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 Everybody lies [PierreHope]

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PierreHope
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Nick Frobisher
J'ai 27 ans et je vis à Los Angeles, USA. Dans la vie, je suis Doctorant en éthologie animale et je m'en sors bien. Sinon par le plus beau hasard de ma vie , je suis en couple avec l'homme le plus canon de la planète (non je n'exagère rien) et je n'en crois toujours pas ma chance .
ColinWoodell :copyright: IMDb


Je suis vraiment stupide... J'ai de la chance qu'il supporte mes doutes et mes jérémiades même après tout ce temps passé ensemble. Il m'a prouvé je ne sais combien de fois que les autres ne l'intéressaient pas (un mec l'a dragué alors que j'étais avec lui sur LA MEME serviette de plage!!! Je veux bien qu'il rende dingue mais quand même! Coucou je suis là!). Que je suis le seul, l'unique, et plus chanceux veinard de tout l'univers connu (et inconnu aussi d'abord, quoi que s'il existe dans une galaxie lointaine un Julian à deux pénis... Ouh la je craque moi!)... Et patati et patata. Enfin non: pas patati et patata. Parce que j'ai besoin qu'il me rassure comme ça. J'ai besoin qu'il me répète à quel point il m'aime. A quel point il me désire. Comment tout les autres c'est rien que des nasebroc (et toc!).

Je suis apaisé par ses douces paroles et je soupire d'aise, posant mes mains sur les siennes qui ont encadré mon visage. Je me perds un instant dans ses yeux bleus: je n'y lit aucun mensonge. Finalement, même s'il en existe un autre avec deux pénis, j'en ai rien à foutre: c'est celui là que je veux. Tandis qu'il m'embrasse passionnément, je sens mon désir qui revient au galop: s'il n'arrête pas de m'émoustiller (où a-t'il apprit à baiser des lèvres comme ça? ... Non en fait je ne veux pas savoir. Surtout pas.), je ne vais pas tenir jusqu'à mon appart. J'oublie mon frère, mes doutes, j'oublie tout.

Oh oh... Je connais ce sourire trop taquin pour être honnête.
- Maintenant si tu veux bien.... Il me semble que tu m'as promis une récompense pour avoir survécu à cette soirée.
Oups.
J'avale ma salive en hochant la tête et prend la main qu'il me tend en souriant un peu timidement. Et voilà j'ai fait mon malin et je suis bien puni...

Ce n'est pas pour rien que j'ai préféré l'éthologie animale à l'éthologie humaine (sans compter que la concurrence en éthologie humaine y est d'autant plus accrue et les sujets intéressants presque tous repris dans des thèses plus au moins réussies depuis la nuit des temps). Les comportements et mœurs des animaux sont bien plus simples à comprendre que ceux de mes semblables (En tout cas pour moi). J'ai toujours un train de retard sur une discussion à table. Je ne sais jamais ce que je dois dire ou faire dans certaines situations de paraître social. Je suis une quiche en small talk. Je me contrefous de si la personne en face à des enfants et son travail ne la définit pas (surtout vu le nombre de gens qui font un boulot "par défaut"). Je n'ai jamais été doué en paraître (au grand dam de mon père) et même si je connais les us et coutumes des milieux les plus raffinés, ma nervosité et mon ennui par rapport à ces codes me conduisent souvent à la bourde. Ça irait mieux avec une meilleure confiance en moi mais ça ne se trouve pas dans les pochettes surprises. Ça demande du temps. Et ma dernière relation me l'a bien sapée... Je regagne à peine mon niveau "d'avant" dans ce domaine. Et du coup... Je suis maladroit. Parce qu'en plus je suis souvent dans la lune comme on dit. Alors même dans l'intimité je merde...

Avec Julian, j'ai déjà: égratigné son gland lors d'une branle trop empressée, me suis retrouvé les 4 fers en l'air au sol lors d'un changement de position (et Julian a tellement rit qu'il en avait complètement débandé et je suis resté frustré et vexé), glissé dans la baignoire lors d'une douche coquine (juste le petit doigt de cassé-oui c'est ridicule. L'air entendu des internes aux urgences quand j'ai dis que j'avais fait ça tout seul et leur regard sur un Julian qui oscillait entre le rire et l'inquiétude était mémorable)... Donc je me demande pourquoi j'ai pris les devants.

Je suis encore plus empoté car empressé car en manque (je me fait l'effet d'un satyre parfois). Je ne résiste cependant pas à des petits baisers dans son cou et sur sa nuque dans la cabine de métal étroite, tout en laissant une de mes mains parcourir ses hanches et descendre sur ses fesses. Je me permet même de jouer ma mijaurée en me détachant de lui quand l'ascenseur nous dépose à destination: "Oh je ne sais pas trop... Je suis si fatigué et j'ai un cours demain: ça ne serait pas raisonnable.". Je suis un piètre acteur, on y croit pas deux secondes, surtout que l'on devine mon désir au garde à vous si on regarde bien (oui je ne suis pas aussi bien "doté" que mon compagnon mais il s'en fiche et je n'ai jamais reçu de plaintes - bon sauf quand je glisse de ma position parce que j'ai perdu l'équilibre et que... enfin bref).

Je referme derrière lui mais je n'allume pas: j'aime le jeu de lumière que fait le mélange de la lueur de la lune et de la rue sur lui. Je frémis: j'adore ce morceau de temps suspendu. Où l'attraction est palpable. Fini la (fausse) mijaurée. Je met quiconque au défi de résister à ces yeux plissés où une lueur d'attente malicieuse brille. Et cette foutue chemise dont les boutons sont un poil trop tendus sur ce torse que j'ai hâte de parcourir à nouveau me hurlent de les soulager de leur tourment. Alors je l'embrasse à pleine bouche, sans doute maladroitement. Je caresse sa barbe, m'égare sur sa nuque, j'hume son odeur musquée qui ne fait qu'augmenter et je manque d'arracher ces fichus boutons dans mon empressement. Enfin je peux laisser glisser mes doigts de son cou à ces pectoraux qui feraient pâlir d'envie Mister Univers himself.
"Hahahahaaaa à moi tout'à moiiii... Hem. Tu te calmes Nick.".

J'adorais y promener mes doigts, m'égarant sur sa peau glabre, baisant fiévreusement son torse avant de descendre sur son ventre ("C'est pour qui la tablette de chocolaaat? Pour bibiii!". Mes mains suivaient leur route sur l'autre face de son corps d'athlète. Ma destination ne faisait aucun doute. J'en avait marre de cette toile entre lui et moi. Je m'affairais sur sa ceinture, ronchonnant sur ce mécanisme de boucle que mes doigts enfiévrés peinaient à déjouer. J'y arrivait finalement (+1 en habilité!) et lui ôtais ce pénible obstacle en l'abaissant d'un geste brusque.

A genoux devant l'objet de ma convoitise qu'une simple pièce de tissu me cachait (enfin cachait... Je me demandais si Julian ne faisait pas exprès de mettre une taille en moins JUSTE pour faire paraître son attirail encore plus gros... Sa verge peinait à ne pas pointer le bout de son nez en haut de la couture) encore. Je caressais doucement l'instrument emprisonné et y posait mes lèvres... Avant de remonter avec un sourire canaille sur mon visage qui faisait face à un Julian tout à ma merci et collait ma bouche près de son oreille pour y susurrer en veillant bien à ne plus le toucher d'aucune manière (oui en fait je suis une garce je sais je sais): "De quelle manière souhaite tu être récompensé, oh grand héros des tablées familiales?".

C'étaient les seuls moments où je pouvais le mettre un peu au supplice et... Je devais admettre que je chérissais cela. Même si ça ne durait jamais longtemps et qu'il reprenait indéniablement le dessus presque à chaque fois et que j'étais de nouveau sa pauvre victime (à qui j'allais faire croire ça...?).

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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Je ne pouvais m'empêcher de sourire d'envie alors que je sortais de la voiture avec lui. Je me laissais faire avec délice alors qu'il venait déposer de légers baisers sur mon cou. C'était tendre et excitant à la fois. J'en aurais presque ronronné de plaisir tellement c'était bon de le sentir faire ainsi.

"Oh je ne sais pas trop... Je suis si fatigué et j'ai un cours demain: ça ne serait pas raisonnable."

Je roulais des yeux alors qu'il se décollait de moi pour sortir de l'ascenseur, un faux air innocent sur le visage. Comme si j'allais le croire, ou même le laisser faire. J'avais beaucoup trop envie de lui pour dormir sagement. Je me foutais complètement des demandes du réalisateur. Je serais parfaitement en état d'assurer le lendemain, comme je serais en état d'assurer ce soir. Cela n'avait rien à voir de toute façon pour moi. Le sexe au boulot c'était technique, quasiment mécanique. Alors oui on faisait des positions défiant la gravité. Oui on pouvait durer des heures, qu'ils croyaient sans venir. La vérité, beaucoup moins sexy, c'était que je débandais souvent au cours d'une scène et qu'on avait des pauses plus ou moins longues avant de reprendre. Cela n'avait rien à voir avec Nick. C'était tendre et sensuel. On ne le faisait pas pour la performance ou pour bien paraitre devant la caméra. Je l'aimais. Je voulais juste profiter de mon homme. Ce n'était jamais parfait. Ca ne durait pas toujours longtemps. On avait même eu notre lot de catastrophe, entre coups sur ma bite, fracture du petit orteil, chute sur les fesses et autre... on était pas les aussi athlétiques que dans les films. Je me souvenais même la première fois où je l'avais laissé me prendre, où j'avais dit oui en fait parce qu'on était jamais allé au bout. Il avait réussi à confondre le tube de lubrifiant avec celui de moutarde. Qu'est ce que de la moutarde foutait là au juste? Je n'en savais rien mais il m'avait fallu plusieurs douches pour que ça arrête de me brûler.

Mais je l'aimais mon Nick. Je n'échangerais pour rien au monde les petits moments qu'on passait ensemble. Tant pis si j'avais un tournage le lendemain. Je ne voulais pas passer à côté de ce plaisir avec lui. Je souris une fois entré dans l'appartement quand il vint reprendre mes lèvres. Je l'embrassais avec envie, l'aidant à défaire ma chemise. Je l'avais piqué au boulot je ne pouvais pas la bousiller. J'en avais besoin pour le lendemain. Je frissonnais alors que ses mains venaient caresser mon torse. J'adorais sa façon de faire. J'avais l'impression d'être la chose la plus belle, la plus précieuse au monde quand il me touchait ainsi. Je me laissais faire, reculant juste par moment pour l'entrainer dans sa chambre. On serait quand même mieux dans un lit, ça serait moins dangereux.

Je le laissais faire alors qu'il retirait mon pantalon. Je l'envoyais au loin rejoindre ma chemise. Le petit con continua de jouer avec moi, l'effleurant juste de ses lèvres sans m'enlever mon boxer. J'étais encore trop clairement habillé et lui encore plus.

"De quelle manière souhaite tu être récompensé, oh grand héros des tablées familiales?"

Je ris en entendant sa remarque.




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***
Je m'éveillais trempé de sueur, le cœur battant, regardant le plafond avec un air hagard, tentant de reprendre pied dans la réalité. Mon regard se posa sur Julian qui dormait paisiblement à mes côtés, lâchant son adorable petit souffle entre ses lèvres pincées à chaque fin de respiration. Je me levais en silence pour aller observer la rue vide et l'aube qui pointait à l'horizon, éclaircissant une partie du ciel. Passant la main sur mon visage, j'essayais d'oublier les bribes du cauchemar qui m'avait tourmenté.
Julian, Tabata, et Justin. Ensemble. Forniquant devant mes yeux à grand renfort de cris de jouissances. Je ne pouvais pas bouger, juste observer douloureusement et hurler en silence dans ma tête. Julian finissait par me voir et sans cesser de pénétrer l'un et l'autre, me demandait surpris: Tu croyais quoi? Un gringalet comme toi? puis il changeait de position et tenait un tout autre discours, des larmes dans la voix: C'est pas ce que tu crois, je suis obligé. C'est toi que j'aime, mais je n'ai pas le choix.. Lui aussi pleurait dans ce rêve. Il s'essuya les yeux comme pour chasser le sel qui y restait. Ce n'était rien qu'un mauvais rêve. Pas de quoi fouetter un chat. Nombre d’animaux rêvait. Ça ne voulait rien dire. Il n'était plus un enfant effrayé.

La fatigue le rattrapant, il alla rapidement enlever ses lentilles de contact qu'il avait oublié et retourna se pelotonner tout contre son compagnon, levant un de ses bras pour le mettre sur lui comme s'il était une grosse couverture. L'autre ronchonna brièvement avant de le serrer fort contre lui, marmonnant des paroles incompréhensibles. Rassuré, Nick se laissa emporter par Morphée.

***
Le lendemain, Julian était déjà parti. Nick se souvenait vaguement d'un bisou sur son front et de paroles auxquelles il avait répondu en mode automatique. Il aurait aimé profiter avec lui d'une matinée complice mais ses journées commençaient tôt... Et lui ne devait pas trop tarder non plus. Après une rapide douche et avoir joué à la Tour Infernale avec sa pile de bouquins (et ayant évidemment lamentablement perdu), il claqua la porte pour se précipiter à son arrêt de bus.

***
La journée avait filé. Il n'avait pas prit de pause le midi, mangeant sur le pouce, et replongeant dans ses articles, notes, et tout le bazar, notant ses résultats d'expérience, comparant, annotant. Il avait hâte d'être chez lui. Julian devait venir le rejoindre quand il aurait terminé. Tard visiblement. Il ne savait pas trop. Comme souvent.
"Non mais tu as vu ce mec? Trop canon!".
Deux étudiantes surexcitées manquèrent de le bousculer et s'excusèrent en le reconnaissant. Nick eût un sourire indulgent: ah les béguins de la fac... (genre il était un vieux machin à la jeunesse envolée). Il tourna à droite en sortant du bâtiment pour prendre le bus en amont, à la station précédent celle du campus à proprement parler qui se trouvait sur son chemin. Il pouvait ainsi trouver une place assise et bouquiner en paix, sans être obligé de se coller à des inconnu.es, chose qu'il détestait par dessus tout. Il n'était pas très tactile en dehors de sa sphère intime. Un petit groupe de garçons observait quelque chose sur le trottoir d'en face avec curiosité et des sourires entendus. L'un chuchota quelque chose, et ils partirent tous d'un rire gras. Frobisher soupira et ne regarda pas l'objet de leur hilarité navrante digne de bonobos en chaleur: sans doute une jolie donzelle à la jupe volante qui excitait leur convoitise de mâles en rut. Il se demandait parfois s'il y avait une si grande différence entre l’éthologie animale et l’éthologie humaine.

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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J'aimais ces moments. Quand je le serrais dans mes bras comme ça, le corps détendu après le sexe. Qu'il me murmurait des je t'aime. Je lui répondis de même, embrassant doucement son front avant de sombrer dans le sommeil. Je m'étais habitué à tout ça, aux nuits qu'on passait ensemble avec lui collé dans mes bras me prenant pour son doudou et/ou sa couverture personnelle. J'aimais ça. Je grognais de temps en temps mais en vérité j'aimais le sentir si proche de moi. Je profitais de chacun de ces moments de bien être.

Pourtant le réveil sonna un peu trop vite le lendemain. Je l'éteignis rapidement avant d'aller me préparer. Je ne voulais pas le réveiller. Je savais qu'il se levait plus tard que moi. Je ne repassais pas chez moi mais je devais être présent tôt sur le plateau pour le maquillage puis la relecture du script avant qu'on ne tourne finalement la scène. Je revenais juste le temps de l'embrasser, de lui dire que j'y allais et que je l'aimais. C'était un vrai déchirement. J'aurais aimé pouvoir rester là dans ce lit avec lui, passer la matinée à le caliner et même plus. Mais le devoir m'appelait. Et je savais que même si j'étais resté là, lui il aurait du finir par partir bosser à son tour. Adieu la grasse matinée en amoureux, pour ce matin du moins.

Je me rendis rapidement au travail, m'installant pour me laisser préparer par les maquilleuses et habilleuses. On discutait un peu en même temps avec les autres acteurs. La routine s'enchaina, lecture du script puis on passait à la scène. Fellation, branlante, une position, deux positions, sodomie et autres... rien de bien nouveau mais on se donnait tous à fond pour que la scène rende bien. On tournait le final du film, on terminait même le tournage sur ça alors on voulait tous que ça rende bien.

Finalement, il était plus de quatorze heures quand on termina enfin, tous épuisés mais fier de notre travail. Maintenant ça ne dépendait plus de nous. J'avais bien une séance photo la semaine prochaine pour illustrer un peu la couverture du film mais l'essentiel du boulot était fait. J'allais pouvoir me reposer un peu. Je grignotais rapidement, allais me doucher avant de partir rejoindre Nick.

J'avais promis au réalisateur de le voir dés lundi pour son futur projet sur lequel il me voulait. Il allait commencer à tourner très rapidement et il ne voulait pas perdre de temps. Les projets s'enchainaient toujours. Je pouvais tourner plusieurs films dans le mois sans aucune problème. Ca faisait un vrai boulot à plein temps, de faire tout ces films, mais le public était toujours en demande de plus alors pourquoi on s'arrêterait?

Mais là je m'éclipsais. J'avais des projets pour ce soir, avec mon Nick, et j'avais même des projets plus pressés. Je passais rapidement chez moi pour me changer, prendre ce dont j'avais besoin pour mon plan et je m'en allais à nouveau. Quelques minutes plus tard je me garais devant sa fac, juste à temps. Je ne voulais pas le rater alors qu'il sortait. J'aurais été dans la merde si il avait pris son bus avant que je n'arrive. Mais il était encore tôt, j'avais dix minutes devant moi à l'attendre.

Je sortis, m'adossais au capot de ma voiture. j'avais enfilé un haut sans manches sur un jean légèrement troué. J'avais enfilé mes lunettes de soleil pour me préserver de celui ci qui semblait décider à nous cramer. Je restais installé là, attendant de voir arriver mon amour, ignorant les coups d'oeil des jeunes femmes autour. Cela faisait bien longtemps que je ne faisais plus attention à tout ça. J'ignorais de la même façon le groupe de mecs qui chuchotaient en me regardant. Je me foutais d'eux. Je le cherchais juste à lui.

Et finalement je le vis. Un sourire étira mes lèvres alors que je traversais la route pour venir le rejoindre. Je me délectais de son air surpris avant de le prendre dans mes bras pour l'embrasser doucement.

- Je voulais te faire une surprise. Je voulais....

Je m'arrêtais alors qu'un des jeunes du groupe à côté venait nous interrompre. Il fallait croire qu'il avait fini par réussir à trouver le courage de venir me parler après avoir passé un moment à me mater avec les autres. Ce n'était pas clair pourtant? Il n'avait pas compris à la façon dont je l'avais pris dans mes bras et embrassais que j'étais en couple avec lui? Il fallait que je lui dise plus clairement?

"Excusez moi monsieur mais...."

Non j'excusais pas. J'étais occupé. J'étais avec mon mec. J'avais quelque chose à lui dire et il venait m'interrompre pour je ne sais quelle raison.

"J'adore ce que vous faites et... j'aurais voulu avoir un autographe."

Il me tendit un morceau de papier et un stylo, tremblant légèrement. Pu... tain... de... mer....de..... Ces étudiants étaient tous des obsédés ce n'était pas possible!! Pour qu'il me reconnaisse aussi facilement c'est que merde ce petit con il avait du en mater du porno et ces potes aussi. Mais surtout ce petit con était entrain de me griller devant Nick. J'allais le buter. Il fallait que je le tue avant qu'il n'en dise trop, avant qu'il ne lui révèle pourquoi il voulait mon autographe. Et moi là je n'avais pas beaucoup de solutions, la fuite était la meilleure option.

- Je crois que vous faites erreur. Qui que vous pensiez que je sois, je ne suis pas cette personne.

Je commençais à prendre la main de Nick dans la mienne et tirais dessus pour partir avec lui.

"Mais si vous...."

Je me retournais et le coupais rapidement avant qu'il n'en dise trop.

- Je ne vous connais pas. Et je ne vois pas ce que j'aurais pu faire dans ma vie qui vous donnerait envie d'avoir mon autographe, alors maintenant dégagez et foutez nous la paix.

Vu la façon dont je le foudroyais du regard il ne tarda pas à foutre le camp. Je soupirais alors qu'il s'éloignait rapidement rejoindre ses amis.

- Ils sont bizarres tes étudiants... en plus il m'a coupé dans mon élan.

Je me forçais à sourire et le repris dans mes bras, l'embrassant à nouveau.

- Je voulais te dire que j'avais dans l'idée de te kidnapper ce week end. Un de mes clients m'a prêté sa maison sur la plage pas loin d'ici. Alors dis moi que tu ne dois pas réviser ce week end et qu'on peut y aller. Imagine... toi et moi nous baignant nus, toi et moi bronzant nus.... et faisant tout un tas d'autres choses nus.

Je souriais ponctuant mon discours de petits baisers sur son visage et dans son cou. Alors oui c'était un peu une manoeuvre de diversion mais pas seulement. Les clés étaient dans ma poche, c'était mon réalisateur qui me la prêtait en fait, elle n'attendait plus que nous pour le week end.


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Un mouvement du coin de l’œil capta mon attention. On me fonçait dessus. Je me tournais prêt à sortir un truc bien méchant made in Nick Frobisher, le truc froid comme la glace avec un ton de mépris bien dosé pour faire reculer l'emmerdeur (ça n'aurait pas été la première fois qu'on lui sautait au cou sans le connaître pour diverses raisons de la plus graveleuse à la plus potache en passant par la plus bourrée-ouais même en pleine aprem! Les poivrots ne dormaient jamais!) mais je rangeais mon air mesquin et affichais une mine étonnée au dernier degrés en voyant un nounours - rectification MON nounours- me foncer dessus pour me prendre dans ses bras et m'embrasser devant tout le campus (et sans doute le groupe d'accro à la branlette qui devait afficher des mines bien poilantes à observer le tableau). Je ne profitais même pas du baiser tant j'étais perturbé. Julian n'était encore jamais venu me chercher.
Le doctorant ne pût pas en placer une. Son compagnon enchaîna immédiatement:
- Je voulais te faire une surprise. Je voulais....
Il en voulait des choses le grand barbu! Il voulait finir sa phrase aussi, mais il n'en eût pas l'occasion. Un péteux vint l'interrompre. La raison m'arracha un sourire: ça ne devait pas être la première fois qu'on prenait Stanford pour un acteur. Lui-même l'avait pensé en le voyant la première fois. J’eus un air compatissant pour mon amant: ça devait être chiant à la longue...

... Ah oui sacrément chiant même vu sa réaction. Je faillis intervenir pour calmer le jeu: l'autre avait juste fait une méprise, c'était pas méchant... Pourquoi mon géant prenait-il ainsi la mouche? Ok c'était pas poli de les couper mais il avait l'air à deux doigts de le cogner et de l'enterrer dans le désert du Mojave... Je ne l'avais jamais vu aussi furax. C'était plus un nounours, c'était un grizzli! Je me rendis compte que je ne connaissais pas le mec qui était à mes côtés. Je me laissais donc entraîner par la poigne de fer pour ne pas aggraver la situation. Mais l'étudiant s'accrochait pour je ne savais quelle raison: mec, tu fais erreur lâche l'affaire, il est comptable point... Julian lui asséna une dernière répartie verbale en montrant les crocs et le fan (de quoi? J'aimerais bien le savoir!) accepta son échec et reparti, penaud. Limite j'avais un peu pitié de lui.

- Ils sont bizarres tes étudiants... en plus il m'a coupé dans mon élan.

Je ne répondis rien par peur qu'il n'explose de nouveau, hochant distraitement la tête. Tout cela m'avait un peu secoué. Je répondis à son baiser tout aussi pensivement, pas vraiment à ce que je faisais. Des questions se bousculaient dans ma tête mais je le laissais continuer. Après son pétage de câble style Dieu vengeur, j'entendis le mot "kidnappé" presque sérieusement. Au fur et à mesure qu'il parlait, je retrouvais mon Julian. Mon adorable montagne de muscles. Le méchant colosse avait disparu.

Je me laissais boujouter, flatter et cajoler comme une grande poupée à câliner et me déridais, complètement détendu par la fin de son discours: voilà, j'avais retrouvé entièrement mon chéri. Mon titan gentil et un brin obsédé.
"Présenté comme ça, qui pourrait dire non?".
J'ajoutais, entrant dans son jeu:
"J'ai hâte de t'étaler la crème solaire même si...".
Je tapotais son paquet:
"Il va falloir un sacré tube de crème solaire.".
Je m'esclaffais et laissais de côté sa méprise: il n'avait toujours pas compris que je n'étais plus vraiment étudiant: j'étais doctorant, j'écrivais une thèse. Je faisais des recherches. J'encadrais des cours, des travaux en labo. Je ne passais plus d'examen depuis 1 an. De toute façon même si j'avais dû soutenir lundi, je n'aurais refusé tout ça pour rien au monde.

Je sautais au cou de mon amoureux et exigeait qu'il me porte jusqu'à la voiture à deux pas, ignorant les quelques badauds qui nous jetaient un regard intrigué voir amusé en passant:
"Si tu veux me kidnapper, fais-le bien, bad boy.".
J'avais mis de côté son pétage de câble et riais aux éclats tandis qu'il m’attrapait comme un sac à patate sur son épaule, faisant mine de vouloir me placer dans le coffre comme tout bon kidnappeur qui se respecte.

***
Jamais une valise n'avait été plus vite bouclée. Avec sans aucun doute, son lot d'oubli et de choses superflues qui paraissent pourtant sur l'instant, indispensables. Laissant ma main voltiger sur le vent par la fenêtre ouverte, j'hésitais à questionner Julian: il faisait beau, j'avais chaussé mes lunettes de playboy (celles de Tom Cruise dans Top Gun la classe hein?), je me dirigeais vers un week-end relax aux frais de la Princesse... On était bien. Détendus. Mais mon gros cerveau avait continué à psychoter en background. Pourquoi Julian avait-il autant pété les plombs pour une simple méprise? Pourquoi l'autre avait-il insisté? Il avait l'air tellement sûr de lui en plus... C'était déroutant. Et puis mon doute du repas de famille m'étais revenu en plein dans la poire avec tout ça.

