Partagez
 
 
 

 C'est moche, les regrets ~Calville~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
 
Calville
Calville
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/06/2018
ÂGE : 37
CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2719-du-rp-a-gogo#58230 http://www.letempsdunrp.com/t2582-lui-elle-moi-eux-nous-entre-autre#55932
Flash

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty


Christopher "Chris"
Delarive

J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
Aujourd'hui nous nous agrandissons, la société prend de l'importance. Il est plus que temps de se demarquer !

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Tumblr_inline_p0tidkweag1sjw90d_400

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 44d779978e402dfbf27dac480c7bb8ae

Photo :copyright:️ Créateur :Nicole Rivelli/Netflix


Oui ou non. Deux mots simples et une demande plutôt facile à respecter. Il voulait savoir sans les détails. Il voulait comprendre sans se caler près d’un précipice et d’y sauter. Le savoir est une arme autant qu’une faiblesse. Malheureusement Valentine était ce genre de femme à s’échapper des règles fixées pour en imposer d’autres. Elle voulait en finir avec le poids pesant qui l’affligeait et il devait écouter. Pas d’échappatoire possible dans l’habitacle. Il serait aisé d’ouvrir la porte et partir, mais le son de sa voix, de ce qu’elle avoue, le cloue sur place.

Si Christopher avait voulu, un jour, qu’elle parle et lui avoue enfin la vérité sur le déroulé de ces quelques jours précédents leur séparation douloureuse, il n’était pas déçu. Elle parlait sans qu’il ne la regarde, meme si il sentait qu'elle se torturait le corps et les mains, déversant un flot de paroles qui semblait la libérer de l’immondice qu’elle avait subis. Ô oui, voix à peine audible, troublée de trémolos. Paroles telles des ongles éraillés contre un tableau, chaque déclaration devenait douleur le poignardant, brisant chaque pensée qu’il avait pu avoir durant huit longues années et cette dernière semaine à ses côtés. Il aurait dû la haïr encore plus pour ces aveux. Il aurait dû rejeter en bloc ce qu’il s’était toujours caché. Il aurait dû cracher sur cette femme qui avait pris du fric pour s’éloigner de lui. Mais à cet instant, il voulait juste comprendre, et écouter encore. Qu’importe la douleur, qu’importe ce qu’il subissait, cela semblait si peu de choses face à ce qu’elle avait enduré.  

La fureur disparaissait contre elle et peu à peu retrouvait le chemin de celui par qui tout était arrivé. Steve. Tout était de la faute de Steve. Dernière surprise d’un homme horrible. Tortionnaire de sa propre famille. Monstre égocentrique.  Chris avait enfin trouvé le courage 3 ans plus tot de le virer définitivement de la vie des Delarive et de sa société. Oh bien sur il avait encore quelques pouvoirs et se pavanait comme le créateur de RE, mais chaque jour faisant, Chris l’éloignait, le cloisonnait dans son role de pantin qui perdait de la valeur. Steve avait eu une influence morbide sur sa mère qui se reconstruisait tant bien que mal, autant que sur sa fratrie qui peinait toujours à s’équilibrer. Quand Steve s'en était prit directement à Anne, cela avait été la goutte d'eau dans un ocean déjà bien remplis. Un coup de poing plus tard, Steve disparaissait de leur vue, le poids d’une vie de stress était tombé des épaules de Christopher. Ce jour-là il avait su que leurs vies seraient transformées à jamais. Libres. Et pourtant... Pourtant. Valentine remettait en cause même cet évènement, ce soulagement ; Steve avait agis contre elle. L’avait menacé. L’avait payé. Et lui avait été ignorant. La guillotine était tombée sur lui. Coupable par négligence.

Voix coupée.
Meurtrissures.
Vaines tentatives de rester à la surface de ce flot d’émotions qui veut l’attirer dans les tréfonds d’une pénombre sans fin.


L’espoir avait toujours été d'incomber la faute à celle qui était partie. Celle qui avait abandonné leur amour pour aller dans d’autres bras. Des films entiers avaient tourné dans sa tete sur cette séparation, des films entiers sur ce qu’elle était devenue, sur qui elle aimait, sur qui la touchait. Dédouané de cette séparation, il s’était reconstruit sur ces bases-là : Il n’était pas responsable de sa fuite. Et pourtant, Et pourtant… L’âpre réalité était plus complexe.

Valentine était sortie du véhicule le laissant seul avec cette vérité. Ces vérités. Aucun mouvement, les mains toujours serrées autour du volant. Il accuse le coup. Steve est responsable. Mais pas que. Colère contre qui ? Contre quoi ?  Tout autant coupable que ce père qu’il a renié. Il n’a pas vu la détresse de Valentine. Il n’avait pas compris cette pression qu’elle ne pouvait plus supporter. Ces menaces dévoilées alors qu’il travaillait avec ce monstre pour leur assurer un avenir. L’argent qu’elle avait accepté? Une fêlure de plus, mais que lui importait. Il n’avait pas saisi. Il ne l’avait pas protégé. Coupable par ignorance.

Facile, si facile d’avoir cherché à l’accuser elle, cible toute faite pour son courroux. Relâchant le volant il s’adosse contre son siège. Son visage n’exprime meme plus de colère ou de ressenti dégoûté, mais juste une fatigue si intense qu’elle l’abat sur place. En deux jours il a appris bien plus qu’en huit ans. Un fils et la vérité sur le départ de la seule femme qu'il ait aimé, c’était plus qu’il n’aurait pu imaginer supporter. Regard fixé sur la porte blanche du garage devant lui. D’une colère froide il ne restait plus que cette sensation de gelure aux bouts des doigts qui avaient trop serré le volant de cuir, le long de ses bras, cœur, corps et âmes transformées en étal vidé de sa substance. Elle l’avait quitté par peur de Steve, par faiblesse aussi de celui qui était censé être le roc de sa vie. Et tous ses beaux discours sur l’abandon perdaient pied et matière. Leur couple n’avait jamais été solide. Sinon elle lui aurait parlé. Sinon il aurait compris sans un mot. Terrible fatalité. Terrible découverte. Où se trompe-t-il encore ?


Il se retrouve figé comme la veille, presque au même endroit. Mais ici ce n’est plus la découverte d’un fils dont il est question, mais de la propre faiblesse. Il n’a pas été à la hauteur pour elle. Sera- t-il aussi faible pour Evan ? Pour elle à nouveau si un jour, dans son malheur, elle voulait à nouveau de lui? Où allait-il enfin prendre conscience qu’il va devoir les protéger de cet acariâtre paternel aux allures de Parrain. Il sait que le vieux ne les laissera jamais tranquille. Les proteger de lui également. L’un ne va pas sans l’autre malheureusement. Et si le paternel apprenait qu’il était grand père ? Non … Pas Evan. Pas ce gamin qui ne cesse de sourire. Pas ce fils qu’il ne connaitra jamais vraiment. Chris a vecu cet enfer, mais surement pas ce petit gars. La solution etait si simple pour éviter que cela n’arrive, mais tellement difficile à prendre. Avant tout il devait réparer une erreur brutale. Sortant du véhicule, il fit un signe au chauffeur qui l’attendait toujours pour aller à l’aérodrome et s’eloigna vers les jardins où Valentine a trouvé refuge. Prostrée. Il avait été odieux, bien le portrait de son Père.

Prenant place en silence à ses côtés, rien ne bougeait autre que cette balancelle espérant les réconforter en se mouvant légèrement d’avant en arrière. Les minutes s’égrainaient dans le mutisme le plus complet. Le soleil les inondant de ses doux rayons, pas encore brulant en cette période. Pourtant il mourrait de froid sans elle. Et il allait s’éteindre encore plus quand il aurait le courage de partir loin d’elle. Il comprenait maintenant, meme si la difficulté à accepter la vérité le saisissait dans le silence. La main droite de Christopher vint doucement saisir celle de Valentine, entrelaçant ses doigts aux siens sans mot aucun prononcé. A quoi bon ? Il a besoin de ce contact. Elle ? Peut- etre … ignorant encore à l’instant si son état de prostration etait dû à ses mots volontairement blessant pour cette jeune femme qu’il a toujours aimé, ou à une volonté manifeste de ne plus l’approcher. La chaleur de sa main dans la sienne rayonnait comme un jour nouveau qui se profilait.


- Pourquoi tu ne m’as rien dit. C'était bien plus qu'une question qu'il lui posait. Il se la posait à lui meme. Question vrillante. Essentielle. - Tu savais très bien que je me moquais de déclarer la guerre à Steve. Et toutes ses menaces m’auraient trouvé sur son chemin que ce soit pour ma famille ou le tienne. Isa, ta mère, je les aimais comme les miens. - J’aurai été fort parce que tu aurais été près de moi Valentine. Crois-moi il ne leur serait rien arrivé.

Vague reproche sans en être vraiment un. Idiot, tu n’as meme pas su proteger la femme que tu aimais. Alors une famille entière à cette époque ? Encore une question qui lui arrive en tete, encore tant de questions sur cet évènement, sur ces années, sur leur fils. Il voulait tellement savoir, mais préférait être ignorant, il en avait eu assez ces deux derniers jours. Moment de silence. Interrogation sur son propre comportement. Comment un homme qui se prétend amoureux peut ne pas voir ce qui saute aux yeux. - Je n’ai même pas vu … Je savais qu’il te haïssait, mais de là à te menacer, à menacer ta famille alors que j’étais là à tes cotés … Je pensais t’avoir protégé, je pensais avoir été là pour toi. Avoir été ce rempart dont tu avais besoin.  J’ai été tellement aveugle, et tellement faible, pardonnes moi.

Sa main serra plus fort celle qui avait toujours été son miroir depuis leurs 15 ans. Nouvel instant silencieux. Plus lourd dans ce qui suivrait.

-Tu as bien fais de me quitter. Il haïssait cette idée, il haïssait cette solitude qu'elle lui avait imposé, mais que dire de plus en se rendant compte de son inaptitude à être là pour elle. .-  Quant à l’argent, j’espère que tu as pu en profiter et que ça en valait la peine. Il faut que … Je vais partir ca sera mieux pour tout le monde. Je ne veux pas que Steve s'en prenne à vous deux. Je vais m’occuper de lui, il ne te fera plus mal, ni à toi, ni à Evan, ni à personne d’autres..  * sa main est portée à ses lèvres, déposant un baiser sur son dessus. Laches là Chris, lâches là et va t-en à jamais. Elle n’a pas besoin de toi, mais de ton éloignement. Sans toi, sans ce père terrifiant, elle aurait pu vivre une vie normale. Son esprit parlait mais son corps n’écoutait pas, gardant sa main comme le dernier refuge qu’il pouvait avoir. Glisser sa main hors de la sienne, et ca serait la fin. Il le fallait. Il ne voulait pas.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 620785chatbott
Revenir en haut Aller en bas
 
En ligne
Seolanne
Seolanne
Féminin MESSAGES : 580
INSCRIPTION : 29/09/2018
ÂGE : 36
CRÉDITS : icone : Luis Royo, Jack of Wand. Sign by La Fougère extraterrestre

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain //Medfan//Historique// Vampire// Steampunk//PostAppo
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Donut

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty


Valentine Devis
J'ai 31ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis chargée de relations publiques et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma propre volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.
Après quelques années aux Us, à se former dans diverses agences de publicités, elle décide de se spécialiser dans tout ce qui concerne aux relations publiques. Valentine se démarque pour avoir étouffé dans l'oeuf plusieurs scandales touchant de grandes entreprises privées, redorant leurs blasons auprès du publique. Depuis six mois de retour au canada, la jeune femme préfère éviter Montréal, pas encore prête à affronter ses souvenirs, et Ottawa lui apparaît comme le choix plus prudent.

