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MESSAGES : 25
INSCRIPTION : 21/09/2019
ÂGE : 28
RÉGION : Nord
CRÉDITS : vesperis

UNIVERS FÉTICHE : réel, city
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Limace

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Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
Trondheim, Norvège, 2019

Orion et Mia, deux jeunes adultes fiancés par leur famille. Si pour Mia c'est un honneur, pour Orion, c'est une autre paire de manches. Après une deuxième rencontre mouvementée au restaurant où travaille Mia, Orion l'a mise au défi. Poser pour lui.

   
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Mia
Iversen

J'ai 24 ans et je vis à Trondheim, Norvège. Dans la vie, je suis étudiante en art, spécialisée en photographie et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.


josefine pettersen :copyright:️ lux aeterna


Cette rencontre, ce moment passé dans la cour du restaurant. Tout cela lui avait laissé un goût amer, un goût de trop ou de trop peu, Mia ne saurait le dire. Et cette proposition. Mia voulait voir où le photographe travaillait, où Spleen préparait ses sublimes clichés. Mia avait envie de voir toutes ses facettes, les comprendre, appréhender « les hommes » qu'elle aimait. Mais elle savait aussi qu'elle jouait avec le feu. Elle n'avait pas compris pourquoi elle ne le lui avait pas encore dit. Qu'elle savait qu'il était Spleen. Peut être que c'était pour se protéger encore, de se dire qu'il montre qu'un mauvais visage de lui mais qu'au fond c'est quelqu'un de bien, car elle ne veut pas croire que la bonne personne sur internet est en vérité un masque ou qu'Orion pouvait naturellement avoir ces deux personnalités. Mais Mia n'avait plus le temps de vraiment tergiverser. Elle suivit Orion qui quitta le restaurant. A peine revenue de la cour, elle sentit sur elle le poids du regard des autres. Elle les voyait se moquer, la juger mais qu'importe, elle n'était pas là pour ça. Elle vit des clients l'appeler, elle devait reprendre son boulot comme s'il ne s'était rien passé. De vivre un peu dans le déni avant la fin de son service, avant de rejoindre Orion à son studio. Elle ne savait pas si elle avait hâte de finir sa journée ou si à l'inverse, elle voulait que le temps s'arrêter pour ne pas devoir l'affronter à nouveau.

Mais le temps avait décidé de suivre son cours comme si de rien n'était. Ces événements dans la cour ne s'était pas passé et il n'y avait rien qui l'attendait ensuite. A la fin de son service, Mia retourna dans les vestiaires des employés. Elle récupéra son sac à main ainsi que son sac de sport, elle se souvenait que maintenant qu'elle devait se rendre à son école de danse, elle avait eu l'accès pour travailler le soir après son boulot. Tant pis pour ce soir se dit Mia, elle ferait double entrainement demain. Elle se dit ensuite qu'elle n'avait que son uniforme sur elle, ce n'était pas terrible pour la séance que lui réservait Orion. Mais la blonde savait une chose, si elle rentrait chez elle, jamais elle ne ressortirait. Elle ne se rendrait pas chez lui, elle le savait déjà. Non il fallait qu'elle y aille maintenant. En sortant le restaurant, choisissant son chemin pour se rendre chez Orion, Mia s'arrêta un instant. Elle avait machinalement rattaché ses cheveux, le gérant préférant que les filles les attachent pour des raisons d'hygiène. Elle se souvenait de la façon dont Orion avait défait le chignon, laissant ses mèches blondes lui tombaient sur l'épaule. Délicatement, elle recommença les mêmes gestes. Ses cheveux reprisent leur forme naturelle. Comme pour prendre le temps de peser ce qu'il allait lui arriver, Mia opta pour marcher jusqu'au studio d'Orion.

Son studio, l'ancienne maison de ses parents. Il est vrai qu'avec leur décès, Orion hérita de la maison de son enfance. Est ce également pour cela qu'il ne quittait pas la Norvège ? Ce foyer dont il parlait, c'était cette maison ? Peut être n'était il pas capable de vendre la maison dans laquelle il avait grandi, dans laquelle vivaient ses parents. Mia faisait peut être des plans sur la comète et qu'elle n'avait rien compris. Après tout, elle était photographe pas psychologue. Mais une chose est sûre, elle était intriguée par cette pièce. Par sa façon de travailler, parce qu'il demandait à ses modèles durant les séances. Au rythme de ses pas dans Trondheim, Mia laissa son imagination vagabonder. Passant du shooting sage et plat à un déferlement de passion. Elle s'imaginait déjà de passer de modèle à muse. De réussir à toucher le photographe – et l'homme – plus les autres ont pu le faire. Objectif ambitieux, peut être même irréaliste mais c'était ce qu'elle voulait. En dépassant ses limites, elle espérait autant le surprendre que se surprendre elle-même.

Elle était enfin arrivée chez lui – enfin chez ses parents. Mia se souvenait de la première fois qu'elle avait passé cette porte. Elle avait volontairement sonné, rencontrant pour la première fois la mère d'Orion. Elles avaient parlé des heures durant et Mia était revenue plusieurs fois, toujours pour parler. De tout, de rien mais surtout de son fils. Une mère totalement dévouée à son enfant, qui lui souhaitait le meilleur même s'il était loin d'elle « Tant qu'il va bien » n'arrêtait elle pas de répéter. La blonde s'arrêta un instant devant la maison, elle se rappela aussi de la dernière fois qu'elle était entrée. Retrouvant tous leurs amis et la famille déchirée par cette perte soudaine. Elle avait eu très envie de voir Orion pour la première fois mais elle se maudit d'en avoir bien trop vu. Ce souvenir ne la quittait pas, s'installant dans sa mémoire, un autre tatouage qu'elle ne pourrait jamais effacer. Elle souffla un moment, faisant baisser son rythme cardiaque qui s'affolait de trop – et tu n'es pas encore à l'intérieur... Elle s'avança finalement vers la porte, frappant pour annoncer son arrivée. Elle sentit sa main tremblée par le stress, elle décida d'enfoncer ses mains dans les poches de sa veste en cuir. Elle se regarda un instant par dessus son épaule, imaginant la suite des événements si elle prenait ses jambes à son cou. Mais plus question de fuir, elle entendit la clé tourner dans la serrure et le visage d'Orion apparaître dans l’entrebâillement de la porte. Elle afficha un sourire quelque peu gêné, mal à l'aise « Tu vois je suis venue... »


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Orion Sørensen
J'ai 28 ans et je vis à Trondheim,, Norvège. Dans la vie, je suis photographe et je m'en sors vraiment bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé à la douce Mia et je le vis plutôt pas bien.

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À quoi jouait-il ? Orion était parti du restaurant en savourant sa victoire. Le trentenaire n’était pas près de laisser cette douce et innocente jeune femme devenir sa femme. Orion avait toujours préféré les femmes plus sauvage, plus forte. Sa fiancée ne correspondait pas vraiment à son idéal, mais il faut reconnaitre qu’elle avait le don de le divertir. Le jeune homme avait passé son après midi à ranger et nettoyer la maison de ses parents. Grâce à l’aide de sa jeune soeur ils avaient retrouvé de vieux souvenirs de leur défunt parents. Ces objets, ces photographies ne firent rien remonter à l’esprit du photographe. Après tout cela était normal. Au bout de dix années d’avance que pouvaient ils avoir en commun avec sa famille . Wendy avait essayé par de nombreux moyens de faire sourire son grand frère. Le jeune homme pour lui faire plaisir avait esquissé de nombreux sourires, mais ils sonnaient tellement faux. En effectuant ce rangement le jeune homme prenait conscience de son absence.

Sa famille avait continué de vivre sans lui. Le temps ne s’était pas arrêté patientant qu’Orion revienne. Alors pourquoi Mia l’avait attendu ? Le jeune photographe chassa cette pensée mais elle s’imposa dans son esprit pendant le reste de la journée. Ses géniteurs avaient continué à vivre comme si rien n’avait changé, comme si Wendy était leur seule fille. Du moins c’est ce que les photographies exposaient. Bien que sa petite soeur lui affirma que leur mère ne cessait de parler de lui. Orion ressentit une vague d’espoir il demanda dans quelles circonstances sa mère pouvait bien parler de lui. Il entendit le silence de sa jeune soeur et il n’eut pas besoin de plus de réponses. Mia. Bien évidemment, elle semblait être devenue son seul lien entre son présent et son passé, mais qu’en était-il du futur ? Orion ne faisait que s’amuser avec elle, mais pourquoi lui avoir demandé de poser pour lui ? Pourquoi prenait il le risque de tomber sous son charme et de ne plus pouvoir se libérer de son emprise ? Jamais il n’avait ressenti cette envie de la briser et de lui faire l’amour comme si l’apocalypse était à sa porte.

