez. Vous avez évolué d’une telle façon, c’est bien, nous, nous avons évolué d’une autre. Mais si vous êtes ici, c’est que d’une certaine façon vous vous intéressez à nous, non? » Sinon pourquoi venir sur terre, pourquoi lire nos livres, pourquoi vouloir aller à une certaine période historique de notre histoire ? L’humanité l’intéresse surement bien plus que ce qu’il a pu en dire pour le moment.

« Je suis désolée, je n’aurais pas dû vous frapper. » Ce n’est pas mon genre. Mais rien n’est mon genre de toute façon depuis que je suis avec lui. Rien n’est habituel à ma petite routine. Ça change bien de mon impression de toucher une antiquité de tout à l’heure. Heureusement, lui, il ne se casse pas. « Même si je n’ai rien compris à vos accusations, je crois que vous ne vous rendez-pas compte combien c’est terrifiant d’être accusée, traînée de force vers votre machine pour que vous me passiez votre bâton sur le corps. Je vous aime bien voyageur, mais vous n'êtes pas un livre ouvert pour moi, je ne sais pas à quoi vous pensez quand vous faites ce que vous venez de faire.» Il ne se met surement pas à ma place et surement ne le peut-il pas à cause de son évolution. Néanmoins, peut-être peut-il comprendre ce qu’est une situation nouvelle où il ne connait pas grand-chose, si ne n’est rien, puis-ce qu’il est lui-même sur une planète qui lui est étrangère. Je pince les lèvres en lui lançant un regard désolé. Dans le font, je sais qu’il n’est pas dangereux, il est bizarre simplement parce qu’il n’est pas de la même espèce que moi. J’attrape sa main en la serrant doucement de ma chaleur humaine pour lui montrer que je suis désolée. « J’espère que vous n’avez pas prit mal le fait que je dise que vous soyez une antiquité. Ce n’était ni méchant, ni un reproche, c’est juste qu’habituellement ce qu’on trouve dans le sol est généralement moins ancien que vous. Ça me donnez l’impression qu’en vous touchant que risquais de vous abîmer. Parce qu’on considère que tout ce qu’on sort du sol est fragile et a une valeur inestimable. Mais puisqu’apparemment vous ne mourrez pas réellement, bien que cela me semble invraisemblable, je me souviendrais que je peux vous malmener autant que nécessaire. » C’est une blague, évidemment, mon sourire amusé et complice le montre, j’espère ne jamais avoir à le refrapper un jour. Néanmoins, je ne sais pas s’ils ont de l’humour là-haut… j’espère… sinon je vais avoir des ennuis.

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