Amber Rose Revah :copyright:️ NOM CRÉATEUR
Des mots qu'elle a prononcé dans le huit clos de la voiture, Valentine serait bien incapable de se souvenir d'un seul. Rien. Son esprit est vide, blanc. Elle ne parvient pas à retenir la moindre pensée. Tout file. Plus rien n'a de substance ni de réalité. Steve. Christopher lui a parlé de son Père. Elle croit.  Non. Il n'y a aucune raison pour que son ancien fiancé ait voulu lui parler de son géniteur déviant. Rien qui ne relie vraiment Valentine à Delarive  Sénior. Et pourtant. Si. Elle s'impose de réfléchir. De revenir en arrière. Oui. Il était là. Chez Anne. En colère. La berline. Une question. Une seule. Un oui ou un  non. C'est vrai. Il ajusté cette pièce du puzzle. Mais qu'est ce qu'elle lui a dit. Exactement? C'est trop exiger de la jeune femme à cet instant. Tout. Il lui semble qu'elle lui a tout dit. Non. Bien sur que non. Ce serait stupide. Elle se l'est interdit pendant trop d'années. Si. Est ce qu'elle a mentionné l'argent que Steve lui a collé dans les mains? Ses deniers de Judas. Oui. Maintenant, cela lui revient. Juste avant de sortir.

Elle se balance. Suspendu entre ciel et terre. Entre enfer et purgatoire. Les cris et les exclamations des trois enfants lui parviennent, jaillissant au delà des murs de la maison, vaguement.  Elle se balance, les yeux clos, la respiration trop calme. Hors d'atteinte. Et c'est parfait comme cela. Elle se doute que la réalité ne tardera pas  à revenir la frapper bientot. Le plus tard possible. Est ce que la vodka repousserait l'inévitable? Anne a toujours une vieille bouteille de Zuwbróka qui prend la poussière au fond d'un placard. Finalement, elle n'ira pas voir Clarisse demain. Un sms en disant qu'elle quitte RE, ca suffira. C'est impensable d'aller en centre-ville.

Un poids à ses cotés, qui fait légèrement grincer les chaines qui supportent l'arrondi confortable. Elle ne tourne pas la tête. Pourquoi faire? Elle sait très bien qui est venue la rejoindre. Mais, elle n'a plus rien à lui donner. Plus rien du tout. Plus d'explications, plus de justification, plus d'excuse. Pourtant, le parfum de son gel douche mélé  à l'odeur naturelle de sa peau tranche un peu dans le brouillard qui atone qui embrume tout. Valentine ne s'éloigne pas de lui. Ne se rapproche pas non plus.

Sa main qui prend la sienne. Qui enlace ses doigts aux siens. Le geste est à la fois si étranger et si familier. Elle ne comprend pas. Ne comprend pas pourquoi il les torture avec une esquisse intime. Est ce qu'il a entendu ce qu'elle lui a dit? De sa paume pulse une vie lente, régulière, stable. Qui l'oblige à revenir vers lui. Sa chaleur se diffuse vers elle. Il redevient son ancre alors qu'elle est était à la dérive. Ca ne va pas. Pour le moment elle ne souffre plus. Et préfère de loin l'anesthésie à tout ressenti. Quelque soit la nature de celui-ci. Il la hait et la méprise. A quoi bon tout le reste. Pourtant, pas un un fremissement dans ses doigts pour se dégager. Et il conserve une étreinte si douce, si légère qu'elle s'en libérereait si aisement.

Un pourquoi. Le premier d'une longue série. Elle tourne et retourne la question. Cherchant le piège. Décortique les intonations et la manière dont il parle. Un haussement d'épaule. Si infime. -Parce que j'étais jeune et stupide. - Sa voix est enrouée. Caillouteuse. Rauque de trop larmes versées la nuit précédente et de trop de peine. - Je pensais être capable de tenir tete à Steve indéfiniment. Erreur.

Il la force à se replonger dans un passé qu'elle a voulu rayer. Qu'elle n'a jamais voulu revivre de peur de se détruire plus efficacement encore. Le silence qui flotte n'est pas pesant. Pas maintenant. Ils sont au delà de ca. Elle croit. Peut être. Il cherche la faille pour finir de la détruire? Non. Ce n'est pas l'impression qu'elle a. Ou elle se trompe. Il y a une douleur encore inédite dans son timbre. Comme si Christopher découvrait une saveur à la souffrance qu'il ne connaissait pas encore. Et elle ne doute pas une seconde que ce soit encore elle la responsable. Combien d'autres blessures va t'elle encore lui infliger avant qu'ils n'en crevent ensemble?

-Tu n'étais pas censé voir, Christopher. Ni Anne, ni Mike, ni toi. Tu ne devais surtout pas voir. Ton père avait très bien compris cela. Ses attaques les plus virulentes, tu n'étais pas présent, jamais. Et moi, je croyais nous protéger tous en me taisant. Tu vois... je croyais que c'était parfait. Tu protégeais tes cadets et moi, je le tenais loin de toi. Tu n'étais pas faible. Tu tenais déjà les tiens à bout de bras. C'était à moi de te soutenir. Pas l'inverse. J'ai été arrogante et j'ai échoué. Tu n'as rien à te faire pardonner.


Elle a conscience de son ton et de son phrasé à la limite du mécanique. Ne peut plus lui offrir qu'une franchise sans voile ni travestie. C'est son dernier cadeau. Pomme empoisonnée. Elle détruit tout ce qu'elle touche. Sauf Evan. Pour l'instant. Son étreinte se fait plus ferme autour de sa paume. Plus décisive. Un frisson écoeuré à ses paroles. Il est loin du compte, tellement.

-Bien fait?! J'ai agit exactement comme ce qu'il voulait! Tu avais raison hier. Je t'ai abandonné. Tu n'étais pas faible. Tu ne l'as jamais été. Je t'ai servi à lui sur un plateau. Tu es revenu à Ottawa. Tu as repris ta place d'Héritier. Mais il n'avait pas prévu que tu serais bien plus fort et bien plus résilient que tout ce qu'il pouvait te balancer. Je suis fière de toi, Christopher. Vraiment. Sincèrement. Tu as éradiqué le cancer qui rongeait votre vie. Tu le tiens à distance et tu n'as jamais eu besoin de moi pour cela.  L'argent. -un son étranglé. Indéfinissable. - les 80% sont sur un compte bloqué au nom d'Evan. Une partie des 20% restant, je l'ai donné à ma mère quand elle a voulu acheter sa maison. J'ai prévu de faire un virement de l'intégralité de la somme à ton père. Je n'ai juste pas eu le temps avec tout l'administratif de mon retour au canada. Il ne peut plus me faire de mal. Je suis completement hors de sa portée. Je crois. Il pourrait probablement me causer pas mal d'ennuis avec les contrats signés il y a huit ans, mais franchement? Je m'en fous. Je ne suis plus une petite gamine timide de 22ans. Il ferait mieux de ne pas trop me chercher ou il risque de me trouver.  -Ses lèvres qui se pressent fermement contre le dos de sa main. Brulure. Brulure intense. Pour la première fois depuis qu'il la rejoint, la jeune femme bouge. Juste assez pour alourdir sa tête contre son épaule. Juste assez pour s'apesentir contre son coté. Pour perdre une partie de sa raideur.

-Ne lui parle pas d'Evan. Jamais. Je veux qu'il crève sans savoir qu'il a un petit fils. Jamais. Part si tu en as besoin, mais pas trop longtemps. Evan... Evan a toujours eu le manque de toi dans sa vie. Pas de manière consciente bébé, mais de plus en plus évident en grandissant.
 -Ses yeux se sont clos et la crispation de ses épaules s’atténue. Ils n'ont pas cessé de se balancer, lentement. Sans pourtant que le soleil ne parvienne à les rechauffer. -Il était dans une pièce, et il semblait écouter les échos d'un autre pas. -Son calme se fissure à nouveau. Et sa respiration se fait plus plus brutale, plus désordonnée. -Je suis désolée, chris. Tellement désolée. Il ne te connait pas, mais il t'attend depuis sa naissance et... et c'est impardonnable de ma part. -Sous les paupières fermées, de nouvelles larmes se forment et se perdent sur ses joues. C'est sa main qui se fait plus abrupte sur celle de Christopher. A nouveau desespérée - Ne le punit pas, je t'en supplie. Ne le punit pas à cause de moi. Il... il veux juste... juste une chance d'apprendre à te connaitre. Je ne le forcerais pas dans tes jambes, je te le promet. Si tu décides que c'est trop tard. Que... tu ne veux pas d'un enfant aussi grand, que tu ne peux pas être père dans ces conditions, je le lui expliquerais, en douceur, plus tard.  Si... tu... si au contraire... Si, si Christopher, tu veux passer du temps avec lui, mais... que  ma présence complique trop pour toi, je te laisserais tout l'espace que tu veux avec lui. Mais...  Il en vaux la peine. Il a accepté sans une hésitation quand je lui ai expliqué que nous devions vivre au Canada si il voulait se rapprocher de son père. Son école, ses amis, sa vie à Chicago, tout passait en second. Juste pour cette possibilité. Pour ce peut etre. Je ne te demande rien... je veux dire. Je ne suis pas revenu pour... je veux pas de pension ou... je veux pas d'argent de ta part pour Ev'. C est pas pour ca que je te parle de lui. C est pour lui. Uniquement pour le petit garçon qu'il devient. C'est... il te ressemble. Dans certaines de ses expressions. De ses mimiques. Dans ses colères. Dans ses sourires.  Je te vois en lui. Si souvent. Et c'était si dur parfois. Non. Pardon.  Ce n'est pas le moment. Je suis désolée. A quel moment Valentine a t'elle glissé au point que l'arrière de son crâne est pressé au creux de son épaule, dans la douceur confortable où l'os donne naissance au torse. Elle devrait se redresser. Il a dit qu'il voulait partir. Et c'est un besoin plus qu'une volonté. C'est une nécessité pour lui de s'éloigner, Valentine le ressent, le sait. De quel droit le retenir. De quel droit ose t'elle parler d'un enfant à celui dont elle l'a privé? Elle n'arrive pas à se redresser. Etait absolument certaine de ne plus avoir de larmes. Et découvre qu'elle est loin du compte.


