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 Quand tu regardes plus Juliette que Roméo ~Pierrehope~

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Seolanne
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

New-York 2019


Ophélie Newman est en couple avec Thomas depuis quatre ans, installée dans une routine confortable. Cela fait plusieurs mois qu'ils commencent à réfléchir à se marier, peut être avoir un enfant, sans qu'aucune décision ne se profile vraiment, entrainés par une certaine indolence et après tout... ils ont le temps.
Du moins ce qu'en pense Thomas. Ophélie, elle, a bien du mal à chasser le regard courroucé de Lisey, un ravissant grain de sable de 29ans, qu'elle n'a pas vu venir gripper l'engrenage de sa vie toute tracée
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PierreHope
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Lisey
Williams

J'ai 29 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis attachiantegérante d'une boutique et je m'en sors bien. Sinon parce que je le veux bien, je suis célibataire et je le vis au poil.
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J'ai pas le temps. Je suis le lapin blanc. On m'attend quelque part, en r'tard en r'tard. Non en fait j'ai le temps pour ce que je veux. Le reste... ça peut attendre (et c'est pour ça que mon appart est un bordel sans nom). Je n'aime pas qu'on me dise non non plus. Et ce petit con au comptoir m'a dit non quand j'ai voulu mettre un jeu de mot pourri à la place de mon prénom sur sa putain de tasse en carton (même pas vraiment recyclable). Bah quoi? Mon prénom le regarde pas. Et puis entendre un boutonneux ou une coucourge de 17 piges beugler mon 2e prénom (vu que le 1er plutôt crever que l'utiliser)... Merci mais non merci. Alors je lui ai dit de se mettre son café là où je pensais. Et que je serais ravie de l'y aider. Haha il était tout rouge c'était le panard! Et je me suis cassée.

Me voilà sur le trottoir, sans café, au milieu de gens pressés. Tous sur leur smartphone. Moi, j'ai un truc qui envoie des sms. Même qu'il sonne parfois et truc de gueudin, quelqu'un parle dedans! Paraîtrait qu'il peut aller sur le net mais je m'en fou un peu... J'ai Netfrix chez moi et dehors, un bouquin dans mon sac. Comme si y'avait pas assez à regarder autour de soi...

Comme à mon habitude, je marche d'un pas sûr, le nez en l'air. J'admire le jeu des rayons du soleil dans le feuillage. J'hume avec délice l'odeur du marchand de hot-dog. Ouais je sais, c'est dangereux de pas regarder ses pieds quand on marche. Mais entre nous... Y'a rien de plus chiant que des pieds et le trottoir gris triste couvert de chewing-gum usagés... Non? On est d’accord.

Et puis c'est cool de pas regarder devant soi, on fait des rencontres sympas! ...non là je déconne. Y'a toujours un connard pour me foncer dedans. Et qui m'engueule en plus. Aujourd'hui, c'est mon tour de gueuler la première. Et pas manqué, à peine je lève le nez et marche vers ma bécane garée non loin qu'un.e énergumène me fonce dedans. J'attendais que ça! Alors je gueule d'un air outré: "Pouvez pas faire attention???". Et puis je regarde ma collision du jour.

Dans la trentaine je dirais. Je l'imagine bien faire des soirées "osééées" avec ses copines de la zone pavillonnaire et acheter des parures HéM au prix de Victory'as secret à la Milf qui a flairé le bon filon des bourgeoises qui s'ennuient dans leur prison dorée. Tout ça en buvant du rosé-pamplemousse (é-v-i-d-é-m-m-e-n-t). Elle bredouille des pardons et moi, garce royale, j'exulte. Elle paye pour les autres. Eh vachard, je sais. Mais la vie est une pute, pas vrai?

Et puis je vois soudain qu'elle a répandu autant de café que d'excuses sur son joli chemisier (sans doute hors de prix). -10 points de satisfaction sadique. Elle lève ses grands yeux sur moi et là, je sais que je suis foutue... J'essaye de me retenir (j'ai ma fierté - mal placée ok) mais ça sort tout seul: "Pardon...". Mon autre moi me hurle "Ehhh ça va pas??? D'où tu t'excuses à cette girafe??". C'est vrai qu'elle est grande. Mais ce n'est pas une greluche.

On dit (oui je sais "on est un con") très pompeusement que "les yeux sont le miroir de l'âme". J'en sais rien de l'âme et de tout ce bordel, mais des gens tu les regardes dans le yeux, tu sais que c'est mort: ils sont teubé. Rien à faire, t'arriveras pas à élever le niveau avec eux. Alors qu'elle... Elle, derrière ses pupilles immenses, ça fourmille. ça frétille. "...J'aurais du regarder devant moi.". En fait non, ça aurait été une sacré erreur. Parce que j'aurais risqué de ne jamais la croiser. Enfin rencontrer. Enfin "collisionner". Bref.

Dans une ville comptant 8 millions d'habitants, les probabilités de croiser ma bobo (oui je suis sûre qu'elle mange du quinoa et fait du yoga en buvant du kombusha) étaient infinitésimalement faiblardes.



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Ophélie Newman

J'ai 31ans ans et je vis à New-york, USA. Dans la vie, je suis assistante, petite main, corvéable à merci dans une maison d'édition et je m'en sors à mon avis, plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis quelquées années et je le vis bien.

Arrivée d'Utah il y a cinq ans, elle y retourne régulièrement pour retrouver sa famille, qui  n'en a pas bougé. Elle adore New-york, mais en deteste le  métro : vous avez vu la taille des rats?!


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-Thom', tu oublies pas? Demain,  on passe la journée avec William et Sofia, ils devraient arriver vers 11h.
Pour toute réponse, un vague grognement, un hochement de tête brune qui peut passer pour un accord, un mouvement dans le lit et une couette qui se remonte le plus haut possible. A vrai dire, Ophélie ne s'attendait pas à beaucoup mieux! Thomas et le matin, c'est une bataille qu'il perd chaque jour.  Elle, elle n'a pas ce luxe. Du moins pas celui d'arrivée en retard. Pas alors qu'ils doivent passer en revue le différent planning d'édition pour préparer les sorties de septembre. Non qu'Ophélie ait le moindre pouvoir décisionnaire, mais sa responsable oui. Et elle exige que toutes ses petites mains aient lus chacun trois des manuscrits à paraitre et lui en présente les plus grandes lignes, de manière à ce qu'elle même puisse ensuite en débattre et placer ceux qui lui paraissent les plus importants et ceux qui devraient avoir une plus grande couverture marketing.