La jeune femme provoquait de trop vifs sentiments et sensations. Avec le temps le jeune homme avait appris à faire taire son coeur. Ce monde qui l’avait vue grandir l’avait détruit et il n’était pas prêt de s’ouvrir à nouveau à quelqu’un et encore moins à un être si peu expérimenté que Mia. Était elle vraiment vierge ? Avait elle déjà embrassé un garçon ou un homme ? Avait elle attendu Orion pendant toutes ces années ? Quelle déception devait elle ressentir en prenant conscience que son prince charmant ne pouvait l’aimer comme elle le méritait. À cette pensé son coeur endormir se réveilla pour se serrer. Si sa mère était encore avec lui elle lui aurait ordonné de mieux traiter Mia. Et elle aurait eu raison, mais Orion ne le pouvait plus. Si Mia entrait dans sa vie il souffrirait et il la ferait souffrir. Des êtres comme lui que rien ne peut combler finisse par se faire du mal. Après toute la jeune femme souhaiterait sans doute avoir des enfants, se marier et vivre une vie paisible avec ses soucis du quotidien. Orion était-il prêt à accepter cette vie ? Renoncerait il a la chaleur et à la solitude de Los Angeles ? Pouvait-il rendre Mia heureuse ?

Le photographe observa silencieuse sa jeune soeur rangée les dernières affaires de ses parents dans des cartons. Que ferait-il si un homme comme lui approchait sa soeur ? Mia n’avait donc personne pour la protéger . Personne pour lui hurler qu’elle ne devrait s’enfuir et s’éloigner de lui avant qu’il ne la blesse. Était elle orpheline comme lui ? Et si elle n’avait plus personne pour la soutenir et l’aimer ? Peut-être se rattachait elle à lui car elle n’avait personne d’autre. Elle ne pouvait être amoureuse de lui, leur relation était encore trop jeunes. Bien qu’Orion aurait pu facilement et rapidement tomber amoureux d’elle.

Orion commença à ranger sa chambre d’adolescent. C’était étrange de voir que rien n’avait bougé. La chambre était comme figée dans un passé où il avait été heureux. Seule les couches de poussières pouvaient témoigner du passage du temps. Les postes de ses groupes de musique favoris se décollaient du mur, les photographies de lui au lycée et ses premiers clichés le rendirent ému. Il reconnut la première fille qu’il avait embrassée, la même avec laquelle il avait eu sa première fois. Ses anciens amis qui avaient grandi et qui le suivaient sur les réseaux sociaux par simple politesse. Il émit un doux rire en se disant que ses premiers modèles étaient ses camarades de classe et à présent c’étaient de grandes célébrités qui réclamaient son talent. Pourtant il conservait la même énergie, le même désir de provoquer et d’aimer ses modèles. Rien n’avait vraiment changé si ce n’est lui-même.

Orion prit le soin de changer les draps et de rendre sa chambre plus adulte. Pourquoi agissait-il comme s'il allait rester ? Après tout sa jeune soeur avait prévu de déménager et de lui laisser la maison. Wendy ne souhaitait pas s’attacher à des fantômes et des souvenirs qui continueraient de la retenir éternellement dans cette ville. Le jeune homme n’avait aucune envie de rester, mais pour quelques heures, quelques jours il savourait la maison de son enfance. Il savait qu’un il devrait la quitter, de manière définitive. Plus personne ne l’attendrait, ce ne serait plus son foyer ni sa famille. Wendy enlaça tendrement son grand frère et ne put contenir ses larmes. Toute présence de leurs parents avait été rangée dans un seul et unique carton. Orion se demanda si quelqu’un en ferait autant pour lui. Cette personne prendrait elle le temps de ranger ses affaires dans un carton ? Sa vie tiendrait elle dans un carton ?

Les deux orphelins restèrent assis dans le canapé serré l’un contre l’autre. Orion savait qu’ils ne pourraient jamais retrouver leur complicité d’avant. Ils pouvaient toujours essayer de se rapprocher mais il y aurait toujours une partie, une page de leur histoire qui resteraient blanches. On ne peut pas effacer dix ans de silence et d’absence. Orion n’avait pu voir Wendy grandir et devenir une femme, comme elle n’avait pas reconnu son grand frère lors de leurs retrouvailles. Ils n’étaient plus que des étrangers et chacun devaient avancer dans des directions différentes. Wendy lui avait parlé d’un potentiel voyage à Londres. Orion s’était mordu la lèvre inférieure, se retenant de lui proposer de l’accompagner. Non, il ne devait pas intervenir. Sa jeune devait faire ses preuves, s’épanouir comme lui avait eu le loisir de le faire. Orion hocha simplement la tête et l’encouragea d’un sourire.

Des petits coups furent donner sur la porte d’entrée. Le frère et la soeur se dévisagèrent avant qu’Orion ne se lève. Aucun d’eux n’attendait une visite en particulier. Le photographe avait à peine ouvert la porte qu’il remontra le regard de Mia. Il ouvrit la bouche et la referma aussitôt, ne trouvant pas les mots. Il se souvint alors qu’il lui avait demandé de poser pour lui. Avait-il pensé qu’elle ne viendrait pas ? Certainement. Avait-il oublié sa proposition ? Disons que débarrassé les affaires de ses parents en compagnie de Wendy avaient remué pas mal de choses en lui. Orion ne put cacher un petit sourire quand Mia lui affirma qu’elle était venue.

« Je vois ça Princesse » répondit le photographe en conservant son petit sourire.

Avant qu’il ne puisse ajouter autre chose la voix de Wendy s’éleva en appelant son grand frère et en demandant qui était-ce. Orion eut un malin plaisir à lui répondre « Ta future belle soeur. Idiote tu attendais peut-être un homme ? » questionna Orion en se retournant vers sa jeune soeur qui se précipita derrière lui. Le photographe soupira et ouvrit la porte en grand. « Je t’en prie, fais comme chez toi. » Dit-il en l’invitant à entrer. Puis il ajouta non sans une pointe d’amusement « Enfin tu es presque chez toi, puisque tu as dû passer toutes tes journées ici non ? »

Le photographe referma la porte doucement et observa sa jeune soeur. Wendy avait le même âge que Mia. « Ne fait pas attention à elle. » Dit le photographe avant de saisir doucement la main de Mia. Étrangement il se sentait comme un adolescent espérant pouvoir obtenir une certaine intimité avec sa petite amie. Excepté qu’il était un homme à présent, et que Mia n’était pas sa petite amie et encore moins sa fiancée. « On va travailler Wendy, ne te couche pas trop tard. » annonça Orion en s’avança vers la porte séparant la cuisine du garage.

Le photographe ne souhaitait pas que Mia observe trop longtemps les cartons empilés dans l’entrée et qu’elle commence à poser des questions. Peut-être ressentirait elle de la peur ? Après tout la maison serait prochainement en vente. Wendy avait remarqué un studio en ville et proche de son université. Orion avait déjà eu rendez-vous avec l’agence pour parler de la vente de la maison mais également d’un futur logement. Il avait soupiré lorsque l’agent immobilier lui avait proposé des maisons pour lui et sa future famille. Comme si Orion aurait une famille un jour ?