C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Dgwb
Revenir en haut Aller en bas
 
Calville
Calville
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/06/2018
ÂGE : 37
CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2719-du-rp-a-gogo#58230 http://www.letempsdunrp.com/t2582-lui-elle-moi-eux-nous-entre-autre#55932
Flash

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty


Christopher "Chris"
Delarive

J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
Aujourd'hui nous nous agrandissons, la société prend de l'importance. Il est plus que temps de se demarquer !

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Tumblr_inline_p0tidkweag1sjw90d_400

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 44d779978e402dfbf27dac480c7bb8ae

Photo :copyright:️ Créateur :Nicole Rivelli/Netflix


Ils se parlent. Aussi dur que cela soit, ils arrivent à échanger sans que le ton ne monte ou ne soit blessant. Ils sont trop las de cette dureté qu’ils se sont balancés la veille pour continuer. Mais surtout ils s’écoutent. Peines et souffrances se livrent au grand jour sans ressentiment pour l’autre, c’est meme là tout le contraire. Malgré la raideur des corps encore traumatisés par ce Long we et cette nuit de tristesse, ils s’adoucissent l’un vers l’autre. La main de Chris reste ancrée à celle de Valentine et Le corps de de cette dernière s’apaisant  contre le sien, un appui qu’il ne peut que lui offrir après l’avoir tant torturée. Les courants discordants trouvent un rythme commun, ils se rejoignent, comme toujours ils l’etaient avant. Les notes sonnent encore un peu imparfaite mais chaque mot entraine vers une mélodie plus agréable. Jeune et stupide ? Ils l’etaient tous les deux. Un vague sourire nait aux levres de Christopher, lèvres qui se posent sur le front à portée de la jeune femme – Tu as été courageuse au contraire mon cœur. Peu ont tenté de faire face à Steve. Je suis fier de toi, meme si je te trouve stupide de ne m’avoir rien dit. * La phrase est prononcée sans aucune violence, peut-etre meme avec une pointe amusée dans le ton. Amusé il ne devrait pas l’etre et pourtant, ô troubles circonstances, ils se sont meurtris tous les deux, chacun voulant protéger l’autre d’une meme influence maléfique.

-Nous aurions dû voir, tous autant que nous étions. Nous étions tous unis, frères et sœurs, toi et moi. Nous aurions dû savoir et nous soutenir plutôt que de vaguement tenter dans notre coin de nous en sortir. Je n’ai pas été assez fort à cette époque pour unir nos forces, mais crois-moi, aujourd’hui ce n’est plus le cas.


Sa main reste serrée, abrupt d’une colère qui a trouvé une nouvelle proie toujours hait au plus profond de soi. Valentine n’est pas en reste. Il ressent dans sa poigne cette colère, cette frustration de n’avoir pas réussi à tenir tête à Stève, à être partie comme une voleuse. Tout, et encore plus quand elle ouvre la bouche, tout en elle respire la colère de la situation de ce qu’elle a dû faire. – Tu as agis comme tu as pu pour te protéger et en pensant bien faire. Je connais assez Steve pour savoir qu’il est impitoyable. Valentine. J’ai eu tort hier. Tellement tort. Je m’en veux de ce que je t’ai dit, mais j’étais tellement en colère. Tellement triste aussi. Je le suis encore un peu en fait. Quand j’ai compris que tu avais un fils. C’était juste de la haine que j’ai éprouvé pour toi. Je t’en voulais d’avoir fait avec un autre ce que nous n’avions jamais eu. Et quand tu m’as dis pour Evan.. * soufflant en secouant la tête * - je ne sais pas. Je crois que sur le coup j’avais pris cela pour un coup bas, que tu voulais me mettre à terre. Je t’ai prêté tellement de mauvaises intentions envers moi que ça a explosé. J’aurai du suivre mon instinct. Vraiment. Et savoir que jamais tu n’aurais voulu me blesser. Moi j’ai été odieux, je suis bien le fils de Steve pour savoir quand frapper. * terrible constatation pour celui qui espérait être un modèle pour sa fratrie. Il avait été horriblement injuste envers Valentine et Anne .. *

Parler lui fait du bien, parler le soulage. La sensation est étonnement brulante d’une libération qui le réchauffe. Parce qu’elle est là, parce que sa main a retrouvé son double, parce que son corps a retrouvé le sien.  Il n’a jamais pu – ou voulu – parler de son ressenti après le départ de Valentine, Il n’y a bien que Clarisse qui l’ait vu véritablement en miette.  Pour les autres il y avait ce masque de façade sans expression.  - Quand tu es partie je suis resté prostré longtemps chez nous, je sursautais à chaque fois que j’entendais la porte s’ouvrir en pensant que c’était toi. Mais tu n’es jamais revenue. Plusieurs fois j’ai voulu appeler ta mère, quand je voyais Isa et qu’elle ne croisait pas mon regard, je ne … J’ai voulu te retrouver, j’ai engagé ce type, style detective, mais il m’a dit que tu etais introuvable ; je pense surtout qu'il touchait une somme de Steve, tu n’etais pas si loin. Il suffisait que je traverse la frontière pour te retrouver et je suis resté là. Là avec lui, contre lui. C’était plus facile pour moi de me dire que Steve avait raison de ne pas avoir confiance en toi. Je l’ai hais aussi pour savoir me rappeler mes « mauvais choix ». Je n’ai rien réussi sans toi mon cœur, sauf à etre encore plus seul au monde. Je n’ai que ca autour de moi. Mon appart ressemble à ces chambres aseptisées sans photo de ma vie d’avant, sans vie tout court.  J’ai un job qui me bouffe ma vie. Des occupations qui me bouffent le reste.  Non … Non je n’ai rien réussi.

Est-ce que tout cela avait de l’importance en fin de compte ? Se donner autant pour devoir encore en faire plus, à quoi cela servait-il ? Pourtant il aimait ce qu’il faisait, mais sans le partager avec une personne aimée, n’etais ce pas un ratage complet? Il n’avait rien à quoi se raccrocher. Anne ? Aurore ? Mike ? Bien sur qu’il s’accrochait à eux sans en avoir l’air. Si il les portait dans leur vie de tous les jours, aucun ne pouvait s’imaginer combien eux aussi lui donnaient autant de force. Il avait survécu à ce cataclysme pour eux. Aujourd’hui il avait un fils. Et peut-etre ...


-Je t’aiderais pour le fric. Je sais que tu n’en as pas besoin. Mais quand on lui rendra son argent de merde je veux qu’il sache que j’ai participé, même 20$ je m’en fous, mais qu’il sache que je suis au courant de tout. Il va me le payer Valentine, je ne suis pas son fils pour rien. Je te jure que je vais l’ecraser comme une merde. On ne se sépare plus toi et moi,   L'étreinte de sa main se trouva fortifiée par ses mots. -Et s'il ose t’attaquer, ou simplement te regarder de travers, je serais là. Mais crois moi avec ce que je lui prépare, il aura d’autres soucis que son ancienne belle fille. Je te promets qu’il ne saura pas pour Evan et nous ne le laisserons jamais l’approcher de près ou de loin.

L’idée lui tournait depuis plusieurs mois. Avoir Steve et ses frasques avec sa poule décolorée dans les pattes quand on veut s’etendre, rentrer en bourse ou faire affaire avec des gens qui ne connaissent pas le mot « sourire », ce n’est pas le plus pratique. Lui et Walter son avocat, cherchaient depuis tout ce temps à monter un dossier contre Steve, ils y etaient presque et avec ce que Clarisse lui avait dit de ses agissements sur Valentine, c’était la dernière pierre à leur édifice. – Il faut que je vois ton contrat avec lui. Tu l’as encore ? Il espérait que oui. Il haïssait ce bout de papier avant meme de l’avoir lu, cette façon de faire de son paternel était répugnante. Il avait brisé un nombre de vie incalculable rien que par egoisme ou peur de se retrouver seul et sans héritier.

La tristesse de Valentine se fait plus mordante, plus éloignée de ce qu’il voulait lui faire comprendre. Posant sa main sous son menton
– regardes moi valentine, regardes moi * son pouce glisse tendrement alors que leurs iris s'unissent l’une à l’autre sans faillir malgré les larmes qui envahissent ce si beau visage*

-Tu crois que je vais renier Evan parce qu’il a huit ans ?Parce que je ne peux pas faire risette ou changer sa couche ? .... Valentine, c’est notre fils. C’est mon fils. J’ai un fils. le sourire s'étend sur son visage trouvant cette idée magnifique- Est-ce que tu peux t’imaginer ce que cela représente pour moi ? Je ne vais pas … te séparer de lui-même une soirée. Tu me connais mieux que ca. Tu sais que je t’en veux encore. Cet enfant … notre fils, il .. j’aurai tant aimé le voir grandir, connaitre son premier mot, te voir enceinte, supporter tes humeurs et aller te chercher des fraises à 4‘h du mat’, j’aurai voulu vivre tout ca avec toi. Je t’en veux. Beaucoup. Un leger baiser est déposé au coin de ses lèvres goutant l'eau salée qui perlait de ses joues, et atténuant malgré lui cet aveux * - Mais pourtant. C’est ... différent. Je te comprends mieux maintenant. Je crois que j’aurai agis de la meme façon si j’avais été à ta place. Alors. Oui. Bien sûr que oui je veux découvrir Evan, et j’exige *son pouce continuait à caresser sa joue doucement, regard adouci * j’exige oui de voir toutes les photos et vidéos que tu as, et toutes les histoires qui vont avec. J’ai 8 ans d’une vie à rattraper et je compte bien le faire. Je vais avoir besoin de toi pour lui parler, je ne sais pas quoi lui dire, ni même si il sait qui je suis vraiment. Il y a tellement de zone d’ombres pour l’instant

Cette proximité lui rendait vie, il semblait renaître tel un phœnix après une longue periode d’un sommeil glacial. Il lui semblait ne pas avoir mal nulle part, que son corps qu’il torturait par trop d’activité et peu de nourriture retrouvait une vie qui lui rendait douceur et faim. Il revivait.