- Je travaille essentiellement à mon compte pour des petites entreprises qui n'ont pas les moyens de se payer un comptable à plein temps.
...je ne vois pas ce que j'aurais pu faire dans ma vie qui vous donnerait envie d'avoir mon autographe. "Mais si vous...."
-Un de mes clients m'a prêté sa maison

Ça passait en boucle dans ma tête. Un truc clochait. J'aurais pu continuer à me dire que j'avais mal compris. Qu'après tout, il m'avait dit qu'il était comptable pour de gros clients juste pour m'impressionner à l'époque. Bon ok ça, certes. Admettons. Mais le berserk que j'avais vu? Et puis ce client super top cool tip top sympa? Je refermais la fenêtre. L'odeur d'iode annonçait notre arrivée prochaine en vue de l'océan. Et quitte à s'engueuler... Autant le faire avant d'arriver. J'avais la trouille. Mal au bide. Je détestais les conflits. Je n'aimais pas les cris. Comme tout le monde sans doute. Mais je ne voulais pas m'enfoncer dans des silences répétés devenant les briques d'un mur entre la personne que j'aimais et moi-même. J'aimais Julian éperdument. Et je ne voulais pas le perdre. Mais je ne voulais pas me lancer dans une autre relation qui finirait en déchirements à coups de remarques prenant leur terreau dans la mauvaise foi réciproque.

"Julian... Ce client...".
Les mots se bloquaient dans ma gorge et je dus faire un effort pour continuer:
"Pou...Pourquoi il te prête sa maison comme ça d'un coup? Et puis...".
Je me forçais à avaler ma salive. La mer était en vue. Scintillante. Éclatante. Mais sa vue ne m'inspira pas cet émerveillement enfantin et ce calme serein qu'elle me procurait habituellement.
"... ça va pas le boulot? Je sais que t'aimes pas en parler mais... Ta réaction avec ton faux fan... C'était...".

Je sentais la tension monter. Et pas le genre de tension qu'il y avait entre nous la veille. Persévérer me demandais un réel effort et je lâchais dans un souffle:
"... Je ne t'ai pas reconnu. Ok il était chiant et insistant mais...". Je voulais ajouter "ça ne te ressemble pas" mais soupirait en guise de point, avant d'enchaîner de mon mieux, continuant sur ma lancée:
"Enfin bref, je t'ai trouvé un poil tendu et si ça a trait à ton boulot... Je me demande si c'est bien d'aller dans la maison d'un de tes clients. Tu... Tu vas pouvoir déconnecter? Tu ne vas pas avoir l'impression de... De lui devoir quelque chose?".
Je regardais franchement son beau profil. Ses yeux étaient masqués par ses lunettes de soleil et j'étais incapable de lire ses traits:
"Tu... Tu ne t'es pas mis en porte à faux pour ce week-end... Hein? Je sais que tu ne roules pas sur l'or, et je m'en fiche. Un week-end pantoufle me va tout aussi bien tu sais... Je ne veux pas que tu souffres à cause de moi. De quelque manière que ce soit. Alors...".

Je me tus, incapable de continuer ou d'éclaircir mes dires. Priant pour qu'il comprenne et de ne pas avoir bousillé notre week-end farniente avec mes inquiétudes et mes questions.

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Julian Stanford
J'ai 32 ans et je vis à Los Angeles, Etats Unis. Dans la vie, je suis une star du X et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, malchance je ne sais pas trop, je suis en couple avec un gars merveilleux et je le vis plutôt bien, pas bien, dangereusement je dirais.

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J'allais tuer ce petit connard. Je tentais de changer de sujet, lui parlant du petit week end que j'avais prévu. J'espérais que la supercherie marcherait qu'il oublierait ce moment gênant pour profiter avec moi. Alors je souriais, soulagé, alors qu'il jouait avec moi, effleurant mon paquet. J'en venais même à rire alors qu'il se jetait à mon cou pour que je le kidnappe comme il faut. S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir... Je le faisais basculer sur mon épaule, en mode sac à patates avant de faire mine de le jeter dans le coffre. Finalement je le jetais, doucement quand même, sur la place côté passager et m'installais ensuite pour démarrer.

Mon sac était prêt mais pas le sien. On s'arrêta brièvement chez lui pour qu'il prépare ses affaires. Vu la vitesse à laquelle il préparait le sac il devait être aussi impatient que moi de partir. Les derniers jours de tournage avaient été difficiles. J'avais eu peu de temps pour profiter de lui. Alors je voulais me rattraper, passer le plus de temps possible avec lui ce week end. Je comptais bien me prélasser avec lui sur la plage, l'emmener diner au restaurant, passer la nuit avec lui à le faire crier de plaisir. Tout un tas de beaux projets.

