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 Les ailes des anges sont rouges sang - [Seolanne]

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Calville
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Informations supplémentaires ici.


Joel Kinnaman @calville
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Marshall n’avait pas su quoi répondre à la pique acerbe de cette femme. Bien sûr qu’il se sentait coupable, raison pour laquelle il ne commettrait pas à nouveau la même erreur avec David. Il était sous sa responsabilité et le resterait. Cependant un point qu’il allait de suite établir avec elle et dont il ne changerait plus, sa main à couper !  – David est un type bien. Et je le répète, assuré à 100%, il n’a rien à voir avec ces meurtres. Vous ne pouvez pas l’emmener sans prendre de précautions, savez-vous ce qu’est- la schizophrénie ? Savez-vous que si vous l’obligez à sortir vous aggraverez son état ? Etes-vous donc tellement blasée de voir des crimes que vous avez perdu votre humanité ? * Il espérait faire entendre raison à cette femme, espoir vite déçu quand David fit son apparition avec l’un des gardes. Elle avait réussi à le faire descendre, il affrontait beaucoup pour pouvoir lui parler, l’emprise qu’elle semblait avoir sur lui le dépassait. Il avait mis plus de 6 mois à avoir sa réelle attention, et cette femme en quelques jours savait le faire réagir. Un bien ou un mal, seul l’avenir le dirait. Pour l’instant il le laissait agir à sa guise, plus assuré qu’il ne l’avait jamais vu depuis son arrivée.

David ne voulait pas de confrontation, encore moins avec le miroir réel de ses rêves. Mais elle mentait. Effrontément. Ne comprenant pas les efforts qu’il faisait pour lui faire entendre raison sur ce qu'il voyait. Le penser coupable lui faisait également hérisser ses poils. Idiote de Flic. A quel moment aurait-il pu quitter l’hôpital pour aller tuer tous ces gens. Les dessins lui sont posés dans la main et la tete secoue . Lui donner les pistes de son enquête ? il en avait quoi à faire ?  il n’était pas flic, ce n'etait pas à lui d'avoir ce genre de confidences ! – Non. Je ne voulais pas les pistes. Je voulais de la sincérité. J'ai voulu aider mais vous n'écoutez pas.

Il n’aimait pas le mensonge encore moins quand il désirait vraiment aider. Aussi bien ces gens qui étaient ou seraient victime que lui-même. S’ils arrêtent ce tueur il ne verra plus ces horreurs qui le terrifient et il pourra réapprendre à vivre. Il ne savait pas. Il ne savait plus. Il avait mal au crane, surement bien plus que d’habitude. Il est en colère surement trop. Et s’éloigne d’elle. Tant qu’elle ne comprendra pas il n’a plus rien à dire. Mais sa voix le percute. Ses paroles se font assassines, bien plus qu’elle ne peut se l’imaginer. Entre incompréhension et prise de conscience il reste figé à la porte ouverte le menant aux étages sécurisés alors que les pas de Victoria et de ses flics s’éloignent dehors. Marshall qui avait entendu la dernière tirade de l’inspectrice s’avança vers lui.

- David est-ce que ca va ?
- Vous trouvez que je suis lâche ?
- Non David vous ne l’êtes pas.
- Elle l’a dit
- David ... c’est un flic, elle se comporte ... en flic.

Moment de silence alors que la pluie battait de toute sa force.

- Vous avez des éléments pouvant les aider sur ces meurtres ? dites-moi la vérité.
- Je vois des choses horribles et qui sont vraies. Elle ne me croit pas. Vous non plus.
- Alors prouvez-lui qu’elle a tort. Prouvez-le moi aussi. Main posée sur son épaule. – Il est temps de sortir de votre coquille David, vous avez une vie à mener et Broadmoor n’est pas la solution. Je ne vous abandonne pas, je vous le promets.

Quelques instants plus tard, David avait franchis la porte s’appuyant contre le mur à coté de Victoria regardant la pluie qui tombait de plus en plus abondante aidée du vent pour intensifier sa force. Aucun signe vers elle, Ne lui parlant pas, ne la regardant pas. Avant de tendre sa main sous l’ondée, mouillant ses doigts. Cette pluie semblait réelle. Oui elle devait l’être. L’idée le ravissait, il adorait la pluie et cette fraicheur pure qu’elle offrait. Avançant de quelques pas il releva le visage pour laisser la pluie glisser sur lui le lavant de ses péchés et poids divers. Les bras en croix tel el corcovado, ouvrant la bouche yeux levé au ciel menaçant. Il reste ainsi tournant sous l’onde de toute sa carrure. Il était trempé mais il s’en moquait, cela valait bien le coup. Peu à peu l’averse s’atténuait et avec elle le plaisir d’être sous l’eau. Il glissa sa main dans ses cheveux ruisselant les ramenant en arrière et se retourna vers elle. Comblant les quelques marches pour venir poser la main sur la porte contre laquelle elle était appuyée. Prise en étau entre le mur, la porte et ce bras qui l’empêchait de partir. Regard imperturbable et franc qui se scellait au sien