-Et toi ma petite fée, tu es revenue uniquement pour Evan ? Pour me le présenter ? Ou … y a-t-il autre chose  … j’ai besoin de savoir Valentine. Est-ce que tu t’es imaginé un jour me retrouver ou … ou pour toi je suis un passé révolu et tu veux passer à autre chose.
 Dis-moi que tu m’aimes, même si c’est un mensonge. supplication. Il avait besoin d’elle, de la retrouver dans tout ce qui faisait d’eux des êtres uniques. La veille elle lui avait avoué un amour désespéré, il n’avait pas écouté. Si proche, souffle couplé, regard appuyé au sien, bercés au doux rythme de la balancelle. L'ivresse d'Elle. Depuis toujours. Ses lèvres se joignirent aux siennes, il ne voulait pas de réponse, apeuré de perdre définitivement celle qu’il venait à peine de retrouver. Il voulait Elle. Malgré tout.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 620785chatbott
Revenir en haut Aller en bas
 
En ligne
Seolanne
Seolanne
Féminin MESSAGES : 580
INSCRIPTION : 29/09/2018
ÂGE : 36
CRÉDITS : icone : Luis Royo, Jack of Wand. Sign by La Fougère extraterrestre

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain //Medfan//Historique// Vampire// Steampunk//PostAppo
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Donut

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty


Valentine Devis
J'ai 31ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis chargée de relations publiques et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma propre volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.
Après quelques années aux Us, à se former dans diverses agences de publicités, elle décide de se spécialiser dans tout ce qui concerne aux relations publiques. Valentine se démarque pour avoir étouffé dans l'oeuf plusieurs scandales touchant de grandes entreprises privées, redorant leurs blasons auprès du publique. Depuis six mois de retour au canada, la jeune femme préfère éviter Montréal, pas encore prête à affronter ses souvenirs, et Ottawa lui apparaît comme le choix plus prudent.

Amber Rose Revah :copyright:️ NOM CRÉATEUR

Un début de matinée radieux, lumineux. Ceux des aubes lavées par les orages d'été. Ceux qui retrouvent leur fraicheur et que l'on inspire à plein poumons, grisé par les fragrances de l'herbe coubée de rosée, des parfums des lilas et des roses libérés par la pluie après des journées trop longues et trop poisseuses d'une chaleur sans pitié. De ces matins qui contiennent les promesses oubliées et les jeux enfantins dont on peut entendre l'écho des rires si on se souvient comment écouter. Valentine renait à son tour par la présence cocon de Christopher. Elle était persuadée qu'il partirait dès les derniers mots sortis de sa bouche. Certaine de son couroux et de son mépris. Justement paiement pour sa trahison passée. Il en a décidé autrement et elle sent battre à nouveau son coeur à un rythme plus sain, plus équilibré. L'éloignant des abymes dissimulées en elle. Et maintenant, la brune sait qu'elles sont profondes. Et affamées.

Le baiser qui s'égare sur son front est un rayon de soleil. Il n'y a ni ranceur ni haine dans son ton. Une compréhension infinie qu'elle ne croyait pas mériter. Plus étroitement, elle vient se blottir contre lui. Se lovant au plus proche. S'immerge dans ses bras. -Steve, Steve avait très bien compris cette volonté de nous protéger les uns et les autres, au détriment de soit meme. Et il en a joué sans pitié.

Ce qu'il dit ensuite l'interpelle farouchement, tout comme le ton de sa voix. Elle se redresse contre lui. Juste assez pour pouvoir mieux le regarder. Sa paume cueille sa joue, après un instant d'infime hésitation. Le souvenir de la manière dont il l'a repoussé sèchement est loin d'être éteint et continue d'être blessant, quand bien même elle le comprend. C'est à son tour de l'interrompre. De poser un index volontaire qui barre ses lèvres. -Non. Tu avais toutes les raisons d'être en colére. J'aurais du venir te trouver dès que j'ai posé le pied au Canada, pas attendre que les circonstances me forcent la main. Tu vois le principe des prophécie qui se réalisent parce qu'on les connait? C'est... J'avais tellement peur de ta réaction, je ne supportais qu'à peine l'idée de te blesser à nouveau que j'ai tout fait pour reculer. J'aurais du savoir que c'etait une réaction de gamine. -Son doigt retombe, le relache, et il peut voir la grimace qui étire ses traits. -Je savais très bien qu'il n'y avait pas de bonnes manières et je n’étais absolument pas certaine que tu aurais voulu me parler, quelques soient les circonstances. -Un léger tremblement alors qu'elle accepte que tout est loin d'être reglé entre eux, et que ses sentiments sont encore à vifs de leurs heures destructrices- Je comprends. C'est encore trop... tôt. J'étais sincère, Chris. Je t'attendrais et quand tu aura besoin de plus d'explications, ou je ne sais pas... Je serais là.-Ses prunelles s'élargissent quand il ose une comparaison insoutenables. -Jamais. Tu n'as rien en commun avec lui. Steve agit pour le plaisir de contrôler ceux qui orbitent autour de lui. Pas toi. Tu n'es pas un robot, mon loup. Et tu as du croire que j'étais infame aussi en te coincant de cette manière. Et pourtant, je te jure que c'était pas prémédité!

Un soupire dégouté lorsqu'elle repense à l’enchaînement funeste du week-end. Tout ce qui a pu mal tourné l'a fait. Un petit rire étranglé, plus ironique qu'amusé. Valentine passe la main sur sa son visage avant de se tourner vers lui à demi-Plus tard, cela nous fera peut être rire. Mais là, sérieux, j'ai l'impression que les Dieux ont joué aux dés. J'ai vu sur ton bureau ou celui de Clarisse, je ne sais plus quand, un flyer pour ta démonstration d'Aïkido. Je n'aurais probablement pas du, mais j'en ai parlé à Evan. C'est l'une des rares choses qu'il savait sur toi, que son père pratiquait ce sport. J'avais envie de te revoir sur un tatami. Totalement égoiste, mais irrépressible. J'avais aussi prévu d'aller voir Mike dans la fin d'après midi. Doooonc j'ai fait avec Ev' des muffins pour lui. Ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'Anne serait là avec Aurore et que tous les enfants seraient rassemblés devant. Et il a fallu que tu choisisses Evan pour ta démo. Ta soeur n'avait aucune idée que tu étais son père. Mais il lui a fallu en gros cinq minutes en vous voyant ensemble pour comprendre. Et elle a été limpide. Soit je t'en parlais au plus vite soit elle le ferait. Pour ajouter à l'ensemble, quand Ev' est revenu vers nous, il avait aussi fait le rapprochement. Tout etait en train de partir en vrille, hors de mon contrôle. Ce qui a déclenché cette migraine. Parce que tu sais combien j'adore perdre la mainmise sur les événements. C'est à ce moment que je t'ai catapulté et... -Cette fois son sourire est plus franc, presque malicieux à l'évocation de la flambée de désir entre eux- Et je ne regrette pas cela. Cela aurait du être différent mais.... non. Je ne regrette pas. C'est pour cela qu'Anne etait aussi bouleversée quand elle a fait irruption dans l'infirmerie. Je suis partie voir Mike, en laissant Evan avec elle, normalement j'aurais du le conduire chez ma mère, mais il préférait rester avec Aurore. Je n'avais aucune idée que tu passerais la soirée avec eux. Le reste.... tu le connais.

Au moins il sait qu'il n'a pas été manipulé par les deux femmes. Du moins pas de manière volontaire. Il n'a jamais été leur marionnette. Et c'est à son tour de l'écouter à nouveau quand il évoque les semaines douloureuses qu'il a vécu après son départ. Et son coeur se serre impitoyablement avant de se gonfler de colère. Non à son encontre mais celle de son indigne de père. -Je n'ai jamais cherché à dissimuler où j'étais! Je n'ai pas voulu disparaitre de la surface. -Est ce qu'elle espérait inconsciemment qu'il puisse la retrouver si il le souhaitait? Probablement. -Isa... isa etait en colère contre moi pour ce gachis. Elle ne connaissait pas le rôle de ton géniteur, mais elle est restée furieuse longtemps. Son bras vient entourer sa taille, l'enlaçant étroitement. Renouant autant que possible les liens physiques qui étaient les leurs. Et elle a besoin. Besoin de le sentir contre elle. Comme si elle pouvait apaiser ce passé turbulent par leur présence unie. La tristesse qu'elle éprouve à ses paroles est douloureuse, trop grande pour être contenue. -Ton père avait tissé sa toile autour de toi. Et il n'allait pas te laisser échapper à son influence si facilement. Et tu as réussi. Christopher, tu es libre de sa présence, Mike est en train de se reconstruire, Anne a une petite fille merveilleuse et tu as brillamment reconstruit ER en une société compétitive et innovante. Tu n'es pas seul -Valentine se tait. Son ventre noué des prochaines paroles qui dansent sur sa langue. Si il la repousse maintenant, elle ne sait pas comment elle va se remettre sur pied. Et pourtant, il en aurait tous les droit. Néanmoins, en filigrane, ce qu'elle entend, c'est l'amour inconditionnel qui le lie encore à elle, et cette réalisation lui donne le courage qui lui a fait si souvent défaut. -Et si tu veux d'Evan... de moi dans ta vie, tu ne le sera plus. Et nous réduiront Steve en cendre ensemble.

Il poursuit dans cette veine. Pensées jumelles des siennes. Volonté indomptable de réduire cette figure patriarcale indigne au néant. Elle frisonne pourtant désagréablement quand il évoque l'argent qu'elle a accepté. La brune a une boule amère qui se forme chaque fois qu'elle y songe. Son timbre vacille un peu et son regard quitte le sien. Son bras autour de ses hanches aussi pour venir se joindre au creux de ses genoux, se tordant nerveument autour de ses doigts aux ongles décimés. -Tu ne me hais pas pour "ca"? -Il reprend sa main dans la sienne. L'enlacant étroitement. Sans laisser place au doute. Elle hoche la tête. Sans équivoque-D'accord. On fera front. Tant qu'Evan reste en dehors. -Même pour mettre cet homme à terre, elle refuse que leur fils serve de moyen de pression. Ils n'ont pas besoin de l'utiliser de cette manière et Christopher la rejoint sur ces pensées. Valentine se cabre soudainement. Sa respiration bloquée dans ses poumons. Blêmissant à sa demande, ses prunelles fixées sur un moineau trop curieux qu'elle ne voit pas réellement. Mais ce matin entre tous, il peut obtenir tout ce qu'il souhaite. Sa langue collée au palais, elle se contente de hocher la tête. Oui. Oui, elle l'a encore, et oui, elle le lui fera parvenir. Mais non. Non, elle ne sera pas avec lui quand il prendra connaissance de son contenu. C'est trop lui demander d'avance.

