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 Everybody lies [PierreHope]

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PierreHope
PierreHope
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INSCRIPTION : 27/04/2019
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UNIVERS FÉTICHE : ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Pigeon

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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par malchance , je suis célibataire et je le vis pas super bien.
ColinWoodell :copyright: listal.com


J'entendais sa voix dans les limbes. mais non, c'était impossible. Taby pleurait. Je n'aimais pas qu'elle pleure, j'aurais tout fait pour qu'elle ne pleure plus jamais. Justin... Où était Justin?

À nouveau sa voix. Lui. Julian. Mais je lui avais dis de s'en aller. Il m'avait dit de me casser. Plus jamais je ne devais l'entendre, sa voix. Ou alors au détour d'un film que je ne souhaitais pas voir. Et puis... Ça n'était pas lui. Pas "mon" Julian. Stan, Julian... Mon cerveau s'embrouillait, je ne savais plus qui il était. Et je me torturais inutilement: ni l'un ni l'autre ne faisait plus partie de ma vie.

"C'est bon Frobisher tu es libre."
La lumière, blanche, éblouissante, trop forte. Beaucoup trop forte. Je me redressais péniblement et tentait de me mettre debout en m'appuyant sur le mur. Mes sens me revenaient peu à peu, ma tête pulsait de nouveau violemment et je sentis son odeur. C'était impossible. C'était n'importe quoi. Il fallait que j'aille faire un scan, tout était détraqué  là-haut. Et puis je le vis, sa haute silhouette emplissant l'espace de la porte. Je l'aurais reconnue entre mille. Je me figeais.

"Génial j'ai des hallus maintenant...".
Mais l'hallucination bougea pour me foncer dessus et je rentrais instinctivement la tête dans les épaules en me crispant: hallu ou pas, ce gars ne voulait plus me revoir. Il venait terminer son boulot en me brisant physiquement après m'avoir brisé émotionnellement. Tant pis, qu'on en finisse. J'en ai marre de tout ça.

- Merde Nick qu'est ce qui s'est passé? Pourquoi tu as été te battre comme ça?
Je sursautais autant par surprise à la douceur de ce contact qu'à la douleur qu'il provoquait, autant sur ma chair que dans mon cœur.

Bon il était bel et bien là. Et il s'inquiétait. Il engueulait le policier. Je restais bêtement à le regarder, le trouvant encore plus beau (bien qu'un peu plus flou) que dans mon souvenir. J'étais à deux doigts de blottir ma tête dans sa grande paluche. Tant pis s'il ne voulait plus de moi, il fallait pas (m'attirer) me toucher. Fallait pas tant donner. Moi j'étais trop en manque de son contact. De sa peau sur la mienne.

Et puis son visage déformé de colère voir de haine de ce matin me revint en mémoire et se superposa. J’attrapais sa main qui était toujours sur ma joue et la repoussais doucement:
"C'est bon je vais bien.".
Et je passais en me collant dos au chambranle de la porte, sans le regarder, tentant de ne pas penser à mon corps qui frôlait le sien par cette action. Je lançais au flic en m'éloignant d'un pas pressé:
"On s'en va.".
Mais évidemment le poulet me rattrapa et me dit que non, je devais signer je ne sais quel papelard à la con. J'ignorais le regard de Julian que je sentais peser sur moi tandis que je déchiffrais difficilement le papier en le collant presque à mon nez: j'avais perdu mes lunettes dans la "bataille" ou elles étaient pétées. Toujours est-il que je ne voyais rien de net au delà de mon bras. Une fois signé, j’eus droit à un rendu de mes affaires personnelles et d'un "bonne soirée" que je ne rendis pas. J'avisais en passant la cellule libre à côté de la mienne: Tabata et Justin devaient déjà être dehors.

Enfin de l'air. Le baiser frais de la nuit.

J'emplissais mes poumons et aperçu non loin une forme de Taby, le visage blottit dans le cou d'une plus grande forme qui ressemblait à Eliott. Il lui chuchotait quelque chose avant d'embrasser sa joue et de poser sa main sur sa tête, la serrant contre lui. Ce spectacle provoqua en moi une bouffée de tendresse qui me fît sourire malgré moi: ils étaient tellement mignons... Les senteurs de Julian me rattrapèrent et je m'assombris. Nous aussi on l'avait été.

Je reconnus la silhouette trouble de Justin posté de l'autre côté de la petite rue et qui parlait à grands gestes au téléphone: j'en connaissais un que maman allait dépouiller dès qu'il rentrerait... Je traversais et l'observais: ouf à part un nez visiblement cassé (bah quoi j'étais éthologue moi pas médecin) et deux doigts qui visiblement refusaient de tenir son portable, il avait l'air bien. Il raccrocha et me dis qu'il était soulagé que je sois réveillé.
"Eh la belle au Bois Dormant, t'as fais flipper Taby! J'ai commandé un bUber on est loin de là où j'ai garé la bagnole. ".
Son sourire disparu en regardant derrière moi. Visiblement, Julian était toujours là. Je posais ma main sur son épaule et lui dis d'un ton rassurant:
"Rentre rassurer les parents, maman doit se faire un sang d'encre et papa relire pour la quinzième fois la même ligne d'un de ses romans policiers soporifiques. Et demain tu vas à l'hôpital checker tout ça, ok?".
J'appuyais sur son nez provoquant un petit cri de douleur qui me fis marrer de manière peu altruiste.

Il était évident que Taby rentrerait de son côté et qu'elle avait trouvé quelqu'un pour la choyer. Moi... Le taxi arriva et Justin me jeta un regard interrogateur. Je secouais la main pour dire "vas-y je me débrouille.". Il regarda d'un air incertain sur le trottoir d'en face et hocha la tête avant de s'engouffrer dans le véhicule et de partir.

Je me tournais et traversais pour rejoindre la forme que j'avais la plus aimée au monde: celle de Julian. Et que j'aimais toujours plus que toutes les autres comme un crétin, incapable que j'étais de passer à autre chose. Mais Taby me sauta au cou et posa ses lèvres sur ma blessure en exprimant son soulagement et en criant et riant à la fois:
"Baiser magique! Tu es tout réparé!".
Je m'esclaffais faiblement: si seulement ça marchait aussi pour les blessures affectives... Je l'engueulais pour avoir pris part à la baston et me récoltais une tape: elle avait été bien amochée, un joli bleu ornait l'un de ses yeux. Mais sinon elle allait bien et me le répéta jusqu'à ce que je sois rassuré, me glissant en murmurant qu'elle avait chopé le plus bel infirmier du quartier et que ça valait bien un coquard et quelques égratignures. Puis elle rejoignit Mister Sexy que je crûs voir hocher la tête à mon adresse. Dans le doute, j'hochais aussi la mienne et revenais à mon mouton. Enfin mon ourson. Enfin à Julian qui avait patiemment attendu que j'en termine avec tout ce petit monde.
...
D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il avait attendu?

Je ne voyais pas bien son expression mais je n'osais pas m'approcher plus près que je ne l'avais déjà fait.
"...Pourquoi tu es là?".
C'est vrai ça. Qu'est ce qu'il fichait là?
Une bande de garçons sortit du Poste de Police en se congratulant bruyamment et je reconnus la voix du blaireau qui m'avait pété les couilles.
"Eh Msieur River, à bientôt hein! Encore merci!".
Je mis quelques secondes à analyser et les pièces du puzzle se mirent d'elles-même en place: Tabata avait appelé Eliott. Julian était dans le coin. Tab avait sans doute balancé que j'avais pété la tronche à un fan. Il était venu préserver son public adoré... Et après tout, je ne pouvais pas lui en vouloir: c'était son gagne-pain.

Mais cette main sur ma joue? Son air si inquiet?
"Une réminiscence, rien de plus.".
Beaucoup de gens restaient amis avec leur ex après tout... Oui mais moi déjà j'avais pas dis "va-t'en" pour dire "c'est fini" mais "tu m'as fais du mal j'ai besoin de réfléchir" mais visiblement pour lui, c'était une rupture. J'avais été maladroit. J'avais été blessant et jugeant. Mais... Il m'avait menti. Et ça ne passait pas. J'ai envie de dire "pas encore" mais s'il n'y avait plus rien entre nous sauf un amour passé... Alors quelle importance?

Mais pourquoi une part de moi refusait-elle farouchement de s'y résoudre? J'aurais pu lui pardonner. On aurait pu continuer.

Qu'est ce que lui voulait vraiment...? J'étais perdu.

Je frissonnais dans le vent qui fouettait la rue d'une puissante bourrasque, faisant rouler une canette vide sur le macadam d'un noir profond. Les crétins étaient partis. Je frottais mes bras pour me réchauffer: où était mon blouson? Ah oui, je l'avais laissé sur le siège au food-truck... Pfff. J'étais sans paletot et sans binocles, avec une moitié de visage tuméfiée. Il était beau le Nick Frobisher.
"Tu veux savoir pourquoi j'ai fracassé cette tronche de cake avec une chaise, hein?".
Je m'étais rapproché pour voir ses traits. M'en foutais d'être proche de lui d'abord. Il aurait qu'à me redire de me casser si je le collais trop à son goût.
"Tu veux vraiment le savoir?".
Et je m'approchais encore je voyais bien ses yeux maintenant. Ses prunelles bleutées. Tellement bleues... Et puis cette barbe... Putain mais il était trop beau avec sa pilosité faciale bien travaillée là.
... Pffff. Maudits sentiments. Je n'avais qu'une envie, me blottir contre lui, lui dire que tout était pardonné, le supplier de revenir avec moi et de jouer le veille-malade pour le reste de la soirée (ou de la nuit... Quelle heure il était au fait?).

Je résistais, me faisant violence pour ne pas poser ma tête sur son grand torse si attirant et je croisais les bras en me mordant la lèvre inférieure: est ce que je devais lui dire pourquoi? Si VRAIMENT il était passé à autre chose... Si je n'étais déjà plus qu'un mec du passé à ses yeux et s'il n’envisageait plus d'avenir entre nous...
"C'est... C'est parce qu'il a manqué de respect à... À une personne qui compte beaucoup pour moi. Et qu'il a insisté lourdement. Et...".
"Et que je t'aime putain, je t'aime moi. Comme un ouf.".
Mais je ne pouvais pas dire ça. Je n'en avais plus le droit. Je me demandais aussi pourquoi le mecton lui avait dit "merci". Mais ça non plus je ne me sentais plus en droit de le demander. Il n'avait aucun compte à me rendre. Il gérait sa vie comme il l'entendait et s'il avait envie de s'acoquiner avec une bande d'anthropopithèques décérébrés qui rêvaient de prendre sa (GROSSE) bite au cul... C'était son droit.
C'était son choix.

La solitude s'insinua à nouveau en moi, implacable. J'avais mal. J'avais froid. J'avais faim. Je ne voyais pas à 100m devant moi... Et j'avais perdu l'homme de ma vie.
Je ne voyais pas ce qui pourrais m'arriver de pire. Oui, même s'il me sortait des horreurs au moins, ça serait clair cette fois. Et peut-être que j'arriverais enfin à ne plus l'aimer ni à espérer.

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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Je m'attendais à cette réaction. J'avais agi sans réfléchir, laissant parler ce que je ressentais. J'étais resté l'ancien Julian, le Julian qui était son petit ami, qui avait encore le droit à ces gestes tendres, à montrer son inquiétude, qui pouvait prendre soin de lui. J'avais oublié que je n'étais plus ce Julian là. J'étais le connard qui l'avait trahi, qui lui avait du mal en lui mentant, qui avait fait des choses dégueulasses dans son dos. Et ce Julian là n'avait pas le droit de s'inquiéter comme il le faisait.

Je me doutais qu'il allait repousser ma main mais ça faisait quand même mal. Je laissais retomber mon bras alors qu'il me répondait froidement.

"C'est bon je vais bien. On s'en va."

Je le regardais partir, se tortillant pour passer le plus loin possible de moi et ne pas me toucher. Ca faisait mal mais j'accusais le coup sans rien dire. Je ne pouvais même pas lui en vouloir de me faire souffrir comme ça. J'étais celui qui avait fait le plus mal à l'autre dans cette histoire. J'étais celui qui avait tout gâché. Alors je le méritais.

Je le suivais, me forçant à rester à distance de lui pour ne pas le gêner, me retenant d'aller vers lui pour le soutenir. J'avais remarqué ses difficultés à lire le bout de papier du flic. Il avait du perdre ses lunettes ou ses lentilles durant la bagarre. Je me forçais à me contrôler maintenant, restant à distance de lui pour ne pas le mettre mal à l'aise. Mais je restais là, le suivant à distance alors qu'il allait dehors.

Je ne pouvais me résoudre à partir maintenant. J'étais venu pour lui, parce que j'étais mort d'inquiétude. Je ne partirais que quand je serais certain qu'il allait bien, et ça même si ma présence le gênait. Je ne me sentirais pas bien tant que je n'étais pas certain qu'il était en sécurité.

Je le rejoignis dehors, dans le froid de la nuit. Et forcément, comme si je ne me sentais pas assez mal comme ça, je tombais sur LUI. Lui alias Justin alias le connard qui avait détruit en un week end tout notre couple. Le petit enfoiré qui n'avait pas pu s'empêcher de foutre son grain de sel dans notre histoire, la foutant en l'air au passage. Le petit connard qui avait parlé avant que je ne puisse le faire moi. Peut être que tout aurait été différent si c'était moi qui avait révélé la vérité à Nick. Je l'aurais fait au bon moment. J'aurais attendu qu'il soit prêt et je lui aurais dit les choses en douceur. Il m'en aurait peut être voulu sur le moment mais ça aurait pu s'arranger. Je serais peut être encore avec lui aujourd'hui. On serait peut être blottit l'un contre l'autre sur son canapé, à regarder pour la centième fois le roi lion. On serait bien, ensemble, au lieu d'être devant ce commissariat à se geler le cul. Mais on ne l'était pas, on le serait plus jamais, parce qu'un petit con n'avait pas pu tenir sa langue et s'était mêlé de ce qui ne le regardait pas.

J'avais détourné mon regard, surtout pour ne pas le voir, pour ne pas voir sa petite gueule de connard que j'avais envie de fracasser sur le trottoir. Je me détournais pour tomber sur Eliott et Tabata. C'était pas mieux comme vue en fait... Ils étaient là, enlacés tous les deux, Eliott se montrant tendre avec la jeune femme. Et après il voulait me faire croire qu'il n'y avait rien que du sexe entre eux. Mais bien sur.... Je le cuisinerais plus tard à celui là. Quand ça irait mieux. Quand je n'aurais plus envie de passer mes journées roulé en boule chez moi avec une bouteille d'alcool, quand j'arriverais à me réjouir sincèrement pour lui et pas à être dévasté, rongé par la jalousie.

Alors je redétournais mon regard pour me fixer sur un petit cailloux au sol que je baladais du bout de ma chaussure. J'attendais de voir ce qui allait se passer. Eliott allait surement raccompagner Tabata et profiter avec elle d'une séance de calins pour la consoler. J'aurais bien fait pareil. Je voulais pouvoir le prendre dans mes bras, le rassurer, lui dire que je ne laisserais plus rien lui arriver, que j'étais là pour prendre soin de lui, que je l'aimais plus que tout. Mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais que le regarder, impuissant, discuter avec son frère et certainement repartir avec lui. Au moins je serais soulagé, il serait en sécurité avec Mister Connard le briseur de vie mais à ma grande surprise il le salua et le laissa partir seul dans le taxi.

Je le regardais revenir vers moi, un peu anxieux. Ca y est ça allait être ma fête. Il allait me gueuler dessus. Je n'étais pas prêt à ça. Je ne pourrais pas le supporter, pas une deuxième fois. Je voulais bien tout encaisser pour être sûr qu'il aille bien et qu'il rentre en sécurité, mais pas ça, pas une seconde fois.

Je me préparais à encaisser tout ça sans broncher quand Tabata vint à mon secours. Intentionnellement ou pas ça je n'en avais aucune idée. En tout cas elle le ralentit en se jetant sur lui. Je détournais les yeux, je faisais que ça finalement, alors qu'elle lui disait au revoir. Je la laissais retourner avec Eliott, me retournant vers Nick pour la dernière fois, pour l'affronter.

"...Pourquoi tu es là?"

Parce que j'étais fou de lui. Parce que je ne pouvais rester chez moi rongé par l'inquiétude alors qu'il venait de se faire tabasser et arrêter. Parce que je tenais vraiment encore beaucoup trop à lui pour l'oublier et que ce n'était pas prêt d'arriver. Mais je ne pouvais pas lui dire. Je n'étais pas certain qu'il l'accepte, qu'il le prenne bien et qu'il n'ait pas envie de me hurler dessus. Parce que vraiment, si je tenais autant à lui, pourquoi je lui avais menti? Et la seule réponse que j'avais, je la trouvais trop pathétique pour oser la lui sortir. Je me l'étais répété sans cesse, me convainquant que c'était une bonne excuse, je me rendais compte à quel point j'avais pu être ridicule.

J'ouvrais la bouche pour lui répondre. Je ne savais pas quoi lui dire. Il allait très mal prendre ce que je lui dirais mais je ne pouvais pas rester sans rien dire. Sauf qu'ils arrivèrent. Je soupirais alors que le groupe de gamins débiles me saluaient à grands gestes. J'allais souffrir avec eux je le sentais mais pas le choix. C'était ça ou le laisser en prison. Ca valait le sacrifice. Je les saluais vaguement, espérant qu'ils comprendraient et qu'ils partiraient.

Je me retournais finalement vers Nick, soupirant, commençant à être fatigué de toutes ces interruptions. Il s'était rapproché de moi entre temps, beaucoup trop rapproché. J'avais peur, peur qu'il ne me frappe à mon tour. Bon avec sa force de mouche je doutais qu'il me fasse vraiment mal physiquement, moralement par contre... J'étais déjà tellement mal qu'un coup en plus ne ferait que m'enfoncer davantage.