De toute manière, elle part tot. Parce que la brunette sait depuis longtemps que si il y a un retard sur une ligne? Il est pour elle. Un embouteillage de taxi? Evidement qu'elle est coincée dedans! Une rue bloquée par une manifestation? Forcement celle qui va l'obliger à prendre un détour impossible. Elle sort en vérifiant qu'elle a bien pris ses clefs dans son sac. Pour revenir cinq minutes plus tard dans l'appartement pour récupérer au vol la bandoulière de la besace contenant les différentes épreuves, qui elles, étaient restées sur la table basse. Ophélie les range, prenant soin de ne pas corner un seul feuillet des copies. Elle tient à sa tête! Un coup d'oeil sur son télephone alors qu'elle a une grosse demi-heure de marge. Parfait. Son pas se ralentit alors que la jeune femme profite du printemps qui s'installe enfin.

Direction la Random House Tower. Et il se murmure dans les couloirs qu'un certain auteur du Maine est en visite à New-York  sur la semaine pour discuter de son dernier recueil de nouvelles à paraitre pour décembre. Bien qu' Ophélie l'ait déjà croisé, elle n'a jamais osé lui  parler directement. La langue complètement collée au palais. Si les acteurs et les musiciens la laissent totalement de marbre, ce n'est pas le cas de certains écrivains. Son petit coeur ne s'est toujours pas remis de la disparition de Sir Terry Pratchett. Oui ca fait plus de quatre ans et alors?!  Vérification de l'heure. Tout baigne. Encore vingt minutes. Le temps de prendre cinq minutes pour un café, sans chantilly, avec une pointe de noisette, et du sucre. A emporter, un sourire, un merci. Elle a deja depuis longtemps décidé que la courtoisie et la politesse étaient les meilleurs moyens de dérider les plus désagréables des new-yorkais.

Est ce qu'elle a bien pensé  à souligner que.... en tenant son café d'une main, elle recherche de l'autre dans son sac le calepin couvert des notes qu'elle a pris ces dix derniers jours, voulant vérifier un point de détail précis. C'est une erreur. Sa maladresse est légendaire, mais pour une fois.... Tout se passe bien ce matin! Plongée dans ses pensées, comptant sur le fait que le flot new-yorkais est de ceux qui s'écoule autour des écueils, Ophélie ne regarde pas sa trajectoire. Et heurte de plein fouet un obstacle qui arrivait en sens inverse.  Le carnet  lui échappe des mains après avoir pris une rasade caféiné dont le reste  implose sur le chemisier pastel qu'elle a enfilé un peu plus tot. Heureusement, le brevage a eu le temps de refroidir, mais sur l'instant, elle n'y pense pas. Elle bafouille une montagne d'excuse à la jeune femme, se sentant encore plus mal à l'aise au ton rogue qui lui adressé. Ceci dit, elle peut comprendre l'agacement. Elle finit par relever la tête, ne pensant pas encore  à ses dégats vestimentaires, d'autres mots de conciliation lui tombant des lèvres.

Un regard vert l'accroche et elle entend les paroles d'excuses. Un peu. Rarement elle croise vraiment les yeux de ceux qu'elle ne connait pas. Ne s'en détourne pas, juste là, maitenant. Un vert de Jade.  La jeune femme qui lui fait face est une vivacité colorée. Et le caractère qui semble suivre avant qu'il ne s'apaise. Un vert de Chat. Le ton courroucé s'est adoucit et une partie de sa montée de stress redescent. Un sourire s'ouvre aux lèvres d'Ophélie. -Je ne faisais pas attention non plus. Je regardais mon....

Bordel! Vivement, elle se penche pour récupérer le cahier moleskine qui allait se faire écrabouiller par une chaussure anonyme et le tient fermement au creux de sa paume. plus question qu'il s'échappe. Avant de revenir vers son interlocutrice. -Je suis désolée. Est ce que je vous ai taché? - Ce n'est qu'à ce moment qu'elle prend conscience de l'état désastreux de son haut. Et qu'elle va être en retard. Parce qu'Ophélie ne peut pas aller travailler comme ca. Et en plus, elle connaît pas bien ce bloc. et il est encore tot. Aucune boutique d'ouverte. - Je suis désolée. -Oui. Elle se repète, mais cette matinée qui avait si bien commencé tourne franchement à la catastrophe - Je ne vous ai pas fait mal, j'espère? Il faut... -Elle inspire. Se force à se calmer. Ce n'est pas SI grave. Et d'ailleurs  la rousse flamboyante prend plutot bien les choses. Prend exemple Ophélie! . - Il faut absolument que je trouve de quoi me changer. Est ce que par hasard vous savez ou je peux trouver un magasin ouvert dans le coin ou dans les cinq minutes? Vous me sauveriez la vie! Enfin... la journée quoi!


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M'avoir fait mal? Mais qu'elle est choupinette! J'ai la peau tellement dure qu'il faut y aller pour atteindre la couche tendre!

Nous sommes deux pions immobiles au milieu du flot ininterrompu de gens qui se foutent royalement de nous et de son petit carnet qui à l'air de renfermer ses plus inavouables secrets vu comment elle a sauté dessus comme si sa vie en dépendait. Quoique ça serait un peu concon de noter ça et de se balader avec mais on est à New-York... Tout et tout le monde est possible ici. Je serais pas surprise qu'elle aime les costumes so fluffy. "Ce qu'elle serait chou avec des oreilles de chat...".

ça existe donc encore des gens aussi innocents et altruistes? Wahou. Je la mettrais bien sous cloche pour l'admirer un peu plus.  Je réponds pas. J'aime bien la voir paniquer (oui je suis une garce). J'aime bien son style de phrasé. Bon ok si son chemisier (même si c'est le dernier Chamel) vaut sa vie elle a pas une très haute estime d'elle-même. La journée au final? Bon... Je suis déçue mais je m'en contenterais. On dirait pas mais je suis Chevalier servant dans l'âme. Surtout avec les jolis brunes. Ou les jolis bruns. Enfin je m'en fiche de la couleur du poil. Je mange varié (non je parle pas de légumes verts pour celui qui suit pas au fond mais rendors-toi). Elle a l'air au bord de la panique mais essaie de se contrôler. J'admire ça. Elle aurait chouiné, pas sûr que je l'aurais aidée.