Qu'il sache exactement ce que son père a exigé et arraché d'elle est une pensée délétère. Un flot de sang gronde à ses oreilles. Et c'est la seule pression de sa main autour de la sienne qui la maintient avec lui. Ca, et la certitude qu'ils peuvent tout affronter. Peut être. Qu'Evan n'entendra parler de son grand-père que lorsqu'il sera neutralisé. Car il est hors de question pour autant de transformer Steve en un secret tabou qui prendrait de la place dans l'imaginaire de son fils. Leur fils. Ouvrant le flot de ses peurs, de sa culpabilité, de son incertitude des reactions de Christopher à ce bouleversement si complet de son monde. Il a un fils. il a un fils qu'il ne connait pas et qui pourtant espère tellement de ce père à peine découvert. Elle est sur des montagnes russes émotionnelles depuis le début du we et sa resistance est amochée, amoindrie. Valentine n'a plus la force de se contenir ou de faire semblant et les larmes qui s'échappent en sont le temoin. Il refuse cette dérobade visuelle et incline son visage vers lui jusqu'à ce que leurs regards se trouvent. Secouant la tête. Ne sait pas ce qu'elle croit au juste. N'arrive pas à démêler ses peurs, ce qu'il peut vouloir, connaît encore si mal l'homme qu'il est devant elle et qui n'est plus tout à fait celui qu'il était. Il est passé par une forge impitoyable dont il est sorti grandit. Le sourire émerveillé qui éclaire ses traits lorsqu'il évoque SON fils est un baume sur ses angoisses. Ils iront bien. Dans ce sourire, elle peut le lire. Et ses larmes s'éteignent peu à peu à mesure qu'elle en prend réellement conscience. Sa bouche à l'angle de la sienne est un frisson qui n'a plus rien avec le désespoir.

-Je me ferais pardonner -et son ton est juste un peu trop rauque pour être totalement innocent. Tout comme Valentine est suspendue à son pouce qui vagabonde sur son visage. - toutes les photos? toutes les vidéos? toutes les histoires? -Et c'est un éclat de rire, encore assourdi, qui prend naissance dans son regard, devant l'extravagance tendre de sa demande. -Il va te falloir beaucoup de temps, nous falloir beaucoup de temps pour accomplir cette tache gargantuesque. -Sa paume se perd sur son cou, effleurant sa nuque du bout des doigts- Il sait. Il a compris dimanche pendant ou après votre démonstration. Je ne sais pas encore comment. Je lui ai promis de repondre à toutes ses questions dans la journée -Elle n'est pas certaine d'être assez solide pour faire face à son gamin, mais elle devra essayer. Elle lui doit. Valentine n'ose pas proposer à Christopher de rester pour l'avalanche qui ne tardera pas à jaillir d'Evan, il mérite une prise de connaissance plus en douceur. Pas faire face à un petit garçon qui vient de voir son monde mis sens dessus dessous. Pourtant, elle aimerait qu'il reste. -J'ai prévenu Clarisse que je ne viendrais pas travailler aujourd'hui. Et... sa réponse a été -une grimace qui résume bien le sms. -Elle sait? pour nous?

Question qui disparait de ses pensées dès qu'elle est prononcée. Chassée par celles de Christopher. Par l'attente et l'espoir qui frisent dans ses mots. Par un mot tendre surgit d un passé commun. Par la blessure qui s'ouvre quand il évoque une page qui se tourne. Ho mon amour... Valentine allait lui répondre, aimanté par les mouvances sombres de ses iris. Il ne lui en laisse pas le temps. Pas vraiment. Sa bouche cueille la sienne dans un baiser bien plus réfléchi que ceux qu'ils ont partagés quelques quarante huit heures plus tôt. Faisant osciller un peu plus la balancelle par son mouvement, elle pivote vers lui sans rompre leur étreinte. Sa main sur son cou devient plus présente, bientot rejointe par la seconde qui encadre sa joue. Elle exhale contre lui, un soupire profond, qui chasse les terreurs qui l'habitaient encore jusqu'ici. Délicatement, leur baiser s'approfondit et ses lèvres s'ouvrent sous les siennes. Valentine ne sait pas, ne sait pas si c'est elle qui a bougé ou si ce sont les bras de Christopher qui l'ont soulevés pour la placer sur lui. Ce qu'elle sait, c'est que ton son corps repose à califourchon sur lui, ses genoux repliés de chaque cotés de ses hanches, le surplombant légèrement. Elle s’adoucit contre lui, ses bras se déplacent pour enlacer pleinement ses épaules, sa poitrine contre son buste. Flambée claire quand sa langue s’enivre de sa jumelle. Gémissement presque douloureux. Valentine se plaque entièrement contre lui, vipère dénuée de poison. Elle se perd et se retrouve dans ce baiser. Son ton est oscillant, languide. Lourd d'un désir encore entravé. Sa respiration hachée sombre contre la bouche de son Tout tant elle n'a en rien repris ses distances.

-Je n'osais pas espérer. Je n'osais pas espérer que tu puisses m'aimer encore, que tu n'ai pas refait ta vie. Qu'il y avait un futur possible pour nous. Cela aurait été trop dur. Alors je me suis convaincue, aussi fort que je le pouvais que ce n'était que pour Evan. Christopher, il m'a fallut cinq minutes de cet interminable entretien pour comprendre combien j'étais naive. Il ne peut y avoir aucun autre homme que toi pour moi. -Sa joue contre sa joue, une de ses mains tombe dans son dos pour se faufiler contre sa peau, sous sa chemise.- Je t'aime Christopher Delarive. Et j'entends bien de le prouver autant de fois que nécessaire. Je sais que tu n'as plus confiance en moi, mon loup. Je m'en montrerais digne à nouveau. Tant que tu le voudra toi. -Sa joue quitte la sienne, permettant à ses lèvres de haper les siennes à nouveau. Dans cette fievre si particulière qui la brûle en silence. Elle a en été bien trop longtemps privé pour s'en passer maintenant. Ils sont si proche qu'il doit sentir les battements cavalcades de son coeur contre lui.


C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Dgwb
Revenir en haut Aller en bas
 
Calville
Calville
MESSAGES : 288
INSCRIPTION : 30/06/2018
ÂGE : 37
CRÉDITS : Funnyanimals2017

UNIVERS FÉTICHE : Historique, Science Fiction, Reel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

http://www.letempsdunrp.com/t2719-du-rp-a-gogo#58230 http://www.letempsdunrp.com/t2582-lui-elle-moi-eux-nous-entre-autre#55932
Flash

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty


Christopher "Chris"
Delarive

J'ai 31 ans et je vis à Ottawa, Canada depuis huit ans. Je suis célibataire et je le vis comme le vit un célibataire ... J'aime ma solitude, j'ai appris à vivre avec.
Je suis  né à Wakefield d'une famille riche d'un père américain et d'une mère française. Mon Père a fait fortune en créant sa société d'electronique de pointe, j'ai ajouté ma carte en m'associant aux plus grands laboratoires du pays pour la vente des puces qui aidant à la recherche scientifique.  J'ai vécu à Montréal depuis mes 15 ans où j'ai fais de brillantes études, où j'ai aimé et été trahi, la famille etant restée à Wakefield pour y implanter une usine aidant ainsi à l'essor de la petite ville de son enfance. Aujourd'hui je vis à Ottawa, où il est bien plus facile d'avoir des bureaux que dans une petite ville le plus souvent perdue sous la neige. Je vis seul dans un loft confortable.  Je suis aujourd'hui le patron officiel de la société familiale, depuis  l'accident de mon père Cinq ans auparavant.  
Je gère la société aidé dans ma tâche par Lise Anworth une fidèle employée qui est devenue ma confidente et son amie, elle est la seule à pouvoir me parler directement sans craindre que je ne prenne mal ses paroles. Je pense que le bien-être de mes employés est le sacerdoce qui permet une société épanouie.
Toujours élégant, calme et poli. J'ai su avec le temps gagner le respect de mes employés que ce soit au siège d'Ottawa ou à l'usine de Wakefield.
Aujourd'hui nous nous agrandissons, la société prend de l'importance. Il est plus que temps de se demarquer !

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Tumblr_inline_p0tidkweag1sjw90d_400

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 44d779978e402dfbf27dac480c7bb8ae

Photo :copyright:️ Créateur :Nicole Rivelli/Netflix
Comment avaient-ils pu se faire autant de mal en une seule soirée, les obligeant aujourd’hui à remettre sur pieds près de 15 ans d’une vie qui les a éloignés ? Amoureux à 15 ans, séparés à 23, liés par un enfant de presque huit ans, ils se retrouvent aujourd’hui, la trentaine passée, à panser plaies et coups qui les ont blessés, alors qu’ils ne cherchaient qu’à se protéger mutuellement de toutes ces fausses vérités, des non-dits, sauf ce dernier jour. Jour de colère. Jour de découverte. Jour de vérité. Pure et dure. Violente et percutante. Il allait leur falloir du temps, beaucoup de temps pour encaisser et retrouver la confiance que leur couple avait avant tout ce gâchis.

Avant tout cela Christopher avait pour acquis l’amour de Valentine. Et patatras, tout s’était effondré. Il avait appris la douleur véritable de perdre son âme, son cœur mais aussi la découverte de ce qu’était la véritable solitude. Elle brisait tout. Anéantissant même le plus fort des êtres. Insidieuse elle apparaissait dans chaque geste du quotidien dédoublé avec l’amour. Faire un café pour deux. Prendre une douche ensemble. Revenir le soir chez soi et avoir quelqu’un à qui parler. Il avait perdu cela en la perdant elle. Et surement bien plus que cela. D’un coup d’un seul. Lumière qui s’était éteinte sur sa vie ne laissant que le noir  creuser encore et encore des sillons au fond de son cœur. Espérant pouvoir échapper à cette funeste solitude en tombant plus profondément encore. Rien n’y avait fait, aussi loin qu’il eut pu creuser dans sa vie.

Retrouver Valentine avait déjà ravi son cœur, permettant à la clarté de revenir dans son existence, simples pensées vagabondes de ne pas être destiné à une vie d’ermite, d’avoir encore un espoir vacillant. Même si l’homme qu’il était aujourd’hui, n’acceptait pas de reconnaitre ce simple état de fait : Il l’aimait encore. Peut-être même encore plus que leurs jeunes années, car il connaissait la douleur de vivre sans elle.  Son cœur avait été pris dans un étau à la dualité omnisciente  cœur contre raison. La raison avait débroussaillé le chemin,  accusant la jeune femme de tous les maux. ELLE était responsable. Femme devenue démon dans ses idées. Elle avait voulu le briser et le voyant remonter à la surface, elle revenait avec des coups encore plus intenses, une beauté sans pareille, des regards de biche lancés à son encontre qui le percutaient de plein fouet. Il avait hait la personne qu’il avait tant aimé. Il l’avait hait parce qu’il l’aimait.

Heureusement le cœur prenait sa revanche sur la raison. Et attaquait en force. Maladif, cloisonné derrière les façades des raisons depuis presque huit ans, il en avait des choses à dire. Eclatant de vigueur, il rayonnait d’une douce persuasion. Tout n’avait pas été qu’illusion. Elle l’avait aimé. Peut-être l’attente qu’elle lui promettait était signe que cela était encore le cas. Sa présence l’apaise. Sa voix le rassure sur sa différence avec son paternel, caressant d’un baume de douces paroles les blessures de son âme comme toujours elle avait réussi à le faire. Loup. Surnom d’un passé défunt. Surnom barricadé que jamais il n’avait pu entendre malgré le tatouage (mettre lien) gravé sur sa peau par colère d’elle et de son départ. Indélébile, cachée, la marque de son désespoir ne s’était jamais effacée.