- La lâcheté a plusieurs facettes. La vôtre en vous cachant derrière votre rôle de flic imperturbable et ne posant pas la question qui vous brûle les lèvres. La mienne en y répondant pas, même si cela pourrait vous soulager. Il ne parlait pas des crimes. Elle le savait autant que lui. Se penchant encore plus au creux de son oreille – Je ne suis à l’abri nulle part Victoria.

Il la planta là, retournant dans le hall vers Marshall avec lequel il discuta et prit cette fois ci la porte le menant aux etages, Marshall avait le visage un peu défait mais vient retrouver Victoria sur le perron. La pluie n’était plus qu’un mauvais souvenir, sauf les quelques gouttes tombant de l’avancée qui protégeait le perron. Le parc boisé qui entourait l'établissement recommençait à vivre laissant les oiseaux appeler le soleil de leur piaillement.


-Fut un temps vous ne vous seriez pas moqué si facilement de cet homme. J’ai rencontré David il y a 10 ans maintenant, déjà dix ans. Hochant la tête comme pour se convaincre que le temps passait trop vite. Exactement ici sur ce perron, et un temps encore pire que cette petite averse. La tempête Klaus nous touchait de plein fouet. Et il se tenait là sous la pluie, sous le vent. Il ne bougeait pas, on aurait dit une statue soumise aux éléments, inflexible dans sa volonté d’etre là. Je suis allé à sa rencontre et vous savez les deux seuls mots qu’il m’a dit : aidez moi.

Ce n’était pas lui qu’il voulait aider mais bien ceux qui l’entouraient. Il avait failli tuer cette femme à Édimbourg, il voulait juste ne plus etre un danger pour personne. Alors il est venu ici. Il cherchait une solution radicale, celles qu’il avait trouvé étaient encore en traces fraiches sur ses bras marqués de vaines tentatives d’en finir. Il était encore plus nerveux et perdu que maintenant, un animal blessé qui se retrouve acculé et n’a plus de solution. Mais il avait dans le regard cette certitude que se faire interner ici serait la meilleure solution pour tous. Il savait qu’il allait perdre tout ce qu’il avait, sa famille, son cabinet d’architecture, une vie « normale » , un avenir . Se sacrifier pour éviter que d’autres ne souffrent, je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi courageux, Alors avant de l’insulter de lache aussi vertement et devant tout le monde, apprenez à le connaitre. Et respectez le, il vous le rendra au centuple – J’espère que vous ne vous permettez pas de juger la personne de votre entourage qui est malade de façon si virulente. Marshall avait la langue bien pendue c'etait vrai, mais aussi les oreilles attentives et il n'oubliait jamais une parole. – Il a demandé à l’attendre, il vous suit et je vais avec lui. Ce n’est pas négociable.

Il n'aimait pas cette idée. C'était bien trop tot, mais David avait choisi et il acquiescerait tant que cela le porterait en avant. Avant de repartir vers les etages organiser la sortie de David pour cette fin de journée, laissant cette femme choisir si elle voulait les attendre ou pas.  Renonçant à prévenir le directeur, Marshall ne voulait pas voir son malade devenir un légume dans un établissement prévu pour des cas autrement différents. Et David s'ouvrait. Légèrement, mais c'etait l'avancée la plus probante de ces derniers mois. Il était malade, et surement dangereux en période de crise, mais il ne méritait pas ce sort là.

Une heure après. C’était un tout autre homme qui sortit de l'ascenseur rejoignant Marshall et Desanges dans le hall. Habillé civilement, d’un long manteau bleu marine, d’une chemise noire, d’un pantalon noir et de ranger, rasé, le regard ayant retrouvé une autre contenance. Il n’avait plus rien à voir avec le malade frissonnant au moindre mouvement dans l’air.