"Tu veux savoir pourquoi j'ai fracassé cette tronche de cake avec une chaise, hein? Tu veux vraiment le savoir?"

Je hochais légèrement la tête, sans pouvoir rien dire de plus. Je me demandais ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour agir ainsi. Ca lui ressemblait tellement peu de faire ça que j'avais du mal à le comprendre.

"C'est... C'est parce qu'il a manqué de respect à... À une personne qui compte beaucoup pour moi. Et qu'il a insisté lourdement. Et..."

Je comprenais mieux. Ils avaient du faire des remarques lourdes à Tabata et il n'avait pas aimé ça. Elle était parfaitement de taille à se défendre mais il était comme ça Nick, il ne pouvait s'empêcher de voler au secours des personnes qu'il aimait. C'était une des choses qui faisait que je l'aimais tellement.

Je soupirais et retirais ma veste en le voyant trembler de froid. Il avait du perdre le reste de ses affaires dans la bagarre. En tout cas il était là, littéralement gelé, je pouvais voir la chair de poule sur ses bras, sans ses lunettes. Je passais doucement le vêtement sur ses épaules, retenant mon envie de le prendre dans mes bras pour le réchauffer.

- Je vais appeler un taxi pour te ramener chez toi. Il se fait tard et...

Et je devais bosser demain. Non mauvaise idée. Il était préférable que je ne parle pas de mon travail, pas devant lui. Ca serait raviver ses blessures. Il avait pris en pleine gueule le fait que je bossais dans l'univers du porno, il n'avait pas besoin que j'agite mon boulot sous son nom maintenant.

Je restais silencieux durant les quelques minutes que mis le taxi à arriver. Je lui tenais la porte et le laissait entrer avant de m'installer à mon tour de l'autre côté de la banquette. Je donnais son adresse au chauffeur et le laissais nous raccompagner dans un silence pesant. Les minutes me semblèrent durer une éternité avant qu'on ne se gare devant chez lui. Je demandais au chauffeur de m'attendre un instant tandis que je descendais avec lui de la voiture.

- Voilà... tu es rentré. Je...

Je baissais les yeux en soupirant. Je n'avais toujours pas répondu à sa question, au pourquoi de ma présence dans ce commissariat.

- J'étais avec Eliott quand Tabata a appelé. Il m'a dit que vous étiez au poste parce que vous vous étiez battus. Je... je ne pouvais pas rentrer chez moi sans rien faire. Je voulais être sur que tu allais bien. J'étais inquiet et... je suis désolé.

Désolé de m'être inquiété, de m'être imposé à nouveau dans sa vie alors que tout était terminé entre nous.

- Et... je suis désolé pour ce matin, de m'être énervé. J'étais pas vraiment bien. Il y avait Leo qui m'emmerdait et... je ne m'attendais pas à te voir là. Je ne voulais pas te voir là d'ailleurs, j'aurais préféré éviter que tu me vois dans... dans ce genre de situation et...

Et j'aurais préféré qu'il ne voit jamais un seul de mes films, mais c'était trop tard pour ça.

- Excuse moi....

Je soupirais. Le froid commençait à se faire sentir. Maintenant que je n'avais plus ma veste, mes bras nus étaient exposé au vent glacé. Dans la voiture le compteur tournait toujours alors que le chauffeur semblait râler de devoir m'attendre.

- Je vais y aller. Repose toi et... montre tout ça à un médecin toi aussi.

Je lui dis un pauvre sourire avant de monter dans le taxi.

- Bonne nuit Nick...

Je gardais mon je t'aime pour moi. Je le pensais. Je l'avais eu sur le bout des lèvres. Mais je l'avais gardé pour moi. Je ne l'avais murmuré que plus tard, dans les derniers instants où j'avais vu sa silhouette avant qu'elle ne disparaisse au détour d'un virage.

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J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par malchance , je suis célibataire et je le vis pas bien du tout.
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Il ne m'avait pas dit de me casser.
... Mais il ne m'avait pas non plus répondu.

Il ne s'était pas éloigné...
Mais il n'avait pas non plus esquissé le moindre geste.

Et le voilà qui soupire... Ouais carrément. Je le saoule avec ma rebellion d'ado qui casse le nez à autrui? Eh mec, si ça t'emmerde tant que ça, j'avais rien demandé moi. Repars péter des rondelles pour la postérité et fou moi la p...

Le froissement d'un vêtement. La lourdeur du tissu. Sa chaleur et son arôme imprégnées.
... Mais pourquoi il faisait ça? Est ce que c'est un truc qu'on fait envers son ex? Pourquoi il prenait soin de moi comme ça? J'aurais voulu lui dire d'arrêter. Ça faisait trop mal. Beaucoup trop mal. Je préférais presque quand il me hurlait dessus. J'aurais pu apprendre à le détester. Même un peu. Ça serait quand même plus simple s'il était juste le grizzli tout pas beau de ce matin. S'il ne redevenait pas mon gentil ours Julian que j'adorais tant.
Non mais le coup du manteau quoi...
...
... Rien à foutre je le lui rendrais pas.

- Je vais appeler un taxi pour te ramener chez toi. Il se fait tard et...
Et quoi? Non mais oh j'avais pas 8 ans hein je pouvais très bien rentrer en bus! Mouais pas sûr qu'ils circulent encore à cette heure de la ... heu... nuit? Mais je pouvais très bien appeler moi-même un...
Je sortais mon mobile et constatais qu'il était définitivement foutu. Il avait résisté à ma colère à mes larmes, mais pas à un gros phacochère boutonneux qui m'était rentré dedans. Génial. Pas la peine de regarder mon portefeuille j'avais à peine de quoi me payer un burger... Et j'avais foiré mon code 3 fois au food-truck, ma carte de crédit était donc bloquée. C'était Taby qui avait régalé. Ah mais oui je cumulais moi. Mais j'avais l'habitude hein: si une connerie traînait, je me la prenais. Ohhh un beau gosse qui s'intéresse à moi (et pas qu'à mon cul!) mais tout est parfait dans le meilleur des mondes  dit donc! (bon il  a une grosse bite et ça faisait mal au début mais pas grave ça a aussi ses avantages hahaha). Ah oui oui petit défaut de fabrication: il ment comme il respire mais c'est pour la bonne cause vous comprenez? C'est pour vous faire souffrir plus tard, c'est plus rigolo comme ça non? Une fois que vous aurez bien tout construit et tout et tout...

Menteur.
Gentil menteur.
Et du coup, il la jouait taiseux. C'est sûr que s'il ne parlait pas il ne risquait pas de mythonner. (Et vas-y qu'en plus je suis galant et je te tiens la porte! Non mais je la voyais très bien la poignée elle était heu... Quelque part sur la portière. J'avais même pas besoin de donner mon adresse, royal! La Reine de Saba herself!). Ou alors on n'avait plus rien à se dire. Il ne voulait plus me parler. J'étais un gros boulet dont il devait s'occuper parce qu'il avait eu le malheur de sortir avec moi et il se sentait redevable de je ne sais trop quoi. Et moi je me forçais à tourner en ridicule tout ce qu'il faisait pour tenter d'égratigner un peu cette image d'homme charmant que je gardais de lui et qu'il me rappelait par toutes ses troublantes attentions. Il pouvait pas JUSTE me laisser le détester pour que j'arrive à le laisser partir?

Jamais trajet ne me parut plus long. Je regardais sans les voir les lumières scintillantes de la  vie nocturne. Le souvenir de la première fois où il m'avait ramené chez moi revient me hanter et me torturer. Je m'accrochais à son blouson comme à une bouée et posais mon front contre le carreau qui se recouvrait peu à peu de buée. Il y avait un vide froid, impersonnel et cruel entre nous sur cette banquette. J'avais l'impression de mourir à petit feu à être si proche mais si loin de la personne que j'aimais. Comme l'avoir de l'autre côté d'une vitre où je ne pourrais pas le toucher. Où je pourrais juste le regarder. Et même juste le regarder... Je n'osais même plus.  On était arrivés. Il n'avait pas décroché un mot. Je devais vraiment le mettre mal à l'aise... Inutile de se torturer plus longtemps.

Je descendais sans un au-revoir au chauffeur et m'apprêtais à lancer un "merci je te rembourserais" quand je l'entendis dire au conducteur de l'attendre. Je claquais la porte et m'éloignais de quelques pas, le regardant s'approcher avec un regard soupçonneux. Je resserrais sa veste autour de moi: il voulait sans doute la récupérer mais moi je voulais pas. Je faisais un caprice de gamin. Je me faisais du mal. Mais sa veste, je lui rendraisi pas. Na. Il pouvait bien me laisser ça de lui non? C'était pas cher payé pour un cœur brisé.
- Voilà... tu es rentré. Je...
Nan nan nan tu l'auras pas ton manteau. Grrr. pas touche. C'est namoi maintenant. Rien qu'à moi d'abord. Et le voilà qui soupire à nouveau. Halala que c'était chiant d'avoir eu pour amant un Nick Frobisher! C'était chiant ces machins là hein, ça s'accrochait!

- J'étais avec Eliott quand Tabata a appelé. Il m'a dit que vous étiez au poste parce que vous vous étiez battus. Je... je ne pouvais pas rentrer chez moi sans rien faire. Je voulais être sur que tu allais bien. J'étais inquiet et... je suis désolé.
...
Je voulais être sur que tu allais bien..
... Hein?
J'avais envie de lui rétorquer de mon plus bel air sardonique qu'est ce que ça pouvait bien lui foutre, mais...
J'étais inquiet et... je suis désolé.
Désolé de? D'avoir bousillé notre histoire? D'être acteur porno et de te vendre ça comme si j'étais boulanger? De t'avoir gueulé dessus comme de la merde alors que t'essayes de me comprendre? De t'avoir menti?

- Et... je suis désolé pour ce matin, de m'être énervé. J'étais pas vraiment bien.
"Ah? Oh bah moi j'étais à la cool Raoul hein, tu l'as senti j'imagine?".
"Il y avait Leo qui m'emmerdait et..."
Est ce que ce mec n'emmerdait pas quelqu'un sur cette planète en fait? Le pauvre, il me faisait presque pitié... (enfin s'il ne me faisait pas autant flipper).

" je ne m'attendais pas à te voir là."
"Surpriiiise mon chéri! Le conseiller conjugal nous a dit de pimenter notre relation pour raviver la flamme! T'es pas content??".
"Je ne voulais pas te voir là d'ailleurs".
Haaa? J'avais pas remarqué oh ben ça alors! Quel acteur tu fais! Hahahahahaha!
"j'aurais préféré éviter que tu me vois dans... dans ce genre de situation et...".
Là je tiquais. Il voulait quoi à la fin? C'était son job oui ou merde? C'était un job comme un autre OUI OU NON??? Est ce que je lui péterais les couilles s'il venait me voir au taff et que j'étais en train de secouer une éprouvette, hein??? EH BEN ASSUME BORDEL!!!

"- Excuse moi....".
Encore une fois, je me demandais pour quoi exactement il s'excusait. Est ce qu'il était désolé pour... tout? Est-ce qu'il s'excusait juste d'avoir réagit excessivement d'être pris en plein flag de bite à l'air avec un mec mucho caliente que j'avais moi même envie de retourner sur une plage de sable fin? - ce qui sommes toute était normal, autant sa réaction que la mienne d'ailleurs. Je voulais bien lui pardonner ça. Et j'allais le lui dire mais Mister Surf soupira à nouveau. Encore. Ça faisait combien déjà? Trois? Quatre fois...? Qu'est ce que ça voulait dire?

L'autre Dopinder du pauvre derrière son volant ronchonna de manière peu discrète, sonnant visiblement la fin de ces confidences. Connard. Je lui ferais bouffer le cuir de son volant et de ses sièges à celui-là. Et sans sauce barbecue.

Il allait quand même pas me laisser comme ça...? Qu'il claque cette porte et qu'il continue. J'avais BESOIN qu'il continue moi. Je voulais pas en rester là.
"- Je vais y aller. Repose toi et... montre tout ça à un médecin toi aussi."
Bon ben visiblement... J'avais pas voix au chapitre. Je hochais vaguement la tête. S'il savait comment je m'en foutais de ma tronche tuméfiée... Ça ne faisait rien. Vraiment rien à côté de ce que je souffrais en-dedans.

- Bonne nuit Nick...
Son sourire me creva littéralement le cœur et me plongea définitivement dans des abysses de perplexité troublée. J'avais souris vaguement en retour. Je crois. Je ne savais plus vraiment. J'avais mal à la tête. Tout se mélangeait là-dedans. Je suivais la forme floue et solitaire du véhicule qui remontait la rue et empêchais ma main de se lever pour le saluer. Et paf. Souvenir mordant cruellement: quand il m'avait quitté après notre week-end. Putain ce que j'avais enduré... Mais c'était tellement tellement rien à côté de ce que là ça me faisait. Si j'avais su "à l'époque" que c'était la dernière fois que je profitais de ses lèvres, que c'était la dernière fois qu'il me prenait dans ses bras... J'en aurais profité plus. J'aurais fais les choses mieux. Tellement de choses que je ferais mieux... Mais c'était trop tard.

(... ou pas?) et si son sourire, son inquiétude, ses soupirs...
Est-ce qu'il se pouvait que...?
Non je ne voulais plus espérer. Et puis j'étais trop fatigué pour y penser. Go dodo. Je manquais de me prendre la porte d'entrée et la moitié de mes meubles avant de finir par trouver mes lunettes de rechange (des vieux trucs super laids avec les verres pas amincis et la monture de vieux garçon là... Une paire achetée, une moche offerte!) et de les poser en évidence sur la table basse. Je ne me faisais même pas l'illusion de croire que je pourrais dormir dans mon lit: trop de choses remontaient rien que sur ce canapé. Mais je n'étais plus brisé au point de dormir à même le sol. Pas encore. J'avais pas dis mon dernier mot. S'il restait une toute petite chance, eh bien je la provoquerais. Mais demain.

Demain. Dans un dodo quoi.

Je me pelotonnais tout habillé sur mon canapé, son manteau en guise de couverture et m'endormis presque aussitôt.

***

Je détestais ce job d'assistant.
Mon patron était un sale pervers qui ne faisait que reluquer mon cul.
Mais je devais aller lui porter ce dossier en urgence. Je frappais à la porte en me constituant un air neutre.

"Entrez!".

Et le voilà assis derrière son bureau Louis XVI en merisier massif, comme d'habitude, affublé de sa ridicule chemise trop blanche et trop serrée et cette stupide cravate rouge. Ce mec n'a aucun goût. Je suis persuadé qu'il n'a même pas idée de la valeur du meuble sur lequel il se tape plus de secrétaires que de dossiers. Parce que oui, il est bel homme, il le sait et en use et en abuse. Je déteste ce type. Je lui tend son dossier après avoir manqué de m'étaler sur la dalle de parquet déchaussée. Je le soupçonne de ne pas la faire réparer JUSTE pour se gausser des pauvres maladroits tels que moi.

"Bonjour Monsieur Rivers. Votre dossier.".

Le blond en face me regarde et pose ses lunettes (sans verres- non mais quelqu'un peut m'expliquer c'est QUOI l'intérêt??) avant de se lever et de tendre la main:
"Ha bonjour Nick, merci, qu'est ce que je ferais sans vous!".
Mwhaha. (Il se gausse virilement). Je me retiens de lever les yeux au ciel tandis qu'il prend le dossier et le fait tomber avec un "oups" cliché à souhait. Je soupire encore une fois et me met à quatre pattes en râlant intérieurement tandis qu'il me regarde faire: je sens son regard appuyé sur moi et surtout sur une certaine partie de mon anatomie et je m'interdis de rougir. C'est ce qu'il cherche. C'est ce qu'il veut. Mais je ne suis pas une de ses petites pimbêches qui forment son licencieux harem.

"Dites-moi Frobisher... Avez-vous pensé à l'évolution de votre carrière à nos côtés?".

Je ne prends même pas la peine de répondre et hausse imperceptiblement les épaules. Mon projet c'est de me casser dès que j'aurais trouvé un boulot ailleurs. Je l'entend qui se rapproche et me dépêche de ramasser les derniers feuillets.

"J'ai une... grosse proposition à vous faire.".

Je me tourne en remontant mes binocles qui glissent sur le bout de mon nez pour lui balancer une réponse bien sarcastique...

RP+18:
 

Mais la personne derrière la porte n'attend pas l'accord pour pénétrer dans la pièce, et je vois apparaître Tabata en tenue de soubrette avec petit plumeau, toque, volants, et tout le tralala. Elle mime épouvantablement mal le choc et crie en regardant un point fixe à gauche de la porte: une caméra. Soudain, je vois que nous sommes entourés d'une ribambelle de gens et j'entend ma meilleure amie s'écrier avec un accent de l'Est so kitsh:

"Je crois qu'il va falloir plus de serviettes!!!".

Une sonnerie retentit.
Bizarre c'est la même que celle de mon téléphone.
Mon téléphone est mort. Il ne peut pas sonner.
...

...
J'émerge dans un brouillard confus et avise mon téléphone fixe qui continue de biliper avec force. Je m'écroule du canapé et rampe jusqu'au bureau (pas un Louis machin mais un magnifique Micke suédois) d'où j'arrache l'appareil avec célérité: Seuls mes parents et mon boulot ont ce numéro. Si on m'appelle dessus, c'est que c'est important.
"Allô?".
Et ça l'est. Je ne peux masquer ma surprise en reconnaissant la voix du doyen de la faculté qui m'ordonne de le rejoindre dès que possible dans son bureau. Il a à me parler. Et sans rien préciser, il raccroche. Je reste bêtement à écouter la tonalité avant de couper la communication. Est-ce que j'ai fini par le faire péter par inadvertance ce séquenceur ADN antédiluvien? Pitié faites que non, je mettrais des années à le rembourser... Je m'habille en 4e vitesse après une courte toilette et claque la porte derrière-moi.