L’ascenseur des émotions ne faisait qu’aller et venir dans tout ce qui se disait, tout ce qui se vivait. Il retrouvait autant de force que de faiblesse, autant d’envie de sourire que de pleurer. Leurs corps se sont encore rapprochés à mesure qu’ils avancent dans les douleurs ressenties. Les quelques mots de Valentine sur l’amusement des dieux à rendre leur chemin difficile le font sourire. Un sourire tendrement sincère, presque un peu dépité malgré tout. Les questions fusaient. Que leur réservait leur avenir ? Qu’allaient-ils devenir ? Bien trop tôt pour se poser la question il ne savait même pas ce qu’il ferait dans la minute qui suivait alors se projeter dans le temps avec elle et Evan, c’était une pure folie.  Pourtant sa réflexion est percutante. Et s’ils n’étaient simplement pas destinés à se retrouver ? Ou à l’inverse «  et si ces épreuves étaient simplement faite pour les renforcer dans leur couple et leur avenir ? » Serrant la jeune femme qui semblait tout autant en réflexion que lui, cherchant le « pourquoi » de tout ce gâchis  
–Je ne sais pas si c’est un mal qu’on ait eu toutes ces difficultés à se parler depuis ton retour. Imagines si tu étais arrivée dans mon bureau pour m’annoncer que j’avais un fils dès le premier jour de nos retrouvailles avant même qu’on se souvienne tous les deux  combien on s’était aimé ? Il nous fallait ce petit temps pour nous apaiser malgré tout. Je le pense. Je t’en veux de ton silence de 8 ans c’est quelque chose qui restera entre nous pendant longtemps.  * mordillement de lèvres en repensant à la veille -. Oh Valentine je ne sais pas. Et je ne veux pas imaginer ce que j’aurai été capable de faire en voyant cela, je préfère juste que l’on pense à maintenant. Il est loin le jeune Christopher qui ne faisait jamais de vague, j’ai beaucoup changé, et comme tu vois, pas toujours en bien.

L’horrible sensation de n’être qu’un monstre odieux reprend sur la douceur qu’il éprouve à être à son contact. Lui, qui était connu pour son calme et même sa désinvolture, avait craqué de la pire des façons. Il lui fallait absolument qu’il se reprenne, autant pour lui que pour Valentine et Evan. Il avait un fils. Qu’est-ce que cela impliquait pour lui. Pour eux. Quelques minutes d’un silence qui rendait de la volonté d’agir au jeune homme. Concentration,  son ton retrouve la fermeté d’avant sans pour autant être fermée au dialogue

- Oui. Clarisse sait. Elle s’est souvenue de la visite à RE d’une jeune femme au bureau de Steve il y a huit ans. Il lui a fallu une semaine pour faire le rapprochement avec toi, je lui ai tout dis ce matin, comment tu étais partie, Evan. Tout. Clarisse est comme ma mère, je crois que je t’en parlais assez à cette époque. Et je ne pouvais tarir de paroles d’amour quand je lui parlais de toi. Quand je suis revenu à Ottawa après ton départ elle a été là. Elle est été notre roc pendant des mois avant que je ne reprenne la main sur la famille. Je crois qu’elle est un peu en colère aussi. Malgré ca, elle n’a pas caché ce dont elle s’était souvenue. Elle a retrouvé dans les archives la feuille que tu avais signée à la réception. Une feuille vieille de huit ans dans nos immenses archives je pense que cet acte parle encore plus que n’importe quel mot. C’est grâce ou à cause de cela que je suis venu te voir, il me fallait une réponse nette et précise avant de partir en France * et il l’avait eu cette réponse. L’ignorance est un cadeau, le Savoir une arme. Pour l’instant il essayait juste de comprendre, d’assimiler tout ce qui se disait, la facilité n’était pas de ce monde, encore moins avec ce brouhaha qui se formait en lui entre ses sentiments et sa raison qui bataillaient en une guerre éclaire. Pour un peu la nausée le prendrait à se tangage de son esprit.

Les explications de Valentine se muent en confessions intimes. Sentiments, ressentis, peine, tristesse, peur, tout se lie pour se livrer à celui qui n’avait pas su écouter et qui aujourd’hui était les oreilles grandes ouvertes, non seulement il écoutait, mais il entendait véritablement ses paroles sans les juger, loin d’une vague ecoute de surface. Leurs retrouvailles au dojo, Anne, son comportement avec Evan. Tout trouvait ici un sens qu’il n’avait pas saisi au premier abord ayant trop l’habitude que tout soit calculé, ici c’était le hasard qui s‘était chargé d’eux, et il n’avait pas fait dans le détail. Christopher se plait à l’écouter briser ses douleurs, à se voir à travers son regard malmené quelques heures. Aucun ressentiment en elle. Est-elle aveugle ou , au contraire, voit-elle les choses comme elles se devaient etre. Avait-il vraiment réussi à se défaire de la prise sectaire de Steve sur eux. Doutes sincères à sa réussite, après tout ne venait-il pas seulement de tomber de haut en apprenant ce que le paternel avait fait contre lui et sa fiancée ? Mike n’était-il pas encore à l’hôpital ? Chris n’avait-il pas brisé son entente et sa confiance définitive avec Anne à cause des manigances du vieux ? Nombre de questions qui faudrait se poser au bon moment. L’heure n’était pas encore venue pour cela, il devait avant tout mettre un point final au mal qui le rongeait depuis huit ans.
Te haïr pour l’argent reçu? … * long soupire en calant son dos contre le dossier de la balancelle, mais un geste ne changeait pas, celui de garder Valentine entre ses bras. Il la serrait plus intensément, cherchant cette force vitale dans son contact, sa chaleur, son parfum aux accents de tristesses et de peur. * - peut-être … un peu. Pas de haine … non mais de la colère. Pas vraiment contre toi enfin un peu, mais beaucoup plus contre cet argent oui, il a toujours gravité autour de moi. Et une fois de plus il m’a pris l’essentiel de ma vie.. Si seulement j’avais pu savoir que tu étais si proche de moi je te jure que je serais venu te chercher, te supplier de revenir chez nous. On aurait pu faire face à Stève j’en suis certain. Promets-moi que plus jamais ses mensonges ne nous éloigneront. J’ai toute une vie à refonder sur ce que je croyais avoir perdu. Là c’est moi qui le suis. Heureusement que tu es là. Je ne veux pas que tu repartes loin de moi.

Tendres aveux agrémentés d’un baiser sur le front. Un sujet devient immuable. Evan. Son fils. Leur fils. Il y a tant à découvrir de ce petit bonhomme. Un sourire en voyant son regard s’illuminer à évoquer leur enfant. Rayon de soleil que rien ne saurait tarir. Pas même la frustration de n’être qu’un spectateur qui découvre une part de lui  à travers un autre regard.- Il a compris à la représentation ? il ne tient pas de moi son instinct ça c’est sûr. Tu crois qu’il m’en veut de ne pas l’avoir reconnu ?  Cela prouvait-il qu’il était un mauvais père à ne pas savoir reconnaitre la chair de sa chair. Il a changé après que je me sois présenté, tu lui avais dit mon nom ? Emporté dans l’élan de sa volonté de connaissance de ce petit garçon qui lui ressemblait tant.  - Comment est-il ? Parles moi de lui comme si … on évoquait des souvenirs auxquels j’étais présent, je veux le découvrir de cette façon. Enfin s’affirme une volonté, celle d’etre là pour chaque moment important, devrait-il déplacer des montagnes pour cela. Il relève le visage de la jolie brune -  Je voudrais être présent quand tu vas lui parler. N’y voit pas un manque de confiance au contraire, mais je voudrais pouvoir lui expliquer des choses sauf si tu penses que ce n’est pas une bonne idée. Et je te promets que Steve ne connaitra jamais l’existence d’Evan. Jamais il ne posera regards ou mains sur notre fils.  La vision de Valentine de ce que serait la façon de découvrir Evan serait celle qu’il accepterait il savait que la seule chose qui pourrait les éloigner encore maintenant est le fait qu’elle ne lui laisse pas voir Evan, qu’elle ne l’inclue pas dans leur projet d’avenir. Il fallait cependant bien dire que sa venue à Ottawa montrait bien l’inverse. Valentine le guiderait pour eux deux autant que pour ce qu’il adviendrait de leur relation.  

Enfin le soleil se fait brillant, éclatant d’une vigueur retrouvée en dardant ses rayons aussi bien sur eux qu’entre eux. Pont de lumière qui les réchauffe, rassurante caresse sur leur peau. Cœur balbutiant aux palpitations qui ne font que s’accroitre devant cette hésitation de l’instant, hésitation qui voit s’affirmer un seul désir commun. Le baiser réveille ce qui a été enfoui. L’amour véritable, passionnel, et pourtant réfléchi.  Ils savent, ils se reconstruisent,  une pierre est déjà posée éloignant la peur et l’irresponsabilité de leur prime retrouvaille au dojo. Des semaines, des mois surement seront nécessaire pour accepter pleinement ce passé désuni qui frémissait à se ressouder  craignant que l’obscurité ne reprenne sa place dominante. Cependant ce baiser semble marquer d’une pierre blanche un éclat nouveau. Ses bras l’emportent, son corps surplombant le sien, son désir le surprend par sa réelle intensité. Dans une vie qui n’est que travail et solitude, revivre de façon aussi spectaculaire le plaque contre cette balancelle qui reagit au moindre mouvement, les berçant dans un délicat cocon. Les paroles s’envolent laissant l’air revenir en lui en saccade mouvante.


-Ne plus t’aimer ?  
* ses mains viennent se poser sur les joues de son ancienne fiancée * - Valentine je n’ai jamais cessé de t’aimer. Il va me falloir du temps pour absorber tout cela, mais je t’aime toujours autant qu’avant.  J’avais pensé, très récemment même, à refaire ma vie sérieusement, et tenter définitivement de tourner notre page. De me dire que si on ne pouvait m’aimer vraiment pour moi, on m’aimerait pour mon argent. Mais celle qui aurait pu faire une petite amie convenable avait un désavantage. * son doigt continua de glisser sur sa joue ne perdant aucune expression de son beau regard sombre qui s’accrochait dans le sien * - Elle n’était pas toi. Loin de laisser éteindre les braises, leurs lèvres se retrouvent, s’affirmant les unes aux autres, leurs langues jouissives de langueur à danser entremêlées. Les limites sont déjà dépassées, rien n’est réfléchi quand d’un geste lent il la fait basculer à nouveau sur la balancelle sans qu’aucune partie de son corps ne se retrouve séparée de sa jumelle d’âme. Caresses languides sur ce corps qu’il doit réapprendre à connaitre, la jeune femme de 23 ans ayant laissé sa place à une magnifique femme d’une trentaine d’années. Ils sont des étrangers en territoires trop connus. Délicieux soupirs aux accents rauques, la peau le brule sous la pulpe de ses doigts. Désirs enflammés qui rependent leur chaleur dans les moindres recoins d’un corps engourdi de n’avoir pas vécu. Sa main se fixe à nouveau au creux de son visage, il peine à séparer ses levres de quelques centimètres, apeuré de rompre l’etrange symbiose de renaissance ; regard mué en une décadente ivresse de désir  - Vient avec moi, venez avec moi tous les deux à Paris.  Je sais que ça semble soudain mais  j’ai pris des dispositions pour quitter le Canada quelques temps. Je voulais par-dessus tout m’éloigner de toi. Mais là … je ne peux pas partir sans vous c’est impossible.