Passant devant Victoria sans s’arreter, il attendit les mains dans les poches qu’ils le rejoignent sur le perron qui était maintenant ensoleillé . Il serra les poings c'était une mauvaise idée de sortir, une connerie véritable, ayant peur de ses propres réactions, mais s'il restait ici il savait qu'il verrait encore chaque meurtre. Non. Il ne le supporterait plus longtemps.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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Victoria Desanges
J'ai 37ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis inspecteur de police et je m'en sors plutôt bie. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis divorcée et je le vis plutôt sans m'en préoccuper.
Elle est née d'un père français et d'une mère anglaise, Victoria a une soeur jumelle, Vivian. Les deux soeurs ont sur le bras depuis leur quinze ans un tatouage qui se répond et forme une paire d'aile stylisée.
Elle est inspecteur depuis presque huit ans au sein d'une des Major Investigation Team de la Police de Londres, unités chargées principalement d'enquêter sur les divers meurtres au sein de la Capitale et dans ses alentours. Son partenaire habituel est en repos forcé depuis plusieurs mois et elle poursuit seule l'enquête sur la série des assassinats ésotériques qui ne cesse de terroriser Londres depuis plus d'un an.

katee Sackhoff:copyright:️ NOM CRÉATEUR

Elle se montre acide et brutale avec le psychiatre en attendant que David paraisse ou non. Victoria a conscience qu'elle le bouscule. Qu'elle les bouscule. Mais la diplomatie ne peut ouvrir toutes les portes, il y a un moment où les gants de velours doivent céder à la main de fer qui se cache en dessous. Et pour ne rien arranger, la jeune femme a été piqué par la remarque du medecin. Ce n'est pas elle qui a boulversé l'équilibre de David et de l'hopital. Elle est la réponse à ce chaos. Pas la cause. Cependant, il soulève un point que la jeune femme se refuse à passer sous silence. -Encore une fois, vous vous meprenez. Je ne suis pas là pour arrêter monsieur Kemp. Il n'est pas plus coupable que vous. MAIS, je suis convaincue qu'il detient des informations cruciales. Et il serait completement irresponsable de ma part de passer outre. -Elle secoue la tete avec un soupire qui frise un début d'agacement. Entre être assommé de neuroleptiques au point d'être inconscient et une absence totale de soutien, il y a un monde. Ce que le psychiatre ne peut ignorer. Il choisit de se montrer volontairement obtus. - Je ne vous interdit pas de lui prescrire le traitement que vous jugerez adapté pour garantir sa santé et sa stabilité.

Ses prunelles s’étrécissent aux dernières paroles de Marshall. Manque d'humanité. Il est tellement loin du compte que sa remarque est une insulte. Une insulte qu'elle ignore volontairement. Elle refuse de se laisser entrainer dans ce genre de sophisme. Bien à l'abris dans son bureau, l'homme n'a pas la moindre idée de la réalité de son travail. Et il doit en être ainsi. Qu'elle apprécie ou non le medecin n'a pas d'importance. Victoria fera tout pour qu'il ne se retrouve jamais plongé dans les rouages les plus sordides et les plus terrifiants du monde dans lequel il vit. Lui, et 95% de la population de Londres. Et si cela doit passer par une froideur accrue et une mécompréhension de qui elle est, ce n'est qu'un élément de plus avec lequel elle doit composer. Elle n'agit pas pour l'adulation des foules.

Elle est peut être la plus étonnée de l’apparition de l'homme devant elle. Pourtant, elle ne renie pas la sincérité de son soulagement à le voir debout et apparemment remis des tourments physiques qu'il a souffert. Pas assez pourtant pour pouvoir se contenter de quelques dessins, de son outrage - la sincérité et la confiance qui vont avec sont des denrées trop rares pour qu'elle les gaspilles- et d'un retour à sa chambre. D'un retour au point de départ. Victoria ne l'accepte pas. Et c'est sans le moindre remord qu'elle lui assène des paroles d'une dureté assumée. Abandonne les feuilles offertes et tourne les talons pour rejoindre l'extérieur, sans chercher à exercer la moindre contrainte. Les Divas, l'inspecteur n'a pas le temps pour elles. Et David et Marshall en sont deux beaux exemples. Rapidement, ses collègues la laissent seule sous la pluie qui devient de plus en plus insistante. Ses mots ont du faire mouche pour que le jeune homme la rejoigne quelques minutes plus tard sous l'averse. Présence bien plus concrète que celui qu'il était entre les murs étouffants de sa pièce aveugle. Si la blonde ne fait pas mine de le rejoindre sous l'onde drue, ses prunelles glacier ne le quittent pas pour autant. Il semble renaitre sous l'eau qui ruisselle et le noie. Ses mèches blondes, son pull bleu sombre, son pantalon blanc ne tardent pas à se gorger d'eau. Ses vêtements se plaquent contre son corps et dessinent le relief de muscles qui cisèlent son torse, son dos et ses cuisses. Probablement, elle devrait détourner le regard, Victoria n'en a pas envie. Prenant conscience de la puissance qu'il dégage à cet instant. Il parait se laver des peurs qui le paralyse. L'esquisse de l'homme en dessous n'a rien d'hésitant ou lui demandant de l'aider à se tuer.