Les deux jeunes gens pénétrèrent dans le garage qui était en réalité le studio avec tout l’équipement et le matériel d’un studio professionnel. Également des tenues, accessoires en tout genre. Orion adoré créer des décors, changer l’apparence de son modèle mais surtout provoquer une vive émotion. De grands portraits, oeuvres d'Orion étaient accrochés sur les divers murs. Les visages de ses anciennes muses étaient présente presque oppressante. « Tu veux quelque chose pour te détendre ? » Demanda-t-il en observant Mia, leurs mains étaient toujours jointes. Il tira doucement sur sa main pour rapprocher la jeune femme de lui. Il approcha doucement ses lèvres des siennes et lui murmura « Je peux faire quelque chose pour te détendre ? »


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Qu'est ce que Mia attendait de cette séance ? Le comprendre ? Sûrement. Appréhender davantage ses clichés de Spleen, d'oser s'imaginer être exceptionnelle, comme tous ces modèles américains. Des êtres divins qu'il avait su immortaliser à la perfection. Mais elle était loin d'être comme ça Mia, très loin de l'être. Orion était solaire, aussi attirant que destructeur. Mia c'était la nuit, discrète, timide. Le commun pourrait dire qu'elle avait une force intérieure, une force insoupçonnable. Une force surtout qui n'existait pas aux yeux de Mia. Elle était ce qu'elle était ni, plus ni moins. Et pourtant elle était là. Face à cette porte qu'elle redoutait tant. Les souvenirs de ses heures passées avec la mère d'Orion, leur première rencontre mouvementée et la perceptive de ce qui allait se passer.

Son petit sourire et sa remarque avaient été son seul préambule quand il ouvrit la porte. Quoi dire de plus, Mia n'était pas la spontanéité incarnée – elle avait d'ailleurs réfléchi à ce qu'elle allait dire durant quasiment la moitié du trajet. Son cœur n'avait cessé de grimper en flèche depuis qu'elle avait frappé à la porte. Persuadée de le trouver seule, la jeune femme dégringola de plusieurs étages lorsqu'elle entendit la voix féminin. L'angoisse de revoir celle avec qui il avait couché le jour de l'enterrement. Mia n'aurait pas supporter une autre humiliation – bon en vrai si mais elle aurait beaucoup de mal à s'en remettre. Quel soulagement lorsqu'elle se rendit compte que ce n'était que Wendy, la petite sœur d'Orion. La blonde l'avait déjà croisé quand elle passait du temps avec sa belle mère, elles n'avaient jamais vraiment discuté ou passé vraiment du temps ensemble. Du certaine manière, Mia aurait voulu changer cette situation. Mais elle n'avait pas le temps, Orion la rappela à la réalité, avec ses remarques toujours aussi cinglantes qui faisaient sauter le cœur de Mia. Le mot fiancée dans sa bouche en devenait une insulte, un abjecte poison qui parcourait ses veines. Elle savait que la situation pouvait sembler tordue mais elle pouvait aussi être tellement simple, si seulement...

Les rêveries de Mia prirent fin quand Orion lui prit la main. Cette chaleur, ce contact, Mia l'amoureuse transite. Elle espérait toujours la blonde, elle ne l'oubliait pas, ses messages sous Spleen, cette autre facette, ce qu'il pouvait vraiment être. Elle ne savait jamais si tout ceci n'était qu'un jeu – ça le serait toujours – un jeu où seul Orion connaissait les règles. Le jumanji de leur relation et Mia continuait de jouer car perdre n'était pas une option. Si le jeune homme faisait tout pour l'éloigner de la maison et l'amener dans son studio, Mia remarqua alors quelque chose, des choses avaient bougé depuis la dernière fois qu'elle était venue et elle crut apercevoir un carton. Qu'est ce que ça voulait dire ? Le frère et la sœur se débarrassaient des affaires de leurs parents ? Il est évident que l'on ne peut pas tout garder mais cela semblait tellement prématuré, tellement rapide. Elle s'imaginait alors le pire. Et s'ils avaient le projet de vendre la maison, d'Orion de repartir, de faire sa vie... sans elle... Une perceptive qui fit monter la bile jusqu'aux lèvres de la blonde. Non c'était impossible, ça ne pouvait pas être ça.

Mais avant qu'elle ne puisse remettre de l'ordre dans ses pensées, ils se retrouvèrent dans le studio du photographe. Tout l'équipement était là, un vrai professionnel et pas une célébrité pour rien. Mia était stupéfaite par tant d'appareils et de possibilités pour travailler. Elle comprenait beaucoup mieux les clichés de Spleen et dans quelles conditions il réalisait son travail. Mais la visite fit de bien courte durée quand Orion attira Mia dans ses bras. Sentant son souffle chaud sur sa peau, ses lèvres à la fois trop près et trop loin. Si Mia était plus spontanée, elle aurait fondu sur ses lèvres, elle aurait jouer avec sa langue, à perdre son souffle à en perdre la tête. Mais Mia n'avait aucune expérience dans ce genre de chose, elle n'avait jamais laissé aucun garçon l'embrassait. Si elle avait plus d'expérience peut être, peut être qu'elle l'aurait fait. Qu'elle se serait lancée. Mais pas cette fois, pas maintenant. A cet instant, Mia était complètement bloquée. Envahir sa zone de confort, son espace vital n'était pas la meilleure solution pour qu'elle se détente. Bien au contraire, Mia se contractait plus qu'autre chose, serrant de toutes ses forces les hanses de son sac de sport. Tour ça n'était qu'un jeu, ce n'était pas réel. L'échappatoire de Mia se trouvait dans cette pièce « Le deal était que tu me montres ton studio... » Mia arrivait à percevoir son propre souffle rebondir sur le visage d'Orion. Elle devait s'échapper de son emprise, pour comprendre Spleen, pour comprendre Orion et faire matcher les deux personnalités. Mais aussi pour sa propre survie. Elle se sentait prisonnière de cette étreinte et ce qui pouvait se passer la terrifier autant qu'elle en avait envie. C'était une terrible épreuve que de s'extirper de l'emprise du photographe mais le cœur de Mia commençait à reprendre un rythme raisonnable au fur et à mesure des centimètres qui les séparaient. La jeune femme déposa ses affaires au sol et commença son tour de l'atelier. Le grand drap blanc, immense avec les parapluies et les projecteurs pour la lumière. Impossible de rater une photo ainsi, Orion avait un équipement à en faire baver tous les étudiants d'art. Doucement, Mia continuait sa visite sans bruit, un silence religieux s'était installé dans le garage. Elle observait, cherchant à entrapercevoir la vie de son fiancé, sa façon de travailler, de penser, d'être derrière l'objectif. La blonde essayait de faire abstraction du regard d'Orion poser sur sa silhouette, elle sentait d'ici son regard de loup face à l'agneau. Mia se rapprocha de l'appareil poser sur un trépied. C'était ici qu'il apercevait son monde, sa façon de voir les choses, les gens et de leur faire ressentir là où il voulait en venir. Elle avait envie de toucher l'appareil, de l'effleurer du bout des doigts mais elle se doutait qu'il coûtait bien plus cher que son loyer et elle ne voulait pas risquer de l'abimer.

Mia s'éloigna de l'appareil pour se concentrer sur les portraits accrochés au mur. Des femmes sublimes, au regard perçant, redoutable. La blonde se mit à imaginer les séances, comment avaient elles pu se passer. Orion les avait elles pousser dans leurs retranchements ? Ou était ce naturel pour elles ? Ca en avait tout l'air en tout cas. Et Mia se mit à se comparer. Elles avaient tout quelque chose qui se dégageait. Des tenues superbes, du maquillage qui les embellissait à la perfection, la mèche de cheveu tombant pile pour sublimer le visage. Bref, parfaites. Elle, elle portait encore son uniforme de serveuse, sa robe rouge aux rayures blanches et ses baskets. Son chignon toujours autant défaits avec ses mèches rebelles. Elle n'avait rien de ses portraits. Ces beautés froides, gracieuses, universelles. Tout le monde s'accorderait pour dire que ces femmes étaient magnifiques, de vraies chanceuses à la loterie de la génétique. Mia elle, elle était banale à mourir. Miss tout le monde. « Tu crois vraiment que je peux les égaler ? » finit elle par lancer, sans quitter les portraits du regard. Il lui semblait entendre raisonner les pas d'Orion mais elle n'était pas sûre. Ne serait pas plutôt les battements de son cœur qui raisonnaient dans sa tête. Car la visite était terminée, elle avait eu ce qu'elle voulait. Maintenant c'était à son tour d'offrir ce qu'Orion désirait. Et ses envies iraient à l'encontre des capacités de Mia, elle le savait, il ne la ménagerait pas. Il pourrait l'avaler toute entière, sans qu'elle ne se débatte, sans qu'elle n'en ait envie.