RP en discussion : Thème star wars: Mioon / Thème autre : Vie antérieur-phobie : Hiyorin

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 620785chatbott
Revenir en haut Aller en bas
 
En ligne
Seolanne
Seolanne
Féminin MESSAGES : 580
INSCRIPTION : 29/09/2018
ÂGE : 36
CRÉDITS : icone : Luis Royo, Jack of Wand. Sign by La Fougère extraterrestre

UNIVERS FÉTICHE : Contemporain //Medfan//Historique// Vampire// Steampunk//PostAppo
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Donut

C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty


Valentine Devis
J'ai 31ans ans et je vis à Ottawa, Canada. Dans la vie, je suis chargée de relations publiques et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma propre volonté, je suis célibataire et je le vis plutôt moyennement bien.
Après quelques années aux Us, à se former dans diverses agences de publicités, elle décide de se spécialiser dans tout ce qui concerne aux relations publiques. Valentine se démarque pour avoir étouffé dans l'oeuf plusieurs scandales touchant de grandes entreprises privées, redorant leurs blasons auprès du publique. Depuis six mois de retour au canada, la jeune femme préfère éviter Montréal, pas encore prête à affronter ses souvenirs, et Ottawa lui apparaît comme le choix plus prudent.

Amber Rose Revah :copyright:️ NOM CRÉATEUR

Les frimas et les tortures de la nuit précédente se dissipent lentement dans cette aube nouvelle. Si le lever du soleil annonce une journée aux accents d’un printemps perdu et d’un automne doré, pour Valentine, c’est un pas chancelant et timide vers celui qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. A demi tourné vers Christopher, elle accepte d’ouvrir les plaies mal cicatrisées qui les ont lacérées il y a peu. Enfin, la jolie brune ose avouer ce qu’elle a tu si longtemps. Elle réalise à peine qu’il est là. Vraiment là. La peur de le perdre à nouveau brutalise le limpide de ses prunelles sombres qui s’accrochent à lui. Le désespoir ressentie lors de cette nuit sans sommeil s’atténue avec bien trop de lenteur.  Elle a pu lui tourner le dos il y a huit ans. Brisée par un homme impitoyable qui avait finit par la convaincre que son départ était la meilleure chose pour l’homme qu’elle aimait. Qu’elle serait un frein continuel de par sa classe sociale et ses origines médiocres. Que sa simple présence à ses côtés fermeraient les portes de l’avenir brillant auquel il était destiné. Son bras à sa taille. Ses doigts sur ses joues. Une trahison si profonde, si intime qu’aucun des deux ne s’en étaient jamais vraiment relevé. Soupoudré d’un silence si assourdissant sur l’existence d’une moitié de l’Ame de Christopher, naissant et grandissant loin de lui.

Son corps recherche le sien. Cherchant la sécurité, la chaleur, l’amour inconditionnel qu’elle n’a jamais pu oublier malgré les années, qu’elle a cherché à rayer au travers de brèves liaisons sans substances. Et le regard d’Evan. Jumeau de celui de son père. Accentuant le poids de sa culpabilité jusqu’à ce qu’elle en devienne insupportable. Finissant par se convaincre que l’amour entrelacé dans toutes les fibres de son âme, que ses sentiments, tatouages indélébiles autant qu’invisibles avaient finit par s’évaporer. Pour ne plus rien laisser qu’une vague nostalgie et la nécessité d’un devoir à accomplir pour réunir père et fils. Rien de plus. Surtout, rien de plus. Illusions fracassées fracassantes. Retrouver Christopher. Son indifférence glaciale dans un premier temps était une coulée d’acide ravageant les contes murmurés à son cœur endeuillé de sa rupture. La rage, la souffrance, la peine qu’il a exprimé en coups de fouets lacérant quand l’énormité du gouffre que sa disparition soudaine avait dissimulé est révélé, Valentine les a acceptés. Les sachant mérités. Et bien plus encore.

Ils ont encore tant de chemin à parcourir pour se reconstruire. Ils ont besoin de se parler, de se découvrir à nouveau. De passer du temps en ensemble et d’explorer les absences, de combler leur séparation pour mieux se réparer. Peu à peu, elle s’ouvre à lui. Ouvre les portes rouillées d’une forteresse trop bien gardée. L’étreinte de Christopher s’affermit encore sur elle. Son tête se niche dans son épaule et pendant quelques secondes, elle ne respire que par le filtre de sa peau, qu’un oxygène coloré de son odeur. De sa chaleur. A nouveau, malgré la douceur de son ton, elle se crispe et comprend. Bien sur qu’elle ne peut effacer la rancœur et le manque qu’il découvre des jeunes années d’Evan, dont il a été privé sans retour possible. Un murmure. -J’ai envie de connaître mieux l’homme que tu es, Chris. Si tu souhaites. J’aimerais prendre le temps…. Pour nous.. peut être une soirée prochaine.. après ton retour…-Elle verrouille sa mâchoire. Refusant de continuer sur ce terrain. Ce n’est pas le moment. C’est déplacé, trop tôt. Et un refus, Valentine ne saurait pas comment y faire face. Elle a entendu l’amour lierre dans le creux de ses paroles. Senti son rayonnement dans les murmures de ses caresses. Mais c’est sans commune mesure avec la renaissance de leur couple, Phoenix déchiré. Non. Valentine a conscience qu’il peut l’aimer, la désirer, et pourtant s’en détourner si le gâchis est sans espoir. Indécence.

Elle revient sur des sujets moins abrupts, plus concrets. Et évoque la présence Ancre de Clarisse pour Christopher. Leur très court échange a trahit une sécheresse de ton, parfaitement décelable dans les sms. Elles ont déjà eu quelques discussions par mails ou téléphone, et le ton en était indéniablement différent. La brune préfère savoir ce qu’il en est plutôt que de se perdre dans des suppositions sans fin. Si l’étudiant ne lui avait jamais présenté la secrétaire de son père, figure maternelle solide, il l’évoquait avec régularité, trahissant l’affection profonde qui les liait. Le doute est levé, mais déjà il enchaîne sur la perspicacité de cette dernière. C’est un retour en arrière violent qu’il réveille en évoquant ce rendez vous maudit et détesté de toutes les molécules qui la composent. A nouveau, la jeune femme se sent vaciller, revenant sur l’une des demandes précédentes de Christopher. -Je ne sais pas si c’est réellement une bonne idée…. Le contrat. Je te détaillerais les clauses si tu le souhaites… mais… -Elle a relevé la tête, cherchant un appui dans son regard. -Ne t’inflige pas une telle lecture. Il n’y a rien qui puisse t’être utile. -Avant qu’elle n’acquiesce à ses paroles. Oui. Elle se souvient vaguement d’avoir signé une feuille de rendez vous avant que Steve ne la reçoive. Le reste est flou, sans consistance. Un miasme horrible. -Je ne pouvais pas… -Même maintenant, l’évoquer reste douloureux bien que ce soit en pleine lumière. -Elle a raison d’être en colère. Je suis heureuse qu’elle ait été là pour toi. -Eclaircissant comment il a compris la relation entre son père et son ancienne fiancée.

Sa parole se dévide alors qu’elle exprime l’enchaînement brutale du week-end. La manière dont les événements se sont bousculés pour en arriver à ce point d’orgue violent et assassin. Il l’écoute sans la couper. Attentif à ses nuances. Il ne trouvera aucune amertume à son égard, pas plus que de ressentiment. La faute repose sur ses épaules à elle seule.  Il ne s’éloigne pas d’elle. Ne la caste pas dans une nuit loin de sa mélodie. Un baume. Il est un baume pour son âme écorchée vive. Les prunelles de Valentine s’apaisent à sa volonté. Trahissent le soulagement qu’elle ressent. Les battements de son cœur retrouvent un rythme plus doux, à l’image de sa respiration. Sa paume s’accroche à sa nuque alors que son buste pivote, entièrement tourné vers lui. -Ne me laisse plus jamais partir. Je sais que j’ai toujours eu un rapport biaisé vis-à-vis de ta fortune. Steve m’a si souvent martelé que je n’étais qu’une pique assiette, que je ne restais avec toi que pour profiter de ta générosité, que c’était une évidence pour tout ton cercle d’amis que j’ai finis par agir à l’inverse. Ne pas t’avoir parlé des problèmes de ma mère était idiot. J’aurais du me faire d’avantage confiance. Je voulais… ne pas être une charge pour toi. Et encore moins sur le plan financier. Jamais dans ce domaine. Je n’avais pas compris que c’était de l’orgueil déplacé. -Si il est perdu, elle ne l’est pas moins. Un baiser qui trouve refuge à l’angle de sa mâchoire, reflet de celui qu’il offre à son front. Luttant pour juguler la faim primaire qu’elle ressent au contact si doux de sa peau sous la sienne. Eloignant ses lèvres de son visage. -Je ne crains plus Steve. -Elle croit. Elle espère. Valentine l’ignore.