Victoria était déjà en train de se décaler pour lui permettre de rentrer dans l'hopital sans risquer de la frôler quand il emprunte un terrain dangereux. Il se positionne entre elle et les marches, son bras fermant le triangle dans lequel il l'enferme. Elle se redresse de toute sa hauteur, et l'expression de son visage est limpide. Il tente le moindre geste menaçant vers elle, il aura une idée très précises des raisons pour lesquelles la jeune femme n'avait pas eu peur de lui retirer sa chemise de contention. Mais dans les prunelles de David, ce n'est pas de la menace qu'elle lit. Pas directement. Il préfère un coup vicieux qu'elle n'avait pas venu venir. Elle ne tente pas même pas de prétendre n'avoir pas compris. Ses épaules se rejettent en arrière sous la furie blanche qui l'embrase une breve seconde, qui irradie son regard et crispe sauvagement sa machoire. Victoria se controle et étouffe aussitot son débordement. Perdant malgré tout une bonne dose de professionnalisme. Mais il est clair qu'il a souhaité atteindre la femme et pas le flic. Tant pis pour lui. Le policier est bien plus agréable que celle qu'elle est en dessous. - Allez vous faire foutre, Kemp. -. Elle ignore tout de ce qui peut l'unir à sa soeur, ignore comment il a pris connaissance d'elle. Mais refuse d'y refléchir. Refuse de se laisser distraire de sa traque. Elle finit par articuler entre ses dents serrées après un court temps de silence- Ce ne sont pas de ces réponses là dont j'ai besoin. Pas maintenant. -Et il ne saura jamais combien cela lui coute devoir se contraindre à attendre. Ce qui ne l’empêchera pas de servir de la moindre minute de son temps personnel pour se pencher sur les données qu'elle a recueilli à la clinique. Il se penche sur elle, faisant prendre conscience dans le même temps qu'il a une bonne tête de plus qu'elle. Il l'oblige à courber la tête pour croiser ses iris. Choisissant volontairement d'ignorer l'usage qu'il vient de faire de son prénom, elle ajoute avec un ton à la politesse suave-Bienvenue dans le commun des mortels, dans ce cas.

Il rentre à l'intérieur et elle grille presque une mèche de sa frange en allumant son briquet pour une nouvelle cigarette. Connard. Putain de connard de se servir de sa soeur de cette manière. Il lui faudra plusieurs taffes pour retrouver un semblant de calme. Juste à temps pour voir que Marshall est en train de la rejoindre. Un soupire las à ses lèvres qu'elle ne retient pas. Mais ils vont tous les deux de la faire chier jusqu'au bout, ces deux là! Elle vient de lui dire qu'elle ne forcerait pas son patient à venir au commissariat, ils veulent quoi de plus là, putain! Pourtant, elle l'écoute. -Je ne me moque pas de lui. Je le réveille. -Frisson désagréable quand il évoque la Tempete Klaus. Mauvais souvenirs. Ce qu'il lui apprend de la personnalité de Kemp, de sa volonté de se placer en retrait pour protéger ceux qui pourraient l'entourer, elle l'enregistre précieusement. Mais lui aussi se fend d'une petite phrase assassine. Victoria a un rire rauque qui tient plus de l'aboiement. - Vous vous êtes donnés le mot ou quoi? -Sa main agrippe le poignet du psychiatre pour avoir son attention complête- Le jour de la tempête Klaus, ma jumelle, qui souffrait depuis depuis l'adolescence d'epilepsie sévères, de crises de paranoïa et d'un délire de persécution est tombée dans une quasi catatonie, rompue par des moments de conscience où elle est soit totalement incohérente, soit en prise à une terreur dont l'origine reste inconnue. Alors croyez moi "Docteur"- et cette fois, l'ironie est mordante- si en me montrant irrespectueuse, blessante, insultante, secouante, je pouvais la ramener à nous, ne serait ce qu'à un quart de l'état de David, croyez moi sur parole quand je vous affirme que je n'hésiterais pas une seule seconde! Vous voulez un fun fact?! Devinez quel prénom il a prononcé après ses deux minutes d'arret cardiaques? Et le premier prénom comprehensible que ma soeur a articulé en plusieurs années quand elle est revenue à la vie à la seconde pret, après les mêmes deux minutes? Un indice. Ce n'était ni le votre, ni le mien!

Sa poigne le relache.Un hochement de tête quand il termine. Il vient. Ils viennent. Et commencer par ca? C'était impossible? Il ne pouvait pas accepter sans créer tout ce drama autour? C'était si compliqué? Elle est furieuse. Contre David. Contre Richard. Contre elle même pour avoir évoqué un peu plus Vivian avec ce dernier. Se refuse catégoriquement à le faire dans des circonstances normales. -Je vous attend. - Sécheresse du Mojave dans son ton. Vu le déroulé de sa matinée, Victoria n'est plus à ca pret. L'orage menaçant encore, elle a finit par revenir dans la reception. Un café indispensable et son comportement est à nouveau égal. Son visage a retrouvé sa neutralité. Une heure! Une heure, sérieusement! Pire qu'une adolescente dans sa salle de bain à la veille de son premier vrai rendez vous. Néanmoins, malgré son impatience, un vague sourire se dessine à ses lèvres quand les portes de l’ascendeur lui laisse le passage. Elle l'apprécie malgré elle la vision qu'il livre de lui à ce moment précis. La chenille a définitivement déchirée sa chrysalide. Il y a dans sa démarche, dans son port de tête, une volonté acérée dont elle a vu les prémisses sous l'eau ruisselante. Il est dangereux. Ou il pourrait l'être. Et il est toujours vexé. Ce qui n'est plus son cas, perte de temps et d'energie qu'elle ne peut se permettre. Elle a retrouvé tout son vernis professionnel. Son sourire s'agrandit, franchement amusé, lorsqu'il les précède à l'extérieur. Finalement, le silence a des vertues certaines. La jeune femme le rejoint, sans un mot, ils parleront bien assez plus tard. Marshall n'est pas loin derrière elle alors qu'ils se dirigent vers le véhicule banalisé de la policière. C'est un 4x4 qui a clairement vu des jours meilleurs mais qui remplit parfaitement sa fonction de conduire sa propriétaire sur tous les terrains qu'elle peut etre amenée à fréquenter.

Le silence pourrait être lourd dans l'habitacle, mais il l'indiffère. Elle laisse les deux hommes s'installer à leur convenance, mais ils n'approcheront certainement pas du volant. La circulation dans Londres à cette heure ci est beaucoup plus chargée que lorsqu'elle a fait la route en sens inverse. La radio grésille régulièrement ses codes et ses informations sans que Victoria ne reponde ou n'intervienne. Sa conduite est souple, sans agressivité inutile. Aucune urgence dans ses coups de volants et elle n'allume pas le girophare. David est completement absorbé dans la contemplation de la circulation et des marqueurs touristiques qu'ils peuvent croiser. Et Victoria n'a aucune envie de faire la conversation avec Marshall. Embouteillages, livraisons, déviations, touristes maladroits à gauche. C'est une accumulation ubuesque. Victoria a finit par baisser le scanner pour trouver une station qui diffuse du rock en continue. Non. Elle n'a pas demandé leurs avis. C'est presque une heure et demi plus tard qu'elle engouffre le véhicule dans un parking souterrain et reservé aux forces de polices. S'assurant que les deux hommes restent à ses cotés, elle pénètre directement avec eux dans les méandres du commissariat, hors de vue du grand public. Elle finit par les laisser près d'un bureau au bordel soigneusement organisé. Ils s'attirent quelques regards curieux de la part des collègues de Victoria, mais aucune reflexion ouverte. Sachant très bien que la blonde a une langue de vipère lorsqu'ils se mêlent de ses affaires. Avant qu'ils ne s'approchent vraiment, elle referme prestement le fichier ouvert le matin même, aux divers photos et schéma comparant les différentes autopsies des victimes, dans sa recherche de pointer les similitudes entres les cas, tant dans les meurtres que les mutilations. Ils n'ont pas besoin d'avoir accès à ce genre de détails sanglants. Rapidement, elle note que les dessins ont été déposés sur son bureau, agacée de la curiosité de l'un des deux, mais apréciant le soin qu'il a mis à effacer toutes pliures dans les feuilles. Victoria se retourne vers eux. Hésite à leur demander de ne pas fouiller. Puis finalement. Tant pis si la précaution était inutile. -Je reviens dans quelques minutes. Vous avez une machine à café dans le couloir attenant. N'hésitez pas à vous assoier si vous le souhaitez -Elle alpague les regards des deux, l'un après l'autre - Je vous demanderais de ne pas toucher à mes dossiers. Je ne crois pas avoir besoin de vous préciser pourquoi. Je vais prévenir mon supérieur, le Superintendant Gareth Winman, de votre arrivée. Il souhaite s'entretenir avec vous, monsieur Kemp.

Et alors qu'elle frappe puis entre dans le bureau de celui-ci, elle se demande si elle n'aurait pas mieux fait de demander que Sebastian surveille un minimum leurs faits et gestes. Et sait aussi qu'elle aura de la chance si Gareth lui permet d'assister à l'entrevue qu'il aura avec David et le psychiatre.


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David Kemp

J'ai 39 ans et je vis à Londres, Angleterre.  Célibataire, sans enfant. 1.92m .
2 sœurs, 1 frère, parents encore en vie. Il ne les a pas vus depuis plus de dix ans.

Fumeur. Ancien architecte. Quelques tatouages et marques diverses. Il craint le contact physique, pour les médecins simple symptôme psychologique entrainant une catatonie allant jusqu'a l’arrêt cardiaque, personne ne croyant vraiment qu'il voit des choses horribles au simple effleurement d'une autre personne.

A 10 ans, il commence à voir des choses qu'un garçon de son age n'aurait eu à subir. Des morts, à entendre des voix, cris, cauchemar, refuse tout contact physique, et commence alors un long parcours psychiatrique ses parents refusant de croire en ses paroles et forçant les contacts entraînant de nombreux sejours dans les divers hopitaux de Londres. A 16 ans les visions deviennent de plus en plus intense et violente. Les traitements suivent en fonctions. Jusqu’à ses 20 ans où du jour au lendemain il retrouve une vie normale. Il reprend des études devient architecture, des projets pleins la tète. Meme si il évite le plus souvent possible la proximité des gens.

A 28 ans, les crises reviennent, plus intenses. Après trois tentatives de suicides et avoir failli tuer une femme dans un hotel, il se fait interner de lui meme à Londres non loin de la Tamise depuis presque 10 ans il est diagnostiqué schizophrène à tendance suicidaire. Presque continuellement sous neuroleptique, il subit des crises de plus en plus fréquentes, des visions horribles de mort qui malgré son état vaguement végétatif arrivent jusqu'à lui.  

Mais si ce qu'il voyait n’étaient pas que des reves...

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Défendre David de l’injustice des mots de l’inspectrice semblait pour le Doc essentiel. Tout comme remettre les pendules à l’heure. L’homme qu’il suivait depuis dix ans avait des hauts et des bas comme beaucoup, et Marshall refusait qu’une bonne femme sortie d’on ne sait où vienne à l’insulter de la sorte.
– Le reveiller ? La prochaine fois utilisez le café ça lui fera plus de bien que de sentir votre dédain. Il n’aimait pas cette femme qui semblait prête à tout pour obtenir ce qu’elle voulait. Manque d’humanité ? oui il le pensait véritablement. Ce fut sans compter sur la suite de cette etrange conversation. Marshall ne s’était pas attendu à cette poigne de fer qui l’empêchait de partir, autant que de cette révélation troublante sur sa sœur et son rapport avec David. Stoïque il l’écouta. Il aurait pu se moquer de ses paroles, mais en psychiatre attentif, comment ne pas voir cette détresse qu’elle dégageait. Avoir une sœur malade, une jumelle qui plus est, rien ne pouvait etre pire. Son geste premier eut été de poser la main sur son épaule, mais il se ravisa vite, la voix cependant plus douce et compréhensive, peut-etre un peu perdu dans ses explications et ce lien étrange qui n’avaient pas de sens. – Vous voulez des réponses de David ? Posez-lui simplement la question et écoutez-le. Son esprit est souvent chaotique, mais il vous aidera s’il le peut. Je reviens dans quelques minutes.

Faisant fi du ton désertique de la jeune femme, il remonta dans son bureau avant de prendre le dossier de David, long comme le bras malgré le coté taiseux de son patient. Un petit carnet qui lui servait de notes il l’ouvrit et lut quelques mots, quelques noms avant de tomber sur celui qu’il avait vaguement entendu au reveil de son patient quelques jours plus tot. Vivian. C’était donc la sœur de cette inspectrice ? d’une grande armoire qu’il ouvrit avec une clé sur son trousseau, il regarda la centaine de bandes, numérotées selon un archivage precis. 10 ans … surement les bandes les plus anciennes. Il passa la cassette sur son magnétophone, acquiesçant sur certains passages, passant d’autres peu intéressant jusqu’à trouver ce qu’il désirait. Quelques notes à nouveau sur son carnet avant de glisser la petite cassette dans sa poche. Il déboucha au bureau des infirmières pour prendre un traitement de substitution pour son patient, et  retourna dans la salle d’attente où se trouvait la jeune blonde. Chacun de son coté.

Il n’était pas passé voir David. Il savait ce dernier peu envieux de sortir et encore moins de rester sans médications. Combien de temps pourrait-il supporter les crises qui l’assaillaient avec une telle violence qu’il se blessait lui-même ? Un jour .. pas plus. Marshall n’aimait pas l’idée de le voir sortir sans préparation et c’est bien en cela qu’il ne le quitterait pas d’une semelle. L’instabilité de l’état de David était inquiétante encore plus si cette femme voulait le pousser dans ses retranchements pour avoir ses réponses. L’heure passée il allait remonter voir si tout allait bien, quand il fut tout autant étonné que Victoria de le voir habillé et le port beaucoup plus altier. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait pas vu de la sorte, avec une espèce de sentiment prédateur en lui. Il passa devant eux sans un regard pour l’inspectrice – il lui en voulait vraiment visiblement – et les attendit sur la pas de la porte. Montant à l’arrière il laissa tout le loisir à David de voir l’exterieur qu’il n’avait que trop abandonné.

La résonance des mots de Victoria  ne cessait de le harceler alors que le véhicule faisait route vers le commissariat. Un lâche, voilà ce qu’il était pour elle, voilà ce qu’il était surement pour beaucoup.  Etais ce vraiment ce qu’il était ?Etais-ce pour cela que sa propre famille ne veniat plus le voir depuis des années. Que pouvait-il faire ? Sortir de l’hôpital et attendre la prochaine horreur pour se donner des pistes et jouer au justicier ? Non ce n’était pas à lui de faire ça, il n’était pas flic, ni privé, juste un architecte perdu au milieu d’ombres menaçantes. Soupire en regardant la Tamise qui se déroulait en serpent devant lui. Il avait toujours aimé ce fleuve venant y trouver la paix de ballade quand son esprit le laissait tranquille. Le reflet de son visage dans la vitre se parait d’une fatigue bien présente chez lui. Peut-être même oublia-t-il sa colère pour laisser la lassitude l’endormir légèrement bercé par le ronflement du moteur.

Personne ne parlait. Visiblement chacun méditait sur ce qui avait été dit, ou bien simplement n’avaient-ils rien à se dire. Seul le bruit de fond du radar de police, puis ensuite de la musique rock qui s’elevaient, brisaient le silence entre les trois. De temps en temps il lui arrivait de suivre le tempo du bout des doigts sur sa jambe. Il avait toujours aimé la musique. Classique la plupart du temps quand il dessinait des appartements ou futures maisons qu’il imaginait. Il adorait ces instants de calme et de passion pour ces deux arts. Loin, bien loin de la voiture dans laquelle il se trouvait aujourd’hui.

L’arrivé au commissariat se fait en toute discretion, pas de menottes, au moins elle n’a pas menti sur cela. Au bureau de l’inspecteur, Marshall à ses côtés,  il ne comprenait pas tout ce désordre qu’elle semblait apprécier sur son bureau. Les dossiers furent fermés. L’ordre de ne rien touché ne trouva comme réponse qu’un vague haussement d’épaule de David. Il savait déjà ce qu’il y avait dedans. Il avait vu ces horreurs en live. Alors se le repasser en photo ? très peu pour lui. Il regarda plutôt derrière le siège, le panneau des hommes les plus recherchés du Royaume Uni, quelques papiers, des post it collés à l’ecriture usée, et sur son bureau lui-même une photo de famille, quand tout allait bien. Une sœur et son miroir. C’était surement la première fois qu’il voyait Vivian véritablement devant lui. Le remord à sa phrase assassine à sa sœur. Elle ne méritait pas cela, tout énervé qu’il puisse etre contre elle.

Son œil fut attiré par un mouvement à sa gauche et une sensation qui semblait lui rappeler quelque chose. Une présence à la fois douce et torturée. Elle était là. Apaisée. Le regard fuyant de cette forme encore attenuée dans son esprit, vers les dessins soigneusement déposés surement par un de ses collègues. Victoria ne les avait même pas regardé. A quoi cela servait-il de vouloir l’aider si elle ne faisait pas attention à cette même aide. L’effort restait vain, elle s’en moquait. Que faisait-il ici, sentiment de gâchis et de perte de temps. Il n’aurait pas du lui parler, il n’aurait pas du se taire. Il ne savait pas, il ne savait plus. Soupirs.

Toujours sur la droite, comme un appel aux indices, toutes les victimes de l’ecclésiaste depuis près d’un an. Un panneau pour chaque victime, photos, rapports, vague tentative de traduction au sens littéral d’une langue esotérique. Sourire sarcastique de David en s’asseyant aux cotés de Marshall.
-Ils se trompent.
-En quoi David. ?
-Ils ne voient que le moment présent, pas l’ensemble.
-Ahum. De quoi parlez vous. Je ne comprends pas ce que vous voulez dire

D’un geste de la main il désigna les panneaux, Marshall se leva ajustant ses lunettes pour aller voir de plus près ces écritures aux formes étranges. Un jeune flic lui demanda poliment de s’éloigner, le faisant revenir à ses côtés à peine quelques instants plus tard. - On dirait du grec ou peut-etre mésopotamien ? – Non. Plus ancien. – Je ne savais pas que vous parliez d’autres langues David. Pourquoi dites-vous qu’ils se trompent ? Vous comprenez ce qui est ecris. ?

Soupire il n’avait pas envie de discuter de cela avec le Doc qui trouverait toujours à redire  mais le tableau attirait de plus en plus son regard jusqu’au moment ou il ne put s’en défaire. La mélodie de son esprit ne connaissait aucun trouble en visionnant ces images, juste de faibles discours qui se glissaient au creux de son oreilles, au creux de son esprit. Fixé sur ce qu’il voyait, il s’avança alors que deux flics affichaient les dernières tentatives de traductions de grands professeurs sur cette langue quasi inconnue du grand public.

- On peut vous aider?

Pas de réponses de David, le regard allait et venait sur le tableau langage compilé. Les phrases retrouvées sur chaque meurtre avaient un sens. Mais prit dans l’ensemble le sens changeait.Pourquoi ne l'avaient- ils pas vu ? Pas étonnant que le tueur leur échappe encore

Prenant la première photo, il l’inter-changea avec le 5ème meurtre, le second avec le 7ème et ainsi de suite il ‘entendit à peine l’un des flics s’indigner avant d’etre interrompu surement par Marshall ou Desanges. Bouleversant l’ordre des photos, l’ordre des meurtres, meli melo de symboles, entre anagramme et cryptographie d'une langue au pouvoir quasi surnaturelle, prenant parfois du recul puis revenant à l’assaut des photos.
Il stoppa quelques minutes sans plus effectuer le moindre geste devant le tableau de la dernière victime * la femme au joli sourire* C’est vrai qu’elle était belle. Une photo d’elle avec sa famille. Si vivante, si heureuse. Solange. Enfin il connaissait son nom. Enfin il pourrait lui parler. Un profond air de tristesse passa sur son visage détachant la photo du panneau ainsi que celle marquée de symbole gravé dans la chair de cette femme magnifique. Il resta quelques minutes ainsi quasiment prostré serrant les photos en regardant la forme qui se distinguait de plus en plus articulant la voix éraillé vers elle - Pardonnez moi Solange, je n'ai rien pu faire Un sourire bienveillant de sa part, comme si rien n' etait passé. Il se moquait qu'on l'observe, il devait lui parler. Mais le moment ne semblait pas venu. Elle s'évanouit avec la meme douceur.

Les photos n’étaient plus sur le meme coin du panneau avec une vague traduction autour à sa gauche, mais alignées de part en part des 11 panneaux, formant une ligne d’écrits. Phrase nouvelle, complexe. Il ne s'occupa plus de celle ci, se retournant tendre la photo de Solange à Victoria , ignorant l’homme qui en imposait à ses cotés.

-Elle, c’est différent. Il est passé à autre chose, il va tuer plus vite, et avec plus de violence. Je ne connais pas son visage. Et ca * allant prendre les dessins  les lui remettant entre les mains * - si vous n’en voulez pas, jetez les et arrêtez de me dire que je suis un lâche, si vous n’ecoutez pas, si vous ne prenez pas en compte mon aide,  ca ne sert à rien que je reste ici, soit vous acceptez soit vous me foutez la paix.

Repartant s’asseoir les laissant avec une nouvelle phrase à traduire.  Il ne se donnait meme pas la peine de le faire pour eux. Il se renfermait comme une huitre. Il n’aimait pas qu’on le prenne pour un idiot. On ne voulait pas de son aide alors qu’ils aillent se faire voir. Tous autant qu’ils etaient. Il regrettait déjà de lui avoir laissé la porte ouverte à une autre aide, il aurait dû simplement partir et les laisser se demerder entre eux.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

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