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Orion Sørensen
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Tenir la main de sa fiancée était presque naturel. Cette douce sensation surprit Orion qui n’était pas vraiment habitué à être doux et tendre avec une femme. D’ordinaire elles cherchaient toujours quelque chose et il acceptait de leur offrir une séance photo, une certaine reconnaissance contre une nuit où il ne pensait qu’à son corps. Mia était bien différente des femmes qu’il avait côtoyait depuis tant d’années. Cela lui plaisait comme le répugnait. Elle était trop pure, trop adorable pour être sincère. Et si elle l’était vraiment . Depuis leur première rencontre il se demanda ce que cherchait Mia. N'importe quelle autre femme normalement constituée se serait déjà enfuis ou l’aurait au moins giflée une bonne dizaine de fois. Sa fiancée faisait toujours preuve de contrôle, et de réflexion. Peut-être accordait elle trop d’importance à cet engagement futile. Le photographe avait l’argent nécessaire pour convaincre la famille de Mia de renoncer à ce mariage. À trois reprises il s’était présenté chez eux mais n’avait jamais osé frapper à leur porte. Pourtant ce simple geste l’aurait libéré de cette union non désirée. Mais cela impliquait également de faire du mal volontaire à la jeune femme.

Malgré sa froideur et ses sarcasmes à propos de leur mariage, Orion commençait à apprécier la jeune femme. Sa fragilité, son insécurité et sa pureté était devenu son inspiration depuis le premier jour. Le jeune homme souhaitait réaliser une nouvelle exposition exposant la pureté de l’humain et Mia pourrait en être la muse et l’égérie principale. Bien sûr il ne confierait jamais ses réelles intentions. Il avait remarqué que le corps de la douce jeune femme ne cessait de se tendre en sa présence. Comment pouvait elle apprécier sa présence et en être aussi terrorisée ? Orion tenta un numéro de charme davantage pour la provoquer que pour la séduire. Après tout Mia n’était pas réceptive à la séduction. Orion était certain qu’elle n’appréciait que la vérité et de réels sentiments, elle devait se moquer des belles paroles et des cadeaux. Ce que désirait Mia c’était avant tout de la sincérité. Se rapprochant d’elle il remarqua le regard de sa fiancée, plein de désir. La jeune femme n’était pas insensible au corps d’Orion et cela le fit sourire. Bien qu’elle se dégage bien vite de lui. Le photographe passa une main dans ses cheveux avant de préparer le matériel pour leur séance. Pendant que sa jeune fiancée fit le tour de son studio il ne pu s’empêcher de la couver du regard. Cela était encore nouveau pour lui, mais doucement il tentait de contrôler son besoin de la protéger ou de la surveiller. Après tout elle avait la potentielle pour devenir sa muse bien qu’elle l’ignorait encore.

Orion installa de nombreux draps et voiles qu’il suspendit devant son fond crème. Le photographe avait pour idée de souligner le côté pur et angélique de la jeune femme mais également de la corrompre. Il souhaitait que son regard soit empli de désir et d’envies inavouables. Il voulait introduire le vice et le péché dans sa jolie bouche qu’il souhaiterait bientôt dévorer. Si cela n’était au début qu’un jeu pour lui, à présent il considérait Mia d’une autre manière. Elle n’était plus sa fiancée dont il ne voulait pas. Elle était son modèle et potentielle sa nouvelle muse. Ensemble ils devaient produire un travail, une recherche et une consécration importante de leur collaboration. Il remarque que la jeune femme ne cessait de détailler les portraits suspendus de ses précédentes muses féminines et masculines. Il songea que Mia ne devait regarder que les femmes et non les hommes. Après tout une femme ne cessera jamais de se comparer à ses semblables. Orion avait toujours trouvé cela ridicule mais il acceptait le doute et les complexes de Mia.

Lorsque sa voix se fit entendre son coeur se serra doucement. Mia semblait mal à l’aise à l’idée de poser pour lui. Il faut dire que leur relation n’était pas vraiment un avantage. De plus être confronté aux précédents modèles était sans doute quelque chose de complexant pour elle. Orion ne répondit pas tout de suite, il prit le temps de songer à ses paroles. Certes il avait le désir fou de la photographier, mais il ne voulait pas la forcer. Au contraire elle devait s’offrir à lui, sa confiance était fondamentale lors de cet échange. Alors pour la première fois depuis leur rencontre Orion fit tomber le masque et les murs qui l’entouraient.

Doucement il s’approcha de Mia qui ne se retourna pas, trop obsédée par le visage de ces sublimes femmes et trop prisonnière de ses doutes. Il adopta une voix calme sans charme ni douceur : « Non. Tu ne les égaleras jamais Mia »  prononça-t-il doucement avant de passer lentement ses bras autour de la taille de la jeune femme. Son geste n’était pas brusque mais lent et doux. Il ne voulait pas effrayer sa fiancée, pour une fois. « Tu les dépasseras toute ma belle. »  murmura-t-il contre son cou. Orion pensait chaque parole qu’il venait de dire. Ces femmes étaient sublimes mais la majorité avait travaillé dur pour obtenir cette apparence ou profitait de l’argent pour aider. Orion posa sa tête sur l’épaule de Mia et désigna du menton le premier portrait. « Mandy, actrice oscarisée deux années de suite. Elle s’est pissée dessus de peur lors de notre séance. ». Orion tourna doucement la jeune femme vers un autre portrait. « « Gaïa, quelle beauté hein ? Elle porte un dentier. Elle n’a jamais su calmer ses envies de soda du réveil jusqu’au coucher. ». Orion émit un doux rire avant de poursuivre. « Bella, sublime italienne au tempérament de feu. La séance a duré une semaine, j’ai dû changer six fois d’équipe à cause de ses caprices. » . Puis le photographe se tourna vers un portrait dont il avait oublié l’existence jusqu’à aujourd’hui.

Ce dernier n’était pas suspendu au mur, il était seulement posé dans un coin sombre du studio. Bien que le visage de la jeune était visible, d’ailleurs il suffisait d’un fragment de la photographie pour reconnaitre Gwendolyn l’ancienne muse et compagne d’Orion. Ses mains se serrèrent doucement autour de Mia. Un silence s’installa entre eux avec pour seule question : était il prêt à se dévoiler à Mia ?

« Gwendolyn. » murmura doucement Orion. Après quelques secondes il continua « Je l’ai vraiment aimé. J’ai… je pensais qu’elle aussi partagé mes sentiments. Mais j’ai rapidement compris qu’on ne pouvait pas s’aimer. » Le photographe marqua une pause. Leur amour n’était pas un amour à un sens unique comme ses paroles pouvaient le prétendre « On se ressemblait beaucoup trop elle et moi. Nous défions sans cesse l’autre… sans jamais arriver à l’aimer ou du moins à avoir envie de l’aimer. »

Gwendolyn représentait une grande partie de son existence. Elle était devenue sa muse, sa meilleure amie, mais jamais elle n’avait été son âme soeur. Ils ne partageaient que des rapports physiques répétés et des apparitions ensemble. Bon nombre de scandale avaient annoncé la déchéance et la rupture du couple. « J’aurais aimé qu’elle m’aime, comme j’aurais aimé tomber amoureux d’elle. » ajouta Orion avant de retourner doucement Mia dans ses bras. Son monologue n’avait pour objectif de blesser sa jeune fiancée, mais il se doutait que ses mots l’avaient touché. Pourtant le photographe s’était ouvert volontairement à elle. C’est comme si il avait eu besoin de la blesser pour mieux lui enseigner son passé. Il caressa doucement la joue de la jeune femme avant de pousser un léger soupire « J’ai envie de t’aimer Mia… mais j’ignore si j’en suis capable. ». Comment un être dénué d’amour pouvait espérer être aimé et aimer en retour ? Orion se montrait à nu devant la jeune femme. Aucune remarque, provocation ou sarcasme n’apparut suite à cette confession. Le photographe était sincère, il avait envie d’aimer la jeune femme mais il ignorait si il pouvait l’aimer. Peut-être était-il préférable de s’éloigner d’elle ? Mia méritait un amour loyal et sincère mais est-ce qu'Orion pouvait lui offrir cet amour ?
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Mia
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J'ai 24 ans et je vis à Trondheim, Norvège. Dans la vie, je suis étudiante en art, spécialisée en photographie et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis fiancée et je le vis plutôt bien.