***

"Asseyez-vous Monsieur Frobisher.".
Je suis à deux doigts de dire "non merci" que je suis mieux debout mais je m'exécute: on ne discute pas avec le doyen. C'est l'autorité suprême. Surtout lui: c'est une pointure dans le domaine des sciences. Un mot de lui et vous pouvez passer du sommet au caniveau. Et vice-versa. J'ai retourné 400 supputations différentes sur le pourquoi de ma présence ici. Enfin l'homme de pouvoir et de savoir, me tournant le dos et admirant sa superbe vue du campus par sa baie vitrée, commence son laïus:

"Monsieur Frobisher, vous êtes un bon élément. Excellent même. Mais vous vous êtes... Laissé entraîné vers des chemins obscurs à la morale plus que douteuse depuis quelques temps...".

Il se tourne vers moi mains dans le dos mais je ne répond rien: je n'ai pas la moindre idée de ce dont il veut parler.

"Ce... Julian Stanford, c'est bien ça? Ou plutôt... Stan Rivers si j'ai bien compris. Cet homme vit dans la débauche et vous entraîne à sa suite... N'est-ce pas?".

Je suis abasourdi mais mes poings se sont serrés par réflexe sur mes genoux: je n'ose croire à ce que j'entend et surtout à ce qu'il sous-entend.

"Oh votre vie privée ne regarde que vous bien sûr, mais tout de même... Une star de la pornographie?".
Il secoue la tête d'un air navré.
"Avez-vous pensé à votre crédibilité? Et à la notre? À l'image de cette noble institution qui vous a accueillie en son sein?".

Je frémis, mais ce n'est pas de la peur. Non. Je vois maintenant où il veut en venir. Je vois très bien l'horrible type qu'il est derrière l'homme que j'admirais tant, que je voyais comme un modèle, un but ultime à atteindre. Il fait maintenant doucement les cent pas sur son tapis tissé d'Orient.

"Cela étant, passons, vous êtes jeune: on fait des erreurs quand on est jeune. On est passionné, inconséquent...".
Et tout à coup, il frappe avec force son bureau derrière lequel il est revenu et m'assène d'une voix forte:
"Mais frapper des camarades dont VOUS êtes censé être le mentor du fait de votre statut, ça, ÇA ce n'est PAS tolérable Monsieur Frobisher!".
La colère me monte doucement au nez. J'aurais dû m'en douter: il a ses oreilles partout. Il est puissant. Il a ses réseaux. Je ne sais pas comment, mais il a apprit pour cette nuit.

L'homme qui serait sans doute retraité s'il n'était pas dans ce domaine d'activité s'assied et me regarde par-dessus ses doigts en passerelle.
"Je ne vais pas y aller par quatre chemins Frobisher... Nous sommes disposés à oublier ces... "erreurs de parcours" si vous vous engagez à ne plus être en contact avec cet individu et son... domaine dirons-nous. Vos travaux sont prometteurs et nous savons que vous ferez le bon choix. Pour nous... Mais surtout pour vous et votre carrière, Nick.

Je bouts. J'enrage. Tout ce mépris dans sa voix...
... Comme dans la mienne quand j'ai rejeté Julian.
Quand je l'ai jugé.

Je pourrais dire que oui, que je me suis laissé entraîné. Que de toute façon, cet homme ne veux plus de moi dans sa vie. Que c'est terminé. Que je comptais me consacrer à ma carrière de toute manière.

Mais...

"Vous avez terminé?".
J'ai parlé d'une voix calme et posée alors que chaque fibre de mon être vibre sous le coup d'une fureur qui ne demande qu'à être libérée.
"Premièrement, vous n'avez aucun droit de mettre votre nez, aussi savant soit-il, dans mes affaires privées. Aucun.".
Je pourrais aussi présenter les faits de mon point de vue: dénoncer l'irrespect et le harcèlement de ces pauvres petits étudiants maltraités par un Doctorant à la moralité et aux relations équivoques. Mais c'est peine perdue: il a déjà fait son choix. Son opinion est arrêtée et définitive. Il pense avoir le savoir universel et être dans son bon droit.  Après tout, il ne fait que protéger et défendre les valeurs et les bonnes mœurs de son Amérique pudibonde adorée... Laissez-moi rire.
"Deuxièmement, d'un homme de science à un autre... Ne croyez-vous pas que vos arguments sont fallacieux?".

Je me penche en avant et je souris malgré mon envie de lui tirer sur sa barbiche et de lui écraser dans sa face parcheminée ses petites lunettes cerclées.
"La pornographie n'est qu'un moyen pour nous, animaux bipèdes que nous sommes, d'exciter notre capacité reproductrice parfois défaillante. Mais cette capacité est plus que cela pour nous autres, les Hommes.".

Je me lève et j'accompagne mon discours de gestes tout en regardant mon auditoire unique:
"Car certes, elle a toujours pour but premier la perpétuation de notre espèce. Mais nous la pratiquons pour beaucoup pour le plaisir qu'elle apporte et non plus pour engendrer une descendance, tout comme d'autres animaux le font également. mais nous, nous en avons fait un art. Un divertissement. Une industrie qui rapporte chaque année des milliards.".

J'arrête mes va-et-vient dans la pièce et le toise d'un air narquois:
"Des milliards qu'évidemment, personne non, personne, ni vous ni moi ni ces charmants bambins à qui j'ai fermé le  clapet n'avons dépensé.".
Je pose mes mains sur le bord de son bureau. Oui j'ose. Et j'ignore ses yeux dédaigneux qui me foudroient pour mon outrecuidance.
"L'homme que vous jugez sans même le connaître, est tout aussi respectable que vous et moi. Il fait son travail honnêtement, comme tout un chacun. Il a ses rêves, ses doutes, ses espoirs, ses envies...".

Je lâche son support de travail et me recule, une ombre fugace passant sur mes traits:
"Ses déceptions... Ses regrets aussi.".
Oui je regrette. Amèrement. Est-ce qu'il est vraiment trop tard pour nous deux? Est-ce qu'on peut encore recoller les morceaux? Ré-essayer? Sans pour autant tout oublier, mais... En faisant différemment? Mieux? Sans mensonges?

"On ne définit pas une personne par son gagne-pain, Monsieur. Mais par ses qualités humaines. Sa manière de traiter ses semblables et le reste du vivant. Et par ses actes.".
Sur ces mots je me lève et passe ma veste prestement, en observant le visage toujours fermé de mon mentor.
"Ce n'est pas vous qui me virez... C'est moi qui part, Monsieur.".
J'ajuste mon col et me dirige vers la porte que j'ouvre.
"Frobisher...".
Je suspend mon geste et écoute mais sans me retourner:
"Si vous franchissez cette porte, c'est terminé pour vous. Définitivement.".
Je continue à ouvrir la porte et l'homme de science m'assène sa dernière phrase d'un ton dur qui ne souffre aucune réplique:
"J'y veillerais... personnellement.".
Autrement dit, si je ne me soumet pas, je peux dire adieu à ma carrière dans le milieu de l'éthologie. Du moins dans plusieurs États de ce pays (et quelques Institutions à l'étranger).

Dans un flamboyant sourire, je me retourne et lance mon ultime locution en retour:
"Allez-y je vous en prie. Moi ce que j'aime, c'est travailler en compagnie des animaux... Mais pas quand ils se prennent pour des humains. Non: j'ai mes principes tout comme vous, Monsieur.".

Sur ces bonnes paroles que je ne doute pas qu'il comprenne à leur juste valeur - c'est un con, mais un con intelligent dans le sens académique du terme et non adaptatif sinon il vient de se planter en beauté sur son arbre d'évolution-, je ferme la porte en bois massif derrière moi lentement et m'en vais sans un regard en arrière.

***
Je suis passé au labo pour envoyer quelques mails, récupérer mes affaires et saluer mes collègues mon carton sous le bras, en répondant évasivement à leurs questions un brin interloquées: ils sauraient bien assez tôt quel horrible dépravé je suis et qu'il fallait m'évincer pour éviter de jeter l'opprobre sur notre noble Institut. J'ai aussi appelé ma sauveuse de toujours et l'attendais sagement en sentant les regards d'incompréhensions d'étudiants connaissant ma trombine glisser sur mon modeste chargement. Mais ça m'en touchais une sans faire bouger l'autre: j'étais libre. Sans mec, sans emploi, sans avenir... Mais libre. Ma rouquine arriva dans un crissement de pneus et sauta de sa décapotable rouge criard qui lui allait tellement bien pour me prendre dans ses bras, manquant de me faire lâcher mon fardeau.

"J'ai fais aussi vite que j'ai pu! Oh mon Nicky... Ça va? Tu veux que j'aille lui rayer son gros SUV compensatoire? Que j'aille lui coller un coup de claque miche dans sa tronche ridée? Ah non je suis con ça pourrait lui plaire à ce vieux pervers....
J'éclate de rire: cette fille est un anti-dépresseur sur pattes.
"N'abîme pas ta magnifique poitrine pour moi Taby, ça va. Ça va très bien.".
Je charge mon carton et grimpe sur le siège passager en sautant par dessus la portière comme un gros kéké et lui demande de m'emmener à l'hôpital pour vérifier que je n'ai pas envoyé chier ma vie professionnelle sur un trauma crânien et non sur une décision objective de ma part. Une fois partis, je soupire et me détend contre le siège de cuir confortable et me laisse porter par le ronronnement puissant de la cylindrée.

Mon rêve absurde et scabreux me revient en tête et je demande à Tab si elle n'aurait pas par hasard un déguisement de soubrette dans ses placards. Elle me répond avec un sourire goguenard tandis que ses cheveux fouettent son appuie-tête, claqués par le vent:
"Pourquoi Nicky? Tu comptes reconquérir ton blond en réalisant son fantasme le plus inavouable? C'est vrai que les jupons doivent bien t'aller ma foi!".
Je ronchonne tandis qu'elle éclate d'un rire moqueur et lui dis d'oublier, que c'était juste par curiosité et demande si je peux emprunter son portable vu que le mien est caput. Et puis, je n'ai pas le numéro de l'homme que je cherche à joindre:
"Tu l'as rangé sous quoi Eliott?".
Tabata renomme tout le monde avec un pseudo de son cru dans son répertoire. Moi c'est Simba, mon frère c'est Dexter (pas le psychopate, le petit génie chimiste dans ce dessin animé super rigolo qu'on adorait regarder gamins).
"Bel Étalon".

Je ne commente même pas et me contente de loucher brièvement: tout en subtilité Taby, comme d'habitude quoi! J'appuie sur sa photo où il est endormi torse poil (voir un peu plus que ça mais je ne vérifie pas) pour l’appeler et j'entend presque aussitôt le déclic me signifiant qu'il a décroché en un temps record, ce qui m'arrache un sourire en coin:
"Tabachat? Je pensais à toi justement...".
Je retiens à grande peine un fou rire et me délecte de Tab qui vient de gémir d'impuissance en entendant son petit nom révélé à la pire personne possible: Moi. Elle sait que je vais l'emmerder longtemps trèèèès longtemps avec cette petite révélation.
"Mmmh non désolé Bel Étalon c'est Nick, Nick Frobisher... AÏE!.".
Tabachat vient de me frapper du plat de la main de toutes ses forces et continue de me rouer de petits coups:
"Tab TAB ARRÊTE!!! REGARDE LA ROUTE!!!.
Je remets le portable à mon oreille et reprend:
"Cette meuf est barge.".
"... Je sais.".
Je l'entend fouiller je ne sais quoi avant qu'il reprenne la parole:
"Et donc que me vaut l'honneur, Nick Frobisher?".
J'esquive une nouvelle tape en traître de mon amie tout en répondant
"Est-ce que tu serais dispo pour se voir disons demain? J'ai... J'ai besoin de discuter avec toi.".
Il ne répond pas un moment et je me demande s'il a entendu ou s'il ne va pas me répondre non et il aurait tout à fait le droit de le faire: il sait sans doute ce que j'ai pensé, dis, et fait. Il sait sans doute tout. L'attente me paraît interminable quand enfin, Spirit l'Étalon sauvage des rousses contrées me répond d'une voix égale:
"Ok, 15h ça te va? Je t'enverrais l'adresse du café.".
Je lui dis que je n'ai plus de portable donc que je lui enverrais le nouveau numéro via Taba... ...ta (roh lala ce que je vais m'amuser avec cette indiscrétion moi huhuhu) et je raccroche.

L'appareil sonne presque aussitôt et je vois la trombine de mon frère avec une bite dessinée sur le front apparaître sur l'écran (combien de doss' possède Taby sur chacun d'entre nous au juste...? Non je préfère pas savoir en fait).
"Ici le secrétaire de Mademoiselle Marshall j'écouuuute!".
"Nick? Putain mec je t'ai appelé 300 fois qu'est ce que tu branles???"
Ben... pas grand chose malheureusement. Je sais même plus si je sais encore me branler tiens. Mais mon frère s'en bat les coquillettes: notre mère a pété un câble hier et il a dû négocier 1/2heure cette nuit pour ne pas qu'elle vienne me pourrir chez moi et demander des explications sur mon comportement "de voyou à la petite semaine". Là il rentre de l'hôpital elle est sortie, elle répond pas au tel, il a peur qu'elle fasse une connerie. Il le sent. Elle est en train de faire ou va faire une Frobisher. Une monumentale Frobisher.

Taby se gare et je descend de la voiture en tentant de rassurer mon petit frère:
"Calme-toi Justin, Maman est juste en train de boire une détox chez une copine et elle voit pas le temps passer c'est tout. Qu'est ce que tu veux qu'elle fasse de si catastrophique de toute façon?".

***

Alecia était une petite boule d'énergie sur pattes. Du haut de son mètre 60, elle prodiguait autour d'elle sourires, conseils et bonne humeur. Sur son passage, rien ni personne ne résistait à son charisme. Elle voulait quelque chose? Elle l'obtenait. Quitte à travailler dur et se sacrifier. On lui disait non? Elle le transformait en oui. En charmant, en cajolant au besoin. Sa vie tranquille de "petite bourgeoise" comme on disait, elle avait lutté dur pour l'avoir. Ça ne s'était pas fait sans heurts. Comme toute sa vie en fait. Mais heureusement sur son chemin, il y avait eu Isaac. Isaac son prétendant de toujours, celui qu'elle négligeait et dont même, elle s'amusait. Jusqu'à l'événement. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve seule, sans rien d'autre que les vêtements qu'elle portait sur le dos. Et enceinte. Honte douloureuse d'une jeune femme dont la seule faute avait été de décaler la prise de ce petit cachet rond. Oh oui elle voulait des enfants mais... Pas maintenant. Pas si jeune. Et surtout pas avec Dieu seul sait quel crétin qu'elle se tapait sans vraiment y penser. Alecia avait beaucoup pleuré, persuadé de ne jamais pouvoir enfanter suite à son geste jugé odieux et pourtant ô combien plus responsable et tout aussi respectable de vouloir attendre d'être prête et de pouvoir accueillir un enfant dans les meilleurs conditions possibles. Elle voulait le meilleur pour ses enfants, comme tout parent. Et Nick était arrivé sans crier gare. Mais cette fois-ci, elle était prête. Ils étaient prêts. Oh non, ça n'avait pas été une partie de plaisir que de le mettre au monde celui là, mais bon. Il n'y avait pas pour l'instant d'autre moyen... Sinon Monsieur s'y serait collé avec plaisir de ce qu'il disait. Chose dont elle doutait quand elle le voyait paniquer quand il se coupait avec une enveloppe et geindre comme un enfant quand elle le désinfectait "parce que ça piquait quand même".

Alecia Jorgensen n'aurait échangé pour rien au monde son douillet et peureux de mari pour rien au monde (qui chassait les vilaines araignées sous les cris de "Tue-la tue cette horreur!!!" dans la demeure familiale? Non ce n'était pas Frobisher senior en effet!), mais elle préférait gérer de porter leur descendance. Même si Justin s'était fait désirer longtemps. Très longtemps. Trop longtemps. Mais ça en avait valu la peine. Chaque larme, chaque tourment en avait valu la peine. Même si ces deux crétins de jeunes hommes avaient étiolé leur lien fraternel durant un temps. Même s'il avait fallu ouvrir les yeux et l'esprit de son mari concernant son fils aîné et le monde qui les entourait. D'avoir frôlé le divorce. Oui, tout cela en avait valu la peine. Mais voilà: alors qu'enfin son petit Nick trouvait le bonheur, et le bon, elle le sentait, elle l'avait vu, c'était lui aucun doute là-dessus, alors que ses fils étaient enfin réconciliés, alors qu'ENFIN elle pensait pouvoir se poser un petit peu et savourer une vie paisible à profiter de son amour et de sa famille heureuse et unie... Sa petite tête d'ampoule faisait n'importe quoi. Son fils! Au Poste! Pour coups et blessures! Et entraînant son cadet dans l'histoire! Ah ça, ÇA il s'en souviendrait longtemps de son savon dantesque son petit ange!

Elle avait bien essayé de lui tirer les vers du nez à Justin, mais il avait résisté à tout. Le chantage, la menace, le bon et le méchant flic (Isaac faisait un épouvantable méchant flic mais bon), la corruption, les promesses... Rien n'y avait fait. Il n'avait pas démordu de sa version où c'était lui qui avait déclenché la bagarre sur motif que des damoiseaux importunaient leur jeune amie. Non mais il la prenait vraiment pour une mamie gâteau gâteuse! Cela faisait longtemps maintenant que la petite Marshall était comme un membre de la famille. Elle la connaissait Taby! C'était sa fille. Elle avait séché ses larmes. Elle l'avait conseillé. Câlinée. Trop couvée à son goût sans doute, mais que voulez-vous, elle était comme ça Alecia: son cœur débordait d'amour. Il avait aussi débordé d'amour pour ce grand géant bien avant que son fils aîné ne daigne enfin le leur présenter. La maman avait vu l'oisillon blessé derrière la couverture d'aigle fier qu'il affichait. On ne la lui faisait pas à Alecia: elle était mère, que Diable! Elle avait passé son mensonge aussi. Isaac avait plongé évidemment... Son gentil Isaac. Sa crédulité légendaire était dépassée par celle de leur premier né. Mais qu'importe, qu'importe. Il avait ses raisons le Julian. Elle comprenait, oh oui elle comprenait: mieux que personne. Surtout qu'elle savait à présent la teneur de la duperie. Pas de quoi fouetter un chat pour elle, non non non. Nicky et sa pruderie qui faisait des cavalcades incontrôlées, elle en faisait son affaire. Quitte à égratigner son image de madone. Elle ne regrettait rien de tout cela. Jamais elle n'avait regretté ses choix quels qu'ils soient et les assumait fièrement. Et pourtant... Pourtant en entrant dans ce grand studio avec son panier sous le bras, drapé dans sa petite robe orangée à sequins dorés, elle espérait faire le bon choix. mais décidément ces deux là, si personne ne les aidait, rien n'avancerait. Et puis Julian... Non mais Julian avait bien mérité une petite leçon lui aussi.

Alors voilà le petit bout de femme s'avançant dans la lumière avec un grand sourire, escorté par un charmant homme qu'elle aurait bien goûté si elle n'avait point été mariée. Elle avait prit sa carte en promettant de réfléchir à "une carrière de Milf dans un futur incertain et en parlerait à ses amies qui se morfondaient dans leurs luxueuses résidences". Puis elle avait offert ses muffins à toute l'équipe en se présentant sous les regards amusés des uns et des autres: apparemment, le petit couple avait déjà fait des siennes auprès d'eux avec leur amourette à rebondissement. Julian était en train de se changer. Bien très bien: elle se serait fichue comme de l'an 40 d'arriver durant une scène, mais elle ne voulait point gêner le jeune homme. La mère de Nick attendit donc patiemment que la porte s'ouvre sur le grand homme blond qui avait séduit le coeur d'une des trois choses les plus chères à son cœur. Son fils avait très bon goût, il tenait ça de sa mère sans doute, ha!

Il était surpris le Stan Rivers. C'est sûr que peu de belles-mamans avaient son culot. Mais elle ferait tout pour ses fils. Vraiment tout. Même ce qu'elle s'apprêtait à faire alors qu'elle n'aimait pas ça du tout. Oh non non non: elle avait manifesté contre la guerre, la violence, sous toutes ses formes. Elle en avait d'ailleurs l’emblème de tatoué sur une partie de son anatomie. Mais parfois, seuls les gestes avaient assez de portée. Alors Alecia salua Stanford, se hissa sur ses petits pieds... Et lui colla une claque. Une petit claque maladroite qui ne fît pas grand bruit et pas grand mal, en tout cas pas au sens physique du terme. Mais qui se devait de marquer son âme à défaut de sa chair. Oh comme elle s'en voulait... Mais ce qui devait être fait devait être fait. La petite dame lui dit d'une voix claire où ne résidait aucune peur:
"Ça Julian, c'est pour avoir fait pleurer ma petite loutre.".
Elle avait bien assez appelé son fils ainsi devant lui malgré les supplications de Nicky pour qu'il voit de qui elle parlait. La femme aux yeux bleus se hissa de nouveau sur la pointe des pieds et ne pût réprimer un sourire en voyant le géant avoir un geste incontrôlé de recul: un gentil ourson. Vraiment. Un baiser fût déposé sur la joue vierge de tout contact de l'acteur.
"Et ça, c'est parce que je sais que tu es la meilleure chose qui soit arrivée à Nick et que je sais que tu vas tout faire pour te rattraper.".

Alecia lui sourit gentiment et lui tendit les muffins qu'il lui restait avant de poser sa menue menotte sur l'un des biceps de la force de la nature qu'il était:
"Tu es un gentil garçon, Julian. Je sais que tu ne pensais pas à mal. Nick a un coeur de Frobisher: il n'a pas de limites. Il te pardonnera. Il comprendra. Mais tu dois être patient, et tu dois te battre aussi, et tu vas le faire: je t'interdis de baisser les bras tu m'entends? Tu vas rendre mon fils heureux. Vous allez être les plus heureux amoureux de tout les temps.".

Elle le regarda un instant avec un tendre sourire maternel avant de reprendre:
"Je refuse de perdre l'un de mes fils. Car oui Julian: ce n'est peut être pas ce que tu veux, mais pour moi tu es aussi mon fils en quelque sorte.".
La femme dont la jeunesse avait flétrie mais se lisait toujours sur ses traits et dans sa voix ravala ses larmes qui pointaient le bout de leur nez:
"Oh je sais qu'on est pas la belle-famille de rêve, qu'on est fatiguant, envahissant, franchement bizarres dans notre genre... Et c'est pourquoi si c'est nécessaire...".
Bon, non. Elle ne finirait pas sans arriver à ne pas pleurer: l'imaginer lui brisait le cœur. Mais elle le ferait pour Nick. S'il le fallait, elle le ferait.
"C'est pourquoi si tu le souhaites... Nous... Je te confierais Nick. Laisse-le juste nous donner des nouvelles de temps en temps, d'accord? Je sais, j'ai senti ton malaise,  tu n'as pas à accepter et supporter le pack familial attaché à Nick. Et je sais que Justin mérite ton mépris, mais comme toi, il pensait à Nick. Il voulait le bien de Nick. Il aime son frère. On l'aime tous, notre petite loutre...".

Alecia fouilla son sac pour trouver un charmant petit mouchoir de tissu brodé à ses initiales (cadeau de mariage) et s'en tamponna les yeux en veillant à ne pas trop toucher à son discret maquillage.
"Je ne sais pas si tu pourras un jour trouver la force de pardonner à mon autre fils, mais je t'interdis d'abandonner Nick. Et tu n'as pas à supporter notre présence, je le comprend très bien. Oh tu ne dirais rien, tu endurerais, tu as bon cœur... Mais je ne veux pas être un problème entre vous. D'aucune sorte.".
Elle posa sa main sur la gauche du torse de Julian et tapota l'endroit où était son palpitant.
"Et si un jour tu le souhaites... Alors tu seras le bienvenu chez nous. Nous t'attendrons. Je te confie ce que j'ai de plus précieux. Parce que c'est ce qu'il faut faire, et parce que tu es celui qui lui offrira la vie dont il a toujours rêvé.".

Madame Frobisher, née Jorgensen, n'avait rien de plus à ajouter. Alors elle se tue et s'accrocha en reniflant à son petit sac, se préparant à quitter la scène discrètement. Elle avait fait ce qu'elle devait faire en tant que maman, mais aussi en tant que femme ayant aimé et aimant toujours éperdument. Ce n'était pas la famille le plus important dans la vie, oh non. C'était l'amour. Le vrai. Celui dont on rêvait tous en secret. Celui qui nous faisait pousser des ailes, qui nous poussait au plus beau comme au pire de ce que l'on était. Tel était son avis. Telle était sa vie. Telle serait celle de son fils. Elle en était persuadée.

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Beloved
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MESSAGES : 1512
INSCRIPTION : 10/07/2018
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Je ne pouvais pas dire que j'allais bien, ni même que je remontais la pente. J'étais là. Je tentais d'avancer tant bien que mal, en enfermant ma douleur dans un coin de mon esprit. Mais elle restait là, prête à ressurgir à tout moment, me submergeant à nouveau dés que je relachais mon attention. Ca avait été le cas après cette soirée. J'avais brièvement tenu à l'écart ma douleur. J'avais réussi à me concentrer sur mon boulot. J'étais sorti avec Eliott. On avait parlé de tout et de rien et j'avais presque passé un bon moment avec lui. Je n'étais pas l'ami qu'il méritait en ce moment mais au moins j'étais là, je n'étais plus la loque enfermé chez moi pleurant sur sa propre connerie. Puis il y avait eu le coup de fil... La douleur n'était pas revenu d'abord. Il n'y avait eu que l'inquiétude. Plus rien ne comptait, juste lui. Savoir s'il allait bien, s'il n'était pas trop gravement blessé. Je ne pouvais souffler qu'après l'avoir vu, qu'après avoir été rassuré sur son état. Et il allait bien, autant qu'il le pouvait après s'être battu. Il était un peu amoché mais il allait bien. C'était là que la douleur était revenue, me frappant de plein fouet. Quand la vague de soulagement était arrivée, quand l'inquiétude était parti et qu'elle avait cessé d'occulter la vérité, la douloureuse vérité. Il n'était plus mon Nick. Tout était fini. J'avais merdé et je l'avais perdu. J'étais parti, le laissant, me retenant de faire une connerie. Il me détestait je le savais et cela pour tellement de raisons. Je lui avais menti. Je m'étais foutu de lui pendant de tellement de temps. J'avais menti sur ma vie, lui cachant des choses, mentant sur certaines. Je ne lui avouais jamais où j'étais, ce que je faisais. Je ne lui avais pas présenté certains de mes amis. Je ne lui avais pas parlé de mon passé, de mes parents... Tant de choses que je lui avais caché et qu'il pouvait difficilement encaissé. Mais s'il n'y avait que ça.... il aurait pu me pardonner mes mensonges si cela avait été autre chose de moins grave mais ça... ça il ne me le pardonnerait jamais. Je le savais.

Alors j'étais rentré chez moi, le coeur en miettes. Je m'étais installé dans mon canapé, résistant à l'envie de me jeter sur l'alcool. Je tournais encore, il fallait que je sois un minimum en capacité de travailler correctement. Eliott n'était pas dispo pour venir me changer les idées. Il devait certainement être entrain de s'envoyer en l'air avec sa Tabata, en mode calin de "j'ai besoin de me sentir protégé par un homme fort et viril". Le chanceux... mais je ne pouvais pas l'interrompre. Je me dirigeais alors vers mon frigo, attrapait un gros pot de glace et un tube de chantilly qui trainait encore par là, souvenir d'une nuit un peu chaude avec Nick.

Je m'installais devant la télé, mangeant à même le pot et recouvrant le tout de chantilly. Je me rattraperais dans les jours suivants. Je ferais un peu plus de sport pour compenser, là pour le moment j'avais juste besoin de me changer les idées. Il fallait que je me fasse une raison et que je l'oublie. Je ne pouvais plus continuer de me précipiter à son secours chaque fois qu'il était mal. C'était terminé tout ça. Je n'étais plus son petit ami et je ne le serais plus jamais. J'allais devoir avancer sans lui, tenter de l'oublier. Je ne devrais plus craquer, demander de ses nouvelles à Eliott, ou lui demander de jouer les espions auprès de Tabata pour moi. J'allais le laisser tranquille, lui permettre de refaire sa vie avec un mec bien. C'était le mieux.

C'était fort de cette nouvelle résolution que j'étais parti me coucher. Je l'avais perdu mais je le laisserais en paix. Il en allait de son bien être et du mien. Je ne me doutais pas que le lendemain cette bonne résolution allait voler en éclat.

Je m'étais levé de bonne heure le lendemain, décidant de me secouer physiquement. Peut être que si je faisais semblant d'aller bien, que si je me forçais à faire des choses normales, cela finirait par être la réalité et plus seulement une comédie. J'avais enfilé un survêtement et j'étais parti courir en bord de mer. J'avais rejoins un de ces parcours de santé où se trouvait en plus d'une piste de jogging de nombreux équipements de muscu. J'avais couru, fais des tractions, des abdos. Je m'étais même forcé à sourire à un groupe de filles me matant alors que je faisais mes abdos. Je n'avais pas le coeur à les décourager en leur expliquant la vérité. Parce que je ne voulais plus penser à ma rupture, donc encore moins l'évoquer. Je ne voulais pas m'énerver. Et je ne voulais plus voir de regard déçu me fixer. Un petit sourire ça ne coutait pas grand chose et ça ne faisait de mal à personne. Juste un petit pincement au coeur... ça finirait peut être par partir ça... peut être.

Je me rendis ensuite au plateau de tournage. On approchait de la fin. On finissait notre grosse scène aujourd'hui. Avec un peu de chance on aurait tout terminé ce soir et on pourrait se reposer. Enfin j'avais encore pas mal de choses de prévu la semaine prochaine. La séance photo pour la promotion du film. Une autre séance photo pour un magazine de charme qui m'avait réclamé. Encore une autre séance photo mais pour aller avec une interview que je devais donner. Puis j'aurais quelques jours de repos. J'allais pouvoir souffler. Je chassais rapidement l'idée de mon esprit que ces jours de repos j'aurais pu les passer avec Nick, profiter avec lui après ces derniers temps où j'avais été trop pris. Ce n'était pas grave. Ce temps je le passerais à prendre soin de moi. J'avais besoin de changement. J'avais pris rendez vous chez le coiffeur pour une séance après tous mes shootings. J'allais prendre du temps pour surfer un peu. Ma planche était vieille et fatiguée. J'allais m'en offrir une nouvelle, claquer un peu d'argent de manière futile. Je ne le faisais jamais alors que j'en avais les moyens. Peut être que je retournerais un peu dans le bar gay où j'avais bossé. Je n'avais pas vu pas mal de monde que je fréquentais là bas depuis un moment, ça serait l'occasion de m'amuser un peu et de renouer avec eux.

J'étais un homme nouveau, motivé par la semaine qui m'attendait. J'avais des projets. J'allais avancer et laisser derrière moi la plus belle connerie que j'avais faite de ma vie. J'y croyais vraiment, mais une mini tornade vint tout chambouler.

Je venais à peine de sortir de ma cabine après ma journée de tournage quand je la vis. Je me figeais, choqué de la voir là. C'était tout aussi choquant de la voir elle que de voir Nick. Voir mon ex venir me voir baiser était une chose, que ça soit mon ex belle mère c'était... j'avais du mal à savoir lequel des deux était le pire tellement ils étaient horrible. Heureusement je ne tournais plus. Heureusement j'étais en civil, portant un jean avec un tee shirt sobre. C'était légèrement mieux qu'avec Nick sur ce point. Mais je flippais quand même. Qu'allait elle faire? J'avais fait du mal à son fils. Je lui avais menti. A elle aussi, je m'étais foutu d'eux alors qu'ils m'avaient accueillir à bras ouverts.

Je grimaçais légèrement alors qu'elle me frappait. Je l'avais cherché celle là aussi je ne pouvais pas le nier. Elle ne m'avait pas vraiment fait mal mais elle avait frappé quand même, me faisant passer un message.

"Ça Julian, c'est pour avoir fait pleurer ma petite loutre."

Je ne dis rien, qu'avais je à dire de toute façon. Je méritais cent fois pire que ça. Je méritais qu'elle me frappe vraiment, qu'elle me fasse vraiment mal.

Je restais figé un moment, alors que je la sentais venir déposer un baiser sur ma joue. Non mais... elle jouait à quoi là?

"Et ça, c'est parce que je sais que tu es la meilleure chose qui soit arrivée à Nick et que je sais que tu vas tout faire pour te rattraper."

Euh ouais non là par contre elle se trompait lourdement. J'étais le connard qui s'était moqué de lui et qui lui avait fait du mal, donc la meilleure chose... vu l'état dans lequel il était maintenant à cause de moi j'en doutais. Et tout faire pour me rattraper, ouais là aussi c'était compliqué. J'avais tenté de lui m'expliquer, de me faire pardonner. J'avais tout tenté mais c'était trop tard. Je lui avais fait beaucoup trop de mal pour ça.

"Tu es un gentil garçon, Julian. Je sais que tu ne pensais pas à mal. Nick a un coeur de Frobisher: il n'a pas de limites. Il te pardonnera. Il comprendra. Mais tu dois être patient, et tu dois te battre aussi, et tu vas le faire: je t'interdis de baisser les bras tu m'entends? Tu vas rendre mon fils heureux. Vous allez être les plus heureux amoureux de tout les temps."

Je souris légèrement en l'entendant faire. Elle était adorable, beaucoup trop adorable même. Oui je le pensais tout ça à un instant. J'avais cru qu'on pourrait être ensemble, qu'on pourrait être horriblement heureux. Mais c'était du passé tout ça. Peut être que si j'avais géré les choses différemment. Peut être... mais on ne saurait jamais maintenant.

"Je refuse de perdre l'un de mes fils. Car oui Julian: ce n'est peut être pas ce que tu veux, mais pour moi tu es aussi mon fils en quelque sorte."

Je me sentais encore plus mal de l'entendre parler ainsi. Je n'avais pas seulement tout gâché avec Nick mais avec sa famille aussi. Oui j'avais stressé avant de les voir, normal c'était la première fois pour moi que je rencontrais ma belle famille. Ma propre famille n'avait jamais accepté qui j'étais. Ils me détestaient, m'avaient renié et rayé de leur vie. Et elle était là, cette femme, cette mère dont j'avais fait souffrir son fils, à me dire qu'elle tenait à moi. Elle avait fait plus en cet instant que ce que ma famille n'avait jamais fait pour moi. Et j'avais gâché ça aussi.

"Oh je sais qu'on est pas la belle-famille de rêve, qu'on est fatiguant, envahissant, franchement bizarres dans notre genre... Et c'est pourquoi si c'est nécessaire..."

Je fronçais les sourcils en l'entendant parler. Ne se rendait elle pas compte que je n'aurais jamais pu rêver de meilleur belle famille qu'eux? Qu'ils étaient rares les parents à accepter que leur fils ramène un mec à la maison et encore plus un acteur porno.

J'attendais qu'elle continue avant de la regarder choqué. Mais de quoi parlait elle? Elle... elle croyait vraiment que je pourrais demander à Nick de choisir entre ses parents et moi? Jamais je ne pourrais faire une chose pareille. Je savais ce que c'était que d'être rejeté par sa famille, je ne voulais pas lui faire subir ça, pas alors qu'il était aussi proche de ses parents et que ceux ci étaient si merveilleux avec moi. Je me demandais comment elle pouvait croire une telle chose me concernant avant de me rendre compte qu'elle ne savait rien de moi, de mon passé, de mes parents. Elle ne pouvait pas comprendre, parce que je ne m'étais jamais confié ni à elle ni même à Nick.

"Et si un jour tu le souhaites... Alors tu seras le bienvenu chez nous. Nous t'attendrons. Je te confie ce que j'ai de plus précieux. Parce que c'est ce qu'il faut faire, et parce que tu es celui qui lui offrira la vie dont il a toujours rêvé."

Je la regardais, me sentant encore plus mal qu'avant cette discussion. Mes bonnes résolutions avaient foutu le camp. Adieu ma jolie forme illusoire du matin même. Je me sentais mal de voir tous les dégâts que j'avais fait et pas seulement sur Nick, sur sa famille aussi.

- Madame Frobisher ne dites pas ça. Vous êtes... vous êtes la meilleure belle famille dont j'aurais pu rêver. Alors oui vous êtes un peu bizarres mais... c'est cette bizarrerie que j'aime tellement chez Nick et que je retrouve en vous. Vous êtes...

Je m'arrêtais un instant, cherchant comment formuler ce que je ressentais.

- Mes parents ne m'ont jamais accepté. Ils n'ont pas accepté que je sois attiré par les hommes et ça a été encore pire quand ils ont découvert mon travail. Je suis... un dégénéré à leurs yeux. Ils m'ont rayé de leur vie. Mais vous n'êtes pas comme ça avec votre mari. Vous avez accepté Nick. Vous avez accepté le fait qu'on soit ensemble. Et malgré tout ce que je suis, vous ne me détestez pas et vous voulez encore de moi comme gendre. Alors madame Frobisher comment pouvez vous penser un instant que je ne voudrais pas de vous comme belle famille?

N'importe qui serait de les avoir dans sa vie. C'était les beaux parents de rêve.

- J'en ai voulu à Justin oui mais je dois être réaliste et assumer mes responsabilités. Tout ça, toute cette situation, tout est de ma faute.J'ai été stupide. J'ai cru que je pourrais continuer comme ça sans jamais lui faire de mal, comme si lui mentir ne le ferait jamais souffrir. C'était stupide et cruel et je suis le seul responsable de tout ça. Il m'en veut et il a raison de le faire. Je doute qu'il me pardonne un jour et qu'on puisse vivre heureux ensemble. Je lui ai fait beaucoup trop de mal pour ça.

Et je devais me faire une raison. Je ne pourrais pas avancer sinon.

- Mais merci. Merci pour tout ce que vous m'avez dit. Je n'oublierais jamais.

Parce qu'elle avait eu la réaction que j'aurais voulu que ma mère ait.... Je la raccompagnais ensuite dehors, engueulant Steve alors qu'il revenait lui tourner autour pour lui proposer un film. Je l'arrêtais rapidement alors qu'il commençait à lui proposer de tourner avec moi. Il se calma un peu quand je lui dis qu'elle était mon ex belle mère. C'était trop glauque de faire une scène avec elle, même pour Steve. Il s'en rendit compte et nous laissa alors que je voyais Alecia se retenir de rire. Famille de barges...

Je rentrais chez moi ce soir là, achetant en rentrant un nouveau pot de glace au cookie celui là. Je me prenais aussi un fast food avant de manger tout ça devant la télé. Après l'alcool voilà que j'allais finir obèse. Mouais bon... je ferais un autre footing demain matin ça compensera.

Je réfléchissais alors que j'étais devant la télé entrain de manger ma glace cookie. Les paroles d'Alecia tournaient et retournaient dans mon esprit. Il y avait peut être une chose que je n'avais pas tenté, une dernière chose qui me donnerait peut être une chance de le retrouver. C'était un mince espoir, un espoir de fou mais je ne voulais pas vivre avec le regret, de me dire que je n'avais pas tout tenté.

Je me couchais ce soir là avec une nouvelle résolution. Je terminerais ma semaine de boulot. Quand tout ce serait calmé, quand j'aurais du temps, j'irais le voir. Je jouerais ma dernière carte. Et après... après j'aviserais.

*****

Eliott était bien ce matin là. Il avait passé une nuit merveilleuse avec sa Tabata. Cette fille c'était quelqu'un quand même. Il n'arrivait pas à se la sortir de la tête. Mais ce n'était pas de l'amour non. Alors ouais il l'adorait. Oui il ne se lassait pas du sexe avec elle mais bon ça ne voulait rien dire, juste que c'était un bon coup. Bon il devait aussi reconnaitre qu'il avait été mort d'inquiétude pour elle quand elle l'avait appelé la veille mais bon c'était normal aussi quand on appréciait quelqu'un non? On s'inquiétait pour l'autre. On avait envie de le protéger et tout le reste. Rien à voir avec le mot maudit en A. Et ce n'était pas parce qu'il souriait alors que sa petite Tabatachat l'avait appelé ce matin que ça voulait dire qu'il était foutu. Il n'était pas foutu. Il profitait juste d'un super coup, nuance.

Mais ça n'avait pas été sa petite chatte au bout du fil. C'était l'autre, le Frobisher, le petit con qui nous prenait de haut. Comme si Monsieur était mieux qu'eux parce qu'il avait un doctorat en thérapie des poissons. Comme si les poissons avaient besoin d'un psy de toute façon. Il ne valait pas mieux que lui et Julian. C'était juste un petit connard qui avait été trop con pour rester avec Juju malgré ce qu'il faisait. Ok son Ju' était un abruti et il avait géré cette histoire comme un pied, c'était pas faute de lui dire pourtant. Mais s'il l'aimait bien le comprendre non? Depuis le temps il le savait pas que son mec pouvait faire preuve d'un manque de confiance affreux concernant ses relations amoureuses et d'une débilité assez abyssale dans le cas présent?

Il avait été tenté de lui raccrocher au nez. Il avait voulu l'envoyer chier quand il lui avait demandé de le voir. Mais il avait accepté. Il était curieux de voir ce qu'il lui voulait il devait le reconnaitre. Puis ça serait aussi l'occasion de lui mettre les points sur les i, les j et tous les trucs à points. Il lui dirait sa façon de penser à propos de toute cette histoire. Ca n'arrangerait peut être pas les choses mais au moins il se sentirait mieux d'avoir vidé son sac.

Il s'était donc retrouvé le lendemain, attendant l'expert en poisson dans ce café. Il le laissa s'installer, essayant de ne pas trop le foudroyer du regard non plus. Juste ce qu'il fallait pour lui faire un petit peu peur mais pas trop non plus pour ne pas qu'il foute le camp. Il s'était déjà commandé un café, ne prenant rien pour l'autre. Il n'avait qu'à se démerder.

Il ne le salua même pas, enchainant directement avec sa question.

- Qu'est ce que tu veux, Frobisher?





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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par malchance , je suis célibataire et je le vis pas bien du tout.
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J'ai jamais vraiment eu peur des autres mecs, même des malabars des alphas et toutes ces sortes de Mâles tels que nos sociétés valident comme étant ce que doit être un homme. Oui j'ai esquivé les "casseurs de PD" à l'école. Mais pas par peur: juste parce que je sais que je n'aurais pas eu le dessus (et il faudrait franchement être con pour aller se mettre volontairement dans la merde et se faire défoncer la tronche, non? L'auto-préservation, ça vous dis quelque chose? J'en suis bien doté, voilà tout). Mais là, là pour une des rares fois dans ma vie, j'avoue que j'ai un peu la trouille.

Pas parce que le mec que je m'apprête à voir est du type alpha, musclé, sûr de lui et qu'il m'éclaterait sans aucun doute au bras de fer et au concours de t-shirt mouillé et qu'en plus c'est une bête au lit (ça si je l'ai pas compris hein c'est que je suis sourd n'est-ce pas Taby?). Non.

C'est parce que s'il me dit non, c'est terminé. Game Over. Et y'aura pas de "Try Again", pas de save, pas de "insert coin" (ni insert quoi que ce soit d'ailleurs... hahaha... Ha. Putain je suis vraiment débile quand j'ai pas ma dose de bite). Mais j'ai confiance en mon amie semi-rouquine: si elle est tombée amoureuse (parce que ouais ça suffit l'hypocrisie deux secondes, va vraiment falloir s'occuper de cette histoire!) pour la première fois de sa vie (ou presque), c'est que moi aussi je peux avoir confiance. C'est qu'au fond, c'est un mec bien le Eliott.

Alors je débarque avec ma bite et mon couteau. J'avais préparé tout un speech mais quand je le vois attablé avec sa gueule renfrognée, je sais que ça ne sert à rien. Je vais la saouler il va croire que je le prend de haut, que je me crois plus savant. Ce qui est faux et archi-faux mais... Je ne peux pas lui en vouloir. Je l'ai méprisé indirectement lui, Julian, et l'équivalent de leur famille de ce que j'ai pu commencer à comprendre. Je suis un gros connard...
"- Qu'est ce que tu veux, Frobisher?"
...Et il me le fait bien sentir.

Pas bonjour pas oui pas merde, aller mange toi ça "Frobisher". J'ai pas envie de faire un concours de teub. Et je ne sais pas m'écraser et fermer ma gueule. Sinon je serais pas fraîchement jeune pas diplômé et sans grand avenir.
"Oui bonjour à toi aussi Eliott. Comment vas-tu Nick? Oh bah ça va je viens de perdre mon taff et tout espoir de futur dans cette branche mais ça va.".

Je m'installe et me commande un thé et reprend aussitôt en prenant une voix plus grave que la mienne assortie d'un air peu avenant:
"Et qu'est ce que tu veux que ça me foute Frobisher?"(je reprend ma voix normale)"Eh bien écoute parce que c'est marrant tu vas voir.".

Je remercie le serveur pour le breuvage brûlant auquel je ne touche pas. Mon attitude est ouverte, bras posés sur la table, corps vers l'avant. Lui est complètement fermé, au fond de son siège, bras croisés, air de défiance. Pas grave, j'ai déjà eu pire interlocuteur niveau fermeture non-verbale.
"J'ai envoyé chié l'équivalent de... " (*je réfléchis au cours accéléré de Justin) "Eh ben de Steve.".
C'est là que je réalise que j'ai en gros dis non à une des plus grosses pointures du porno. Waoh. Quelle grosse paire j'ai n'empêche! (*ironie inside).
"Parce que ce connard - mon directeur hein pas Steve- s'est permis de juger et critiquer la personne que j'aime le plus au monde. Qu'il a jugé à l'emporte pièce, comme le vieux merlu bouffi d'orgueil qu'il est depuis le haut de sa tour d'ivoire.".

Je tais le chantage que ce vieillard fourbe a essayé de m'imposer. Il n'a pas besoin de savoir et il pourrait penser que j'essaye de l'apitoyer, de me victimiser. Je tente de boire mon thé mais j'ai été trop pressé: il me brûle les lèvres et je le repose en jurant. Eliott me laisse continuer.
"Comme le sale gosse que j'ai corrigé l'autre soir. Comme...".
C'est pas parce que je le sais et le reconnais que c'est facile à sortir. Se rendre compte qu'on n'a pas été mieux que le blaireau lambda de base...
"Comme moi en fait.".
Je laisse mon regard se perdre au loin en repensant à notre engueulade à Julian et moi. Non même pas: une engueulade ça va dans les deux sens. C'était un procès sans avocat. Une exécution sommaire. Ni plus ni moins.

"Je sais que j'ai merdé. Je sais que j'ai fais du mal à Julian. Que j'ai été buté, borné, jugeant, débile et profondément con.".
Je n'ai pas besoin d'ajouter que Julian a ses torts, qu'il m'a menti, que je me suis senti trahi. Il le sait. Il n'est pas bête. Il se le coltine depuis plus longtemps que moi le bestiau et il a suivit l'affaire "Frobisher" depuis le début. Il sait tout.

Enfin j'arrive à siroter un peu de ma boisson. Le liquide brûlant à l’arôme fleuri et familier me fais du bien.
"Et je voudrais te demander pardon. Pardon d'avoir jugé avant même de le connaître ton... "ton monde". Votre monde. Votre famille... J'ai été un gros naze sur ce coup.".
Je n'ai aucune honte contrairement à beaucoup de gens à reconnaître mes erreurs et affirmer ma nullité quand j'ai abusé, et c'est le cas dans les grandes largeurs là.
"Je veux me faire pardonner... Je veux comprendre Julian. Une vie sans lui je...". "J'en veux pas.".
Je n'ai pas terminé ma phrase, j'ai senti ma gorge se bloquer. Et autant je ne ressens aucune gêne à montrer mes sentiments, autant je vais quand même pas me mettre à chialer devant Eliott. J'ai ma fierté quand même merde.

Je bois quelques gorgées et je termine mon laïus improvisé en le regardant droit dans les yeux:

"Si tu me dis qu'il est heureux, qu'il est mieux sans moi... Soit, j'irais pas plus loin je te demanderais pas de me faire une faveur. Tu n'entendras plus jamais parler de moi...".
Je me permet un sourire:
"Sauf si tu faisais du mal à Taby évidemment. Le monde ne serait pas assez grand pour m'échapper.".
J'ai arrêté de sourire sur la fin: parce que c'est vrai. C'est la stricte vérité. Comme Liam Neeson le disait, "Je vous chercherais, je vous trouverais et je vous tuerais". Bon enfin ptet pas jusque là mais l'idée générale est la même.
"Mais s'il y a la moindre petite chance, le plus petit éclat d'espoir pour moi et Julian... Alors laisse-moi essayer de recoller les morceaux. S'il te plaît. Pas pour moi... Pour lui. Pour nous.".

La balle est dans son camp, j'ai tout donné. Maintenant je sais que je vais m'en prendre plein la gueule. C'est de bonne guerre j'ai envie de dire... Alors je me tais et j'attend en serrant les dents de me prendre la première claque verbale qu'Eliott décidera de m'envoyer. Et vu la meuf qu'il s'est choisie... Nul doute qu'il a un sacré répondant.

Il faut vraiment que je l'aime, ce grand crétin de surfeur même pas Californien.

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Beloved
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J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Cette histoire est celle de Nick et Julian, de ces deux abrutis qui se font du mal au lieu d'aller s'envoyer en l'air sauvagement dans un lit comme ils en meurent d'envie tous les deux. Mais les choses étant ce qu'elles sont, tout ne va pas bien entre eux pour le moment. Et c'est pour cette raison que nous allons laisser un peu Julian de côté pour le moment pour se concentrer sur Nick et Eliott. De toute façon là Julian il est beaucoup trop occupé à tourner une scène pour penser à tout ça.

Eliott était dans ce café, fixé d'un air franchement mauvais le Frobisher qui lui faisait face. Il attendait de voir ce qu'il avait à dire, ce qu'il y avait de si important pour qu'il le fasse venir lui spécialement dans ce café.

"Oui bonjour à toi aussi Eliott. Comment vas-tu Nick? Oh bah ça va je viens de perdre mon taff et tout espoir de futur dans cette branche mais ça va."

Il resta les bras croisés à le fixer. Non mais il espérait quoi au juste? Qu'il lui ferait un accueil chaleureux, l'accueillant à bras ouvert? Qu'il le plaindrait pour cette histoire de boulot dont il n'avait rien à foutre? Et surtout qu'il ferait tout ça après qu'il ait fait souffrir son meilleur ami? Non mais il ne fallait pas abuser non plus.

"Et qu'est ce que tu veux que ça me foute Frobisher? Eh bien écoute parce que c'est marrant tu vas voir."

C'était exactement ça, qu'est ce que ça pouvait bien lui foutre? Et il ne voyait toujours pas ce qu'il pouvait y avoir de marrant dans tout ça.

"J'ai envoyé chié l'équivalent de... Eh ben de Steve. Parce que ce connard - mon directeur hein pas Steve- s'est permis de juger et critiquer la personne que j'aime le plus au monde. Qu'il a jugé à l'emporte pièce, comme le vieux merlu bouffi d'orgueil qu'il est depuis le haut de sa tour d'ivoire."

Le moins qu'on pouvait dire c'était qu'ils s'étaient trouvés ces deux là, deux bons gros abrutis. Non mais pourquoi il avait envoyé chier un des plus grands experts de sa branche pour un type qu'il avait pris de haut et avec qui il n'était plus? Nia nia nia la personne que j'aime le plus au monde. Et il voulait en parler de l'état dans lequel était la personne qu'il aimait le plus au monde à cause de lui? Parce qu'Eliott était bien placé pour le savoir, c'était lui qui ramassait les dégâts depuis plusieurs jours.

"Comme le sale gosse que j'ai corrigé l'autre soir. Comme..."

Ca il le savait déjà, Tabata lui avait tout raconté ce soir là. Enfin après qu'il ait passé un moment à la consoler et à lui faire oublier de la plus délicieuse des façons sa fin de soirée merdique. Eheh.

"Comme moi en fait."

Son regard se fit un peu plus dur alors qu'il fixait le Frobisher. Ouais comme lui. Comme tout ces cons qui s'arrêtaient à l'apparence, à leur préjugés sans apprendre à connaitre les gens vraiment. Sinon ils auraient vu que Julian était un gars adorable, merveilleux, le coeur sur la main, prêt à tout pour aider les autres. Le genre de mec qu'on était chanceux d'avoir dans sa vie. Et ce qui l'énervait le plus, c'était que ce petit con savait tout ça. Il avait connu ce Julian sans être parasité par des préjugés de merde. Il savait qu'il était tombé sur une perle... et il l'avait quand même rejeté.

