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 I want you to want me [Milo & Nikolaas]

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Beloved
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Luigi

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Nikolaas Gransderg
J'ai 27 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ans. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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« Oui, j'aimerais bien. J'aime bien servir les gens. Et puis, quand j'étais à Paris, un de mes collègues après le service s'amusait à m'apprendre quelques figures à faire avec les bouteilles pour rendre le service un peu plus spectaculaire. On faisait ça le week-end pour divertir les foules et le patron en était très content. Ça nous rapportait aussi pas mal de pourboires... Je sais pas si ça peut être un plus sur mon CV. »

Je hochais doucement la tête, continuant de lui passer des vêtements qui lui irait. Je l'imaginais assez bien dans certains d'entre eux et la vision était des plus alléchantes.

- Toute expérience est bonne à noter sur ton CV, puis ça peut être un plus. Certains bars pas mal fréquentés par les touristes raffoleraient de ce genre de chose. Surtout dans le quartier rouge je dirais. Le quartier tourne beaucoup avec tout ce qui est.... sensationnel on va dire.

L'attraction principale restant bien sur les vitrines et autres bordels. Les touristes d'un peu partout venez dans le quartier pour goûter à ce frisson d'interdit. Alors si il se mettait à jongler avec les bouteilles derrière son bar ça ne pourrait que leur plaire davantage.

« Est-ce que tu aurais un ordinateur chez toi ? J'aurais besoin de me connecter sur un compte. Sinon, dis-moi juste où il y aurait un cyber-café ici. J'ai aussi besoin d'imprimer quelques papiers. »

- J'ai tout ce qu'il faut à la maison ne t'en fais pas.

Je l'aidais à porter les affaires et le suivit vers les cabines d'essayage. Je posais tout dans un coin et le laissais aller les essayer. Ce fut plus difficile que je ne le pensais. Je tentais de ne pas baver en le regardant défiler ainsi. Mais ce n'était pas évident de résister. Il avait maigri mais ce n'était rien de catastrophique et putain ce qu'il pouvait être bandant dans ces tenues. On parvint finalement à faire notre choix et je me rendais à la caisse, ne le laissant pas répliquer face à la quantité de vêtements que j'avais pris. Il avait au moins besoin de ça. J'avais été à la banque la veille et j'avais déposé l'argent de la semaine, une forte somme. Je n'avais pas encore eu le temps d'en mettre une partie de côte comme à mon habitude. Et bien ce serait cet argent là qui servirait à payer les vêtements de Milo. Je ne toucherais pas vraiment à l'argent que j'avais épargné. J'en mettrais juste un peu moins de côté ce mois ci.

Je récupérais les nombreux sacs avant de quitter la boutique pour rentrer chez moi. L'heure tournait et si je voulais ne pas arriver trop tard au boulot il allait falloir que je me bouge. Je retournais chez moi avec lui et je déposais les sacs dans le canapé avant d'aller dans ma chambre.

- Je sais pas trop combien de temps il te faudra. Mais tu restes ici, si c'est deux ou trois mois ça ne me gêne pas.

J'ouvrais un placard dans lequel je rangeais des sous vêtements du boulot. J'en rangeais ici et j'en rangeais là bas. Je n'avais qu'à tout ranger là bas. Comme ça je lui dégageais un petit coin dans lequel il pourrait ranger ses affaires. J'attrapais tout et les fourrais dans mon sac à dos.

- Tu peux ranger tes affaires là. Fais comme chez toi surtout. L'ordi est là bas. Il n'y a pas de mot de passer pour te connecter c'est bon. Je vais aller préparer le diner je dois aller bosser ensuite.

Je le laissais dans la chambre avant d'aller préparer un repas rapide pour deux. Omelette salade, j'avais dit que je ferais simple, je ferais de la grande cuisine un autre soir. Je mangeais rapidement, le laissant seul et lui rappelant pour la énième fois de ne pas hésiter à faire comme chez lui, à se servir de l'ordi, la télé, le lecteur dvd ou ma console.

Je le saluais une dernière fois d'un sourire timide avant de partir bosser.

***

Elle allait le tuer!! Ce petit con de Niko avait osé lui poser un lapin et ne pas fêter son anniversaire!! Alors que ça faisait des jours qu'elle organisait tout ça. Alors la jolie blonde avait décidé de se pointer chez lui et de le ramener par la peau du cul s'il le fallait. Une heure de retard... ce petit con avait une heure de retard à son propre anniversaire!!! Il allait l'entendre ça c'était sur.

Elle arriva devant son appartement, tambourinant à la porte.

"Niko!!!! Niko ouvre cette putain de porte!!! Je te jure t'as intérêt à être mort. C'est la seule excuse que j'accepterais pour que tu ais décidé de me planter à la super fête que j'ai organisé pour TON anniversaire. ESPECE DE PETITE BITE OUVRE MOI!!!"

Elle se figea alors que la porte s'ouvrait enfin mais pas sur Nikolaas comme elle l'aurait cru. Elle détailla l'homme avant de lui sourire.

"Mais bien sur si c'est pour ça qu'il vient pas je le pardonne... je suppose que Niko est dans la chambre?"


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Milo Lombardi
J'ai 27 ans et je vis à la rue. Dans la vie, je suis un fugitif en cavale et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, le coeur en pinçant pour quelqu'un qui ne voudra jamais de moi et je le vis plutôt mal.

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Bon, je sais bien que je n'ai pas beaucoup d'expérience en tant que barman. Mais j'étais efficace. J'aurais pu obtenir une lettre de recommandation si ce n'était pas aussi risqué... Mais je pourrais quand même faire un CV, ça ne coûte rien d'essayer. D'ailleurs, j'essaierais de m'y mettre tout à l'heure, après avoir imprimé les papiers de la banque. Surtout qu'il me confirme qu'il a tout ce qu'il faut chez lui, alors je n'aurais pas besoin d'aller dans un cyber-café délabré. Je hoche donc la tête puis nous passons aux cabines d'essayage.

Je m'enferme et essaye les tenues une par une. Comme ce sont des tenues choisies par Niko, je sors à chaque fois pour lui montrer et qu'il me dise ce qu'il en pense. Je reçois à chaque fois son approbation alors tout se termine assez rapidement. C'est vrai que j'ai maigri mais pas assez pour ne pas remplir les vêtements de ma taille habituelle. Et je crois que je plais encore à Niko... En tout cas, ses yeux brillent d'une certaine lueur quand il me regarde défiler. Et ça me plait vraiment beaucoup. Mon petit coeur ne supporte pas des masses... Alors je me hâte.

Nous passons donc en caisse rapidement et il ne me laisse même pas le temps de grogner qu'il avait déjà tout payé. Avec un soupir, je prends quelques sacs, les plus lourds, pour éviter qu'il ne les porte. S'il m'achète des fringues, je veux au moins porter le maximum. Le trajet se passe en silence et une fois rentré, je déballe toutes mes nouvelles affaires pour en découper toutes les étiquettes.

« Je ne vais pas rester autant de temps... » Dis-je surtout pour moi-même.

Je ne comptais pas rester chez lui plus de quelques semaines maximum. Ce n'est pas que je ne l'aime pas, au contraire. Ce n'est pas non plus que je ne suis pas heureux qu'il prenne autant soin de moi. Mais je ne veux pas le déranger. Même s'il essaie de forcer, je ferais tout mon possible pour qu'il retrouve la tranquillité de son quotidien tout seul. Je n'ai aucune envie de le perturber et aussi... J'ai peur qu'il finisse par me détester. Bien sûr, je ne suis pas du genre à être asocial. J'aime aider aux tâches ménagères et même là, je trouve qu'il en fait trop. Mais je ne suis pas sûr qu'avoir une compagnie constante après avoir passé de temps autant indépendant soit une bonne chose pour le moment. Dans un autre contexte, peut-être que tout cela aurait été différent...