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L'atelier d'un artiste, c'est son repaire, son antre et surtout le meilleur moyen d'entrer dans sa tête. C'était ce que voulait faire Mia. Pour comprendre Orion, pour comprendre Spleen et pour réussir à faire coexister les mêmes deux êtres en un seul. Si Mia s'imaginait le nombre de modèles qui devait défiler ici, elle pensa aussi à toutes ses séances d'autoportrait. La profondeur de son art, ce qu'il avait vraiment envie de monter au monde. Pas les cahiers des charges ou les lubies des célébrités, c'était son âme d'artiste qui parlait au travers de ses clichés. Et ils avaient atteint Mia au plus profond de son être. Elle était complètement obsédée, une groupie – pire que les gamines pour Justin Bieber. Lors de ses fiançailles et de ses rendez-vous avec la mère d'Orion, la jeune femme était tombée amoureuse d'une image, d'une représentation qu'elle pouvait s'en faire. Elle vivait son amour par procuration des critiques, des interviews et des souvenirs qu'on lui racontait. Finalement c'était la surface qu'elle aimait. En découvrant Spleen, c'était sa personnalité qui l'avait marqué. Sa façon de penser, ses attentions, l'homme qu'il était au delà de l'image qu'il décidait de transparaitre. Mia ne l'avait que trop compris lors de leur discussion dans l'arrière cour du diner, Orion portait un masque, une armure intégrale. Car on ne souffre jamais quand on ne se livre pas.

En se baladant dans cette pièce, Mia avait au moins cette illusion. Cet espoir de toucher du doigt la personnalité entière et sans faux semblant d'Orion. Et ses portraits lui sautèrent au visage. Des muses, hommes comme femmes. Mais la blonde n'avait pas à se comparer face aux hommes mais bien à ses précédentes muses féminines. Muse... Comme si elle pouvait prétendre à ce titre. Une muse ce n'est pas simplement trois pauvres clichés. Une muse, c'est l'obsession dans le travail, c'est une source d'inspiration de tous les instants jusqu'à ce que la magie n'opère plus. Dans un certain sens, Mia n'aspirait pas à ce rôle. A cette lassitude qui pointerait le bout de son nez bien trop vite. La chute serait trop longue. Et pourtant elle doutait l'aspirante photographe. Avait elle l'étoffe d'une muse, pourrait elle seulement rivaliser avec elles. Si c'était pour saper le travail d'Orion, ça n'en valait pas la peine. Mia n'entendit pas les pas d'Orion dans son dos et pourtant lorsqu'il la prit par la taille, elle ne sursauta pas. Le simple contact de ses bras sur son uniforme de travail lui procurait la chaleur, contrepartie de la remarque. Elle se mordit la lèvre quand elle lui dit qu'elle ne les atteindrait jamais. Presque déçue d'être banale. En regardant les célébrités, on se demande parfois pourquoi la génétique avait été si généreuse avec ces personnes et pourquoi pas avec nous. La seconde phrase fut un électrochoc. Quoi ?! Mia se retourna pour regarder Orion, cherchant du regard une réponse. Il posa son menton sur son épaule et il commença l'explication de chaque portrait. Elles devenaient toute banale, presque palpable. Il cassait l'image intouchable pour les rendre plus humaines. Finalement, elles n'étaient peut être pas si différentes de Mia. Sauf peut être une. Ce dernier portrait.

Placer dans un coin, comme si on ne voulait plus le voir, tapis dans l'ombre comme une bête sauvage. Une muse qui l'avait descendu aux enfers ? Qui l'avait amené lui aussi dans les ténèbres. Le silence pesant en disait peut être plus long qu'un discours – mais surtout l’intensité de son étreinte. Mia eut envie de poser sa main sur celles d'Orion, comme pour lui rappeler qu'elle était là. Et puis il lui raconta et ses mots lui transpercèrent le cœur. Evidemment qu'il avait aimé, qu'il avait déjà vécu des moments beaucoup plus forts, intenses et intimes qu'avec Mia – où tout ce qu'elle venait de citer était plus proche du niveau 0 avec elle. Et pourtant son histoire, ses sentiments... La jeune fille en avait la gorge serrée, les larmes aux yeux. Il était peut être passé à côté de sa belle histoire, celle de sa vie. Elle n'était très certainement rien face à la fille du portrait. Mia se souvenait de la critique sur leur couple mais elle avait préféré vivre dans le déni, ne pas connaître cette relation. Faire l'autruche pour se protéger. Elle n'avait rien dit, encaissant cette histoire et la puissance de ses sentiments. Vivait elle ce qu'Orion avait subi il y a plusieurs mois ? Se laissant à nouveau complètement faire, Mia plongea son regard dans le sien. Les larmes au bord des yeux, touchée par cette histoire qu'était la sienne. « J'ai l'impression qu'elle t'a vraiment marqué. » finit elle par prononcer. Certains amours étaient plus dévorants que d'autres. Ces amours là, on ne peut pas lutter. Etre avec fait souffrir, en être éloigné est une torture. Mia regarda à nouveau le portrait de Gwendolyn. Il fallait l'avouer, c'était le plus réussi, le plus abouti. Son amour avait transpiré au travers de la lentille de son appareil. Sa chevelure flamboyante, une chaleur incroyable se dégageait du cliché. Un regard captivant, la posture qui l'avantageait sous tous les angles. Elle respirait la fille sûre d'elle, qui sait ce qui veut. Une battante, un caractère sûrement bien trempé. Elle avait ses objectifs et s'y tenait. Dévastant tout sur son passage. Même Orion... Et cette perceptive la tua. Comment cette fille n'avait pas pu arrêter sa tornade pour lui ? Comment avait elle pu se jouer de lui ? Mia était une romantique incurable, bercée par ses rêveries chevaleresques. Une madame Bovary moderne. Persuadée que l'image de ce photographe était bien mieux que tous les garçons qu'il y avait autour d'elle. Elle aimait une image, lui avait aimé le concret. Le ciel et la terre. Et peut être n'étaient ils pas faits pour se rejoindre. « Je ne pourrai jamais te forcer à m'aimer. » Je serai heureuse tant que tu l'es se répéta Mia. Elle préférait voir l'objet de son amour heureux, même si ce bonheur devait se faire sans elle. Elle, elle n'avait pas d'importance. « Ca ne serait pas juste envers toi. » Doucement Mia osa faire le premier pas pour une fois. Délicatement, elle effleura la joue de son fiancé du bout des doigts. N'arrivant pas encore à réaliser un contact franc, comme si elle avait peur que sa main lui passe à travers, tel un fantôme. « Rien ne t'oblige à... » L'idée de rompre ses fiançailles lui infligeait une douleur que Mia n'avait encore jamais connu d'aussi douloureux. Finir cette phrase semblait impossible, les mots ne voulaient pas sortir de sa gorge, les nouant à jamais pour qu'ils se taisaient.

Ce moment devenait tout simplement insupportable pour la blonde. Elle avait envie de fondre en larmes dans ses bras, le suppliant de lui dire ce qu'il pourrait faire pour qu'il l'aime en retour. Mais elle n'en fit rien. A l'instar, elle posa ses mains sur ses avants bras pour s'écarter, pour s'échapper à son emprise. Elle fit quelques pas vers l'appareil photo, essuyant ses larmes du revers de la main « On était venu pour une séance photo non ? » dit elle avec une voix plus enrouée qu'elle n'aurait voulu. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle chasse ses idées noires et pourtant, elle avait la terrible sensation que cette séance, c'était le dernier moment qu'elle et Orion pourraient encore passer ensembles.