"Je sais que j'ai merdé. Je sais que j'ai fais du mal à Julian. Que j'ai été buté, borné, jugeant, débile et profondément con."

Là il n'allait pas le contredire, il avait raison sur tous les points.

"Et je voudrais te demander pardon. Pardon d'avoir jugé avant même de le connaître ton... "ton monde". Votre monde. Votre famille... J'ai été un gros naze sur ce coup."

Là encore il n'allait pas le contredire. Mais son pardon... il pouvait lui pardonner de l'avoir jugé, ça lui arrivait tout le temps, il n'était pas à ça prêt. Mais d'avoir fait du mal à Julian ça il n'était pas certain d'y arriver.

"Je veux me faire pardonner... Je veux comprendre Julian. Une vie sans lui je..."

Il ne termina pas mais il se doutait de ce qu'il aurait pu dire plus. Une vie sans lui il n'en voulait pas, parce qu'il s'était rendu compte à quel point il avait été con de tout gâcher avec un type aussi génial que Julian.

"Si tu me dis qu'il est heureux, qu'il est mieux sans moi... Soit, j'irais pas plus loin je te demanderais pas de me faire une faveur. Tu n'entendras plus jamais parler de moi... Sauf si tu faisais du mal à Taby évidemment. Le monde ne serait pas assez grand pour m'échapper. Mais s'il y a la moindre petite chance, le plus petit éclat d'espoir pour moi et Julian... Alors laisse-moi essayer de recoller les morceaux. S'il te plaît. Pas pour moi... Pour lui. Pour nous."

Il se retenait de le frapper à cet abruti. Bien sur que non Julian n'était pas heureux sans lui. Il était con ou quoi? Il n'avait pas compris que cette tête d'abruti était fou de lui malgré tout? Et bien sur que non il ne ferait pas de mal à Tabata mais ça, ça c'était une autre histoire.

Il décroisa ses bras pour se pencher vers lui, posant ses coudes sur la table alors qu'il prenait une gorgée de son café.

- Joli petit speech... mais reprenons depuis le début. Alors oui t'es un abruti. Je ne vois pas pourquoi tu as laissé tomber l'opportunité de faire carrière en tant que... que psy des animaux en tout genre, surtout si c'était ce que tu aimais. Julian aurait pu supporter que ton patron soit un con qui le prenne de haut. On a l'habitude qu'on agisse comme ça avec nous quand on sait ce qu'on fait. Les gens sont comme ça. On s'est blindé à force.

Donc ses excuses il pouvait se les foutre au cul autrement dit.

- T'as agi comme une merde c'est bien de le reconnaitre mais t'as pas tous les tords. Julian n'aurait jamais du agir comme il l'a fait non plus. Cette histoire était vouée à l'échec depuis le début. Parce qu'il fait ce qu'il fait et que... que depuis le début t'étais clairement pas le genre de mec à l'encaisser sans rien dire.

Il n'y avait qu'à voir la façon dont il l'avait jugé depuis le début. "Pauvre Eliott il ne pourra jamais être en couple"... Rien que ça, ça annonçait le désastre.

- C'est pour ça que je lui ai toujours dit d'être honnête dés le début de la relation. Ca évite de se prendre des coups dans la gueule plus tard. Mais il était persuadé de réussir à te faire changer d'avis, que quand tu tomberais sous son charme tu finirais par changer d'avis et par te dire que ce n'était pas si grave que ça au final.... Un désastre assuré et j'attends avec angoisse le jour où j'allais devoir le ramasser à la petite cuillère.

Il avait même cru que ça péterait plus tôt.

- Il est pas heureux là. Il est.... c'est un grand sentimental Julian. Il croit au grand amour, celui qui dure toujours. Il pensait l'avoir trouver avec toi. Alors là il... il est entrain de se résigner, de se dire que ça ne sera jamais pour lui. Il tente de se concentrer à fond sur sa carrière en faisant une croix sur sa vie amoureuse.

Il était détruit de l'intérieur, vraiment, et tout ça à cause de ce type.

- Alors si tu veux le récupérer, il va falloir que tu lui prouves que tu es sincère, que tu tiens vraiment à lui et que tu acceptes tout le reste autour, son boulot, ses fréquentations.... Et avant...

Il plongea son regard dans le sien, lui montrant à quel point il était sérieux.

- Il va falloir que tu réussisses à me convaincre moi aussi. Je ne te laisserais pas le faire souffrir une seconde fois.

Hors de question qu'il fasse plus de mal à son Julian. Il termina son café d'une traite avant de se lever.

- Allez viens Frobisher. Je t'amène en plateau. Pas avec Julian, je ne suis pas aussi con que Steve. Un neutre, où personne que tu connais est entrain de tourner mais avec un réal et une équipe très sympa, des amis à nous... On va voir si tu arrives à nous comprendre sans nous juger. Et si après tout ça tu me jures que tu veux vraiment te remettre avec lui, le rendre heureux... je t'aiderais à le récupérer.

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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par ma connerie , je suis célibataire et je le vis pas bien du tout.
ColinWoodell :copyright: IMDb


Ok je m'y attendais. Ok j'avais dis que j'allais encaisser.
Mais...
Putain...
Ce que j'ai envie de  lui jeter ma tasse à la figure...
Mais pas le choix. J'avalais les couleuvres de mots enchevêtrées qu'Eliott me servait.

Pour le doyen... Il n'y avait que Taby au courant pour le moment. Et je savais très bien qu'elle le répéterait à mon interlocuteur. Pas pour faire sa commère, mais parce qu'elle s'en inquiéterait. Parce que l'éthologie, les animaux... C'était toute ma vie. Enfin une grosse partie. Une partie bien réduite par l'arrivée dans ma vie du gars qui faisait que je me mangeais des baffes verbales plus ou moins justifiées sans broncher et sans détourner le regard. Pis quoi encore. Je m'adoucis un peu quand il me parle de torts partagés et de ce que je sais déjà, Julian qui a reculé pour mieux sauter.... Et qui s'est vautré parce que je lui ai fait un croche patte.

"- Il est pas heureux là. "
Un horrible sentiment de satisfaction égoïste a éclaté à ces paroles et m'emplit de honte et de soulagement mêlés: J'avais raison, je n'avais pas rêvé! Il y a donc de l'espoir....

"-...il est entrain de se résigner.".
... Non mais oui ou MERDE y'a de l'espoir ou pas???
Je hais ce type. ("Ne tirez pas sur le messager"... Ben n'empêche que j'ai envie de le tarter le messager. Groumph).

Je me demande si j'ai bien entendu mais je sais bien que oui. Ça ressemble presque à un chantage. Presque.
"- Il va falloir que tu réussisses à me convaincre moi aussi. Je ne te laisserais pas le faire souffrir une seconde fois."
Gnagnagnagna de QUOI je me mêle sérieux? Qu'il aille se faire f... f... ffff.
Non.
Je ne peux pas aller "le faire foutre".
Et puis si j'inverse les rôles... Ou si je mets Taby à la place d'Eliott...
Pfff. Décidément ils vont trop bien ensemble ces deux là. Elle aurait fait quasi pareil à sa place. Jla déteste aussi tiens. Juste une seconde.

Je ne réponds pas et je finis mon thé en silence. Il sait qu'il me tient par les couilles (... image hein). Je me suis crispé à l'évocation du plateau. J'ai la trouille. J'essaye de me persuader que je ne vais pas tout foirer et je le suis sans un mot.

***

Debout le visage vers le ciel, je souffle un bon coup et je chasse les quelques larmes qui se sont frayées un chemin. J'en ai marre de chialer pour un oui ou pour un non... Mais là, j'ai le droit.

Ça se passait plutôt bien. Même si je me suis rétamé en me prenant les pieds dans un projo'. Même si j'ai rougis comme un puceau et regardé au plafond quand goguenard, ce débile d'Eliott m'a présenté à l'équipe dont les acteurs qui tournaient déjà leur scène (je peux me targuer d'avoir serré la main d'un mec qui tenait la queue d'un autre en même temps pour "pas perdre le fil" hahaha. Épique.). J'ai écouté les explications. J'ai posé des questions. J'ai vraiment compris ce que ce boulot impliquait, à quel point c'était épuisant physiquement et mentalement. A quel point non, ça n'avait rien à voir avec "s'envoyer en l'air" au civil. On ne vous demande pas de bander sur commande dans l'intimité (ou faut vite que vous changiez de partenaire après si c'est votre trip ça vous regarde). On ne vous oblige pas à refaire une pipe parce que l'angle était pas bon. Que votre front brillait. Que "PUTAIN LEO DEGAGE DU CADRE!".

Ahhh ce Léo. En effet pas de Julian mais Léo rôdait. Apparemment il rôde tout le temps. Eliott l'a gentiment fait dégager je lui dois au moins ça. J'avais assez à gérer comme ça émotionnellement parlant sans surveiller mes arrières et sans devoir répondre à ses "coucous" toutes les 5 minutes...

Ouais. C'est un vrai taff quand c'est bien fait. J'ai croisé un nombre de malade de gens. On imagine pas tout ce qu'il y'a derrière un film sur lequel on se branle 2 minutes en sautant direct au passage de la double pénétration parce que le reste "on s'en fou". Ces gens là ne s'en foutent pas. Pour beaucoup, c'est plus qu'un gagne-pain. J'ai un peu eu l'impression de me trouver au milieu d'un équipage de... Pirates. Ouais marrez-vous mais vraiment, entouré de ces marginaux flamboyants et bienveillants, ça m'a fait l'effet d'une bande de bad boys (et de bad girls) qui ont le cœur sur la main, comme dans plein de ces films des années 90 avec leur think positive. Oh évidemment y'a des boulets (... Oui je pense à Léo), des agressifs, des obsédés... Ils ont même leur dépressif et leur grande gueule comme dans toute entreprise qui se respecte.

Donc j'avais l'impression d'être au casting d'une télé-réalité avec Mister Eliott qui surveillait le moindre de mes faits et dires mais ça roulait...
Jusqu'à la scène homo de la cuisine.

Les partenaires se marraient parce que le réal' gueulait qu'ils étaient pas assez complices, qu'on y croyait pas. Ils s'étaient isolés, avaient discutés, étaient revenus... Et là, c'était devenu carrément gênant. J'avais supporté la pipe. J'avais supporté la scène hétéro sans broncher (même si j'étais pile en face de l'action). Mais là... Face à leurs complicité et leurs gestes tendres, je me suis revu avec Julian. Ce fameux week-end. Ce dernier week-end.

Je me suis excusé et je suis sorti en essayant de garder un air neutre mais je n'ai dupé personne. J'ai tout foutu en l'air. J'ai pas tenu le coup. Je reverrais jamais Julian.

Les larmes ont recommencé à couler quand un doigt me tapote l'épaule. Une petite brune me sourit et me tend un mouchoir. Cassy je crois... Elle m'a tapé la bise à poil quand je suis arrivé. Je ne savais plus où poser les yeux même si je suis 100% gay. C'est sa scène que j'ai regardé. Et elle est là, en peignoir, à s'inquiéter pour moi alors que trois gars lui sont passés dessus en même temps. Adorable. Je la remercie et je me mouche bruyamment ("Babababaaar mon copain Babaaaar") tandis qu'elle me demande ce qui ne va pas. Je ne la connais pas mais je sais que je peux lui faire confiance. Elle me fait penser à Tabata un peu (en bien plus douce et bienveillante... ... Ne dites JAMAIS que j'ai dis ça ou elle me tuera et vous aussi. Douloureusement. Et lentement. Sans doute en m'étouffant entre ses gros nichons).

"Je... J'ai foiré un deal avec Eliott.... Enfin je crois.".
Je soupire. J'en ai gros.
"Je voulais pas... M'enfuir comme ça. Mais ils étaient si complices les deux et j'ai eu l'impression de..".
"... me voir faire l'amour avec mon...".
Ouais. Même en pensée je peux pas dire "ex". Je veux pas.
"Violer un moment intime d'un vrai couple. Comme débarquer chez des amis et les surprendre en plein ébats. Je... Je pouvais pas.".
C'est vrai aussi. C'est l'impression que j'ai eu. Oui ça veut dire qu'ils ont bien fait leur job mais moi... Je pouvais pas. J'avais atteint ma limite.
Et du coup j'ai tout foiré.
Et merde je vais rechialer... J'en ai vraiment trop marre. C'est le stress, la fatigue, et toutes ces sortes de choses qui parlent mais n'empêche, je suis qu'une pleurnicheuse. Cassy pose sa petite main sur mon bras et tire dessus en me disant que je dramatise et qu'Eliott n'est pas un aussi gros con. Je ris à ses paroles: moi j'ai mes doutes sur la question mais bref. Elle a raison, j'y retourne.

Heureusement la scène est finie et d'ailleurs tout le monde commence à remballer. Mon bourreau me hèle et je quitte la présence rassurante de la petite brune (décidément je me fais TOUJOURS défendre par des gonzesses... quel homme viril je fais!).
J'attend son verdict. J'en ai marre de son petit jeu toute façon. J'en ai rien à péter: j'irais quand même voir Julian et je le reconquérais avec ou sans son aide. Rien à foutre d'ab... Mais je suis interrompu dans mes pensées par une claque virile sur l'épaule (aieuh).

Apparemment j'ai fais mes preuves et je suis invité à la phase 2 du test: la soirée festive de fin de tournage. Maman. Je veux mourir.

***

"Mais du coup t'es pas trop déçu pour le gang-bang?".
Vous m'auriez dit il y a quelques jours à peine que je sortirais cette phrase à un parfait inconnu un verre de champagne à la main, je vous aurais éclaté de rire au nez...
Mais c'est bien ce qui est en train de se passer. J'ai sympathisé avec le gars qui joue le rôle que j'aurais pu incarner dans le gros projet de la boîte de prod' de Steve. Un truc avec des vengeurs pas masqués... J'ai pas tout compris (je ne m'intéresse pas du tout aux films de super héros). Mais apparemment ça va cartonner et c'est très attendu. On a un faux air avec mon interlocuteur c'est ce qui nous a fait buguer et embrayé la conversation.
"Ah mais t'inquiètes j'ai mon propre threesome avec deux grands blonds à la Stan Rivers, mon perso se fait défoncer par des gardes royaux.".
Il se marre et je l'accompagne. Bon ok gauchement parce que déjà je suis pas encore 100% à l'aise avec tout ça et puis que ben... Stan Rivers...
"Et puis j'ai pris mon pied, contrairement à avec Léo... Putain j'ai gardé le cul en chou-fleur 3 jours mec.".
Je grimace. Pas pour le langage et l'image fleuris, mais par compassion. Et puis aussi parce que justement, cette notion de prendre son pied me chiffonne encore un peu. J'ai presque le doigt dessus mais je dois encore gratter.

Je sens un regard sur moi et je recherche son origine, priant pour que ça ne soit pas le faiseur de cul cratère chou-fleur, tout en buvant une gorgée d'alcool.
Mal m'en fait.
Je m'étouffe bruyamment avec ma lichée en croisant le possesseur des yeux qui étaient braqués sur ma personne.
"Heu tu... Tu m'excuses je vais me... me repoudrer le nez.".
Mon pote de soirée se bidonne à mon expression vieillie et à raison: je pouvais pas dire un truc genre "faire pleurer le colosse" hein? Non, bien sûr que non!  Même ma mère n'emploie pas cette expression débile, elle dit qu'elle va au petit coin et voilà.

Je presse le pas pour m'éloigner au plus vite de Lui. Julian. Il m'a vu.
Qu'est ce qu'il fou là? Pourquoi il est là...? Eliott s'est foutu de ma gueule, il m'a trahi, il... Je me rappelle du visage dur du blond quand j'étais sur le tournage. Il va encore penser que je suis venu me rincer l’œil. Alors que non, oh que non... Je tourne la tête et le cherche du regard, mais il n'est plus là.

J'ai tourné la tête, donc je ne regardais plus devant moi.
Et évidemment, un Nick qui ne regarde pas devant lui, ça heurte des trucs ou des gens. Je renverse mon verre sur moi et pousse un juron avant de me figer yeux grands ouverts tel un lapin prit dans les phares d'un 33 tonnes.
Pas...
"Mais c'est mon petit Nickyyy!"
... Lui.
Léo. Évidemment.
Sur touuuut le monde présent à cette petite sauterie, il fallait que je me heurte à lui.
"Il paraît que tu visites les coulisses, hein? Tu sais ma proposition de show privé tiens toujours, et toi...".
Il me fait un clin d'oeil qui me fait serrer les fesses.
"Tu auras même le bonus spécial. La totale. Et puis... Il faut nettoyer ta pauvre chemise.".
Je vais pour lui répondre non (en plus le champagne ça tâche pas)...
Mais je m'arrête et je réfléchis.
Après tout... C'est foutu avec Julian. Foutu de chez foutu.

Il est soit à ma poursuite pour me hurler d'aller faire mon voyeur ailleurs, soit il est allé chercher la sécurité pour qu'on me foute dehors. J'ai pas envie de rentrer chez moi.
Seul.
De passer encore une nuit sur mon canap.
Seul.
Avec son palto qui sent diablement bon Lui.
Alors je vais pas pouvoir m’asseoir pendant 3 jours mais au moins... Je penserais plus à lui pendant 1h. Et je passerais peut-être pas ma nuit seul dans le froid. Même si c'est que pour du cul... Ça sera déjà ça. Et après, j'aurais plus peur d'aucune bite. Au moins je sais que je plais encore... Et puis ça doit être sur la "bucket list" de beaucoup de monde de se taper son fantasme d'adolescent... Non?

