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 Et si tout n'était qu'une question de destin ? [PV. KEIITH]

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ÂGE : 23
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Le contexte du RP

Intrigue Principale



On a tous déjà entendu, lu, ou vu l'histoire de Roméo et Juliette.
Et si nous prenions le temps de nous replonger dedans ?
Oxford, Royaume-Uni, Angleterre, an 20XX,
Si elle n'est pas la ville lumière, Londres n'en reste pas moins le centre névralgique de l’Angleterre. Avec sa propre indépendance, sa propre histoire, force et beauté aussi quelque part. Ce n'est pourtant pas dans ce décor privilégié que se déroulera l'histoire qui vous sera bientôt conté, mais bel et bien au cœur d'un autre bijou de la couronne britannique : à la prestigieuse Université d'Oxford.
Tout démarre au cœur de l'automne, lorsque les arbres perdent leur feuillage orangé, lorsque le bitume des trottoirs se fait glissant et où il faut réussir à redoubler d'adresse pour manœuvrer et ainsi s'éviter une chute malencontreuse. L'excuse idéale que trouvera Roméo, un jeune londonien, réussissant par ce biais à outrepasser les portes du siège social de l'Oxford University Press, afin d'y accomplir une énième mission morbide.
Une rencontre fortuite, point de départ d'une idylle aussi improbable qu'irraisonnable. En tout point interdite par la morale.


Contexte provenant de l'imaginaire de @Keiith
_ réinterprétation contemporaine du mythe de Roméo & Juliette.


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Tom Brown
dit « Roméo »

J'ai 31 ans et je vis dans la banlieue de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur-à-gage et je m'en sors avec brio, depuis de nombreuses années maintenant. Sinon, grâce à mon job, je suis célibataire et ça me conviens bien.


célébrité: Chris Wood

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Ticket d'entrée


Cela faisait des semaines entières que j’étais sur le coup, à fignoler les derniers arrangements, à guetter sur place les plannings de chacun des employés, à étudier minutieusement l’itinéraire quotidien qu’empruntait ma cible jusqu’à son travail dans l’espoir de trouver une brèche. La meilleure façon d’arriver à mes fins sans éveiller les soupçons. Ce boulot, aussi ingrat soit-il, était le mien depuis que j’avais dépassé la vingtaine. J’avais toujours trempé dans la délinquance, entraîné par une famille peu scrupuleuse dont tous les membres appartenaient à un réseau de malfrats britannique réputés pour leurs méfaits à répétition. Dans cette nouvelle aire qu’était le 21ème siècle, où tout allait beaucoup plus vite grâce aux prouesses technologiques et où vous pouviez rallier un continent à l’autre en un claquement de doigts (et avec un peu de fric), tout était beaucoup aisé. Y comprit la possibilité d’enclencher la mise à mort d’un pauvre type en l’affaire de quelques coups de curseurs sur un pc public. C’était là que j’entrais en scène, pour peu que vous sachiez comment entrer en contact avec les bonnes personnes. Mon domaine de prédilection ? Le nettoyage. Le réseau faisait appel à moi uniquement pour cela, pour mes dons grâce auxquels je réussissais à supprimer à peu près n’importe qui sans être vu. La discrétion pour unique partenaire. En général je n’avais pas à gérer le côté administratif de la chose, d’autres s’en occupaient pour moi, faisaient le tri, gardaient les contrats les plus juteux pour ensuite me mettre sur le coup. J’avais alors le feu vert et, comme qui dirait, carte blanche pour remplir le contrat. Avec à l’arrivée un beau montant comptant bien souvent plus de cinq chiffres au compteur. De quoi se mettre à l’abris du besoin rapidement et facilement, pour peu que vous réussissiez à faire abstraction du caractère morbide et inhumain de ce métier.

Pour le contrat actuel, quelle n’avait pas été ma surprise de me voir envoyé dans les dédales tortueux de l’Université d’Oxford. Non pas pour y éliminer un étudiant modèle qui aurait pu faire trop d’ombre à son prochain ; mais bel et bien pour mettre hors d'état de nuire un conférencier, prof d’une filière littéraire et haut nom de la maison d’édition Oxford University Press. Le genre de type qui en savait trop sur des sujets délicats. Un contrat un peu particulier, clairement sensible, qui avait nécessité qu’on fasse appel au fleuron de l’équipe de nettoyage du réseau. J’étais quand même étonné. Il avait rarement été question de sphère scolaire dans mes précédentes missions. Nous parlions là de l’une des meilleures universités du pays, le genre de pépite à laquelle je n’avais jamais eut accès, n’ayant jamais été suffisamment érudit pour se faire. Mes études, à moi, avaient rapidement avortées, sans que je puisse postuler à aucun cursus supérieur. De toute manière je n’en avais pas la vocation, compte tenu du milieu dans lequel j’étais né et avais évolué, j’étais comme prédestiné à devenir celui que j’étais maintenant : un criminel notoire, ne pouvant se vanter que de sa petite notoriété sous le pseudonyme de « Roméo ». Parce que ça faisait toujours plus classe dans les torchons que nous servaient les actus quotidiennes britanniques. Ça aussi, La Familia l’avait bien compris : il n’y avait rien de mieux qu’un peu de publicité gratuite. Et des premiers titres de unes à sensation, nous en comptions un bon nombre à notre actif, dont une bonne dizaine de mon seul fait. Je n’en étais pas peu fier. Comme quoi, il ne suffisait pas de faire de longues études pour que son travail soit reconnu… Evidemment qu’au fond de moi je nourrissais une sorte d’envie jalouse et maladive face à tous ces petits cons de mon âge qui n’avaient qu’à rentrer chez papa-maman et à mettre les pieds sous la table pour réussir dans la vie. Chez moi, cependant, on m’avait appris à me forger un nom par mes propres moyens. Chaque éducation avait sa part de travers et de qualités, y comprit celle que l’on m’avait octroyée, j’en restais persuadé.

Remontant le long des rues désertées de l’université, je pris soin de ramener le col de mon pull en laine par-dessus le bas de mon visage comme pour me prémunir du froid mordant de ce début de soirée entamée, mais il n’en était rien. Je désirais simplement ne pas trop attirer les regards, un visage pouvait être retenu aussi facilement qu’un dessin d’enfant, aussi préférais-je ne pas avoir le privilège de découvrir mon autoportrait dans les journaux le lendemain. Désireux de me fondre dans le décor, j’avais opté pour des fringues sombres, à mi-chemin entre le style étudiant et celui des services de sécurité qui patrouillaient dans la zone. Nous approchions des 21 heures, le soleil s’était depuis un bon moment maintenant éclipsé au profit des quelques lumières lancinantes qui dansaient derrière les carreaux des étages. L’architecture d’Oxford avait toujours éveillé chez moi un intérêt notoire, malgré son style à la gothique un poil vieillot, avec ses toitures qui s’élevaient à pique vers les cieux et ses ornements un peu trop forcés et quelque peu délabrés ; la magie qui entourait les lieux restait inchangée même au beau milieu du 21ème siècle. C’était la première fois que j’avais l’occasion de me rendre ici et je me plaisais énormément à fureter le long des bâtiments de l’université.