Enfin, j'arrête avec mon sourire en coin qui étire mes lèvres et doit me donner l'air d'une perverse sadique bossant au club "Maîtresse Donna" du block voisin (meuh non j'ai donné un nom au pif... voyons) et je fais semblant de réfléchir: "5 minutes...?". ça à l'air important pour elle. Je l'ai assez fait marronner. Alors je cesse mon petit jeu et je déclare: "ça se fait mais il va falloir me faire confiance. Suivez-moi.". J'aurais pu dire "Viens avec moi si tu veux vivre." mais j'ai trop peur de devoir des royalties à une machine à forme humaine équipée de fringues en cuir. Je lui attraperais bien la main pour la guider mais j'ai appris à mes dépends que les gens ne sont pas aussi tactiles que moi. Alors qu'elle me suive ou pas... Je trace jusqu'à ma Liseymobile (que celui ou celle qui s'est esclaffé.e à cette appellation aille se faire foutre).

J'ouvre le coffre du siège (je le ferme jamais je sais c'est une erreur mais la clef est quelque part heu... dans le capharnaüm que j'appelle "chez moa") et j'en sors le seul casque qui y est. Il est couvert de tous les autocollants que les gens distribuent un peu partout dans la ville, et de mes quelques voyages. Mais ça, y'a que moi qui le sait et de l'extérieur, ça ressemble à une oeuvre d'art incomprise de la "période drogue bleue" d'un artiste oublié.

Je lui tend (parce que oui elle m'a suivie! Elle doit vraiment être désespérée ou suicidaire): "ça serait dommage de fracasser une si jolie tête." (nan je la drague pas je suis juste aimable-et réaliste). Et j'enfourche mon Cheval Blanc. Hue cocotte. "Accrochez vous!".  Je suis de nouveau le lapin blanc et ma Alice est plus que pressée alors je démarre en trombe, me faufilant dans la circulation en jouant du klaxon comme toute bonne New-Yorkaise qui se respecte. Klaxonner est ici élevé au rang d'art. C'est une seconde langue maternelle en somme.

Je veux pas me la péter (si en fait... j'adore ça) mais je conduis comme une pro (une pro sous amphet' et avec un goût du risque un poil trop prononcé mais pro quand même). En 2 coups de cuillères à pot nous voilà à destination: "Home sweet home.".

Je saute de mon destrier et je trace vers la porte du magasin, clef déjà en main.
La grille de protection n'a pas été tirée. Encore... Je siffle entre mes dents: "Michael Clarke je vais te...Te...Arf..". Micky est adorable mais vraiment trop tête en l'air. Mais j'arrive pas à l'engueuler. On engueule pas le mec qui vous a sauvé les miches. Et qui fait les meilleurs donuts maison de New-York. J'aurais trop les boules qu'il me coupe "les vivres". J'ouvre la porte de mon lieu de travail avec la clef et le coup d'épaule habituel. La senteur de poussière antédiluvienne mêlée à un tourbillon hétéroclite d'autres notes olfactives s'insinuent et apaisent mon cerveau: c'est mon autre chez moi. Mon pawn-shop. Je passe plus de temps ici qu'à mon domicile à vrai dire. Surtout depuis l'accident.

Mon sac bandoulière se retrouve jeté derrière le comptoir et je trace vers le rayon vêtements. J'entend son pas derrière moi, un peu hésitant: c'est sûr qu'elle doit pas traîner dans ce genre de lieu avec ses BFF du Club-House. "Désolée ce qu'on a de plus classe c'est une robe de mariée et...". Je me retourne pour lui sourire: "C'est pas trop de saison.". Je reprends ma fouille et la laisse prendre ses marques tout en écoutant son pas: il est léger, comme celui d'une ballerine. Elle est classe. Délicate. Je peux pas lui refourguer n'importe quoi... Je me marre toute seule dans ma tête en passant un haut imprimé léopard: avec un petit collier à perles... le cliché de la boubourge serait parfait! "Mmmh... pas assez... quinoa. ". Enfin je trouve ce que je cherche et je la rejoint, triomphante: "ça devrait faire l'affaire. Mais ça sera un chouillat trop grand à...". Je peux quand même pas lui dire que ses petits nénés risquent d'un peu nager vu la coupe ample à la poitrine. "... un chouillat trop grand mais essayez.". Je lui tend le cintre et je reste à la regarder... Avant de tilter qu'elle va pas se foutre à poil devant moi (même si je dirais pas non et que perso, j'ai aucune pudeur). "La cabine est au fond à droite.", je lui précise en indiquant la direction de l'index. Je ne peux pas m'empêcher de rajouter avec un sourire insondable: "Rassurez-vous, les caméras ne sont pas dans les cabines. Enfin... Je crois.". Je me délecte de l'ombre du doute qui passe dans ses yeux noisettes et je la débarrasse de ses affaires.

Elle s'accroche cependant un peu à son carnet-journal-intime-textesacrésauveurdumonde qui n'a pas quitté sa paume depuis le trottoir: "Vous risquez de le poser et de l'oublier... Juré je regarde pas.". La main droite levée, j'affirme comme devant un tribunal, main gauche sur sa petite bible perso: "Moi Lisey Williams, saine de corps et d'esprit - enfin presque - jure sur l'honneur ne pas mettre mon nez dans vos affaires personnelles.". Soit elle rigole, soit elle fuit et demande une mesure d'éloignement. J'ai pas pour habitude de jouer un rôle, même au boulot. Avec personne. Mentir sur soi c'est se trahir soi-même. Même si dans mon taff c'est à la fois une bénédiction et une malédiction (Je vous laisse réfléchir au pourquoi et au comment).  

Et mentir toute façon c'est chiant: faut se rappeler ce qu'on a dit à qui et quand et quoi et pourquoi et... Que des emmerdes. Je hais les menteurs. Et les menteuses. Mais surtout les menteurs. En particulier UN menteur. Donc que ça plaise ou non, la demoiselle aura la vérité toute crue. Si son haut la boudine, elle le saura. Mais j'ai l’œil aucune chance. Je ne me trompe jamais. Ni sur les tailles, ni sur les gens. Sauf... une fois. Une seule et unique fois.