On ne tarda pas à retourner dans la voiture et à démarrer pour partir. La villa était à deux heures de route un peu plus au sud de là où on habitait. Elle se trouvait non loin d'un petit village en bord de mer. Le genre de petit village craquant où se sentirait bien. Il faisait beau. La route que nous suivions longeait la côte par moment. J'avais ouvert ma vitre moi aussi, laissant le vent venir agiter mes cheveux, mes lunettes de soleil posé sur mon visage et une musique entrainante en bruit de fond. Je me sentais bien là, tellement bien que je ne sentis pas venir la bombe.

"Julian... Ce client... Pou...Pourquoi il te prête sa maison comme ça d'un coup? Et puis..."

Aie... je me doutais que la question allait arriver. Mais j'avais une histoire de prêt cette fois. J'étais prêt à répondre à toutes ses questions.

"... ça va pas le boulot? Je sais que t'aimes pas en parler mais... Ta réaction avec ton faux fan... C'était..."

Toutes les questions sauf celles là... je pensais le sujet enterré. J'avais cru que la perspective de ce week end en amoureux arriverait à lui faire oublier ce qui s'était passé. Il fallait croire que je me trompais. Ce week end allait peut être mal commencé. Et si on commençait le week end par une dispute j'avais peur de voir comment il allait se passer. Je n'avais aucune envie d'avoir cette conversation et encore moins de me disputer.

"... Je ne t'ai pas reconnu. Ok il était chiant et insistant mais..."

Mais quoi? J'avais vraiment peur de ce qui allait venir ensuite. De quoi il avait peur? De quoi est ce qu'il se doutait?

"Enfin bref, je t'ai trouvé un poil tendu et si ça a trait à ton boulot... Je me demande si c'est bien d'aller dans la maison d'un de tes clients. Tu... Tu vas pouvoir déconnecter? Tu ne vas pas avoir l'impression de... De lui devoir quelque chose?"

Ah ben celle là pour le coup je ne m'y attendais pas. Je l'écoutais, le laissant terminer, cherchant à connaitre le fond de sa pensée.

"Tu... Tu ne t'es pas mis en porte à faux pour ce week-end... Hein? Je sais que tu ne roules pas sur l'or, et je m'en fiche. Un week-end pantoufle me va tout aussi bien tu sais... Je ne veux pas que tu souffres à cause de moi. De quelque manière que ce soit. Alors..."

Je me retenais de rire en l'entendant parler. Si il savait à quel point il était loin de la vérité. Je souris simplement, prenant sa main pour la serrer doucement.

- Je n'aime pas parler de mon boulot c'est vrai. Parce que c'est chiant. Parce que je n'aime pas ce que je fais mais que je dois bien gagner ma vie alors je le fais. Je te l'ai déjà dit, j'ai tout un tas de clients pour différents boulots, allant de grosse boites à des plus petites. Mes réguliers c'est les plus petites parce qu'ils ont besoin de moi souvent et pas de temps en temps pour des contrôles comme les grosses.

A force j'avais fini par me renseigner sur les différentes missions des cabinets d'expert comptable. Je devais pouvoir donner un minimum le change et ne pas raconter de grosses conneries.

- Ce client... il tient un magasin. J'ai commencé à faire sa compta quand il avait une toute petite boutique et maintenant il a acheté un magasin trois fois plus grand que son ancien et il tourne bien. Il s'est agrandi mais il me fait confiance donc je m'occupe toujours de lui. Ca fait longtemps qu'il me parle de me prêter sa maison et je refusais tout le temps. Mais là je me suis dis que c'était le bon moment.

Je me retournais un instant pour lui sourire tendrement.

- La semaine a été longue et chargé. On ne s'est pas beaucoup vu. Puis en plus il y a eu ce diner chez tes parents. J'avais besoin de me détendre avec toi, rien que toi et moi en amoureux.

Je soupirais avant d'enchainer.

- Alors oui je me suis énervé sur cet imbécile mais il venait m'interrompre dans ma parade pré kidnapping et ça m'a mis hors de moi.

Je serrais sa main pour la porter à mes lèvres et l'embrasser doucement.

- Là j'aimerais juste profiter de ce week end avec toi. Je te jure que tout va très bien au boulot, que je ne me suis pas mis dans la merde pour la maison et que je vais très bien. Mon client était même ravi que j'accepte enfin depuis le temps qu'il me la proposait.

Ce n'était pas entièrement faux ça. Mon réalisateur me la proposait depuis très longtemps pour me remercier du boulot que je faisais avec lui. Alors j'avais cédé, espérant faire plaisir à Nick.

- Alors ne t'inquiètes pas ok?




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