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Lorsqu’il était plus jeune Orion adorait courir après les papillons et encore plus de les garder enfermer au creux de ses mains. Il aurait aimé avoir un papillon comme animal de compagnie. Seulement, sa mère lui avait enseigné qu’il ne fallait jamais retenir un être contre sa volonté. Alors il gardait ce fragile être pendant un court instant avant de le libérer. Plus tard, il avait essayé de garder Gweendolyn auprès de lui. Il avait tout essayé et avait même pensé à l’épouser pour espérer la sauver d’elle-même. Orion apprit plus tard qu’on ne pouvait sauver un être qui ne voulait pas être sauvé. Étrangement Mia lui donnait cette impression de vouloir le sauver, l’aimer malgré tout. Le photographe était plus que touché par cet amour qu’il commençait à accepter. Bientôt cette demeure ne lui appartiendrait plus, Wendy partirait faire le tour de l’Europe ou étudier en France comme elle en rêvait depuis toujours. Et lui ? Peut-être devrait-il commencer par accepter Mia dans sa vie. Bien sûr il ne l’épouserait pas immédiatement mais plus elle restait à ses côtés, plus elle se dévoilait à lui et plus l’idée de s’unir à elle devenait acceptable. Gweendolyn avait détruit tout ce qu’il y avait de bon en lui, mais Mia pouvait sans doute faire renaitre cette humanité. Il émit un petit rire étranglé lorsque sa fiancée lui fit part de son sentiment envers Gween « Elle n’était pas… prête. » termina Orion avant d’ajouter « Et je n’ai pas eu la force de l’attendre. » termina Orion pour conclure le chapitre Gwendolyn. Peu de personnes étaient au courant de leur relation, bien sûr les médias ne cessaient de l’interroger ou spéculer sur une éventuelle réconciliation. Au fond Orion n’avait rien contre elle, il possédait seulement les cicatrices de leur amour passé. Elle avait été son monde, et à présent il ignorait si il pouvait encore aimer comme il l’avait aimé cette femme. En observant la jeune femme, Orion se promit à vendre cette dernière photographie. Sa liaison avec Gwendolyn avait assez duré. Il était temps d’en terminer avec Gwendolyn et Los Angeles.

Il se doutait que la maison serait bientôt vendue, elle possédait un charme rustique qui séduirait bon nombre de famille. Si Orion avait eu une famille il se serait Installé au sein de cette demeure. Seulement il était seul, Wendy avait trop attendu avant de se décider à partir et il était temps pour eux d’avancer. Leurs parents étaient morts, et même si Orion avait pleuré toutes les larmes de son être la nuit de l’enterrement au matin il avait réalisé qu’il ne voulait pas continuer à s’attacher au passé. Après tout il était parti pour fuir cette famille qui n’acceptait pas ses rêves, qui n’acceptait pas cette fuite. En pensant à cette terrible soirée, c’était presque une fugue qu’il avait commise. Par fierté il avait travaillé dur et n’avait jamais osé appeler l’un des membres de la famille. Gweendolyn était rapidement apparue dans sa vie, et il avait fini par abandonner une partie de lui-même. Bien que la culpabilité était toujours présente puisqu’il ne parvenait pas à rompre le contrat le liant à Mia. C’était la dernière volonté de ses parents et rompre leurs fiançailles était comme les trahir. Pourtant il ne pouvait condamner Mia à un amour à sens uniquement, à être malheureuse avec un homme qui ne lui accorderait que peu d’attention.

Doucement la jeune femme se tourna vers lui et caressa doucement sa joue. Il savoura le toucher de sa fiancée et ferma doucement les yeux. Ses paroles le touchèrent telle une flèche en plein coeur. Orion fut ému par la sincérité de ses propos et par son cruellement manque d’égoïsme. Partagé entre l’envie de l’enlacer et celle de la secouer en lui ordonnant d’être plus méchante. Ce monde la briserait il en était certain. Personne ne la protégerait, personne n’accepterait de prendre soin d’elle sans la souiller. Lui-même eut envie de la durée dans la noirceur avant de réaliser qu’elle était trop pure. C’était comme si la laideur et puanteur de ce monde ne pouvaient la toucher. Puis son coeur manqua un battement. Avait-il attendu ses paroles depuis leur première rencontre ? Certainement. Elle lui offrait une porte de sortie, elle lui proposait ouvertement de rompre le contrat. Elle acceptait de le laisser partir. Orion avait toujours attendu ses mots, il s’était imaginé les savourer et être libéré. Alors pourquoi avaient ils un gout aussi amer sur ses lèvres ? Pourquoi n'était-il davantage contrarié qu’heureux ? Le photographe resta muet. Aucun mot même celui des plus grands auteurs ne pourrait lui apporter de l’aide. Ainsi Mia lui échappa et il retentit un cruel vide lorsqu’elle quitta ses bras. Lorsqu’elle changea de sujet il hocha simplement la tête.

Orion s’avance vers les draps qu’il avait tendus. Sur chacun étaient brodés des articles et photographies de journaux présentant le changement climatique, l’abandon des animaux, les survivants de la guerre, le mouvement me too, le combat et droit des homosexuels et d’autres sujets de société. Il sourit en observant Mia « J’ai pensé qu’une séance photo engagée ne te séduirait davantage qu’une séance mode. ». Le photographe apporta une trousse de maquillage, en demandant à Mia de maquiller ses lèvres en rouge pour contraster le teint pale de sa peau et de réaliser un trait d’eye liner sur chaque paupière. Wendy qui avait serment écouté depuis le début se proposa pour maquiller Mia. Orion laissa les deux jeunes femmes travaillaient avant d’apporter des talons noirs hauts, des bas résilles et une veste en cuir. Wendy ouvrit doucement la bouche en reconnaissant la veste en cuir. Elle avait appartenu à Orion quand il n’était qu’un lycéenne se laissant pousse les lèvres. Elle était trop petite pour lui, mais elle devrait couvrir largement la nudité de Mia. Au dos il avait inscrit « Photography not dead » faisant référence au mouvement punk. Il regarda Mia avant de lui offrir un sourire « Je vais faire ressortir ta rage ma princesse ! ». Wendy aida la nouvelle muse à s’habiller et s’appliqua à légèrement ébouriffer ses cheveux. Pendant qu’Orion lança une playlist punk digne de l’adolescent qu’il était autrefois. Il installa son appareil, firent quelques prises pour régler le flash. Sa routine professionnelle fut vite perturbée par l’entrée de Mia. La jeune femme ne ressemblait plus à la frêle fiancée qu’il connaissait, elle était davantage une femme forte et plus que sexy. Il ne put contenir un sourire charmeur et un regard plein de désir. « Tu es vraiment très sexy ». La jeune abordait sa veste en cuir qui tombait parfaitement sur son corps, dévoilant des fragments de peaux qui laissait tout le loisir d’imaginer ses courbes féminines.

Pendant ce premier début de séance Orion encouragea Mia à se lâcher, à danser sur la musique et à rire. Orion alluma une cigarette qu’il consomma avant de la tendre à Mia comme un accessoire. Les idées ne cessaient de s’enchainer ainsi que les clichés. Il décida de couper une épingle de nourrice et lui positionner dans la bouche comme un piercing. Les clichés étaient pleins de rage, de vie, et d’une puissante beauté. Wendy s’éclipsa après plusieurs heures de séance. Orion atteignait ses limites tout comme sa jeune modèle. Il reposa son objectif « Essayons encore quelque chose et on en aura terminé. » Annonça le photographe en s’avançant vers sa jeune muse.

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Les rêves de Mia venaient de ses briser. Eparpiller en milles morceaux. La pluie de son désespoir se versait en elle, c'était fini. Et le pire de tout, c'était que c'était elle qui proposait cette rupture. Si pendant des mois, elle avait espéré vivre le parfait conte de fée qu'elle s'était imaginée, le peu de temps passé avec Orion balaya tout ça. Il fallait se rendre à l'évidence. Les parents de son fiancé avaient peut être espéré que Mia pourrait aider leur fils, d'une manière ou d'une autre. Mais elle ne pouvait pas le contraindre à le faire. Elle l'aimait déjà de trop pour ça. De cette union ne dégageraient que souffrance et frustration. Mia soufrerait de ne pas vivre ce qu'elle avait tant rêvé et Orion serait comme un oiseau en cage, papillonnant de filles en filles, tout en étant enchainé à celle qu'il ne veut pas. C'était ainsi, leur histoire n'était pas faite pour exister. Les mots échangés sur internet, seuls Spleen et Belladone les vivraient. Et c'était peut être suffisant, en un sens... Les larmes aux yeux, la blonde préféra s'éloigner d'Orion. Peut être s'étaient ils dit tout ce qu'ils avaient à se dire ? Orion n'avait pu forcer Gwendolyn à l'aimer, Mia ne pouvait en faire de même.