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J'ai 31ans ans et je vis à New-york, USA. Dans la vie, je suis assistante, petite main, corvéable à merci dans une maison d'édition et je m'en sors à mon avis, plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis quelquées années et je le vis bien.

Arrivée d'Utah il y a cinq ans, elle y retourne régulièrement pour retrouver sa famille, qui n'en a pas bougé. Elle adore New-york, mais en deteste le métro : vous avez vu la taille des rats?!

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Le silence qui dure et s'étire entre les deux jeunes femmes ne dit rien qui vaille à Ophélie. Demande de l'aide dans cette ville revient à présenter un morceau de viande sanguinolent à un T-Rex affamé. Parfois, il lui faut se souvenir qu'elle est à New-York, où un bonjour spontané à un regard croisé dans la rue a pour seule réponse une ignorance suprème. Au mieux. Pas grave. Malgré elle, elle commence à s'habituer à ce genre d'attitude. Cependant, le sourire qui orne l'écueil roux ne trahit pas le mépris, mais un amusement léger. Sans savoir pourquoi, la brune se surprend à répondre à ce sourire. Il y a un je ne sais quoi qui ne lui donne pas envie de se détourner ou de partir. C'est le plus joli T-Rex qu'elle ait jamais croisé. Malheureusement, elle ne peut vraiment pas se permettre de perdre d'avantage de temps. Pas ce matin.

Elle allait prononcer quelques paroles pour se dégager de cette rencontre orchestrée par le hasard quand le Renard prend les devant. Lui faire confiance. Franchement, elle ressemble à jasmine, pour suivre n'importe qui, elle ne sait où? Okay. Peut être un peu. Parce qu'à sa grande surprise, elle lui emboite le pas. Elle tente un petit -On va où exactement? Qui se retrouve sans réponse. C'est qu'elle marche vite en plus. Heureusement que talons carrés aux pieds ou pas, Ophélie ne se laisse pas distancer pour autant. Avant de s'immobiliser net devant la moto. Haaaa oui mais non. Ca va pas le faire. Un pas de recul alors qu'elle remet de la distance entre elle et l'engin. Ses mâchoires se sont contractées. Non. Je monte pas là dessus. C'est mort. Désolée ma renarde, mais ca je peux pas. Ses mains sont crispées sur le calepin au point que les jointures ont blanchies. Un instant, elle a l'impression de pouvoir sentir le desinfectant qui empuantissait chaque couloir de l'hopital. De revoir les murs aux teintes beigeatres. La langue collée au palais, Ophélie se retrouve avec un casque psychédélique collé sur le crâne, sans répondre à la plaisanterie de l'inconnue. C'était y a plus de dix ans. Respire. Et parvient à se détendre au fur et à mesure que la conductrice s'insinue et s'infiltre dans la circulation. Elle avait oublié à quel point elle adorait ca. En avait rayé jusqu'à l'idée. Sur la taille de Lisey, la main d'Ophélie s'est faite plus légère, l'autre agrippant l'arrière de la selle, retrouvant un équilibre qui lui est naturel. Orientant et adaptant le poids de son corps en fonction des mouvements de la moto.

Quand la deux- roues s'immobilise, impossible de se méprendre sur le sourire qui illumine le visage de la jeune femme. Sans se soucier de l'état de ses cheveux sous le casque, elle le retire pour le rendre à sa propriétaire. Ses pommettes ont pris une teinte plus soutenue, fouettée par le vent de leur course. -Merci pour ce trajet. Ca fait longtemps que j'étais pas montée à moto. J'ai adoré ca longtemps. -Elle a un sourire amusé devant les récrimintions à l'égard de l'un de ses amis. Avant de découvrir une veritable caverne d'Ali-baba. C'est la première fois qu'elle entre dans la boutique d'un prêteur sur gage et une multitude de questions lui brulent les lèvres. Le peu qu'elle en connait, c'est lorsqu'elle a zappé par hasard sur une émission de semi télé réalité mettant en scène un pawn-shop à Las Vegas. Impossible de se souvenir du nom! Sauf que son chemisier poisseux de café est devenu gelé par le trajet et elle n'a qu'une envie, c'est de s'en débarasser. Du regard, elle examine les divers articles, et il y a vraiment de tout. Un petit rire - Humm on va attendre un peu pour la robe de mariée. Mais je reviendrais vous voir dans quelques mois et vous me montrerez à ce moment là!

Non qu'elle ait l'intention d'épouser Thomas si rapidement. Mais ils commencent vaguement à en évoquer la possibilité, sans qu'aucune demande concrète n'ait été faite. Certaines des fringues exposées, jamais de la vie elle les porte. Froncement de nez et de sourcil en tombant sur une horreur avec un imprimé léopard. Ca, c'est un truc qui la dépasse completement. Ajoute un pantalon de cuir et on a un combo perdant. Foxy lui présente une blouse bohème, laissant les épaules libres avec un col rond, peut être un peu large, mais elle n'a pas l'intention de faire la difficile pour ce genre de détail. Le cintre en main, Ophélie cherche des yeux un paravent, une cabine qui lui permettrait de se changer rapidement. Et visblement, l'autre femme aime la metre un peu mal à l'aise avec son commentaire sur les caméra de surveillance. -Je vais faire comme si il n'y en avait pas!

Elle n'a toujours pas rangé son carnet dans son sac, meme si sa besace a trouvé le sol près du comptoir ou elles se tiennent. Ce qui n'échappe aux prunelles observatrices de sa vis à vis. Un petit haussement d'épaule avec un sourire d'auto-dérision. -Ce sont juste des notes pour mon travail. Rien qui nous menera sur le trésor perdu de l'atlantide ou la formule secrete pour le vaccin contre le paludisme. Mais si je le perds, ce sera plus compliqué pour ma réunion ce matin. -La brune finit par comprendre que la Flamboyante vient de se présenter au moment où elle pose le calelpin dans la poche intérieur de la besance.- Ophélie, Ophélie Newman. Je suis assistante dans une maison d'edition. Je vais me changer et je reviens.