Enfin, je le rejoins dans la chambre avec les sacs et je hoche la tête à ses paroles. J'aurais aimé qu'il me demande un peu d'aide pour préparer le dîner. Mais je commence à le connaître, il est têtu, il ne se serait pas laissé faire. Alors, je lâche un petit soupir avant de ranger tout bien correctement à la place qu'il m'avait si gentiment faite. Puis, nous dînons tous les deux assez rapidement puisqu'il part en me disant de faire comme chez moi et d'autres choses.

Lorsqu'il ferme la porte, je me sens complètement dépassé. Gêné. Impuissant surtout. Je suis obligé de vivre aux crochets de Nikolaas et je n'aime pas ça. J'aurais aimé pouvoir le gâter comme j'aime le faire et prendre soin de lui. Même s'il n'aurait jamais accepté ça. Mais j'en suis là et il fallait que je fasse mon possible pour le rendre tranquille. Je finis donc de manger puis débarrasse le tout. Je ne sais pas s'il y a des heures creuses mais je démarrerais le lave-vaisselle cette nuit.

Je m'étais ensuite posé sur le canapé devant son ordinateur. Je me suis pressé pour aller voir ce compte et imprimer le contrat. Je n'avais pas son nom alors je n'ai pas pu le mettre sur le contrat. Mais il y a un emplacement à remplir à la première page et sa signature à apposer à la dernière. Il faudra que je le renvoie paraphé sur toutes les pages, d'ailleurs. Mais il faut déjà qu'il accepte ce cadeau. Je ne sais pas encore quand je vais le lui offrir mais il fallait que je le lui offre.

Ensuite, j'avais passé le reste du temps à travailler sur mon CV. J'ai navigué sur le net pour savoir quoi mettre dedans et pour le moment, je ne me débrouillais pas si mal, même si la mise en forme est à revoir. Alors que je commence à somnoler et à ne plus savoir quoi mettre dedans, on frappe à la porte et j'entends une voix féminine hurler. Le "petite bite" ne m'a pas échappé. Mais quelque chose m'a fait tilt. L'anniversaire de Nikolaas. C'était vraiment son anniversaire ? Alors je vais ouvrir et tombe sur une jeune femme qui sourit après m'avoir reconnu. Je l'invite à entrer avec un petit sourire en coin.

« Mh... Premièrement, Niko n'a pas une si petite bite. » Je referme la porte derrière elle et fronce les sourcils. « C'est son anniversaire aujourd'hui ? »

Je soupire un peu. C'est son anniversaire et j'ai déjà un cadeau à lui offrir. C'est peut-être l'occasion ou jamais... ? Lorsque je vois Agathe s'approcher de la table basse, je me hâte de la dépasser pour attraper le contrat sur la table avant qu'elle ne le voit et le cache dans mon dos.

« Je t'aurais bien offert un verre mais c'est pas chez moi et je dois partir. Désolé. » Dis-je alors en espérant qu'elle ne soit pas trop curieuse pour le contrat.

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Nikolaas Gransderg
J'ai 27 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ans. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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« Mh... Premièrement, Niko n'a pas une si petite bite. »

Elle entra dans l'appartement en souriant au beau mec qui se trouvait devant elle. Niko avait vraiment bon goût. Pour une fois qu'il s'envoyait en l'air pour le plaisir, il ne choisissait pas le plus dégueulasse.

- Je sais oui...

Elle alla dans le salon, fouillant du regard les lieux à la recherche de son abruti de meilleur ami.

« C'est son anniversaire aujourd'hui ? »

- Oui... et ce petit con a décidé de ne pas venir le fêter avec ses amis.

Parce qu'elle devait bien se rendre à l'évidence, à part l'inconnu et elle, il n'y avait personne dans l'appartement. Cet abruti était parti travailler.

« Je t'aurais bien offert un verre mais c'est pas chez moi et je dois partir. Désolé. »

Elle le fixa un moment, essayant de tout remettre en ordre. La présence du mec seul dans l'appartement, Niko au travail, le lit parfaitement refait derrière... putain l'abruti.

- Tu es Milo c'est ça?

Ainsi le voilà, le fameux Milo. Il avait confirmé mais même sans ça elle se doutait déjà. Niko n'aurait jamais invité quelqu'un à passer du bon temps chez lui, ce n'était pas faute d'avoir essayer de pousser à le faire. En fait à part elle, il n'invitait jamais personne chez lui. Il n'aurait pas cédé à cette régle sauf si ça avait été pour lui...

- Je dois partir aussi. Je crois que je vais laisser tomber pour ce soir. Ce n'est pas la première fois qu'il échappe à son anniversaire de toute façon.

Elle haussa doucement les épaules, résignées. Elle salua le jeune homme avant de partir. Demain elle lui parlerait. Il jouait à un jeu dangereux et il le savait. Et il fallait que ça s'arrête avant d'en souffrir.

***

J'avais rangé et mis mon téléphone en silencieux pour plus de tranquilité. Je n'arrêtais de recevoir des messages, des "t'es où" et compagnie. La pire de tous était bien sur Agathe. J'espérais simplement qu'elle lacherait l'affaire et qu'elle ne ferait pas un truc con, du genre de venir me chercher par la peau du cul au travail. Elle en était parfaitement capable.

Je ne comprenais pas cet acharnement à vouloir à tout prix fêter mon anniversaire. Elle savait pourtant à quel point je détestais ce jour. Je ne l'avais jamais fêté. Pire que ça, je n'avais que des mauvais souvenirs attachés à ce jour là. Et si je me laissais aller, ils revenaient à la surface, me donnant le cafard pour toute la journée. Alors je faisais tout pour oublier, pour ne pas penser que ce jour là était celui de mon anniversaire. C'était un jour comme un autre et je n'allais pas arrêter de travailler pour ça.

Sans compter aussi que je détestais aller faire la fête. Elle s'était mise en tête, comme un objectif personnel, de me faire suivre le même mode de vie qu'elle. Des relations sérieuses non, on savait qu'on y avait pas droit, mais s'amuser? Aucun problème. Mais je ne voulais pas. Le sexe pour le sexe je n'en avais jamais eu envie, ça me rappelait trop le boulot. Et les relations amoureuses j'avais déjà dit non. Sans oublier que.... je ne pensais qu'à Milo.

Je sortis de la douche en soupirant. Ce con il n'y était pas allé de main morte. Je l'avais arrêté avant qu'il ne se lâche davantage mais le résultat restait là. J'avais de très disgracieuse griffures sur le haut des fesses. Ou comment rappeller aux clients qu'ils n'étaient pas les seuls à m'avoir baisé ce soir. A croire que cet idiot avait voulu marquer son territoire sur moi, en me griffant, me mordant dans le cou mais heureusement je n'avais pas de marque là.... ah merde si un petit bleu sortait. Il avait même poussé le délire en m'éjaculant dessus. Et il en avait foutu partout!! J'en avais même eu dans les cheveux!!

J'étais sorti de la douche, les cheveux un peu en bataille et dégouliant encore un peu d'eau. J'avais remis mon string, essayant de camoufler les différentes marques avec un peu de créme teintée. Ca allait, si on y regardait pas de trop près ça passerait. Pour le cou non par contre, mes cheveux mouillés semblaient bien décidés à retirer sans cesse la créme. Tant pis, l'important là c'était mes fesses. Ca faisait vraiment griffures, aucun doute possible. Le cou encore ça passait, c'était juste un bleu.

Je terminais de me préparer avant de retourner dans ma vitrine, plaquant à nouveau sur mon visage mon sourire de façade. Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais avec des marques à mon anniversaire, la tradition était préservée.

Je recommençais à faire mon boulot, ondulant sensuellement dans ma boite. Je me figeais bien vite en le voyant arriver vers moi. Je sortis rapidement, rejoignant le hall d'entrée pour lui parler.

- Milo? Ca ne va pas? Il s'est passé quelque chose?

Dans ma tête c'était la panique totale. Non ce n'était pas possible, ses parents ne pouvaient pas l'avoir déjà retrouvé, pas ici. Ils ignoraient tout de moi, jamais ils ne penseraient à le chercher ici. Non... il était en sécurité avec moi.