Le retour au travail était aussi salvateur qu'indispensable. Mia avait besoin de se vider la tête – même si c'est pour être torturée par le photographe. Wendy sa sœur entra d'ailleurs dans le garage, elle devait aider Mia à se préparer. Apparemment Orion avait une idée précise de ce qu'il voulait. Ressortir sa rage. Mia pouffa, pas sûre d'en avoir jamais vraiment eu. Mais elle décida de se prêter au jeu. Elle se maquilla comme demander. Le rouge de ses lèvres étaient si intenses que Mia aurait cru à du sang. Wendy la maquilla comme une pro, Mia sourit en s'imaginant un instant être mannequin – quelle idée ! Face au miroir, maquillée et décoiffée, la blonde ne se reconnaissait presque pas. C'est alors qu'Orion arriva avec la tenue qu'il voulait qu'elle porte. Les talons hauts, les bas résilles et la veste en cuir. C'était aussi osé que léger... La blonde relativisa, quand elle joue un ballet, elle porte des collants et sa robe ne dépasse jamais de plus de 5 cm le haut de sa cuisine. Mais bon, ce n'était pas pareil. Déjà les collants sont opaques... Mais Mia ne dit rien et demanda un peu d'intimité pour se changer. Derrière le paravent, elle fit tomber son uniforme pour enfiler cette tenue. Si c'était la première fois de sa vie qu'elle en portait, Mia se mit à apprécier ses bas. Le motif strié le long de ses jambes, la dentelle sur ses cuisses. Elle retira son soutien gorge et prit la veste, elle sourit en voyant l'inscription sur son dos. A sa coupe, on voyait tout de suite que c'était une veste d'homme. Qui sait, peut être celui d'Orion... Elle le porta à son visage, espérant retrouver son odeur sur le cuir. Mais non, il ne sentait que le cuir. La jeune femme termina en chaussant les talons et se regarda de haut en bas. Sa mère aurait une crise cardiaque si elle la voyait. Une sensation étrange la parcourait, elle se sentait aussi gênée qu'attirante. Elle savait très bien qu'Orion n'avait pas pour principe de faire des photos de charme, la playlist punk qui retentissait dans tout le garage en était bien la preuve.

Mia finit par sortir, elle était prête. Stressée mais prête. Elle rougit immédiatement à la remarque d'Orion et telle une marionnette, elle se laissa guider par ses conseils. Pas très à l'aise au début – de par sa tenue et son rôle – elle finit par se prendre au jeu et par apprécier ce qu'Orion lui proposait. Elle appréhendait ce qu'il cherchait et si effectivement il ne la ménageait pas, il trouvait toujours la bonne phrase pour lui dire ce qu'il voulait. Mais sous le regard de Wendy, Mia n'arrivait pas vraiment à se lâcher totalement. Après un moment, elle finit par se lasser, les laisser seuls. Les heures tournaient et le moment finalement le plus redouter par Mia, la fin du shooting. Car une fois que tout serait fini, leurs chemins se séparèrent. Cette séance, c'était tout ce qu'ils avaient pour eux. Mia le savait déjà, elle aurait dû mal à garder le contact avec Spleen, trop d'émotions reviendraient sans cesse la hanter. Pour ce dernier moment, la blonde voulut marquer le coup. Elle jeta un coup d'oeil aux portraits au mur, atteindre leurs niveaux et les dépasser...

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Orion Sørensen
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Orion venait de découvrir la vraie Mia. Il avait toujours réussi à faire ressortir de fortes émotions de la part de ses modèles mais jamais il n’avait éprouvé autant de sentiments. Sa jeune fiancée lui apparaissait sous un nouveau jour, plus courageuse, plus audacieuse et plus séduisante. Ce n’était pas à cause de son corps dénudé, bien qu’il appréciait le voir se tendre et onduler sous son objectif mais c’était avant tout la manière dont elle l’utilisait. Tout son corps semblait se tendre vers Orion comme pour exercer un rapprochement entre eux, pour connecter leurs âmes. Jamais il n’avait autant éprouvé d’érotisme, de force et sensualité en un modèle. Il ne s’était pas trompé, Mia était parfaite. Elle semblait ne possédait aucun défaut, elle avait tout pour être sa nouvelle muse. Peut-être jouait elle le tout pour le pour tout ? Comme lors d’une partie de poker ? La jeune femme s’offrait sans limite au photographe en espérant le conquérir . Orion ne pouvait rester de marbre devant ce délicieux spectacle qui réveillait en lui quelque chose qu’il avait longtemps nié et abandonné. Lui aussi souhaitait s’offrir à Mia comme elle venait de le faire pour lui.

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Lorsqu’il ressentit les spasmes de la jeune femme, preuve de sa jouissance il saisit son appareil photo et la photographia les yeux clos la bouche entre ouverte. Puis Orion la serra doucement dans ses bras et embrassa tendrement son front. Le photographe garda sa fiancée dans ses bras tout en essayant d’atteindre un drap. Il couvrit le corps de la jeune femme avec un léger sourire « Pour éviter toute nouvelle tentation » dit il en lui offrant un clin d’oeil, et en déposant un rapide baiser sur ses lèvres. « Monte dans ma chambre, tu pourras te doucher dans ma salle de bain. » dit Orion en sous-entendant que Mia passerait la nuit avec lui. Il n’avait aucune envie de la laisser partir, de se retrouver seul face à ses questions, ses nouveaux sentiments et ses démons lui murmurant que peut-être il avait rêvé. « Je t’apporterais des vêtements propres de Wendy… après tout tu as cours assez tôt demain ». Orion ne put contenir son sourire, le photographe enseigner dans la même université que Mia. Et il savait qu’elle avait cours avec lui demain matin. La première fois qu’il l’avait aperçu dans cet immense amphi théâtre il n’avait pas hésité à l’interroger sur l’histoire de la photographie. Simple bizutage ou vengeance qu’elle s’impose également dans ses cours en plus de sa vie. À sa grande surprise Mia avait fait preuve d’intelligence et de répondant. Elle aimait la photographie autant que lui. Elle n’était pas une banale amatrice ou amoureuse transie poursuivant son fiancé. Non, elle était bien plus que cela à présent.

Orion rangea son matériel, démonta le décor et les accessoires. Il frappa doucement à la porte de la chambre de sa jeune soeur qui l’accueillit avec un sourire espiègle. Le grand frère n’eut aucun besoin de parler, elle lui tendit des vêtements en conservant son sourire. Il déposa le jean et un pull fin blanc sur le bureau de sa chambre. Il entendit l’eau couler à travers la porte de sa salle de bain personnel. Il prépara un long et vieux t-shirt qu’il déposa sur son lit ainsi qu’un bas de jogging si Mia craignait d’être trop exposé. Orion laissa ces vêtements de nuit avant de se retirer dans la salle de bain commune. Ne souhaitant pas imposer sa présence à la jeune femme.

Le photographe frappa doucement contre la porte de sa chambre avertissant la jeune femme de sont entrés. Même s'ils avaient vécu un moment d’intimité ils ne pouvaient pas la surprendre nue. Il ignorait encore comment Mia se comporterait après ce rapprochement. Une discussion s’imposait entre eux, et il redoutait déjà les réponses qu’elle pourrait lui apporter. Doucement il entra après avoir eu l’accord. « Hey » souffla Orion en refermant la porte derrière lui. « Je vois que tu as trouvé les vêtements » dit il en désignant la tenue dans laquelle se trouvait la jeune femme. Cela le fit sourire, la voir dans ses vêtements était assez satisfaisant. Comme s'il pouvait la revendiquer à travers ce simple habillage. Il s’installa sur son lit et tendit la main vers la jeune femme, l’invitant à s’installer entre ses jambes, contre son torse. « Je pense qu’il faut qu’on parle. » Commença Orion en la regardant « J’ai besoin de savoir ce que tu ressens Mia… j’ai besoin de savoir où tu en es ? »



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Mia
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Cette danse pouvait ressembler au coup de la dernière chance. Pour Mia, c'était aussi une façon de s'affranchir de ce qu'on lui avait demandé d'être, toute sa vie. D'ouvrir une nouvelle porte, à l'opposé de ses lectures romantiques qu'elle chérissait tant. Elle avait voulu essayer d'être spontanée, oubliant le regard des autres – notamment celui d'Orion. S'émanciper de ce qu'on attendait d'elle pour finalement exister réellement, ne serait-ce que le temps de cette danse. C'était peut-être trop vulgaire, trop érotique. Mais Mia n'avait aucunement d'offrir des photos dignes d'un magazine play-boy pour le plaisir personnel d'Orion. Elle avait envie de n'être plus une petite fille, d'être moins craintive dans cette pièce aseptisée. Elle n'aurait jamais cru finir par embrasser Orion, par suivre son envie, ses instincts.

Spoiler:
 

Vidée de son énergie, Mia retomba doucement sur Orion, sa tête contre sa la poitrine. Elle sentit comme une sensation de froid et Orion avait déjà prévu le drap pour l'envelopper. Et elle rit à sa remarque, persuadée que même si elle avait gardé la veste en cuir, ce qui venait de se passer se serait passé à nouveau. Elle écoutait à moitié Orion, toujours plongée par le rapport qu'ils venaient d'avoir. Mia n'avait plus qu'à souhait à cet instant. Avoir la capacité de remonter le temps et de recommencer cette scène, encore et encore. Mais c'était impossible, Orion s'éloigna déjà d'elle. Elle pouffa à sa remarque sur les cours, c'est vrai qu'elle devait aller en cours le lendemain [color:48a6=663399]« Le prof et l'étudiante, c'est vraiment trop cliché ! » dit elle en sortant du garage. Mia se rendit dans la chambre d'Orion, entrer dans cette pièce la fit frissonner. Elle ne pensait pas revenir ici après ce qui c’était passé lors de l’enterrement. Préférant ne pas trop y pensait, Mia se précipita dans la salle de bain. Elle laissa le drap tombé au sol et entra rapidement dans la douche. 

Sous l'eau chaude, Mia prit vraiment le temps à repasser à ce qui venait de se passer. A cette envie d'aller plus loin, de reprendre Orion dans ses bras et l’embrasser à nouveau. Mais aussi toutes ces interrogations qui prenaient d'assaut son cerveau. Qu'est ce que ça signifiait ? Orion l'avait prévenu qu'il ne pourrait sûrement jamais l'aimer et après, il lui faisait ressentir les plaisirs les plus intenses qu'elle n'avait jamais connu. Mia ne savait plus quoi faire ni penser. C'était le doute, le nuage noir au dessus de sa tête. La chaleur la revigorait autant qu'elle la faisait douter. C'était l'enfer dans sa tête et elle eut l'impression de ne jamais pouvoir s'en sortir. Sous la douche, pour la première fois, la jeune femme voyait son corps différemment. Prenant conscience de qu'elle était, qu'elle était devenue une femme. Elle ne pouvait plus ignorer ce fait. Lorsqu'elle était vierge de toute relation charnelle, c'était facile, c'était simple. Avec Orion, elle découvrait bien trop que rien n'était aussi simple. Elle repensa à leur ébat, à ces décharges électriques qui lui parcouraient tout le corps. Elle avait l'impression de sentir à nouveau ses lèvres contre sa peau, ses dents sur sa poitrine. Mia tourna violemment le robinet d'eau froide pour redescendre sur terre.

C'est en en sortant de sa douche que Mia remarqua une chose indispensable. Elle n'avait pas repris ses vêtements. Elle enroula une serviette autour de son corps et sortit de la salle de bain, le cœur s'emballant à l'idée qu'Orion puisse être derrière. Elle pensa doucement sa tête avant de remarquer qu'il n'y avait personne dans la chambre mais des vêtements avaient été posés sur le lit, des vêtements qui n'étaient pas là quand elle était sous la douche... Mia sourit et enfila la tenue apportée par Orion. Elle attrapa le bas du T-shirt et le porta à son visage, espérant retrouver son odeur dessus. Dommage il ne sentait que la lessive... A nouveau seule dans cette pièce, Mia se permit d'observer la chambre d'Orion. C'était là qu'il avait grandi, qu'il avait créé son univers. La jeune femme se doutait que ses parents – surtout sa mère – n'avaient rien touché depuis le jour de son départ. La chambre avait dû rester intact depuis qu'il avait dix huit ans. La chambre d'un ado laissé en suspend, en dehors du temps. Parmi les posters accrochés – de films ou de groupe de musique – Mia découvrit un panneau accroché au mur. Une sorte de mooodboard. L'étudiante en art reconnut quelques clichés très connus de grands photographes mais aussi des photographies qu'elle n'avait jamais vu. Mais sans devoir chercher bien loin, elle se douta qu'elles appartenaient à Orion. Il avait déjà son propre style, prenant inspiration parmi ses idoles pour ensuite se démarquer, ajouter sa touche personnelle. Comme elle l'avait fait au début qu'elle s'était mise à la photo d'art. En fait, ce n'était pas le studio d'Orion qu'elle aurait dû demander de visiter mais sa chambre. Il faut bien dire qu'il y a encore peu, Mia redoutait cette pièce. Son premier aperçu lui avait glacé le sang. Et elle n'osa pas se l'avouer mais elle continuait à ne pas s'y sentir à l'aise.

Mia était toujours face à ce panneau quand on frappa à la porte. Mia afficha un sourire timide « hey » lui retourna t'elle tout aussi timide. Ils avaient l'air de deux ados, maladroits et un peu gauches. Elle jeta un coup d'oeil rapide à sa tenue « Oui merci, j'ai oublié de reprendre mon uniforme en quittant le garage » comme si son inconscient n'avait pas envie de partir alors que son conscient lui répétait que ce n'était pas une bonne idée. Pourtant, elle n'avait pas envie de partir. Elle attrapa la main que lui tendait Orion et s'installa à califourchon sur lui, caressant doucement ses joues du dos de ses doigts. Elle ne pourrait jamais se lasser de son visage, de ses yeux qui la regardaient comme si elle était un petit être fragile à couver. Mais il avait raison il fallait qu'ils parlent. Même si Mia commençait à douter ce qu'elle allait lui dire. Elle soupira profondément, baissant les yeux pour trouver la meilleure formulation possible, jusqu'à se rendre compte qu'il n'y en avait pas. « Je... je ne sais pas Orion... » Dans son regard, elle comprit que ce n'était pas vraiment la réponse qu'il attendait. Elle aussi, ce n'était pas ce qu'elle avait envie de dire. Mais c'était ce qu'elle ressentait. Elle était perdue, elle ne savait plus quoi penser, quoi faire. Elle avait besoin qu'il la guide, sans être sûre que ça soit la meilleure idée non plus. Elle reprit alors, essayant de nuancer son propos « Enfin, si je sais ce que je ressens, ce que j'ai toujours ressenti pour toi. » Ce n'était plus le dos de ses doigts qui lui caressait la joue, elle avait doucement déposé sa main sur son visage, son pouce continuant à effleurer doucement sa peau. Elle le couvait de son regard, ne pouvant cacher les émotions qui submergeaient son coeur. Elle avait envie de lover contre lui, que tout soit plus simple « Mais avec ce que tu as dit juste avant qu'on commence... » Le nouement de gorge la prit sans qu'elle ne puisse y faire quoique ce soit « Tu ne savais pas si tu serais capable de m'aimer et là... » Pas la peine de remettre des mots sur ce qu'il s'était passé. Un moment de laisser à aller, un dérapage ou un réel désir sous-jacent, Mia ne saurait le dire. Elle avait eu envie de lui et l'idée de ne plus l'embrasser, de ne plus le toucher – et qu'il ne la touche plus – lui donner la nausée « Je ne sais plus quoi penser. Je ne peux pas te force à m'aimer mais je ne veux pas être ton jouet... » Ca serait trop dur. Le cœur de Mia ne pourrait résister à cela, elle ne pourrait pas tenir sur le long terme. Et pourtant le désir de gouter à ses lèvres montait en elle. Assise sur lui, elle avait envie de les découvrir comme il l'avait découverte aujourd'hui. Elle rêvait que ce qui c'était passé dans le garage ne soit pas qu'une unique expérience. Que ce soit quelque chose de plus fort, de plus durable. « Ce n'est pas dans ce sens là que les choses devraient arriver... On ne tombe pas amoureux de quelqu'un en lui faisant l'amour, on lui fait l'amour parce qu'on est amoureux. » Et Mia n'était pas sûre que cela marcherait comme ça pour Orion et elle savait que trop que ça ne marcherait pas pour elle. Aucun des deux ne pourrait s'en sortir indemne de ce genre de jeu. Elle rêvait de pouvoir le croire mais le souvenir de cette femme, allongée sur ce même lit, gémissant sous l'assaut de ses reins, planait toujours et hantait Mia qu'elle pouvait être cette chose.

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