J'ouvre de nouveau la bouche pour accepter sa proposition...
Mais une voix m'en empêche en prenant la parole et je me raidis en l'entendant.

Julian.

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Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Il n'aurait pas cru que le petit Frobisher puisse avoir autant de couilles. Après sa première expérience désastreuse sur un plateau, il s'était dit qu'il serait vacciné, qu'il ne voudrait plus y mettre les pieds. Pourtant il le suivait sans un mot. Il l'accompagnait sur le plateau. Oh il avait bien l'air mal à l'aise quand Eliott l'avait présenté au reste de l'équipe. Il avait manqué de tomber plusieurs fois, arrachant des soupirs désespérés à Eliott. Non mais comment faisait Julian pour supporter un tel maladroit en permanence? Un mystère. Il parait que l'amour était aveugle. Ca devait certainement être ça.

Il se concentrait sur son rôle de guide, lui expliquant les fonctions de chacun, le déroulement d'une scène, l'organisation. Il n'hésitait pas à rentrer dans les détails, n'employant pas des mots trop crus pour décrire ce qui se passait. Et Nick l'écoutait, notant sûrement chacun des détails dans son esprit.

La scène se termina et les accessoiristes se chargèrent de modifier le décor pendant que les acteurs suivant terminés de se préparer.

- Tu vois, on peut pas dire que c'est vraiment comme quand on fait l'amour avec une personne à qui on tient. Il y a déjà le monde autour de toi, l'intimité y'en a pas vraiment. Puis tu ne fais pas ce que tu veux mais ce que le réalisateur veut. Tu bandes quand il te le dit, fait les position et les actes qu'il veut, recommence autant de fois qu'il le désire. Et tu te retiens. Tu ne te laisses pas aller à profiter de l'instant. Oh on aime ce qu'on fait je te rassure, c'est pas une torture. Mais dans notre esprit ce n'est pas la même chose que quand je suis Tabata ou quand Julian était avec toi. C'est aussi différent pour nous que de... aller nager et faire l'amour.

Il lui lança un regard plus doux, plus compatissant. Il avait changé d'attitude depuis le café. Il avait bien vu qu'il faisait des efforts, qu'il se faisait violence pour venir dans le monde de Julian et essayer de le comprendre.

- Mais je peux comprendre que ça soit dur à supporter. C'est ton mec qui touche un autre, fais des choses avec... tout le monde ne l'encaisse pas. C'est pour ça que c'est aussi dur pour nous d'être en couple. Pour ça que je ne cherche pas de relation sérieuse.

Il se tut alors que les deux acteurs, deux hommes cette fois, arrivaient. Il reprenait ses explications mais il le sentait mal cette fois. L'hétéro ce n'était pas ce qu'il aimait, pas ce qu'il vivait. Mais là... comment il allait réagir? Il y en avait beaucoup qui étaient mal à l'aise les premiers temps, qui se mettaient à avoir des réactions naturelles qui les gênaient. Il doutait que ça soit le cas de Nick mais il craignait quand même de le voir se sentir mal. Et ça ne rata pas. Il fila après un moment, plus longtemps que ce qu'il aurait cru. Il soupira, se demandant s'il devait y aller ou non. Il n'était certainement pas la personne la plus indiquée pour le réconforter. Il fit un petit signe de tête à Cassy quand elle lui demanda silencieusement si elle pouvait y aller. Cassy se serait bien, avec sa patiente, sa douceur et sa gentillesse.... Cassy pourrait l'aider.

Et ils finissent par revenir, Cassy lui faisant un petit sourire lui montrant que ça va. Il soupira de soulagement. Il ne pensait pas qu'il tiendrait aussi bien, surtout avec Leo qui venait nous péter les couilles toutes les cinq minutes. Non mais qu'est ce qu'il faisait là aussi cet abruti? Il n'était pas sensé finir de tourner avec Julian aujourd'hui? A moins qu'ils aient déjà terminé et que cet imbécile fini n'ait décidé de venir en prendre plein les yeux ailleurs.

En tout cas Nick avait survécu. Il avait tenu à le féliciter, lui tapotant l'épaule tout en souriant.

- Tu m'as impressionné Frobisher. Tu fais de réels efforts pour lui... Je veux bien vous aider. Parce que je sais que tu peux le rendre heureux. T'es le mec qu'il lui faut. Alors... si tu me dis, après l'avoir vu, que tu es bien prêt à affronter tout ça. Alors oui je t'aide.

Son sourire s'élargit alors que le petit gars lui affirmait que oui. Il l'avait mal jugé. Il avait cru qu'il ne voudrait pas de son Julian à cause de ce qu'il faisait. Mais il était là. Il avait fait l'effort d'en apprendre plus sur le monde de Julian. Et il voulait vraiment retourner avec lui, malgré tout ça. Alors il aiderait ces deux andouilles. Si on lui avait dit qu'il jouerait les entremetteurs, il ne l'aurait jamais cru. Lui, Eliott Smith, volant au secours des couples en détresse.

Il allait l'amener à la soirée maintenant. Ou du moins lui donner l'adresse pour qu'il le rejoigne là bas. Lui il fallait qu'il appelle Julian et qu'il s'assure qu'il vienne bien lui aussi à la dite soirée. Et après... après il tenterait de les pousser discrètement dans les bras l'un de l'autre. Ensuite ce serait à Nick de jouer. Son plan était parfait. Il se laisserait même aller à faire un rire sadique s'il n'était pas en présence de Nick.

Il resta silencieux un moment avant de s'agiter mal à l'aise, sortant la plus grosse connerie de la journée.

- Et... euh.... Tabata elle te parle de moi? Elle... te dit quoi?

Il rougit un instant avant de se reprendre rapidement.

- Non oublie. Je n'ai rien dit. Je ne veux pas savoir de toute façon. Je ne t'ai pas parlé d'elle. Et surtout tu lui dis rien hein?

Ridicule....

****

J'étais plutôt fier de moi. J'avais réussi à terminer cette journée de tournage. Steve était aux anges. Il était certain que le film serait génial. Il lui restait beaucoup de boulot en post prod, plus que d'habitude avec tous les effets spéciaux qu'il allait rajouter. Mais il était aux anges. Ca se voyait, il sautillait partout comme une puce. Il voyait déjà les choses en grand, une projection de minuit pour le film, avec tapis rouge et invitation pour la presse. Son enthousiasme était un peu contagieux. J'avais fini par discuter de tout ça avec lui, parlant avec autant d'excitation.

Puis tout était retombé. J'étais rentré chez moi, seul, retrouvant mon appartement toujours aussi froid. Il y avait une fête ce soir mais je n'avais pas eu le courage d'y aller. Je voulais que cette semaine se termine rapidement, que je mette un point final à cette aventure que j'avais adoré. Puis je tenterais de le reconquérir. Alors ce n'était pas plus mal si je prenais mes distances dés maintenant.

C'était là que mon téléphone avait sonné.

Eliott....

- Oui...?

J'avais parlé dans un soupir, pas top l'accueil je le reconnais mais j'étais fatigué.

"Je venais aux renseignements. Tu sais bien qu'il y a une fête ce soir? Et que je t'y attends."

- Je ne viendrais pas Eliott. Je suis fatigué et...

"Hors de question que tu te défiles!!! Tu me l'avais promis. Je te l'ai déjà dit, ce n'est pas bon que tu restes enfermé chez toi à broyer du noir. En plus j'ai une surprise pour toi.

- Si c'est pour te voir ramener ta copine et flirter avec elle toute la soirée, non merci.

"Tabata n'est pas ma copine"

- Et pourtant tu as compris que je parlais d'elle.

Je ris légèrement alors que je l'entendais grogner au téléphone.

"Je disais donc. Tabata n'est pas ma copine. Et ce n'est pas elle la surprise, c'est autre chose."

- C'est quoi ta surprise?

Je poussais un soupir à fendre l'âme. Je m'attendais déjà à sa réponse.

"Tu ne le sauras que si tu viens."

Gagné....

- Ok c'est bon je viens.

Je soupirais de plus belle alors que je l'entendais s'exciter au téléphone, me dire de me faire beau et tout le reste. Je finis par raccrocher pour aller m'exécuter. Bon.... se faire beau. J'allais mettre quoi?

****

Au final j'avais juste enfilé un jean avec une chemise blanche dont j'avais relevé les manches. J'étais un minimum habillé il n'allait pas raler non plus. J'arrivais à la soirée, saluais quelques personnes en souriant avant d'attraper un verre et de rejoindre Eliott qui était dans un coin.

- Voilà je suis là. Alors dis moi maintenant c'est quoi cette surprise?

Je suivis son regard alors qu'il sourit en me montrant quelqu'un d'un signe de tête. Et je me figeais... Il était là. Encore plus beau que dans mon souvenir, discutant tranquillement avec un acteur comme si il était parfaitement à l'aise. Et mon coeur se serra en me disant qu'avec lui il était à l'aise mais qu'avec moi c'était....

Je fronçais un peu les sourcils, en le voyant rire comme ça.

- Qu'est ce qu'il fait là?

Je me retournais vers Eliott qui continuait de sourire, semblant trouver cette situation désopilante alors que moi j'avais juste envie d'aller pleurer dans mon coin.

"Il se pourrait qu'il soit venu me parler. Il se pourrait aussi qu'on ait passé la journée ensemble sur un plateau. Et peut être qu'il se pourrait aussi qu'il y ait une chance pour vous deux... que tout ne soit pas fini."

Je le fixais d'un air un peu ahuri, semblant ne pas croire ce qu'il me racontait. Une chance pour lui et moi? Mais... il me détestait. Il était dégouté par ce que je faisais et... Et il était là. Il avait visité un plateau de tournage. Il était venu à une soirée et il semblait... à sa place, loin du Nick choqué qui m'avait viré. Alors se pourrait il que...?

"Et je serais toi je me bougerais le cul pour aller lui parler parce que Leo est entrain de lui mettre le grappin dessus."

Je me retournais rapidement pour voir cet abruti de Leo faire du rentre dedans à Nick, MON Nick. Hors de question qu'il touche à ses sublimes fesses. Il allait les abimer avec ses manières de brute.

Je plantais là un Eliott qui se marrait avant d'aller les rejoindre tous les deux.

- Pas touche Leo.

Le dit Leo me regarda avec une moue déçue. Je passais un bras autour de la taille de Nick, le serrant légèrement contre moi dans un geste qui serait clair pour Leo. Je ne le laisserais pas le toucher comme ça. Tant pis si Nick allait me repousser et m'en vouloir de ce geste plus tard. Je voulais bien qu'il refasse sa vie mais pas avec Leo. Et surtout pas avant d'avoir écouté ce que j'avais à dire, d'avoir fait une dernière tentative comme je l'avais promis à sa mère.

"Pas de soucis Stan. Je te le laisse. J'espère que tu as conscience de la chance que tu as."

J'en avais conscience oui. C'était pour ça que je voulais me battre une dernière fois pour le récupérer. J'attendis que Leo soit dos à nous pour lâcher Nick, le prendre par la main et l'entrainer dans un coin à l'écart.

- Je ne sais pas exactement pourquoi tu es venu ici. Je sais juste que tu as passé la journée sur un plateau avec Eliott et qu'il t'a amené ici ensuite. Je veux que tu m'expliques mais avant laisse moi te parler. J'ai quelque chose à te dire et j'aimerais que tu ne m'interrompes pas avant la fin.

Je fermais les yeux et inspirais légèrement pour me donner un peu de courage pour me lancer.

- Je sais que tu m'en veux, que j'ai merdé en beauté et que je t'ai fait énormément souffrir. Je regrette, tu n'imagines pas à quel point. Je t'ai menti. Je ne t'ai pas fait confiance. J'ai joué avec toi et je comprendrais que tu ne veuilles jamais me pardonner mais...

Je tentais de ravaler les larmes qui me montaient aux yeux. Pas maintenant, je ne voulais pas tout gâcher. Il fallait que j'aille au bout.

- Mais je t'aime. Je ne t'ai jamais menti sur mes sentiments. J'ai toujours été sincère. Je t'aime. Je suis fou de toi et je serais prêt à tout pour que tu me redonnes une chance même à...

J'inspirais une nouvelle fois avant de le dire, avant de lui révéler cette décision que j'avais prise. La plus dure de ma vie mais si ça me permettait de le récupérer alors ça ne serait pas un si grand sacrifice.

- Même à arrêter ce boulot. Si c'est ce qu'il faut faire pour que tu reviennes dans ma vie je suis prêt à le faire. J'arrêterais tout. Je me trouverais un travail normal. Je t'aime Nick et je serais prêt à tout pour toi.


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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, j'étais Doctorant en éthologie animale et je m'en sortais bien. Sinon par ma connerie , je suis célibataire et je le vis pas bien du tout.
ColinWoodell :copyright: IMDb


- Pas touche Leo.
Pas touche pas touche... Non mais il croit quoi? Que je vais rentrer dans les Ordres et plus jamais m'envoyer en l'air? (et puis hé vu son 1er film c'est même pas sûr que je m'y envois pas en l'air hein... L'hôpital qui se fou de la charité là).

Et je suis pas la Princesse Peach d'abord, non mais... J'ai aucun besoin qu'on me sauve. Léo c'est pas Bowser (... quoi que). Je suis extatique rien que d'avoir la main de Mario sur ma hanche... Pfff, lamentable. Je frotte mon bras droit d'un air gêné sans oser regarder aucun des deux géants qui se font un petit concours de bite improvisé.

J'ai un pincement au cœur en entendant Léo... On le prend tous pour un gros boulet, on passe nos nerfs sur lui (ouais ok il est over CHIANT) mais au fond... C'est un gentil gars. Et je lui plais sincèrement (enfin mon cul du moins mais bref, j'avais pas l'intention de me marier avec).

Je traîne les pieds en me laissant tirer par la main comme un gosse qui sait qu'il va se faire engueuler pour le paquet de biscuit qu'il a mangé et je fixe le magnifique extincteur qui est accroché au mur. Ohhh... Que c'est beau ce rouge pompier... Oh ouais un pompier! Avec sa tablette de chocolat et sa salopette et... Hm, je m'égare. Mais je me paierais ptet un chippendale en pompier tiens. Après m'être bien bourré la gueule. Je fêterais mon chômage et mon célibat d'un seul tenant! Je vais chiper une bouteille de champagne. Rien à foutre.

- Je ne sais pas exactement pourquoi tu es venu ici...
Y'avait de la lumière, du beau gosse et de la picole, alors hé je suis faible gars, je suis entré.

Je sais juste que tu as passé la journée sur un plateau avec Eliott et qu'il t'a amené ici ensuite..
Limite ça peux sonner tendancieux heiiin? (moi Eliott... Nan impossible - et ma semi-rouquine me tuerait). Même pas vrai en plus: il m'a lâchement abandonné pour aller te chercher ce traître... Heureusement y'avait Cassy (d'ailleurs elle conduit bien prudemment et tout elle est bien cette demoiselle).

Je veux que tu m'expliques...
Haha, t'as genre 10 ans devant toi ou t'es pressé?

...mais avant laisse moi te parler. J'ai quelque chose à te dire et j'aimerais que tu ne m'interrompes pas avant la fin.
Ben faut savoir ce que tu veux Stanford...

Je continue de fixer mon bel extincteur. J'écoute à peine, je sais déjà ce qu'il va me balancer... "Nick! Ici c'est mon lieu de travail t'as pas à y faire ton marché! J'ai été sympa mais j'ai retrouvé quelqu'un et s'il te voit traîner dans le coin qu'est ce qu'il va penser???"
...
...
C EST QUI CE FILS DE PUTE QUE JE LUI ÉCLATE SA GUEULE DE MINOT ARRIVISTE HEIN???
Mais le discours est tout autre et m'arrache à la contemplation de l'outillage du soldat du feu amateur.

J'ai attendu ces quelques phrases depuis des jours.
Je suis sonné et je déteste les larmes dans sa voix. Non je ne veux pas qu'il pleure... Pas ça. Ou je vais craquer.

- Mais je t'aime. .
Je ferme les paupières sur ces paroles et les serre fort. S'il continue, c'est moi qui vais pleurer. De soulagement, de bonheur mais je vais ENCORE pleurer.

Je fronce les sourcils et les rouvre quand il continue. J'aime pas ça. Pas du tout. Je manque de tendre la main sur sa bouche pour le faire taire. Sa proposition me met à la fois en colère et me touche: non mais il m'a pris pour quel genre d'enfoiré... cet adorable nounours? (fufufu♥).

Je t'aime Nick et je serais prêt à tout pour toi.
Y'a t'il quelqu'un qui peut résister à une telle déclaration? Oui? Eh ben tu sors et tu crèveras seul.e comme tu le mérites. Vala. Faut vraiment avoir un cœur de pierre....
Non mais tout ce que je vais dire sera ridicule en comparaison. Totalement ridicule...

Tout se mélange dans ma tête. Je reste à le fixer en essayant de ne pas laisser la commissure de mes lèvres se relever et je prend la parole en croisant les bras.
"Oui, je t'en veux. Oui, tu as merdé dans les grandes largeurs et oui, tu m'as fait souffrir comme jamais j'ai souffert.".

Je marque une pause et je décroise mes abattis.
"Mais moi aussi j'ai merdé. Moi aussi je regrette... Je t'ai jugé et rejeté sans même essayer de te comprendre. Sans même essayer d'écouter tes arguments je... ".

Je soupire et je chasse une fichue goutte d'eau qui s'est frayée un chemin sur ma joue.
"J'ai jamais voulu que ça soit fini. J'avais juste besoin de réfléchir. De comprendre. C'est pour ça que j'ai demandé à Justin de m'expliquer. C'est pour ça que j'ai suivi Steve. C'est pour ça que j'ai supporté les baffes verbales de Eliott... Le plateau... Tu sais qu'il t'aime ce con.  Vraiment je veux dire. J'ai ramé tu sais.".

