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Gahya
Gahya
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Limace

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Un monde autrefois en guerre, plusieurs races qui coexistent avec difficultés, les Humains qui sont au pouvoir et une paix qui risque à tout moment d’imploser. Le Duc Ulric Gil’Helm est un Homme aux multiples facettes avec des sombres ambitions. De par son haut rang et son statut de trésorier, il tient la Couronne sous son joug et prévoit de la renverser pour se l’approprier. Alors qu’il rentre dans ses appartements au Palais Royal, il fait la rencontre (ou plutôt les retrouvailles) de Mana, une chambrière de la Cour avec qui, dans sa jeunesse, il a eu une aventure. Sauf que ce n’est pas Mana, mais Saeunn, une Changeforme qui a pris la peau de cette dernière pour s’infiltrer à la Cour. Formée pour être une espionne et une assassin, c’est sa première mission d’infiltration et déjà elle risque de tourner mal.

Ulric Gil'helm - feat Cillian Murphy, @Storm
Saeunn Mogween - feat Polly Ellens, @Gahya

Contexte provenant de l'univers médiéval-fantastique inventé par yavanna, meltingjoe. et areo.
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Storm
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Ulric Gil'Helm
J'ai 42 ans et je vis à la Capitale. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt pas bien.

Informations supplémentaires ici.


Cillian Murphy:copyright: Morrigan
Il déambule au sein du palace comme si ce dernier lui appartient, comme si chaque brique nacrée a été posée là par ses mains noueux et diaphanes, comme si son front – vierge – était ceint de la couronne de majesté. Ulric porte haut et fort ses couleurs, se paonne grandement de son prestige et de son pouvoir, s’affuble par de-là encore son rang, ayant enfilé un lourd manteau pourpre à la traîne duquel jappe une meute d’écuyers aussi soiffarde que lui, qui lape les honneurs comme s’il s’agissait de nectar. Une belle fournée de farauds, qu’il constitue là, de toutes races et des tous plumages, qu’il jette avec agressivité au su et au vu de tous ; que tous contemplent sa tolérance aveugle ! Lui, Gil’Helm, ne voit que de loyaux serviteurs de la reine.
Il arrête sa course, sa cape et ses bottes maculées de boue une forment une flaque noirâtre et humide à ses pieds. Le menton haut, un air de sévérité débonnaire bien recherché, il s’adresse à son oratoire. « Vous avez été vaillants, ce jour, mes enfants. Encore quelques chasses de ce cru et nous passerons aux joutes, jeunes gens. Allez, paix maintenant, vaquez à vos occupations. » Sitôt, la troupe se disperse et il se retrouve enfin seul ; un vilain bourdonnement s’est installé juste sous sa tempe et il sent une terrible migraine poindre. Un valet, auquel il ne jette pas même un regard, lui ouvre la porte de son appartement. Il pénètre dans une touffeur plaisante, où un feu gronde allègrement dans l’âtre, la pièce est recouverte de velours et tout le mobilier est niellé d’or. Un faste qui lui plaît, un faste qui lui est nécessaire. Sans mot dire, deux chambrières lui ôtent la cape et les bottes gâtées et lui font enfiler une nouvelle paire. « La duchesse n’est pas là ? » « Non messire. » Sans nul doute est-elle occupée à ourdir un sibyllin complot dans une alcôve avec un individu de bas plumage. Il s’avance ; là, sur le plus grand mur de la pièce, trône une majestueuse et gigantesque peinture représentant une femme à demi-vêtue, bandant un arc avec adresse, un renard assoupi et lové à ses pieds. Ses traits sont presque divinement ciselés, l’œil pervenche semblant venu d’un autre monde, sa crinière flavescente qui ondule avec affèterie. Elle surplombe une rivière et est juchée à l’orée de la forêt ; Seraphina l’Illustre, légendaire figure qui aurait fondé les Helm et, dit-on, posé les fondations de Cill’Mohr. Ulric met brièvement le genou en terre, se saisit du reliquiaire qui lui saute au cou – supposé renfermer un morceau du cœur de l’altière dame – et l’embrasse. Toutes ces traditions, Ulric n’est pas sûr d’y croire mais ce qu’il sait, c’est que cet exercice permet s’asseoir le prestige de la maison et de faire remonter ses racines à des temps immémoriaux ; leur position est leur droit et non point une simple récompense.
Son regard pâle tombe alors sur une troisième chambrière, occupée à asticoter une coupe en or sertie de pierreries. « Mana. » fait-il en se redressant, un sourire s’épanouissant sur ses lèvres craquelées. Ses doigts claquent et les autres chambrières disparaissent, comme si elles avaient été invoquées ailleurs. « Mana » répète-t-il en s’avançant vers elle. Comme c’est étrange, que d’avoir à nouveau ce patronyme sur la pointe de la langue. Il pensait l’avoir jeté, loin, dans la gibecière dans sa mémoire, la belle ne faisait que rarement surface dans ses songes. Parfois, son faciès se mélangeait à celui de Seraphina mais jamais consciemment. Il la saisit par les épaules et l’embrasse sur les deux joues – il est désormais marié. « Que d’années ! Je ne te savais pas toujours au service du palais ! » dit-il d’un ton rêveur. « Cette décennie a-t-elle bonne avec toi ? » Ulric ne pose la question que pour pouvoir y répondre par après, se délectant de l’ambroisie de ses succès. Le duc se laisse mollement tomber sur une des deux chaises qui cernent une table en bois verni. « Tu es toujours aussi belle, Mana, j’en regretterais presque d’être marié. » Sa lippe fait un léger bruit succession lorsqu’il récite sa tirade mais il ne ment guère ; la chambrière qui a passé moult nuits en sa compagnie, l’éveillant aux délices que la chair jusqu’à lors lui avait celé, n’a pas changé d’un iota, elle est toujours aussi facile sur l’œil, nantie d’un galbe qui met les instincts en appétit. Mais Ulric n’ira point lutiner de son chicot ce fricot-là, il a bien trop à perdre. « Allons, verse-nous ce vin que nous aimions tant et joins-toi à moi, je veux tout savoir de toi. As-tu des enfants ?» Par les dieux, faites que ce ne soit pas les siens !
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UNIVERS FÉTICHE : fantastique, médiéval, science fiction
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Saeunn Mogween
J'ai 22 ans et je vis à la Capitale. Dans la vie, je suis une espionne doublée d'une assassin et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon talent de Changeforme, je suis actuellement en mission d'infiltration au Palais Royal et je le vis plutôt bien, mais ça risque de pas durer longtemps.

✧ PEUPLE : (changeforme) capacité de prendre l'apparence d'un animal ou d'un humain en se recouvrant de sa peau.
✧ PROFESSION : (assassin, espionne) ombre dans l'obscurité actuellement infiltrée au palais des astres qui laisse dans son sillage une traînée de corps sans vie.
✧ STATUT CIVIL : (célibataire) trop sauvage pour se laisser dompter.
✧ IDÉOLOGIE : (anti-couronne) la rage au ventre après le massacre de son clan. promesse faite de tous les venger et de faire s'effondrer ce pacte qu'elle trouve injuste pour les changeformes.
✧ CLAN : (léopard) depuis toujours et à jamais. amertune et haine vorace depuis son extinction. (aigle) recueillie par ce clan qu'elle considère comme sa deuxième famille.
✧ GUILDE : (mangeurs de peau) les traditions qui se doivent de perdurer afin d'honorer leurs ancêtres. (la main d'ahara) jeune léopard qui a soif de sang et de vengeance. la couronne doit tomber et pour ça, elle a depuis bien longtemps assombri son âme.


Polly Ellens (c)Meaningless
Qui aurait cru que ce travail était si fatiguant ? C’est avec un soupir que tu glisses dans les couloirs, passant de chambres en chambres avec tes ustensiles pour houspiller la poussière. C’était ça, tous les jours, encore et encore. Même la nuit, t’en venais à en rêver. Qu’il fallait dépoussiérer une infinité de chambres et que t’avais pas le temps. Y’avait même les nobles, dans ton dos, qui s’égosillaient que t’étais qu’une bonne à rien et qu’ils allaient te faire couper la tête. Quels drôles de rêves. Risibles. Mais ça te changeait de tes éternels cauchemars où tu revoyais ta famille se faire massacrer. C’était peut-être pas plus mal, au final. Nouvelle chambre, et à nouveau le rituel qui se répète. Vider le pot de chambre, tirer le lit à quatre épingles si t’as de la chance, sinon, et bien, t’es juste bonne à tout changer pour mettre tout ça au propre. Y’a un rire amer qui s’échappe d’entre tes lèvres vermeilles. Changer les draps à la moindre tâche, de quelque nature qu’elle soit. T’as jamais été élevée dans ce luxe, et ça te parait tellement ridicule que le premier jour, quand on t’a demandé de le faire, t’as hésité, te demandant si on te faisait une blague ou si c’était sérieux. Tes mois de filature t’avaient néanmoins appris que non, c’était habituel, et que la seule chose que tu devais faire c’était plier l’échine et t’exécuter, brave petite chambrière que tu étais. Ou du moins que tu laissais paraitre.

Les appartements des Duchesses. Somptueux lieux que t’avais parcouru en long et en large les premiers jours tant tu étais subjuguée par tant de faste et de beauté. Des draps d’une douceur jamais vue, des dorures en veux-tu, en voilà. C’était les plus beaux appartements de l’Aile du Crépuscule, et pour cause, ses habitants faisaient partis des membres les plus affluents du royaume. Y’avait toujours un petit pincement au cœur, un certain mal-être, lorsque tu pénétrais en ces lieux. Car tout devait être parfait. Pas de poussière, pas de cheveux par terre. Il fallait tout astiquer, comme si ta vie en dépendait -chose qui était probablement d’ailleurs le cas-. Il y avait des rumeurs au sein des domestiques sur des chambrières qui avaient eu le malheur de mal faire leur travail et que l’on n’avait plus jamais revues après. De quoi faire monter la pression et te rendre très minutieuse. Voilà quelques jours seulement que tu avais pris l’apparence –et la place– d’une chambrière du nom de Mana. Si tu l’avais observé pendant bien des mois, l’épiant dans les moindres détails et à tout moment de la journée pour mieux la comprendre et la copier, forcée de constater qu’une fois dans sa peau tout était bien différent. Et mine de rien, faire le ménage n’était pas aussi aisée qu’à première vue tu l’avais pensé.

Une ombre qui passe dans ton dos et vous voilà, les chambrières, qui vous regardez sans rien dire. Le Duc est là. C’est la première fois que tu te retrouves dans la même pièce que lui, et tu l’avoues, il t’impressionne, avec sa tête altière et son regard de conquérant. Le plumeau passe sur la cheminée avec plus de distraction tandis que du coin de l’œil tu l’observes faire un rituel étrange devant le tableau de celle qu’on t’a décrite comme étant la pionnière de la famille Gil’Helm. Elles sont curieuses, les coutumes des nobles, et t’as bien du mal à retenir un rire sarcastique de poindre tandis qu’il embrasse… C’est quoi ça d’ailleurs ? Une relique dans une boite, visiblement. Boite que t’as déjà astiqué y’a quelques minutes, fort heureusement pour toi. Passée la cheminée, c’est au tour d’une coupe en or logée dessus. Tu t’emploies à faire briller les pierres précieuses qui siègent contre son sein tandis que la voix impétueuse du Duc retentit. Tu n’es pas encore familière à cette nouvelle identité, ce qui fait qu’il doit répéter ton nom avant que tu ne l’associes comme étant le tien. Voilà un sursaut qui te prend, tandis que ton cœur loupe un battement. Y’a ton regard, partagé entre la surprise et la terreur, qui suit les deux autres chambrières qui quittent rapidement la chambre. Pas d’aide possible, donc. Te reprenant tant bien que mal, tu te retournes pour faire face au Duc. « Oui, Messire ? » Le ton est mielleux, quoi qu’un peu hésitant. Tu crains d’avoir mal fait ton travail et de recevoir une remontrance, mais la joie que tu lis dans le regard du Duc te déstabilise. Le pourpre irradie sur tes joues maculées de tâches de rousseur tandis qu’il te prend avec douceur par les épaules et qu’il t’embrasse les deux joues. Tu peines à cacher l’incompréhension qui déforme tes traits, tentant de faire passer ça pour une certaine timidité. Visiblement, Mana et lui se connaissent. Les tenants et les aboutissants, tu peines à les imaginer. Te voilà dans une position délicate, c’est tout ce que tu retiens. « Oui, Messire, que tu répètes, ne sachant quoi dire d’autre. » Oui, Mana est toujours au château, et oui, la décennie a été clémente avec elle. Enfin… C’est ce que tu présumes. De toute manière, le Duc ne semble pas s’en préoccuper, car le voilà qui s’assoit sur une chaise du petit salon. Il te complimente sur ton apparence, et face à ça tu te contentes d’avoir un petit sourire timide, remettant une mèche rebelle derrière ton oreille. Tu le vois, son regard qui te dévore en silence. T’en déduis que leurs relations n’étaient pas des plus protocolaires.

Lorsqu’il te demande d’apporter le vin que nous aimions tant, te voilà face à un problème de taille. De quel vin peut-il bien parler ? Jamais tu n’as vu Mana boire un tel breuvage, et tu ne connais pas assez les habitudes du Duc pour savoir quelles sont ses préférences. « Non Messire, je n’ai pas d’enfant. Je voue toujours ma vie au service de Sa Majesté et de ses prestigieux convives, que tu lui expliques, ceci étant la pure et simple vérité lorsque l’on connaissait Mana. Entortillant tes doigts dans le tablier qui sied contre ton buste, te voilà soudainement plus mal à l’aise. Je suis confuse, je crains qu’avec toutes ces années j’ai oublié de quel vin il s’agit. L’excuse est bancale, et surement qu’elle fera tiquer le Duc. T’espères juste qu’il croira la bouille innocente et profondément désolée que tu arbores. Mais ravivez-moi la mémoire et je me plierai de suite à vos exigences. » Petite courbette pour ponctuer la fin de ta phrase, toujours dans la formalité –parce que c’est comme ça qu’elle est, Mana–.
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Storm
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Ulric Gil'Helm
J'ai 42 ans et je vis à la Capitale. Dans la vie, je suis duc et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis marié et je le vis plutôt pas bien.

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l la couve d’un regard bienveillant, sent un léger sourire bourgeonner sur son faciès marmoréen. Voilà bien longtemps qu’il ne s’est pas montré chaleureux envers quelqu’un qui ne portait pas son patronyme ; d’aussi loin que remontent ses souvenirs, aucune réminiscence n’indique qu’il n’a pas brutalisé, corrompu, menacé quelqu’un qui n’était pas de son clan. Tous, à part elle, la douce roussette de son passé, qui s’est affirmée dans ses formes de femme, celle dont le visage a quitté la juvénilité de l’enfance pour passer à la gravité de l’ère adulte. Il hoche le chef lentement, pour lui-même, Ulric est satisfait de ce qu’il voit, comme si une graine qu’il avait lui-même planté s’était épanouie en une sublime fleur ; ce qui est le cas, il n’a juste eu aucune incidence sur le procédé. Le messire qu’elle lui donne, du miel, et ses pommettes rosissantes comme au premier jour, voilà qui le ravit. Son sourire s’approfondit.

« Oui, la décennie a eu ses bons et ses mauvais moments, comme pour nous, je présume. » prélude-t-il sans qu’on lui ait demandé. « Comme vous le savez, dame ma mère nous a quittés, voilà pourquoi j’ai dû quitter la capitale en trombe par le passé. J’ai épousé son héritière, qui m’a confirmé en tant que duc consort et a eu la bonté de partager avec moi certains de ses privilèges. Certains vassaux se sont montrés rétifs, il a fallu calmer l’ardeur de l’un ou l’autre. Et puis, à mon retour à la capitale je me suis vu remettre la charge de grand trésorier, ce qui fait que j’assiste désormais au conseil restreint. » Ulric, comme tous les mégalomanes épris d’eux-mêmes, n’aime nul autre son mieux que sa voix. Il pérore, vétille ainsi de longues minutes, sans une seule œillade pour son auditoire, qui n’attend généralement que le doux baiser de la faucheuse pour échapper à cette pénitence. « Mana, tu me parais bien raide. Je sais que je suis désormais marié et que notre relation n’aura plus la nature qu’elle avait avant mais cela ne veut pas dire que nous ne puissions pas être amis. » fait-il, fronçant des sourcils, jouant à l’offensé.

Ulric sourcille véritablement, pourtant, lorsqu’elle lui avoue avoir oublié quel vin ils avaient pour habitude de consommer. Leur routine, jadis, leur commandait toujours après qu’ils eurent .. Une vision, interdite, d’elle lovée contre lui sur le lit ducal, l’assaille et ses paupières papillonnent rapidement ; il s’ébroue pour chasser ce songe inane, comme un dogue chasserait une mouche impertinente. « As-tu donc oublié toutes nos autres petites habitudes, Mana ? Étais-je donc à ce point immémorable ? » Le voilà donc piqué, courroucé par cet infime détail, le cœur meurtri comme un amant trahi ; voilà les grands, de se hérisser devant tout, alors même que la belle n’a pas traversé son esprit depuis presque un lustre. L’œil sombre rivé sur Mana, le duc se lève et se saisit d’une onéreuse bouteille de vin blanc du Nord. Il attrape, sans violence la nuque de la chambrière afin de lui présenter la bouteille en face ; geste d’humeur puérile qui confesse bien sa nature capricieuse et haute à la main. Toutefois, ce simple toucher fait frémir son sang, comme si le derme de la belle se rappelait au sien et il sent sa colère vaciller déjà ; il lui serait si facile de l’effeuiller, docile comme elle l’est … Mais il ne faut pas, sa foi est jurée à une autre, qui aurait ses tripes pour une œillade un peu trop farcie de concupiscence. Ulric doit parfois se rappeler que le véritable pouvoir découle de sa noble épouse et que lui n’est qu’un sinistre pantin se balançant au bout de ses terribles fils. Il n’a que ses illusions et son autorité sur les chambrières, pour se bercer. « Te souviens-tu donc, maintenant ? » gronde-t-il pour se donner contenance tout en se rasseyant. « Sers-nous donc. Ou bien aurais-tu aussi oublié la manière ? » dit-il avec un sourire qui aurait pu être aussi miel que fiel.

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✧ PEUPLE : (changeforme) capacité de prendre l'apparence d'un animal ou d'un humain en se recouvrant de sa peau.
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✧ STATUT CIVIL : (célibataire) trop sauvage pour se laisser dompter.
✧ IDÉOLOGIE : (anti-couronne) la rage au ventre après le massacre de son clan. promesse faite de tous les venger et de faire s'effondrer ce pacte qu'elle trouve injuste pour les changeformes.
✧ CLAN : (léopard) depuis toujours et à jamais. amertune et haine vorace depuis son extinction. (aigle) recueillie par ce clan qu'elle considère comme sa deuxième famille.
✧ GUILDE : (mangeurs de peau) les traditions qui se doivent de perdurer afin d'honorer leurs ancêtres. (la main d'ahara) jeune léopard qui a soif de sang et de vengeance. la couronne doit tomber et pour ça, elle a depuis bien longtemps assombri son âme.


Polly Ellens (c)Meaningless
C’est vrai qu’elle est belle, Mana. Elle fait partie de ces beautés que l’on peut aisément qualifier de singulière. Avec ses cheveux roux, ses tâches de rousseur et sa peau semblable à l’ivoire, elle irradie de par son originalité. Bien des femmes doivent se retourner sur son passage, et on ne peut pas dire qu’elle soit le choix le plus sûr quand on veut infiltrer le palais. Mais il y a quelque chose chez elle qui t’a plu. Qui t’a fait te reconnaitre en elle et qui t’a inspiré. Son regard, d’un bleu océan, si singulier. Le calme et la docilité dans ses traits contrastant avec son regard perçant d’intelligence et d’insoumission tapie dans de sombres tréfonds de son âme. Elle n’aimait pas sa condition de bonne à tout faire, Mana, et elle espérait devenir plus. Un mariage avec un noble naïf, probablement. Combien de fois l’as-tu vu user de son sourire enjôleur avec sa bouille innocente ? Elle était parfaite, Mana. Et c’est pour ça que tu l’as choisie elle et pas une autre qui aurait pu être jugée de plus banale et donc de plus sécuritaire dans ta tâche pour t’infiltrer au sein des puissants.

Elle fait du l’effet au Duc, Mana. À l’époque déjà, visiblement. Mais aussi aujourd’hui. Ton regard qui sonde le sien, et qui comprend qu’il se retient. Que s’il n’avait pas été marié, comme il dit si bien… Ses iris sont emplis de tendresse et de nostalgie, et si ça a le don de te mettre mal  à l’aise, tu comprends rapidement que tu pourrais tourner ça à ton avantage, à un moment ou à un autre. Le Duc, quand bien même il tient son titre de sa femme, est un homme affluent dans la Cour. Son affection pourrait donc t’être utile, car il parait fort détendu en ta présence et peut-être, si l’on tire sur les bonnes ficelles, enclin à te livrer bien des informations utiles. À toi de savoir faire bon usage de cette proximité inopinée –et aussi et surtout de ne pas tout faire capoter en grillant ta couverture, chose plus compliqué qu’il n’y parait étant donné que dès les premières secondes tu as déjà mis les deux pieds dans le plat–. Tu l’écoutes d’une oreille attentive tandis qu’il t’explique ce qu’il a fait durant ces dix dernières années, retenant un rire sarcastique de poindre quand il commence par insinuer que tout le monde a ses bons et ses mauvais moments. C’est vrai que comparé à toi ses mauvais moments sont très… Risibles. Mais soit, c’est un noble, un Duc de surcroit. Il est ce qu’il est et tu ne le changeras pas. « Des félicitations s’imposent, alors, que tu conclues, un sourire en coin illuminant ton visage. » Les nobles aiment quand on les brosse dans le sens du poil, et ce Duc ne semble clairement pas dépeindre du lot. La réplique qui suit te fait quelque peu chavirer. Trop raide, qu’il te dit. Qu’il te reproche. Ton sourire quelque peu charmeur laisse place à une grimace désolée tandis que tu te demandes comment réagir. C’est vrai que si Mana et lui étaient très proches, elle ne devait pas être aussi guindée qu’elle ne l’est avec les autres nobles. Alors il faut que tu te détendes, ma petite, si tu veux continuer  sur cette voie. « Mes excuses, Messire. C’est qu’avec votre nouveau statut et toutes ces années écoulées, je ne sais trop comment me positionner. Comme une amante, visiblement pas. Mais comme une amie ? Est-il seulement sérieux ? Pour être honnête, pensez-vous vraiment que l’on puisse être amis ? Tu lui fais part de tes doutes, te demandant ce qu’un Duc et une domestique peuvent avoir à se raconter. Non pas que votre présence me soit désagréable bien au contraire, mais… Vous êtes un membre imminent de cette Cour et moi je suis… Moi. Je crains de n’être qu’une source d’ennui pour vous en comparaison de votre vie si animée. » Tu joues les timides, sortant ton regard de biche en lui faisant part de tes incertitudes. Parce que t’as besoin qu’il te rassure. Qu’il t’assure que son affection toute particulière qu’il avait à ton égard est toujours présente.

Tu sens tes certitudes et toute la bonne volonté dont il faisait preuve jusqu’à présent vaciller après que tu lui avoues ne pas savoir de quel vin il parle. C’est qu’il prend vite la mouche, le Duc. Mais tu peux comprendre cela, si c’était le petit truc qu’ils partageaient tous les deux… Normal qu’il le vive comme un affront. Mais t’es obligée de passer par là, ne pouvant pas te permettre de te tromper. Il n’y avait pas de bonne réponse, dans tous les cas t’étais obligée de le décevoir. À toi de te rattraper aux branches pour remonter dans son estime. « C’est que votre éloignement forcé m’a fait beaucoup de peine et que j’ai préféré enterrer nos souvenirs. Je ne pensais pas vous revoir un jour. » Le ton reste mielleux tandis que ses orbes désolées viennent se loger dans celles courroucés du Duc. Peut-il néanmoins rester insensible à cette beauté ? C’est ce que tu vas vite découvrir. Tout ce que tu récoltes, c’est qu’il se saisisse de ta nuque et qu’il te montre la fameuse bouteille. Du vin blanc en provenance du Nord. Du duché des Ed’Melyn à n’en pas douter, tu reconnais la bouteille. Merci Edo de t’avoir fait des cours sur leurs vins. Pour simple réponse à sa question tu te contentes d’acquiescer, un instant ton regard s’enflammant dans un esprit de rébellion. C’est que t’apprécies pas spécialement qu’on te parle sur ce ton et qu’on te traite de la sorte. Mais tu te reprends rapidement, reprenant ta docilité feinte. « Vos désirs sont des ordres, que tu lui susurres, attrapant la bouteille. » Délicatement, te voilà qui te courbes pour déposer le liquide précieux dans les deux verres, ton regard se portant vers le Duc avec un éclat provoquant qu’il reconnaitra surement s’il connaissait si bien Mana qu’il l’insinuait. Tu attrapes ton verre, le plaçant sous ton nez pour en sentir tous les arômes. « Ces notes boisées m’avaient manquées, que tu glisses, remerciant une nouvelle fois Edo de t’avoir fait découvrir ce vin. Tu portes ensuite ton verre en direction de celui du Duc, ne détachant pas ton regard du sien. À nos retrouvailles ? » Tu préfères rester sobre, attendant de voir ce qu’il va faire pour l’imiter.
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Ulric mire Mana de ses yeux céruléens, sans jamais ciller, détaillant avec un regard scrutateur cette beauté surgie du néant, d’un passé révolu, comme recrachée d’une boucle temporelle ; elle n’a absolument pas changé, toujours cette vivide crinière de feu, ces iris époustouflants. Et voilà que le Duc s’interroge sur ses propres attributs ; a-t-il changé, durant cette décennie ? Ses charmes s’étiolent-ils ? Sa folie a-t-elle fini par se peindre sur son faciès, a-t-elle fini par corrompre ses traits fins ? Autant de songes inanes qui se bousculent derrière son front plissé, concentré, et galvaude l’ambroisie du moment. « Je te remercie, Mana. » fait-il, en hochant la tête avec une humilité suprêmement factice, alors qu’il se rengorge, se paonne de son essor vertigineux et qu’entendre le respect suinter de la voix de la belle le fait frissonner. « Mais positionne-toi comme tu le faisais naguère, ma chère. Nous étions, en quelques sortes, amis, par le passé et je suis certain que depuis ces cendres, nous pouvons raviver la flamme de notre lien. » Le voilà qui flirte avec le danger, comme si sa tête était de trop sur ses épaules, disant une chose et son contraire, soufflant le chaud et le froid. « Tu ne m’as jamais ennuyée, Mana, sois-en certaine. » lance-t-il avec une œillade alourdie par la concupiscence des souvenirs brûlants et avec un sourire insolent. Il doit, véritablement, garder à l’esprit qu’il n’est plus un jeune jouvenceau tout prêt à être déniaisé par une chambrière, mais désormais duc et époux, et que le pouvoir qu’il aime tant, et les promesses de félicité dont il se berce, ne découlent que de son épouse, qui est désormais son géôlier. Les mots sont certes du vent mais il lui faut garder l’encéphale limpide, vierge de toute brume peccamineuse, faute de quoi il perdrait l’équilibre et la déchéance serait douloureuse.

Ulric l’observe verser le pâle liquide dans les deux coupes, Mana se faisant un savant mélange d’insolence et de docilité, un amalgame qui fouaille ses entrailles car c’est exactement que la belle, par le passé, se comportait, à la fois rebelle et sachant quand se soumettre aux volontés impérieuses du duc. Involontairement, la langue du seigneur darde au dehors et humecte ses lèvres. « Oui, à nos retrouvailles. Puissent nos chemins ne plus se séparer ! » clame-t-il avant de porter l’élixir à ses lèvres, satisfait de ce répit afin de pouvoir se retrancher dans ses positions. Il avale le liquide à grandes goulées et le sire se lève ensuite. « Tu dis avoir enterré tes souvenirs, Mana, en est-il de même pour le collier que je t’ai offert ? » veut-il savoir, un masque impénétrable placé sur ses traits. Il s’avance vers elle et un roide index décrit le tracé imaginaire du bijou, naissant à la base de la nuque, conquérant la clavicule. « Tu m’as pourtant juré de ne jamais t’en défaire, tant il t’était cher. » fait-il d’une voix où le reproche perce. Le doigt effronté peint de paresseuses arabesques sur le poitrail, perdant de l’altitude, effleurant les limites de la bienséance. « Alors Mana, où est ton collier ? »

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Gahya
Gahya
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Saeunn Mogween
J'ai 22 ans et je vis à la Capitale. Dans la vie, je suis une espionne doublée d'une assassin et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à mon talent de Changeforme, je suis actuellement en mission d'infiltration au Palais Royal et je le vis plutôt bien, mais ça risque de pas durer longtemps.

✧ PEUPLE : (changeforme) capacité de prendre l'apparence d'un animal ou d'un humain en se recouvrant de sa peau.
✧ PROFESSION : (assassin, espionne) ombre dans l'obscurité actuellement infiltrée au palais des astres qui laisse dans son sillage une traînée de corps sans vie.
✧ STATUT CIVIL : (célibataire) trop sauvage pour se laisser dompter.
✧ IDÉOLOGIE : (anti-couronne) la rage au ventre après le massacre de son clan. promesse faite de tous les venger et de faire s'effondrer ce pacte qu'elle trouve injuste pour les changeformes.
✧ CLAN : (léopard) depuis toujours et à jamais. amertune et haine vorace depuis son extinction. (aigle) recueillie par ce clan qu'elle considère comme sa deuxième famille.
✧ GUILDE : (mangeurs de peau) les traditions qui se doivent de perdurer afin d'honorer leurs ancêtres. (la main d'ahara) jeune léopard qui a soif de sang et de vengeance. la couronne doit tomber et pour ça, elle a depuis bien longtemps assombri son âme.


Polly Ellens (c)Meaningless
À en voir son buste qui se gonfle et ses orbes qui miroitent de milles lumières, tu devines que tu as atteint son cœur. Orgueilleux et vaniteux comme il est, il était difficile de se tromper. Mana avait de la chance de l’avoir. D’avoir réussi à fissurer ce cœur froid et intolérant. Car une fois les bonnes touches actionnées, elle avait accès à une source presque infinie de privilèges en tout genre. Dommage qu’il ait dû partir dans son Duché et que Mana ait perdu son emprise sur lui, car il y aurait eu forte à parier que sinon sa vie aurait été d’une qualité bien supérieure à ce qu’elle avait été jusqu’à présent. Si, bien évidemment, elle aurait continué à avoir les faveurs du Duc, auquel cas elle ne serait probablement plus de ce monde. Un jeu dangereux, mais tellement excitant. Et avec de bien belles récompenses, si on s’y prend correctement. « M’en voilà des plus honorées, que tu lui susurres quand il t’avoue vouloir faire renaître votre lien passé des cendres. » Tu as tellement eu raison de choisir cette Mana. Décidément, même après sa mort, elle ne cesse de te surprendre.

Il ne sait pas ce qu’il veut. Semble partagé entre son désir ardent et son devoir envers la Duchesse. Il hésite. Fait un pas en avant, puis trois en arrière. Ne sait plus sur quel pied danser. C’est qu’elle lui fait perdre la tête, Mana, faisant renaître en vie une faiblesse que probablement il avait enterré depuis toutes ces années. Et toi tu l’observes, les mirettes miroitantes d’une opportunité inespérée. L’erreur avec le vin semble pardonnée, à la bonne heure. Les verres qui tintent et te voilà qui portes la coupe à tes lèvres. Tu en bois une petite gorgée, te délectant de ces saveurs boisées. Mis à part avec Edo, rares ont été les occasions pour toi de boire du bon vin. Et cette bouteille semble être la meilleure que tu ais goûté à présent. C’est qu’il a du goût, ce Duc. Et une grosse fortune attachée au titre de sa femme, la Duchesse. Il finit son verre presque d’une traite, et à vrai dire, tu te retiens de ne pas en faire autant. C’est qu’il est délicieux, ce vin. Mais si tu veux rester maître de ton esprit, il faut que tu te restreignes. Tu n’es pas encore sortie de l’auberge, et il vaut mieux que tu restes sur tes gardes. Parce qu’avec un tel homme, tu pressens qu’au moindre faux pas, la situation peut basculer. Derrière ses phrases voluptueuses et ses caresses miroitantes se cache une monstruosité avide de brutalité et de soumission. Pas besoin d’être une fin observatrice pour le deviner.

D’ailleurs, il semble en proie à une paranoïa démesurée, car le voilà qui se met à parler d’un collier qu’il aurait offert à Mana et qui ne trône pas autour de son cou. De nouveau un malaise qui s’installe et un frisson qui t’hérisse l’échine. À se demander s’il n’essaie pas de te tendre un piège, avec toutes ses questions tordues. Il s’approche de toi, carnassier, effleurant ta nuque exposée. Allez Saeunn, on garde son calme, et on réfléchit. Quelle réponse lui apporter ? Tu as fouillé toutes ses affaires, à Mana, et tu n’as jamais vu ce collier. Est-ce qu’il existe vraiment, d’ailleurs ? À croire que la paranoïa est contagieuse. Calme-toi. Deux options s’offrent à toi, deux mensonges. On pourrait lui avoir volé le collier ? Après tout, connaissant les goûts du Duc, il devait être assez tape-à-l’œil. Arborer une telle richesse avec ses guenilles ont forcément attiré l’attention et les convoitises. Peut-être, même, qu’elle s’en est séparée exprès. Car impossible pour elle de le porter sans attirer les soupçons, et il lui aurait remporté une belle somme d’argent. Elle qui ne vit avec presque rien, et en supposant que de toute façon elle ne reverrait jamais le Duc… À sa place, c’est ce que tu aurais fait, en tout cas. « L’hiver dernier a été rude et mon père est tombé malade. Vous savez, il est la seule famille qu’il me reste et- L’excuse qui germe dans ton esprit et qui fleurit entre tes lèvres vermeilles, Je suis désolée Messire, j’ai été obligée de le vendre pour le soigner. L’appréhension de recevoir une remontrance de sa part t’aide probablement à avoir les larmes aux yeux, et c’est avec un certain soulagement que tu fonds en larmes. J’adorais votre collier, c’était ce que j’avais de plus précieux. Mais je ne pouvais me résoudre à perdre mon père. » Il y a un monde entre celui des nobles et celui du petit peuple. En espérant que de te voir pleurer émoustille un peu son cœur et qu’il ne t’en tienne pas rigueur… Tu fais un pas en arrière, te détournant de lui dans un ultime choix risqué. Portant la coupe dans tes mains au niveau de ta poitrine, tu détournes les yeux, comme si tu avais honte et que tu ne pouvais te résoudre à soutenir son regard. « Je ne mérite plus l'attention qu'autrefois vous avez eu l'honneur de m'accorder. » Et là, tu retiens ton souffle.
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