Il ne me fallut pas plus de dix minutes pour arriver à bon port, devant la porte qui menait au service administratif de la Oxford University Press. Après quelques recherches menées en amont, j’avais été surpris d’apprendre qu’autant d’étudiants avaient l’occasion de travailler en étroite collaboration avec la maison d’édition ; s’ouvrant pas la même occasion une première brèche vers les prémices de leur vie professionnelle. Je soupirais, m’adossant à un arbre face à l’entrée et guettant les lumières à l’intérieur du bâtiment, qui unes à unes s’éteignaient. Toutes, sauf évidemment celle du bureau où travaillait ma cible. Un couche-tard, comme on les appelait dans le jargon, si bien qu’il lui arrivait très souvent de passer ses nuits ici. Cela pouvait être à double tranchant : il fallait choisir entre opérer directement sur son lieu de travail -davantage sécurisé en somme- soit il fallait s’armer de patience et attendre une autre ouverture dans un domaine plus personnel ou domestique. Je n’avais clairement pas l’intention d’attendre plusieurs mois en espérant qu’il veuille bien sortir de son repère. Les mecs comme ça, académicien depuis des décennies, avaient leurs petites habitudes si bien que je doutais fort qu’il se décide un jour à quitter Oxford.

Lorsque presque toutes les lumières furent éteintes à l’exception faite du hall d’entré et du bureau ciblé, j’attendis qu’une dernière âme veuille bien sortir du bâtiment pour en profiter pour m’y infiltrer à sa suite. Evidemment, le hasard en décida autrement pour moi. Ce ne fut pas un retardataire de dernière minute désireux de rentrer chez lui, mais une très jolie jeune femme paraissant préoccupée et qui venait de tourner à l’angle de la bâtisse, qui se jeta sur les portes verrouillées. Aller, c’est ton moment Tommy. Ni une, ni deux, je m’élançais à sa suite et au moment où elle passa son badge devant le détecteur, je fis en sorte d’arriver dans son dos. Le lourd battant double s’ouvrit automatiquement pour la laisser passer, moi sur ses talons, mais c’était sans compter mon souffle court qui sembla éveiller la vigilance de la jeune femme qui, d’un geste brusque, tourna son visage vers le mien. Ses iris plongées dans mes azures l’espace d’un instant, je pouvais sentir son haleine sucrée venir réchauffer mes pommettes. Nous restâmes un instant interdit, dans cette promiscuité inopinée. L’instant d’après, les portes automatisées firent mines de se refermer, emportant avec elles mes espoirs. Peu désireux de vouloir réitérer l’expérience ou d’avoir à m’expliquer, je ne trouvais rien de mieux à faire que de simuler une chute, la semelle de mes bottines crissant sur les feuilles échouées sur le sol. Le carrelage impeccablement propre de l’entrée facilita mes manœuvres lorsque je passais un bras autour des épaules de l’ingénue avec la claire intention de l’entrainer dans ma chute à l’intérieur du hall. Je sentis les pieds de la demoiselle se dérober sous elle avec aucune difficulté, emportée par mon propre poids. Je passais mon second bras dans son dos pour lui enserrer les hanches, la maintenant contre moi et inversant nos rôles par la même occasion. L’instant d’après, avec un bruit mat typiques d’une chute, nous nous retrouvâmes au sol, le carrelage gelé du vaste hall contre mon fessier meurtri, elle étendue de tout son long sur moi. J’inspirais un coup sans prononcer un seul mot, essayant seulement de monter le listing des éventuelles blessures dont nous avions pu écoper tous les deux. Pour ma part je n’avais pas grand-chose à déplorer, si ce n’est quelques bleus et un joli mal de crâne. Quant à elle, il ne me semblait pas qu’elle soit blessée, heureusement. Je baissais les yeux vers son visage pour m’enquérir de son état tout en me relevant à demi sur mes coudes.

« Je suis désolé, est-ce que vous allez bien ? »

Ma voix, plus rauque qu’à l’ordinaire, raisonna un peu dans l’espace vaste du vestibule désert. Le dernier vigile en poste venait de céder sa place, me laissant un peu plus de quarante minutes pour manœuvrer librement. Malgré notre accrochage fortuite et quelque peu prémédité, je pouvais au moins me vanter d'avoir réussit à rentrer. Première étape : check. Il ne me restait plus qu'à faire le sale boulot maintenant.

« Avez-vous mal quelque part ? Pouvez-vous vous relever ? »

M'enquérais-je tout en faisant mine de me relever. Avec des gestes doux je la pris pas les hanches pour la déposer sur le sol à côté de moi -elle ne pesait rien- et en profitais pour me relever, lui tendant la main pour qu'elle en fasse de même.

« Je n'aurais pas dû forcer le passage, mais il caille tellement dehors... et ces maudites portes sont vraiment capricieuses. »

M'excusais-je à demi-mots, tout en partant dans un rire que j'espérais d'amical et rassurant. Mieux valait-il tourner la situation au ridicule plutôt qu'elle n'ait l'occasion de suspecter ma présence ici.

« Vous me paraissez bien jeune, vous travaillez ici ? Il ne me semble pas vous avoir déjà vu. »

Aller encore un petit effort et elle pensera peut-être que je suis un habitué et que le hasard a voulu nous mettre sur le chemin l'un de l'autre. Il allait falloir la jouer fine, user de sourires séducteurs, et la pousser à se remettre en question elle, plutôt que moi. Bien qu'au fond, quelque chose me susurrait qu'elle était bien plus intelligente que ce que je pouvais l'imaginer.

@Keiith


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Columbine
Columbine
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Limace

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Alyssa Jones aka « Juliette »
J'ai 28 ans et je vis à proximité d'Oxford, en Angleterre. Dans la vie, je suis assistante en rédaction et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à mon job et ma situation délicate, je suis célibataire et je le vis plutôt relativement bien.

Je vis seule avec mon père et j'ai l'ambition de travailler dans une grande maison d'édition. Mon patron est un odieux misogyne.


avatar :copyright: Haley Bennett by entranceshiya on Tumblr


Une affreuse sonnerie à la mécanique douteuse retentit sur les coups de sept heures et vingt minutes. Alyssa releva la tête de son oreiller pour trouver la motivation de se lever ce matin-là. Sa main vint machinalement heurter le bruyant appareil tandis qu’elle baillait à s’en décrocher la mâchoire. Elle rejeta les couettes au bout du lit et plongea ses pieds dans ses chaussons. Un court passage devant la glace lui confirma que ses cernes avaient fini par disparaitre. Étrange. D’habitude, ces horribles valises persistaient le lendemain d’un rendu de dossier pour son patron. Depuis le palier de sa chambre, elle eut un regard pour la vieille horloge murale qui résistait aux effets du temps.

Impossible ! Elle aurait dû être debout depuis plus d’une heure. Tout à coup, c’est une flopée de petites lumières qui s’éveillaient dans son esprit. Elle était en retard ! Et pas qu’un peu ! Fort heureusement, son corps agissait, tel un robot programmé par les plus grands de ce monde, pour la préparer à la vitesse de la lumière. Un coup d’eau sur le visage fit s’éveiller les dernières zones de son cerveau encore ensommeillées. Elle attrapa sa brosse à cheveux pour tenter de dompter sa tignasse, sans grand succès. Elle les releva en un chignon désordonné qui ferait l’affaire pour ne pas perdre la face devant son chef. Quelques pas pour atteindre sa chambre lui permirent d’accéder à sa penderie pour y attraper une tenue rapide. Un chemisier blanc ainsi qu’un jean sombre s’accommodaient d’une paire de petits talons noirs au bout arrondi. Parfait !