Comme si elle allait s'enfuir! Un objet lui attire l'oeil au passage et elle se promet d'en demander le prix à Lisey une fois qu'elle aura enfin retiré cet immonde chemisier. Bien qu'elle soit presque sure qu'il n'y a pas de caméra espion dans la petite cabine, Ophélie observe d'un coup d'oeil dans les angles leur absence. Juste pour être certaine, avant de retirer le vettement souillé. De la poche de son jean, elle tire un mouchoir qui lui permet d'éponger les traces caféinés qui ont atteint sa peau. La blouse est effectivement un peu grande, mais le style même de celui-ci pardonne ce léger écart de style. En sortant, elle décroche du présentoir un pendentif en argent au bout d'une chaine dont l'apparence a été volontairement vieilli. La forme en cadrant solaire de celui ci, les éléments circulaires qui pivotent à l'intérieur, coup de coeur absolu.

-Lisey, je vous dois combien pour le haut et le bijou avec sa chainette? -montrant l'ensemble qui repose au creux de sa paume. Pas décidée à le reposer. Sauf si il coute un oeil, ce qui est bien possible, car elle n'a pas vu de prix affiché.

Elle aime bien ce moment hors du temps. Hors de sa routine habituelle. Son chemisier taché disparait au fond de son sac. Elle s'en occupera plus tard. Envie d'un autre café, mais ca devra attendre plus tard. Là, Ophélie entend presque les battements de l'horloge lui indiquant qu'elle ne sera jamais à l'heure pour la réunion. Ce qui ne sera pas la première fois. Sauf.. .qu'elle n'a pas envie de presser l'instant. Lisey l'intrigue dans sa franchise qui n'a rien de new-yorkaise, loin des apparences cultivées par ses habitants.

-On est loin d'une bouche de métro? Je ne vais pas vous obliger à faire le chemin en sens inverses, votre journée ne va pas tarder à commencer non plus. Vous en avez déjà fait bien plus que ce que vous y etiez obligé.


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Bon point: Mon petit Quinoa me fait confiance vu qu'il m'a suivi et que ice on the cake, il me confie ses petites affaires. Mauvais point: son carnet ne renferme aucun secret inavouable. Booooh... Je suis déçue. Juste un peu. Après c'est ce qu'elle dit hein... Mais quelque chose me dit que je n'ai pas à faire à une mytho comme il en grouille dans cette ville. Peut être un peu folle, mais pas menteuse. Aurais-je suivie une inconnue comme elle? Oui, au pire, je me serais jetée de la moto si je voyais que la conductrice m'emmenais dans un endroit isolé. Ou pas:  je pense que je me kifferais si je me rencontrais (vous avez vu ce chassis? Non mais vous l'avez vu?) Ouh là, quand j'en viens à me dire que je me sauterais bien, c'est que je suis en manque. C'est vrai que ça fait un petit moment. Faut dire j'ai pas une minute à moi.

Apparemment mon serment est pris pour une présentation formelle.... C'était pas mon but, j'y ai même pas pensé, à me présenter. Les conventions sociales me saoulent. Je connais à peine le nom de famille de ma meilleure amie, mais je peux vous dire quel parfum de glace elle adore et de quelle couleur était sa petite culotte en gym en 3e (et pour cause j'aurais bien mis mon nez dedans). Fort heureusement, Mademoiselle Newman (j'ai noté qu'elle n'avait pas encore la bague au doigt même si elle en a le projet visiblement... Encore une stupide norme sociale à laquelle je ne me plierais jamais) ne m'a pas tendu la main. J'ai horreur de serrer les mains. Surtout quand en face la poignée est molle ou moite. Beuh. Autant faire comme les bouffeurs de grenouilles et se "faire la biiiise" (avec l'accent) c'est plus marrant. Ou passer au french-kiss. Direct. Quels obsédés ces Français. (oui c'est l'hôpital qui se fou de la charité).

Ma brebis égarée a mit cap sur la cabine. "Assistante d'une maison d'édition hein... ". ça me fait penser au film avec Meryl Stripp, où elle maltraite son assistante qui se fait draguer par l'Australien so British sorti d'un conte de fée là (pas ma came). Quelle salope cette Miranda Priestly... Elle est pire que moi. J'espère que la cheffe d'Ophélie est plus sympa. C'est la proie idéale: elle est trop gentille. Elle veut trop bien faire. ça se voit. ça exhale de chaque pore de sa peau. Je ne suis pas suprise par son boulot: ça lui va comme un gant. C'était ça ou secrétaire. "Oh ouiiii des petites lunettes ça lui irait bien! ". Avec un tailleur! Et merde, j'aurais dû lui filer le tailleur que j'ai en stock... Juste pour mon petit plaisir. Je souris mais je me rabroue: je deviens un gros beauf quand je suis en manque. Et on touche pas aux client.e.s: jamais mêler affaires et histoires de cul. Et puis ça sent quand même bien l'hétéro cisnormée à plein tube là. "Dommage dommage .". Elle m'intéresse. J'ai le feeling. Sinon, je ne l'aurais pas aidée. Je sais pas pourquoi, mais elle m'intrigue. Peut-être ses grands yeux de biches. Peut être son accent qui est si sophistiqué par rapport au mien. Peut-être parce qu'elle vient d'un monde à des années lumières du mien (vous me voyez moi, assistante? HAHAHAHAHA je l'étouffe avec son sac Gurcci la Meryl Streep de l'Edition!). Ou peut-être ses pompes. Elle a bon goût: j'adore ses chaussures. Et puis, elle sent bon. Si ça vous fait marrer c'est que vous trainez pas assez au contact de vos semblables: c'est dingue le nombre de gens qui négligent leur hygiène corporelle. C'est pour ça entre autre que je suis motarde (et puis ça finit toujours en baston avec moi dans le bus. Trop de connards au m2. Faut toujours que je me mêle de tout et ça part en vrille.).

Elle a promis de revenir, et en effet elle revient. Faut dire elle est toute fine, mais m'étonnerais qu'elle passe par le velux rikiki de la cabine. Je souris: je suis contente, j'ai eu l'oeil. Je la vois ranger le chemisier (sale) dans son sac. Je souris plus.

"Vous croyez quand même pas que je vais vous laisser aller au boulot avec ce truc tâché dans votre sac?". Je tend la main à plat sur le comptoir: "Donnez moi ça. Sinon la tâche va rester. J'ai tout ce qu'il faut ici. Et puis...". J'utilise toutes les infos à ma disposition pour ferrer ma jolie sirène. "Si votre patronne [je prends un risque mais 90% de chance que ça soit UNE et non UN. Pourquoi? Feeling je vous dis] vois ça, elle va penser que vous êtes négligée, ça fait pas sérieux...". Je continue mon opération de charme avec un grand sourire dont j'ai le secret: "Enfin... Si vous me faites confiance.". Je prend un petit air de chat botté pour l'attendrir.  Je suis machiavélique. Quelle vilaine fille tu es Lisey... Et je reprend: "Le chemisier c'est...". J'allais dire cadeau. mais je vais y aller au culot: "...Un café. Comme ça on boucle la boucle caféiné et je vous rend votre chemisier tout beau tout propre et qui sentira bon la lavande de Provence.". Turn. Je suis gonflée: c'est moi qui lui doit un café dans l'histoire! Mais ce chemisier est pas donné. Il vaut bien plus qu'un café et elle a l'oeil: elle le sait. (M-a-c-h-i-a-v-é-l-i-q-u-e  je vous dit). J'assène mon atout final: "Le collier? Hmmm..." (genre je réflechis alors que j'ai déjà ma phrase en tête. Quelle actrice! Je me suis gourée de carrière!) Je dirais...". Nouveau sourire spécial Lisey (tchak! Botte secrète!): "Qu'on en rediscute ce soir? En attendant, je vous fais confiance et je vous le prête. Un essai en quelque sorte.". River. Evidemment, je ne fais jamais ça. Surtout avec des bijoux. Surtout ce genre de truc qui vaut son pesant de cachuètes. Et puis... Et puis surtout celui là. "Il a, comme chaque objet de la boutique, une histoire. Je vous la raconterais.". Bim. Abattage. J'ai tout donné. All in.

Qu'elle accepte ou non, j'ai pris ma décision. Je rattrape mon sac et je me dirige vers la porte en faisant osciller mon index de droite à gauche, catégorique: "Tututut! Pas question. Quand je secoure une demoiselle en détresse, je ne la laisse pas à l'entrée de la caverne du Dragon. Je vous emmène. Enfin...". LiseyQuinteflush royale (+sourire botte secrète: COMBO!): "Si vous avez repris goût à la moto...?". J'ai bien noté le passé de sa phrase concernant son expérience des 2 roues. "En métro, vous serez jamais dans les temps. Et je me faufile comme personne.". Elle l'a vue elle-même. Et moi je vois ses yeux qui hésitent, qui se posent sur moi, sur tout le fatras qui nous entoure. Je comprend: "Vous inquiétez pas le gars sur lequel je ronchonnais va plus tarder il peut tenir la boutique le temps que je vous dépanne.". Je griffonne un mot agrémenté d'un petit coeur pour Clarke et j'enjoins Ophélie à me suivre avant de reboucler le tout derrière nous (avec le rideau métallique tiré cette fois-ci). Je lui précise, car elle me fait vraiment l'effet d 'avoir l'impression d'abuser: "Vraiment, ça me ferait chier, je vous le dirais et je ne le ferais pas. Mais c'est moi la patronne en ce moment ici et j'ai décidé d'être votre ange gardien.". Je lui tend à nouveau mon superbe casque avec une moue taquine: "Enfin ange... ça reste à voir.". Et je rigole avant de reprendre position en tant que chauffeur de Madame L'Assistante. J'apprécie son bras qui retrouve ma taille, mais n'en montre rien. Je la trouve moins crispée, et j'en suis honorée: c'est donc qu'elle se sent en sécurité avec moi. Pour un peu, j'en ferais une roue arrière. Mais je risque de 1)La faire flipper et 2)C'est pas vraiment mon truc les figures artistiques. Les glissés, les passages au cheveu près entre 2 camions... Ok. Mais pas de trucs de kékés.

Je conduis rarement sans casque et j'avais oublié à quel point c'était grisant d'avoir les cheveux qui claquaient au vent. Rien à foutre si je me tape un rhume. Je n'ai que rarement des passagers, je n'aime pas qu'on me colle. Mais je partirais bien en Road-Trip improvisé avec mon adorable chargement: elle ne pèse pas plus lourd qu'une plume et se comporte en passager exemplaire en basculant comme il faut pour coller aux exigeances des tracés de la route et de la gravité (rien de plus crispant quand votre accompagnant.e est un boulet qui se penche à l'opposé et pète tout votre mouvement avec la grace d'un éléphant). Elle m'indique la route du doigt et docile, j'obéis. J'ai bien pensé à lui jouer un tour pendable en faisant des détours, mais je la sais pressée. J'ai juste pas envie que ce moment s'arrête. On ne parle pas mais je suis bien. A regret, je me gare et récupère mon casque. Fin de la parenthèse enchantée avec ma Alice. C'est elle qui est en retard, contrairement au conte. "Bon... Eh bien...". Moi qui aie la langue bien pendue, je ne sais pas comment prendre congés. Mais je retrouve vite ma gouaille et mon assurance et je fouille les poches de ma veste remplies d'un bazar si dense qu'on croirait des sacs sans fond pour trouver de quoi écrire: stylo publicitaire et un ticket de concert qui doit bien dater de plusieurs semaines.

Pliée en 2 dans une position digne d'un yogi avec une de mes pattes à moitié en l'air pour faire support (et je vous sais curieux donc oui: je suis très souple), je m'applique pour que les chiffres soient bien lisibles, tirant la langue sous l'effort de concentration que cela me demande (j'écris comme un cochon sinon): "Je sais pas à quelle heure vous terminez et vu votre boulot...". Petit regard et sourire compatissant: "ça doit fonctionner au coup de bourre. Alors...". Je lui tend mon petit papier: "Appellez-moi et on se rejoindra dans un endroit pour boire notre dose de caféine et discuter boutique.". Air sérieux: "Un VRAI café cette fois-ci. J'ai une bonne adresse.". Et je pars d'un petit rire avant d'enfoncer ma touffe rousse en vrac sous mon casque-oeuvre d'art-incomprise et de le boucler. Il a pris son odeur. Une discrète note d'un parfum dont j'ai oublié le nom et une sueur sucrée aux accents de shampoing aux agrumes. Je ne porte pas de montre, mais je sais que je suis en retard moi aussi. Mais rien d'étonnant à cela, normal: je suis le lapin blanc.  Je m'installe et retire la béquille avant de redémarrer le moteur: elle aura bien carburé ce matin ma LiseyMobile! Je la regarde une dernière fois. Elle est beaucoup trop charmante. "Au revoir Alice.". Oui elle s'appelle Ophélie je le sais bien. O-p-h-é-l-i-e. C'est bien trop joli. Comme son minois. Et je pars sans un regard en arrière, manettes plein gaz.