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J'ai 27 ans et je vis à la rue. Dans la vie, je suis un fugitif en cavale et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, le coeur en pinçant pour quelqu'un qui ne voudra jamais de moi et je le vis plutôt mal.

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J'étais un peu mal à l'aise. Je n'étais pas chez moi et je devais accueillir une amie de Nikolaas... Bon, après, je n'allais pas l'accueillir bien longtemps. Je viens tout juste d'apprendre qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Niko. Et d'un coup, sans réfléchir, je décide alors de lui offrir ce cadeau que j'ai très peur de lui offrir. Parce que je sais qu'il va mal réagir. Je le connais. Déjà pour qu'il prenne des cadeaux, c'est difficile. Il n'a même pas voulu de mon bracelet et je le comprends. J'avais dans le temps enfreint une de ses règles les plus primordiales.

Enfin, il fallait qu'il accepte. De toute façon, je ne toucherais pas à ce compte. Je ne le peux même pas. Qu'il l'accepte ou pas, cet argent restera de toute façon sur le compte. Il n'en bougera pas. Dans un petit sourire gêné, je lui indique mon départ imminent. J'attends donc qu'elle parte... Sauf qu'elle ne part pas de suite. A sa question, je hausse simplement la tête. C'est normal qu'elle me connaisse. Niko a sûrement dû lui parler de moi, rien que pour l'épisode où nous avons passé trois jours avec moi. J'attends donc d'entendre ce qu'elle a à me dire et finalement, ce n'était rien de vraiment important. Rien qui ne m'était adressé directement en tout cas.

Je hoche alors la tête et lui souris d'un air aimable en fermant la porte derrière elle. Après son départ, je peux souffler. Je me hâte donc de préparer ce que j'ai préparé, je regarde l'heure sur l'ordinateur avant de l'éteindre : vingt-et-une heures quatorze. Ok, ça va. Je ne pense pas que son travail soit si loin et avec un peu de chance... Il n'aura pas pris un client pour la nuit. Enfin, j'enfile mon tout nouveau blouson et je me mets en route, les papiers dans la main, l'autre dans la poche.

Je ne sais pas trop à quelle heure j'arrive au bordel. En fin de compte, j'ai passé beaucoup de temps à marcher et à demander mon chemin. Mais je finis par arriver devant le bâtiment. J'attends de croiser le regard de Niko et lorsqu'il me voit, j'arrive à percevoir de la panique dans ses yeux. Je secoue alors la tête en souriant, attendri. Puis, je m'engouffre à l'intérieur et il vient me rejoindre, tout aussi paniqué que son regard l'indiquait. Et alors que je m'apprête à le rassurer, je remarque un bleu dans son cou.

Un bleu. Mes sourcils se froncent. Qui lui a fait ça ? Je pourrais bien le lui demander mais... Nous ne sommes pas un couple. Je ne sais pas trop si j'ai le droit de m'en faire pour ça ou pas. j'ai peur qu'il pense que je crois qu'il m'appartient alors qu'il n'en est rien. Je m'inquiète, simplement. Je soupire légèrement pour me concentrer uniquement sur les papiers.

« Tout va bien, ne t'en fais pas. Mais... Il faut que je te parle en privé. Je suis désolé, ça ne peut pas attendre. » dis-je, gêné de l'interrompre dans son travail et me mordillant la lèvre sous la nervosité.

Il finit par accepter et nous montons dans la chambre qu'il loue. Je suis si nerveux que je n'en profite même pas pour le mater dans les escaliers... Enfin, une fois dans la pièce, je m'assieds au bord du lit et je le regarde avec hésitation.

« J'ai appris que c'était ton anniversaire aujourd'hui... Ton amie est passée chez toi. Elle frappait à la porte en te traitant de petite bite. »

Je tente l'humour malgré le fait que je sache pertinemment que, en tout cas, quand il vient de moi, ça ne le fait pas rire. Je prends une grande inspiration, passe une main tremblante dans mes cheveux puis sur ma nuque.

« Je voulais t'offrir ton cadeau avant que ce ne soit plus ton anniversaire. Oui, je sais, tu dois te dire que je n'ai rien mais... Il y a quelque chose que je veux t'offrir depuis longtemps. Mais je n'en ai jamais eu l'occasion, donc... » Je hausse les épaules avant de reprendre. « Je sais déjà comment tu vas réagir en voyant ton cadeau. Mais je ne veux pas que tu le refuses. Parce que c'est ton cadeau et parce qu'il t'appartient à toi et seulement à toi, que personne d'autre ne peut l'avoir. Et parce que c'est aussi ton anniversaire et si ça ne signifie rien pour toi, ça signifie quelque chose pour moi. »

Je n'arrive décidément pas à me détendre. Je ferme alors les yeux et je décide de mettre un terme à toute cette angoisse en lui tendant le contrat.

« Il y a plus de neuf mois, quand je suis parti à Paris, avant de le faire, j'ai ouvert un compte pour y déposer de l'argent dans un but précis. En fait, j'ai fui ma famille et leur fortune, je ne me suis rien gardé du tout. Ce que tu tiens entre les mains c'est le contrat du compte que j'ai ouvert à ce moment-là. En fait, en parlant d'Italie je me suis dit que je devrais peut-être faire un dernier profit avant de partir. J'ai donc déposé cet argent sur ce compte en me disant qu'un jour, je te l'offrirais pour que tu sois plus soulagé. » Je fronce les sourcils, d'un coup, et j'essaie de me rattraper. « Quand je dis soulagé, je ne pensais pas à ce que tu quittes ton boulot ou quoi que ce soit hein... C'est seulement pour que tu aies une meilleure vie. Peu importe ce que tu en fais d'ailleurs. Tu peux même le donner si tu n'en veux pas, ce n'est pas un problème tant que la décision que tu prends t'appartient à toi seulement. Et sache que je ne peux pas y toucher. Il est bloqué. J'ai passé un accord avec le banquier et le seul à pouvoir le toucher c'est celui qui appose son nom et ses informations sur le contrat ainsi que sa signature. Et c'est toi. Personne d'autre ne le fera. Voilà... »

J'avais dit tout ce que j'avais à dire. Maintenant, je baisse les yeux en pinçant les lèvres, m'attendant à recevoir les foudres de sa colère imminente. Mais je m'en fiche bien, qu'il soit en colère. Cet argent, il le mérite plus que n'importe qui sur cette Terre.
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« Tout va bien, ne t'en fais pas. Mais... Il faut que je te parle en privé. Je suis désolé, ça ne peut pas attendre. »

Non mais bien sur que non, tout allait bien. C'était vrai que quand tout allait bien on avait besoin de voir les gens en urgence. Je serais rentré dans quelques heures. On pouvait même discuter demain mais non il avait décidé de venir me voir sur mon lieux de travail, le genre de choses que je ne voulais pas qu'il fasse. Parce que j'avais bien vu son regard dériver sur mon bleu dans le cou. J'avais deviné les questions qu'il avait du se poser en le voyant. Qui m'avait fait ça? Comment? Est ce que j'avais aimé? Est ce que je m'étais laissé faire complètement abandonné à mon amant du moment? En avais je redemandé? Toutes ces questions que je ne voulais pas qu'il se pose et qu'il avait du se poser....

Je hochais simplement la tête et lui fis signe de me suivre à l'étage. J'avais besoin de savoir ce qui avait pu le secouer au point qu'il veuille absolument venir me parler maintenant et dans ces conditions.

« J'ai appris que c'était ton anniversaire aujourd'hui... Ton amie est passée chez toi. Elle frappait à la porte en te traitant de petite bite. »

Génial... Agathe avait vendu la méche. Je savais que je n'aurais pas du la laisser sans surveillance. Elle était donc passé à l'appartement. Elle avait du le voir, lui parler. Elle n'était pas conne, elle avait du deviner qui c'était. J'étais pas dans la merde moi, j'allais avoir droit à un sacré savon demain, déjà pour la fête d'anniversaire et en plus maintenant parce que j'hébergeais Milo chez moi.


« Je voulais t'offrir ton cadeau avant que ce ne soit plus ton anniversaire. Oui, je sais, tu dois te dire que je n'ai rien mais... Il y a quelque chose que je veux t'offrir depuis longtemps. Mais je n'en ai jamais eu l'occasion, donc... »


Oh non... oh putain non qu'est ce qu'il allait faire? Je pensais qu'on était cool là dessus. Je croyais que les choses étaient claires. Je ne voulais pas d'une relation de couple, pas dans ces conditions là. Et je ne voulais pas quitter mon travail, pas maintenant, pas tant que je ne povuais pas mettre mon plan à exécution. Alors non, non non et non, je ne voulais pas de belle déclaration d'amour là maintenant. Je ne le supporterait pas.

« Je sais déjà comment tu vas réagir en voyant ton cadeau. Mais je ne veux pas que tu le refuses. Parce que c'est ton cadeau et parce qu'il t'appartient à toi et seulement à toi, que personne d'autre ne peut l'avoir. Et parce que c'est aussi ton anniversaire et si ça ne signifie rien pour toi, ça signifie quelque chose pour moi. »

Oh si ça signifiait quelque chose mon anniversaire. Des moments difficiles, parmis les plus durs de ma vie avaient eu lieu ces jours là, tout un tas de choses que j'aurais préféré oublier étaient liés à mon anniversaire. C'était pour ça que je ne voulais pas le fêter et plutôt l'oublier. Agathe elle voulait remplacer les souvenirs tristes par de plus beaux. C'était adorable, mais ça ne marchait pas. La merde recouvert de paillettes ça restait quand même de la merde.

Et il me faisait flipper de plus en plus là. Parce que ce discours là je l'avais déjà entendu, quand il m'avait envoyé son petit colis à la con. Il savait que je ne voulais pas qu'il m'offre des choses, qu'il me porusuive comme ça chez moi, et il l'avait fait. Alors là j'avais peur... qu'est ce qu'il avait pu trouver qui soit aussi merdique que ça? Et surtout avec quel argent il l'avait trouvé?

Je pris le papier qu'il me tendait sans réagir. Je le regardais à peine, les trucs administratifs ça me saoulait plus qu'autre chose. J'attendais plutôt qu'il m'explique.

« Il y a plus de neuf mois, quand je suis parti à Paris, avant de le faire, j'ai ouvert un compte pour y déposer de l'argent dans un but précis. En fait, j'ai fui ma famille et leur fortune, je ne me suis rien gardé du tout. Ce que tu tiens entre les mains c'est le contrat du compte que j'ai ouvert à ce moment-là. En fait, en parlant d'Italie je me suis dit que je devrais peut-être faire un dernier profit avant de partir. J'ai donc déposé cet argent sur ce compte en me disant qu'un jour, je te l'offrirais pour que tu sois plus soulagé. »

Plus soulagé? Il avait mis combien au juste sur ce compte pour que je sois soulagé? Dix mille? Vingt mille? Je regardais un instant le contrat, les sourcils froncé. Il avait raison, cet argent je n'en voulais pas. J'aurais préféré qu'il le garde pour lui, pour se sortir de la merde où il était, pour se reconstruire une vie sans ses parents. Moi je n'avais pas besoin d'être "soulagé" je m'en sortais très bien seul et.... oh putain de merde.

Je me laissais tomber sur mon lit, trop sous le choc pour réagir.

« Quand je dis soulagé, je ne pensais pas à ce que tu quittes ton boulot ou quoi que ce soit hein... C'est seulement pour que tu aies une meilleure vie. Peu importe ce que tu en fais d'ailleurs. Tu peux même le donner si tu n'en veux pas, ce n'est pas un problème tant que la décision que tu prends t'appartient à toi seulement. Et sache que je ne peux pas y toucher. Il est bloqué. J'ai passé un accord avec le banquier et le seul à pouvoir le toucher c'est celui qui appose son nom et ses informations sur le contrat ainsi que sa signature. Et c'est toi. Personne d'autre ne le fera. Voilà... »

Je fixais ce putain de papier les mains un peu tremblantes. Puis je le regardais lui, sans parvenir à comprendre pleinement ce qu'il me disait. Il ne pensait pas à ce que je quitte mon boulot? Mais il pensait à quoi putain en me donnant une telle somme? 500 MILLIONS DE PUTAIN D'EUROS!! Même en gagnant à la loterie je ne pouvais pas espérer autant. C'était plus que je ne pourrais jamais dépenser en une seule vie. Je n'avais plus besoin de travailler avec autant d'argent. Je pouvais juste m'acheter une baraque immense, une splendide voiture et nager dans le pognon pour le reste de ma vie. ET C'EST CE QU'IL APPELAIT ME SOULAGER?!!

Je lisais et relisais les lignes, essayant de vérifier pour la énième fois que je n'étais pas fou, qu'il était bien entrain de m'offrir une telle somme. Mon cerveau partait dans tous les sens. Je m'imaginais ce que je pourrais faire avec cet argent, toutes les personnes que je pourrais aider. Mais non... non ce n'était pas à moi. Je n'avais pas à le garder. C'était son fric, pas le mien. Je ne le méritais pas.

Je me levais et lui tendis le contrat.

- Ramène le à l'appart. Ici c'est... c'est trop risqué de garder un tel papier. Il sera plus à l'abri chez moi.

Je le foudroyais du regard alors que je le voyais ouvrir la bouche pour commencer à parler.

- Pas maintenant. Je n'ai aucune envie de parler de ça ici. Chez moi, demain matin. Là je dois retourner bosser.

Je le laissais partir, le suivant dehors pour retourner à mon poste. J'essayais de ne pas penser à ce qu'il avait fait, à ce putain de papier qui m'attendrait chez moi en rentrant et dont il faudrait que je m'occupe. Je me concentrais sur ce que j'avais à faire, mon boulot. Je ne terminais pas trop tard. Vers trois heures du matin mon dernier client s'en alla. Les rues de la ville étaient vides, les autres vitrines aussi. J'attendis un peu pour être sur avant de me décider à rentrer chez moi.

Je priais en ouvrant la porte. Putain faites qu'il dorme. J'étais beaucoup trop épuisé pour affronter cette discussion là maintenant. Je voulais juste aller me reposer et essayer d'oublier cette soirée de merde. Je rentrais discrètement dans l'appartement et soupirais en le voyant dans le canapé. Bon au moins il dormait...

J'allais me coucher dans mon lit, soupirant une fois de plus en sentant son odeur sur mes draps. J'en étais littéralement envahi... une vraie torture... Parce que dans le fond maintenant, avec cette somme énorme, je n'avais plus à travailler. Et si je ne travaillais plus...

Je secouais la tête avant de me retourner sur le côté pour finalement m'endormir.

Je fus le premier levé le lendemain. Je n'avais dormi que quelques heures. Il était huit heures quand j'avais émergé. Je m'étais douché rapidement. J'avais soigné mes griffures sur les fesses puis j'étais sorti pour ne pas le réveiller. J'étais parti acheter quelques muffins et prendre deux cafés avant de retourner à l'appartement. Puis je m'étais posé sur la table, attendant qu'il se lève.

Il n'avait pas mis beaucoup de temps, sans doute réveillé par la bonne odeur des pâtisseries et du café frais. Je ne parlais pas. Je ne lui répondais pas alors qu'il s'installait face à moi. J'attendis un petit moment, essayant de calmer mes nerfs et de ne pas plus hurler dessus.

- Tu dois t'en douter... je t'en veux énormément...

Bon pour le coup de je ne m'énerve pas c'était foutu. Je fermais les yeux et soupirais un peu pour me calmer avant de reprendre.

- Tu le sais très bien toi même de toute façon. Tu me l'as dit hier soir en me donnant le papier. Tu savais très bien que je n'accepterais. J'ai un million de raisons de refuser, la première c'est que merde cet argent tu en as plus besoin que moi là maintenant. ET TU AS VU LA SOMME QUE C'EST?!!!

Stop, stop... je me calme... j'avais dit que je ne m'énervais pas. Nouveau soupir avant de tenter de reprendre un peu plus détendu.

- Alors dis moi pourquoi tu as fait ça Milo? Qu'est ce qui t'est passé par la tête pour faire une folie pareille?

Et pitié faites qu'il ne me sorte pas une excuse à la Pretty Woman... je ne le supporterais pas... pas venant de lui...
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Milo Lombardi
J'ai 27 ans et je vis à la rue. Dans la vie, je suis un fugitif en cavale et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, le coeur en pinçant pour quelqu'un qui ne voudra jamais de moi et je le vis plutôt mal.

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Je savais parfaitement qu'il allait se mettre en colère. La somme que j'ai mis sur ce compte n'était pas négligeable. Il allait m'en vouloir, encore et encore. Peut-être même qu'il ne se servirait jamais de cet argent. Mais c'était un cadeau que je tenais à lui faire. Et s'il est têtu, je le serais encore plus. Je ne comptais pas lui laisser le choix. Je ne comptais le laisser refuser. Il en était hors de question. C'était peut-être beaucoup d'argent mais s'il pensait ne pas le mériter, moi, je savais parfaitement qu'il le méritait plus qu'amplement.

Alors, je m'attendais à sa colère dans la chambre. Après avoir fini mon discours, je m'attendais à ce qu'il hurle à pleins poumons que j'étais fou et qu'il n'accepterait jamais. Je m'attendais même à ce qu'il me ressorte que j'étais un gosse de riche qui ne savait pas ce qu'il faisait. Sauf qu'aujourd'hui, je sais très bien ce que je fais.

Finalement, il ne me hurle pas dessus. Je reprends les papiers à sa demande en hochant simplement la tête. J'ouvre la bouche pour recommencer à parler, lui expliquer les choses mais il m'arrête et son regard me fait froid dans le dos. Comme je l'attendais, il était fou de rage, en colère contre moi. Mais peu m'importe. Je ne céderais pas cette fois-ci et je compte bien lui faire comprendre. Je lui souris très faiblement et hoche la tête en sortant, le laissant travailler. On en parlerait demain matin, j'espérais qu'il ait dormi tout de même un peu avant qu'on entame la discussion.

Enfin, je rentre et épuisé, je soupire en dépliant le canapé. J'ai déjà trop squatté son lit à mon goût. Alors je m'étale dans le canapé après l'avoir préparé comme j'ai pu et je m'endors bien rapidement. Je dors dans un sommeil profond si bien que je ne l'entends même pas rentrer. J'émerge seulement un tout petit peu lorsqu'il se lève mais je me rendors encore un peu, profitant de la chaleur du canapé confortable.

Je me réveille un peu plus tard, en sentant l'odeur d'un café bien fort et celle de pâtisseries encore chaudes. C'est tellement agréable que j'en oublie notre conversation et mon cadeau de la veille. Je redresse la tête pour le voir installé à la cuisine et je soupire en me rendant compte du concret de la situation. Merde. Il doit m'attendre pour m'engueuler. Dans un autre soupir, je me lève enfin, faisant un passage aux toilettes et à la salle de bain pour me réveiller un peu plus. Puis, je le rejoins et m'assieds face à lui, dans une expression déterminée.

« Bonjour. » Dis-je simplement en prenant le café qui m'est destiné.

J'en bois une gorgée avant d'écouter ce qu'il a à me dire. Il peut bien m'engueuler, s'énerver autant qu'il le veut, je m'en fiche. Je reste serein parce que je sais que je ne céderais pas. En aucun cas. Il m'en veut, ça, je m'y attendais. Puis, il me dit que j'ai besoin de cet argent plus que lui et je hausse les épaules. Le ton monte et je le regarde s'énerver en étant peiné. Ça me peine réellement qu'il s'énerve autant pour un cadeau. Oui je sais, c'est beaucoup d'argent... Mais je ne comprends pas comment il peut être ainsi en colère alors que tout ce que je veux pour lui, c'est son bonheur et sa tranquillité.

Enfin, il me demande pourquoi. Je me mordille la lèvre avant de lui répondre calmement.

« Eh bien... Je suis conscient que c'est beaucoup d'argent. Enfin, je le suis maintenant. Mais quand j'ai décidé de le faire, je n'avais pas le même rapport à l'argent pour la simple et bonne raison que je n'avais jamais travaillé pour le gagner, je n'avais jamais eu de responsabilités par rapport à ça. Alors pour moi, cette somme n'était rien pour t'assurer un train de vie plus serein. Je pensais même que ça ne serait pas suffisant. »

Je souris jaune à ce souvenir. Bon sang, ce que je pouvais détester ce que j'avais été. M'enfin, c'est du passé maintenant. Je prends alors une large inspiration.

« Et je n'ai pas besoin de cet argent. Je suis grand, je sais me débrouiller. Tu le sais toi aussi. Je suis parti de rien à Paris, je n'avais pas d'argent, juste quelques vêtements et mon passeport. J'ai réussi à avoir un boulot stable, un appartement sans retard de loyer et des amis sur qui je pouvais compter. Je l'ai fait une fois et je le referais autant de fois qu'il le faudra, c'est pas un problème pour moi. »

Je reprends une gorgée de café. Je vois bien qu'il n'est pas convaincu. En même temps, je ne lui ai pas dit grand chose sur les raisons de cet acte... Je soupire et reprends.

« Bon, écoute. Si je te l'ai offert c'est parce que je voulais que tu sois serein. Je ne l'ai pas du tout fait pour que tu quittes ton boulot. Si ton boulot te rend heureux alors c'est tout ce que je te souhaite. Je l'ai fait pour que tu n'aies pas à te soucier des galères de la vie. Que tu n'aies pas à t'en faire si une grosse facture te tombe sur le coin de la gueule ou si un dégât survenait dans ton appartement. Si tu tombais malade - je ne te le souhaite pas - et qu'il y avait des frais médicaux très hauts à payer. Je te l'ai toujours dit et je te le dis encore : mon intention n'est pas de te faire sortir de ton boulot pour que tu sois avec moi. Je veux seulement que tu aies une bonne vie sans souci, que tu goûtes à ce que ça fait de ne pas se soucier de l'argent parce qu'on en a en réserve. Et t'as beau dire ce que tu veux, tu le mérites. Moi je n'ai rien fait pour le mériter et je l'ai eu quand même. Et toi, je suppose que tu as dû beaucoup galérer dans ta vie alors tu le mérites beaucoup plus que moi. »

Moi qui hésitais à prendre un muffin tout à l'heure, me voilà trop en colère et l'appétit coupé. Je soupire et me relève, finissant mon café avant de rajouter une dernière chose.

« Je me fiche de ce que tu comptes faire de ce contrat mais moi, je ne le reprendrais pas. De toute façon, je ne peux pas toucher à cet argent. Et si tu penses que je vais changer d'avis parce que tu t'énerves, dis-toi que je peux être très têtu quand je le veux et je suis déterminé à démonter chacun de tes refus. »

Je le regarde pour lui faire comprendre ma détermination. Il est hors de question que je cède que ce soit maintenant ou plus tard.

« Je vais m'habiller et te laisser tranquille pour la journée. Il est neuf heures passées, je vais aller faire quelques repérages et peut-être aborder des bars pour trouver un emploi. »

Je pince les lèvres en partant dans la chambre pour m'habiller. Je suis un peu dans le flou total, je ne sais pas si je vais revenir ici... Peut-être qu'il vaudrait mieux que je le laisse tranquille quelques temps. Je sais que je peux me débrouiller et j'ai déjà dormi dehors alors... Je peux recommencer.

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Nikolaas Gransderg
J'ai 27 ans et je vis à Amsterdam, Pays-Bas. Dans la vie, je suis prostitué et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma décision, mon envie vis à vis de mon boulot, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Il se prostitue depuis l'âge de 16ans. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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Je l'écoutais. Je l'attendais de pied ferme. Je voulais connaitre ses raisons, savoir pourquoi il s'acharnait à jouer les bons samaritains comme ça avec moi, alors que je n'avais rien demandé putain. Alors je lui laissais une chance de s'expliquer avant d'exploser pour de bon.

Je retenais mon soupir exaspéré quand il me parla de son ancien rapport à l'argent, de comment il pensait que cet argent ne serait pas assez... Mais quel monde il vivait au juste avant? Cette somme était tellement importante que je ne savais même pas si j'arriverais à tout dépenser en une vie. Même en donnant une partie de cette somme à Agathe et à des associations, il en resterait beaucoup trop pour moi tout seul. Et ça n'aurait pas été assez?

Je me retenais de rire à son "je suis grand, je peux me débrouiller". Non mais moi aussi je l'étais grand!! Moi aussi je pouvais me débrouiller seul. Je l'avais fait jusqu'à présent. Je n'avais pas attendu qu'il arrive sur son beau cheval blanc pour me sauver. Je me débrouillais. Je l'avais toujours fait. Je continuerais de le faire sans son pognon à la con.

Je continuais de l'écouter mais c'était de plus en plus dur de ne pas exploser de rire ou me mettre à crier dessus. J'hésitais entre les deux. Ou peut être que je commencerais par rire avant de lui hurler dessus. Il voulait que je sois serein? Il se répétait là depuis tout à l'heure. Donc si je résumais, lui il était grand il pouvait se débrouiller, mais par contre moi il venait me sauver, me mettre à l'abri du besoin, que je sois serein... En fait c'était juste le même connard que tous les autres qui me sortaient les même discours. Combien de fois m'avait on proposé de me payer une maison, de me mettre quelque part à l'abri du besoin, pour que je puisse vivre heureux et sereinement. Légère différence, en sa faveur, au moins lui il ne me demandait pas de continuer de coucher avec lui. Léger point pour Milo. Mais c'était le seul.

« Je vais m'habiller et te laisser tranquille pour la journée. Il est neuf heures passées, je vais aller faire quelques repérages et peut-être aborder des bars pour trouver un emploi. »

Non mais... il me plantait là? Il évitait de répondre à ma question. Il me sortait les même conneries que j'avais trop souvent entendu et il fallait simplement que je l'accepte? Il se foutait de ma gueule?!!

Je me levais furieux pour aller le rejoindre.

- Je n'ai pas fini Milo.

Je l'attrapais par le bras pour le forcer à se retourner vers moi.

- Tu crois quoi au juste? Que je ne suis pas capable de me débrouiller seul? Tout ça parce que monsieur a connu quelques mois difficiles tu me prends de haut? Ca fait onze ans que je vis seul, que je me démerde sans l'aide de personne. Et avant, je n'avais pas vraiment l'impression d'avoir beaucoup d'aide, au contraire. Alors tu crois que je t'ai attendu toi et ton fric de merde?

J'étais tellement en colère. Je sentais mes mains trembler. Mais je ne m'arrêtais pas. Je continuais de le fixer.

- Tu crois que tu es meilleur que les autres? Tu crois que t'es le premier à me sortir ce discours? Y'en a eu... j'ai arrêté de les compter au bout d'un moment. Je les envoyais juste chier. Ils voulaient tous la même chose. Ils disaient tous la même chose que toi. Ils voulaient me mettre à l'abri du besoin, éviter que j'ai à m'inquiéter à propos de l'argent. Parfois ils me sortaient un gros chèque, parfois ils me proposaient de m'acheter une maison et de m'envoyer un chèque tous les mois. Peu importe la façon, le résultat était le même. Vous pensez tous que j'ai besoin d'aide, de votre aide, que votre argent vous n'en avez pas besoin, pas comme moi j'en ai besoin.

Je secouais doucement la tête, ma voix se brisant.

- Mais c'est pas ça que je veux... c'est pas de ça dont j'ai besoin...

Et ça aucun d'entre eux ne s'en souciait. Je pensais que Milo était différent mais... il était juste comme les autres.

Ce que je voulais.. je voulais des journées comme hier, quand on faisait les magasins tous les deux. Je voulais des petits diners en tête à tête comme hier soir. Je voulais quelqu'un avec qui discuter de tout et de rien, parler de mes soucis. Je voulais quelqu'un avec qui rire.

Je voulais quelqu'un qui me considère comme son égal et pas quelqu'un qui avait besoin d'être aidé. Je ne voulais pas être traité comme une petite chose fragile.

Je voulais quelqu'un qui m'aime vraiment...


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J'ai 27 ans et je vis à la rue. Dans la vie, je suis un fugitif en cavale et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, le coeur en pinçant pour quelqu'un qui ne voudra jamais de moi et je le vis plutôt mal.

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Alors que je partais dans la chambre, décidé à ne pas céder, il m'arrête pour me retourner. Je le regarde, toujours aussi déterminé. Il aura beau crier, ses mots ne changeront rien. Enfin... C'est ce que je pensais jusqu'à ce qu'il dise que je le prends de haut. Que je suis comme les autres, à vouloir l'aider. Que je pense qu'il ne sait pas se débrouiller. Et là, ma colère monte comme jamais. J'ai du mal à réfléchir. Je vois un peu rouge. Parce qu'il n'a pas l'air de comprendre. Non, il ne comprend rien. Il ne comprend rien et il ne m'a pas écouté. Oh, oui, il m'a entendu. Mais il n'a pas compris un foutu mot de tout ce que je lui ai dit. De cette déclaration d'amour et de loyauté envers lui. Il n'a strictement rien pigé et qu'il me compare aux autres connards qui ne voulaient que profiter de son corps, ça me met hors de moi.

Je serre les dents pour me calmer mais rien n'y fait. Sa voix se brise et me brise le coeur mais la colère est plus forte. Je déteste qu'il me compare à eux. Je déteste qu'il pense tout ça de moi. Je déteste qu'il se croit dans ma tête pour affirmer que je pense qu'il a besoin d'aide constamment. A ce moment-là, je le déteste de tout mon corps de me haïr d'être quelqu'un que je ne suis pas.

« Arrête ça ! De suite ! Plus jamais. Plus jamais tu me compares à eux. Plus jamais tu me dis ce genre de choses Nikolaas. Plus jamais. »

Maintenant, voilà que je tremble aussi de colère. Mon regard le foudroie de la tête aux pieds, je m'efforce de calmer ma voix mais j'échoue lamentablement.

« Qu'est-ce que tu me fais là hein ? Est-ce que j'ai dit une seule fois que je voulais t'aider ?! Que tu avais besoin d'aide ? Que tu ne savais pas te débrouiller seul ? Putain. Mais regarde ! Tu as un appartement. Des amis. Une vie. Un boulot. Oui, tiens, parlons en cinq minutes, de ton boulot. Entre toi et moi ça n'a jamais été dit, hein ? Les autres te baisent comme ils le veulent tant qu'ils ont un peu d'argent pour ça. Tu leur permets beaucoup de choses. Jusqu'à te faire du mal ! Tu crois que j'ai pas vu ce bleu dans ton cou ? Tu crois que je me suis pas inquiété pour toi en le voyant ?! Mais merde, Nikolaas. J'ai jamais pensé que c'était une honte, ton boulot. Que t'avais choisi une solution de facilité ou je sais pas quoi, ou que t'étais en détresse. Jamais. Tu veux que je te dise ce que j'ai toujours pensé ? Que t'étais fort. Que t'avais plus de puissance que n'importe qui sur cette Terre parce que tu te donnes, encore et encore, et tu t'interdis des choses que j'ai refusé de m'interdire il y a quelques mois. Tu t'interdis d'avoir des relations charnelles pures, tu t'interdis l'amour et le bonheur. Et je t'ai toujours admiré pour ça ! Parce que tu te sacrifies, toi, ton esprit et ton corps, pour te construire une vie en espérant être heureux un jour, ou peut-être que tu l'es déjà. J'en sais rien ! C'est pour ça que je t'ai donné cet argent ! Pas parce que je pense que t'as besoin d'aide, mais parce que je t'admire, parce que tu le mérites, parce que j'ai besoin de te savoir heureux, j'ai besoin de savoir qu'un jour tu arrêteras de te sacrifier pour vivre bien ! »

Je soupire, passant une main sur mon visage. Mais même ça, ça ne suffit pas à me calmer. Bon sang, je me vide de mes mots et rien ne me calme. Je suis beaucoup trop en colère par ce que je l'ai entendu prononcer à mon égard. Je déteste cette façon qu'il a de me voir, comme si tout ce que je voulais, c'était lui donner du fric en permanence. Comme ces autres gars, ces pervers qui ne veulent rien d'autre que de l'entretenir pour pouvoir le baiser à leur guise.

« Ne me compare pas à eux, je ne suis pas comme eux. J'ai une différence avec eux, ils te voyaient et t'aimaient comme une proie qu'il fallait sortir de là pour te posséder entièrement. Alors que moi, je te vois comme un être humain admirable qu'il faut chérir et adorer jusqu'à la fin des temps tellement tu es précieux, parce que je t'aime d'une façon si pure que ça m'importe peu de souffrir en étant loin de toi tant que toi, tu es bien. La voilà la différence, Nikolaas. Je t'aime. Je veux te donner cet argent parce que je t'aime. »

Ça y est, je commence à me calmer. Et je commence à craquer, moi aussi. Je n'en peux plus. Je n'en peux plus de le voir faire sa vie pendant que moi, je l'attends. Même s'il m'a demandé de ne pas l'attendre. Je n'y peux rien. Les sentiments sont beaucoup trop forts.

« Et oui, tu sais quoi ? Quelque part j'ai envie que tu l'acceptes et que tu arrêtes te travailler. Quelque part j'ai envie que tu cesses tout ça parce que ça voudrait dire que je pourrais enfin être avec toi, je pourrais enfin prendre soin autrement qu'en te donnant de l'argent parce que pour le moment, c'est tout ce que je peux faire, tu ne m'autorises rien de plus et encore, même ça, tu ne veux pas. Je suis impuissant alors que tout ce que je voudrais c'est te rendre heureux d'une autre façon. Alors dis-moi ce que je dois faire, Nikolaas. Dis le moi, et je le ferais. Je me fiche de ce que je dois faire, si c'est pour toi, je le ferais sans hésiter. »

Je suis essoufflé d'avoir craché tous ces mots sur ce ton-là. Il n'est que neuf heures mais je suis déjà fatigué d'avoir ouvert mon coeur pour lui offrir la possibilité de le piétiner encore. Je me rends compte de ce que je suis devenu... J'aurais peut-être dû ne jamais revenir près de lui. Mais je n'y arrive pas, c'est plus fort que moi. Je ne peux plus vivre sans lui, il est devenu mon addiction et moi, un junkie prêt à tout pour l'avoir.
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Il se prostitue depuis l'âge de 16ans. Il se fait appeler Azur pour protéger sa vie privée de ses clients. Il a eu un proxénète pendant quelques années mais ce dernier lui piquait trop d'argent. Il loue désormais une vitrine et une chambre à son compte dans le quartier rouge et il s'en sort plutôt bien ainsi.  


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« Arrête ça ! De suite ! Plus jamais. Plus jamais tu me compares à eux. Plus jamais tu me dis ce genre de choses Nikolaas. Plus jamais. »

J'avais envie de répliquer, de lui balancer au visage ce que je pensais de son attitude. Il ne voulait pas être comparé à eux? Parfait, qu'il arrête de se comporter comme eux dans ce cas, d'avoir exactement le même discours qu'eux. Il n'aimait pas être comparé à eux? Moi je n'aimais pas qu'il agisse comme eux.

Mais il était en colère, c'était à son tour de vider son sac et j'allais le laisser aller au bout sans rien dire. Alors je l'écoutais, me retenant de parler. Est ce qu'il a dit qu'il voulait m'aider? Non mais c'était quasiment pareil, il avait fait comme si j'avais besoin d'aide. Il m'avait imposé cette argent, pour mon bien, sans jamais me demander mon avis. Et je devais simplement l'accepter comme ça, sans protester. Je n'étais pas d'accord.

Je grimaçais un peu et passais machinalement ma main sur le bleu que j'avais encore dans le cou. Je savais qu'il l'avait vu. Je savais que ça lui avait fait du mal. Mais je n'y pouvais rien, c'était comme ça.

Je baissais la tête gêné alors qu'il continuait de parler. Ce discours.... cette admiration... je ne le méritais pas je le savais. Ca n'avait rien d'admirable ce que je faisais. Il y en avait des tas des personnes comme moi ici à Amsterdam mais aussi à travers le monde. C'était plus facile ici parce que c'était légal mais je n'étais pas le seul au monde à vendre mon cul pour s'en sortir.

Je n'osais toujours pas le regarder alors qu'il continuait, qu'il me disait toutes ces choses, qu'il m'aimait... que j'étais admirable et tout le reste. Et il me l'a dit enfin, la vraie raison, le pourquoi il me donnait cet argent. Parce qu'il m'aimait... parce qu'il voulait pouvoir faire ça pour la personne qu'il aimait. Parce que je ne l'autorisais pas à m'aimer, ni à être avec moi. Alors il essayait de me rendre heureux comme il le pouvait, avec son fric.

« Alors dis-moi ce que je dois faire, Nikolaas. Dis le moi, et je le ferais. Je me fiche de ce que je dois faire, si c'est pour toi, je le ferais sans hésiter. »

Je relevais les yeux, me décidant enfin à quitter mon mutisme pour lui répondre.

- Je... tu n'as pas besoin de me couvrir d'argent Milo... J'étais heureux de pouvoir t'aider hier. J'étais heureux de... de juste passer la journée avec toi, de faire les boutiques à deux. J'ai adoré te préparer le diner et le manger avec toi. Et... il me tardait de rentrer du travail pour te retrouver ici...

Je n'avais pas eu besoin de plus. Je n'avais pas besoin de tout cet argent. Juste l'avoir lui à mes côtés suffisait.

- Et... je n'ai rien d'admirable Milo. Je n'avais pas le choix c'est tout. Toi tu es admirable. Tu avais tout et tu as choisi de dire non à tout ça, de te battre pour te construire une vie alors que tu aurais pu simplement profiter de ce que tu avais ça c'est admirable mais moi... moi je n'avais que ça comme option.

Je soupirais et le pris par la main pour l'attirer sur mon lit afin qu'on s'assoit tous les deux.

- Ma mère est une junkie. Drogue, alcool... Elle baise avec tout ce qui accepte de la sauter et... c'est comme ça que je suis né.

Je lui fis un petit sourire triste avant de continuer mon récit.

- Elle ne s'est jamais beaucoup occupé de moi. J'ai appris très jeune à me débrouiller seul. Pas le choix, si je voulais pouvoir manger il fallait bien que je fasse les courses et que je cuisine seul. Ce n'était pas elle qui allait s'en charger. Oh elle n'était pas méchante avec moi. Elle ne m'a jamais battu. Elle s'énervait quand elle était en manque. Elle m'ignorait quand elle était trop shooté pour réagir. Assez souvent elle n'était pas là, sortie pour acheter de la drogue ou se faire sauter. Mais parfois, quand elle était assez bien, elle agissait comme une mère. Ce n'était pas souvent mais... ça lui est arrivé.

J'avais de rares souvenirs d'elle dans de bons jours. Ils étaient trop rares malheureusement, trop peu nombreux pour compenser tous les jours difficiles.

- Et puis un jour... je n'avais pas encore tout à fait seize ans, un de ses dealeurs est arrivé à la maison. Elle lui devait de l'argent, beaucoup d'argent. Enfin pour nous c'était beaucoup mais pour toi, avant, qu'est ce que c'était quelques milleurs d'euros? Forcément on ne les avait pas. On se débrouillait avec les aides de l'état et les petits boulots qu'elle avait de temps en temps avant de se faire virer. Moi j'étais trop jeune encore pour travailler. Mais là il nous fallait du fric et vite sinon...

Sinon ils le récupéreraient d'une manière ou d'une autre...

- Alors j'ai vendu la seule chose que je pouvais vendre pour sauver ma mère. Je savais que certains proxénétes n'étaient pas tout à fait honnêtes, qu'ils trafiquaient des papiers pour faire quand même bosser des mineurs. Je suis parti voir l'un d'entre eux. Ca tombait bien, il avait tout un tas de clients qui cherchaient des jeunes vierges et qui étaient prêts à payer des sommes folles pour avoir de privilège. Alors... je l'ai fait.

C'était le jour de mes seize ans.

Je soupirais avant de le fixer à nouveau, tentant de sourire légérement.

- J'ai pu rembourser les dettes de ma mère mais... elle m'en a voulu. Elle m'a viré de chez elle. Je la dégoutais. C'est comme ça que je me suis retrouvé à la rue.

Cet anniversaire là figurait facilement dans mon top 5 des pires anniversaires de ma vie. J'avais perdu ma virginité avec un porc dégoutant. Il m'avait tellement défoncé que j'avais saigné pendant plusieurs jours. Le soir même j'étais seul dans la rue.

- Je ne pouvais toujours pas trouver de travail normal. J'étais seul. Je n'avais pas de famille, personne sur qui me reposait. Alors je suis retourné voir le proxénéte. Il m'a pris dans son bordel. J'étais logé et nourri. J'arrivais même à gagner un tout petit peu d'argent. Je le mettais de côté en attendant de pouvoir partir. Il a fallu que j'attende mes vingts ans mais... j'ai pu partir, me prendre un appartement, louer ma propre vitrine, être mon patron.

On s'était enfui avec Agathe. On avait fui le plus loin possible de ce monstre, de ces années d'horreur qu'on avait passé dans son bordel. Je n'allais pas lui dire. Il en savait déjà bien assez et je n'avais aucune envie qu'il me plaigne.

- Alors tu vois il n'y a rien d'admirable là dedans. Des gamins comme moi il y en a des tas ici et même ailleurs. J'ai pas eu le choix. J'étais dans la merde. J'ai fait la seule chose que je pouvais faire pour m'en sortir.

Je soupirais à nouveau avant de me lever.

- Ne parlons plus de l'argent... pas pour le moment. Laisse moi continuer d'être là pour toi. Je vais aller t'aider à faire le tour des bars. Je les connais plutôt bien. Je sais là où ils sont réglos. Laisse moi être là pour toi parce que... tu le mérites.


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INSCRIPTION : 15/06/2018
ÂGE : 27
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UNIVERS FÉTICHE : vie réelle, fantastique, sci-fi. Basiquement, j'suis ouverte à tout contexte qui me plaît.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Milo Lombardi
J'ai 27 ans et je vis à la rue. Dans la vie, je suis un fugitif en cavale et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire, le coeur en pinçant pour quelqu'un qui ne voudra jamais de moi et je le vis plutôt mal.

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J'étais encore en colère par ses paroles. Je ne pensais pas qu'elles m'atteindraient autant. Au final, je pensais vraiment pouvoir tout entendre de sa bouche. Mais je ne pensais pas entendre ça. Je m'attendais à tout sauf à cette comparaison. Et bon sang, ce que ça m'a fait mal qu'il me compare à n'importe qui. Parce que je savais que je n'étais pas n'importe qui. Parce qu'eux, qu'est-ce qu'ils étaient prêts à lui donner ? Du fric et seulement ça, en échange de son corps. Alors que moi, je voulais son âme. Je voulais l'épouser et la chérir, argent ou pas, ça m'importait peu. Mais c'était la seule chose que je pouvais faire parce qu'il ne m'autorisait rien d'autre. Enfin... Même ça, il ne me l'autorisait pas.

Enfin, je pensais me prendre une nouvelle rafale de colère lorsque j'ai fini mon discours. Mais ce n'est pas ça que j'ai reçu. Au contraire, Niko semblait être calmé. Et alors, il me dit des choses qui m'atteignirent encore plus que ce qu'il m'avait dit auparavant. Des choses douces, cette fois, sans haine. Mes épaules s'affaissent alors que mon coeur se retrouve apaisé. Mais la suite me révolte. Comment il peut penser que moi, je suis admirable ? Je n'ai fait que profiter de cet argent que je n'ai jamais mérité pour faire des choses de gosse de riche. Oui, j'ai dit merde à un moment donné mais c'était le moins que je puisse faire pour espérer me respecter encore un peu.

Je m'assieds à côté de lui, écoutant son histoire. Il s'ouvre un peu à moi et je ne saurais dire si je suis heureux ou horrifié... Peut-être un peu des deux. Je suis content qu'il me fasse confiance pour me dire de telles choses mais d'un autre côté, ça me fait du mal d'entendre tout ça. Qu'il ait été élevé seul avec une mère droguée. Qu'il ait eu à payer les dettes de sa mère. Mais ça encore, ça ne me faisait pas autant d'effet que de savoir qu'il avait donné sa virginité à un inconnu, parce qu'il n'avait pas d'autre choix.

Je ne peux faire autrement que de détourner le regard, douloureusement. C'est là que je trouve que la vie est injuste. Que nous sommes deux opposés. Lui avec son enfance horrible, et moi avec la mienne dorée. Aucun des deux ne l'a demandé mais je me sens nul de m'être plaint d'avoir autant d'argent quand j'en avais. J'ai clairement honte de mon comportement. Je sais que je ne pouvais pas savoir tout ça mais je me sens honteux quand même.

Je déglutis lorsqu'il finit. Je me rends compte qu'il n'a jamais pu goûter au bonheur d'aimer quelqu'un ou même d'avoir une relation charnelle sans argent derrière, juste parce qu'il en avait envie et parce qu'il aimait la personne avec qui il le faisait. Il n'a jamais eu ça. C'est tout ce que je veux lui offrir et maintenant je comprends ce dont il a réellement besoin. Ce n'est pas d'argent, c'est d'amour.

Lorsqu'il se lève, je soupire longuement à mon tour. Je me lève aussi, me plaçant face à lui. Je lui adresse un sourire désolé de mes lèvres pincées. Mes doigts passent sur sa joue en une tendre caresse et puis... Je ne peux pas m'en empêcher. Je le prends dans mes bras, le serrant contre moi. Mon visage dans son cou, j'hume son odeur en déposant un léger baiser tendre.

J'aurais aimé lui dire tellement d'autres choses qu'il ne me permettrait jamais de dire. Que je l'aimais, encore une fois, que j'allais le protéger, que j'étais désolé. Mais surtout qu'il se trompait en disant que je méritais plus les choses que lui. Parce qu'entre nous, c'est lui qui mérite le bonheur, pas moi. Moi, je l'avais avant. Enfin, j'avais une belle vie, même si je n'étais pas moi-même.

Mais à la place, je me tais et je profite de le serrer encore un peu avant de le lâcher et de hocher la tête.

« D'accord. J'ai de la chance d'avoir quelqu'un qui connaît la ville pour m'aider. »

Je souris légèrement, essayant de passer à autre chose. J'aurais pu lui dire que j'avais de la chance de l'avoir tout court mais je ne suis pas sûr qu'il ait envie de l'entendre. Et puis que ça semble lui faire plaisir que je sois là et qu'il prenne soin de moi, je vais rester près de lui. Même si je ne vais pas le laisser prendre soin de moi sans rien faire très longtemps. Moi aussi, je voudrais prendre soin de lui. Lui cuisiner des choses et passer du temps avec lui.

« Merci de faire tout ça pour moi. » dis-je finalement.

Je ne l'avais pas remercié, ou peut-être que si, je n'en sais rien. Mais je ne me lasserais pas de le remercier parce que même si je me sais capable de réussir tout seul, c'est un soulagement qu'il soit là. Et moi aussi, j'aime sa compagnie. C'est d'ailleurs comme ça que je suis tombé amoureux de lui.
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