Evan redevient le point cardinal, il l’a toujours été. Et cette fois, c’est un sourire sincère qui fleurit sur les traits de Valentine. L’enthousiasme de Christopher, son auto-dérision, elle retrouve ses pointes d’humour et le fantôme de l’homme qui était sien une vie plus tôt. Valentine réfute sur le champ son premier doute -Non. Il ne t’en veux pas. Il était un peu sonné d’avoir compris. Il m’en veux à moi de ne pas avoir été franche avec lui – Après le Père, le Fils. – Tu sais, cette semaine a été difficile pour moi. Autant que pour toi. Jusque là, c’était difficile de parler de toi à Evan. J’ai perdu un peu de réserve un soir au moment du coucher et je crois que c’est à ce moment là que ton prénom m’a échappé. Evan n’est pas idiot. Il a fait le rapprochement. Chris, écoute. Je n’ai jamais eu honte, ou je ne sais quoi, que tu sois son père. Je ne lui ai jamais raconté de fables débiles à ton sujet.  Juste… c’était trop dur de répondre à ses questions jusqu’à l’année dernière où j’ai senti que le manque de son père, de toi, dans sa vie, commençait à affecter sa personnalité, sa joie de vivre. Je ne pouvais pas permettre cela. Il.. .il t’attend avec une impatience… Il n’a qu’une envie, c’est que tu lui fasses une petite place dans ton existence. -La canadienne l’enlace plus étroitement encore. Retrouvant un peu de sa personnalité frondeuse, alors que la balancelle accentue le mouvement. Elle l’attire contre elle, de manière à pouvoir refermer ses bras autour de ses épaules. Nichant sa tête contre son cou, presque joue contre joue. Ce qu’il lui demande est à la fois si simple et si compliqué. Pendant quelques longues minutes, Valentine garde le silence. Savourant la solidité de Christopher dans ses bras. Sensations angéliques dont elle a été privé trop longtemps et que leur flambée de passion dans le dojo n’a fait qu’exacerber. Ses doigts remontent sur sa gorge et se perdent dans ses cheveux. Jouant avec les mèches sombres. -Lui et la cuisine, c’est une histoire d’amour. Un été, il avait à peine 3ans, il a pris d’autorité tous les emporte pièces qu’il a pu trouver dans le rayon du supermarché et me les a ramené.  On s’est installé sur la terrasse et il a mis un bordel monstre avec la farine et les œufs, dur de le laisser faire, tu sais. Il a déjà ses propres recettes préférées et il est capable selon ses envies de préparer un repas complet. Il faut simplement que je surveille le four et encore. Il sait parfaitement s’en servir. Il adore les crêpes et pancakes. Les avocats, tu oublies. C’est le fruit du diable pour lui. -Son souffle contre lui, léger, tiède. Présent. Elle a fermé les yeux à demi, bercée par le balancement et sa chaleur. – Il n’avait pas envie d’apprendre à marcher. C’est juste parce que Maya s’est levée à coté de lui une fois chez Isa qu’il l’a suivi. Par contre, il adore grimper maintenant. Dès qu’il fait beau, il me tanne pour aller faire de l’acrobranche. Entre le basquet et maintenant l’Aïkido, il n’y a pas trop de place pour de l’escalade. Et le hockey, c’est hors de question. -l’Amour qu’elle éprouve pour son fils rayonne librement. Sans ambages. Sans limite. Il n’y a rien qu’elle ne ferait pour lui. -La lecture et lui, c’est moyen son truc… par contre, lis lui une histoire le soir, même un roman et il adore ca. Il aime être dehors même si je dois limiter un minima le temps qu’il passe sur console. -Un petit rire amusé- Tu sais que comme il aime cuisiner, il trouve ca chouette d’avoir ses propres petits légumes et autres ? A Chicago, on avait pris le temps de trouver une petite parcelle de jardin de ville, ces espaces « citoyens » pour reverdir la ville… Ca lui manque. Mais J’ai pas encore recommencé ici. J’ai pas eu le temps de vraiment m’investir dans la maison qu’on loue.  

Il y a tant à dire. Un murmure presque taquin à son oreille. Osant une audace qui l’avait déserté mais qui revient à mesure qu’elle se rassure dans son étreinte – Je continuerais avec un verre de vin rouge chez toi. -Son sérieux revient bien vite devant l’évidence de sa demande. C’était trop dur de réfléchir à la suite. Pas avec les heures qu’ils viennent de vivre et où elle s’était senti sombrer dans une abyme sans échappatoire, dans laquelle même son fils n’était qu’un concept lointain. -Oui. Bien sur que oui. Je lui ai déjà promis que l’on passerait la journée ensemble et que je répondrais à toutes ses questions. Viens avec nous, je préfère être chez moi, même si Isa et ta sœur sont adorables avec nous. Steve. -Et tout dans ce simple prénom trahit la haine et le dégoût qu’elle ressent au spectre de cet individu- S’il s’approche de lui, de toi, de nous, je le tuerais. Vraiment. - Elle repousse Christopher avec une douceur exquise et revient lui faire face. Posant ses mains en coupe sur son visage, approchant son front sien. Son regard est  grave, chargé de sentiments contenus. - On va tout expliquer à Evan. Mais seulement après que tu ais parlé avec Anne. Tu as été cruel avec elle, mon amour. Elle ne méritait pas cela de ta part. Elle ne savait que depuis quelques heures la vérité sur Evan. Elle espérait juste lui faire plaisir en lui permettant de passer du temps avec toi loin de nos préoccupations d’adultes. Tout ce que tu m’as dit, tes reproches, tout ce qui s’est passé entre nous la nuit dernière, c’était justifié. Je méritais ca et plus encore. Pas ta sœur. C’est moi qui l’ai supplié de me laisser encore un peu de temps. De trouver comment te le dire. Elle aurait voulu t’en parler sur l’instant. Elle était furieuse quand elle nous a vu dans l’infirmerie. Elle t’adules, Chris. Tu es son roc. Parle lui, et ensuite, on ira chez moi pour vraiment être transparent avec Ev’.

Elle ignore comment elle préfère parler avec son fils. Avec leur fils. Mais ce sera avec Christopher. Les mots employés, elle ne les connaît pas encore. Se laissera guider. Mais ne saurait supporter d’avoir créer un chasme entre un frère et sa sœur. Surtout Eux. Ils desservent mieux que cela. La trentenaire peut supporter beaucoup. Acceptera la colère et la déception de Chris aussi longtemps qu’il le faudra avant qu’elles ne s’atténuent. Mais refuse qu’Anne en souffre aussi amèrement. Elle n’est pas la seule femme à avoir pleurer cette nuit. Un baiser qu’ils échangent. Encore hésitant. Encore timide. Avant qu’il ne s’affirme en un déferlement plus intense. Qui impose la réalité de cette harmonie balbutiante qui cherche à se reformer. Son buste qui rejoint le sien. La fermeté de ses paumes à sa taille. Ses bras qui la lovent contre lui. Avec la peur en contre-point discordant. Valentine entends les mots de tendresse, les promesses en ombres chinoises. En gestes miroirs des siens, il encadre son visage et son regard d’onyx pur s’engouffre dans le sien. Avant qu’il ne fracasse l’édifice fragile. Qu’elle se sente tanguer à nouveau sous une peine rejaillissante. Ses iris n’ont pas d’échappatoires. Il faudra de longues secondes à Valentine pour appréhender vraiment ce qu’il est en train de lui dire. Elle a toujours soigneusement refusé d’imaginer le jeune homme dans les bras d’une autre. Lui espérant autant que c’était possible à son niveau de retrouver le bonheur loin d’elle, mais priant pour que si c’était le cas, elle n’en soit jamais au courant. Qu’il conjure maintenant le spectre d’une autre femme. Agonie. Une jalousie intense et possessive n’a jamais fait partie de sa vie. Si elle n’appréciait guère qu’il soit le centre des regards, elle n’a pas eu de raisons de douter de sa fidélité ou de la solidité de leur couple avant qu’elle ne le détruise. Saveur empoisonnée. Qui déplie ses griffes d’acier et ravage son ventre. Elle a mal de cette autre femme qui a partagé son lit et sa passion. Qui les partage peut -être encore. -S’il te plait. Je ne veux rien connaître d’elle. -Ni son nom, ni son visage, aucuns détails sur ce qu’ils ont pu vivre à deux. A eux. Le sens réel des paroles de Christopher finit par percuter. Elle pourrait le gifler pour la brutalité de l’ascenseur émotionnel qu’il vient de lui infliger. Il la console de caresses plus appuyées, loin de toutes timidités d’adolescents. Qui embrase sa peau après la glace éprouvée. Son dos s’arque aux arabesques digitales qui se dessinent sur sa peau. Sa bouche le retrouve et s’empare de sa jumelle, buvant son souffle. Les soupirs qui lui échappe achèvent de la bouleverser. Ses mains s’épreignent de ses épaules, descendent le long de son torse. S’appropriant les muscles dont elle ressent les crispations à travers sa chemise.  Il n’aura pas de résistance quand il la fait basculer dans le cocon de la nacelle, apprenant à nouveau le poids de son corps sur elle. Goûtant la folie de sa langue contre la sienne. Un grondement de frustration lorsqu’il s’arrache à elle. Tais toi, Chris. Je n’ai plus envie de t’entendre. Je n’ai plus envie de parler. Quelque part, elle a conscience que les enfants doivent être levés. Que la matinée commence à s’égayer. Mais ils sont encore dans l’ombre du saule. Invisible aux regards qui peuvent se porter sur eux. Sa proposition est folle. Déraisonnable. Déraisonnée. Impensable. Elle s’entend répondre -Oui. -Ils ont besoin de ce temps parenthèse. Valentine n’a pas réalisé à quel point. -Oui. Quand tu veux.  

Qu’importe l’école, les bagages non faits, le manque de préparation. Elle a toujours son passeport et celui de son fils dans son sac, se promettant de les ranger en sécurité et oubliant sans cesse. Dès qu’il aura parlé à Anne, ils partiront si il le souhaite si rapidement. Et le désir qui chavire dans son regard, la fougue de sa demande sont irrestibles. Oui. Cela ne peut être que oui. Une de ses mains croche sa nuque et reprend ses lèvres. Insatiable. Saoule du désir qu’il fait fleurir en elle. Son autre main arrache presque le tissu de sa chemise pour se glisser à même la peau de son ventre. Caressante, languide, impatiente. Ses doigts achèvent toute retenu et se pressent contre ses flancs. Remontent vers son nombril que ses ongles taquinent une seconde. Ses lèvres libèrent les siennes et dévalent le long de son cou. S’attardent  longuement sur son cou. Savourant son pouls qui s’emballe sous la finesse de sa peau. Elle sait qu’elle gémit en sentant la douceur de son épiderme. Ses prunelles sombres ont perdues cet éclat de tristesse abîmée pour s’animer sous sa féminité ardente. C’est tout son corps qui se cambre vers lui. Qui refuse d’être séparé  à nouveau. Elle l’étreint sans chercher à dissimuler l’envie pure qu’elle a de lui. De s'abandonner pleinement à cet homme qui est le seul qui compte. Qui est le seul qui d'une caresse puisse la rendre fébrile, humide. Un coup de dent plus vif qui trouve son lobe d’oreille. Un murmure qui est presque un râle, presque une supplique. -J’ai envie de toi. Depuis trop longtemps. -contre son torse, ses doigts perdent leur sagesse. Agacés par l’écrin de sa chemise, sans chercher à le déshabiller. Pas encore. Mais ils trouvent un mamelon. Qu’ils aiguisent du bout de l’ongle. L’effleurant en courbes à peine appuyés. Le griffant à peine.  Ne lui laissant aucun repos. Pas tant qu’elle ne le sentira pas érigé sous ses caresses. -Dis moi oui, Christopher.


C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Dgwb
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé


C'est moche, les regrets ~Calville~ - Page 5 Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
 
C'est moche, les regrets ~Calville~
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5
 Sujets similaires
-
» La vie n'est ni belle ni moche. Elle est ce qu'on en fait...(Jersey)
» ~ Regrets & Déclaration en chanson. [PV]
» Keegan ▬ Viens, on s'pose, on prend un verre et tu m'dis pourquoi t'es moche.
» Ça doit être chiant d'être BG
» Evénement #2 : Zoo complètement Zozo [Fe]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: