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 Les ailes des anges sont rouges sang - [Seolanne]

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Calville
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MESSAGES : 294
INSCRIPTION : 30/06/2018
ÂGE : 37
CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Informations supplémentaires ici.


Joel Kinnaman @calville
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Marshall n’avait pas su quoi répondre à la pique acerbe de cette femme. Bien sûr qu’il se sentait coupable, raison pour laquelle il ne commettrait pas à nouveau la même erreur avec David. Il était sous sa responsabilité et le resterait. Cependant un point qu’il allait de suite établir avec elle et dont il ne changerait plus, sa main à couper !  – David est un type bien. Et je le répète, assuré à 100%, il n’a rien à voir avec ces meurtres. Vous ne pouvez pas l’emmener sans prendre de précautions, savez-vous ce qu’est- la schizophrénie ? Savez-vous que si vous l’obligez à sortir vous aggraverez son état ? Etes-vous donc tellement blasée de voir des crimes que vous avez perdu votre humanité ? * Il espérait faire entendre raison à cette femme, espoir vite déçu quand David fit son apparition avec l’un des gardes. Elle avait réussi à le faire descendre, il affrontait beaucoup pour pouvoir lui parler, l’emprise qu’elle semblait avoir sur lui le dépassait. Il avait mis plus de 6 mois à avoir sa réelle attention, et cette femme en quelques jours savait le faire réagir. Un bien ou un mal, seul l’avenir le dirait. Pour l’instant il le laissait agir à sa guise, plus assuré qu’il ne l’avait jamais vu depuis son arrivée.

David ne voulait pas de confrontation, encore moins avec le miroir réel de ses rêves. Mais elle mentait. Effrontément. Ne comprenant pas les efforts qu’il faisait pour lui faire entendre raison sur ce qu'il voyait. Le penser coupable lui faisait également hérisser ses poils. Idiote de Flic. A quel moment aurait-il pu quitter l’hôpital pour aller tuer tous ces gens. Les dessins lui sont posés dans la main et la tete secoue . Lui donner les pistes de son enquête ? il en avait quoi à faire ?  il n’était pas flic, ce n'etait pas à lui d'avoir ce genre de confidences ! – Non. Je ne voulais pas les pistes. Je voulais de la sincérité. J'ai voulu aider mais vous n'écoutez pas.

Il n’aimait pas le mensonge encore moins quand il désirait vraiment aider. Aussi bien ces gens qui étaient ou seraient victime que lui-même. S’ils arrêtent ce tueur il ne verra plus ces horreurs qui le terrifient et il pourra réapprendre à vivre. Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il avait mal au crane, surement bien plus que d’habitude. Il est en colère surement trop. Et s’éloigne d’elle. Tant qu’elle ne comprendra pas il n’a plus rien à dire. Mais sa voix le percute. Ses paroles se font assassines, bien plus qu’elle ne peut se l’imaginer. Entre incompréhension et prise de conscience il reste figé à la porte ouverte le menant aux étages sécurisés alors que les pas de Victoria et de ses flics s’éloignent dehors. Marshall qui avait entendu la dernière tirade de l’inspectrice s’avança vers lui.

- David est-ce que ca va ?
- Vous trouvez que je suis lâche ?
- Non David vous ne l’êtes pas.
- Elle l’a dit
- David ... c’est un flic, elle se comporte ... en flic.

Moment de silence alors que la pluie battait de toute sa force.

- Vous avez des éléments pouvant les aider sur ces meurtres ? dites-moi la vérité.
- Je vois des choses horribles et qui sont vraies. Elle ne me croit pas. Vous non plus.
- Alors prouvez-lui qu’elle a tort. Prouvez-le moi aussi. Main posée sur son épaule. – Il est temps de sortir de votre coquille David, vous avez une vie à mener et Broadmoor n’est pas la solution. Je ne vous abandonne pas, je vous le promets.

Quelques instants plus tard, David avait franchis la porte s’appuyant contre le mur à coté de Victoria regardant la pluie qui tombait de plus en plus abondante aidée du vent pour intensifier sa force. Aucun signe vers elle, Ne lui parlant pas, ne la regardant pas. Avant de tendre sa main sous l’ondée, mouillant ses doigts. Cette pluie semblait réelle. Oui elle devait l’être. L’idée le ravissait, il adorait la pluie et cette fraicheur pure qu’elle offrait. Avançant de quelques pas il releva le visage pour laisser la pluie glisser sur lui le lavant de ses péchés et poids divers. Les bras en croix tel el corcovado, ouvrant la bouche yeux levé au ciel menaçant. Il reste ainsi tournant sous l’onde de toute sa carrure. Il était trempé mais il s’en moquait, cela valait bien le coup. Peu à peu l’averse s’atténuait et avec elle le plaisir d’être sous l’eau. Il glissa sa main dans ses cheveux ruisselant les ramenant en arrière et se retourna vers elle. Comblant les quelques marches pour venir poser la main sur la porte contre laquelle elle était appuyée. Prise en étau entre le mur, la porte et ce bras qui l’empêchait de partir. Regard imperturbable et franc qui se scellait au sien


- La lâcheté a plusieurs facettes. La vôtre en vous cachant derrière votre rôle de flic imperturbable et ne posant pas la question qui vous brûle les lèvres. La mienne en y répondant pas, même si cela pourrait vous soulager. Il ne parlait pas des crimes. Elle le savait autant que lui. Se penchant encore plus au creux de son oreille – Je ne suis à l’abri nulle part Victoria.

Il la planta là, retournant dans le hall vers Marshall avec lequel il discuta et prit cette fois ci la porte le menant aux etages, Marshall avait le visage un peu défait mais vient retrouver Victoria sur le perron. La pluie n’était plus qu’un mauvais souvenir, sauf les quelques gouttes tombant de l’avancée qui protégeait le perron. Le parc boisé qui entourait l'établissement recommençait à vivre laissant les oiseaux appeler le soleil de leur piaillement.


-Fut un temps vous ne vous seriez pas moqué si facilement de cet homme. J’ai rencontré David il y a 10 ans maintenant, déjà dix ans. Hochant la tête comme pour se convaincre que le temps passait trop vite. Exactement ici sur ce perron, et un temps encore pire que cette petite averse. La tempête Klaus nous touchait de plein fouet. Et il se tenait là sous la pluie, sous le vent. Il ne bougeait pas, on aurait dit une statue soumise aux éléments, inflexible dans sa volonté d’etre là. Je suis allé à sa rencontre et vous savez les deux seuls mots qu’il m’a dit : aidez moi.

Ce n’était pas lui qu’il voulait aider mais bien ceux qui l’entouraient. Il avait failli tuer cette femme à Édimbourg, il voulait juste ne plus etre un danger pour personne. Alors il est venu ici. Il cherchait une solution radicale, celles qu’il avait trouvé étaient encore en traces fraiches sur ses bras marqués de vaines tentatives d’en finir. Il était encore plus nerveux et perdu que maintenant, un animal blessé qui se retrouve acculé et n’a plus de solution. Mais il avait dans le regard cette certitude que se faire interner ici serait la meilleure solution pour tous. Il savait qu’il allait perdre tout ce qu’il avait, sa famille, son cabinet d’architecture, une vie « normale » , un avenir . Se sacrifier pour éviter que d’autres ne souffrent, je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi courageux, Alors avant de l’insulter de lache aussi vertement et devant tout le monde, apprenez à le connaitre. Et respectez le, il vous le rendra au centuple – J’espère que vous ne vous permettez pas de juger la personne de votre entourage qui est malade de façon si virulente. Marshall avait la langue bien pendue c'etait vrai, mais aussi les oreilles attentives et il n'oubliait jamais une parole. – Il a demandé à l’attendre, il vous suit et je vais avec lui. Ce n’est pas négociable.

Il n'aimait pas cette idée. C'était bien trop tot, mais David avait choisi et il acquiescerait tant que cela le porterait en avant. Avant de repartir vers les etages organiser la sortie de David pour cette fin de journée, laissant cette femme choisir si elle voulait les attendre ou pas.  Renonçant à prévenir le directeur, Marshall ne voulait pas voir son malade devenir un légume dans un établissement prévu pour des cas autrement différents. Et David s'ouvrait. Légèrement, mais c'etait l'avancée la plus probante de ces derniers mois. Il était malade, et surement dangereux en période de crise, mais il ne méritait pas ce sort là.

Une heure après. C’était un tout autre homme qui sortit de l'ascenseur rejoignant Marshall et Desanges dans le hall. Habillé civilement, d’un long manteau bleu marine, d’une chemise noire, d’un pantalon noir et de ranger, rasé, le regard ayant retrouvé une autre contenance. Il n’avait plus rien à voir avec le malade frissonnant au moindre mouvement dans l’air.

Passant devant Victoria sans s’arreter, il attendit les mains dans les poches qu’ils le rejoignent sur le perron qui était maintenant ensoleillé . Il serra les poings c'était une mauvaise idée de sortir, une connerie véritable, ayant peur de ses propres réactions, mais s'il restait ici il savait qu'il verrait encore chaque meurtre. Non. Il ne le supporterait plus longtemps.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR

Elle se montre acide et brutale avec le psychiatre en attendant que David paraisse ou non. Victoria a conscience qu'elle le bouscule. Qu'elle les bouscule. Mais la diplomatie ne peut ouvrir toutes les portes, il y a un moment où les gants de velours doivent céder à la main de fer qui se cache en dessous. Et pour ne rien arranger, la jeune femme a été piqué par la remarque du medecin. Ce n'est pas elle qui a boulversé l'équilibre de David et de l'hopital. Elle est la réponse à ce chaos. Pas la cause. Cependant, il soulève un point que la jeune femme se refuse à passer sous silence. -Encore une fois, vous vous meprenez. Je ne suis pas là pour arrêter monsieur Kemp. Il n'est pas plus coupable que vous. MAIS, je suis convaincue qu'il detient des informations cruciales. Et il serait completement irresponsable de ma part de passer outre. -Elle secoue la tete avec un soupire qui frise un début d'agacement. Entre être assommé de neuroleptiques au point d'être inconscient et une absence totale de soutien, il y a un monde. Ce que le psychiatre ne peut ignorer. Il choisit de se montrer volontairement obtus. - Je ne vous interdit pas de lui prescrire le traitement que vous jugerez adapté pour garantir sa santé et sa stabilité.

Ses prunelles s’étrécissent aux dernières paroles de Marshall. Manque d'humanité. Il est tellement loin du compte que sa remarque est une insulte. Une insulte qu'elle ignore volontairement. Elle refuse de se laisser entrainer dans ce genre de sophisme. Bien à l'abris dans son bureau, l'homme n'a pas la moindre idée de la réalité de son travail. Et il doit en être ainsi. Qu'elle apprécie ou non le medecin n'a pas d'importance. Victoria fera tout pour qu'il ne se retrouve jamais plongé dans les rouages les plus sordides et les plus terrifiants du monde dans lequel il vit. Lui, et 95% de la population de Londres. Et si cela doit passer par une froideur accrue et une mécompréhension de qui elle est, ce n'est qu'un élément de plus avec lequel elle doit composer. Elle n'agit pas pour l'adulation des foules.

Elle est peut être la plus étonnée de l’apparition de l'homme devant elle. Pourtant, elle ne renie pas la sincérité de son soulagement à le voir debout et apparemment remis des tourments physiques qu'il a souffert. Pas assez pourtant pour pouvoir se contenter de quelques dessins, de son outrage - la sincérité et la confiance qui vont avec sont des denrées trop rares pour qu'elle les gaspilles- et d'un retour à sa chambre. D'un retour au point de départ. Victoria ne l'accepte pas. Et c'est sans le moindre remord qu'elle lui assène des paroles d'une dureté assumée. Abandonne les feuilles offertes et tourne les talons pour rejoindre l'extérieur, sans chercher à exercer la moindre contrainte. Les Divas, l'inspecteur n'a pas le temps pour elles. Et David et Marshall en sont deux beaux exemples. Rapidement, ses collègues la laissent seule sous la pluie qui devient de plus en plus insistante. Ses mots ont du faire mouche pour que le jeune homme la rejoigne quelques minutes plus tard sous l'averse. Présence bien plus concrète que celui qu'il était entre les murs étouffants de sa pièce aveugle. Si la blonde ne fait pas mine de le rejoindre sous l'onde drue, ses prunelles glacier ne le quittent pas pour autant. Il semble renaitre sous l'eau qui ruisselle et le noie. Ses mèches blondes, son pull bleu sombre, son pantalon blanc ne tardent pas à se gorger d'eau. Ses vêtements se plaquent contre son corps et dessinent le relief de muscles qui cisèlent son torse, son dos et ses cuisses. Probablement, elle devrait détourner le regard, Victoria n'en a pas envie. Prenant conscience de la puissance qu'il dégage à cet instant. Il parait se laver des peurs qui le paralyse. L'esquisse de l'homme en dessous n'a rien d'hésitant ou lui demandant de l'aider à se tuer.

Victoria était déjà en train de se décaler pour lui permettre de rentrer dans l'hopital sans risquer de la frôler quand il emprunte un terrain dangereux. Il se positionne entre elle et les marches, son bras fermant le triangle dans lequel il l'enferme. Elle se redresse de toute sa hauteur, et l'expression de son visage est limpide. Il tente le moindre geste menaçant vers elle, il aura une idée très précises des raisons pour lesquelles la jeune femme n'avait pas eu peur de lui retirer sa chemise de contention. Mais dans les prunelles de David, ce n'est pas de la menace qu'elle lit. Pas directement. Il préfère un coup vicieux qu'elle n'avait pas venu venir. Elle ne tente pas même pas de prétendre n'avoir pas compris. Ses épaules se rejettent en arrière sous la furie blanche qui l'embrase une breve seconde, qui irradie son regard et crispe sauvagement sa machoire. Victoria se controle et étouffe aussitot son débordement. Perdant malgré tout une bonne dose de professionnalisme. Mais il est clair qu'il a souhaité atteindre la femme et pas le flic. Tant pis pour lui. Le policier est bien plus agréable que celle qu'elle est en dessous. - Allez vous faire foutre, Kemp. -. Elle ignore tout de ce qui peut l'unir à sa soeur, ignore comment il a pris connaissance d'elle. Mais refuse d'y refléchir. Refuse de se laisser distraire de sa traque. Elle finit par articuler entre ses dents serrées après un court temps de silence- Ce ne sont pas de ces réponses là dont j'ai besoin. Pas maintenant. -Et il ne saura jamais combien cela lui coute devoir se contraindre à attendre. Ce qui ne l’empêchera pas de servir de la moindre minute de son temps personnel pour se pencher sur les données qu'elle a recueilli à la clinique. Il se penche sur elle, faisant prendre conscience dans le même temps qu'il a une bonne tête de plus qu'elle. Il l'oblige à courber la tête pour croiser ses iris. Choisissant volontairement d'ignorer l'usage qu'il vient de faire de son prénom, elle ajoute avec un ton à la politesse suave-Bienvenue dans le commun des mortels, dans ce cas.

Il rentre à l'intérieur et elle grille presque une mèche de sa frange en allumant son briquet pour une nouvelle cigarette. Connard. Putain de connard de se servir de sa soeur de cette manière. Il lui faudra plusieurs taffes pour retrouver un semblant de calme. Juste à temps pour voir que Marshall est en train de la rejoindre. Un soupire las à ses lèvres qu'elle ne retient pas. Mais ils vont tous les deux de la faire chier jusqu'au bout, ces deux là! Elle vient de lui dire qu'elle ne forcerait pas son patient à venir au commissariat, ils veulent quoi de plus là, putain! Pourtant, elle l'écoute. -Je ne me moque pas de lui. Je le réveille. -Frisson désagréable quand il évoque la Tempete Klaus. Mauvais souvenirs. Ce qu'il lui apprend de la personnalité de Kemp, de sa volonté de se placer en retrait pour protéger ceux qui pourraient l'entourer, elle l'enregistre précieusement. Mais lui aussi se fend d'une petite phrase assassine. Victoria a un rire rauque qui tient plus de l'aboiement. - Vous vous êtes donnés le mot ou quoi? -Sa main agrippe le poignet du psychiatre pour avoir son attention complête- Le jour de la tempête Klaus, ma jumelle, qui souffrait depuis depuis l'adolescence d'epilepsie sévères, de crises de paranoïa et d'un délire de persécution est tombée dans une quasi catatonie, rompue par des moments de conscience où elle est soit totalement incohérente, soit en prise à une terreur dont l'origine reste inconnue. Alors croyez moi "Docteur"- et cette fois, l'ironie est mordante- si en me montrant irrespectueuse, blessante, insultante, secouante, je pouvais la ramener à nous, ne serait ce qu'à un quart de l'état de David, croyez moi sur parole quand je vous affirme que je n'hésiterais pas une seule seconde! Vous voulez un fun fact?! Devinez quel prénom il a prononcé après ses deux minutes d'arret cardiaques? Et le premier prénom comprehensible que ma soeur a articulé en plusieurs années quand elle est revenue à la vie à la seconde pret, après les mêmes deux minutes? Un indice. Ce n'était ni le votre, ni le mien!

Sa poigne le relache.Un hochement de tête quand il termine. Il vient. Ils viennent. Et commencer par ca? C'était impossible? Il ne pouvait pas accepter sans créer tout ce drama autour? C'était si compliqué? Elle est furieuse. Contre David. Contre Richard. Contre elle même pour avoir évoqué un peu plus Vivian avec ce dernier. Se refuse catégoriquement à le faire dans des circonstances normales. -Je vous attend. - Sécheresse du Mojave dans son ton. Vu le déroulé de sa matinée, Victoria n'est plus à ca pret. L'orage menaçant encore, elle a finit par revenir dans la reception. Un café indispensable et son comportement est à nouveau égal. Son visage a retrouvé sa neutralité. Une heure! Une heure, sérieusement! Pire qu'une adolescente dans sa salle de bain à la veille de son premier vrai rendez vous. Néanmoins, malgré son impatience, un vague sourire se dessine à ses lèvres quand les portes de l’ascendeur lui laisse le passage. Elle l'apprécie malgré elle la vision qu'il livre de lui à ce moment précis. La chenille a définitivement déchirée sa chrysalide. Il y a dans sa démarche, dans son port de tête, une volonté acérée dont elle a vu les prémisses sous l'eau ruisselante. Il est dangereux. Ou il pourrait l'être. Et il est toujours vexé. Ce qui n'est plus son cas, perte de temps et d'energie qu'elle ne peut se permettre. Elle a retrouvé tout son vernis professionnel. Son sourire s'agrandit, franchement amusé, lorsqu'il les précède à l'extérieur. Finalement, le silence a des vertues certaines. La jeune femme le rejoint, sans un mot, ils parleront bien assez plus tard. Marshall n'est pas loin derrière elle alors qu'ils se dirigent vers le véhicule banalisé de la policière. C'est un 4x4 qui a clairement vu des jours meilleurs mais qui remplit parfaitement sa fonction de conduire sa propriétaire sur tous les terrains qu'elle peut etre amenée à fréquenter.

Le silence pourrait être lourd dans l'habitacle, mais il l'indiffère. Elle laisse les deux hommes s'installer à leur convenance, mais ils n'approcheront certainement pas du volant. La circulation dans Londres à cette heure ci est beaucoup plus chargée que lorsqu'elle a fait la route en sens inverse. La radio grésille régulièrement ses codes et ses informations sans que Victoria ne reponde ou n'intervienne. Sa conduite est souple, sans agressivité inutile. Aucune urgence dans ses coups de volants et elle n'allume pas le girophare. David est completement absorbé dans la contemplation de la circulation et des marqueurs touristiques qu'ils peuvent croiser. Et Victoria n'a aucune envie de faire la conversation avec Marshall. Embouteillages, livraisons, déviations, touristes maladroits à gauche. C'est une accumulation ubuesque. Victoria a finit par baisser le scanner pour trouver une station qui diffuse du rock en continue. Non. Elle n'a pas demandé leurs avis. C'est presque une heure et demi plus tard qu'elle engouffre le véhicule dans un parking souterrain et reservé aux forces de polices. S'assurant que les deux hommes restent à ses cotés, elle pénètre directement avec eux dans les méandres du commissariat, hors de vue du grand public. Elle finit par les laisser près d'un bureau au bordel soigneusement organisé. Ils s'attirent quelques regards curieux de la part des collègues de Victoria, mais aucune reflexion ouverte. Sachant très bien que la blonde a une langue de vipère lorsqu'ils se mêlent de ses affaires. Avant qu'ils ne s'approchent vraiment, elle referme prestement le fichier ouvert le matin même, aux divers photos et schéma comparant les différentes autopsies des victimes, dans sa recherche de pointer les similitudes entres les cas, tant dans les meurtres que les mutilations. Ils n'ont pas besoin d'avoir accès à ce genre de détails sanglants. Rapidement, elle note que les dessins ont été déposés sur son bureau, agacée de la curiosité de l'un des deux, mais apréciant le soin qu'il a mis à effacer toutes pliures dans les feuilles. Victoria se retourne vers eux. Hésite à leur demander de ne pas fouiller. Puis finalement. Tant pis si la précaution était inutile. -Je reviens dans quelques minutes. Vous avez une machine à café dans le couloir attenant. N'hésitez pas à vous assoier si vous le souhaitez -Elle alpague les regards des deux, l'un après l'autre - Je vous demanderais de ne pas toucher à mes dossiers. Je ne crois pas avoir besoin de vous préciser pourquoi. Je vais prévenir mon supérieur, le Superintendant Gareth Winman, de votre arrivée. Il souhaite s'entretenir avec vous, monsieur Kemp.

Et alors qu'elle frappe puis entre dans le bureau de celui-ci, elle se demande si elle n'aurait pas mieux fait de demander que Sebastian surveille un minimum leurs faits et gestes. Et sait aussi qu'elle aura de la chance si Gareth lui permet d'assister à l'entrevue qu'il aura avec David et le psychiatre.


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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Défendre David de l’injustice des mots de l’inspectrice semblait pour le Doc essentiel. Tout comme remettre les pendules à l’heure. L’homme qu’il suivait depuis dix ans avait des hauts et des bas comme beaucoup, et Marshall refusait qu’une bonne femme sortie d’on ne sait où vienne à l’insulter de la sorte.
– Le reveiller ? La prochaine fois utilisez le café ça lui fera plus de bien que de sentir votre dédain. Il n’aimait pas cette femme qui semblait prête à tout pour obtenir ce qu’elle voulait. Manque d’humanité ? oui il le pensait véritablement. Ce fut sans compter sur la suite de cette etrange conversation. Marshall ne s’était pas attendu à cette poigne de fer qui l’empêchait de partir, autant que de cette révélation troublante sur sa sœur et son rapport avec David. Stoïque il l’écouta. Il aurait pu se moquer de ses paroles, mais en psychiatre attentif, comment ne pas voir cette détresse qu’elle dégageait. Avoir une sœur malade, une jumelle qui plus est, rien ne pouvait etre pire. Son geste premier eut été de poser la main sur son épaule, mais il se ravisa vite, la voix cependant plus douce et compréhensive, peut-etre un peu perdu dans ses explications et ce lien étrange qui n’avaient pas de sens. – Vous voulez des réponses de David ? Posez-lui simplement la question et écoutez-le. Son esprit est souvent chaotique, mais il vous aidera s’il le peut. Je reviens dans quelques minutes.

Faisant fi du ton désertique de la jeune femme, il remonta dans son bureau avant de prendre le dossier de David, long comme le bras malgré le coté taiseux de son patient. Un petit carnet qui lui servait de notes il l’ouvrit et lut quelques mots, quelques noms avant de tomber sur celui qu’il avait vaguement entendu au reveil de son patient quelques jours plus tot. Vivian. C’était donc la sœur de cette inspectrice ? d’une grande armoire qu’il ouvrit avec une clé sur son trousseau, il regarda la centaine de bandes, numérotées selon un archivage precis. 10 ans … surement les bandes les plus anciennes. Il passa la cassette sur son magnétophone, acquiesçant sur certains passages, passant d’autres peu intéressant jusqu’à trouver ce qu’il désirait. Quelques notes à nouveau sur son carnet avant de glisser la petite cassette dans sa poche. Il déboucha au bureau des infirmières pour prendre un traitement de substitution pour son patient, et  retourna dans la salle d’attente où se trouvait la jeune blonde. Chacun de son coté.

Il n’était pas passé voir David. Il savait ce dernier peu envieux de sortir et encore moins de rester sans médications. Combien de temps pourrait-il supporter les crises qui l’assaillaient avec une telle violence qu’il se blessait lui-même ? Un jour .. pas plus. Marshall n’aimait pas l’idée de le voir sortir sans préparation et c’est bien en cela qu’il ne le quitterait pas d’une semelle. L’instabilité de l’état de David était inquiétante encore plus si cette femme voulait le pousser dans ses retranchements pour avoir ses réponses. L’heure passée il allait remonter voir si tout allait bien, quand il fut tout autant étonné que Victoria de le voir habillé et le port beaucoup plus altier. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait pas vu de la sorte, avec une espèce de sentiment prédateur en lui. Il passa devant eux sans un regard pour l’inspectrice – il lui en voulait vraiment visiblement – et les attendit sur la pas de la porte. Montant à l’arrière il laissa tout le loisir à David de voir l’exterieur qu’il n’avait que trop abandonné.

La résonance des mots de Victoria  ne cessait de le harceler alors que le véhicule faisait route vers le commissariat. Un lâche, voilà ce qu’il était pour elle, voilà ce qu’il était surement pour beaucoup.  Etais ce vraiment ce qu’il était ?Etais-ce pour cela que sa propre famille ne veniat plus le voir depuis des années. Que pouvait-il faire ? Sortir de l’hôpital et attendre la prochaine horreur pour se donner des pistes et jouer au justicier ? Non ce n’était pas à lui de faire ça, il n’était pas flic, ni privé, juste un architecte perdu au milieu d’ombres menaçantes. Soupire en regardant la Tamise qui se déroulait en serpent devant lui. Il avait toujours aimé ce fleuve venant y trouver la paix de ballade quand son esprit le laissait tranquille. Le reflet de son visage dans la vitre se parait d’une fatigue bien présente chez lui. Peut-être même oublia-t-il sa colère pour laisser la lassitude l’endormir légèrement bercé par le ronflement du moteur.

Personne ne parlait. Visiblement chacun méditait sur ce qui avait été dit, ou bien simplement n’avaient-ils rien à se dire. Seul le bruit de fond du radar de police, puis ensuite de la musique rock qui s’elevaient, brisaient le silence entre les trois. De temps en temps il lui arrivait de suivre le tempo du bout des doigts sur sa jambe. Il avait toujours aimé la musique. Classique la plupart du temps quand il dessinait des appartements ou futures maisons qu’il imaginait. Il adorait ces instants de calme et de passion pour ces deux arts. Loin, bien loin de la voiture dans laquelle il se trouvait aujourd’hui.

L’arrivé au commissariat se fait en toute discretion, pas de menottes, au moins elle n’a pas menti sur cela. Au bureau de l’inspecteur, Marshall à ses côtés,  il ne comprenait pas tout ce désordre qu’elle semblait apprécier sur son bureau. Les dossiers furent fermés. L’ordre de ne rien touché ne trouva comme réponse qu’un vague haussement d’épaule de David. Il savait déjà ce qu’il y avait dedans. Il avait vu ces horreurs en live. Alors se le repasser en photo ? très peu pour lui. Il regarda plutôt derrière le siège, le panneau des hommes les plus recherchés du Royaume Uni, quelques papiers, des post it collés à l’ecriture usée, et sur son bureau lui-même une photo de famille, quand tout allait bien. Une sœur et son miroir. C’était surement la première fois qu’il voyait Vivian véritablement devant lui. Le remord à sa phrase assassine à sa sœur. Elle ne méritait pas cela, tout énervé qu’il puisse etre contre elle.

Son œil fut attiré par un mouvement à sa gauche et une sensation qui semblait lui rappeler quelque chose. Une présence à la fois douce et torturée. Elle était là. Apaisée. Le regard fuyant de cette forme encore attenuée dans son esprit, vers les dessins soigneusement déposés surement par un de ses collègues. Victoria ne les avait même pas regardé. A quoi cela servait-il de vouloir l’aider si elle ne faisait pas attention à cette même aide. L’effort restait vain, elle s’en moquait. Que faisait-il ici, sentiment de gâchis et de perte de temps. Il n’aurait pas du lui parler, il n’aurait pas du se taire. Il ne savait pas, il ne savait plus. Soupirs.

Toujours sur la droite, comme un appel aux indices, toutes les victimes de l’ecclésiaste depuis près d’un an. Un panneau pour chaque victime, photos, rapports, vague tentative de traduction au sens littéral d’une langue esotérique. Sourire sarcastique de David en s’asseyant aux cotés de Marshall.
-Ils se trompent.
-En quoi David. ?
-Ils ne voient que le moment présent, pas l’ensemble.
-Ahum. De quoi parlez vous. Je ne comprends pas ce que vous voulez dire

D’un geste de la main il désigna les panneaux, Marshall se leva ajustant ses lunettes pour aller voir de plus près ces écritures aux formes étranges. Un jeune flic lui demanda poliment de s’éloigner, le faisant revenir à ses côtés à peine quelques instants plus tard. - On dirait du grec ou peut-etre mésopotamien ? – Non. Plus ancien. – Je ne savais pas que vous parliez d’autres langues David. Pourquoi dites-vous qu’ils se trompent ? Vous comprenez ce qui est ecris. ?

Soupire il n’avait pas envie de discuter de cela avec le Doc qui trouverait toujours à redire  mais le tableau attirait de plus en plus son regard jusqu’au moment ou il ne put s’en défaire. La mélodie de son esprit ne connaissait aucun trouble en visionnant ces images, juste de faibles discours qui se glissaient au creux de son oreilles, au creux de son esprit. Fixé sur ce qu’il voyait, il s’avança alors que deux flics affichaient les dernières tentatives de traductions de grands professeurs sur cette langue quasi inconnue du grand public.

- On peut vous aider?

Pas de réponses de David, le regard allait et venait sur le tableau langage compilé. Les phrases retrouvées sur chaque meurtre avaient un sens. Mais prit dans l’ensemble le sens changeait.Pourquoi ne l'avaient- ils pas vu ? Pas étonnant que le tueur leur échappe encore

Prenant la première photo, il l’inter-changea avec le 5ème meurtre, le second avec le 7ème et ainsi de suite il ‘entendit à peine l’un des flics s’indigner avant d’etre interrompu surement par Marshall ou Desanges. Bouleversant l’ordre des photos, l’ordre des meurtres, meli melo de symboles, entre anagramme et cryptographie d'une langue au pouvoir quasi surnaturelle, prenant parfois du recul puis revenant à l’assaut des photos.
Il stoppa quelques minutes sans plus effectuer le moindre geste devant le tableau de la dernière victime * la femme au joli sourire* C’est vrai qu’elle était belle. Une photo d’elle avec sa famille. Si vivante, si heureuse. Solange. Enfin il connaissait son nom. Enfin il pourrait lui parler. Un profond air de tristesse passa sur son visage détachant la photo du panneau ainsi que celle marquée de symbole gravé dans la chair de cette femme magnifique. Il resta quelques minutes ainsi quasiment prostré serrant les photos en regardant la forme qui se distinguait de plus en plus articulant la voix éraillé vers elle - Pardonnez moi Solange, je n'ai rien pu faire Un sourire bienveillant de sa part, comme si rien n' etait passé. Il se moquait qu'on l'observe, il devait lui parler. Mais le moment ne semblait pas venu. Elle s'évanouit avec la meme douceur.

Les photos n’étaient plus sur le meme coin du panneau avec une vague traduction autour à sa gauche, mais alignées de part en part des 11 panneaux, formant une ligne d’écrits. Phrase nouvelle, complexe. Il ne s'occupa plus de celle ci, se retournant tendre la photo de Solange à Victoria , ignorant l’homme qui en imposait à ses cotés.

-Elle, c’est différent. Il est passé à autre chose, il va tuer plus vite, et avec plus de violence. Je ne connais pas son visage. Et ca * allant prendre les dessins  les lui remettant entre les mains * - si vous n’en voulez pas, jetez les et arrêtez de me dire que je suis un lâche, si vous n’ecoutez pas, si vous ne prenez pas en compte mon aide,  ca ne sert à rien que je reste ici, soit vous acceptez soit vous me foutez la paix.

Repartant s’asseoir les laissant avec une nouvelle phrase à traduire.  Il ne se donnait meme pas la peine de le faire pour eux. Il se renfermait comme une huitre. Il n’aimait pas qu’on le prenne pour un idiot. On ne voulait pas de son aide alors qu’ils aillent se faire voir. Tous autant qu’ils etaient. Il regrettait déjà de lui avoir laissé la porte ouverte à une autre aide, il aurait dû simplement partir et les laisser se demerder entre eux.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR


Un sourire acide alors qu'elle se dirige vers le bureau de Gareth. Elle lance un coup d'oeil parlant à Sebastian en passant à côté de lui. Le petit brun rablé dont les origines italo-americaines sont inscrites dans ses yeux noirs et ses épaules carrées lui répond par une grimace mi-figue mi raisin. Baby sitter informel de l'improbable duo qu'elle vient de conduire au coeur de l'enquète qu'ils menent sur l'Ecclesiaste. Il se contente de les observer de loin, sans ressentir le besoin de se présenter à eux, se demandant dans quel nid de guepe il se fourre en aidant aussi activant Victoria.. La main sur la poignée de la porte, elle entre. Se débarassant des impressions nefastes laissées par ses échanges avec David et Richard. Okay. Dès qu'elle peut, elle tendra un rameau d'oliver, ou plutot une tasse de café en guise de calumet de la paix. Et peut être, peut être que plus tard, elle abordera le sujet de Vivan. Plus tard.

Plus tard car déjà Gareth l'invite à la rejoindre dans son bureau, laissant les deux hommes à eux même. Pointe d'inquiétude perceptible. Kemp a démontré qu'il était imprévisible. Pendant plusieurs minutes, elle expose plus longuement à son supérieur les raisons de la présence de David. C'est ce qu'elle avait déjà fait lors de son précédent entretien, sans prendre le temps d'entrer dans les détails. La blonde se montre aussi plus précise concernant la maladie de celui-ci, justifiant la présence du pyschiatre aux cotés de leur témoin. Les yeux gris de Winman laissent peu filtrer de ce qu'il pense vraiment. Néamoins il est tout autant attentif à ses paroles qu'à son langage corporel. Elle ne s'est pas assise, préférant marcher de long en large pendant qu'elle lui donne les informations dont elle dispose. Notant l’exaspération mutuelle entre Kemp et et elle qui émerge clairement de ce qu'elle lui dit.

Plusieurs fois, Sebastian doit intervenir pour empécher l'un ou l'autre des deux hommes de s'approcher trop pret du tableau récapitulatif contenant les différentes pièces trouvés sur les lieux des crimes, les eléments concernant chaque victimes ainsi que les divers symboles trouvés à cotés de celles-ci. Jusqu'à ce que de guerre lasse, décidant que cela ne fait pas partie de son boulot que de servir de garde-chiourme, il leur laisse un acces plus libre. Fronçant des sourcils bien trop fournis lorsqu'il entend le plus grand des deux s'adresser directement à l'une des assassinées. Ouais. Elle a bien précisé qu'il était.... en décallage avec la réalité. Timbré, surtout. Outch. Il connait une nana qui ne sera pas ravie de voir que son témoin est en train de mélanger l'ordre soigneusement réfléchi de son tableau. Avec un léger sourire d'amusement anticipé, il recule d'un pas alors que Gareth et son inspecteur retrouve l'open-space.

MERDE. PUTAIN DE MERDE. Mais qu'est ce qu'il est en train de faire! Les traits du visage de Victoria sont tirés d'une irritation nouvelle alors qu'il fout un bordel monstre dans la chronologie établie. Pourtant... pourtant, il y a dans ses gestes une assurance et une précision qui dénotent avec l'homme incertain dont elle a fait connaissance quelques jours plus tot. Elle inspire et prend une décision impulsive. Lui permettant de poursuivre sans être interrompu. Il faut qu'elle lui fasse confiance. Au moins un peu. Sebastian vient la voir, murmurant des avertissements à lui laisser les rênes libres, mais elle lève la main, un peu trop séchement, se tournant vers Winman, les mains croisées dans le dos. Impassible. Elle a l'impression qu'il lui donne juste assez de corde pour se pendre.
-Surintendant, je sais que ce n'est pas conventionnel. Mais j'aimerais qu'il finisse ce qu'il est en train de faire.
-Ton témoin, Desanges. J'espère que tu sais ce que tu fais.

Elle aussi. Franchement, elle aussi. Et elle espère aussi que David sera en mesure de leur expliquer les raisons de ces changements. Il s'arrete abruptement et et lui tend la photo de la dernière assassinée, qu'elle prend machinalement. Grimacant à ses paroles de mauvaise augures. Cependant, elles répondent à un pressentiment confus qu'elle partage. -Je crains que vous n'ayez raison. Est ce que vous pouvez nous expliquer ce qui vous permet de l'affirmer? -Sauf... qu'il la plante là. Sans répondre. Les moustaches de Gareth frémissent d'une hilarité contenue devant la manière dont il se débarrasse d'une Victoria bien teigne en temps ordinaire. Il la décontenance. C'est bien la première fois qu'il constate que son inspectrice laisse une autre personne prendre en main son théatre. L'homme revient avec deux dessins qu'il lui fourre entre les mains de la jeune femme. Celle-ci finit par les accepter, non qu'elle ait eu le choix, se prenant une volée de bois vert au passage.

-David. Je vous présente le Surintendant Gareth Winman, c'est lui qui conduira cette entrevue -Et ils peuvent tous entendre la rouille d'énervement qui grippe sa machoire. Mais il est allé s'assoir! Il est impossible! -Si j'avais voulu jeter vos dessins, je l'aurais fait. Venez avec nous, s'il vous plait. Docteur Marshall, vous aussi.- Richard jete un regard "je vous ai prévenu" à Victoria, emboitant le pas à Gareth qui le conduit dans une salle de conférence dont les fenetres donnent sur le parc attenant au commisseriat. Laissant le soin à la jeune femme de convaincre son témoin d'arreter de bouder. Okayyyyyy. Plutot que de lui arracher la tete, elle attrape un appareil photo polaroids et fait plusieurs clichés de la recomposition qu'il a effectué. Elle fait deux pas vers David, ayant un peu trop conscience des regards interessés et curieux qui se posent sur eux. Et c'est sans ménagement qu'elle lance à la ronde. -Et vous n'avez pas mieux à faire que de bailler aux corneilles, vous?! -Avec des grommellement parfaitement audibles, ils finissent par se détourner, retournant à leurs taches respectives. -J'ai réellement besoin de votre aide. -S'il espère des excuses pour ses paroles et son comportement rentre-dedans à l'hopital, il peut toujours rever et plier un mouchoir dessus. Néanmoins, son ton s'est adouci alors qu'elle cherche son regard. Posant une main sur son épaule, s'assurant de ne pas toucher son épiderme. -J'ai besoin que vous m'aidiez à comprendre ce que vous voyez et ce qui m'échappe. Je n'y arriverai pas seule. En échange, je vous promet un vrai café! Et un restau ce soir, si vous choisissez de ne pas rentrer à l'hopital et que Marshall pense que c'est faisable.

Comment ca, elle essaie de le corrompre? Sans le moindre remord. Et dans le petillement plus léger de son regard, elle l'exprime sans fard et s'en moque. Tous les moyens sont bons. -Et je vous laisserais décider du restaurant. Mais là, il faut que l'on rejoigne le capitaine et votre doc' - Elle embarque les dessins, les polaroids, et attend qu'il se lève. Mais c'est pas permis d'etre aussi grand. Pour la première fois, Victoria le regarde. Le regarde vraiment, loin des considérations patient et témoin. Elle ignore si c'est parce qu'il lui parait moins traqué, moins perdu, mais elle aime ce qu'elle voit. D'accord. Possible qu'un diner avec lui ne soit pas une totale corvée.... Elle s'efface le laissant entrer dans la salle où Gareth et Marshall se sont déjà assis face à face. Elle laisse David s'installer là où il veut, les indispensables d'abord. Elle se dirige immédiatement vers la machine nespresso, faisant couler plusieurs cafés. Pas pour son chef, hérésie. Lui, il n'aime que le thé et il ne laisse personne le préparer pour lui. Plaçant au centre de la table un grand panier contenant vienoiseries et patisseries fraiches du jour, un tasse pour l'insupportable blond, elle préfère boire son café debout, adossée à une fenetre. Et déjà, elle revient vers la table. Posant les dessins, la photo de Solange et les polaroids au centre, de manière à ce que les quatre hommes y aient accès. Et c'est le moustachu qui prend la parole pour la première fois. Plantant un regard qui ne cille pas dans celui de son vis à vis

-Monsieur Kemp, pour commencer, est ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi est ce que vous avez complètement modifié les panneaux? Et pourquoi est ce que vous pensez que Solange est aussi importante?


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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Informations supplémentaires ici.


Joel Kinnaman @calville
Gif @epicpanda
Il avait fait ce qu’on lui avait demandé de faire. Il avait aidé. Il avait fait avancer l’affaire et maintenant qu’ils se débrouillent, ce n’était pas son rôle de faire leur boulot quand même. Reprenant place aux cotés de Marshall, il ignora la présentation par Victoria de l’homme qui l’accompagnait et se tenait prêt à repartir à l’abri dans sa chambre de l’hôpital où il attendrait son transfert vers la prison du coin et son unité psychiatrique. Il n’y avait rien d‘autre à faire que cela. Il voulait en finir avec ce qui se passait dans sa tete. Troublé à chaque instant et encore plus depuis que la Blonde avait débarqué dans sa vie. Les dessins il s’en fout. Victoria et son enquête rejoignaient le même panier de crabe.

Il était en colère. Il était furieux. Il avait mal au crane. Il était perdu mais rien dans ses yeux ne le démontrait.

Le monde autour de lui semblait agressif. Les flics ne cachaient pas leurs questionnements en l’observant tel un animal sauvage qu’on venait de capturer. Monstre de foire. Moqueries à peines voilées. A peine quelques paroles de Victoria et Marshall le laisse seul attendant son bon vouloir par aller parler à ce type qu’il ne connaissait même pas. Ce n’était pas avec lui qu’il voulait discuter, mais bien avec la blonde qui grognait sur ses collègues avant de le rejoindre. Si elle tentait encore de le rabaisser elle passerait à travers la fenêtre ! Mais pourtant c’est un discours tout autre qu’elle lui avance. Une aide. Son aide. Elle a besoin de lui, et le soudoie gentiment avec un café et un repas, sans même s’en cacher. Son regard pétille, elle s’amuse presque à cette proposition.

Réticent autant à ce contact visuel que physique, Il ne se détourne neanmoins pas, la tension relâchant légèrement ses épaules et son regard « je-m'en-foutiste » s’affirmant en perdant son animosité première. Utile il l’est enfin si elle veut bien l’écouter. Se relevant il la surplombe de toute sa hauteur franche, avant d’esquisser un sourire. – Si c’est vous qui payez, je vais choisir cher. Son sourire s’élargit un peu – il y a si longtemps qu’il n’a pas souri, à en oublier le geste - avant d’aller dans la salle, qui loin d’être une salle d’interrogatoire s’ouvre en de larges fenêtres sur un parc magnifiquement arboré. Elle ne lui avait pas menti, ce n’était pas vraiment un interrogatoire mais plutôt une discussion. Il n’était donc plus suspect ? L’avait-il seulement été. Le serait-il après leur avoir parlé ?

Le regard de David est immédiatement happé par cette nature aux reflets verts si chatoyants qui s’étale devant lui. Tout semble si beau ici, si apaisant. Il en oublierait même où il est et surtout pourquoi il est ici. Sa main se pose sur la baie vitrée comme s’il pouvait toucher les arbres du parc par ce geste. Pour un peu il entendrait les oiseaux chanter. Derrière lui, Victoria fait tourner à plein régime la machine à café, l’odeur agréable d’un vrai café joue le meme rôle apaisant et rendant presque « normale »  cette conversation. Il vient s’asseoir aux cotés de Marshall inspirant à grandes bouffées le parfum du café qui emplis la pièce.

Deux sachets de sucres viennent adoucir le liquide. David a toujours aimé le sucre surement plus que n’importe quel aliment. Il se saisit d’un des croissants, imaginant quelques fraises dedans et de la crème chantilly. Mélange délicieux. Hérétique pour les puristes. Sa tasse est savourée, presque bue dans son entièreté. Des années qu’il n’avait pas bu un café aussi bon. D’un regard vers Victoria un simple « merci » s’échappe de ses lèvres. Le croissant reste devant lui sans être touché sauf quelques miettes qu’il attrape du bout de l’index. Le stress monte d’un cran pour lui quand l’homme devant lui le fixe, l'interpellant sur ce qu’il avait fait quelques minutes plus tôt. La détente est finie. Son regard perdant en douce rêverie presque retrouvée pour soutenir celui de l’inspecteur Win…  quelque chose. Il ne se souvenait plus. Son mal de crâne ne faisait que s’accentuer, il ne savait pas pourquoi.

La question du Surintendant était claire. Les photos criantes de vérités. Mais pourtant aucune réponse ne sortit des lèvres de Kemp. Comment expliquer l’inexplicable ? L’irréel. Ces gens-là, ces flics devant lui, avaient dû en voir des vertes et des pas mures dans leur boulot. Mais toujours une explication pragmatique, « normale » leur arrivait. Toujours. Un crime, un mobile. Un vol, un besoin ou de la jalousie. Rationaliser pour ne pas perdre la raison. Pouvait-il leur en vouloir.

Cinq minutes ça peut être long quand 4 personnes dans une même pièce ne parlent pas. Le regard de David oscillant sur l’homme, puis sur le croissant. Avant de répondre nerveusement:
- Parce que c’est le cas. C’était court et bref mais cela voulait bien dire ce que ca voulait dire. Cela ne semblait pas suffire. Pas du tout même à la vue des 3 qui le regardaient attendant la suite. Une suite. Se relevant de son siège, l’index levé comme pour leur dire d’attendre, il sortit de la salle de conférence sous leurs regards étonnés. Marshall qui n’en savait pas plus qu’eux, tenta un vague : Ne vous inquietez pas il revient. Peut-être une envie pressante. Les doigts du surintendant tapaient sur la table en lançant des regards à Victoria qui en disaient tout autant que sa moustache qui ne frétillait plus de rire mais d’un enervement réel. Il perdait son temps. Pourtant quelques 30 secondes plus tard David revient avec toutes les photos qu’il avait pu prendre sur les tableaux suivi de deux flics qui avait tenté de l’en empêcher. Désespérément. Un simple signe de la main du surintendant les interrompit et ils refermèrent la porte de la salle en commentant bien peu discrètement : ce type est fou.

Mais le fou en question déposait déjà la 30aines de photos sur la table éloignant son croissant et les cafés sans se rasseoir . Posant ses mains sur les photos en reprenant son face à face avec Gareth en surplombant les crimes et l’assemblée réunie. – Si vous voulez comprendre, il vous faut déjà appréhender une chose. Le monde tel que vous le connaissez n’est pas le seul qui existe. Il y en a un autre, diffèrent, caché derrière celui-ci, caché à votre regard. Parfois il ressemble à l’enfer quand le Mal se fait plus présent, parfois à ... autre chose. Si vous acceptez déjà ça, je continue, sinon je repars. Le surintendant n’avait pas vraiment une grande patience, mais l’on voyait derrière son regard grisé qu’il cherchait à déchiffrer ce qui venait de se dire avant d’hocher la tête en silence.

-Le monde des Hommes est celui-ci. Vous, lui, *designant Marshall* - vos amis, la table, le croissant, le café. Tout ici est normal pour vous. Je suis normal, je vois ces objets ou ces personnes comme vous. Mais derrière vous, derrière ce regard normal, je ... vois des choses que je ne devrais pas. Je ne suis pas voyant ou extralucide, ou ces gens-là qui gesticulent devant une boule de cristal. Je ne vois pas d’avenir, je ne peux pas vous donner les numéros du loto, juste vous dire ce qui se passe quand ces deux mondes se rejoignent. Je vois ce monde qui vous est caché, et eux me voient aussi. Souvent c’est l’image que l’on peut se faire des Enfers, je suis un suicidé, si vous êtes croyant vous savez ce que cela signifie pour ma … retraite personnelle. Je vous laisse imaginer vos pires cauchemars et les multiplier dans l’horreur. Le paysage est en feu, les corps sont en feu. Ce n’est pas tout le temps mais en vagues immondes qui me submergent. Les ombres me suivent, elles me voient. Elles sont toutes autour de nous, et parfois elles nous envahissent le cœur et l’ame. Je ne suis pas seul à voir ces choses. Je ne sais pas combien nous sommes mais … je crois que nous sommes tous dans le même état où on ne distingue plus la réalité de ce qui fausse notre regard. Etes-vous vraiment devant moi ? Suis-je vraiment ici ou encore à l’hopital? Je fais confiance à Victoria parce qu’elle sait, et qu’elle a déjà vécu ça avec Vivian. Oui. Je parle bien de Vivian. Des cris qu’elle poussait la nuit alors que tout était calme autour de vous. De ses crises. De son silence. De son absence. De ce que vous voyez avant de ne plus croire et de vous éteindre à ces visions* regardant Victoria dans les yeux, il évoquait sa sœur presque sans détour, ce qu'elle avait vecu beaucoup plus jeune aussi, elle voulait savoir, elle saurait. Avant de retrouver les yeux gris du Winman. Se taire. Souffler un peu. Les laisser absorber ce qu’il disait. Ou voulait-il en venir, lui-même l’ignorait encore. Les bases étaient-elles posées ? Comprenaient-ils ce qu’il voulait leur faire entendre.

-Votre tueur .. Je crois qu’il voit aussi cet autre monde. Oui
* se frottant la joue perplexe ou cherchant à dire le plus de vérités possibles * - il doit voir sinon il n’écrirait pas ce genre de .. de je ne sais quoi, il psalmodie peut-être. Ces meurtres * remettant chaque photo dans l’ordre chronologique puis posant ses mains dessus à nouveau* -sont liés à cette vision de ce monde. Il n’est pas comme moi, il a choisi un camp, et il veut quelque chose de ce camp. Il tue chaque personne pour le Mal, le coté du Mal. Je ne parle pas d’une action illégale, pas meme du meurtre ou d’un vol, non, il tue pour le Mal absolu. L’Apocalypse appelez ca comme vous voulez. Il a marqué chacune des victimes d’un souhait * montrant les photos où se trouvaient les signes tracés de sang sur les corps ou sur les murs* - Et les a relié entre elles. Chaque victime est unique, chaque vœu est unique, mais cela fait partie d’un tout dans son esprit. Il ne sait pas combien de gens il va tuer, mais il le fait et le proclame avec cette langue. L’énochéin est la langue des gens qui voient ou qui sont de l’autre coté. Les anges ou les démons, peu importe. Je parle cette langue je ne sais pas comment ou pourquoi. Je ne l’ai jamais appris, mais elle me vient en tete comme une mélodie qui vous tient toute la journée, un air redondant. Quand j’ai vu vos photos, j’ai compris son message. Il utilise les corps marqués pour faire passer un message au Mal. Il tue jusqu’à avoir une réponse. Et je crois qu’il l’a eu.

- Un message pour qui. ? Marshall suivait subjugué en prenant des notes, David n’avait jamais autant parlé et encore moins de ce qu’il voyait. Taiseux au possible, il n’évoquait que peu, voire pas du tout ce monde qui l’effrayait. Pour un psy c’était l’occasion où jamais de découvrir les tourments de son patient. Il ne croyait pas en des visions, en un autre monde, mais l’esprit de David était une source ininterrompue de découvertes passionnantes. Cela lui permettrait sans doute de mieux le soigner ou de l’aider s’il voulait retrouver l’exterieur.

- Je n’ai pas son nom il ne le dit pas, il ne l’effleure même pas, mais un démon surement. On ne tue pas pour un ange. Il veut quelque chose de cette créature. Il veut… je ne sais pas ce n’est pas clair. Faire un don de ces victimes pour obtenir quelque chose. Il ..
* reprenant les photos cherchant ce qu’il avait encore loupé* .. il sait que ca va etre long, alors il les lie tous dans sa prière, ces dix là ensemble. Il allait continuer avec Solange mais … Mais je crois que sa demande a été acceptée. Je ne sais pas pourquoi. Solange est différente et … Il voulait la tuer comme les autres mais … mais ... quelque chose a changé au cours du meurtre. Je n’ai pas tout vu, je ne sais pas .. * son mal de crane ne faisait que s’intensifier sans y réfléchir il retourna l’une des photos et se saisit d’un crayon de bois. Il avait besoin de se concentrer. D’oublier la douleur atroce qui lui vrillait les tempes, crayonnant un peu au hasard semblait-il* - Il a mangé son cœur.  Il veut faire quelque chose avec son cœur …


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle  est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR
https://www.youtube.com/watch?v=gEPmA3USJdI


L'attitude agressive, belligerente de David rayonne de tous ses pores. Victoria pourtant n'a guère envie de continuer dans cet état d'animosité entre eux. Elle a besoin qu'ils construisent ensemble des rapports plus harmonieux. Ne serait ce que pour mieux se comprendre. Ils ont un but commun, c'est une évidence. Et ils ne pourront jamais travailler ensemble si ils continuent à agir comme chien et chat. Aussi se rapproche t'elle de lui et lui fait une offre qu'il ne peut pas refuser. Ils savent tous les deux que sa proposition d'un restaurant n'a rien d'innocente. Sans être pour autant d'un caractère purement mércantile. Elle n'essaie de pas de l'acheter. L'inspectrice sait d'instinct que ce serait une grossière erreur et qu'elle le vexerait définitivement.

Son sourire est celui des hommes qui n'en ont plus vraiment l'habitude. Un peu maladroit, un peu crispé. Mais sincèrement amusé. Il accepte son offre de détente et Victoria sent ses lèvres s'étirer en réponse  à la surprise qu'elle ressent en écoutant ses quelques mots. -D'accord. La cuisine que vous voudrez, version gastronomique! Il vous faudra juste un smoking! -S'entend t'elle répliquer sur le même ton.  Et doit admettre, avec  une pointe incrédule que l'idée lui plait vraiment. La jeune femme est absorbée depuis des mois sans repit par l'enquète, les crises de Vivian qui sont de plus en plus importantes, de plus en plus fréquentes. Oui, une soirée d'école buissonière et l'occasion pour lui d'être dans un environnement où nul ne le regardera comme une bête sauvage ou un malade. Juste retrouver  la personne qu'il peut être sous ces étiquettes. Elles doivent être bien lourdes à porter songe la flic.  

Il la précède dans la salle de conférence où les attendent déjà Gareth et Richard. Ils lui laissent le temps de s'habituer quelques minutes à ce nouvel environnement, de prendre la mesure de l'espace qui l'entoure. Elle doit absolument garder en tête le changement brutal de rythme que cela constitue pour lui après autant d'années enfermé dans un même endroit. Un coup d'oeil à son endroit alors qu'elle prépare quelques cafés, il semble  absorber par le parc qui se dévoile, avant qu'il ne prenne place.

Le silence. Le silence qui plombe l'atmosphère et l'impatience de son chef qui monte, qui enfle. Pourtant, il ne pose pas d'autres questions. Il attend. Ils attendent. Les tasses sont bues, presque déjà oubliées. Elle se force à s'adosser à un mur. A arreter d’arpenter la pièce. Une reponse, enfin. Bien trop succinte. Un sourcil fourni se hausse. Cela ne suffit pas. Et Winman promet à Victoria une explication dans son bureau à la hauteur de l'agacement qu'il ressent à cette perte de temps. Bordel, David! Me laisse pas tomber maintenant! Il se lève, prend la porte. Hooo non non non .Ca ne va pas dut tout. Elle fusille Marshall du regard pour sa reflexion.  Elle hésite, prête à lui emboîter le pas. Mais heureusement, il revient rapidement. Après avoir détruit sans se poser de questions des semaines d'assemblages de ses tableaux.

Trop tard pour se plaindre maintenant. Néanmoins un sourire carnassier et un regard qui ne l'est pas moins à l'égard de ses infortunés collègues. Elle les rejoint juste avant qu'ils ne referment la porte derrière eux et sort de la salle quelques secondes. Ses bras enlacent lourdement les épaules des deux hommes. Sa voix est d'une tranquillité dangereuse alors qu'elle murmure à leurs oreilles. -Le prochain commentaire désobligeant à l'égard de mon témoin et on règle cela sur les matelas d’entraînement.
-Désanges... t'es pas serieuse. Tu as vu comme il se comporte?
-Vous aurez la même attitude avec lui qu'avec n'importe quel autre londonien. Mais si vous êtes pas d'accord, je suis libre dans deux heures.

un grognement défaitiste suivit d'un haussement d'épaule.
-Ca va c'est bon, retourne jouer les baby-sitter!
-Shut up, Dan. Et fait passer le mot.


Elle retourne à l'intérieur, prenant les explications de Kemp en route. Et découvre qu'elle déteste ce qu'il est en train d'expliquer. Ce n'est pas qu'elle ne croit pas en sa théorie des multiverses, bien trop de scientifiques y font allusions, c'est surtout qu'il éveille les échos presque oubliés des histoires que Vivian et elles pouvaient inventer quand elles étaient gamines. Un monde changeant, parfois terrifiant, parfois emplis de merveilles insoupçonnables. C'était surtout sa soeur la narratrice, elle, elle se contentait d'ajouter une multitude de détails piochés dans son imagination et les reves qu'elle pouvait faire à cette époque. Pourtant Gareth accepte de le suivre dans son postulat et Victoria se sent de plus en plus mal à l'aise. Kemp développe. De plus en plus précis et il ne joue pas. Il pense chaque mot. Crois en la véracité de ce qu'il avance. Tout en écartant les préjugés les plus évidents. Elle ne peut pas l'en blamer. Sa machoire se contracte quand il évoque ses tentatives de suicide et sa certitude que son ame en est automatique damnée. Il ne sera pas interrompu pendant qu'il expose la manière dont son esprit fonctionne. Dont il perçoit des elements inaccessibles à d'autres. Et malgré elle, Victoria ne peut s'empecher de trouver un sens à ses paroles. Une logique certaine.

Les ombres, c'est plus délicat. Tout au long de sa carrière, elle a entendu les histoires de certains criminels dont rien dans leur vie n'aurait pu expliquer l'acte horrifiant qu'ils ont commis. Leur pladoierie du "je ne comprend pas. Je n'aurais jamais pu faire cela, c'était comme si quelque chose en moi m'y avait poussé". Ce qu'il décrit, ce sont simplement les pires noirceurs de l'être humain qui sont remontées à la surface. Un peu trop facile de les justifier par une possession quelconque. Victoria est attentive. Sur la table, décentré, elle a déposé son téléphone en mode enregistreur, de manière à pouvoir écouter plus calmement ce témoignage. Elle a finit par s'assoir sur l'appui de fenetre, silencieuse et attentive. Tout comme Gareth et plus encore Marshal qui semble boire les paroles de son patient.

https://www.youtube.com/watch?v=VcByktP-mdE


Avant qu'il ne la trahisse. Qu'il ne lui plante un couteau entre les deux omoplates. Elle écoute, hallucinée, alors qu'il ose, qu'il ose évoquer sa jumelle, quand elle lui a expressément dit qu'elle refusait d'aborder ce sujet dans un cadre professionnel Victoria sent une furie blanche monter en elle. Elle la jugule parfaitement sinon ses phalanges blanchies qui se plantent dans le bois de l'appui de fenetre, indifférente aux échardes qui pourraient s'infiltrer dans la pulpe de ses doigts. Pire. Pire que cela. Non content de parler de sa soeur à ce moment précis, il va plus loin. Traçant un parallèle absolument injustifié entre la maladie qui l’alite et ses propres tourments. Comment. Comment est il au courant des terreurs nocturnes qui ont torturés Viv pendant si longtemps? Il plante ses prunelles dans les siennes, continuant. Le regard bleu de Victoria est un masque glacé et parfaitement opaque. Il ne pourrait pas s'arreter en si bon chemin. Il torpille sa carrière avec des allégations absolument infondées et diffamatoire. Il lui fait confiance? Il vient de s'assurer que la réciproque ne sera plus jamais vraie. Pas après le poison qu'il déverse aussi légèrement. Elle n'a jamais eu de Visions. Pas d'avantage que sa soeur. Elle le contemple. Dégoutée. Ecoeurée par la manière dont il choisit de se payer des paroles échangées quelques heures plus tot. Son visage exprime la neutralité la plus totale. Ses épaules ne se sont pas raidies. Elle renvoie un miroir sans expression avant qu'il ne se détourne pour s'adresser à Gareth. Gareth qui est bien sur au courant qu'elle a une soeur malade. Mais le pont qu'il vient de faire? Impardonnable. Il s'est offusqué d'un mensonge blanc et il tisse une tapisserie de connerie, embarque sa soeur et elle même dans son univers? Putain d'hypocrite. Winman pourrait lui retirer l'enquète, pour ce genre de soupçons.

Elle se redresse à nouveau. Se refait une tasse de café. En dépose une autre devant lui. Reflet parfait d'amabilité. Il expose ses théories. Ses constructions mentales. Qui ont au moins la beauté d'expliquer un lien entre les meurtres. Elle note les gestes plus dur qui ralentissent ses mouvements. La manière dont ses yeux se plissent contre la lumière naturelle. Les rides qui creusent son front et la manière dont il se masse les tempes. Les crispations du bout de ses doigts. Autant de symptômes que Victoria reconnait. Il est en proie à des maux de crâne intenses. Et ils n'ont pas l'air de s'apaiser. La jeune femme aimerait être surprise quand il prétend parler l'énochéen mais il le lui a plus ou moins dit quelques jours plus tot? Sa voix est affable quand elle intervient pour la première fois. -Vous le parlez. Etes vous aussi capable de le lire?

Ce qu'il confirme quelques minutes plus tard, en prétendant avoir saisit le sens des symboles qu'ils ont soigneusement retranscrit à cotés de photos en plus grand, présent aussi sur les clichés eux meme. Pour la première fois, il présente un motif. Un motif vieux comme Hérode. La volonté d'avoir plus de pouvoir, l'Envie. Sous une forme ou une autre. Péché Capital. Si Victoria ne trouvait pas une concordance certaine avec ce qu'il avance et ce qu'ils savent des meurtres, elle l'aurait interrompu depuis longtemps. Des hommes qui recherchent un moyen de domination sur d'autres hommes, c'est aussi ancré dans les gènes que la faiblesse d'Eve. Que leur coupable s'adresse à une force démoniaque ou a un groupe terroriste, finalement le moyen importe peu. Les dommages sont réels et concrets. Il aura largement rempli sa part de leur accord. Elle s'assurera qu'il aille dans l'endroit de son choix avec Marshall  -Qui boit ses paroles comme en contact avec le Messie Réincarné - et elle reglera la note. Mais certainement pas en sa compagnie. Elle limitera leur contact et leurs sujets de conversation à ce qu'il apporter comme éclairages sur l'Ecclésiaste. Uniquement. Et se jure que jamais elle ne le laissera s'approcher de Vivian. La migraine qui l'étreint et le torture se fait de plus en plus perceptible. Gareth s'est penché sur la table, les deux coudes posés sur le plateau de bois. Il s'imprègne lui aussi des explications de David. Il le dévisage longuement. Sans savoir vraiment quelle part est réelle, quelle part est imagée. Mais l'accent de Solidité ne lui échappe pas.

Il faut qu'elle sorte. Il faut qu'elle sorte ou elle n'aura pas besoin d'une Ombre pour commettre un meurtre. De cela Victoria en est certaine. Quand le jeune homme commence à prendre un crayon et tracer des lignes encore abstraites sur une des photos devant lui, elle abandonne son perchoir. Un verre d'eau qu'elle dépose devant lui. -Vous devez avoir soif d'avoir parlé autant. Vous nous avez donné beaucoup à refléchir et organiser. -Son ton est parfaitement maitrisé. Parfaitement loin de la colère sombre qui ne cesse de la dévorer. Mais elle n'aura aucun comportement qui mettra en danger la résolution de ces meurtres. Et quoiqu'elle en pense personnellement, il se pourrait bien que la clef de ces affaires se trouve dans tout ce qu'il vient de dire. -Vous avez aussi une migraine. Je vais vous chercher un dafalgan. Est ce qu'il vous ait possible de nous donner une traduction exacte de la phrase en Enochien? Peut être contient elle un indice sur l'identité de l'Entité auquel l'homme veux faire appel. Et cela en retour nous indiquerait peut être d'autres éléments sur lui. Mais si cela vous épuise d'avantage, je préfère que vous preniez une pause. N'hésitez pas. C'est une salle non fumeur, mais si vous vous mettez à la fenètre... -Elle laisse la fin de sa phrase en suspend et dépose à sa main gauche quelques cigarettes et un de deux briquets qu'elle extrait de sa poche. Elle s'écarte de lui sans l'avoir regardé vraiment dans les yeux, vaguement indifférente. Sans animosité  perceptible. Et évitant soigneusement tout contact corporel. Cette fois, elle lui ment totalement délibérément, sans que les vibrations de sa voix ou son langage corporel ne se modifie. Les flics font d'excellent menteurs. La jeune femme a de l'aspirine dans son sac. Mais là, ce n'est plus possible. Il lui faut cinq minutes.

Elle n'a jamais eu de vision! Elle quitte la salle de conférence et referme la porte soigneusement derrière elle. Sans la claquer. Sans le moindre mouvement d'humeur. Vivian n'a jamais eu de visions. Juste une imagination trop sensible. Comment... comment ose t'il la joindre à tout cela! Pensées litanies qui ne la quittent pas. Elle ne répond pas aux quelques salutations et interjections qui peuvent lui être adressée. Hors de vue des  trois hommes, son masque glisse. Laissant paraitre l'irritation cinglante qui la brule. Victoria monte dans les étages et s'enferme dans les premiers toilettes qu'elle trouve. Et brutalement son poing se détend dans le miroir. Une fois. Deux fois. Trois fois, jusqu'à ce qu'elle sente quelque chose lacher dans ses phalanges et qu'un craquement en etoile appparaisse sur la vitre.  Nop. Ca ne suffit pas. Mais revenir avec les doigts en sang serait le meilleur moyen de prouver à Gareth qu'elle est effectivement instable. D'une mouvement de hanche, elle se hisse sur le coté des lavabos, allumant une cigarette. Se force à desserrer les machoires. Elle inspire longuement. Il veux faire quelque chose avec son coeur.

Il lui faut mettre de coté son ressentiment. Elle n'a pas besoin de lui faire confiance. ll faudrait qu'elle redescende. Non. Pour l'instant, elle ne bouge pas. Gareth peut très bien continuer l'entrevue sans elle. Victoria écoutera l'enregistrement plus tard. Une fois que Kemp et Marshall seront repartis. Elle finit par rejoindre le rez de chaussée. Et se dirige directement vers Mathilde, qui sert de secrétaire, dispatch et pilier. L'idée est lumineuse, une très bonne excuse et devrait lui prendre au moins une heure et demi si ce n'est deux. Merde. Son téléphone  est resté à l'intérieur. Tant pis.
-Quand tu aura le temps, est ce que tu pourra prévenir le Surintendant que je vais voir le médecin légiste à la morgue? Quelque chose qui a été dit à propos du coeur de la dernière victime et j'aimerais savoir si il y a des informations plus précises qu'il peut me donner à ce propos.
Elle était en train de sortir quand elle revient à grande enjambée. Déposant un petit comprimé sur le bureau
-Est ce que tu peux donner cette aspirine à David Kemp, s'il te plait? Salle de conférence 1,  il est avec Gareth.



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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Informations supplémentaires ici.


Joel Kinnaman @calville
Gif @epicpanda
Il avait aimé cette phase à la paix retrouvée avec la blonde. Eloignant la distance. Eloignant son état. Ce qu’il voyait. Rien ne semblait plus important que ce repas. Normal. C’était simplement cela qu’il recherchait, etre comme les autres, pouvoir sortir et diner avec cette femme qui cachait son charme derrière un comportement glacial. Elle ne l’était pas. Il le savait. Il le sentait. Il la connaissait. Elle lui donnait cette occasion quasi unique en dix ans de vivre au moins une soirée en dehors de l’hôpital. Smoking ? le sourire s’affranchis. Elle veut vraiment le transformer en prince charmant dans ces costumes trop habillés. Il en avait eu, il y avait longtemps quand il allait de soirée en gala pour voir ses futurs clients, et même avant ... Vague souvenir de soirées avec des parents nouvellement aisés et qui tentaient leur entrée dans le beau monde. Il espérait qu’ils aient reussi. Après tout c’était pour cela qu’ils l’avaient abandonné. Mais pas de tristesse en entrant dans la salle1. Il avait passé ce stade depuis si longtemps.

Paysage. Café. Miettes de croissant.

Les questions posées, et trois personnes en attente de réponses. Et des réponses il en avait si chacun écoutait après qu’il soit revenu de l’open space où il avait pris autant de photos qu’il lui était possible. Les commentaires des flics ? Même pas entendu. La sortie de Victoria à peine saisi déjà le regard fixé sur ce qu’il avait vu.  Sa voix l’étonnait par sa fermeté, par son ton inflexible, par même son intonation. Il avait parlé là autant qu’en dix ans d’internement. Qu’on le croit ou pas, chacun avait les clés pour ouvrir ou fermer toutes les possibilités, cela ne le regarderait plus ensuite. Pourtant. Pourtant si il avait su il se serait tut. Le mal avait été fait sans même qu’il ne s’en rende compte. Il n’avait pas compris ce vague silence, ni cet étrange éloignement de  Victoria qui, malgré un sourire de façade, lui faisait ressentir quelque chose qu’il n’aimait pas. La colère. Aura qu’il pouvait reconnaitre entre toutes. Il ne l’avait que trop connue. Miguel. Impression surement faussée par cet endroit nouveau, par ce flic inconnu qui l’interrogeait. Impression d’avoir perdu Victoria en parlant de Vivian.  N’étais-ce pas ce qu’elle voulait ? Comprendre sa sœur pour l’aider ? Il ne savait plus.


-Ces meurtres sont faits dans notre monde David, enfin je crois si j’ai bien tout suivi. Comment pouvez-vous les voir, vous étiez dans votre chambre à chaque fois. Vous voyez le tueur aussi ? Question de Marshall sans réponse quand David laissa la céphalée gagner contre lui, l’obligeant à se taire. Mâchoire crispée. Ses yeux clignaient rapidement comme pris dans une lumière aveuglante, l’arrière de la photo noircie de coup de crayon qui dessinait toujours, une pièce vue de hauteur semblait-il.

Regardant Marshall pour la première fois, plus sombrement. Fatigué. L’attention détournée par les phares semblant vivre dans la pièce, et tambourins dans ses oreilles. Sons discontinus. Stridents. Pulsations. Il prit quelques secondes réussissant à débloquer sa machoire et les paroles qui allaient avec.


-Je ne sais pas, mais je veux que ça s’arrête. Je ne suis pas un super héros capable de supporter de voir les gens mourir devant moi, alors oui je suis lâche * regardant Victoria à ses côtés qui venait de lui donner un verre d’eau, avant qu’elle ne lui annonce aller chercher un médicament pour ce qu’elle avait saisi comme mal qui le rongeait. Avait-elle des migraines aussi ? La question semblait farfelue, superflue, hors de propos*lâches de me cacher derrière des médicaments qui m’endorment, qui m’empêchent de voir, mais ce qui vous traumatise quand vous découvrez les corps je le vis en direct et je suis impuissant. Tellement impuissant. Aveux terribles de ce qui le marquait tout autant que les scènes auxquelles il assistait. Traduction. Elle lui demandait une traduction. Il n’y arrivait pas. Il n’y arrivait plus. Elle sortait. Il retourna à son dessin qui ne semblait pas avoir de sens premier. Lignes de plus en plus précises. Perspectives.  

Le départ de la jeune femme sonna un changement des plus radical dans le comportement de David. Il avait parlé. Beaucoup. Il s’était dévoilé. Surement trop. Il ne voulait plus parler aux autres. Ca suffisait pour aujourd’hui. Ce fut un silence artistique qui s’était établi dès la porte fermée. Non, il ne voulait définitivement pas leur parler. Il ne voulait pas parler tout court. Il voulait que cesse la douleur qui revenait tambourinante, suppliciante. Il jetait, au téléphone qui enregistrait le moins souffle dans la pièce, quelques dérobades. C’était important. Il ne savait pas pourquoi. Il s’en foutait. Silences.

-David ? Marshall avait remarqué cette métamorphose dans les agissements calmes que David avait depuis leur arrivée ici - sauf ce petit boudage d’inspecteur qu’il s‘attendait à voir. La différence était flagrante. Le regard de son patient était concentré uniquement sur le dos de la photo sur lequel il dessinait sans se préoccuper de ceux qui l’entouraient. - David, vous etes toujours avec nous ? Silence dans un bruit de crayon. Il était reparti dans un monde dont aucun ne pouvait prévoir ce qui se déroulerait

– Surintendant, fermez la porte à clé je ne veux pas qu’il puisse sortir. Je l’avais dit à votre inspecteur qu’il était trop tôt. David a raison elle n’écoute rien * prenant un flacon et une seringue qu’il avait dans sa trousse médicale, il tira le liquide dans le tube de la seringue prêt à agir au cas où, puis un médicament oral à l’effet moins dévastateur. Il aurait bien de la chance s’il arrivait à faire prendre celui-ci à son patient. Le dessin s’affirmait. On pouvait distinguer une pièce, peut-être une chambre, avec des moniteurs, des photos, un bouquet de fleur, une lampe, deux chaises semblant confortables. Au centre un lit, avec deux personnes allongées. Sa respiration se bloqua, cœur filant tambourinant. Il voyait. Il entendait un appel désespéré. Voix muette qui résonnait en lui. A côté de lui. Emplissant la pièce d’un écho redoutable.
-David aides-moi.

Le bout du crayon fut cassé alors que son corps entier semblait fuir pour s’échapper. Fixant Winman qui n’avait pas bougé. Il n’avait plus rien de l’homme calme qui avait suivi l’inspecteur en toute confiance ; Son regard était brusque, son attitude tout autant. Ses yeux ayant perdus l’once de tristesse qui ne le quittait pas pour une once plus sombre. D’un noir de geais brillant de glace morbide. Winman avait saisi tout autant ce changement soutenant son regard. Il en avait vu d’autres. Neanmoins face à un suspect on peut connaitre ses actions en devenir. Face à un « malade mental » c’était sans doute plus compliqué.
- Hum. D’accord … docteur ?
-Faites ce que je vous dis. Vous ne risquez rien. David écoutez-moi regardez-moi…

Mais David n’écoutait pas. Prunelles fixées devant lui. Ce n’était même pas Winman qu’il regardait, il ne le voyait plus depuis longtemps. La pièce se fermait à toute lumière. Les ombres déambulait largement autour d’eux. Il ne les voyait pas. Il les sentait. L’atmosphère se viciait d’une puanteur d’appartement fermé depuis des mois. Moisissures au gout de soufre. Elles ne voulaient pas qu'il agisse.

-David, vous devez me regarder, concentrez-vous sur moi, sur ce que je dis. Vous ne risquez rien ici. Tenez, prenez ceci, cela vous aidera pour votre migraine. Le mensonge serait soulagé lors de la prochaine confession de Marshall, mais c’était pour le bien de son patient. Plus par peur de ce que les flics pourraient lui faire s’il venait à s’énerver que l’inverse. Bien que le gabarit de l’homme devant lui pouvait laisser des traces sur ceux présent ici , il n’était pourtant pas en position de force face à eux et leurs armes un peu trop fidèles au gout du psychiatre. Mais qui avait dit que David était un patient sage et obéissant. Ce qu‘il confirma en se levant sans se soucier des deux hommes présents, de l’enquête ou même des questions encore en suspens, mais néanmoins se saisissant du téléphone de Victoria. L’importance de l’appareil se confirmait. Marshall se leva à son tour s’interposant dans le calme les mains sur le torse de David.

- David vous ne devez pas sortir, vous n’étes pas en etat

- Tout va bien. Je dois voir l’inspecteur
-  Elle va revenir, nous pouvons l’attendre ici
-  Non. Elle ne reviendra pas. Elle est en colère contre moi je ne sais pas pourquoi mais ca n’est pas important. Je DOIS la voir.
- Je vous accompagne d’accord ?

Marshall en nouvelle Mère, s’éloigna un peu pour aller en aparté voir Winman qui observait avec curiosité la scène qui se déroulait devant lui : - Je le suis, je vous promets qu’il ne fera rien il est … présent. Aucun problème. Nous revenons vite. Il l’espérait vraiment. Ce semi etat d’absence/présence l’intriguait et il voulait expérimenter jusqu’au bout ce que ferait David. Mais aussi sa capacité à gérer l’inconnu avec une crise lui tendant les bras. Eléments essentiels pour une future sortie. La porte était déjà ouverte et franchie par le jeune homme, faisant légèrement trotter le psychiatre derrière lui. Sorti de la pièce, l’espoir tenu de voir Victoria lui faire face fut déçu. Que des flics, rien que des flics. Toujours des flics, dites je le jure ! Et puis … tête blonde au  bureau de l’entrée, elle semblait vouloir partir, mais la voix de David s’éleva au-dessus des autres murmures et discussions appelant son nom. Pas d’implorations, pas de supplications, juste son nom interpellé. Stoppant net les collègues de l’inspecteur dans leur conversation, les appels sonnaient dans le vide. Le silence d’un instant suspendu, chacun se demandant ce qu’il se passait. Curiosité de voir ce que le « fou » ferait. Curiosité de voir la réaction de la glaciale jeune femme. Ça alimenterait les discussions dans les bureaux, surtout vu sa façon de le défendre face à des collègues policiers.

Mais de cela David n’en avait que faire, il s’avança vers elle – suivi de Marshall - avant que le silence ne soit complet et lui tendit son téléphone après quelques enjambées. D

-Vivian. Il y a un souci avec Vivian. Si vous devez un jour avoir confiance en moi, c’est maintenant. Elle a besoin d'aide. Appelez-les. Si je me trompe, alors vous pourrez me remettre à l’asile en vous en brossant les mains. Et même avec un bon coup de poing dans la gueule puisque la colère vous prend contre moi, mais appelez. Pour elle, pas pour moi.

Aucune oscillation dans sa voix, ni empressement. Il avait énoncé un fait. Lui laissant le téléphone, il attendit devant elle. L’espoir de la voir agir ou que la confiance qu’il avait placé en elle soit réciproque.  L’espoir pour Vivian qui avait donné ses dernières forces pour cet ultime appel. Malgré son calme apparent, il bouillait de devoir encore être impuissant. Témoin macabre d'un souffle de vie qui s'envolait.




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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

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La détente dans leur guerre froide ne dure guère. Si Victoria tolère sans mal que David bouleverse l'ordre de ses différentes associations sur ses tableaux et ordre des crimes, si elle peut supporter ses silences et ses explications qui manquent de rationalité, dès qu'il implique sa soeur malade à l'équation, le givre envahit à nouveau la policière. Il s'engouffre sur un terrain mouvant et interdit. Pourtant, elle s'impose un calme rigoureux. Ses enervements ne peuvent se mettre en travers de la résolution de son enquète. Surtout que son surintendant commence à percevoir pourquoi sa subalterne est si convaincue de l'aide que cet homme au comportement encore instable peut lui apporter.

La question de Marshall est pertinente, et Gareth se penche légèrement vers l'avant. Son regard gris, dénué d'amusement, est aussi attentif que sérieux. Kemp ne lui a pas encore réellement adressé la parole directement aussi choisit il de laisser le medecin qui a un rapport déjà construit avec lui s'exprimer. Cependant, Victoria percoit le mal être qui envahit les traits du jeune homme et les crispations de ses mains, de plus en plus prononcées. En temps normal, elle ressentirait une compassion certaine pour son besoin de calme, de cesser d'être plongé dans un marasme sanglant et torturé. Mais qu'il invente des faits, qu'il affabule sur son passé à elle, sans la connaitre, écrase dans l'oeuf de telles considérations. La blonde lève les yeux aux plafonds, agacée de sa manière de revenir sur leur breve altercation. Néanmoins, une nouvelle idée se forme et il a peut être des éléments précieux sans l savoir. Elle tente un autre angle :- Est ce que vous avez parfois des éléments concrets sur les lieux? Est ce que par exemple vous avez déjà suivit l'Autre dans des deplacements en dehors des meurtres? Ou est ce que vous ne percevez sa présence que lors des assassinats? Avez vous déjà essayé de vous relier à lui de votre propre volonté? Je vous laisse reflechir à cette question, je reviens.

La jeune femme comprend son désarroi de se retrouver spectateur sans pouvoir agir. Mais ce n'est pas suffisant pour endiguer son sentiment de trahison. Elle ne peut pas plus. Son calme s'effiloche à une vitesse folle. Il faut qu'elle mette un peu de distance entre elle et lui et sa fausse innocence teintée d'une hypocrisie qui la rend malade. Une dernière demande de traduction, sans lui imposer la moindre urgence et Victoria referme la porte derrière elle. Souffle plus libéré. Marshall et Winman ne tardent à constater qu'il se replie sur lui même, au grand dam du psychiatre. Curieux par nature et profession, Gareth observe le dessin naissant avant de froncer les sourcils. L'avertissement du médecin est écouté mais non suivit. -Laissez le poursuivre, s'il vous plait. Si il s'avere qu'il devient dangereux, nous agiront en conséquences, en respectant au mieux sa propre sécurité. -Il se tait. Car il vient de reconnaitre ce que dessine David. Il a rendu visite une fois ou deux à Victoria quand elle était au chevet de sa soeur. Il est l'un des rares à avoir une idée précise de l'état de la jumelle de son inspectrice. Dès le début de la jeune femme sous ses ordres, il est devenu son mentor informel, venant peu à peu à nouer des liens solides et réciproque avec elle. Que ce grand échalas s'insere aussi rapidement dans la vie des deux femmes lui inspire une suspition sans borne sur les motifs de David. Qu'il soit réellement affecté par ses Visions, il ne le met pas en doute. Mais son rapport avec Vivian est trouble. Trop pour le vieux limier. Le regard glacé et impérieux dont il est soudain la cible lui confirme ses doutes. Il se lève, sans gestes brusques, sans rompre le contact visuel. Que ce soit l'absence de Victoria qui ait précipité cette descente est une évidence pour lui. Il ignore encore quoi en penser. Une litanie apaisante de Marshall qui n'agit sur aucun des deux hommes. Gareth ne s'interpose pas dans l'échange qui se tient, observant David, pret à intervenir si il se montre plus menacant, ce qui ne sera pas le cas. Haussement de sourcil quand Kemp récupère le téléphone oublié au centre de la table. Mi figue mi raisin, il finit par lacher à Marshall : - Ce n'est pas pour elle que je crains si cela doit tourner au vinaigre entre eux.

Il emboite le pas à David qui ne tolère aucun obstacle dans la course qu'il s'est fixé et dont le mal de crane semble déjà avoir diminué. Il appercoit Victoria en même temps et peut voir qu'elle tourne la tete vers le grand blond qui l'a interpellé. Elle pivote vers lui, abandonnant son idée de sortir sans esclandre et préfère revenir vers lui plutot que d'entamer une conversation hurlée d'un bout à l'autre de la grande salle. Ses machoires sont encore crispées, confirmant à Gareth que plus que Victoria, c'est David qui risque de passer un sale moment si il tente une action trop vive. Ce qui ne semble pas être le cas. Ils peuvent presque tous entendre ses dents grincer quand il recommence avec sa soeur. Ca en devient une obsession. Pourtant, le serieux de son ton et de ce qu'il avance ne lui permettent pas de faire la sourde oreille. Un instant, elle a presque envie de lui coller une droite, puisqu'il propose si gentiment. Sauf que non.

-Vous n'avez toujours pas compris. Ce n'est pas en étant dans un hôpital que vous me serez le plus utile. Que vous vous trompiez ou pas ne changera rien au fait que vous etes devenu une pièce centrale de ce puzzle. -Elle attrape son portable tendu et compose le numéro qui sonne occupé. Bouffée d'inquiétude. Par dessus l'épaule de David, elle accroche le regard de Gareth. Breve inclinaison de la tête, accord de principe. - Vous venez avec moi, lance t'elle à Kemp, avant de s'adresser à Marshall. -Pas vous, la mère poule, - Qui en rougit d'indignation. Il allait les rejoindre malgré tout quand Winman lui attrape fermement le bras- J'ai besoin de votre assistance pour comprendre comment fonctionne votre patient. Et je suis certain que vous tenez à votre dentition parfaite.

Le temps qu'il le relache, David et Victoria ont déjà passés les portes du commissariat pour rejoindre le véhicule de la jeune femme. Sans le regarder, elle déverrouille les portières et se glisse à la place conducteur, attendant qu'il prenne place à coté d'elle pour démarrer sans attendre -Nous allons rapidement à la Clinique qui prend soin de ma soeur. Une fois que nous nous seront assuré de son état, je vous prierais de la laisser définitivement en dehors de nos échanges. Elle n'a rien à voir avec tout cela. Pas d'avantage qu'avec vous! -Faisant un demi tour serré, son telephone à l'oreille pour tenter de joindre une nouvelle fois l'établissement, elle reprend la route principale. Pas de plus de succès que la première fois. Il a réussit à réellement l'inquiéter pour sa soeur. Si il joue avec ses nerfs pour le plaisir, il y a a des chances que sa réaction soit effectivement physique et violente. Au bout d'une dizaine de minutes, elle finit par ajouter- Et je vous demanderais de vous retenir AUSSI de sortir n'importe quoi à mon supérieur! Qu'est ce qui vous a pris de dire en toute tranquillité que j'avais des visions?! Ca vous amuse de remettre en cause ma crédibilité?! Vous savez quoi? Je ne veux pas savoir! Juste... ne le faite plus!

Elle vrille la route de son regard, avant de saisir son paquet de cigarette d'une main, gardant l'autre sur le volant. Piochant une qu'elle glisse entre ses lèvres, elle ne tarde pas à l'allumer d'un geste aussi saccadé que l’énervement qui ne la quitte pas. Il est en train de lui faire perdre tout vestige de calme. Et si sa soeur a vraiment un problème, elle a besoin de son sang-froid. Heureusement, ils ne tarderont pas à en avoir le coeur net


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Calville
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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Les questions de Victoria étaient restées sans réponses avant que la jeune femme ne quitte la pièce entourée de cette aura qui déplaisait le plus fortement possible à David. Et cette volonté de se servir de lui pour tenter de connaitre ce tueur au plus profond de son âme psychotique. Non il ne voulait pas, il ne ferait pas ! Il voulait se débarrasser de ses visions, pas s’en approcher à un stade critique. Le temps s’égrainait. Sa tête devenait tambour rugissant. Son esprit vagabondait dans des méandres inconnus jusqu’au moment où cette voix l’avait ramené sur terre. Vivian. Son but avait changé, et il se leva sans la moindre réflexion sur ce que ses actes pourraient entrainer s’il entrait en violence avec les flics. Il savait juste qu’il devait trouver Victoria. Le reste n’avait aucune sorte d’importance. Victoria était là, l’espoir pouvait encore etre permis.

Il avait attiré son attention de la pire des manières possibles, son nom appelé résumant les rapports qu’ils entretenaient depuis quelques jours, oscillant entre trêves et guerres. Se comprenant à demi-mots et encore quand ils avaient de la chance. Les yeux froids de Victoria  le ramenèrent en arrière dans les efforts qu’ils avaient fait. Mais le temps lui manquait à jouer de la discrétion et encore plus à tenter de comprendre cette femme qui refusait de l’écouter et qui pourtant ne le lâchait pas d’une semelle après l’avoir tiré du vague cocon protégé dans lequel il se trouvait. Vivian, le plus important. Et pourtant, pourtant sa sœur ne comprenait pas. Ça en devenait lassant. Frustrant. Parlant d‘une enquête dont il n’avait que faire là tout de suite. Laissant Vivian s’enfoncer dans … il ne savait quoi, comment pouvait-elle penser boulot boulot. Mais néanmoins elle passa cet appel vital. Appel sans réponse de la clinique. Agit Victoria Bordel ! Et la réaction, cette fois-ci, ne le déçoit pas. Elle l’entraina sans autre forme de procès. Il aurait pu faire son gosse infernal, mais ce n’était pas le moment de bouder ou de lui faire une remarque sur son incapacité à gérer certaines choses. Merde, voilà qu’il recommençait à réfléchir véritablement. Le pas rapide, il regarda néanmoins derrière lui si Marshall le suivait. Il avait besoin de cet appui, de ce type capable de le contrôler à minima. Qui sait ce qu’il ferait à Victoria s’il venait à avoir une nouvelle crise. Il hésita à ouvrir la portière mais la jeune femme saurait bien lui faire mordre la poussière au cas où il viendrait à se montrer violent. Parti sur la route avec cette conductrice à deux sous, il haussa un sourcil à sa mise en garde concernant sa sœur. Il en savait surement plus sur Vivian que sa propre jumelle. Un comble.

- Vous vous trompez. Rien de plus. Rien de moins à ce pseudo avertissement sur le miroir blond. David s’éveillait dans un monde inconnu où les règles avaient changé. Il était un étranger à sa propre vie qui ne semblait plus avoir de sens ou d’avenir. Pourtant, son esprit retrouvait une réflexion acide sur ce qu’ils avaient subis. De plus en plus certain que c’était le ou la même personne qui les avait torturé moralement quand ils étaient plus jeunes, faisant se cloisonner la jeune femme dans le silence depuis des années et perdre David dans les drogues médicamenteuses. Il se tut pour lui-même. Son rapport avec Vivian ? Il l’avait aperçu une fois parmi les ombres des enfers et chacun était devenu le protecteur de l’autre. Elle était rassurante. Douce. Il ne l’avait jamais vu en chair et en os, jamais croisé dans la vie de tous les jours et pourtant il ne se passait pas un jour sans qu’ils se voient. Il avait quelques fois douté de son existence, la folie prenant le dessus sur lui, mais elle savait lui rappeler qu’elle était réellement présente même au lointain. C’était étrange en fait. Elle avait été présente des années dans sa vie sans qu’il n’ait jamais pu la rencontrer. Cela risquait de changer. Dix minutes d’un silence lourd de sens seulement entrecoupé par les nombreux appels sans réponse de la clinique. Elle le prend, à nouveau, à rebrousse-poil, libérant contre lui son inquiétude mais aussi son incroyable incapacité à faire face à ce qui les unissait tous les trois.Si le David quelques jours plus tot était une lavette, celui dans la voiture était beaucoup plus ou beaucoup trop éveillé pour laisser une nouvelle fois se faire insulter ou commander.

- C’est étonnant.  Son doigt dessina un cercle dans la buée de la vitre avant de l’effacer du revers de la main. Sa voix s’élevait avec une dose d’acidité véridique - Vous dites que vous me croyez quand je vous parle de démons et des meurtres que je vois depuis un asile, que je parle une langue millénaire, vous me positionnez soit disant pièce centrale « crédible » de votre puzzle meurtrier dont vous ne saisissez meme pas les contours, mais vous refusez de me croire pour Vivian ou pour vous. Vous m’avez amené au commissariat pour quoi au juste? Pour me ridiculiser face à vos collègues ? Histoire du type le plus bizarre que vous rencontrerez.  ? Soufflant pour lui-même – vous gagnerez sans doute le prix de l’année La voiture fit quelques embardées dépassant d’autres véhicules qui roulaient à vitesse normale avant de revenir sur la voie centrale - Ce n’est pas parce que vous avez peur de votre passé qu’il n’a jamais existé. Souvenez-vous au lieu de m’emmerder avec vos reproches et vos interdictions. Je ne vous dois rien. Nouvelle guerre froide déclarée. Il en avait assez d’elle et de ses remarques. Elle voulait le réveiller et le bousculer, il en avait autant à son service. Le David tel qu’il avait été ou aurait du etre sans ses troubles, était cet homme-là. Franc et direct, arrogant et sarcastique. Sans filtre aucun. Il ne la regardait pas en lui parlant, préférant se perdre dans la contemplation du paysage Londonien qu’il redécouvrait. Il semblait calme, mais les apparences étaient trompeuses. Son mal de crane s’était atténué, voir disparu seul restait cette sensation de lourdeur sur le torse comme si on le lui broyait ou qu’un poids l’empêchait de respirer correctement.  Il leur fallait se dépêcher de joindre la clinique. Il ne ressentait plus rien de cette douceur qui l’avait enveloppé durant des années.

Lui prenant abruptement le téléphone qui tenait en équilibre sur son épaule entre clope et volant nerveux.

-Vous êtes un danger sur la route. Regardez devant vous et essayez de ne pas nous tuer. Elle n’appréciait pas qu’on lui donne des ordres ? Il s’en moquait, mais il n’était pas sorti de l’hôpital pour se faire tuer sur la route par cette folle dangereuse. Il devait d’abord trouver le moyen de rédemption qui le tiendrait éloigné des enfers tels qu’ils les voyaient. La touche rappel fut choisie, sonnerie encore occupée, et encore, il ne disait rien de plus que ce qui avait été dit, mais il savait le temps précieux qui s’écoulait bien trop vite. Enfin une demi tonalité et un téléphone qui se décroche.

-Clinique Hill House bonjour
- Vivian Desange, il y a un problème avec elle, allez la voir.
- Vous dites ? qui etes vous ? Mademoiselle Desange va parfaitement ..
- Je suis avec Victoria Desange, nous arrivons  ALORS DEPECHEZ VOUS D’ALLER LA VOIR ! ELLE EST EN TRAIN DE MOURIR !!! Sa voix résonnait encore dans l’habitacle augmentant le silence qui y régnait déjà entre la conductrice et son passager. On entendit un grésillement d’une main portée au combiné pour en cacher les paroles... Petites mains ou grandes gueules mais il entendit distinctement
- J’ai un timbré au tél qui me dit qu’il y a un souci avec Vivian et qu’il arrive avec sa soeur.
- Attend … oui c’est bien le numéro de Victoria Desange
- Va voir dans la chambre de Vivian
- Je l’ai quitté il n’y a pas quinze minutes je lui ai servi son repas, ça doit être froid maintenant j’ai dû partir pour aider Mme Guillard mais ...
- Victoria vous êtes là ? Que se passe-t-il ?

Silencieux David attendait la seule chose qu’il désirait à cet instant.

-Vas-y sa sœur arrive. Victoria ?

A peine quelques secondes d'interrogation de la standardiste sans qu'il ne réponde. De loin il entendit : vite appelle les médecins Sonia

- Ils l’ont trouvé. Vague once de soulagement. Il ne savait pas dans quel etat, mais il n’était pas médecin de toute façon il ne pourrait rien faire pour elle par téléphone. Peut-etre si il pouvait la toucher... Non. FOLIE ! Que les médecins se démerdent. Il n’irait surement pas se jeter dans ce dédale horrifique sans etre sous médocs.  Il raccrocha la communication lui jetant un peu négligemment son téléphone dans le porte-gobelet, reprenant son observation du paysage qu’il ne voyait plus vraiment. Ou es tu Vivian. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à te sentir. Les réponses ne venaient pas, elles ne venaient plus.


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J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

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La tête de Marshall est peut être la seule chose qui fait sourire Victoria quand elle referme sa portière et boucle sa ceinture de sécurité. Elle attend quelques secondes que David fasse de même. C’est le seul répit qu’elle leur accorde. Il serait absolument stupide d’avoir un accident en se rendant au chevet de Vivian. Et si la conduite de la blonde est brusque et nerveuse, elle maitrise parfaitement son véhicule. Il serait probablement plus sage de se taire. De ne pas envenimer la relation chaotique qu’elle entretient à son passager. Mais sa colère à son attitude déplacée dans la salle de réunion est loin d’être retombée et elle ne retient pas une volée de paroles acides. Dont elle ne parvient pas à regretter le moindre mot. Travailler avec cet homme là est en train de lui demander un contrôle de ses nerfs qu’elle n’est pas certaine de pouvoir exercer. Gosh. Et on se demande pourquoi elle préfère bosser seule plutôt qu’avec des partenaires à l’égo si fragile qu’ils se sentent menacés dès que c’est une femme qui les dirige !

Elle se trompe. Si Victoria n’était pas si concentrée sur la route, elle lui aurait jeté un regard vénéneux. En l’occurrence, ses prunelles bleues restent fixées sur l’asphalte que ses roues dévorent. Evitant de peu le rétroviseur d’une voiture qu’ils dépassent, s’attirant un coup de klaxon vindicatif qui ne la formalise pas. Elle se trompe ? Et bien qu’elle se trompe. Mais la prochaine fois qu’il traine sa sœur ou elle-même dans la boue, son nez sera brisé une seconde fois. Silence qui retombe. Et qui lui convient bien. Silence qu’elle occupe en tentant de joindre la clinique, sans plus de succès que les premières fois. Agacement renouvelé qui la conduit à exprimer franchement le fond de sa pensée. Si cela ne lui convient pas, il peut mettre un mouchoir dessus. Une grimace vite dissimulée. Réduire la situation à cela donne une image plutôt désastreuse de son propre état mental. Ses mains se crispent sur le volant, ses ongles mordant dans le cuir. Connard. Mais quel putain de connard ! Mâchoires qui peinent à s’ouvrir alors qu’elle articule. -Je n’ai pas encore la preuve que vous parlez effectivement l’Enochéen. J’attendrais votre traduction et celle de nos experts pour me faire une idée réelle. -Non mais sérieux. Il s’imagine quoi ? Qu’elle va accepter toutes ses affirmations parce qu’il a une belle gueule ? Oh il pique. Il pique dans son orgueil professionnel et cela passe mal. Enfin aussi mal que le reste. Il a de la chance d’être tombée sur la flic blonde et pas un autre. Un sourire par devant elle. Si jamais il avait parlé de cette manière à l’un de ces anciens partenaires, un policier anglo-irlandais au tempérament bien plus vif que le sien, il serait déjà passé par la vitre. Vitre fermée. Et sans qu’il ait pris le temps d’arreter la voiture avant. Rien que pour cela, elle regrette presque qu’il ait choisit de quitter Londres pour retourner en Irlande. Peut être qu’elle devrait l’appeler. Voir ce qu’il pense de cette affaire. Il avait un instinct plutôt solide dans ce genre de bordel.

Elle s’oblige à ouvrir les mains. A détendre ses phalanges alors qu’elle s’engouffre à une vitesse dangereuse sur une voie rapide. -Pour votre gouverne, monsieur Kemp, je ne vous considère pas comme un animal de foire. Et j’ai expliqué en termes très clairs à mes collègues que si ils ne changeaient pas d’attitude à votre égard en vous montrant la courtoisie qui vous ait dus, ils auront le plaisir de m’en rendre compte personnellement. Etrangement, ce n’était pas une perspective qui les ont beaucoup amusés. -Son ton est sucré. Délicieux et délicat. Elle éprouve un malin plaisir à le prendre à contre-pied. Avant qu’il n’aille trop loin. Soudain, Victoria ne sourit plus. Plus du tout. Et son timbre devient d’un calme polaire. Elle ne cris pas. Ne cherche pas à faire porter sa voix. Une tessiture parfaitement neutre et glaciale.

-Je ne tiens pas à discuter de mon passé, de celui de ma sœur pour une raison très simple. Aucun élément de celui-ci n’a la moindre relevance avec le présent. Et encore moins avec un meurtrier avec un pied dans le surnaturel. Je n’ai pas peur de ce que j’ai pu vivre ou de ce que ma sœur a vécu. C’est indépendant de ce qui me préoccupe. Surtout que vous vous plantez complêtement sur le sujet, mais passons.. Maintenant. -Et une seconde, Victoria lui flashe un sourire carnassier – Si vous voulez vraiment parler du passé, peut être serait-il captivant que je creuse ce qui a bien pu se passer à Edimbourg ? Que je fouille le votre, de passé, jusqu’à ce que je sache exactement ce qui vous a conduit à pratiquement assassiner une femme ? Non ? Vous êtes sur ? Alors foutez moi la paix, David ! J’en ai marre de vos réactions de Diva ! J’ai pas le temps pour ces conneries ! Soit vous m’aidez, soit vous ne m’aidez pas, mais vous arretez de me faire perdre du temps !

Un temps de silence. Aussi léger qu’une volée de plomb liquide. Jusqu’à une dernière reflexion qui est celle de trop. -Vous ne me devez rien, soit ! Je ne ne vous dois rien non plus ! Dès qu’on arrive, je vous donne de quoi regler un taxi qui viendra vous chercher pour vous emmener là où vous le souhaiterez. Et si vous finissez le cerveau shooté dans un océan de came, grand bien vous fasse !

Ils se taisent. Et pour Victoria, avec le sentiment qu’ils ont été trop loin. Néanmoins, elle ne prononcera pas une parole pour apaiser les tensions entre eux. Il récupère soudainement son téléphone, le lui arrachant presque du perchoir où elle l’avait bloqué. Assorti d’une autre remarque aigrie. Non. Ras le bol. Elle refuse cette nouvelle provocation. Si il s’imagine qu’elle va laisser le volant à une personne qui n’a pas conduit depuis plus de dix ans et qui sort à peine d’un épisode psychotique, il est encore plus atteint que ce que la flic ne le pensait. Finalement, après une énième tentative, l’appel aboutit enfin. Il lui faut se faire violence pour ne pas reprendre le téléphone, mais il a la situation en main. Ajoute simplement d’une voix plus forte pour se faire entendre. -C’est Victoria ! Allez voir Vivian immédiatement. Appuyant ainsi les dires du jeune homme. Dans leur dispute, elle avait presque, presque oublié la peur qui lui mange le ventre pour sa jumelle. Peut-etre le seul élément positif.

-Qui, ils ? Les médecins ? Les infirmières ? -Cette fois, son ton est plus posé. Elle ne lui aboie pas dessus. Débarquer dans la clinique les nerfs à vif n’arrangera rien. Ils ont besoin de donner une impression de calme et de solidité. Les médecins detestent les hystériques et elle n’a pas l’intention de faire partie de cette catégorie. Le reste du trajet, Victoria l’emploie à faire redescendre sa nervosité. A calmer ses reactions trop vives. Pourtant, c’est dans un crissement de pneu qui projette des gravillons sur la voiture d’à coté qu’elle se gare quasiment devant le perron de l’établissement. Trois inspirations. C’est le seul temps qu’elle s’accorde. Un regard radouci sur David alors qu’il a déjà débouclé sa ceinture et ouvert sa portière dans le même mouvement qu’elle. -Venez avec moi…

L’idée de lui dire d’attendre ne lui vient pas à l’esprit. Il est le premier à avoir eu… eu quoi, au juste ? Un pressentiment ? Un pressentiment que quelque chose n’allait pas avec Vivian, c’est ensemble qu’ils vont s’assurer que sa sœur n’a rien. Ils gravissent les marches côte à côte et déjà Sonia s’avancent vers eux. Le visage habituellement serein de la brune est tiré de tension. L’angoisse de Victoria remonte d’un cran et elle n’a pas conscience que sa main s’est enroulée du bras de David, prenant légèrement appui sur lui. Que son corps s’est rapproché du sien en un mouvement aussi puissant qu’inconscient-Sonia. Comment va Vivian ? Qu’est ce qui s’est passé ? -Les prunelles sombres de l’espagnole naviguent un bref instant de Victoria à David, sans poser de questions pour autant. Si cela ne semble pas déranger la jeune blonde de parler devant lui, elle ne va pas commencer à s’encombrer de protocole. Surtout qu’ils semblent proches. C’est bien qu’elle ne soit plus seule, qu’elle s’autorise à un peu de bonheur. Pressentant la demande suivante, elle enjoint le couple à la suivre d’un mouvement bref du menton. Cherchant comment répondre. -Vivian va bien. Elle est stabilisée. Elle semble être consciente, bien que vous sachiez combien c’est difficile d’être certaine dans son état général. Il y a eu… -Et pour la première fois, la medecin détourne les yeux. Cherche ses mots, trahit un malaise certain– Il semblerait qu’il y ait eu une erreur dans ses perfusions habituelles. Je ne comprends pas comment c’est possible. Ce sont toujours les mêmes infirmières qui s’occupent d’elle. Elles sont toutes très compétentes, ont des années d’expérience. Nous nous sommes rendus compte que l’un des cathéters lui injectait une forte dose d’opiacée. Si votre compagnon n’avait pas appelé… elle aurait succombée à une overdose. Nous avons neutralisé la drogue dans son système, mais il va falloir plusieurs heures d’observation pour que son corps finisse de l’évacuer.

Les ongles de Victoria s’enfoncent avec force dans l’avant-bras de David malgré sa veste. Ce n’était pas une reaction de son corps ou une nouvelle crise. Il y a eu une intervention humaine. Mais qui voudrait s’en prendre à Vivian ?! Pourquoi. La londonienne sait que ces questions sont importantes. Essentielles. Mais elle ne parvient pas à se concentrer dessus. Pas tant qu’elle n’aura pas vu sa sœur. Sonia connait parfaitement la profession de celle-ci et a déjà mis en lieu sur la poche de plastique ainsi que les différents tubes et aiguilles pour les tenir à la disposition de Victoria. Une enquête interne est prévue, mais tout s’enchaine trop vite pour qu’elle ait eu le temps de commencer. Le ton de Victoria est parfaitement posé. Sans une once de l’agressivité dont elle a pu faire preuve avec David. Pourtant, il est d’une fermeté et d’un acier qui ne souffre d’aucune contradiction-Je veux une surveillance à la porte de Vivian jusqu’à ce que les circonstances soient complètement éclaircies, et je parlais aux infirmières. Plus tard.
-J’ai déjà donné des instructions en ce sens. Venez me voir dans mon bureau avant de partir, nous pourrons discuter des mesures que vous souhaitez instaurer. -Elle prend congé sur ces quelques mots. Laissant David et Victoria face à la porte entre ouverte. Et soudain, elle a envie d’être partout, sauf ici. Elle ne peut pas aider Vivian. C’est une réalité douloureusement apprise au fils d’échecs de plus en plus difficile à supporter. Ses ongles ont cessé de broyer le bras de David. Pour ne plus laisser que sa paume. Mais elle ne fait pas le geste nécessaire pour pousser le battant et entrer dans la chambre. Elle regarde devant elle, sans rien voir réellement. Juste prête à prendre le premier prétexte pour fuir. Pour ne pas devoir souffrir encore une fois de voir sa sœur inconsciente, hors de portée, hors d’atteinte, hors de vie. Les odeurs de désinfectant. Les couloirs aux teintes qui se ressemblent toutes. Les appels des différentes infirmières. Le ballet des visiteurs inquiets ou soulagés. Les brouhahas qui forment une bulle auditive presque oppressante. Elle a l'impression d'être physiquement écoeurée, attaquée par cette atmosphère unique aux hôpitaux.




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