Je file au delà du raisonnable, mais j'ai besoin de me sortir son sourire de la tête. Alors j'use et j'abuse de mon destrier pour avoir ma dose d'adrénaline et rejoindre mon lieu de travail où m'attend une pile de responsabilités, mais aussi des donuts savoureux, un employé adorable (mais tête en l'air)... Et enfin, E-N-F-I-N, un bon café. Je l'aurais bien mérité celui là.



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Ophélie Newman

J'ai 31ans ans et je vis à New-york, USA. Dans la vie, je suis assistante, petite main, corvéable à merci dans une maison d'édition et je m'en sors à mon avis, plutot bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis en couple depuis quelquées années et je le vis bien.

Arrivée d'Utah il y a cinq ans, elle y retourne régulièrement pour retrouver sa famille, qui  n'en a pas bougé. Elle adore New-york, mais en deteste le  métro : vous avez vu la taille des rats?!


Anne Hathaway:copyright:️ gallery listal

Ophélie doit admettre que dans un rapide coup d'oeil dans la glace piquetée de la cabine, elle a aimé la manière dont la blouse tombe sur sa poitrine et son ventre. Le coté fluide, léger du tissu. Sans être atrocement soucieuse de son apparence, la jeune femme n'est pas pour autant dénuée  de vanité. Est ce que Thomas aimerait ce style? Une petite grimace lorsque ses pensées dévient sur le brun de sa vie. Le travail du jeune homme lui prend de plus en plus de temps et elle a l'impression qu'ils s'éloignent. Note mentale. Diner dans un restau sympa dans la semaine. Il y en a justement un qu'elle a repéré depuis un moment sans trouver l'occasion. Ce sera parfait.

Elle revient vers le comptoir où l'attend Lisey, le joli bijou en main. Elle aime l'énergie petillante qui émane d'elle, sa franchise, sa manière de prendre les choses à bras le corps, sans trop se poser de questions. Du moins en apparence. Ophélie ne la connaît pas encore assez pour s'avancer. Et elle découvre avec surprise qu'elle a envie de découvrir d'avantage cet electron libre qui n'a rien à voir avec les autres femmes qu'elle peut fréquenter. Est ce qu'elle est tatouée?  Cela fait plusieurs années qu'elle y songe, sans avoir osé franchir le pas. Ca ne se fait pas trop dans sa famille et son milieu. Sur et certain que Lisey ne doit pas avoir peur, elle. Elle est un peu perdue dans ses rêveries d'encre, aussi range t'elle machinalement le vetement souillé dans le fond de sa besace. Pour se faire interrompre net. La brunette relève les yeux vers la rousse qui la dévisage sans ciller.

-Mais? -Un sourire, malgré elle, et son ton prend une tournure plus familière, plus taquine. - Vous êtes toujours aussi directive et serviable avec toutes les personnes qui vous bousculent? Ceci dit.... -et là, sa grimace est éloquente rien qu'à l'idée de Marlène Timsan posant l'oeil sur son chemisier froissé- Vous n'avez pas tord. Elle a un problème Massif avec les germes. -Mais par contre, laisser Lisey gérer ca? Il y a une ligne entre agréable et corvéable. Et Ophélie n'a pas l'intention de la franchir. Non que celle-ci paraisse du genre à se laisser faire. Mais quand même! -Vous devez avoir autre chose à faire?  - Il semble que la rousse ait les idées bien plantées et qu'elle ne dévie pas. Elle sait quand elle est battu à plate couture et quand accepter gracieusement la défaite. Aussi ressort elle son haut pour le poser sur le comptoir. - Un café, après le boulot... .   Vous ne seriez pas du genre un peu tentatrice? Et avec ma manie de ne regarder nulle part, c'est plutot un échec ce matin sur ce point. -Ophélie reste Ophélie. Et vaillamment, elle tente un" :  Vous n'etes pas obligé vraiment -Qui reste lettre morte. Le vetement passe au second plan dès que surgit la question du pendentif qui repose encore au creux de sa paume. Lisey ne lui donne pas l'impression d'être naive. Faire confiance et le pret d'un obiet, surtout d'un bijou, à New-York, c'est prendre le risque de ne jamais le revoir. Après elle est semble être excellent juge de caractère et a deviné qu'Ophélie ne serait jamais du genre à disparaitre dans la nature après cela. Plutot à la traquer dans toute la ville si jamais elle faisait tomber son portefeuille

-Un café et une histoire. Vous me prenez par les sentiments.
Elle écarte la masse épaisse de ses cheveux pour y fixer la chaine. Mais celle ci est aussi ancienne que le cadran solaire et l'attache n'est pas tout à fait conventionnelle. Après plusieurs essais infructueux, elle se décide. Elle contourne le comptoir et vient devant la flamboyante, inclinant légèrement la nuque après avoir déplacé sur le coté ses mèches brunes -Vous pouvez me le mettre ? J'ai l'impression d'avoir deux mains gauches ce matin! -Une bouffée de son parfum qui flotte à elle. Frais. C'est quelque chose de frais, d'agrumes, de piquant. Et qu'il lui va bien! La légèreté des doigts de Lisey sur sa nuque la chatouille presque alors qu'elle remet un peu de distance entre elles. -Merci!

Elle en avait presque oublié sa demande pour retrouver le métro, pas son interlocutrice. Si la New-Yorkaise avait été en face d'un homme, elle aurait juré etre la destinataire  d'un numéro de charme extrement bien rodé. Et efficace en plus. Venant d'une autre femme, c'est un peu destabilisant d'avoir ses signaux mixés de cette manière. Un peu plus serein aussi. Parce qu'elle n'a pas à craindre de faire un geste ou d'avoir une parole encourageant une situation trouble. Pas besoin de se surveiller. Okay. Elle lit en elle comme un livre ouvert. C'est... Sorcière. Sa sorcière rousse. Un hochement de tête un peu tendu. Un peu plus restreint. Oui. Bordel, oui. Elle a adoré retrouver ces sensations là. Pourtant, elle hésite encore. Elle s'est juré de ne plus jamais retombée amoureuse des deux- roues. Et puis, oui, clairement, elle abuse largement de la bienveillance de Lisey. A un point où elle ne se reconnait pas. Sauf que là encore...  Un rire entre l'amusement et la fatalité-Vous lisez dans mes pensées, en fait? Vous avez caché un décodeur ?

Le casque sur le crane, un bras autour de la taille de sa conductrice, l'autre derrière elle. Deja ses habitudes reviennent. Et bordel qu'elle adore ca. Vous n'avez jamais fait de moto tant que vous n'avez pas avalé l'asphalte du Grand Staircase-Escalante. Bordel. Que l'Utah lui manque parfois. L'envie folle de tout plaquer et de guider Lisey jusqu'à la limite de la ville pour bruler les pneus de sa becane sur le goudron pendant des miles, jusqu'aux routes ocres, rouges et jaunes. Jusqu'aux espaces ouverts à perte de vue et aux motels pourris. Non. Il n'y a pas que des Mormons en Utah. Mais qu'est ce qui lui prend. Une courte inspiration plus tard et elle chasse ces visions. Manque de café et trop de moto. Combinaison mortelle. Les directions sont données, sans erreur ni hésitation. Si elle parait maladroite -elle l'est- l'orientation n'a jamais été un problème.  Elle se sait se repérer sans failles. Mais déjà elles arrivent en vue de la Random Tower. Et leur destrier mécanique s'immobilise contre le trottoir.  Finalement, pas trop envie de bosser. Quelques secondes de calme. Avant qu'Ophélie ne rende le casque à sa propriétaire. Presque envie de le garder avec. Doudou pour affronter la tempete de la journée. Elle est totalement à l'ouest, ce matin. Ou pas assez. Selon le point de vue.

Elle prend le numéro que Lisey lui donne après un instant équilibriste, avec un petit hochement des épaules fataliste. -C'est souvent comme ca, mais j'imagine que vous aussi, surtout avec ce dernier client hyper penible qui se pointe cinq minutes avant la fermeture et qui vous tient une demi heure la jambe.  Je vous appelle dès que je peux. Je n'oublie pas que vous avez promis d'être ma Shéhérazade. -L'histoire l'interesse bien plus que son chemisier. Il lui faut quelques minutes de plus pour se décider à rentrer dans les bureaux, un sourire vissé sur les lèvres. Alice hein...

Parfois, les choses s'ajustent bien. Quand elle rentre, c'est pour apprendre d'une des secrétaires que Marlène est malade, un virus foudroyant et qu'elle va devoir diriger la réunion elle même. En temps normal, cette responsabilité aurait paralysée Ophélie. Pas ce matin. D'une part parce qu'elle connait très bien les rouages de ce qui va suivre et d'une autre, elle a l'impression que rien ne peut vraiment se placer sur son chemin ce matin. Les heures qui suivent sont frénétiques, pour rassembler les notes des deux autres assistants et prendre connaissance rapidement des différents manuscrits et des enjeux derrières. Ce n'est que vers 14h qu'elle émerge. Juste le temps de grignoter une salade de quinoa lentille féta. Et d'envoyer un petit message .
2125096995 a écrit:
-Juste pour que tu ais mon numéro. Bonne Am, à ce soir. Alice. Ps. Non. n'arrache pas la tête du gamin qui a fait tomber sa glace par terre.
Il est près de dix huit heures quand les choix sont fait et accepté par l'ensemble des maillons supérieurs de la chaine éditoriales. Ce ne sont probablement pas ceux qu'auraient fait sa chef, mais qu'importe, Ophélie est certaine qu'elle ne s'est pas trompée. L'espère très fort.

En sortant quelques minutes plus tard, le bip de son téléphone indique un message vocal. La voix de Thomas. Le plaisir d'entendre son timbre unique est vite gaché parce qu'il lui dit. Elle aurait du s'y attendre, ce qui n’empêche pas la déception. Ceci dit, tant pis. Et Ophélie a une idée bien précise qu'elle veux mettre en oeuvre. Pourtant, ce n'est que vers 19h qu'elle envoie un nouveau sms  -"
2125096995 a écrit:
1440 Broadway, New York, NY 10018" tu me rejoins quand tu peux?  Alice."
Quand Lisey arrive, Ophélie l'attend devant un restau bar mexicain. Et non un coffé -shop quelconque. Elle a dans les mains un sac un peu volumineux, mais qu'importe. Un sourire qui s'agrandit quand elle arrive à sa hauteur. -Je ne sais pas ce que tu en penses, mais il est un peu tard pour un café, j'ai plus envie d'une margarita et de grignoter des quesadillas. C'est celui que je préfère dans les blocs aux alentours  Si tu n'aimes pas, on peut aller ailleurs. Pas de souci. Par contre...

-Et pour la première fois, il y a de l'acier dans le regard qui accroche les prunelles de Lisey. -Je ne vais plus nulle part avec toi, tant que... - elle désigne le sac et le tend à la jolie rousse- C'est pour toi. Cadeau. N'essaie même pas de refuser. -Enfin, elle pourrait. Mais ce serait la dernière fois qu'elles font de la moto ensemble. La jeune femme pourra découvrir à l'intérieur  un carton carré emballé dans un papier cadeau coloré, puis enfin un casque de moto argenté flambant neuf. A coté, deux accessoires différents, juste pour le fun. Elle pourra choisir entre des oreilles de lapin blanc ou des petites ailes d'ange. Les deux se fixent à l'aide de ventouses puissantes et qui se retirent aussi facilement qu'elles se mettent.  Malgré son serieux, une pointe de malice en attendant que la rousse déballe l'ensemble - Je ne monte plus derrière toi sans que tu portes un  casque, Lisey.


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