Elle rejoignit enfin la cuisine pour attraper un toast qu’elle prit entre ses dents. Son père la regardait d’un air étonné. « J’en connais une qui est en retard ? » Alyssa hocha la tête tout en attrapant son sac et son dossier d’une main. Elle s’approcha de son père et déposa un baiser sur sa joue. « A ce soir, Papa ! » Il sourit et répondit à son attention. « Bye, Allie » Elle referma la porte d’entrée sur le visage de son père souriant. Cette image lui réchauffait le cœur. Il n’avait pas toujours eu cette expression là depuis que sa mère les avait abandonnés. Pendant trois longues années, il avait lutté contre une insuffisance cardiaque sévère qu’il avait finalement appris à connaitre et à maitriser. Durant ces trois ans, Alyssa avait répondu aux dépenses de leur foyer en faisant de petits boulots pour lesquelles son absence de qualifications n’était pas un problème. Après cela, son père avait trouvé un travail dans une épicerie du coin, suffisant pour prendre en main leurs dépenses et surtout, aider Alyssa dans sa poursuite d'études à l'université.

Son brillant parcours scolaire lui avait ouvert les portes d’Oxford. De plus, après une bataille administrative sans nom, elle était parvenue à décrocher une bourse qui lui permettait de couvrir une partie de ses frais de scolarité. L’autre était couverte par son travail en tant que serveuse dans un café très arrangeant. Ses horaires n’empiétaient pas sur ses engagements d’étudiante. La filière littéraire lui permettait de s’épanouir, elle qui avait mis le nez dans les livres depuis toute petite. Son rêve était d’atteindre un poste à responsabilités dans une maison d’édition. Elle était fermement décidée à réussir un jour.

Toutefois, tout cela lui paraissait bien mal engagé. Son trajet de quarante minutes n’avait en rien réduit son retard, si bien qu’elle devait courir autant que possible pour atteindre finalement le bureau du Professeur Miller. Ce dernier releva les yeux de son écran d'ordinateur, une expression hautaine sur le visage. Ses lunettes reflétaient ce qui ressemblait à sa boite mail.

« Veuillez excuser mon retard, Professeur. Voilà le dossier que vous m’aviez demandé. » Elle le déposa sur son bureau et fit un pas en arrière, comme pour s’éloigner d’une menace.

« Vous êtes en retard, effectivement. Je ne sais pas pourquoi je m’encombre avec vous. »

Aïe.

Pauvre type.

Alyssa réprima sa colère et ne laissa rien paraitre. A la fin de ses études, elle s’était donnée une année pour trouver autre chose que son petit boulot de serveuse dans un Coffee Shop. Une place inattendue s’était ouverte à Oxford même, en tant qu’assistante en rédaction. Un bien joli nom pour un job de boniche. Le salaire était nettement plus intéressant que celui de son ancien poste mais pas à la hauteur de toutes les missions qu’elle effectuait. La jeune femme avait rapidement déchanté après avoir été embauchée. Le Professeur Miller était un homme odieux doublé d’un misogyne. Quand il ne lui demandait pas de lui apporter ses cafés, elle était juste assez bonne pour lui apporter ses photocopies, ce bon vieux mythe pour certains qui s’avérait vrai pour Allie. Hors de ces moments-là, il lui demandait d’effectuer des recherches à sa place et de lui préparer tout un dossier autour de problématiques diverses et variées. Autrement dit, Alyssa rédigeait ses conférences à sa place et lui préparait sans aucune reconnaissance en retour. Bien, au contraire, Miller n’hésitait jamais à lui cracher son venin à la figure, prétextant qu’une femme était juste assez bonne pour écouter ce qu’on lui disait de faire sans se poser de questions. Son père ne se doutait pas de ce qu’elle subissait au quotidien. Alyssa était bien trop cachotière et tenait à le préserver. Elle lui faisait miroiter un job de rêve, pour lequel elle travaillait avec acharnement mais en retour, elle prétextait que Miller lui promettait une place importante en maison d’édition.

Ses yeux trouvèrent une tâche suffisamment captivante sur le sol pour maintenir son attention tandis que Miller lui confiait de nouvelles recherches. Allie effectua un demi-tour pour se diriger d’un pas vif vers la porte. Sans être remerciée pour son travail de la veille, elle quitta le bureau. La porte refermée, un soupir traversa ses lèvres à la suite de quoi, elle les mordit comme pour extérioriser. La visage tournée vers le sol, elle quitta le bâtiment pour se diriger vers la bibliothèque afin de mener ses nouvelles recherches. Elle croisa au passage un groupe d’étudiants, aux ambitions toutes aussi grandes que celles d’Allie. Elle aurait aimé leur dire de conserver cette combativité, cette conviction profonde qu’ils réussiraient un jour. Au lieu de quoi, Alyssa les dépassa sans un mot. Son rêve, à l’instant, lui semblait bien loin de sa portée. Toutefois, avoir travaillée aux côtés du Professeur Miller pourrait porter ses fruits. Elle devait s’accrocher à ce mince espoir pour se donner plus de chances d’atteindre un jour le but qu’elle s’était fixée.

Les fesses visées sur son siège, le nez rivé sur son écran ou des livres. Voilà à quoi ressemblait sa journée. Elle faisait de son mieux pour ne prendre aucun retard afin de rendre au plus vite son dossier au Professeur. Au fond d’elle, elle espérait toujours que tout ceci ne soit qu’un test pour lui offrir enfin un poste à sa valeur, une façon de reconnaitre son dur labeur. Maigre espoir auquel elle s’accrochait toujours pour tenir bon.

La journée s’achevait et silence radio du côté de Miller. Alyssa en conclut qu’il n’avait besoin de rien de plus pour aujourd’hui. Lorsqu’il ne lui demandait pas de revenir, elle savait qu’elle pouvait se permettre de souffler et de rentrer chez elle, trouver enfin le repos qu’elle méritait. Son dossier sous le bras et son sac à l’épaule, elle s’engagea dans le bus qui la ramènerait vers chez elle. Il était vingt heures passé et la voilà presque arrivée, quand son téléphone retentit. Une chose tout à fait inhabituelle. Mon dieu … Et si son père avait fait une rechute ? Et s’il était hospitalisé ? Tremblante, elle attrapa son téléphone et répondit sans regarder l’auteur de l’appel.

« - Jones ! Venez tout de suite dans mon bureau !
- Professeur ? Je croyais que …
- Je ne vous demande pas de croire, je vous demande de rappliquer ! Revenez ! Immédiatement ! Il me faut un courrier très urgent ! Rendez-vous utile ! »


Bip. Bip.

Connard.

Soulagée que ce ne soit pas son père et agacée par l'attitude de cet odieux personnage, elle jeta un œil à l'heure sur l'écran de son téléphone. Par chance, elle parvint à quitter le bus et à attraper celui en sens inverse pour repartir aussi sec. Mais, au fond d’elle, un monstre grondait et retournait tous les meubles de sa pièce mentale. Il mordait les livres, jetait les chaises contre les murs. Bref, Alyssa sentait ses nerfs à bout. Elle réprima un hoquet, signalant l’approche imminente d’un sanglot. Elle se ravisa, ne souhaitant pas perdre la face devant le Professeur et vit le paysage défiler devant ses yeux. Il était rare qu'il la fasse revenir aussi tard et si brutalement. Elle écrivit un message pour prévenir son père afin de ne pas l'inquiéter par son retour tardif.

Une fois arrivée sur place, elle courut aussi vite que possible à travers les allées d’Oxford qui s’obscurcissaient de minutes en minutes. Peu rassurée d’être seule à cette heure avancée, elle resserra son dossier contre elle après avoir trouvé son badge au fond de son sac. Elle le présenta devant le lecteur et entreprit d’ouvrir la porte pour entrer. Cela se serait fait sans que la jeune femme n’entende derrière elle le souffle court d’une personne. N’ayant pas l’habitude de voir du monde à cette heure-ci et dans ce lieu précis, elle ne put s’empêcher d’être inquiète et dévisagea l’individu. Tout à coup, le temps semblait s’être étiré.

Un homme, au regard bleu azur, se tenait juste derrière elle. Des effluves pimentées parvinrent jusqu’à Allie qui se trouva hébétée un moment. Elle semblait presque sentir la chaleur qu’il dégageait au travers son chemisier. Le son de la fermeture des portes ne fut pas suffisant pour la tirer de son absence. Elle reprit ses esprits après avoir senti le sol se dérober sous ses pieds. Elle poussa un petit hoquet de surprise et atterrie contre quelque chose suffisant pour amortir sa chute. Elle mit quelques secondes à comprendre que cet inconnu l'avait protégé de la dureté du sol. Toutefois, elle ne sembla même pas prêter attention à la chaleur de sa main qui enserrait sa hanche. Allie se sentit confuse et fit en sorte de se relever rapidement avec l’aide du beau brun. Ses paroles, presque rassurantes, lui étaient parvenues comme un vent frais et avait fait se dresser quelques cheveux sur sa nuque. Sa poigne, légèrement râpeuse, était ferme mais n’avait rien de malveillante d'après elle. Allie esquissa le début d’un sourire avant de s’apercevoir que tout son dossier s’était répandu sur le sol. Tout en se baissant pour ramasser le tout, elle lui répondit :

« Je vous remercie, je vais bien. Je … C’est moi, j'ai bloqué le passage, je suis désolée. Vous n’y êtes pour rien. »

Même si son for intérieur lui disait qu’elle n’était pas réellement la fautive, elle ne pouvait s’empêcher de prendre sur elle. Le Professeur l’avait habitué, ces derniers temps, à assumer les conséquences d’évènements sur lesquels elle n’avait rien à se reprocher. Après avoir rassemblé les feuilles dans la chemise en carton, elle entreprit de les reclasser méticuleusement.

« Je suis l’assistante du Professeur Miller. Votre visage m’est tout autant inconnu. Je pensais avoir déjà croisé tout le monde dans ce service … »

Son regard noisette se posa sur l’inconnu, comme pour le jauger. Il ne lui disait rien. Vraiment rien. Et pourtant, depuis le temps, elle jurerait avoir croisé tout le personnel ici. Sa petite inspection lui permis de se rendre compte que l’homme était bien peu encombré. Que faisait-il ici ? Tout bureau éteint ? Allie sentait sa curiosité pointer le bout de son nez.

« Dans quel bureau travaillez-vous ? »

Terminant de ranger ses feuilles, elle ne décrocha pas son regard de celui de l’inconnu, sauf pour vérifier ses pages.

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Ce ne fut que lorsque la jeune femme baissa les yeux vers les feuilles étalées au sol que j’en pris conscience. Une pochette qui devait anciennement permettre de garder le dossier en forme, gisait un peu plus là sur la gauche. Je me relevais pour la ramasser et la déposais à côté de l’inconnue pour le lui rendre, puisque cette dernière semblait trop occupée à rassembler le reste des feuilles éparpillées. Elle me remercia, j’haussais les épaules l’air de dire que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de mal. Après tout, c’était moi l’investigateur de notre escarmouche. Et quelque chose dans le timbre de sa voix me disait qu’elle en était venue à la même conclusion. Sans doute essayait-elle d’être polie.
Je jetais un regard à ma montre, le temps filait pendant que nous discutions et ça n’allait pas le faire du tout. Plus les minutes s’égrenaient et plus mes prochaines manœuvres seraient complexes à mettre en place… Le temps que nous perdions maintenant devrait obligatoirement être rattrapé plus tard, soit pendant l’assassinat, soit pendant ma fuite… A vraie dire je détestais être pris de court, devoir tout faire dans la précipitation… Ce qui expliquait que j’ai choisis d’entrer avec 40 bonnes minutes d’avances dans le bâtiment : ce n’était pas pour les voir défiler sous mon nez maintenant.

« Je suis l’assistante du Professeur Miller. Votre visage m’est tout autant inconnu. Je pensais avoir déjà croisé tout le monde dans ce service … Dans quel bureau travaillez-vous ? »

Je relevais vers elle des yeux interloqués lorsqu’elle prononça le nom de ma cible. Ainsi donc j'avais affaire à son assistante. Sacrée nouvelle. Je ne savais pas si je devais m'en réjouir ou au contraire m'en lamenter... Après tout il valait mieux la croiser maintenant, dans le hall, qu'au moment où je zigouillerait son gentil petit responsable. Je fis un effort pour me remémorer le nom que j’avais lu dans le dossier à propos des personnes « proches » du dit Miller.

« Jones… Alyssa Jones, c’est bien ça ? Enchanté, nous n’avons jamais eut l’occasion de nous rencontrer mais j’ai entendu parler de vos travaux… Enfin... Peut-être devrais-je plutôt dire ceux de Miller. Votre nom revient souvent dans ces discussions, je comprend mieux pourquoi maintenant. »

Je lui lâchais un sourire poli, bienveillant.

« Je suis tout jeunot dans le game… Si je puis m’exprimer ainsi. Je viens d’arriver au service de réédition et numérisation. Mon équipe bosse sur le Dictionary of National Biography… On le corrige, le remet au goût du jour, le numérise etcetera... Donc il est tout à fait normal que mon visage ne vous dise rien. Et à vrai dire, on quitte rarement notre aile du bâtiment ahah. »

Je me mis à rigoler un peu, comme pour souligner le caractère amusant de mon anecdote, ou bien comme si cette dernière avait pu me gêner quelque peu. Mes yeux fondirent dans les siens une nouvelle fois et le reste m’échappa sans que j’en ai véritablement conscience :

« Je m’appelle Romeo. »

Bravo, génial ! C’était bien la première fois que ça m’arrivait. Trop obnubilé par la petite lueur de malice nichée dans ses yeux, je n’avais pas réfléchi avant de parler. J’en fus surpris moi-même, m’indignant de mon idiotie. Enfin, au moins je ne lui avais pas filé ma véritable identité…

« Mais que faites-vous encore là ? Je croyais que votre département, hormis ses responsables, dépendaient d’horaires de bureaux tout à fait normaux… »

Attendant sa réponse, je me mis à l’aider pour ramasser les quelques documents encore épars au loin sur le carrelage. Quitte à perdre du temps avec elle, autant essayer d’en apprendre davantage.

« C’est un sacré dossier que vous portez avec vous… J’espère que vous n’aurez pas à vous buter dans une nuit blanche ce soir… Ce serait dommage à votre âge, d’en être réduite à ça... Est-ce que ça vous arrive souvent ? Que vous deviez rester aussi tard, je veux dire. Je me doute bien que votre boulot doit vous prendre tout votre temps. »

C’est ça, continues à creuser, Tom. Avec un peu de chance elle pensera simplement que tu essayes de faire la conversation.

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Alyssa Jones aka « Juliette »
J'ai 28 ans et je vis à proximité d'Oxford, en Angleterre. Dans la vie, je suis assistante en rédaction et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à mon job et ma situation délicate, je suis célibataire et je le vis plutôt relativement bien.

Je vis seule avec mon père et j'ai l'ambition de travailler dans une grande maison d'édition. Mon patron est un odieux misogyne.


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Allie sonda dans le regard de l’inconnu une forme d’étonnement. Qu’avait-elle dit qui puisse être aussi étonnant ? Il ne lui semblait pas être si peu conforme à la description d’une assistante de par son apparence. La fatigue cumulée à son agacement lui faisaient presque regretter de l’avoir remercié, quelques instants auparavant. Peut-être pensait-il, lui aussi, qu’une femme est incapable de faire un tel travail ? Alyssa fronça les sourcils, malgré elle et baissa la tête sur son dossier. Bien que certaines jonchent encore le sol un peu plus loin, les dernières feuilles ramassées avaient retrouvé leur place dans le dossier. Pendant ce temps, ce fût la voix de l’étranger qui la tira de son ruminement intérieur.

Cette fois-ci, ce fût elle qui eut l’air interloquée, perplexe. Miller ? Dans ses discours ? Il parlait d’elle ? Pour une nouvelle, c’était une nouvelle ! Que quelqu’un la pince pour être sûre qu’elle ne rêve pas l’aurait bien aidé. Elle s’arracha à la contemplation du sourire de son interlocuteur, un peu gênée. Finalement, Miller n’était peut-être pas un abruti fini. Juste un vieux con. Après cette journée,- voir même ces dernières semaines -, épuisante, Allie sentit son moral remonter légèrement. Si son nom parvenait à fendre les discussions, cela ne pourrait être que bénéfique pour elle. Encore fallait-il que ce soit vrai.

Allie se surprit à fixer de nouveau le beau brun pendant qu’il lui parlait de ses projets. Son visage était impeccablement proportionné d’une mâchoire carré, d’un menton assorti d’une barbe bien taillée et d’un regard pénétrant aux sourcils épais. Vraiment, son service pouvait envier celui de réédition et de numérisation pour avoir dans ses rangs un si beau spécimen. Qui plus est, jovial. Allie esquissa un sourire accompagné d’un petit rire amusé. Cela faisait un certain temps qu’elle n’avait pas eu un instant aussi léger que celui-ci pour décompresser. Cette discussion était comme une petite bouffée d’air frais. Sans le vouloir, elle pouffa à l’entente de son prénom. Geste qu’elle étouffa aussitôt par une main devant ses lèvres. Roméo. Elle n’avait pu s’empêcher de penser qu’il n’avait absolument pas une tête de Roméo. Elle imaginait davantage Roméo comme un homme portant une grande collerette et des collants, façon époque victorienne. Roméo n’avait pourtant rien à voir avec la France dans l’œuvre de Shakespeare et pourtant, c’était l’image mentale qu’elle en avait. Elle osa un regard désolée.

« - Excusez-moi … », murmura-t-elle. « - Et, vous pouvez m’appeler Allie. »

Elle espérait qu’il ne lui en tienne pas rigueur. Ce n’eut pas l’air en tout cas puisqu’il l’aida à ramasser les derniers documents. De plus, il s’enquerra du motif de sa présence si tardive. Allie eut soudainement une sorte de flash. Miller. Son appel. Retour immédiat au bureau. Bon sang ! S’empressant de classer les feuilles qu’il venait de lui rendre, elle répondit, tout à coup paniquée de savoir qu’elle trainait depuis quelques minutes au lieu d’être vers le Professeur.

« - Le Professeur Miller a besoin de mon aide, il m’a donc fait revenir exceptionnellement. Je dois me dépêcher, vraiment … »

Elle n’osait pas lui avouer que ce n’était pas la première fois. Ne sachant avec qui elle avait affaire, elle préférait rester prudente dans ses paroles pour être sûre que rien ne remonte aux oreilles de Miller. Son dossier était complet désormais et elle n’avait plus aucune raison de rester. Il lui fallait presser le pas, sachant que son patron se ferait un plaisir de lui passer un savon sur son deuxième retard du jour. Retard qui, ceci dit, n’était pas de sa faute puisqu’elle était supposée avoir fini sa journée. A contrecœur, elle fit un pas en avant, prête à poursuivre sa route, avant de clore cet échange avec Roméo.

« - Je suis désolée, je ne peux pas trainer plus longtemps. A moins que vous n’ayez besoin d’indications pour vous repérer dans ce bâtiment, je dois vraiment filer. A bientôt, j’espère ! »

Elle tourna les talons et commença à prendre la direction du bureau de Miller, légèrement embarrassée. Avait-il été nécessaire qu’elle ajoute une touche d’espoir dans ses dernières paroles ? Le timing avait plutôt été mal choisi ce soir. Peut-être aurait-elle pris le temps de faire plus ample connaissance dans d’autres circonstances.  Mais, là, clairement, ce n’était pas le moment. Elle ne tenait pas à attiser davantage les vifs propos du Professeur. Et pourtant, elle aurait bien eu besoin de cracher tout ce qu'elle avait sur le cœur auprès de quelqu'un.
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Le rire qu'elle essaya de dissimuler lorsque je prononçais mon prénom d’emprunt ne m’échappa guère mais je préférais ne rien relever en l’écoutant simple s’excuser. L’instant d’après elle commençait à m’expliquer les raisons de sa présence ici ce soir et je cru toucher au but lorsque quelque chose dans son regard changea du tout au tout. C’était comme si le fait d’avoir énoncer le nom de Miller à l’oral lui avait rappelé quelque chose, de terriblement alarmant de toute évidence. Sans que je puisse tenter d’y opposer quoique ce soit, Allie finit son rangement et se releva prestement en s’éloignant à grandes enjambées vers un couloir adjacent. J’ouvris de grands yeux, incertain de la signification de ce soudain revirement de situation. Était-elle attendue quelque part ? Ou bien me fuyait-elle ? Et bordel, elle ne m’avait toujours pas lâché un mot à propos de ses dépassements d’horaires. Je fulminais intérieurement en essayant de ne rien laisser paraître. Rien ne s’était passé comme je le voulais, ce qui avait le don de me foutre en rogne, voilà la vérité. Je retins une exclamation offusquée pour essayer de la retenir, tandis qu’elle m’expliquait devoir y aller tout en me saluant.

Evidemment que je n’ai pas besoin de ton aide, ce bâtiment, j’en connais les plans par cœur comme si je l’avais arpenté pendant des années… Sans doute que j’en connais plus de recoins que toi-même, Allie. Je levais finalement la main pour la saluer à mon tour, puis elle s’éclipsa. Je soupirais. C’était bien ma veine. Cela signifiait que j’étais coincé sans pouvoir opérer tant qu’Alyssa serait dans les parages. Putain. Je n’avais pas non plus l’intention de remettre à un autre jour cette opération. Plus vite elle serait traitée, plus vite je serais payé et plus vite je pourrais passer à autre chose. Sans compter que repousser l’échéance signifiait laisser l’opportunité à cette assistante de se renseigner sur mon compte auprès des autres services… Ce qui n’arrangerait rien et ferait sans nul doute capoter mon identité d’emprunt. Putain de merde. Fallait-il que je la rattrape pour la mettre hors d’état de nuire, le temps que j’en finisse avec Miller ? Ou bien valait-il mieux que j’attende qu’elle se décide à quitter le bâtiment ? Et si elle se voyait dans l’obligation de passer la nuit sur place ? PUTAIN DE MERDE. Tant pis, il y avait trop de risques. Il valait mieux mettre un terme à tout ce foutoir maintenant.

Avec des pas décidés, je me dirigeais vers l’étage où travaillait Miller, et de toute évidence aussi son assistante. Arrivé devant la porte du bureau, je pris le temps d’écouter les bruits qui en provenaient de manière étouffée. Faites qu’elle se casse. Cela m’aurait chagriné de devoir m’en prendre à un aussi joli bout de femme. Je ne perdis aucune miette de la conversation qui suivit, entre Miller et Alyssa. Ce mec était une vraie ordure, le contrat qui flottait au-dessus de sa tête n’était pas aussi inexplicable que ça.
J’attendis silencieusement à l’extérieur. Une heure, deux, presque trois passèrent sans que je n’esquisse un seul geste. De toute évidence Miller comptait bien la faire trimer jusqu’à l’aube. Je grinçais des dents. Et si je prenais le risque de passer à l’action devant Allie ? Au pire des cas elle connaîtrait mon visage, mais pas grand-chose de plus incriminant. Il me suffirait de quitter le pays. Si j’arrivais même à la neutraliser elle serait la seule personne présente sur place à l’arrivée des secours ou des premiers venus : ce qui ferait d’elle un suspect de choix. Même avec les enregistrements des vidéos surveillances, que j’avais pris le soin d’éviter au maximum hormis l’accrochage avec Alysson dans le hall, les fédéraux penseront sans doute qu’elle m’avait aidée, ou bien qu’elle avait collaborée, sous la contrainte ou non, peu importe. Cela allait ruiner sa vie, de toute évidence. Et je n’étais pas certain de vouloir cela. Alors quoi ? Remplir la mission puis fuir avec elle ? C’est bien ça ? Ce que tu peux être con quand tu t’y met…

Ravalant ma mauvaise humeur, je décidais finalement de lui laisser quinze minutes de plus, le temps pour qu'Alyssa quitte la pièce, avant que je ne me décide à passer à l’acte. Aller, Allie, bouges de là. Vas au toilette, je sais pas, n’importe quoi, mais bouges.

@Keiith


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Alyssa Jones aka « Juliette »
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Allie jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et aperçu Roméo lui faire un signe. Elle lui sourit en retour et pressa le pas. Avec la rapidité à laquelle elle montait les escaliers, rien de plus normal que d’être essoufflée une fois parvenue tout en haut. Alyssa passa une main sur son chignon quelque peu défait. Tant pis. Elle retira son élastique et laissa ses cheveux dévaler en cascade sur ses épaules. Son chignon avait imprimé des ondulations sur sa chevelure souple, ce qui lui donnait un air coiffé presque correcte pour l’heure. Sans perdre une seconde de plus, elle toqua à la porte du Professeur et ravala sa salive avant d’ouvrir la porte.

« - BON SANG ! Vous voilà, Jones ! Ne restez pas plantée comme une idiote ! Entrez ! »

Le cœur d’Alyssa semblait être pris dans un étau. La nuit en perspective n’avait rien de réjouissant. Elle servirait de nouveau de défouloir à cet homme sans scrupule. Ne sachant comment aborder les choses, elle l’observa fouiller sur son bureau à la recherche d’un cigare. Un tas de paperasse trainait dans un coin, complètement en désordre. Miller n’avait rien de l’homme soigné qu’il essayait de laisser paraitre. En un mot, c’était un bordélique. Incapable de trier correctement ses dossiers et ses documents, il estimait qu’il avait d’autres choses à faire que de ranger comme une « bonne femme ». Alyssa s’avança vers le modeste secrétariat qu’il lui avait consacré : une table en bois vieillotte et une chaise inconfortable. Maintenant que Miller avait entamé son cigare à la fenêtre, Allie osa lui demander :

« - De quoi avez-vous besoin ? »


Sa tête se tourna subitement vers elle et elle y découvrit une expression agacée. Ses sourcils froncés n’avaient rien de rassurant. Il entrouvrit la bouche pour exhaler son horrible fumée et commença.

Et c’est parti …

« - D’une assistante compétente mais, ça, je pense que ce n’est pas demain la veille. Bien, maintenant que vous êtes là, vous allez me rédiger un courrier à l’attention de ce bon vieux directeur de la maison xxxx qui souhaite associer son nom à celui de l’Oxford University Press. Je souhaite le rencontrer rapidement lors d’une conférence que j’ai à donner prochainement. Faites-moi ce courrier. »


Il s’apprêtait à reprendre sa pause cigare, avant de poursuivre.

« - Ah et si vous en êtes capable, terminez moi ce dossier pour demain matin. »


Son gros doigt pointait le dossier qu’Allie tenait contre elle. Pendant un moment, elle eut l’impression que ses jambes, son cerveau et son cœur allaient la lâcher. Une nuit de plus s’apprêtait à devenir bien courte voir quasi inexistante. Elle se laissa tomber sur sa chaise et s’installa devant son écran, complètement hébétée par la fatigue et le stress accumulés. Le manque de considération commençait à peser lourd sur son moral. Allie ouvrit le logiciel de traitement de texte sans grande conviction et commença sa rédaction de courrier. Elle s’inspirait de modèles qu’elle avait rédigés par le passé et remaniait en fonction des besoins actuels. Ce fût si compliqué pour elle de parvenir à se concentrer qu’il lui fallut une bonne heure pour le rédiger. Tout du long, elle sentait le regard pesant du Professeur sur elle et faisait la sourde oreille à l’écoute de ses « Tchhh ! » agacés.

« - Je viens de vous faire parvenir le courrier, Professeur.
- C’est pas trop tôt. Maintenant, mettez-vous au boulot. »


Allie eut l’infime espoir qu’il la congédie pour aujourd’hui. Etait-ce son retard de ce matin qui le rendait bien plus virulent que d’habitude ? Ou bien, avait-il tant besoin de tout cela aussi rapidement ? L’épuisement réveilla en elle un semblant de rébellion. Elle affronta son regard et tenta de jouer le tout pour le tout.

« - Pourrais-je traiter ce dossier demain matin ? Je vous assure que ce serait préférable que…
- Vous êtes mon assistante, oui ou non ?! Je peux me passer de vos services si c’est ce que vous voulez dire !
- Non, je suis désolée, je m’en occupe. »


Alyssa baissa les yeux sur son écran et acquiesça, le cœur lourd. En bon petit soldat, elle reprit son dossier là où elle l’avait terminé. Heureusement pour elle, elle était parvenue à faire le plus gros du travail aujourd’hui. Si bien qu’il lui fallait rédiger tout un rapport de ses recherches et ses conclusions. Les minutes s’égrenaient, puis les heures. Elle ne prêtait aucune attention aux affaires de Miller qui semblait absorbé par son écran. Même son coup de téléphone était passé inaperçu aux oreilles d’Allie. Cela faisait maintenant trois heures et plus qu’elle s’attelait à la tâche et il lui semblait que le temps était affreusement long. Son esprit s’éparpillait depuis un moment et tout à coup, elle se surprit à repenser à cet homme rencontré fortuitement. Celui-ci était certainement déjà reparti. C’était bien la première fois que quelqu’un avait tenté de faire la conversation avec elle depuis qu’elle travaillait ici. Elle avait beau connaitre tous les employés de son service, elle n’avait eu d’affinités avec personne. Le service de numérisation et de réédition avait tout l’air d’être plus agréable. En tout cas, l’un de ses membres. Elle fut tirée de ses pensées par la voix grave de Miller.

« - Ce n’est toujours pas fini ?! Où en êtes-vous ?! »

Alyssa semblait tout à coup se réveiller d’une longue léthargie et rassemblait ses esprits pour fournir une réponse claire.

« - Eh bien, je viens tout juste d’aborder la troisième thématique et il ne me restera plus que la conclusion.
- Laissez ! Je vais finir moi-même. Vous pouvez disposer ! Je me demande pourquoi je vous paie si c’est pour dormir devant votre écran.
- Bien, professeur. »


Alysson semblait agir comme un robot. Machinalement, elle rangea ses affaires dans son sac, déposa le dossier sur le bureau de Miller et lui donna quelques indications.

« - J’ai déposé ma rédaction ainsi que tout le glossaire dans le dossier de votre serveur. Il s’agit du dossier..
- Je me débrouillerais très bien, merci, Mlle Jones ! »


Son ton se voulait expéditif. Il semblait lui dire de débarrasser le plancher sans plus tarder, ce que Allie fit sans se faire prier. Arrivée à la porte, elle salua le professeur Miller, poliment.

« - A demain, Professeur et bon courage ! »


Aucune réponse. La jeune femme ouvrit la porte et la referma. Une fois qu’elle eut compris que sa journée était belle et bien finie, elle se laissa aller, le dos tout contre la porte, et poussa un long soupir d’épuisement. Les yeux clos, elle tentait de trouver le courage de rentrer enfin chez elle. Un coup d’œil à sa montre lui permis de déduire que les transports ne circulaient plus pour aujourd’hui jusqu’à son arrêt. Elle n’aurait pas d’autres choix que de faire le trajet à pieds, ce qu’elle n’était pas sûre de parvenir à accomplir sans s’effondrer, ou faire appel à un taxi. La seconde option lui semblait préférable. Allie reprit des forces après cette courte pause et entreprit de rentrer.

« - Oh, mon dieu ! »

Un sursaut de panique la fit s’exclamer ainsi. Une silhouette se trouvait juste à côté d’elle, ce à quoi elle ne s’attendait pas. Son cœur avait fait un bond dans sa poitrine et sans doute avait-elle écarquillé les yeux mais, c’en était trop pour elle. A la lumière du couloir, elle parvint à le reconnaitre. Roméo. Un soupir de soulagement fendit ses lèvres. Tout à coup, elle sortit de ses joncs et fit résonner sa voix dans le couloir, et tant pis si le professeur l’entendait :

« - Ça ne va pas ?! Qu’est-ce que vous faites encore là ? Ça n’a rien de malin d’effrayer les gens de cette façon ! Pourquoi n’avez-vous rien dit ?! »

La fatigue parlait pour elle, tant et si bien qu’elle avait bien du mal à contenir son agacement décuplé.


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« - Ça ne va pas ?! Qu’est-ce que vous faites encore là ? Ça n’a rien de malin d’effrayer les gens de cette façon ! Pourquoi n’avez-vous rien dit ?! »

Enfin, elle s’était décidée à sortir de son bureau. J’haussais les épaules en lui renvoyant une mine penaude.

« Désolé, je ne voulais pas vous effrayer… Mais, hum, j’ai encore pas mal de boulot qui m’attend en bas et je ne voulais pas vous rater… Donc je suis monté voir si possiblement vous étiez encore là. »

Mes yeux se posèrent sur la pochette qu’Allie traînais sous son bras, et je tendais la main pour m’en emparer.

« Permettez-moi de vous alléger. »

Une fois la pochette coincée sous ma propre aisselle j’entrepris de pousser gentiment Alyssa vers les escaliers de ma main libre déposée dans le creux de son dos. Lorsque nous fûmes suffisamment éloignés du bureau, de façon à ne pas nous attirer les foudres de Miller compte tenu de la maigre isolation phonique des portes de ce bâtiment, je repris la parole :

« Auriez-vous un stylo ou un crayon à me dépanner, s’il vous plait ? »

J’attendis qu’elle veuille bien m’en tendre un, puis l’invitait à ouvrir la marche jusqu’au hall d’entrée d’un simple « allez-y, je vous suis ». Je fis en sorte de ne pas la perdre de vue tout en inscrivant mon numéro personnel -celui du téléphone jetable que j’utilisais actuellement- surmonté de mon prénom d’emprunt, sur un coin de sa pochette. Puis lorsque nous nous retrouvâmes devant les grandes portes doubles de l’entrée, je lui tendis ses effets personnels, appuyait sur le bouton de déverrouillage des portes et les lui ouvrit en me décalant pour la laisser passer.

« C’est ici que nos chemins se séparent, miss Jones. J’espère que la nuit sera douce pour vous, tâchez de vous reposer ne serait-ce que quelques heures. Et si jamais le cœur vous en dit n’hésitez pas à me recontacter. Bonne nuit, Allie. »

Voilà une bonne chose de faite. Maintenant j’avais le champ libre pour mon affaire. J’attendrais de voir Allie disparaître au coin de l’avenue universitaire pour tourner les talons à mon tour. Encore quelques instants et ce sera nickel, sois patient.

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Tout ce qui eut lieu après sa sortie du bureau du Professeur Miller était flou pour Allie. Après avoir exprimé son mécontentement, Roméo ne semblait pas s’en être formalisé. Il avait simplement pris cet air nonchalant et lui avait répondu, de manière tout à fait charmante. Il se conduit en gentleman, la déchargeant de son fardeau et sembla la conduire, telle une grande dame de ce monde jusqu’à la sortie. Allait-il y avoir un carrosse à l’entrée du bâtiment ? Au train où allaient les choses, ce soir, ça ne l’aurait pas plus étonné que le prénom de son charmant « valet ».

Son dos semblait étrangement chaud, tandis qu’elle trouvait un stylo à donner à cet homme. Au fond du chaos de son sac, elle trouva un stylo bille qui ne tarderait plus à rendre l’âme.

« - Oui, hmm … Tenez. », bafouilla-t-elle à cause de la fatigue.

Après quoi, ce fût elle qui pris les devants et poursuivit son chemin jusqu’à l’entrée du bâtiment. Elle ne tarda pas à attendre les portes, signe que leur chemin allait bientôt se séparer de nouveau. Allie se tourna vers lui et le remercia d’un signe de tête lorsqu’il lui rendit ses biens. Elle ne manqua pas de remarquer les informations manuscrites sur le coin de sa pochette. Une suite de chiffres accompagnée du prénom « Roméo ». Une calligraphie qui pouvait en dire long mais la seule chose qu’Alyssa retenait, c’est qu’il semblait vouloir la revoir. Ne sachant quoi répondre, elle se contenta de répondre avec un sourire épuisé :

« - Merci. Bonne nuit à vous aussi, Roméo. »

Elle sortit et s’arrêta un instant. Tout s’était passé si vite. Comment cela était-il possible ? Les sourcils légèrement froncés, elle jeta un coup d’œil derrière elle et s’aperçut qu’il était toujours là, en train de l’observer. Alyssa fut légèrement gênée de s’être fait attraper en flagrant délit de tentative de « matage » et sourit avant de s’éclipser, rapidement.

Elle était désormais suffisamment éloignée pour ne plus apercevoir l’entrée du bâtiment et réfléchit à l’instant présent. Avaler des kilomètres à pied, dans son état actuel, voilà une perspective peut joyeuse. Finissant par se résoudre à contacter un taxi, Alyssa s’installa sur un banc, aux abords de l’université. Une bien étrange soirée. Ses yeux se posèrent de nouveau sur sa pochette. Dès demain, elle essaierait de faire un tour furtif vers le service de numérisation et de réédition. Qui sait ? Peut-être aurait-elle des choses à y faire ? Et puis, il n’avait pas l’air d’un mauvais bougre. Peut-être un peu rapide en besogne, mais gentil. Même si envisager de fréquenter quelqu’un n’avait jamais été l’une de ses préoccupations, passer un peu de temps avec une autre personne que son père ou le Professeur ne lui ferait pas de mal.

Le taxi prit une bonne quinzaine de minutes avant de pointer le bout de son capot. Alyssa ouvrit la portière et indiqua l’adresse à rejoindre au chauffeur. Il s’exécuta aussitôt, tandis qu’Allie s’adossa confortablement au siège. Elle eut un sursaut en entendant son téléphone vibrer. Ses sens furent en ébullition lorsqu’elle découvrit le nom inscrit sur l’écran. Miller. Pas encore …

Il s’agissait d’un sms. Et quel sms !

« - Merci pour votre travail. Reposez-vous et ne venez qu’à 14h demain. Bonne nuit. »


La Terre allait-elle cesser de tourner ? Un remerciement et une parole bienveillante dans un seul et même message. Allie fronça les sourcils et se posa bien des questions. Soit une conscience lui était poussée dans la tête, soit Miller s’était enfilée une bonne vieille bouteille de Whisky qu’il planquait dans son bureau. Allie votait pour la deuxième option. C’est donc soulagée qu’elle arriverait bientôt chez elle à l’idée de pouvoir se reposer demain.


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Tom Brown
dit « Roméo »

J'ai 31 ans et je vis dans la banlieue de Londres, en Angleterre. Dans la vie, je suis tueur-à-gage et je m'en sors avec brio, depuis de nombreuses années maintenant. Sinon, grâce à mon job, je suis célibataire et ça me conviens bien.


célébrité: Chris Wood

avatar: EXORDIUM.


Ticket d'entrée


La demoiselle me remercia puis passa la porte d’entrée qui se referma sur elle. Depuis l’une des grandes baies vitrées qui longeaient le hall je pu la regarder de tout mon saoule pendant qu’elle s’éloignait dans la pénombre de la nuit. Un instant je cru la voir se retourner vers moi pour me jeter un coup d’œil, j’esquissais une mine étonnée et me retins de lui faire signe de peur de passer, définitivement, pour un type pas net du tout. Mais moins d’une seconde plus tard elle reprenait déjà sa route et je pu souffler un instant avant de tourner à mon tour les talons jusqu’au bureau de Miller. Plus vite ce serait plié, mieux ce serait. J’enfilais mes gants en cuir noir, montant les marches à une vitesse constante et sans un bruit.

Une fois devant la porte où un rectangle métallique gravé du nom et prénom du professeur était fiché dans le bois, j’entrais sans signaler ma présence. Sans doute que Miller pensait qu’il ne pouvait s’agir de personne d’autre qu’Allie parce qu’aussitôt il m’apostrophait en des termes à la fois énervés et ennuyés. Je ne pris même pas le temps de l’écouter, fondant sur lui aussi rapidement que l’aurait fait son ombre, profitant du fait que sa nuque soit dégagée pour la briser d’un coup sec de mes mains autour de ses joues. Une bonne chose de faite. Au même instant, la lueur que produit l’écran tactile de son téléphone portable attira mon attention et je me décidais à y jeter un œil. C’était un email de la part de l’un de ses congénères travaillant dans une autre boîte d’édition et qui voulait le prévenir que tout était fin prêt pour la réunion de demain. J’esquissais un sourire faux. Dommage, il n’aura plus l’occasion de s’y rendre, désormais. Pensais-je tout en fouillant un peu plus dans le smartphone déverrouillé grâce à l’emprunte de Miller, dont le corps ne s’était pas encore refroidit tout à fait. Mon premier réflexe fut de modifier les mots de passes et moyens d’accès au téléphone. Puis, dans les contacts récents, le nom de « Alyssa Jones » attira mon attention et je ne pu me retenir de cliquer sur le contact.
S’en suivit la lecture de plusieurs échanges…houleux…tout du moins de la part du supérieur d’Allie, ce face à quoi je n’aurais jamais pu l’accepter et rester de glace, pas comme elle. Je la respectais presque pour cette force d’esprit. J’en profitais pour copier les renseignements dans mon propre smartphone avant de me décider à lui envoyer un sms avec celui de Miller. Elle le méritait bien. Et encore plus maintenant, alors qu’elle risquait sans doute fort de voir son quotidien basculer. Le sms était concis, mais j’espérais que sa lecture pourrait mettre un peu de baume au cœur de la jeune assistante qui, de toute évidence, mettait tout son cœur à l’ouvrage chaque fois qu’il était question de son boulot… Combien de fois Miller l’avait-il sommé de se pointer au bureau à des heures toutes plus saugrenues et inconvenantes les unes que les autres ? J’avais arrêté de les comptés au fur et à mesure que j’avais remonté le fil de leur discussion. Elle mérite de souffler un peu, tout du moins ne serait-ce qu’une nuit. Le réveil serait brutal à encaisser.

Lorsque que ce fut chose faite je repassais la scène au peigne fin, peu désireux de laisser des traces de mon passage derrière moi, puis allumais le briquet personnel qu’utilisait Miller pour pouvoir mettre le feu à la corbeille. Le temps que l’incendie se propage au sol puis au reste de la pièce et du bâtiment, j’avais largement le temps de lever le camp. Je repartais donc, empruntant le même chemin qu’à mon arrivée et sans croiser âme qui vive. J’étais presque étonné qu’un lieu pareil soit aussi peut surveiller. Mais, soit, cela arrangeait bien mes petites affaires. J’avais pris le soin de jeter le smartphone de Miller ainsi qu’à peu près tout ce qui s’était trouvé sur son bureau, dans la corbeille afin de faire croire que le vieil homme avait pu avoir une réaction de stresse à la vue de la corbeille qui avait prit feu, peu de temps après s’être éveillé d’une sieste. Cela me semblait des plus appropriés. Si les flammes attaquaient suffisamment son corps les os ne resteraient pas bien longtemps à leur place initiale, ce qui permettrait de camoufler un temps sa nuque brisée. Peut-être s’était-il fait ça en chutant de sa chaise, intoxiqué par les fumées ? Qui sait.

Une fois de retour à l’extérieur, je parti récupérer ma voiture stationnée un peu plus loin, à l’extérieur de l’enceinte de l’académie, et retournait à mon appart de location pour finaliser les quelques tâches « administratives » qu’il me fallait encore régler avant de pouvoir toucher ma paye. Bien. Le reste ne dépendait plus de moi. Malgré tout, je ne pu m’empêcher d’espérer qu’Allie se décide à rentrer en contact avec moi. Je jetais un dernier regard au nouveau contact rentré dans mon téléphone et nommé simplement « Juliette », avant de verrouiller l’appareil et de le jeter sur le siège passager.

L’instant d’après, je mis les gaz et ma voiture disparue à l’angle de l’une des nombreuses voies de l’A34.

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