Ça commence à s'éclaircir un peu dans ma caboche mais j'ai peur d'oublier quelque chose d'important. De mal dire quelque chose. Je continue cependant, maladroitement et pas aussi joliment que lui:
"Moi aussi je te demande pardon... Et je te pardonne. Parce que...".
Je n'arrive pas à empêcher mes doigts de se poser et de caresser sa joue brièvement en lui souriant.
"Parce que moi aussi je t'aime.".

Je renifle. Non je pleurerais pas. Je suis un bonhomme putain. Un vrai.
"Je veux retrouver nos soirées chaussettes trouées à biatcher sur le shopping de meufs débiles, ou sur les enchères démentielles de ces abrutis de Jarrod et Brandi. Je veux retenter de faire les gâteaux des concurrents de cette émission que j'adore et pleurer de rire en voyant le résultat lamentable que ça donne.".

Je me suis rapproché de lui sans le vouloir mais je n'y peux rien, ce mec m'attire comme un aimant.
"Je veux retrouver tes lèvres, tes bras. Je veux retourner me casser la gueule sur les vagues. Te surprendre en train de me mater quand je me dandine sur du Beyonce ou que que je lis un de mes bouquins. Être bêtement jaloux de cette fille qui t'as souris. Me réveiller et que tu sois la première chose à laquelle je pense et que ça me rende heureux...".
Pas comme ces derniers jours où évoquer son simple prénom me plongeait dans des affres de douleurs insupportables.

Je suis maintenant collé à lui et je tapote d'un air mécontent son grand torse du bout du doigt:
"Quitter ton boulot...? Non mais tu crois que je me serais coltiné Steve et Léo et Inspecteur Eliott si c'était mon but? Hein? T'es vraiment...".
Je souffle pour lui montrer à quel point son idée me paraît absurde puis je me radoucis.
"Jamais je ne te demanderais de quitter un boulot que tu aimes. ".
J'ajoute pour moi-même à mi-voix en baissant brièvement la tête:
"Je sais trop le mal que ça fait...".
"Parce que tu l'aimes ce boulot, hein? C'est ta... ta vocation.".
C'est un peu bizarre de dire ça ok mais bon. Je suis à deux doigts de faire ma Soeur Marie-Clarence et de lui déclarer comme Whoopi dans "Sister Act 2" "Si le matin la première chose que tu penses c'est chanter heu... baiser, eh bien c'est que t'es, une chanteuse! un baiseur!"... Mouais.Bof. Et c'est pas si simple...

"Je ne dis pas que ça sera facile. Que je ne vais pas de nouveau péter les plombs comme samedi si on te manque encore de respect en ma présence.".
Il a l'air surpris, je prend mon sourire goguenard quoi qu'un peu blasé:
"T'as cru que c'était qui cette "personne qui compte beaucoup pour moi"? Taby?".
Je me marre brièvement.
"Tu crois sincèrement que le mec qui manque de respect à Tab s'en sort assez bien pour pas finir direct à l'hosto? Hein? Elle cogne pas comme une fillette contrairement à moi.".
Ça me lance encore un peu d'ailleurs mais bon, c'est supportable. Et ça se résorbe assez bien, même si la maquilleuse du tournage m'a proposé de masquer ça. J'ai poliment refusé mais c'était vraiment une gentille attention.

"Je ne dis pas que la confiance va revenir d'un coup à 100%  Que je ne vais pas être jaloux. Que je ne vais pas te faire des scènes. Que je ne vais pas te poser 30 questions gênantes ou chiantes par jour - du moins au début. Je ne te dirais pas que je suis à l'aise avec tout ça car je mentirais mais...".

J'ouvre les bras et je hausse les épaules en jetant un œil autour de nous.
"J'essaye. Car c'est toi tout ça. C'est ta vie. Et si je veux en faire partie, il va falloir que je m'habitue... Et puis soyons francs: toi, faire un boulot "normal"? Genre... Comptable?".
Ouais elle était facile celle-là mais il l'a bien cherchée, non?

Je secoue la tête en souriant et en résistant à mon envie de l'embrasser là, devant tout le monde, tellement j'aime ce gros imbécile trop sexy dans sa chemise blanche.
"Non Julian. Moi, je veux que tu sois heureux. Mais comme je suis égoïste... Je ne veux pas que ça soit avec un autre. C'est pourquoi je suis là. C'est pourquoi je t'ai choisi toi.".
Plutôt que mon boulot. Que les animaux. Que ma passion et ma vie.

Et puis mon corps me dit d'aller me faire foutre et je suis en train d'approcher mes lèvres des siennes.
"C'est pour toi que je suis là. Parce que c'est toi que je veux et aucun autre.".

Limite j'entend les oiseaux du paradis chantonner leur mélodie à mon oreille quand ma bouche se pose sur la sienne. Elle est encore plus douce, plus ourlée, plus savoureuse que dans mon souvenir. Je ne suis plus à ça près, je passe une de mes mains dans son cou et l'autre autour de sa taille.

Il m'a trop manqué.
Son corps m'a trop manqué.
J'avais perdu d'avance à partir du moment où il avait posé sa main sur moi.
Mon cœur a chaviré à ses paroles.
Je l'aime.
Je n'avais plus aucune raison de résister.

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Beloved
Beloved
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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma connerie, je suis seul... vide... et je le vis plutôt mal bien sur, quelle question. Comment je pourrais être autre chose que mal après avoir perdu l'amour de ma vie?

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Chris Hemsworth :copyright:️ Angie

Ca y est. On y était. J'avais tenté le tout pour le tout. J'avais jeté ma dernière carte. Si ça ne marchait pas maintenant c'était foutu. Mais je pourrais au moins me dire que j'avais tout tenté et ne pas avoir de regret, ou presque je regretterais toujours la manière dont je lui avais menti. Je pourrais dire à sa mère que j'avais essayé mais que c'était mort, lui demandant de prendre soin de son fils, de veiller à ce qu'il trouve un mec bien. Mais au moins j'aurais tenté.

"Oui, je t'en veux. Oui, tu as merdé dans les grandes largeurs et oui, tu m'as fait souffrir comme jamais j'ai souffert."

J'ai envie de craquer, de pleurer. Une part de moi avait ce petit espoir que ça marche, qu'il me donne une nouvelle chance. J'avais retrouvé un peu d'espoir en entendant sa mère. J'en avais eu un petit peu plus encore en voyant le sourire mystérieux d'Eliott. Ca m'avait donné le courage de me lancer. Mais je m'étais rétamé. Il ne voudrait plus de moi. Il ne fallait pas que je craque devant lui. Je partirais digne cette fois. J'avais tout essayé et il maintenait sa décision. Je devais l'accepter.

"Mais moi aussi j'ai merdé. Moi aussi je regrette... Je t'ai jugé et rejeté sans même essayer de te comprendre. Sans même essayer d'écouter tes arguments je... "

Je le regardais sans comprendre ce dont il parlait, ou du moins sans vouloir le croire. Ces excuses... ces excuses que je ne méritais pas, je les entendais. Il n'avait pas merdé, c'était normal lui comme réaction. Ca m'avait blessé qu'il agisse ainsi oui mais c'était la réaction logique, normal qu'il aurait du avoir.

"J'ai jamais voulu que ça soit fini. J'avais juste besoin de réfléchir. De comprendre. C'est pour ça que j'ai demandé à Justin de m'expliquer. C'est pour ça que j'ai suivi Steve. C'est pour ça que j'ai supporté les baffes verbales de Eliott... Le plateau... Tu sais qu'il t'aime ce con.  Vraiment je veux dire. J'ai ramé tu sais."

Les pièces du puzzle se mettaient petit à petit en place, toutes ces petites choses que je n'avais pas voulu voir, trop enfoncé dans ma douleur. Il avait tenté de me comprendre, de comprendre le milieu dans lequel je bossais, ce que j'avais tenté de lui faire comprendre ce jour là, il était parti le voir. Bon Steve s'y était pris comme une merde, mais c'était Steve en même temps. C'était comme si il avait oublié ce qu'étaient les réactions logiques des êtres humains normaux pour rester dans sa bulle de liberté sexuelle sans tabou. Pour dire son ex femme venait régulièrement sur les plateaux quand il était acteur et il hésitait pas à lui demander des conseils en pleine scène.... cherchez pas pourquoi c'est son ex.

"Moi aussi je te demande pardon... Et je te pardonne. Parce que... Parce que moi aussi je t'aime."

Je le fixais, sentant une larme s'échapper de ma joue, roulant sur la main qu'il a posé sur celle ci. Je n'aurais jamais cru entendre ces mots un jour. Je n'aurais jamais cru mériter son pardon et pourtant il me le donnait. Et... ces trois petits mots que j'avais adoré entendre, que j'avais cru ne plus jamais entendre... ils résonnaient comme la plus belle des mélodies à mes oreilles. Je sentais mon coeur se gonfler de bonheur alors que mon esprit avait du mal à réaliser qu'il venait vraiment de dire ça.

"Je veux retrouver nos soirées chaussettes trouées à biatcher sur le shopping de meufs débiles, ou sur les enchères démentielles de ces abrutis de Jarrod et Brandi. Je veux retenter de faire les gâteaux des concurrents de cette émission que j'adore et pleurer de rire en voyant le résultat lamentable que ça donne."

Je laissais un petit sourire percer entre mes larmes. Ces moments me manquaient aussi. Ces petits moments de couple ridicule peut être mais que j'adorais tellement. Nos tentatives de gâteau... la plupart étaient horribles, certains n'étaient même pas mangeable mais qu'est ce que j'adorais quand on se faisait des après midi comme ça, à rire, à finir parfois en bataille de farine. Ca me manquait. Il me manquait avec ces petites manies, sa maladresse, ses sourires.

"Je veux retrouver tes lèvres, tes bras. Je veux retourner me casser la gueule sur les vagues. Te surprendre en train de me mater quand je me dandine sur du Beyonce ou que que je lis un de mes bouquins. Être bêtement jaloux de cette fille qui t'as souris. Me réveiller et que tu sois la première chose à laquelle je pense et que ça me rende heureux..."

Je voulais tout ça moi aussi. Il m'avait tellement manqué que ça en était douloureux, une blessure lancinante qui ne voulait jamais se calmer. Je le voulais. Je voulais le retrouver comme autrefois. Et je continuais de sourire bêtement réalisant petit à petit que je ne rêvais pas et qu'il voulait de moi de nouveau dans sa vie.

"Quitter ton boulot...? Non mais tu crois que je me serais coltiné Steve et Léo et Inspecteur Eliott si c'était mon but? Hein? T'es vraiment..."

Il soupira, comme si mon idée était complètement stupide. Oui ben je savais pas qu'il faisait tout ça pour moi. Et de ce que j'en savais ce qui bloquais vraiment pour qu'on soit ensemble c'était que justement je faisais du porno. Alors ouais j'avais sérieusement songé à arrêter mon boulot, pour lui.

"Jamais je ne te demanderais de quitter un boulot que tu aimes. Je sais trop le mal que ça fait... Parce que tu l'aimes ce boulot, hein? C'est ta... ta vocation."

Je hochais doucement la tête en réponse, pas certain d'avoir tout bien entendu vu qu'il avait marmonné. Mais oui je l'aimais mon boulot. Je m'étais vraiment épanoui en le faisant. Je ne me voyais pas arrêter pour le moment, sauf pour lui. Pour lui j'étais prêt à tout.

"Je ne dis pas que ça sera facile. Que je ne vais pas de nouveau péter les plombs comme samedi si on te manque encore de respect en ma présence."

Là pour le coup je le regardais carrément surpris. De quoi il parlait au juste là?

"T'as cru que c'était qui cette "personne qui compte beaucoup pour moi"? Taby? Tu crois sincèrement que le mec qui manque de respect à Tab s'en sort assez bien pour pas finir direct à l'hosto? Hein? Elle cogne pas comme une fillette contrairement à moi."

Oui j'avouais j'avais cru qu'il parlait de Taby. Je ne voyais pas comment il aurait pu me défendre alors que dans mon esprit il me détestait encore. Mais c'était logique, Tabata était tout à fait capable de se défendre toute seule. Et je sentais mon coeur fondre un peu plus, parce que c'était une autre preuve qu'il tenait toujours à moi. Il m'avait défendu. Enfin... je doute que l'outrage ait été si important vu que les mecs en question étaient des fans et que je les avais calmé en leur proposant de venir sur un plateau. Mais ce n'était rien, l'attention me touchait beaucoup trop pour que je proteste.

"Je ne dis pas que la confiance va revenir d'un coup à 100%  Que je ne vais pas être jaloux. Que je ne vais pas te faire des scènes. Que je ne vais pas te poser 30 questions gênantes ou chiantes par jour - du moins au début. Je ne te dirais pas que je suis à l'aise avec tout ça car je mentirais mais... J'essaye. Car c'est toi tout ça. C'est ta vie. Et si je veux en faire partie, il va falloir que je m'habitue... Et puis soyons francs: toi, faire un boulot "normal"? Genre... Comptable?"

Ahah je l'avais cherché celle là. Je sentais que j'allais y avoir droit souvent à cette blague. Alors oui je me doutais que ça ne serait pas facile pour lui. Je le comprenais parfaitement et je ferais tout pour que ça ne soit pas trop dur à supporter. Parce que je l'aimais et que je voulais juste le rendre heureux.

"Non Julian. Moi, je veux que tu sois heureux. Mais comme je suis égoïste... Je ne veux pas que ça soit avec un autre. C'est pourquoi je suis là. C'est pourquoi je t'ai choisi toi. C'est pour toi que je suis là. Parce que c'est toi que je veux et aucun autre."

C'était certainement un des plus beaux moments de ma vie. Il était à nouveau dans mes bras, m'embrassant à nouveau. Je pouvais retrouver ses lèvres que j'avais cru ne plus jamais pouvoir sentir contre les miennes. Il était dans mes bras, je le serrais doucement contre moi, comme si je voulais l'empêcher de partir à nouveau. Il m'aimait et vraiment je pouvais le dire cette fois. Il savait tout de moi, mon secret honteux il le connaissait. Et malgré tout ça il m'aimait toujours, assez pour rester avec moi. Ce moment que j'avais cru ne jamais pouvoir vivre, ce bonheur de trouver l'amour de ma vie et que celui ci m'accepte, je le vivais enfin. Je n'aurais pu être plus heureux.

Je me reculais au bout d'un moment, le regardant en souriant. Les larmes coulaient sur mes joues mais des larmes de bonheur cette fois.

- Il n'y a qu'avec toi que je peux être heureux. Je t'aime tellement Nick.

Je lui souris à nouveau, je ne pouvais plus m'arrêter, avant de reprendre ses lèvres. Je ne voulais plus le lâcher maintenant que je l'avais enfin retrouver. Mais je me souvenais d'où on était, de toutes les paires d'yeux qui devaient être entrain de nous fixer. Je voulais m'en aller, trouver un endroit plus calme pour pouvoir discuter.

- Si on filait? On a encore des choses à se dire je crois et je préférerais le faire en privé.

Et pas avec une bande de pervers nous matant. Surtout que je comptais bien discuter avec lui mais avec mon Nick blotti dans mes bras. J'avais tout un tas de calins à rattraper.

Je hochais la tête alors qu'il me proposait de venir chez moi et me demandais juste un instant pour aller dire deux mots à Eliott. J'avais quelques personnes à saluer moi aussi avant de partir. Je ferais un compte rendu détaillé à Eliott plus tard. Et je le remercierais vu qu'il semblait être pour quelque chose dans notre réconciliation.

Je m'excusais auprès de l'organisateur de la fête avant d'aller attendre Nick. Je n'arrêtais plus de sourire, c'était terrible. Je souris même encore plus en le voyant arriver. Je le pris par la taille, le serrant contre moi alors qu'on partait vers ma voiture. Oui je ne le lâchais plus et alors? J'avais besoin de lui là tout de suite. Je lui volais même un baiser, un long baiser langoureux avant de le laisser monter dans la voiture. Je démarrais et roulais tranquillement vers chez moi.

- Tu sais... je m'étais fait une raison. Je croyais que tout était fini entre nous, que tu ne pourrais jamais vouloir être avec moi, que je t'avais trop blessé pour ça. Puis ta mère est venu me voir en tournage. Je te rassure elle est arrivée quand tout était fini. Elle n'a rien vu et je m'étais changé quand je suis tombé sur elle. J'aurais pas supporter je crois...

J'étais traumatisé rien que d'y penser.

- Elle... elle a été merveilleuse tu sais. Elle m'a demandé de m'accrocher, de me battre pour te récupérer. Elle accepte ce que je fais. Elle... elle m'a même dit qu'elle comprenait si je ne voulais plus revoir Justin ni ta famille et qu'ils te laisseraient partir avec moi. Ta mère est extraordinaire tu le sais ça?

Parce que jamais mes parents n'avaient fait ça pour moi, jamais ils n'avaient accepté ce que j'étais, ce que je faisais de ma vie. Ils m'avaient rabaissé et renié sans états d'âme.

- Je lui ai dit, et je te le dis aussi, je ne t'éloignerais jamais de ta famille, encore moins en sachant tout ça. J'en ai voulu à Justin mais... il n'a fait que révéler la merde dans laquelle je m'étais mise. Il voulait juste ton bien. Je lui pardonnerais et... je veux faire partie de ta vie, ta famille y compris.

Je pris sa main et la serrais doucement, profitant qu'on était arrêté à un feu pour le regarder.

- Et je le redis encore, mais si mon boulot est trop dur à supporter pour toi, j'arrête tout. Ce n'est qu'un boulot. Tu es beaucoup plus important que tout ça.


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